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2013 : année internationale de la coopération dans le domaine de l’eau

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2013 a été proclamée par les Nations Unies, « Année internationale de la coopération dans le domaine de l’eau ».

Orchestrée par l’UNESCO, les évènements qui auront lieu cette année auront pour objectifs de sensibiliser la planète aux défis que représente la gestion de l’eau au niveau mondial.

Face à un accroissement de la demande d’accès à l’eau, à une répartition toujours inégale des ressources, à des services d’approvisionnement défaillants et à un réseau d’assainissement encore absent de nombreuses régions, la nécessité de partager techniques, expériences, et savoirs, est des plus urgentes.

La coopération dans le domaine de l’eau recouvre de multiples aspects : culturels, éducatifs, scientifiques, sociaux, politiques, mais aussi religieux, éthiques, juridiques, institutionnels et économiques.

Cette approche multidisciplinaire est la seule qui peut permettre une compréhension commune des besoins et des défis liés à l’eau et ainsi assurer à cette coopération le succès dans le temps.

Tout au long de l’année, les discussions entre Etats membres permettront de mettre en relief l’histoire des initiatives réussies de coopération dans le domaine de l’eau. Elles devront aussi identifier les nouvelles questions tout aussi urgentes comme l’éducation à l’eau, la diplomatie de l’eau, ou la délicate approche des eaux transfrontalières.

Cette année internationale de la coopération dans le domaine de l’eau verra donc l’organisation de nombreux évènements à travers le monde. Education, culture, égalité entre les sexes, sciences, ou prévention et résolution des conflits seront au cœur des discussions.

L’un des points d’orgue de cette année sera la traditionnelle « Journée mondiale de l’eau« , célébrée le 22 mars 2013, et consacrée également à la coopération.

Enfin, la « Semaine Mondiale de l’eau« , qui se déroule chaque année à Stockholm, mettra l’accent sur les programmes internationaux dans le domaine de l’eau et du développement. Cette semaine se déroulera du 1er au 6 septembre 2013.

La gestion de l’eau, au niveau national cette fois, c’est la grande enquête menée actuellement par les Agences de l’eau.

Après 2005 et 2008, c’est la troisième fois que les français sont amenés à donner leur avis sur la manière de gérer la ressource.

Dans chaque bassin hydrographique, la consultation porte sur les grands enjeux de l’eau et des milieux aquatiques.

Cette grande enquête doit permettre de fixer les grandes orientations pour une gestion équilibrée de la ressource en eau, ainsi que les actions à réaliser pour atteindre le « bon état » des eaux exigé par la directive cadre européenne sur l’eau.

Cette consultation est accessible jusqu’au 30 avril 2013 sur les différents site des agences de l’eau.

On termine notre premier rendez-vous de l’année en musique avec un extrait de la chanson « Porte l’eau« , présentée en ouverture du dernier Forum Mondial de l’Eau, en mars 2012, à Marseille.

Issue du collectif « Marseille rêve », la chanson « Porte l’eau » est interprétée par Erick Benzi et les enfants des écoles et des collèges de Marseille, accompagnés par le Bamboo Orchestra.



“Porte l’eau” du collectif « Marseille rêve »

La Senne n’est pas un fleuve ! par Thierry Demey

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« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

Puisqu’il y a de plus en plus de Français qui visitent la Belgique, voire y résident pour raisons professionnelles, fiscales ou autres, voici un ouvrage qui ne les décevra certainement pas : « La Senne de la source au confluent » de Thierry Demey paru aux Éditions Badeaux, celles-ci étant spécialisées en histoire, patrimoine et nature.

La Senne n’est pas un fleuve, explique d’emblée l’auteur, tout juste une modeste rivière qui traverse le centre de la Belgique du sud au nord, en passant par Bruxelles.

Elle suit un parcours sinueux d’une centaine de kilomètres et, alors, on découvre grâce à ce remarquable guide de 540 pages richement illustrées, une multitude de coins et de recoins de villes, zones rurales et industrielles avec leur impressionnant patrimoine architectural, historique, folklorique, légendaire… et, ô surprise, avec la « disparition » de la Senne au cœur de la capitale de l’Europe et sa « réapparition » dans ses faubourgs vers le Nord.

Et puis, Thierry Demey annonce une bonne nouvelle dans son livre : il est question des « premiers signes d’une résurrection biologique de la rivière » à certains endroits où, naguère, elle avait été maltraitée au point de devenir la principale source de pollution industrielle de l’Escaut, cet important fleuve né dans l’Aisne.

