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Des vacances plus respectueuses de l’environnement

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« En vacances j’oublie tout », chantait le groupe Elégance en 1982…

Et c’est vrai, qu’une fois parti loin de chez soi, on a tendance à oublier les bonnes habitudes…

Si la pratique du tri des déchets est entré dans les mœurs, si les petits gestes quotidiens pour l’environnement sont devenus anodins, presque mécaniques, il en va tout autrement à chaque période de vacances.

Chaque année, ce sont 15 000 à 20 000 tonnes de déchets qui sont jetés sauvagement dans la nature.

Les 2 000 km de plages du littoral, sont jonchés de 200 à 400 tonnes de détritus, soit 50 à 200 kg par kilomètre de plage.

En montagne, les pistes de ski subissent les souillures de 400 tonnes de déchets, soit plus d’une tonne par station.

Les bords des voies navigables françaises ne sont pas non plus épargnés… Plus de 5 000 tonnes d’ordures parsèment les 17 000 km de rives.

La palme des dégradations revient aux bords des routes. A raison de 10 kg de déchets par kilomètre, ce sont plus de 8 000 tonnes de déchets sauvages qui sont abandonnés aux abords des routes nationales et départementales. Et les autoroutes ne sont pas comptabilisées dans ce palmarès !

Canettes, bouteilles en verre, sacs plastique, cartons, mégots, emballages divers… la liste des cadeaux que l’on fait à la nature est longue…

Ce décompte, on le doit à l’association [« Vacances propres »>http://vacancespropres.com/ ] qui se démène depuis plus de 40 ans pour que les lieux de villégiatures soient plus accueillants.

L’an dernier, grâce à ses 2 500 000 sacs mis à la disposition des collectivités, l’association a collecté 50 000 tonnes de déchets. Sans cette opération, menée en partenariat avec [« l’Association des Maires de France »>http://www.amf.asso.fr/] et [« Eco Emballages »>http://www.ecoemballages.fr/], les déchets sauvages seraient multipliés par trois !

En ce mois de Juillet 2012, ce sont déjà plus 1 900 000 sacs qui ont été distribués pour près de 39 000 tonnes de déchets collectés.

Ces déchets sont une source importante de pollution des milieux naturels. Une pollution qu’il serait aisé de réduire par de simples gestes de bon sens. L’an dernier, plus de 1000 communes ont ainsi fait le choix de l’éducation et de la pédagogie des « Gestes Propres » et du « Geste de Tri ».

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Cette présence active de « Vacances Propres », les touristes la connaissent très bien… Les sacs de collectes sont disséminés le long des plages, dans les lieux touristiques des campagnes ou sur les festivals estivaux…

Rayés rouge et blanc, les sacs ornent les stations balnéaires… A la montagne et à la campagne, ils deviennent vert et blanc…. Et pour le tri des déchets recyclables, ce sont les sacs jaune et blanc qu’il faut viser. 100% recyclables, ces sacs sont le rappel visible, au premier coup d’œil, de cette campagne d’incitation au respect de l’environnement.

Si les lieux touristiques sont les premiers destinataires de la démarche « Vacances Propres », plusieurs grandes manifestations s’y sont associées… Au premier rang desquels se trouve le Tour de France cycliste… La Grande Boucle, qui draine des centaines de milliers de spectateurs le long du parcours, a mis plus de 100 000 sacs de collectes à disposition du public afin que les routes de montagnes ne se transforment pas en immense décharge publique…

« Geste Propre – Geste de tri, en vacances comme à la maison ! », cette campagne 2012 de l’association « Vacances Propres » entend donc répondre à l’attente des préoccupations des français, particulièrement sensible à l’écologie et à la gestion des déchets, si l’on en croit l’étude menée par l’association… Des préoccupations qui ont pourtant parfois du mal à s’exporter hors de la maison…

Temps de vacances… Temps de repos…. Mais pas temps d’insouciance tout de même… Nos bonnes résolutions de l’année doivent s’ancrer aussi une fois la tête dans le sable…

Bonnes vacances à tous.

