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Que seront nos villes en 2050 ?

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« Comment vivrons-nous dans nos villes en 2050 ? » C’est la question que s’est posé le magazine TerraEco dans son dernier Hors-Série consacré à tous les projets innovants qui façonnent la ville de demain.

Epuisement des ressources, dérèglement climatique, augmentation et concentration de la population urbaine, les signaux alarmants nous poussent à repenser nos modes de vie, en urgence !

De nombreuses villes à travers le monde n’ont pourtant pas attendu les discours alarmistes récents pour entamer leur mutation. De Paris à Grenoble, de Rennes à Toulouse, mais aussi hors de nos frontières, à Pékin, Boston, Quito ou au Caire, des nouveaux lieux de vie se modèlent. L’après pétrole impose à ces métropoles de penser leur avenir plus vert, plus propre, plus humain où la notion du vivre ensemble prévaut…

Des villes plus humaines, plus denses aussi et plus solidaires. Car construire des villes plus durables, des écocités, ne se limitent plus à un coup de peinture verte. D’autres initiatives contribuent à améliorer le quotidien des urbains.

Urbanisme, architecture, nouvelles technologies ou encore consommation, TerraEco rend compte des solutions imaginées autour de la planète.

Dans la communauté de communes du Méné, en centre Bretagne, les élus ont fait le pari de l’autonomie énergétique totale pour 2030. Une usine de méthanisation ou un parc éolien font partie des investissements lancés pour réussir ce pari.

A Grenoble, ce sont des immeubles à énergie positive qui vont bientôt sortir de terre. Le béton aura laissé place au bois d’œuvre et au pisé… Un système de ventilation naturelle permettra d’éviter le recours à la climatisation et des panneaux solaires seront installés.

Vous découvrirez aussi que la ville du futur sera une ville connectée. Comme PlanIT Valley, une métropole high-tech qui verra le jour en 2015 au nord du Portugal. Des millions de capteurs électroniques géreront la fluidité du trafic routier comme la gestion de l’éclairage des bâtiments ou le chauffage. Un investissement de 19 milliards de dollars pour cette méga-cité qui doit accueillir 225000 habitants.

Être une ville ultra connectée, c’est aussi l’ambition du Grand Lyon, la communauté urbaine lyonnaise va démultiplier l’implantation de capteurs électroniques dans l’agglomération afin de gérer au plus près la circulation, l’offre de transports alternatifs ou la consommation d’énergie, avec l’objectif, à l’horizon 2020, d’économiser 200.000 tonnes de CO2 chaque année.

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Terraeco : Comment vivrons nous dans nos villes en 2050 ?

Ce numéro de TerraEco nous pousse aussi à réfléchir à la ville idéale, avec l’appui de chercheurs, d’urbanistes, d’architectes ou d’élus locaux… Parmi eux, la géographe Cynthia Emelianoff espère que la ville de demain sera une ville tempérée par ses espaces verts, avec moins de mobilité motorisée, sachant mutualiser et économiser l’énergie. Pour elle, « le seul moyen d’aller vers une société durable est de diminuer notre consommation globale, de prendre le chemin de la décroissance matérielle et énergétique. »

La question de la dépendance alimentaire de nos villes est également posée. La plupart des métropoles ne peuvent se suffire à elle-même pour pourvoir à l’alimentation de sa population, à l’exemple de la région parisienne qui ne produit qu’à peine un sixième des fruits et légumes consommés par la capitale.

Les villes doivent penser à être le plus autosuffisantes possible. Sans tomber dans une folie maraichère excessive qui transformerait les Champs Elysées en bananeraie ou les grandes tours de la Défense en potager vertical, il s’agit là de grignoter partout où le peut, des surfaces cultivables pour rapprocher la production du consommateur. En prenant garde tout naturellement à ne pas polluer les nouvelles terres cultivées par des intrants qui souilleraient les nappes phréatiques, et donc notre eau.

Cela passe par une conversion des exploitations vers une agriculture biologique, et une transformation de nos habitudes alimentaires, en diminuant entre autres notre ration de protéines animales.

La ville doit enfin prendre son temps.

