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Détours en France (UNI Éditions)

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« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

Une fois n’est pas coutume, c’est d’un magazine que je vous parle dans la présente rubrique. Il s’agit de « Détours en France » qui, dans son récent numéro, consacre le principal de sa centaine de pages à la Bourgogne. Celle des vignerons, bien sûr, mais aussi celle de Vézelay, la colline illuminée, et du « grand sentiment d’éternité » qui s’en dégage, selon Max-Pol Fouchet, celle des vallées encaissées, des sous-bois à champignons, des sources miraculeuses et des gorges profondes du Morvan, et puis, voici la Bourgogne de mille feux à Nevers, celle d’Autun et de ses mystères, de Cluny qui, tel un phénix, renaît de ses ruines grandioses…

Il y a, encore, la Vallée de l’Ouche chère à Henri Vincenot dont on ne se lasse pas de lire et relire le « Pape des escargots », véritable tour initiatique de la Bourgogne.

Alors, comment ne pas être d’accord avec l’écrivain Christian Bobin qui explique dans ce magazine qu’« il est difficile de parler de la Bourgogne en tant que région. Ce territoire a quelque chose de trop grand pour tenir dans une seule parole. »

La poésie au service de l’eau

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Mettre la poésie au service de l’eau. C’est la démarche initiée par un collectif d’artistes belges qui ont décidé de mettre leur art au service de cette eau, si précieuse, qu’il convient de célébrer.

Des écrivains, des poètes, des musiciens, aidés de photographes, ou d’infographistes ont mis leurs talents en commun pour mettre en musique et en image des textes destinés à sensibiliser le plus grand nombre à la préservation de la ressource.

Muriel Vigneron, la coordinatrice de ce collectif, revient, pour Frequenceterre, sur la génèse du projet.

Mieux connaitre l’eau, apprendre à la découvrir, à la protéger, pour mieux la respecter et la rendre accessible à tous… Muriel Vigneron et ses amis posent un autre regard sur le monde à une époque où l’eau est au cœur des priorités de la planète, mais qui est aussi devenue un enjeu politique et économique.

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Avec ces contes musicaux, ils entendent prendre le temps d’aller à la rencontre de l’autre. Mémoire d’eau est l’album qui est né de ce travail qui devrait également déboucher sur des ateliers et des expositions dans les écoles belges pour transmettre aux enfants cette conscience écologique vitale.

« L’eau est une priorité car il en va de notre survie », soulignent ces artistes qui nous proposent des petites vidéos venant illustrer ces contes aquatiques mis en musiques…

La douleur de l’eau est l’un de ces textes… Une complainte de l’eau qui se meurt de ne pas être assez aimée des hommes, un conte écrit par Daisy Lewis…

Mémoire d’eau est à découvrir sur le net notamment sur la page myspace mémoire deau.

L’Ange de la Renardière de Paul Couturiau (Michel Lafon)

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« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

Quand, dans son « Prologue », l’auteur écrit : « Il y a tant de choses qu’on ne dit pas aux gens qui nous sont chers. Par pudeur. Par paresse. Par lâcheté. Je le déplore d’autant plus que j’ai appris, aujourd’hui, que les mots sont inutiles – il suffit de laisser s’exprimer les yeux », eh bien, on se dit que si la suite de l’ouvrage est de la même veine, il n’y aura aucun regret à passer quelques heures avec cette brique de près de 370 pages intitulée « L’Ange de la Renardière » signée par Paul Couturiau chez Michel Lafon.

« Une épopée familiale époustouflante », est-il encore annoncé.

J’avais déjà apprécié « L’Abbaye aux Loups » de cet auteur et sa manière de raconter une saga, alors, ce véritable chantre de la Lorraine mène, encore, les lecteurs dans cette belle région.

Nous sommes au cœur du XIXe siècle dans l’intimité de Lothaire de Bazelaire, maître de forges.