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La carte de France des communes partenaires

Le petit livre des expressions familières par Dominique Foufelle (Éd… du Chêne)

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« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

Après « Le petit livre des arbres » dont il a été question dans cette rubrique, voici celui consacré aux « Expressions familières » écrit par Dominique Foufelle aux Éditions du Chêne.

Formes langagières, imagées, étranges, elles font partie du patrimoine de la langue et, ne tournons pas autour du pot, c’est le cas de le dire, certaines font référence à des croyances oubliées, voire rejetées par les ultra-rationalistes, citons à ce propos « faire la pluie et le beau temps ».

Voici, donc, dans un ouvrage illustré d’images explicites quelque quatre-vingts expressions allant « d’avoir du foin dans ses bottes » (une personne pauvre qui devient riche) à « vider son sac » (dire ce que l’on a sur le cœur), en passant par « broyer du noir » (être déprimé), « mettre les pieds dans le plat » (aborder une question délicate), « taper dans l’œil » (plaire), « tomber des nues » (être extrêmement surpris) ou « tondre un œuf » (être très avare) !

Londres 2012 plus vert que vert !

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Les Jeux Olympiques de Londres seront les plus verts de l’histoire !

C’est la promesse faite en 2005 par les promoteurs de la candidature britannique à l’organisation de ces trentièmes jeux d’été.

Le premier ministre de l’époque, Tony Blair, en avait fait un argument majeur qui avait séduit le Comité International Olympique.

Le respect de l’environnement est d’ailleurs, depuis 2004, le troisième pilier de l’Olympisme, après le sport et la culture. Une contrainte qui oblige les organisateurs à faire preuve d’imagination pour alléger l’impact environnemental de la manifestation.

De la promesse à la réalisation, il y a souvent des écarts. C’est pourquoi les anglais ont tout mis en œuvre pour que leur engagement soit tenu.

Londres s’est ainsi doté d’un plan développement durable baptisé “Towards a One Planet 2012”, une initiative réunissant gouvernements, entreprises et particuliers, qui propose des solutions permettant de vivre dans les limites naturelles de notre planète.

Un plan sur cinq axes :

le changement climatique, avec la réduction des gaz à effet de serre…

la diminution et le recyclage des déchets…

la préservation de la biodiversité, avec la limitation de l’impact des Jeux sur les milieux naturels, ou la reconversion des sites favorable à la faune et la flore… l’intégration de tous dans le projet par le développement de l’emploi…

et l’accès pour tous aux manifestations, et enfin la promotion d’une vie saine avec l’essor de la pratique du sport.

Dès les premières heures de la construction, Londres 2012 s’est voulu éco responsable. Les entrepreneurs ont du respecter un code régissant l’édification des sites olympiques.

Il contient des règles en matière de réduction des nuisances pour les populations voisines des chantiers. Les heures de travail doivent être respectées, et la faune protégée.

Des tritons, des crapauds et des hirondelles de rivages ont ainsi été déplacés vers de nouveaux habitats afin qu’ils ne soient pas perturbés par la construction. Dès la fin des travaux ils seront réintroduits dans leur zone.

Le Parc Olympique a été implanté à l’est de Londres, sur d’anciens sites industriels pollués à l’abandon. La présence de pétrole, de cyanure, d’asphalte, d’arsenic ou de plomb y avait été repérée.

Pour dépolluer les sols on a eu recours à des milliards d’insectes, de microbes et de bactéries, qui ont été mis à contribution pour nettoyer les 50.000 tonnes de terre contaminées.

Ce travail ininterrompu de petits ouvriers a permis de réduire la quantité de matériaux mis en décharge.

Le recyclage a été une constante des travaux qui ont aussi privilégié la voie fluviale pour le transport des matériaux.

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Avec le village Olympique, le quartier est de Londres sera réhabilité et disposera d’un nouvel espace vert, avec 2 000 arbres plantés, ainsi que plus de 300 000 végétaux.

