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Actualités positives et moral

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« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

Le mensuel « Agenda Plus » » a pour devise : « Bien avec soi, mieux avec le monde ! » et, à contre-courant de la grisaille médiatique, il publie même plusieurs pages d’actualités dites positives.

Assurément, une initiative qui sort de l’ordinaire et qui fait beaucoup de bien au moral.

Ainsi, récemment, il fut question d’une augmentation de 25% des surfaces de l’agriculture bio en France, de 10 000 hectares de nouvelles réserves naturelles en Wallonie, de la fermeture de l’unique centrale nucléaire au Québec et du maintien du moratoire sur l’exploration et l’exploitation du gaz de schiste, etc.

Une question, une seule : « Agenda Plus » ne pourrait-il pas envisager tout un numéro de cet acabit ?

Repenser la ville de demain, dès aujourd’hui !

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Comment vivrons-nous dans 50 ans ? A quoi ressemblera notre environnement ? Comment seront organisées nos villes ?

Ces questions autour de notre avenir immédiat n’ont jamais été aussi cruciales. L’explosion démographique que la planète a connue depuis plus de 50 ans a modifié durablement nos modes de vie et le visage de nos cités.

Nous pourrions être près de 9 milliards d’individus sur terre en 2050. Les mégapoles se multiplient à travers le monde. Avec ces 12 millions d’habitants, Paris fait figure de petit poucet comparée à New York et ses 22 millions d’habitants, Mexico, 23 millions ou Tokyo avec 35 millions d’habitants.

Et en 2050, plus du 1/3 de la population mondiale sera citadine. Ce qui n’ira pas sans poser de sérieux problèmes si nos modes de vie ne change pas radicalement.

Nous avons évoqué ici les exemples de métropoles ayant déjà entamé leur mutation, grâce au magazine Terra Eco qui a dressé récemment un tableau des initiatives déjà en marche.

C’est aujourd’hui le site « [M’ta terre>http://www.mtaterre.fr/] » qui se penche sur la question en imaginant ce que pourrait, ou devrait être la ville de demain.

De manière didactique, le site, qui s’adresse volontairement aux enfants et aux ados, décrypte les enjeux d’un développement maitrisé de nos villes et envisage les solutions pour faire face aux problèmes que pose cette explosion urbaine… Eau potable, transports, logements, gestion des déchets, pollution, accès aux soins et à l’éducation… autant de critères à intégrer pour permettre à tous de vivre dignement, et à la planète de respirer.

Les urbanistes repensent ainsi les villes de manières plus écologiques, plus respectueuses de l’environnement et de ses habitants. Cela passe par une maitrise de l’étalement urbain qui est la règle depuis des décennies. En rognant sur les espaces agricoles, les villes se sont étendues et avec elles, tous les services et réseaux nécessaires : eau, gaz, électricité, transports, ou approvisionnement en denrées…

Les espaces urbains ne doivent plus être pensés comme des rajouts d’éléments posés les uns après les autres, sans cohérence, mais étudiés comme un système global où les logements, les transports, les magasins, les services et les lieux de travail sont imbriqués pour limiter les déplacements, rationaliser les ressources, et favoriser les liens sociaux.

Ce sont tous ces éco quartiers qui fleurissent un peu partout et qui tentent de répondre à cet impératif écologique et social.

Le dossier de « M’ta terre » explore aussi les questions d’énergie et de transports, en mettant l’accent sur le développement des pistes cyclables, les transports en commun, et l’auto partage. Les déplacements quotidiens devront se limiter en rapprochant, quand c’est possible, le travail du lieu d’habitation ou en développant le télétravail quand cela s’y prête.

Coté alimentation, artisanat ou services, l’idée d’un retour aux producteurs et commerçants de proximité est l’un des impératifs économiques et environnementaux.

La place de la nature en ville est aussi primordiale, tout comme l’est l’implication du citoyen dans le développement de ces cités durables.