Pour le sociologue Jean-Yves Boulin, le citadin a besoin de souffler. « La ville vivable doit concilier vitesse et lenteur, avec d’un côté, la nécessité d’aménager des espaces de lenteur, où le citadin peut se poser, et de l’autre, elle doit permettre des flux rapides, pour aller au travail et effectuer les tâches contraintes. »

En 2015, il y aura dans le monde 36 mégalopoles de plus de 10 millions d’habitants. En 2020, 80% des européens vivront dans des zones urbaines. Et en 2050, les deux tiers des habitants de notre planète seront des citadins.

Il y a donc urgence à modifier en profondeur notre manière de vivre pour « imaginer des villes viables, vivables et désirables. » Une petite révolution !

Se retenir aux brindilles de Sébastien Fritsch (Éd… Fin mars, début avril)

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« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

Quel étrange et haletant roman que « Se retenir aux brindilles » de Sébastien Fritsch paru aux « Éditions Fin mars, début avril ».

Ariane, personnage principal, s’est, dès son enfance, enfoncée dans un environnement fort particulier. Par exemple, celui de dire qu’elle était orpheline de mère, odieusement tuée dans un attentat, alors qu’elle était prisonnière d’un fauteuil roulant et restait confinée dans la demeure familiale : « Cela me semblait diablement plus efficace pour faire pleurer dans les chaumières… et obtenir qu’on me fiche la paix », expliquait-elle.

Alors, l’auteur, avance dans son histoire à pas feutrés (ou très lourds, selon les circonstances). Il avance avec méticulosité, il dissèque chaque situation à la manière d’un spécialiste de la microchirurgie.

Trente ans après son enfance, Ariane retourne dans son village, plus particulièrement au château abandonné, devenu hôtel, « pour approcher suffisamment mes frayeurs d’enfant pour effacer mes angoisses d’adulte. »

Et, nous voici repartis pour une nuit d’angoisse avec ce mélange subtil entre le passé et le présent qui, au fil des chapitres, va crescendo, le tout ponctué de très jolies phrases malgré un scénario parfois assez dur : « Profitons de la lumière du jour jusqu’au dernier moment, me disait ma mère chaque soir, alors que la pénombre aurait déjà interdit à tout chien errant de se faire passer pour autre chose qu’un loup. »

Et le titre de cet ouvrage, « Se retenir aux brindilles », encore une énigme ? Voici un élément de réponse, sans dévoiler davantage ledit scénario au risque de casser le suspense, élément apporté par Ariane elle-même, le visage tuméfié de femme battue, du moins on le devine, qui tente de dialoguer avec la vieille Marthe, devenue amnésique : « Le silence de Marthe pèse de nouveau sur moi : je ne parviens plus à trouver les mots ; j’ai beau chercher comment poursuivre mes explications, rien ne vient. Je m’enfonce au contraire dans les pensées les plus sombres, comme aspirée par un marécage, incapable de trouver ne serait-ce qu’une brindille à laquelle m’accrocher. »

Ce roman est le cinquième de Sébastien Fritsch et, assurément, il ne déparerait pas dans les cadeaux à offrir en cette fin d’année. Ne fût-ce que pour trouver la réponse aux questions posées par l’auteur : « Fuir ou rester ? Avancer ou reculer ? Abandonner ou se retenir aux brindilles ? »

Eaupen, le recensement des points d’accès à l’eau en ville !

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Chacun en a surement déjà fait l’expérience au détour d’une balade en ville par grosse chaleur : difficile de trouver à se désaltérer facilement. A moins d’aller à la supérette du quartier pour acheter une bouteille d’eau de source, trouver de l’eau accessible au détour d’une rue n’est pas la chose la plus aisée…

Pour remédier au problème, l’association Eaupen vient de mettre en ligne une plateforme collaborative destinée à recenser et localiser les points d’eau disponibles en France. Elle souhaite ainsi offrir à chaque citoyen la possibilité de trouver de l’eau, où qu’il soit, et lui éviter d’avoir à acheter une bouteille en plastique. Elle permet ainsi de minimiser la production de déchets.

Ces accès publics existent, encore faut-il en connaitre leur situation.

Lancée en 2011, Eaupen a déjà convaincu Paris de lui fournir les lieux d’implantation des points d’eau publics. Rennes et Montpellier lui ont déjà emboité le pas.

Samuel Degrémont est le cofondateur d’Eaupen.