Les différents centres sportifs qui accueilleront les compétitions sont organisés autour d’un centre énergétique, alimenté par des copeaux de bois, qui fournira l’électricité et le chauffage aux habitations voisines une fois les Jeux terminés. Une turbine éolienne de 130 mètres de haut produira de l’énergie renouvelable, capable d’alimenter mille habitations toute l’année.

Parmi les aménagements écologiques, signalons aussi que le toit de l’enceinte qui accueillera le handball est équipé de récupérateur de pluie, une eau réutilisée par les chasses d’eau des toilettes.

Quant au stade olympique, il a été construit à 75% avec des matériaux légers, du béton faible densité, du chanvre et du polymère recyclable.

Pour se rendre sur les différents sites olympiques, les visiteurs seront orientés vers les nombreuses allées piétonnes qui sillonnent le Parc. Pour s’y rendre, ils seront invités à emprunter les transports en commun, ou pourquoi pas le vélo… 18 000 places de stationnement gratuites pour les vélos ont été créé sur l’ensemble des sites, dont 7 000 pour le seul Parc olympique.

La cerise sur le gâteau devait être la flamme olympique. Elle aurait du être alimentée au biogaz et aux copeaux de bois. Mais ce sera finalement le gaz naturel qui devrait la faire bruler.

L’aspect environnemental parait globalement engageant. Mais le développement durable comporte aussi un aspect social et éthique. Et là, quelques bémols semblent devoir être mis.

Car parmi les sponsors figurent la British Petroleum, l’entreprise pétrolière largement mis en cause dans la marée noire du golf du Mexique.

Et puis le fabricant mondial de produits chimiques Dow Chemical, autre pourvoyeur de fond des Jeux, est plus connu pour avoir hérité des conséquences de la catastrophe de Bhopal en Inde en 1984.

Alors ces trentièmes Jeux Olympiques seront-ils vraiment les plus éco responsables ? Réponse à la fin des compétitions, lorsque seront repliés les antennes de télévisions et que les londoniens reprendront possession des sites.

Londres 2012 devrait malgré tout marquer un tournant dans l’éco responsabilité des grandes manifestations sportives.

La tombe du croisé d’A…J…Cronin (Livre de Poche)

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« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff

Il est parfois bon de relire d’anciens auteurs qui marquèrent la littérature, quand bien même ils paraissent obsolètes aux yeux de certains.

Pour ma part, c’est avec bonheur que j’ai relu Cronin dont plusieurs titres m’avaient plu (« Les vertes années », « La lumière du nord », « La colline aux gentianes », « Le destin de Robert Shannon », « L’épée de justice »). Ce médecin de formation était devenu un romancier populaire dans le monde entier et je n’avais pas encore lu « La tombe du croisé », qu’il écrivit en 1956.

Il s’agit d’une longue saga anglo-française de plus de 500 pages qui raconte comment Stephen Desmonde, après des études à Oxford, refusa de devenir pasteur malgré l’insistance de son père, lui-même prêtre et qui souhaitait tant qu’il lui succède dans un coin du Sussex.

A vrai dire, le jeune homme voulait absolument devenir peintre et son art le conduisit jusqu’à Paris durant une année dans une sorte de compromis avec son géniteur, alors que sa mère se moquait catégoriquement de tout ce remue-ménage.

De retour au séminaire, Stephen ne put longtemps admettre la manière désagréable et hautaine avec laquelle il était considéré par le directeur de l’établissement et certains de ses adjoints. Il repartit vers la France, mais, cette fois, ne bénéficia plus du moindre soutien financier de son paternel. Que du contraire ! Les vivres lui furent coupés.