Pour compléter et accompagner ce dossier, une BD est à découvrir en ligne. Autour de la question des déplacements en 2050, elle suggère 3 scénarios possibles pour le transport des hommes et des marchandises. Car dans l’optique de réduire de 3% par an nos émissions de CO2, comme s’y est engagée la France, c’est sur les transports que le plus gros effort doit être porté… 35% des émissions de CO2 sont dues à ces transports.

Leçons de vie (2) de Kübler-Ross et Kessler (JC Lattès et Pocket)

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« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

Dans la précédente chronique de « Littérature sans Frontières », il a été question de divers propos consacrés à l’ouvrage « Leçons de vie » paru chez Jean-Claude Lattès et Pocket et qu’il n’est pas vain de feuilleter à nouveau, comme je l’ai expliqué.

Parmi les quatorze leçons de vie proposées, il y a le lâcher-prise, la peur, le pardon…

Voici, à ce propos, quelques citations qui valent davantage que de longs discours :

. « La peur n’arrête pas la mort, elle est une entrave à la vie. »

. « Il est difficile de lâcher prise lorsqu’on est confronté aux petits ennuis de la vie quotidienne… Il faut une foi énorme pour lâcher prise alors qu’on souffre d’une maladie ou d’un deuil. Mais, nous pouvons tout simplement nous détendre, en sachant que l’existence suit son cours comme prévu. »

. « Il y a une différence importante entre lâcher prise et renoncer purement et simplement. Le renoncement est un refus de vie, le lâcher-prise est une acceptation de vie telle qu’elle est. »

. « En pardonnant, on a l’idée qu’on excuse l’offenseur. C’est une idée fausse. Le pardon consiste en réalité à se libérer de la blessure dans son propre intérêt en comprenant que la rancune est synonyme d’insatisfaction et de tourments.

Le pardon n’est pas une démission de ses droits. En réalité, le pardon est un mouvement de l’âme, dont le but est de nous guérir. Ce ne sont pas les comportements qui méritent notre indulgence mais les personnes.
»

. « Le pardon permet de transcender la blessure. Ressasser nos rancunes nous cantonne dans le rôle de perpétuelle victime. Prendre conscience de cela est profondément curatif. »

FRIBOURG EN BRISGAU : Le quartier Vauban, un modèle d’éco-quartier

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Direction Fribourg en Brisgau, en Allemagne, dans le Land du Baden Wurtemberg, au sud du pays. Ici, à deux pas de la frontière française, le quotidien des habitants se vit dans une vraie démarche écologique. Avec la Forêt Noire en ligne de mire, Fribourg est tournée vers la nature et le développement durable.

Dès les années 70, la ville s’est orientée vers un développement respectant son environnement. Elle est même devenue précurseur en bâtissant à partir de 1996 ce qui sera le premier éco-quartier au monde. Le quartier Vauban, c’est son nom, s’est construit sur les anciennes casernes d’une base militaire française. Lorsque les troupes ont quitté la ville, la municipalité a saisi l’opportunité pour faire de la reconversion du site une vitrine mondiale modèle en matière d’urbanisation responsable. Les 38 hectares ont ainsi été réaménagés pour accueillir 5000 habitants.

Mais cette cité n’est pas entièrement dévolue à l’habitation. Services publics, commerces, artisans, entreprises et espaces verts s’entremêlent pour concilier les aspects, sociaux, écologiques, économiques et projet architectural ambitieux.

Une partie des maisons qui y ont été construites sont à énergie positive. Ces logements, alimentés en énergie solaire, produisent même plus d’énergie que nécessaire. Le reste des constructions respectent, elles, des normes de très hautes qualités environnementales. Elles bénéficient de panneaux solaires, de toitures végétalisées, et ont été conçues avec des matériaux écologiques.

