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Régie publique de l’eau à Lyon : des enjeux capitaux

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Le 12 novembre prochain, le Grand Lyon décidera de son nouveau mode de gestion de l’eau pour les années futures.

Véolia, Suez et la Saur se partagent la délégation de service public, depuis 30 ans. Cette délégation au privé à la faveur du maire de Lyon Gérard Collomb. Mais les partisans d’un retour en Régie Publique ne ménagent pas leur peine pour tenter de faire pencher la balance en leur faveur.

Le Collectif Les Etats Généraux du Service Public 69 est à la pointe de cette mobilisation. Depuis un an, il multiplie les débats pour convaincre citoyens et élus de la nécessité d’un vrai débat sur la gestion de l’eau. Car les enjeux ne sont pas minces.

Jean-Michel Drevon est l’animateur de ce Collectif.

« Le contrat du Grand Lyon n’est pas une petite affaire.

Les fermiers ont perdu Paris, ils vont perdre Toulouse, alors perdre ou pas Lyon n’est pas sans importance. C’est 1,3 millions d’habitant et 100 millions d’euros par an de contrat. Sur un contrat de 12 ans, c’est 1,2 milliards d’euros d’assuré ! »

Le retour en Régie Publique s’accompagnerai, à terme, d’une baisse du coût de l’eau pour les usagers. C’est ce qu’argumente le collectif à l’incitative de la mobilisation, en s’appuyant sur l’exemple parisien.

« Quand vous revenez en Régie Publique après 30 ans de délégation, vous ne savez pas dans quel état vous allez récupérer le patrimoine… Sur le Grand Lyon, le taux de renouvellement du réseau est de 0,5%. Pour renouveler l’ensemble du réseau, il faudrait 200 ans !

Sur la communauté urbaine, il y a plus de 22% de fuites. Quand Véolia pompe 100 millions de mètres cube d’eau, il en distribue moins de 80. Où passent les 20 millions de mètres cube – qui représentent 20 millions d’euros environ ?

Donc un retour en régie Publique se traduira dans un premier temps par plus d’investissement. Donc la baisse ne sera pas aussi forte immédiatement que ce qu’elle pourrait être. »

A Paris, le prix de l’eau à commencer à baisser au bout d’un an une fois le constat fait des marges suffisantes qui étaient réalisées. Libéré de l’obligation de rémunérer les actionnaires, la communauté urbaine de Lyon doit à son tour se réapproprier l’ensemble de la gestion pour agir concrètement sur les coûts.

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« Cela coûtera moins cher parce que vous n’aurez pas à rémunérer les actionnaires. On nous dit : « Ces grands groupes ont une capacité de mutualisation au niveau national qui leur fait faire des économies d’échelle…. »

C’est vrai, mais en même temps en partie faux. Car ces grands groupes peuvent passer des marchés sans appel public. Ils font marcher leur sous traitants. Quand Véolia affiche une marge de 12% annuel en 2011, la réalité est proche de 17 à 18% car ils font faire du bénéfice à des sous traitants qui n’apparaissent pas.

En Régie Publique, il y a un appel à marchés à chaque fois que l’on fait des travaux. Le Grand Lyon reconnaît lui-même que quand il fait des appels à marchés avec les mêmes sous traitants que Véolia, il est 50% moins cher. »

C’est donc en toute connaissance de cause que les élus communautaires devront se prononcer le 12 novembre prochain, aidés par l’action du Collectif Les Etats Généraux du Service Public 69.

D’ores et déjà, la maire du 1er arrondissement, Nathalie Perrin-Gilbert, a a décidé de soutenir la gestion publique de l’eau, après avoir assisté au dernier débat du collectif ce samedi 13 octobre. Un collectif qui ne relâchera pas la pression si d’aventure la délégation de service public était reconduite. Jusqu’en 2015, tout reste possible…

La fascinante vie quotidienne des Français de JP Rorive (Éd… Jourdan)

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« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff

Bienheureux les étudiants de Jean-Pierre Rorive, professeur et auteur de « La fascinante vie quotidienne des Français » paru aux Éditions Jourdan, puisqu’ils ont participé par leurs recherches à la trame de cet imposant ouvrage de quelque 500 pages qui compte sept parties : les Gaulois, le Moyen Âge, la Renaissance, le Grand Siècle, le Siècle des Lumières, le XIXe siècle, les XXe et XXIe siècles.