Alexandre, son fils, est de retour après plusieurs années d’études et d’apprentissage du métier, alors que Léopold, le fils aîné, claque la porte de la « Renardière » pour s’embarquer vers le Nouveau Monde, et que leur sœur, Marguerite, a été priée d’aimer son mari sous un autre toit !

Dans ce livre à l’extraordinaire couverture d’ambiance, on fait la connaissance d’un certain Gustave Bönickhausen dit Eiffel, qui deviendra célèbre grâce, entre autres, à sa tour parisienne.

Alexandre, passionné d’architecture, aimerait tant le seconder, mais son père a décidé qu’il deviendrait maître de forges comme lui.

À défaut d’œuvrer avec Eiffel, Alexandre transformera l’exploitation familiale en une entreprise capable de rivaliser avec les grandes entreprises mondiales. Un fameux défi et, par corollaire, un fameux livre concocté de main de maître… de l’écriture, qu’est Paul Couturiau.

Il va de soi, qu’une saga est également faite de moments intenses et intimes, de situations harmonieuses et conflictuelles, de personnages virevoltants et secrets, dont ne se lasseront pas les lecteurs, selon moi.

Et puis, par ci par là, quelques réflexions profondes distillées par l’auteur. En voici deux :

« Les assises de l’avenir sont les traditions du passé » et « Les êtres qui, en plus d’écouter, savent entendre ce qu’on leur dit appellent les confidences sans avoir à les rechercher ; surtout si, en plus d’entendre, ils savent se taire… »

Semaine européenne de réduction des déchets 2012

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Nous jetons chaque année 40 kg de déchets de cuisine par personne. Nous recevons plus de 35 kg de publicités dans nos boites aux lettres, publicités que nous jetons aussitôt. Nous avons aussi tendance à jeter un appareil défectueux et à en changer, plutôt que de chercher à le réparer. Et nous produisons au total près de 380 kg de déchets ménagers par an et par personne.

Cette quantité de déchets générée peut être contenue, voir réduite. C’est l’objectif de la Semaine Européenne de Réduction des Déchets qui se tient du 17 au 25 novembre 2012. Une semaine qui nous invite à nous interroger sur la quantité de déchets produits, et nous sensibilise à la nécessité de réduire cette quantité en nous donnant des clés pour agir au quotidien, que ce soit à la maison, en ville, à l’école, au bureau, ou dans nos loisirs.

L’objectif de la Semaine est axé sur la prévention des déchets, car le meilleur déchet est celui que l’on ne produit pas ! Il s’agit donc de ne pas produire les déchets en consommant mieux, en produisant mieux, en prolongeant la durée de vie des produits et en jetant moins ! Consommer mieux en choisissant des produits peu emballés ou écolabellisés. Produire mieux en privilégiant une éco production des produits du quotidien. Prolonger la durée de vie des objets en s’orientant vers le don des appareils que nous n’utilisons plus et la réparation de ce qui peut l’être. Enfin moins jeter en mettant par exemple en place le compostage.


Vidéo bilan de la SERD 2011 en France par ADEME

Bilan de la Semaine Européenne de Réduction des Déchets 2011, avec l’ADEME

Tout le monde est concerné par cette Semaine … tout le monde peut agir, du particulier aux administrations, des scolaires aux associations, du club de sport aux collectivités locales. L’an dernier, ce sont 3452 actions qui ont été menées sur tout le territoire français. Cette année, de nombreuses animations vous attendent un peu partout en France. Des collectes de jouets, des défis visant à moins imprimer, des dégustations à l’aveugle dans des bars à eau, des week-end compostages, des sensibilisations à la réutilisation des textiles, des ateliers de réparation de vélos et d’objets du quotidien, des ateliers nettoyages nature, des chariots « mini-déchets » mis en place à l’entrée des hypermarchés… autant d’initiatives ayant pour but de donner des clés à chacun pour prendre en compte les traces que nous pouvons laisser dans la nature.