Coté déplacements, tout le quartier a été conçu pour limiter au maximum l’usage des véhicules personnels. Les places de stationnement individuelles ont été restreintes au profit de parking silos situés à l’entrée du quartier. Les magasins, les écoles et les services étant à proximité immédiate, la majorité des déplacements peut se faire à pied ou à vélo. Les urbanistes ont conçu le quartier pour que les déplacements quotidiens n’excèdent pas les 700 mètres. Du coup, très peu de circulation automobile ne subsiste, à tel point que les véhicules personnels ne sont jamais prioritaires et que la vitesse y est grandement limitée : moins de 10km/h !

Et pour se rendre en centre ville de Fribourg, qui n’est qu’à 4 km, il ne faut que 15 minutes à vélo. Les habitants disposent tout de même d’une ligne de tramway à leur porte…

L’exigence environnementale du quartier est alliée à une dimension économique et sociale. 600 emplois ont été créés sur le site dans des activités artisanales et industrielles, toutes regroupées sur 6 hectares du quartier.

Si le mélange entre habitation et emplois a été favorisé, la mixité sociale a aussi été un impératif des promoteurs du projet. La vie citoyenne y est très forte. Dès l’origine, des groupes de constructions se sont créés afin de réduire les coûts et de mettre en commun certains équipements comme le chauffage, l’énergie solaire ou les jardins. Autre élément fédérateur du quartier, le forum Vauban, une association sorte de conseil de quartier qui a en charge la gestion quotidienne du quartier et son développement.

Le quartier Vauban n’est pas un îlot de verdure perdu dans la ville, un alibi qui serait bien pratique pour déresponsabiliser le reste de la ville. Pour ses 215000 habitants, Fribourg mène des actions très incitatives en faveur des déplacements doux, des transports en commun, notamment le tramway, et de l’utilisation limitée de la voiture. La ville est également aussi très en pointe sur l’utilisation de l’énergie solaire et a recouvert intégralement l’une des tours du centre ville de panneaux photovoltaïques. Elle abrite même l’une des principales usines européennes de production de ces panneaux.

Ecologie, mixité sociale, développement durable, urbanisation responsable, Fribourg fait figure de modèle à suivre dans une Europe qui s’est quelque peu verdie dernièrement du coté de son Parlement.

Leçons de vie (1) Kübler-Ross et Kessler (JC Lattès et Pocket)

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« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

« Chacun de nous a un Gandhi et un Hitler en lui. Il s’agit bien sûr d’une image » écrit Elisabeth Kübler-Ross dans « Leçons de vie », un livre paru en 2002 chez Jean-Claude Lattès et chez Pocket en 2004 et qu’il n’est pas vain de lire ou de feuilleter à nouveau.

Alors, qu’en est-il de Gandhi et d’Hitler ? Le premier s’intéresse au meilleur de nous-même, le deuxième se rapporte au pire.

« C’est en nous confrontant à nos faiblesses, en nous débarrassant de notre négativité, en découvrant le meilleur de nous-même et d’autrui que nous pouvons apprendre de la vie et de ses difficultés. »

Au programme de cet ouvrage, quatorze leçons, celles qui nous mettent aux prises avec l’authenticité, l’amour, la relation à l’autre, le deuil, le pouvoir, la culpabilité, le temps, la peur, la colère, le jeu, la patience, le lâcher-prise, le pardon et le bonheur.

Mais, car il y a un « mais », il y a une dernière leçon : c’est celle de profiter pleinement de chaque jour.

« Dès maintenant ! » préconise-t-on dans le livre.

Assurément, c’est peut-être, parfois, la leçon la plus difficile à apprendre comme nous le découvrirons dans la prochaine chronique de « Littérature sans Frontières ».

En attendant, voici quelques propos au sujet de l’authenticité :

« Au cours de notre vie, nous interprétons de nombreux rôles (époux, père, mère, patron, gentil, révolté, etc.), mais il est rare que nous nous interrogions sur ce qu’ils cachent. Ceux-ci ne sont pas nécessairement négatifs et peuvent être utiles dans des situations délicates. Notre tâche consiste à trouver ceux qui nous conviennent et à éliminer les autres. C’est un peu comme lorsqu’on épluche un oignon, et cela peut aussi susciter quelques larmes. »

Familles à énergie positive : un défi à relever

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C’est à un véritable défi auquel vont s’atteler des dizaines de milliers de personnes à travers l’Europe pendant tout l’hiver. Réduire leur consommation d’énergie d’au moins 8% par rapport à l’hiver précédent.