Us et coutumes, petites histoires et grandes traditions, anecdotes savoureuses et mœurs bizarres, défilent sur un rythme soutenu en une série de chapitres qui abordent aussi bien l’alimentation que la sécurité, les maladies que les fêtes, la condition ouvrière que les extravagances des nobles.

On y trouve l’une ou l’autre histoire de la Société des Francs-Péteurs, celle, alambiquée, de Francs-Maçons, des moniales mariées et des curés travestis à la Révolution.

Voici, pour illustrer davantage mon propos, quelques exemples :

. En cas d’angine, du temps gallo-romain, on recommandait d’avaler une hirondelle, voire absorber des excréments de chiens ou d’enfants.

. Au VIIe siècle, selon un ouvrage juridique, une femme pouvait être répudiée sous prétexte de stérilité, de déformation, de bêtise, de fougue, de gaspillage, d’impolitesse, d’alcoolisme, de gloutonnerie, de bavardage excessif, de brusquerie ou de grossièreté.

. Onze à douze siècles plus tard, il était recommandé à un jeune couple voulant éviter la stérilité, d’aller uriner dans le trou de la serrure de l’église où avait été consacré le mariage.

Allez, une dernière pour terminer cette chronique : au XVIIIe siècle, le suicide était considéré comme un crime, alors gare à celui qui se ratait : il était passible de la peine de mort !

Vers une régie publique de l’eau à Lyon ?

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Cela fait près de 30 ans que la production et la distribution de l’eau à Lyon est confiée à un délégataire de service public…

Le contrat des trois grands groupes privés, Véolia, Suez et la Saur, qui se partagent le marché lyonnais prendra fin en 2016, mais les discussions pour une prolongation de ces contrats sont déjà sur la table…

Prolongation ou changement radical de gestion ?…

Le Grand Lyon, la communauté urbaine lyonnaise, doit trancher le 12 novembre prochain.

Une échéance qui mobilise les partisans d’un retour en Régie Publique qui s’activent déjà depuis plus d’un an pour que le débat sur la question ait lieu…

Le Collectif Les Etats Généraux du Service Public 69 est à la pointe de cette mobilisation en faveur d’une gestion publique. Il pointe notamment le coût excessif de l’eau à Lyon. Selon de nombreuses études, la facture lyonnaise est l’une des plus chères de France.

Jean-Michel Drevon est l’animateur de ce Collectif.

L’eau du Grand Lyon en distribution est la 3° plus chère de France.

Le prix de l’eau est dans la moyenne française (production distribution et assainissement.

L’assainissement dans le Gd Lyon est en Régie Publique. C’est le moins chère de France et un des meilleurs de France.

Un argument supplémentaire pour ramener l’ensemble de la gestion de l’eau dans le giron public.

L’eau n’est pas une marchandise. Ce bien commun de l’humanité doit être public et géré comme tel. C’est l’un des arguments des partisans de la Régie Publique. Un argument entendu par le contribuable lyonnais pour qui le cout de l’eau n’est pas, spontanément, la première préoccupation.

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Alors que le maire de Lyon, Gérard Collomb s’est déjà dit plutôt favorable à un maintien de la délégation de service public, le collectif des Etats Généraux du Service Public 69 entend étendre le débat au-delà du cercle fermé des initiés. Car les lignes peuvent encore bouger…

La pression a été portée sur les partis politiques, avec en vue la perspective des élections de 2014… Les partenaires politiques de Gérard Collomb sauront se montrer convaincants.

On leur dit, le 12 novembre, repoussez la décision et ouvrez un véritable public…

Un grand forum est organisé ce samedi 13 octobre, salle de la Mutualité dans le 3° arrondissement de Lyon, de 14h à 18h. 4 heures pour convaincre citoyens et élus de la nécessité d’un vrai débat sur la gestion de l’eau, pour que 12 novembre prochain, les élus communautaires prenne en compte tous les paramètres et se prononcent pour un report de la décision finale…

Le temps d’un vrai débat citoyen.