Assurément, ne fût-ce qu’à ce titre, cet ouvrage présente un intérêt écologique indéniable.

Nantes, capitale verte 2013

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La capitale de l’Europe en 2013 est Nantes !

Rassurez-vous, Jean Marc Ayrault n’a pas œuvré pour que sa ville détrône Strasbourg… Non ! Nantes ne sera que la « capitale verte », évidemment.

La ville a décroché ce titre il y a deux ans, succédant ainsi à Stockholm en 2010, Hambourg en 2011, et la ville espagnole de Vitoria-Gasteiz en 2012.

Cette distinction récompense les efforts fournis par la ville dans la mise en œuvre de mesures innovantes et efficaces pour améliorer la qualité de la vie urbaine. Des initiatives qui tiennent compte de l’environnement dans l’aménagement urbain.

Ainsi distinguée, Nantes doit faire figure d’exemple pour d’autres cités. Elle se doit d’être source d’inspiration en partageant, au niveau européen, les bonnes pratiques dans de nombreux domaines comme les transports, la gestion des espaces verts urbains, la consommation d’eau ou la lutte contre le changement climatique mondial.

Le choix qui a été fait par la Commission Européenne en 2010 met en avant les atouts de la métropole nantaise.

La contribution de la ville au changement climatique passe notamment par le Plan Climat dont s’est doté Nantes dès 2007. L’objectif de ce plan est de réduire de 30% les émissions de gaz à effet de serre d’ici 2020, et de 50% d’ici 2025.

Coté transports, Nantes a été la première ville de France à réintroduire le tramway dans ses rues et ce dès 1985. C’est aujourd’hui le plus étendu des réseaux français avec 42 km de voies.

Les espaces verts font également partie des atouts de la cité. Tous les nantais vivent à moins de 300 mètres d’un espace vert.

La qualité de l’air, la gestion des déchets ou la consommation d’eau sont aussi au cœur de la politique environnementale de Nantes. Autant d’atouts qui doivent aujourd’hui être développés et servir de vitrine aux métropoles européennes.

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2013 sera donc l’occasion pour la ville de mettre en avant ses atouts et d’accueillir de nombreux évènements nationaux et internationaux.

Une année de rencontres et d’échanges où citoyens, chercheurs, institutionnels et entreprises viendront partager autour du thème de la ville durable.

C’est donc à Nantes que la « 2ème Edition des Journées Nationales d’Études des Agenda 21 » se déroulera les 10 et 11 avril.

Les 1er et 2 juillet se sera le tour des « 3ème Assises Nationale de la Biodiversité » et les 2 et 3 octobre, industriels, collectivités locales, administrations, et associations de défense de l’environnement viendront échanger pour les « Assises Nationales des Déchets« .

Coté évènements internationaux, soulignons tout d’abord la 10ème édition d’ « Ecocity » du 25 au 27 septembre 2013. Le « Sommet Mondial de la ville durable » réunira Etats, Ministères, collectivités, sociologues, ingénieurs, urbanistes, bailleurs sociaux, mais aussi des entrepreneurs, des syndicats, des associations de services à la personne, des enseignants, des étudiants, ou des associations culturelles et sportives… Tous viendront partager leurs expériences et imaginer les solutions pour accélérer la transformation des villes.

L’autre temps fort de cette année tentera de répondre aux enjeux d’un développement durable véritablement respectueux des droits de l’homme.

Du 22 au 25 mai 2013, le « 5ème Forum Mondial des Droits de l’Homme », ouvert librement à tous les publics, proposera à tous les acteurs concernés de débattre des défis globaux à surmonter et de recenser les bonnes pratiques sur le terrain. L’objectif étant d’élaborer les politiques publiques nécessaires à la pleine réalisation des droits de l’Homme.

– 2013 : Le monde à donc rendez-vous à Nantes, avant de se diriger vers le Danemark, en 2014. Copenhague sera en effet la prochaine capitale verte de l’Europe.

Actualités positives et moral

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« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

Le mensuel « Agenda Plus » » a pour devise : « Bien avec soi, mieux avec le monde ! » et, à contre-courant de la grisaille médiatique, il publie même plusieurs pages d’actualités dites positives.

Assurément, une initiative qui sort de l’ordinaire et qui fait beaucoup de bien au moral.