Ce défi, c’est « Famille à énergie positive« . Une opération lancée pour la cinquième année consécutive par l’association Prioriterre, en partenariat avec l’ADEME et l’Union Européenne.

Le principe est simple : des équipes de 10 à 15 foyers se regroupent au sein d’un quartier, d’un village ou d’une entreprise, avec comme objectif d’économiser le plus d’énergie possible sur les consommations domestiques, de gaz et d’électricité, ou de toute autre énergie.

Un objectif à atteindre simplement en changeant ses habitudes et en appliquant des gestes simples au quotidien. Des « écogestes«  connus de tous ou des astuces auxquelles on ne pense pas toujours.

Remplir sa machine à laver ou le lave-vaisselle au maximum avant de le mettre en route, éteindre les appareils en veille, ou prendre des douches courtes… çà, on y pense relativement facilement.

Mais d’autres petits trucs sont moins évidents pour tous.

Ventiler ses pièces même en hiver, nettoyer régulièrement ses VMC, purger les radiateurs, ou mieux réguler la température de son eau chaude sanitaire… autant d’habitudes qui peuvent permettre de faire de substantielles économies.

Et c’est sur les plus gros postes, comme le chauffage, que ces économies peuvent être réalisées.

En 2008, un ménage français consacrait 70% de ces dépenses d’énergie dans l’habitat à se chauffer, et 10% à produire son eau chaude sanitaire. Avec les efforts en matière d’isolation, la proportion du chauffage tend tout de même à baisser.

En parallèle, la consommation d’électricité domestique utilisée en dehors du chauffage a été multipliée par 4 depuis 30 ans, en raison du besoin de confort des ménages et d’une qualité de vie devenue exigeante. Electroménager, ordinateur, internet, consoles de jeux, ont fait augmenter sensiblement cette consommation. En 2008, la consommation électrique d’un ménage français, hors chauffage et eau chaude, était de 2700 kwh/an.

Il y a donc un vrai défi à relever.

La première étape de ce défi consiste à noter sa consommation d’énergie de l’année dernière.

Puis, plus fastidieux mais oh combien important, des relevés de consommation hebdomadaires sont à effectuer. Ces relevés, l’équipe va aller les renseigner sur un espace personnel sur le site de l’opération. Le logiciel en ligne calculera alors l’évolution de la consommation en comparaison de celle de l’année précédente. Les données sont corrigées automatiquement en fonction du climat.

Dernière étape, la mise en pratique des 100 écogestes préconisés par l’association.

A gagner dans ce défi : une baisse des factures d’énergie, mais aussi une quantité d’astuces et le matériel nécessaire pour effectuer soi-même un tour d’horizon des consommations dans son logement.

Au bout de l’opération, les familles auront eu un vrai impact sur l’environnement. En utilisant moins d’énergie, chaque particulier réduit ses émissions de CO2 et participe à la lutte contre le changement climatique.

L’hiver dernier, avec plus de 17000 participants au niveau européen dont 9000 en France, c’est 10 millions de kwh qui ont été économisés, soit l’équivalent de la consommation annuelle d’un village de 1400 habitants, ou l’équivalent de la production annuelle d’une centrale solaire photovoltaïque de 60 000 m2 !

Alors que vous soyez une entreprise, un particulier, une association ou une collectivité, n’hésitez pas à rejoindre le défi. L’opération se déroule jusqu’au 30 avril 2013.

Réparons la terre de Wangari Maathai (Éd… H… d’Ormesson)

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« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

« Réutilisons, réduisons et recyclons », tel fut, en somme, le diagnostic porté par Wangari Maathai dans son ouvrage « Réparons la terre » paru en anglais en 2010 et, à présent, disponible en français aux Éditions Héloïse d’Ormesson.