Un débat lyonnais sur lequel nous reviendrons la semaine prochaine, sur Frequenceterre.

Un souper de neige de Jean Anglade (Pocket)

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« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

« Un souper de neige » de Jean Anglade (Pocket) est un ouvrage classique dans l’imposante bibliographie de « terroir » de cet auteur auvergnat, dont il a déjà été question dans la présente chronique.

Avec « Un souper de neige », il s’agit de l’histoire de plusieurs habitants d’un village établi sur la frontière départementale entre le Cantal et l’Aveyron et qu’une ligne blanche tracée sur le sol départage dans des sagas dignes de Clochemerle.

Parmi eux, Léonce, enfant bâtard de la paroisse de Saint-Christophe, et Flora, une jeune fille de Saint-Nicol.

Dès leur plus jeune âge, ils sont attirés l’un vers l’autre, au point de se déclarer un amour qui devait être à l’abri de toute mauvaise surprise.

Hélas pour eux, les parents de Flora la marièrent à un nanti et, alors, Léonce s’enfuit littéralement à Paris pour exercer durant des décennies le métier de limonadier.

Âgés de soixante-dix ans, lui revint au village, elle, veuve, également…

Au-delà de cette histoire, voici quelques citations pour mieux la camper :

« L’honnêteté, jointe à un travail assidu et à un peu d’astuce, peut enrichir aussi bien et mieux que la friponnerie. »

« Il faut se méfier du doux, parce que la vie est amère. »

« Une indulgence plénière lessive sans savon de tous ses péchés. »

« Un bonheur espéré est souvent plus beau que le bonheur lui-même. »

« Un homme pauvre qui a un livre est plus riche qu’un millionnaire qui ne lit jamais. »

Action contre la Faim : 300 millions de héros

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Çà commence comme un match de foot que l’on s’apprête à regarder dans son fauteuil, ou entre amis dans un bar, avec quelques pizzas et des boissons. Bien installé, on s’enthousiasme à chaque action, on s’inquiète d’une baisse de régime, on s’esclaffe devant le but enfin atteint…

Et puis il y a les images regardées par ces groupes de personnes réunis autour d’un même spectacle… Les commentaires se font plus précis… Et là, c’est à une émission de téléréalité que l’on a l’impression d’assister…

Sur l’écran, une jeune haïtienne, un bidon à la main, tente de ramener de l’eau à sa famille, à son village…

C’est la dernière campagne choc d’ACF, Action Contre la Faim… « 300 millions de héros ». Elle pointe l’urgence, toujours et encore, de donner accès à l’eau et à l’assainissement, partout où il n’y en a pas.

L’eau est une urgence humanitaire. ACF rappelle que 300 millions de personnes affectées par les catastrophes naturelles, les conflits ou les épidémies ont un besoin urgent en eau et assainissement.

D’ici 2015, c’est demain, le nombre de personnes affectées par des catastrophes climatiques augmentera de plus de 50%.

Le changement climatique, la croissance démographique et l’urbanisation exacerbent les crises hydriques. 40% de l’expansion urbaine mondiale se fait sous forme de bidonvilles.

Chaque année, ce sont 2,2 millions de personnes qui décèdent des suites de diarrhées, pourtant évitables.

1,2 million des victimes de ces diarrhées sont des enfants de moins de cinq ans.

Aujourd’hui, 884 millions de personnes ne bénéficient pas d’un accès adapté à une source d’eau potable, et 2,6 milliards d’êtres humains n’ont toujours pas accès à des installations sanitaires de base.

Avec son programme Eau, Hygiène et Assainissement, les équipes d’Action Contre la Faim se mobilisent chaque jour afin que les personnes rendues vulnérables par une rupture brusque de l’approvisionnement en eau, et dépourvues d’hygiène, bénéficient de solutions adaptées.

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A travers plusieurs vidéos, ACF donne un coup de projecteur sur les actions mises en place aux quatre coins du globe. Et rend hommage aux acteurs locaux sur place, par le témoignage d’enfants impliqués dans l’approvisionnement quotidien en eau de leur village.