Mais la passion de la peinture était plus forte et Stephen pérégrina à Paris, en Normandie, sur la Côte d’Azur, en Auvergne…, il fut plusieurs fois berné par des femmes, dont Emmy pour qui il éprouvait un amour fait de réelle tendresse et de jalousie maladive, berné, aussi, par un prétendu ami qui, dans les faits, était un escroc de haut vol, il tomba gravement malade et fut momentanément sauvé par des moines, pour qui il imagina une gigantesque fresque jugée « magnifique », il gagna un prix prestigieux, se retrouva à Madrid et à Malaga, fit son entrée dans les musées de Bruxelles, d’Oslo, de La Haye…, bref, tout le suspense de ce roman résidait en une seule question : Stephen réussirait-il réellement à se faire un nom dans la peinture, lui qui avait même côtoyé un certain Modigliani, ou bien rentrerait-il penaud dans les Îles ?

Il retrouva Londres affublé du titre peu enviable de « barbouilleur », y côtoya Claire, l’épouse d’un cousin, retrouva Jenny… et la saga se poursuivit de manière intense…

Il fut désigné pour illustrer un mémorial dédié aux victimes de la Première Guerre mondiale et à la paix, lui qui avait échappé aux tranchées pour vivre sa vie d’artiste en Espagne. Ce qui fut très mal vu…

Dans les pas d’Ariane de Françoise Bourdin (Belfond)

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« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

Avec « Dans les pas d’Ariane » de Françoise Bourdin chez Belfond, il s’agit d’une saga landaise qui commence très fort, dès les premières lignes. Jugez-en : « La bastide que lui avait léguée sa tante représentait désormais son avenir, son foyer, même si cet héritage inattendu avait précipité son divorce. »

Anne Nogaro a vu, aussi, plusieurs membres de sa propre famille se liguer contre elle, mais le choix de tante Ariane était celui de la confiance : cette nièce-là était apte à reprendre le flambeau car, à dire vrai, la bastide n’était pas qu’une simple maison, mais « le combat de toute une vie ».

Alors, place à plus de 320 pages d’une histoire où se mêlent étroitement amour, haine, tendresse, froideur, générosité, coups bas… où vont et viennent Anne, bien entendu, mais, également, Paul, l’ancien mari, Léo, leur fils adolescent et son ami Charles, Julien, le collègue vétérinaire, associé et ami de Paul qui fantasme sur Anne, Brigitte, leur jolie secrétaire, Suki, la gentille belle-sœur japonaise de l’ex-couple, etc.

Mais, Paul déteste perdre. Il n’aime pas le désordre et il est exaspéré.

D’un autre côté, Anne prend connaissance d’un journal intime écrit à son intention par tante Ariane.

Autant dire, que la saga bat son plein sous la plume de Françoise Bourdin, également scénariste pour la télévision.

Il n’y a pas de hasard !

Classement des villes « vélo-amicales » : le vélo a le vent en poupe !

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Le vélo a de plus en plus le vent en poupe. Le nombre de ville lui accordant droit de citer est en évolution constante. Que ce soit en France, en Europe ou un peu partout dans le monde, le cycliste est de plus en plus considéré. Il a maintenant la possibilité de faire valoir cette alternative à la voiture dans les grandes métropoles.

Du vélo en libre service à l’aménagement de couloirs réservés, le deux-roues fait partie intégrante du paysage routier urbain.

Avec, il est vrai, des hauts et des bas. Si de grandes villes mettent réellement les moyens pour que les citadins utilisent régulièrement leur vélo, d’autres en sont encore à l’affichage, aux aménagements ponctuels, quelque peu timides, sans oser véritablement s’affronter à la toute puissance de la voiture.

Un classement vient d’être publié, à l’initiative d’une agence de communication danoise « Copenhagenize« .

C’est un top 20 des villes mondiales les plus « vélo-amicales ». L’agence danoise établi ce palmarès autour de 13 critères définissant un environnement où il fait bon rouler, où la pratique du vélo est facilitée.

Outre le discours d’intentions, le plaidoyer pour le deux roues, l’agence prend en compte les aménagements permettant de circuler à vélo, du plan de déplacement urbain à la possibilité de transporter son vélo dans les transports en commun – rampes, plate-forme dans les trains ou dans les bus par exemple.

Le développement du vélo partage ou vélo en libre service est aussi évalué, comme la progression de la part du vélo dans l’espace publique au fil des années.