« On est en général assez proche d’une fontaine, mais on ne le sait pas forcément. Environ 500 points d’eau publics existent à Paris. A Rennes, il y a déjà une trentaine de points de recensés, et une cinquantaine sur Montpellier. L’idée est donc d’être le lieu de mise à disposition du public des fontaines en accès libre… »

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Des points d’eau à Puteaux, en Charente ou encore dans le Vercors sont déjà venus augmenter la liste.

L’implication des services municipaux est l’un des moyens mis en œuvre par Eaupen. Mais l’association entend aussi mettre à contribution chaque citoyen au moyen de l’application téléchargeable pour téléphone mobile. Chacun pourra signaler une fontaine et enrichir la base de données disponible sur internet.

Au-delà du simple espace public, Eaupen souhaite aussi convaincre les établissements privés de s’associer à la démarche. Car la lutte contre les déchets doit concerner aussi les boutiques, les bars, ou les restaurants. Tous ces partenaires privés sont aussi sollicités dans ce repérage citoyen.

« On fait rentrer des gens dans ces établissements pour prendre un verre d’eau en échange un contact se noue avec des personnes qui ne seraient pas forcément rentrées. Ce travail de partenariat est menée avec touts sortes de boutiques. Ce n’est pas réservé aux enseignes d’alimentation ou de restauration. »

Cet état des lieux permet aussi de répondre à une exigence de service public et d’offre sociale : l’accès des plus démunis à une eau gratuite.

L’association a été présentée dans un guide édité à l’occasion du Forum Mondial de l’eau comme une démarche qui peu permettre aux plus démunis d’avoir cet accès à l’eau.

« Les plus démunis n’ont pas forcément d’accès au téléphone mobile, mais les travailleurs sociaux pourraient leur indiquer où ils peuvent trouver de l’eau en cas de besoin… »

Economie financière pour le consommateur… économie de déchets aussi… les bouteilles en plastique représentent chaque année plus de 230 000 tonnes de déchets, dont la moitié seulement est recyclée.

Détours en France (UNI Éditions)

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« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

Une fois n’est pas coutume, c’est d’un magazine que je vous parle dans la présente rubrique. Il s’agit de « Détours en France » qui, dans son récent numéro, consacre le principal de sa centaine de pages à la Bourgogne. Celle des vignerons, bien sûr, mais aussi celle de Vézelay, la colline illuminée, et du « grand sentiment d’éternité » qui s’en dégage, selon Max-Pol Fouchet, celle des vallées encaissées, des sous-bois à champignons, des sources miraculeuses et des gorges profondes du Morvan, et puis, voici la Bourgogne de mille feux à Nevers, celle d’Autun et de ses mystères, de Cluny qui, tel un phénix, renaît de ses ruines grandioses…

Il y a, encore, la Vallée de l’Ouche chère à Henri Vincenot dont on ne se lasse pas de lire et relire le « Pape des escargots », véritable tour initiatique de la Bourgogne.

Alors, comment ne pas être d’accord avec l’écrivain Christian Bobin qui explique dans ce magazine qu’« il est difficile de parler de la Bourgogne en tant que région. Ce territoire a quelque chose de trop grand pour tenir dans une seule parole. »

La poésie au service de l’eau

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Mettre la poésie au service de l’eau. C’est la démarche initiée par un collectif d’artistes belges qui ont décidé de mettre leur art au service de cette eau, si précieuse, qu’il convient de célébrer.

Des écrivains, des poètes, des musiciens, aidés de photographes, ou d’infographistes ont mis leurs talents en commun pour mettre en musique et en image des textes destinés à sensibiliser le plus grand nombre à la préservation de la ressource.

Muriel Vigneron, la coordinatrice de ce collectif, revient, pour Frequenceterre, sur la génèse du projet.

Mieux connaitre l’eau, apprendre à la découvrir, à la protéger, pour mieux la respecter et la rendre accessible à tous… Muriel Vigneron et ses amis posent un autre regard sur le monde à une époque où l’eau est au cœur des priorités de la planète, mais qui est aussi devenue un enjeu politique et économique.

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Avec ces contes musicaux, ils entendent prendre le temps d’aller à la rencontre de l’autre. Mémoire d’eau est l’album qui est né de ce travail qui devrait également déboucher sur des ateliers et des expositions dans les écoles belges pour transmettre aux enfants cette conscience écologique vitale.