A Oulan Bator, en Mongolie, Davaadalai Enkhnasan, 11 ans, s’occupe de l’approvisionnement en eau pour sa famille. Tous les jours il transporte 70 litres d’eau qui servent aux besoins quotidiens de la maison. Passionné de contorsion, il parle régulièrement d’hygiène avec ses amis de classe.

A Susya, en Cisjordanie, Nagham, elle, sait très bien ce qu’elle veut : devenir médecin, et construire sa maison avec de l’eau courante. Et rêve d’une salle de bain avec de l’eau froide et chaude et de toilettes propres.

A Hanlonli, au Burkina Faso, Polenli Tankoano, 12 ans, est responsable du club de santé scolaire de son école. Dans un monde idéal selon Polenli, il y aurait un forage dans chaque village pour que les enfants ne tombent pas malades.

A Haïti, Djemahra, est une collégienne de 11 ans qui vit à Gonaïves, au nord du pays. Elle fait partie du comité d’assainissement de son école. Son rêve : une piscine chez elle et des toilettes propres pour ses amis.

Comme pour Djemahra, Polenli, Davaadalai, Nagham, et les autres, l’eau est un produit de luxe pour des millions de personnes qui doivent se battre au quotidien pour récolter chaque goutte de cette eau, véritable or bleu !..

Une étrange entreprise de Jean Anglade (Pocket)

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« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

« Une étrange entreprise » de Jean Anglade (Pocket) évoque l’existence d’Henri, fils d’Ahmed, dit Albert, Kabyle de naissance, et de Joséphie, Auvergnate. À l’état civil, on a omis un « n » pour faire Joséphine !

Un Ahmed envoyé en 1914 dans les tranchées de la Marne, de la Meuse et de la Somme alors qu’il avait à peine 16 ans.

Il fut enrôlé sous le titre hypocrite de « volontaire désigné » ! Heureusement, il échappa au massacre et vint fonder une famille en Auvergne, une oreille en moins, celle laissée dans le carnage concocté par des militaires assoiffés de gloriole.

Son capitaine, industriel dans le civil, l’amena à Thiers afin qu’il soigne ses chevaux. Le Kabyle accepta et, selon lui, il devint alors « quelqu’un ».

Quelques années plus tard, Henri se souvint de la Foire au Pré et de la troupe « Les Allumeurs de becs à gaz » avec leurs camelots, acrobates, bouffons, clowns… Il devint aussi clown professionnel !

D’ailleurs, son institutrice lui avait prédit le métier de saltimbanque tant ses farces et blagues étaient nombreuses. « C’est vrai qu’il vaut mieux faire rire que faire pleurer ! », avait-elle dit à Joséphie.

Dans ce livre, Jean Anglade, bientôt centenaire !, dépeint avec une rare précision le quotidien de la société auvergnate et il nous entraîne dans une saga poignante, parfois drôle, quelquefois dramatique ou, alors, franchement surprenante, telle une « blague » concernant Auschwitz. Néanmoins, il la justifie : « Plaisanter de la mort, c’est lui enlever un peu de son horreur ».

Et, l’auteur de conclure : « De nos jours, les sciences, c’est pour gagner de l’argent, les lettres, c’est pour le bonheur » !

La planète en déficit d’eau d’ici 2025

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D’ici 2025, la planète ne disposera plus assez d’eau pour produire la quantité de nourriture nécessaire à une population mondiale en constante progression.

C’est ce qui ressort d’une étude publiée par un groupe de 40 anciens dirigeants de la planète, où siègent notamment Bill Clinton et Nelson Mandela.

Nous serons 9 milliards d’individus d’ici la fin du siècle. Cet accroissement de la population, conjuguée aux changements climatiques qui vont réduire les ressources en eau, risque de multiplier les conflits autour du globe.

Des pays comme la Chine et l’Inde sont susceptibles d’être confrontés à des pénuries d’ici une vingtaine d’années, d’après ces dirigeants, qui ont appelé le Conseil de Sécurité de l’ONU à être plus impliqué.