Sans réelle surprise, c’est Amsterdam qui récolte tous les suffrages… La métropole néerlandaise est la capitale mondiale du deux-roues… Plus de 50% des déplacements urbains se font à vélo.

Deuxième du podium, Copenhague, très en pointe sur l’innovation et la promotion du deux-roues.

Troisième du palmarès : Barcelone… La capitale catalane, qui ne comptait quasiment aucun vélo en ville il y a à peine 5 ans, excelle maintenant dans bien des domaines. De nombreux investissements ont été consentis pour permettre l’émergence de ce mode déplacement doux, comme les pistes cyclables ou les zones 30 qui agrémentent le quotidien barcelonais.

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La culture du vélo à Copenhague

La présence de Tokyo au pied du podium peut surprendre. La capitale japonaise fait figure de ruche, paradis de la voiture, et pourtant, la ville innove notamment par de nombreux parking à vélos un partout dans ses quartiers, mais aussi par une sensibilisation accrue des automobilistes en matière de sécurité. La prise en compte des deux-roues lors des déplacements quotidiens entre peu à peu dans les mœurs.

A la cinquième place, on trouve Berlin, où la part du vélo atteint 13% des déplacements, allant même jusqu’à 25% dans certains quartiers. Berlin se distingue notamment par le choix de nombreux couloirs cyclables, bien séparés du reste de la circulation.

Vient ensuite Munich, suive de peu par Paris, bien notée grâce au réseau des vélibs, fort apprécié par l’agence danoise. Le programme phare de la ville lui a donné quelques longueurs d’avance en ce domaine sur les autres capitales.

Citons encore dans ce classement Montréal, huitième, mais première ville nord américaine, où le culte du vélo est là aussi palpable.

La mexicaine Guadalajara, pourtant située à 1500m d’altitude, mais édifiée sur un plateau, arrive douzième…

Stockholm, Londres, San Francisco ou encore New York s’inscrivent également dans ce top 20… New York qui vient de lancer elle aussi son programme de vélos en libre service.

Si le classement de l’agence danoise peut paraitre restrictif voir subjectif, il a le mérite de mettre en exergue quelques bonnes pratiques de déplacements urbains. Il est aussi un formidable outil de promotion du vélo et peut inciter d’autres villes, grandes métropoles ou communes plus modestes, à prendre exemple sur ces initiatives et à se lancer dans l’aventure du deux-roues, bénéfique pour l’homme et la planète.

Petits meurtres chez ces gens-là de Dulle Griet (Presses de la Cité)

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« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

« Bien écrit, facile à lire, distrayant, agréable, on a envie d’aller jusqu’au bout… », tel était l’avis d’un amateur de polars au sujet de « Petits meurtres chez ces gens-là » de Dulle Griet aux Presses de la Cité (avec une remarquable couverture d’ambiance !).

À savoir, le premier ouvrage d’une série publiée sous le générique des « Mystères de Bruxelles » et qui a même été présenté sur la chaîne culturelle ARTE !

On sait que, depuis quelques années et pour de multiples raisons, de nombreux Français sont friands de la Capitale de l’Europe : ils y travaillent à la Communauté européenne, à l’OTAN ou dans des multinationales, ils y habitent car c’est fiscalement appréciable, il y viennent un week-end pour visiter des hauts lieux du surréalisme ou marcher dans les pas de maîtres de la BD.

Et, comme l’explique d’emblée l’auteur, ils déjeunent le matin, dînent à midi et soupent le soir !

Le roman débute par la mort de Blanche, renversée par une puissante voiture, sous les yeux de son mari, Serge, unanimement considéré comme le meilleur enquêteur criminel du pays.