Les actions de sensibilisations visent toutes les tranches d’âges… Ainsi, la bande dessinée « L’invasion des Mégapoubs » alerte les plus jeunes d’entre nous sur le risque de voir la Terre devenir une grosse poubelle. Cinq amis découvrent que des poubelles géantes ont envahi leur ville. Ils décident alors de consulter le Docteur Klean pour comprendre ce phénomène. L’expert leur explique que c’est la négligence et les habitudes de surconsommation dont font preuve les Cradoks qui sont à l’origine de ce débordement de déchets. Alerté, l’un des jeunes prend conscience que les Cradoks ont finalement le même comportement que les humains ! La bande décide donc de réagir et de prendre la défense de l’environnement. Que faire de nos déchets, comment limiter cette invasion ? Au fil de l’histoire, le lecteur découvrira des gestes simples pour devenir un éco consommateur.

Après 4 ans de mobilisation, la Semaine Européenne de Réduction des Déchets a permis aux porteurs de projet de mettre en oeuvre plus de 14 000 actions sur la thématique des déchets. De 2 672 actions en 2009, le nombre d’initiatives est passé à 7 035 en 2011, soit une augmentation de plus de 160% sur 3 ans. L’édition 2012 de la Semaine Européenne de Réduction des Déchets, c’est du 17 au 25 novembre, partout en France et en Europe, et forcément près de chez vous.

L’actu, le réel et l’ailleurs à Brive

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« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

C’est à partir du vendredi 9 novembre et jusqu’au dimanche 11 novembre que la célèbre Foire du Livre de Brive-la-Gaillarde se déroulera sous la présidence d’Erik Orsenna.

Quelque 120.000 visiteurs sont attendus pour l’une des manifestations culturelles majeures de France, étant même considérée comme le deuxième rendez-vous littéraire le plus important après le Salon du Livre de Paris.

Plusieurs thèmes sont programmés durant ces trois journées :

– Nourrir les habitants de la planète.

– Le monde paysan.

– Éloge de la géographie.

– La chanson française.

On y annonce la présence d’Amélie Nothomb, de Françoise Bourdin, d’Alexandre Jardin, de Christian Signol, sans oublier de nombreux écrivains et dessinateurs de bandes dessinées, dont Philippe Geluck.

La 31e Foire du Livre de Brive se veut donc en prise avec l’actualité, le réel et l’ailleurs !

Constance Chatterley de D…H…Lawrence (Éd… Levoir)

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« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

Le quotidien « Le Soir » vient d’éditer quinze ouvrages sous le générique « Les oubliés du Nobel ».

Parmi eux, Franz Kafka, Joseph Conrad, Virginia Woolf, Léon Tolstoï, Marcel Proust, Émile Zola, etc.

L’explication de cette collection est la suivante :

« Qu’elle aborde les relations entre les hommes et les femmes, la famille, la nécessité pour chacun de lutter pour trouver sa place dans le monde, les vertus du plaisir, la sexualité, la tendresse, le goût de l’aventure, le combat pour la paix, les libertés sociales ou le travail, la littérature est intemporelle. Les grands classiques sont d’une modernité ébouriffante. (…)

L’écrivain à honorer chaque année devra avoir « produit l’œuvre la plus remarquable d’une tendance idéaliste », préconisa Alfred Nobel dans ses dernières volontés.

Quel sens donner à cette injonction ?

L’histoire du Nobel de Littérature est une suite de tentatives plus ou moins réussies pour l’interpréter.
» Voici, donc, pour les présentations.

J’ai lu quelques-unes de ces propositions, forcément subjectives, d’auteurs négligés par la célèbre Académie de Stockholm.

Parmi elles, j’ai choisi « Constance Chatterley » de David Herbert Lawrence, première version d’une série de trois, toutes censurées maintes fois pour indécence, nous étions au début du XXe siècle, ne l’oublions pas.

Cette œuvre stigmatise l’aristocratie hautaine et méprisante face au monde ouvrier qui lutte pour sa sauvegarde. Il s’agit de la relation entre Constance Chatterley, châtelaine mariée à Clifford, un homme de la haute société devenu handicapé physique à la guerre et qui lui conseilla même de prendre un amant pour son équilibre sexuel, et Parkin, leur garde-chasse, que sa femme a abandonné avec leur petite fille de 5 ans.