« Si nous ne décidons pas d’enclencher ce processus de guérison, la planète pourrait à son tour ne plus prendre soin de nous », avait très justement prédit le Prix Nobel de la Paix 2004, militante féministe, pacifiste et écologique, autrement appelée « La femme arbre ».

Son discours s’est très souvent articulé autour d’un même concept : « La conservation des ressources naturelles et la paix vont de pair. »

De plus, elle n’a jamais établi de distinction entre des activités qualifiées de « spirituelles » et celles dites « laïques ».

Elle s’en expliqua :

« J’ai fini par reconnaître que nos efforts ne consistaient pas seulement à planter des arbres, mais aussi à semer des graines d’une autre espèce. »

Lesquelles ?

La réponse se fit nuancée, pour ne choquer personne :

« Celles-là même qui sont indispensables si l’on veut réparer les blessures infligées aux communautés que l’on a dépouillées de leur confiance en elles et de leur savoir. »

Décédée il y a un an, son combat se poursuit dans les quatre valeurs fondamentales du Mouvement de la Ceinture verte :

1. Amour de l’environnement.

2. Reconnaissance et respect des ressources de la terre.

3. Autonomisation et perfectionnement.

4. Esprit de service et d’entraide.

Le texte est à la fois militant et humaniste, ce qui n’est pas incompatible, bien sûr !

Que seront nos villes en 2050 ?

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« Comment vivrons-nous dans nos villes en 2050 ? » C’est la question que s’est posé le magazine TerraEco dans son dernier Hors-Série consacré à tous les projets innovants qui façonnent la ville de demain.

Epuisement des ressources, dérèglement climatique, augmentation et concentration de la population urbaine, les signaux alarmants nous poussent à repenser nos modes de vie, en urgence !

De nombreuses villes à travers le monde n’ont pourtant pas attendu les discours alarmistes récents pour entamer leur mutation. De Paris à Grenoble, de Rennes à Toulouse, mais aussi hors de nos frontières, à Pékin, Boston, Quito ou au Caire, des nouveaux lieux de vie se modèlent. L’après pétrole impose à ces métropoles de penser leur avenir plus vert, plus propre, plus humain où la notion du vivre ensemble prévaut…

Des villes plus humaines, plus denses aussi et plus solidaires. Car construire des villes plus durables, des écocités, ne se limitent plus à un coup de peinture verte. D’autres initiatives contribuent à améliorer le quotidien des urbains.

Urbanisme, architecture, nouvelles technologies ou encore consommation, TerraEco rend compte des solutions imaginées autour de la planète.

Dans la communauté de communes du Méné, en centre Bretagne, les élus ont fait le pari de l’autonomie énergétique totale pour 2030. Une usine de méthanisation ou un parc éolien font partie des investissements lancés pour réussir ce pari.

A Grenoble, ce sont des immeubles à énergie positive qui vont bientôt sortir de terre. Le béton aura laissé place au bois d’œuvre et au pisé… Un système de ventilation naturelle permettra d’éviter le recours à la climatisation et des panneaux solaires seront installés.

Vous découvrirez aussi que la ville du futur sera une ville connectée. Comme PlanIT Valley, une métropole high-tech qui verra le jour en 2015 au nord du Portugal. Des millions de capteurs électroniques géreront la fluidité du trafic routier comme la gestion de l’éclairage des bâtiments ou le chauffage. Un investissement de 19 milliards de dollars pour cette méga-cité qui doit accueillir 225000 habitants.

Être une ville ultra connectée, c’est aussi l’ambition du Grand Lyon, la communauté urbaine lyonnaise va démultiplier l’implantation de capteurs électroniques dans l’agglomération afin de gérer au plus près la circulation, l’offre de transports alternatifs ou la consommation d’énergie, avec l’objectif, à l’horizon 2020, d’économiser 200.000 tonnes de CO2 chaque année.

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Terraeco : Comment vivrons nous dans nos villes en 2050 ?