Un flic qui, à l’époque, buvait : « Que je picole comme un malade, ça ne dérangeait personne, mais que je veuille retrouver le meurtrier de ma femme, là… »

Et puis, il y a Arnaud, architecte de profession. Il vient de sortir de prison après quinze années de réclusion, un enfermement injuste, selon lui : « Jamais je n’ai commis d’inceste sur ma fille, comme le prétendit mon épouse ! »

À sa sortie de prison, il reçut un revolver, des munitions et un silencieux fournis par l’intercession de son avocat…

Et, je cite, « comme il n’y a pas d’anges sur cette terre, n’en déplaise aux croyants, aux rêveurs et aux poètes », voici le lecteur embarqué pour une impressionnante série de cadavres, dont celui du juge qui a envoyé l’architecte en prison…

Une avenue verte entre Paris et Londres

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C’est dans un mois que débuteront les Jeux Olympiques d’été, et c’est à Londres que toute la planète sportive se retrouvera pour vibrer aux exploits des athlètes venus du monde entier. Et si vous aviez l’intention de franchir la Manche pour aller prendre part vous aussi à cet évènement, pourquoi ne pas y aller de manière sportive, ou tout du moins en privilégiant un mode de transport doux ?

Pourquoi ne pas y aller en vélo ?

C’est donc l’occasion pour nous cette semaine de quitter un temps nos cités pour s’aventurer le long des routes de campagne.

Depuis le week-end dernier, une Avenue Verte relie Paris à Londres.

Un itinéraire spécialement balisé et sécurisé est désormais ouvert.

Il vous emmène des bords de Seine aux rives de la Tamise, via les routes d’Ile de France et de Normandie. Puis, après une traversée da la Manche en ferry, entre Dieppe et Newhaven, vous sillonnerez les comtés de l’East Sussex et du Kent pour rejoindre la capitale britannique.

C’est l’association Avenue Verte London-Paris qui a mené à bien l’opération en lien avec le Conseil général de la Seine Maritime, et en partenariat avec les départements traversés. La région Ile de France ainsi que des associations d’usagers et de promotion du vélo ont pris part à la mise en place de l’itinéraire.

Au total, ce sont 400 km de voies qui ont vu le jour, dont un tiers en sites propres, le reste empruntant des voies dites partagées.

L’itinéraire, accessibles aux familles à vélo, aux rollers, aux piétons et aux personnes à mobilité réduite, traverse une mosaïque de paysages ponctués de châteaux, de cathédrales, de cités et de villages remarquables.

A chacun son rythme sur ce parcours pour prendre le temps de découvrir à vélo des lieux façonnés avec art depuis des siècles par l’humain.

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Plusieurs tronçons sont à emprunter, soit en les enchainant pour les plus valeureux, soit en balade du week-end pour flâner en famille.

De l’Ile de la Cité, vous longerez la voie des bateliers et traverserez St Denis, Colombes, la forêt de St Germain en Laye et Maison Laffitte.

Le long de l’Oise, vous découvrirez Auvers ou encore Asnières/s/Oise, pour vous attaquer ensuite au patrimoine gothique du département de l’Oise, Senlis, Clermont, Chantilly ou Beauvais…

La traversée du Vexin et du pays de Bray vous guidera jusqu’à Dieppe, les falaises d’albâtre et l’estuaire de l’Arques.

Puis direction l’Angleterre… Le ferry vous déposera à Newhaven accueillis par les magnifiques falaises blanches… De là, vous sillonnerez le jardin de l’Angleterre, campagne vallonnée ponctuée de villages et de riches manoirs.

Aux portes de Londres, les pistes cyclables vous permettront de vous frayer un chemin dans un environnement très urbanisé pour déboucher dans la City et terminer votre périple au Jardin du Jubilée.

Ce voyage est une invitation à laisser parler nos sens. « La rumeur urbaine contraste avec le son de la campagne », soulignent les initiateurs du projet. « Les paysages qui ont inspiré les peintres impressionnistes défilent de la Seine à la Manche en passant par l’Oise. Une invitation au voyage en toute simplicité. »

Alors si prendre la direction de Londres à deux roues vous tente, prenez le temps de préparer votre circuit. Un topoguide reprenant l’intégralité du parcours est disponible. Et le site internet de l’association Avenue Verte London-Paris vous délivrera conseils, hébergements, et détails des itinéraires.