« L’eau est une priorité car il en va de notre survie », soulignent ces artistes qui nous proposent des petites vidéos venant illustrer ces contes aquatiques mis en musiques…

La douleur de l’eau est l’un de ces textes… Une complainte de l’eau qui se meurt de ne pas être assez aimée des hommes, un conte écrit par Daisy Lewis…

Mémoire d’eau est à découvrir sur le net notamment sur la page myspace mémoire deau.

L’Ange de la Renardière de Paul Couturiau (Michel Lafon)

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« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

Quand, dans son « Prologue », l’auteur écrit : « Il y a tant de choses qu’on ne dit pas aux gens qui nous sont chers. Par pudeur. Par paresse. Par lâcheté. Je le déplore d’autant plus que j’ai appris, aujourd’hui, que les mots sont inutiles – il suffit de laisser s’exprimer les yeux », eh bien, on se dit que si la suite de l’ouvrage est de la même veine, il n’y aura aucun regret à passer quelques heures avec cette brique de près de 370 pages intitulée « L’Ange de la Renardière » signée par Paul Couturiau chez Michel Lafon.

« Une épopée familiale époustouflante », est-il encore annoncé.

J’avais déjà apprécié « L’Abbaye aux Loups » de cet auteur et sa manière de raconter une saga, alors, ce véritable chantre de la Lorraine mène, encore, les lecteurs dans cette belle région.

Nous sommes au cœur du XIXe siècle dans l’intimité de Lothaire de Bazelaire, maître de forges.

Alexandre, son fils, est de retour après plusieurs années d’études et d’apprentissage du métier, alors que Léopold, le fils aîné, claque la porte de la « Renardière » pour s’embarquer vers le Nouveau Monde, et que leur sœur, Marguerite, a été priée d’aimer son mari sous un autre toit !

Dans ce livre à l’extraordinaire couverture d’ambiance, on fait la connaissance d’un certain Gustave Bönickhausen dit Eiffel, qui deviendra célèbre grâce, entre autres, à sa tour parisienne.

Alexandre, passionné d’architecture, aimerait tant le seconder, mais son père a décidé qu’il deviendrait maître de forges comme lui.

À défaut d’œuvrer avec Eiffel, Alexandre transformera l’exploitation familiale en une entreprise capable de rivaliser avec les grandes entreprises mondiales. Un fameux défi et, par corollaire, un fameux livre concocté de main de maître… de l’écriture, qu’est Paul Couturiau.

Il va de soi, qu’une saga est également faite de moments intenses et intimes, de situations harmonieuses et conflictuelles, de personnages virevoltants et secrets, dont ne se lasseront pas les lecteurs, selon moi.

Et puis, par ci par là, quelques réflexions profondes distillées par l’auteur. En voici deux :

« Les assises de l’avenir sont les traditions du passé » et « Les êtres qui, en plus d’écouter, savent entendre ce qu’on leur dit appellent les confidences sans avoir à les rechercher ; surtout si, en plus d’entendre, ils savent se taire… »

Semaine européenne de réduction des déchets 2012

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Nous jetons chaque année 40 kg de déchets de cuisine par personne. Nous recevons plus de 35 kg de publicités dans nos boites aux lettres, publicités que nous jetons aussitôt. Nous avons aussi tendance à jeter un appareil défectueux et à en changer, plutôt que de chercher à le réparer. Et nous produisons au total près de 380 kg de déchets ménagers par an et par personne.

Cette quantité de déchets générée peut être contenue, voir réduite. C’est l’objectif de la Semaine Européenne de Réduction des Déchets qui se tient du 17 au 25 novembre 2012. Une semaine qui nous invite à nous interroger sur la quantité de déchets produits, et nous sensibilise à la nécessité de réduire cette quantité en nous donnant des clés pour agir au quotidien, que ce soit à la maison, en ville, à l’école, au bureau, ou dans nos loisirs.

L’objectif de la Semaine est axé sur la prévention des déchets, car le meilleur déchet est celui que l’on ne produit pas ! Il s’agit donc de ne pas produire les déchets en consommant mieux, en produisant mieux, en prolongeant la durée de vie des produits et en jetant moins ! Consommer mieux en choisissant des produits peu emballés ou écolabellisés. Produire mieux en privilégiant une éco production des produits du quotidien. Prolonger la durée de vie des objets en s’orientant vers le don des appareils que nous n’utilisons plus et la réparation de ce qui peut l’être. Enfin moins jeter en mettant par exemple en place le compostage.