Un homme au corps divin, une splendeur plus qu’humaine, selon Lady Chatterley, alors que sa relation intime avec Clifford était, par la force des choses, uniquement verbale.

Un soir, Parkin lui demanda :

– Vous n’avez pas l’impression de vous abaisser avec quelqu’un de mon espèce ?

– Pas quand je vous touche,
lui répondit-elle.

Les deux hommes de sa vie étaient deux moitiés et il n’était pas question pour elle de renoncer à l’une de ces moitiés, d’abandonner un homme ou l’autre. Mais, elle n’acceptait pas non plus de se laisser tyranniser par la demi-humanité de l’un comme de l’autre.

Mais, dans le fond, comme le lui fit remarquer un ouvrier d’une aciérie, la classe supérieure comme celle dite d’en bas ont les mêmes sentiments… enfin, « pas avec un snob comme sir Clifford » ajouta-t-il à Constance Chatterley, toute bouleversée.

Bouleversée par ce qu’elle venait d’entendre ou parce qu’elle était enceinte d’un ouvrier… qu’elle aimait ?

Les Enfants des Justes de Christian Signol (Albin Michel)

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« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

Dans la présente rubrique, on sait combien j’apprécie Christian Signol. J’ai déjà lu une vingtaine de ses ouvrages et certaines histoires restent figées dans ma mémoire comme autant de très bons moments de lecture : « La rivière Espérance », « Les menthes sauvages », « Ils rêvaient des dimanches », « Marie des brebis », « Les Messieurs de Grandval »…

Son dernier livre, « Les Enfants des Justes », publié chez Albin Michel, est une sorte de coup de gueule par rapport à une déclaration du président François Hollande qui avait qualifié l’arrestation, l’internement et la déportation de juifs de « crime commis en France par la France ».

Christian Signol précise qu’il aurait préféré entendre évoquer « l’État français » et non « la France ».

Et pour cause ! Ses parents et grands-parents ont très activement lutté contre le nazisme. Implicitement, le récit du courage de Virgile et de Victoria, les héros de son roman « Les Enfants des Justes » le prouvent à suffisance.

Le couple habite une petite ferme éloignée d’un village de Dordogne, mais proche de l’Isle, la rivière qui fait office de ligne de démarcation entre la France dite occupée et la France dite libre lors de la Seconde Guerre mondiale.

Virgile et Victoria n’ont pas d’enfants et vivent une existence paisible, lui dans son atelier de menuisier, elle à cultiver et à traire.

Dès le début des hostilités, ils acceptent, tout simplement, de venir en aide à ceux qui fuient la furie et la barbarie allemandes, principalement des juifs : « N’ont-ils pas deux bras et deux jambes, comme nous ! » s’exclama Victoria.

Le couple finira, même, par accueillir Sarah, une petite juive douloureusement séparée de sa mère, puis Elie, un garçonnet qui a vu, sous ses yeux, ses parents être massacrés par les hordes nazies.

Au fil d’une dizaine de chapitres, on suit avec émotion, tristesse, bonheur, dégoût, soulagement, angoisse… la destinée de ces deux enfants et de leurs parents de substitution.

Ce livre poignant est à la fois un splendide hommage aux Justes et une sorte de réhabilitation de nombreux Français face à certains amalgames de l’Histoire.

Régie publique de l’eau à Lyon : des enjeux capitaux

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Le 12 novembre prochain, le Grand Lyon décidera de son nouveau mode de gestion de l’eau pour les années futures.

Véolia, Suez et la Saur se partagent la délégation de service public, depuis 30 ans. Cette délégation au privé à la faveur du maire de Lyon Gérard Collomb. Mais les partisans d’un retour en Régie Publique ne ménagent pas leur peine pour tenter de faire pencher la balance en leur faveur.