Ce numéro de TerraEco nous pousse aussi à réfléchir à la ville idéale, avec l’appui de chercheurs, d’urbanistes, d’architectes ou d’élus locaux… Parmi eux, la géographe Cynthia Emelianoff espère que la ville de demain sera une ville tempérée par ses espaces verts, avec moins de mobilité motorisée, sachant mutualiser et économiser l’énergie. Pour elle, « le seul moyen d’aller vers une société durable est de diminuer notre consommation globale, de prendre le chemin de la décroissance matérielle et énergétique. »

La question de la dépendance alimentaire de nos villes est également posée. La plupart des métropoles ne peuvent se suffire à elle-même pour pourvoir à l’alimentation de sa population, à l’exemple de la région parisienne qui ne produit qu’à peine un sixième des fruits et légumes consommés par la capitale.

Les villes doivent penser à être le plus autosuffisantes possible. Sans tomber dans une folie maraichère excessive qui transformerait les Champs Elysées en bananeraie ou les grandes tours de la Défense en potager vertical, il s’agit là de grignoter partout où le peut, des surfaces cultivables pour rapprocher la production du consommateur. En prenant garde tout naturellement à ne pas polluer les nouvelles terres cultivées par des intrants qui souilleraient les nappes phréatiques, et donc notre eau.

Cela passe par une conversion des exploitations vers une agriculture biologique, et une transformation de nos habitudes alimentaires, en diminuant entre autres notre ration de protéines animales.

La ville doit enfin prendre son temps.

Pour le sociologue Jean-Yves Boulin, le citadin a besoin de souffler. « La ville vivable doit concilier vitesse et lenteur, avec d’un côté, la nécessité d’aménager des espaces de lenteur, où le citadin peut se poser, et de l’autre, elle doit permettre des flux rapides, pour aller au travail et effectuer les tâches contraintes. »

En 2015, il y aura dans le monde 36 mégalopoles de plus de 10 millions d’habitants. En 2020, 80% des européens vivront dans des zones urbaines. Et en 2050, les deux tiers des habitants de notre planète seront des citadins.

Il y a donc urgence à modifier en profondeur notre manière de vivre pour « imaginer des villes viables, vivables et désirables. » Une petite révolution !

Se retenir aux brindilles de Sébastien Fritsch (Éd… Fin mars, début avril)

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« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

Quel étrange et haletant roman que « Se retenir aux brindilles » de Sébastien Fritsch paru aux « Éditions Fin mars, début avril ».

Ariane, personnage principal, s’est, dès son enfance, enfoncée dans un environnement fort particulier. Par exemple, celui de dire qu’elle était orpheline de mère, odieusement tuée dans un attentat, alors qu’elle était prisonnière d’un fauteuil roulant et restait confinée dans la demeure familiale : « Cela me semblait diablement plus efficace pour faire pleurer dans les chaumières… et obtenir qu’on me fiche la paix », expliquait-elle.

Alors, l’auteur, avance dans son histoire à pas feutrés (ou très lourds, selon les circonstances). Il avance avec méticulosité, il dissèque chaque situation à la manière d’un spécialiste de la microchirurgie.

Trente ans après son enfance, Ariane retourne dans son village, plus particulièrement au château abandonné, devenu hôtel, « pour approcher suffisamment mes frayeurs d’enfant pour effacer mes angoisses d’adulte. »

Et, nous voici repartis pour une nuit d’angoisse avec ce mélange subtil entre le passé et le présent qui, au fil des chapitres, va crescendo, le tout ponctué de très jolies phrases malgré un scénario parfois assez dur : « Profitons de la lumière du jour jusqu’au dernier moment, me disait ma mère chaque soir, alors que la pénombre aurait déjà interdit à tout chien errant de se faire passer pour autre chose qu’un loup. »