Le Président de ce Conseil InterAction, l’ancien premier ministre canadien Jean Chrétien, souligne que « l’impact politique futur de la rareté de l’eau pourrait être dévastateur et conduire à des tensions, comme celles qui font rage au Moyen Orient au sujet du fleuve Jourdain. »

Alors que jusqu’à présent, le Conseil de Sécurité de l’ONU traite la question de l’eau comme l’un des facteurs de tension, l’étude indique que cette question devrait être au contraire prioritaire.

Les conflits liés à l’eau existent déjà. L’Egypte et ses voisins se disputent le Nil, le fleuve Hirmand opposent iraniens et afghans, et la question des aquifères est l’un des points d’achoppement du conflit israélo-palestinien.

Avec 1 milliard de bouches de plus à nourrir dans le monde d’ici 2025, l’agriculture mondiale, à elle seule, aura besoin de 1000 km cubes d’eau de plus par an. Cette augmentation est équivalente au débit annuel de 20 fleuves comme le Nil ou de 100 fleuves semblables au Colorado.

La plus grosse demande en eau sera concentrée évidemment sur les régions conjuguant poussée démographique, croissance économique et utilisation intensive de l’irrigation, comme aux Etats Unis, en Inde ou en Chine… Dans ces deux derniers pays, les demandes en eau excéderont leurs ressources propres.

Les phénomènes climatiques extrêmes, tels que les inondations, la sécheresse ou les glissements de terrain, deviendront plus fréquents dans les années à venir, ce qui devrait aggraver encore la pénurie.

Ces anciens dirigeants de la planète soulignent aussi dans leur rapport que le monde pourrait économiser l’eau et passer à ce qu’ils appellent une « économie bleue ».

Dans les pays en développement, le simple entretien des réseaux de distribution pourrait permettre d’économiser 40% de l’eau domestique actuellement perdue.

Le choix de cultures moins intensives est également l’une des solutions préconisées pour certains pays.

Enfin, l’étude insiste sur les investissements à fournir pour améliorer l’accès à l’eau potable et à l’assainissement. Les dépenses devraient ainsi être augmentées de 11 milliards de dollars par an… Des investissements qui devraient engendrer 3 à 4 fois plus de bénéfices, et surtout permettre aux 3 milliards d’individus n’ayant pas accès à l’eau potable ou à l’assainissement d’espérer une vie meilleure.

Les filles de Roz-Kelenn d’Hervé Jaouen (Pocket)

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« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

Née en Bretagne en 1892, Isabelle en a vécu des moments exceptionnels dont celui, entre autres, d’avoir été tôt orpheline de père et de mère, d’avoir mendié en compagnie de sa sœur afin de ne pas mourir de faim, d’avoir été honteusement exploitée dans une ferme, d’avoir trouvé le bonheur dans un mariage heureux avec François…

À la force du poignet, le couple géra une ferme avant que le jeune homme ne soit envoyé à la guerre.

Isabelle accoucha de jumeaux, un garçon et une fille, prénommés François et Jeannette, mais leur père ne survécut pas aux gaz mortels lancés par les Allemands.

La douleur d’Isabelle fut trop vive : « s’être sortie de la misère pour connaître une misère pire encore, c’était injuste et insupportable », précise Hervé Jaouen dans son remarquable roman « Les filles de Roz-Kelenn » (Pocket).

Alors, Isabelle quitta la Bretagne avec ses enfants et prit la gérance d’un bateau-lavoir en Touraine. Elle devint même patronne d’une dizaine de lavandières qui lavaient, repassaient et pliaient le linge des nantis.

L’argent rentra à flots !

Une douzaine d’années plus tard, elle revint en Bretagne et récupéra la ferme où elle avait connu le bonheur avec son mari et elle acheta aussi des terres.

Son fils la seconda dans son entreprise, mais il n’était guère apprécié des travailleurs tant il était dur, voire violent.