Vidéo bilan de la SERD 2011 en France par ADEME

Bilan de la Semaine Européenne de Réduction des Déchets 2011, avec l’ADEME

Tout le monde est concerné par cette Semaine … tout le monde peut agir, du particulier aux administrations, des scolaires aux associations, du club de sport aux collectivités locales. L’an dernier, ce sont 3452 actions qui ont été menées sur tout le territoire français. Cette année, de nombreuses animations vous attendent un peu partout en France. Des collectes de jouets, des défis visant à moins imprimer, des dégustations à l’aveugle dans des bars à eau, des week-end compostages, des sensibilisations à la réutilisation des textiles, des ateliers de réparation de vélos et d’objets du quotidien, des ateliers nettoyages nature, des chariots « mini-déchets » mis en place à l’entrée des hypermarchés… autant d’initiatives ayant pour but de donner des clés à chacun pour prendre en compte les traces que nous pouvons laisser dans la nature.

Les actions de sensibilisations visent toutes les tranches d’âges… Ainsi, la bande dessinée « L’invasion des Mégapoubs » alerte les plus jeunes d’entre nous sur le risque de voir la Terre devenir une grosse poubelle. Cinq amis découvrent que des poubelles géantes ont envahi leur ville. Ils décident alors de consulter le Docteur Klean pour comprendre ce phénomène. L’expert leur explique que c’est la négligence et les habitudes de surconsommation dont font preuve les Cradoks qui sont à l’origine de ce débordement de déchets. Alerté, l’un des jeunes prend conscience que les Cradoks ont finalement le même comportement que les humains ! La bande décide donc de réagir et de prendre la défense de l’environnement. Que faire de nos déchets, comment limiter cette invasion ? Au fil de l’histoire, le lecteur découvrira des gestes simples pour devenir un éco consommateur.

Après 4 ans de mobilisation, la Semaine Européenne de Réduction des Déchets a permis aux porteurs de projet de mettre en oeuvre plus de 14 000 actions sur la thématique des déchets. De 2 672 actions en 2009, le nombre d’initiatives est passé à 7 035 en 2011, soit une augmentation de plus de 160% sur 3 ans. L’édition 2012 de la Semaine Européenne de Réduction des Déchets, c’est du 17 au 25 novembre, partout en France et en Europe, et forcément près de chez vous.

L’actu, le réel et l’ailleurs à Brive

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« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

C’est à partir du vendredi 9 novembre et jusqu’au dimanche 11 novembre que la célèbre Foire du Livre de Brive-la-Gaillarde se déroulera sous la présidence d’Erik Orsenna.

Quelque 120.000 visiteurs sont attendus pour l’une des manifestations culturelles majeures de France, étant même considérée comme le deuxième rendez-vous littéraire le plus important après le Salon du Livre de Paris.

Plusieurs thèmes sont programmés durant ces trois journées :

– Nourrir les habitants de la planète.

– Le monde paysan.

– Éloge de la géographie.

– La chanson française.

On y annonce la présence d’Amélie Nothomb, de Françoise Bourdin, d’Alexandre Jardin, de Christian Signol, sans oublier de nombreux écrivains et dessinateurs de bandes dessinées, dont Philippe Geluck.

La 31e Foire du Livre de Brive se veut donc en prise avec l’actualité, le réel et l’ailleurs !

Constance Chatterley de D…H…Lawrence (Éd… Levoir)

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« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

Le quotidien « Le Soir » vient d’éditer quinze ouvrages sous le générique « Les oubliés du Nobel ».

Parmi eux, Franz Kafka, Joseph Conrad, Virginia Woolf, Léon Tolstoï, Marcel Proust, Émile Zola, etc.

L’explication de cette collection est la suivante :

« Qu’elle aborde les relations entre les hommes et les femmes, la famille, la nécessité pour chacun de lutter pour trouver sa place dans le monde, les vertus du plaisir, la sexualité, la tendresse, le goût de l’aventure, le combat pour la paix, les libertés sociales ou le travail, la littérature est intemporelle. Les grands classiques sont d’une modernité ébouriffante. (…)

L’écrivain à honorer chaque année devra avoir « produit l’œuvre la plus remarquable d’une tendance idéaliste », préconisa Alfred Nobel dans ses dernières volontés.