Le Collectif Les Etats Généraux du Service Public 69 est à la pointe de cette mobilisation. Depuis un an, il multiplie les débats pour convaincre citoyens et élus de la nécessité d’un vrai débat sur la gestion de l’eau. Car les enjeux ne sont pas minces.

Jean-Michel Drevon est l’animateur de ce Collectif.

« Le contrat du Grand Lyon n’est pas une petite affaire.

Les fermiers ont perdu Paris, ils vont perdre Toulouse, alors perdre ou pas Lyon n’est pas sans importance. C’est 1,3 millions d’habitant et 100 millions d’euros par an de contrat. Sur un contrat de 12 ans, c’est 1,2 milliards d’euros d’assuré ! »

Le retour en Régie Publique s’accompagnerai, à terme, d’une baisse du coût de l’eau pour les usagers. C’est ce qu’argumente le collectif à l’incitative de la mobilisation, en s’appuyant sur l’exemple parisien.

« Quand vous revenez en Régie Publique après 30 ans de délégation, vous ne savez pas dans quel état vous allez récupérer le patrimoine… Sur le Grand Lyon, le taux de renouvellement du réseau est de 0,5%. Pour renouveler l’ensemble du réseau, il faudrait 200 ans !

Sur la communauté urbaine, il y a plus de 22% de fuites. Quand Véolia pompe 100 millions de mètres cube d’eau, il en distribue moins de 80. Où passent les 20 millions de mètres cube – qui représentent 20 millions d’euros environ ?

Donc un retour en régie Publique se traduira dans un premier temps par plus d’investissement. Donc la baisse ne sera pas aussi forte immédiatement que ce qu’elle pourrait être. »

A Paris, le prix de l’eau à commencer à baisser au bout d’un an une fois le constat fait des marges suffisantes qui étaient réalisées. Libéré de l’obligation de rémunérer les actionnaires, la communauté urbaine de Lyon doit à son tour se réapproprier l’ensemble de la gestion pour agir concrètement sur les coûts.

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« Cela coûtera moins cher parce que vous n’aurez pas à rémunérer les actionnaires. On nous dit : « Ces grands groupes ont une capacité de mutualisation au niveau national qui leur fait faire des économies d’échelle…. »

C’est vrai, mais en même temps en partie faux. Car ces grands groupes peuvent passer des marchés sans appel public. Ils font marcher leur sous traitants. Quand Véolia affiche une marge de 12% annuel en 2011, la réalité est proche de 17 à 18% car ils font faire du bénéfice à des sous traitants qui n’apparaissent pas.

En Régie Publique, il y a un appel à marchés à chaque fois que l’on fait des travaux. Le Grand Lyon reconnaît lui-même que quand il fait des appels à marchés avec les mêmes sous traitants que Véolia, il est 50% moins cher. »

C’est donc en toute connaissance de cause que les élus communautaires devront se prononcer le 12 novembre prochain, aidés par l’action du Collectif Les Etats Généraux du Service Public 69.

D’ores et déjà, la maire du 1er arrondissement, Nathalie Perrin-Gilbert, a a décidé de soutenir la gestion publique de l’eau, après avoir assisté au dernier débat du collectif ce samedi 13 octobre. Un collectif qui ne relâchera pas la pression si d’aventure la délégation de service public était reconduite. Jusqu’en 2015, tout reste possible…

La fascinante vie quotidienne des Français de JP Rorive (Éd… Jourdan)

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« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff

Bienheureux les étudiants de Jean-Pierre Rorive, professeur et auteur de « La fascinante vie quotidienne des Français » paru aux Éditions Jourdan, puisqu’ils ont participé par leurs recherches à la trame de cet imposant ouvrage de quelque 500 pages qui compte sept parties : les Gaulois, le Moyen Âge, la Renaissance, le Grand Siècle, le Siècle des Lumières, le XIXe siècle, les XXe et XXIe siècles.