Et le titre de cet ouvrage, « Se retenir aux brindilles », encore une énigme ? Voici un élément de réponse, sans dévoiler davantage ledit scénario au risque de casser le suspense, élément apporté par Ariane elle-même, le visage tuméfié de femme battue, du moins on le devine, qui tente de dialoguer avec la vieille Marthe, devenue amnésique : « Le silence de Marthe pèse de nouveau sur moi : je ne parviens plus à trouver les mots ; j’ai beau chercher comment poursuivre mes explications, rien ne vient. Je m’enfonce au contraire dans les pensées les plus sombres, comme aspirée par un marécage, incapable de trouver ne serait-ce qu’une brindille à laquelle m’accrocher. »

Ce roman est le cinquième de Sébastien Fritsch et, assurément, il ne déparerait pas dans les cadeaux à offrir en cette fin d’année. Ne fût-ce que pour trouver la réponse aux questions posées par l’auteur : « Fuir ou rester ? Avancer ou reculer ? Abandonner ou se retenir aux brindilles ? »

Eaupen, le recensement des points d’accès à l’eau en ville !

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Chacun en a surement déjà fait l’expérience au détour d’une balade en ville par grosse chaleur : difficile de trouver à se désaltérer facilement. A moins d’aller à la supérette du quartier pour acheter une bouteille d’eau de source, trouver de l’eau accessible au détour d’une rue n’est pas la chose la plus aisée…

Pour remédier au problème, l’association Eaupen vient de mettre en ligne une plateforme collaborative destinée à recenser et localiser les points d’eau disponibles en France. Elle souhaite ainsi offrir à chaque citoyen la possibilité de trouver de l’eau, où qu’il soit, et lui éviter d’avoir à acheter une bouteille en plastique. Elle permet ainsi de minimiser la production de déchets.

Ces accès publics existent, encore faut-il en connaitre leur situation.

Lancée en 2011, Eaupen a déjà convaincu Paris de lui fournir les lieux d’implantation des points d’eau publics. Rennes et Montpellier lui ont déjà emboité le pas.

– Samuel Degrémont est le cofondateur d’Eaupen.

« On est en général assez proche d’une fontaine, mais on ne le sait pas forcément. Environ 500 points d’eau publics existent à Paris. A Rennes, il y a déjà une trentaine de points de recensés, et une cinquantaine sur Montpellier. L’idée est donc d’être le lieu de mise à disposition du public des fontaines en accès libre… »

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Des points d’eau à Puteaux, en Charente ou encore dans le Vercors sont déjà venus augmenter la liste.

L’implication des services municipaux est l’un des moyens mis en œuvre par Eaupen. Mais l’association entend aussi mettre à contribution chaque citoyen au moyen de l’application téléchargeable pour téléphone mobile. Chacun pourra signaler une fontaine et enrichir la base de données disponible sur internet.

Au-delà du simple espace public, Eaupen souhaite aussi convaincre les établissements privés de s’associer à la démarche. Car la lutte contre les déchets doit concerner aussi les boutiques, les bars, ou les restaurants. Tous ces partenaires privés sont aussi sollicités dans ce repérage citoyen.

« On fait rentrer des gens dans ces établissements pour prendre un verre d’eau en échange un contact se noue avec des personnes qui ne seraient pas forcément rentrées. Ce travail de partenariat est menée avec touts sortes de boutiques. Ce n’est pas réservé aux enseignes d’alimentation ou de restauration. »

Cet état des lieux permet aussi de répondre à une exigence de service public et d’offre sociale : l’accès des plus démunis à une eau gratuite.

L’association a été présentée dans un guide édité à l’occasion du Forum Mondial de l’eau comme une démarche qui peu permettre aux plus démunis d’avoir cet accès à l’eau.

« Les plus démunis n’ont pas forcément d’accès au téléphone mobile, mais les travailleurs sociaux pourraient leur indiquer où ils peuvent trouver de l’eau en cas de besoin… »

Economie financière pour le consommateur… économie de déchets aussi… les bouteilles en plastique représentent chaque année plus de 230 000 tonnes de déchets, dont la moitié seulement est recyclée.