Le citron malin par Julie Frédérique (Éd… Leduc…S)

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« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

Une devinette pour débuter la présente chronique : « Je suis beau, bon, simple, 100% naturel, écolo, efficace, détox, antiseptique, vitaminé, minceur… et je ne coûte rien ou presque. Qui suis-je ? Le citron ! »

Avec « Le citron malin » de Julie Frédérique aux Éditions Leduc.S, voici quelque 200 pages pour tout savoir sur ce « fruit d’or » qui renferme de fabuleux trésors de bienfaits insoupçonnés.

En voici quelques exemples parmi des dizaines : le citron désinfecte, nettoie, dégraisse, détache, fait briller et désodorise la maison, il n’est pas toxique pour l’environnement, son huile essentielle entre dans la composition de multiples parfums, il fait briller les dents, il favorise la digestion…

« Le citron sans parcimonie, c’est la santé sans pharmacie » clame l’auteure de cet ouvrage qui trouve une place de choix dans la collection « Malin » comme le pamplemousse, le vinaigre, le miel, le raisin, etc.

L’EAU DANS L’ESPACE URBAIN

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La gestion des eaux de pluie en ville est une problématique difficile à résoudre.

Cette eau est souvent considérée comme une menace, car elle fait courir le risque d’inondation en cas de grandes précipitations. Elle est aussi vue comme pouvant charrier toutes sortes de pollutions, hydrocarbures, résidus de caoutchouc, ou métaux lourds… Mais c’est aussi une ressource qu’il faut savoir préserver, recycler, et qui peut aussi parfois être un élément de valorisation de l’espace urbain.

Gérer les eaux de pluies est en tout cas devenu un enjeu majeur pour bon nombre de spécialistes qui interviennent sur la question pour le compte des villes.

L’eau de pluie est une ressource qui permet de structurer la ville de manière différente, de l’organiser autour d’espaces verts. Des aménagements peuvent se faire en parallèle d’un traitement de ces eaux devenue impropres.

Des chercheurs de l’Observatoire de terrain en hydrologie urbaine ont mis en évidence que les polluants contenus dans les eaux pluviales sont en grande partie bloqués dans les premiers cinquante centimètres du sol. Ces eaux sont drainées vers des bassins qui ménagent une zone de deux mètres entre les eaux usées collectées et la nappe phréatique.

C’est ce qui se pratique déjà sur la zone d’activité de la Porte des Alpes, dans l’est lyonnais, où les eaux pluviales sont intégrées dans la conception urbaine du lieu. Les eaux de pluies sont récupérées dans des tranchées drainantes aux abords des voies de circulation. Les fortes précipitations viennent alimenter le plan d’eau d’agrément du parc, ce qui contient ainsi le risque d’inondation.

Certains de ces bassins sont plantés de roseaux servant de filtres qui agissent comme un petit écosystème capable de rendre inerte les polluants. Un marécage artificiel qui permet d’épurer l’eau avant de la rendre aux nappes phréatiques.

Cette solution technique développée à Lyon tend à faire figure de référence internationale de la gestion alternative des eaux.

Mais d’autres technologies dites douces, destinées à limiter les inondations et la pollution, ont été présentées lors de ce salon.

Des toitures végétalisées stockantes, des chaussées à structures réservoirs, font parties de ces solutions mises en pratiques dans bon nombres de centres urbains, comme à Berlin où la gestion des eaux pluviales dans le centre historique s’est faite sans réseau, avec des grands bassins minéraux, qui allie technologie alternative et esthétique. Ce sont des sculptures qui, en intégrant l’eau, jouent un rôle bioclimatique.

L’eau n’est donc plus seulement une matière qu’il faut canaliser et traiter. C’est devenue une ressource, à préserver, à valoriser, et qui prend sa part dans l’aménagement des espaces. Elle permet de structurer la ville en l’organisant autour d’espaces verts ou de plans d’eau.

Apprivoiser l’eau pour préserver l’environnement et redessiner la ville. Tout un programme.