Us et coutumes, petites histoires et grandes traditions, anecdotes savoureuses et mœurs bizarres, défilent sur un rythme soutenu en une série de chapitres qui abordent aussi bien l’alimentation que la sécurité, les maladies que les fêtes, la condition ouvrière que les extravagances des nobles.

On y trouve l’une ou l’autre histoire de la Société des Francs-Péteurs, celle, alambiquée, de Francs-Maçons, des moniales mariées et des curés travestis à la Révolution.

Voici, pour illustrer davantage mon propos, quelques exemples :

. En cas d’angine, du temps gallo-romain, on recommandait d’avaler une hirondelle, voire absorber des excréments de chiens ou d’enfants.

. Au VIIe siècle, selon un ouvrage juridique, une femme pouvait être répudiée sous prétexte de stérilité, de déformation, de bêtise, de fougue, de gaspillage, d’impolitesse, d’alcoolisme, de gloutonnerie, de bavardage excessif, de brusquerie ou de grossièreté.

. Onze à douze siècles plus tard, il était recommandé à un jeune couple voulant éviter la stérilité, d’aller uriner dans le trou de la serrure de l’église où avait été consacré le mariage.

Allez, une dernière pour terminer cette chronique : au XVIIIe siècle, le suicide était considéré comme un crime, alors gare à celui qui se ratait : il était passible de la peine de mort !

Vers une régie publique de l’eau à Lyon ?

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Cela fait près de 30 ans que la production et la distribution de l’eau à Lyon est confiée à un délégataire de service public…

Le contrat des trois grands groupes privés, Véolia, Suez et la Saur, qui se partagent le marché lyonnais prendra fin en 2016, mais les discussions pour une prolongation de ces contrats sont déjà sur la table…

Prolongation ou changement radical de gestion ?…

Le Grand Lyon, la communauté urbaine lyonnaise, doit trancher le 12 novembre prochain.

Une échéance qui mobilise les partisans d’un retour en Régie Publique qui s’activent déjà depuis plus d’un an pour que le débat sur la question ait lieu…

Le Collectif Les Etats Généraux du Service Public 69 est à la pointe de cette mobilisation en faveur d’une gestion publique. Il pointe notamment le coût excessif de l’eau à Lyon. Selon de nombreuses études, la facture lyonnaise est l’une des plus chères de France.

Jean-Michel Drevon est l’animateur de ce Collectif.

L’eau du Grand Lyon en distribution est la 3° plus chère de France.

Le prix de l’eau est dans la moyenne française (production distribution et assainissement.

L’assainissement dans le Gd Lyon est en Régie Publique. C’est le moins chère de France et un des meilleurs de France.

Un argument supplémentaire pour ramener l’ensemble de la gestion de l’eau dans le giron public.

L’eau n’est pas une marchandise. Ce bien commun de l’humanité doit être public et géré comme tel. C’est l’un des arguments des partisans de la Régie Publique. Un argument entendu par le contribuable lyonnais pour qui le cout de l’eau n’est pas, spontanément, la première préoccupation.

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Alors que le maire de Lyon, Gérard Collomb s’est déjà dit plutôt favorable à un maintien de la délégation de service public, le collectif des Etats Généraux du Service Public 69 entend étendre le débat au-delà du cercle fermé des initiés. Car les lignes peuvent encore bouger…

La pression a été portée sur les partis politiques, avec en vue la perspective des élections de 2014… Les partenaires politiques de Gérard Collomb sauront se montrer convaincants.

On leur dit, le 12 novembre, repoussez la décision et ouvrez un véritable public…

Un grand forum est organisé ce samedi 13 octobre, salle de la Mutualité dans le 3° arrondissement de Lyon, de 14h à 18h. 4 heures pour convaincre citoyens et élus de la nécessité d’un vrai débat sur la gestion de l’eau, pour que 12 novembre prochain, les élus communautaires prenne en compte tous les paramètres et se prononcent pour un report de la décision finale…

Le temps d’un vrai débat citoyen.

Un débat lyonnais sur lequel nous reviendrons la semaine prochaine, sur Frequenceterre.