Comment allait-il se comporter avec les maquisards qui harcelaient les Allemands en 1944 ? Son mariage avec la gentille Adelice serait-il heureux, elle qui lui donnera trois filles alors qu’il espérait des garçons ? Pourrait-il supporter le caractère bien trempé de sa sœur ? Resterait-il lié à sa mère ? Entendrait-il ses commis le traiter de « saleté de patron » et « d’emmerdeur » ? Accepterait-il la révolte de sa fille ainée, qui l’appelait le « vieux con » et « ordure » ?

Tout ce monde finira-t-il par se réconcilier alors que « les jours paressent et que les années galopent » ?

L’ouvrage d’Hervé Jaouen est un roman de terroir poignant où la puissance des caractères n’efface pas celle de certains sentiments…

Le vélo au service du pouvoir d’achat

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Jusqu’à 6 centimes par litre !

C’est la baisse annoncée par le gouvernement pour le prix de l’essence. Une baisse décidée pour trois mois et qui sera suivie d’un mécanisme « plus pérenne » pour réguler les prix.

Ces 6 centimes, partagé entre l’Etat et les distributeurs, peuvent séduire au premier abord, mais ne convainc pas les partisans d’une autre mobilité.

C’est le cas du Club des Villes et Territoires Cyclables qui ne voit rien dans cette mesure qui puisse favoriser les alternatives à la voiture.

Gilles Pérole est le vice Président de ce club et président de l’instance de coordination nationale pour l’apprentissage de la mobilité à vélo.

« C’est une mesure très couteuse pour le budget de l’Etat – 300 millions d’euros pour trois mois… L’essence continuera à augmenter. Il faut donc proposer des solutions alternatives pérennes.

50% des déplacements font moins de deux kilomètres. Ils pourraient se faire à vélo.

Le vélo a un impact économique très positif. La part modale du vélo – la part prise par le vélo dans les déplacements – est de 3% et le chiffre d’affaire du secteur du vélo représente 4,5 milliards d’euros. 3% de part modale équivaut à 35000 emplois. Si on double cette part, on créée 35000 emplois supplémentaires. Et on aurait un chiffre d’affaire de 9 milliards d’euros.

Avec 300 millions d’euros (le coût de la baisse des taxes), on aurait pu offrir un million de vélo, ou réaliser 20 millions de kilomètres bandes cyclables… »

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Les vélos en libre service se développent, des plans vélo municipaux voient le jour un peu partout, mais ces initiatives pourraient être dopées si l’on ne laissait pas les collectivités seules, souligne le Club des Villes et Territoires Cyclables… Un club qui représente les trois quart de la population française.

« Si l’Etat travaillait plus en étroite collaboration avec les collectivités, les alternatives à la voiture comme le vélo pourraient se développer beaucoup plus vite. »

Le Club des Villes et Territoires Cyclables a soumis 10 propositions au gouvernement pour développer le vélo dans les cités…

Il propose entre autres d’affecter 10% du budget des routes nationales et autoroutes pour l’aménagement d’itinéraires vélos, de jalonner les grands itinéraires de voies vertes et de « véloroutes », d’instaurer une indemnité kilométrique pour les salariés allant au travail à vélo, de mettre en place au niveau national des actions d’apprentissage du vélo ou encore de développer les vélo-écoles.

Les Ardennes de Bernard Chopplet et Jean-Marie Lecomte (Éd…Noires Terres)

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« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

« Les Ardennes » de Bernard Chopplet et Jean-Marie Lecomte (Éditions Noires Terres) est un guide qui présente avec beaucoup d’intérêt une immense région par trop méconnue par rapport aux touristiques Provence, Bretagne, Normandie, Bourgogne, Pyrénées et Alpes, par exemple.

Ce guide de découverte, richement illustré, aborde les neuf pays qui composent le département avec, parfois, une petite référence aux Ardennes belges voisines.

Dans cet ouvrage, fort de plus de 400 pages, il y a des pans d’Histoire, bien entendu, dont les guerres 14-18 et 40-45, mais, aussi, des légendes qui traversent les siècles, celle des 4 Fils Aymon (photo d’un fils) est même connue dans le monde entier, ainsi que la présentation d’une grande diversité de paysages, des traditions séculaires, le caractère bien marqué des Ardennais, et, encore, des produits de terroir qui en font une spécificité, souvent artisanale, de renom.