Quel sens donner à cette injonction ?

L’histoire du Nobel de Littérature est une suite de tentatives plus ou moins réussies pour l’interpréter.
» Voici, donc, pour les présentations.

J’ai lu quelques-unes de ces propositions, forcément subjectives, d’auteurs négligés par la célèbre Académie de Stockholm.

Parmi elles, j’ai choisi « Constance Chatterley » de David Herbert Lawrence, première version d’une série de trois, toutes censurées maintes fois pour indécence, nous étions au début du XXe siècle, ne l’oublions pas.

Cette œuvre stigmatise l’aristocratie hautaine et méprisante face au monde ouvrier qui lutte pour sa sauvegarde. Il s’agit de la relation entre Constance Chatterley, châtelaine mariée à Clifford, un homme de la haute société devenu handicapé physique à la guerre et qui lui conseilla même de prendre un amant pour son équilibre sexuel, et Parkin, leur garde-chasse, que sa femme a abandonné avec leur petite fille de 5 ans.

Un homme au corps divin, une splendeur plus qu’humaine, selon Lady Chatterley, alors que sa relation intime avec Clifford était, par la force des choses, uniquement verbale.

Un soir, Parkin lui demanda :

– Vous n’avez pas l’impression de vous abaisser avec quelqu’un de mon espèce ?

– Pas quand je vous touche,
lui répondit-elle.

Les deux hommes de sa vie étaient deux moitiés et il n’était pas question pour elle de renoncer à l’une de ces moitiés, d’abandonner un homme ou l’autre. Mais, elle n’acceptait pas non plus de se laisser tyranniser par la demi-humanité de l’un comme de l’autre.

Mais, dans le fond, comme le lui fit remarquer un ouvrier d’une aciérie, la classe supérieure comme celle dite d’en bas ont les mêmes sentiments… enfin, « pas avec un snob comme sir Clifford » ajouta-t-il à Constance Chatterley, toute bouleversée.

Bouleversée par ce qu’elle venait d’entendre ou parce qu’elle était enceinte d’un ouvrier… qu’elle aimait ?

Les Enfants des Justes de Christian Signol (Albin Michel)

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« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

Dans la présente rubrique, on sait combien j’apprécie Christian Signol. J’ai déjà lu une vingtaine de ses ouvrages et certaines histoires restent figées dans ma mémoire comme autant de très bons moments de lecture : « La rivière Espérance », « Les menthes sauvages », « Ils rêvaient des dimanches », « Marie des brebis », « Les Messieurs de Grandval »…

Son dernier livre, « Les Enfants des Justes », publié chez Albin Michel, est une sorte de coup de gueule par rapport à une déclaration du président François Hollande qui avait qualifié l’arrestation, l’internement et la déportation de juifs de « crime commis en France par la France ».

Christian Signol précise qu’il aurait préféré entendre évoquer « l’État français » et non « la France ».

Et pour cause ! Ses parents et grands-parents ont très activement lutté contre le nazisme. Implicitement, le récit du courage de Virgile et de Victoria, les héros de son roman « Les Enfants des Justes » le prouvent à suffisance.

Le couple habite une petite ferme éloignée d’un village de Dordogne, mais proche de l’Isle, la rivière qui fait office de ligne de démarcation entre la France dite occupée et la France dite libre lors de la Seconde Guerre mondiale.

Virgile et Victoria n’ont pas d’enfants et vivent une existence paisible, lui dans son atelier de menuisier, elle à cultiver et à traire.

Dès le début des hostilités, ils acceptent, tout simplement, de venir en aide à ceux qui fuient la furie et la barbarie allemandes, principalement des juifs : « N’ont-ils pas deux bras et deux jambes, comme nous ! » s’exclama Victoria.

Le couple finira, même, par accueillir Sarah, une petite juive douloureusement séparée de sa mère, puis Elie, un garçonnet qui a vu, sous ses yeux, ses parents être massacrés par les hordes nazies.

Au fil d’une dizaine de chapitres, on suit avec émotion, tristesse, bonheur, dégoût, soulagement, angoisse… la destinée de ces deux enfants et de leurs parents de substitution.

Ce livre poignant est à la fois un splendide hommage aux Justes et une sorte de réhabilitation de nombreux Français face à certains amalgames de l’Histoire.