Ainsi, récemment, il fut question d’une augmentation de 25% des surfaces de l’agriculture bio en France, de 10 000 hectares de nouvelles réserves naturelles en Wallonie, de la fermeture de l’unique centrale nucléaire au Québec et du maintien du moratoire sur l’exploration et l’exploitation du gaz de schiste, etc.

Une question, une seule : « Agenda Plus » ne pourrait-il pas envisager tout un numéro de cet acabit ?

Repenser la ville de demain, dès aujourd’hui !

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Comment vivrons-nous dans 50 ans ? A quoi ressemblera notre environnement ? Comment seront organisées nos villes ?

Ces questions autour de notre avenir immédiat n’ont jamais été aussi cruciales. L’explosion démographique que la planète a connue depuis plus de 50 ans a modifié durablement nos modes de vie et le visage de nos cités.

Nous pourrions être près de 9 milliards d’individus sur terre en 2050. Les mégapoles se multiplient à travers le monde. Avec ces 12 millions d’habitants, Paris fait figure de petit poucet comparée à New York et ses 22 millions d’habitants, Mexico, 23 millions ou Tokyo avec 35 millions d’habitants.

Et en 2050, plus du 1/3 de la population mondiale sera citadine. Ce qui n’ira pas sans poser de sérieux problèmes si nos modes de vie ne change pas radicalement.

Nous avons évoqué ici les exemples de métropoles ayant déjà entamé leur mutation, grâce au magazine Terra Eco qui a dressé récemment un tableau des initiatives déjà en marche.

C’est aujourd’hui le site « [M’ta terre>http://www.mtaterre.fr/] » qui se penche sur la question en imaginant ce que pourrait, ou devrait être la ville de demain.

De manière didactique, le site, qui s’adresse volontairement aux enfants et aux ados, décrypte les enjeux d’un développement maitrisé de nos villes et envisage les solutions pour faire face aux problèmes que pose cette explosion urbaine… Eau potable, transports, logements, gestion des déchets, pollution, accès aux soins et à l’éducation… autant de critères à intégrer pour permettre à tous de vivre dignement, et à la planète de respirer.

Les urbanistes repensent ainsi les villes de manières plus écologiques, plus respectueuses de l’environnement et de ses habitants. Cela passe par une maitrise de l’étalement urbain qui est la règle depuis des décennies. En rognant sur les espaces agricoles, les villes se sont étendues et avec elles, tous les services et réseaux nécessaires : eau, gaz, électricité, transports, ou approvisionnement en denrées…

Les espaces urbains ne doivent plus être pensés comme des rajouts d’éléments posés les uns après les autres, sans cohérence, mais étudiés comme un système global où les logements, les transports, les magasins, les services et les lieux de travail sont imbriqués pour limiter les déplacements, rationaliser les ressources, et favoriser les liens sociaux.

Ce sont tous ces éco quartiers qui fleurissent un peu partout et qui tentent de répondre à cet impératif écologique et social.

Le dossier de « M’ta terre » explore aussi les questions d’énergie et de transports, en mettant l’accent sur le développement des pistes cyclables, les transports en commun, et l’auto partage. Les déplacements quotidiens devront se limiter en rapprochant, quand c’est possible, le travail du lieu d’habitation ou en développant le télétravail quand cela s’y prête.

Coté alimentation, artisanat ou services, l’idée d’un retour aux producteurs et commerçants de proximité est l’un des impératifs économiques et environnementaux.

La place de la nature en ville est aussi primordiale, tout comme l’est l’implication du citoyen dans le développement de ces cités durables.

Pour compléter et accompagner ce dossier, une BD est à découvrir en ligne. Autour de la question des déplacements en 2050, elle suggère 3 scénarios possibles pour le transport des hommes et des marchandises. Car dans l’optique de réduire de 3% par an nos émissions de CO2, comme s’y est engagée la France, c’est sur les transports que le plus gros effort doit être porté… 35% des émissions de CO2 sont dues à ces transports.

Leçons de vie (2) de Kübler-Ross et Kessler (JC Lattès et Pocket)

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« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

Dans la précédente chronique de « Littérature sans Frontières », il a été question de divers propos consacrés à l’ouvrage « Leçons de vie » paru chez Jean-Claude Lattès et Pocket et qu’il n’est pas vain de feuilleter à nouveau, comme je l’ai expliqué.

Parmi les quatorze leçons de vie proposées, il y a le lâcher-prise, la peur, le pardon…

Voici, à ce propos, quelques citations qui valent davantage que de longs discours :

. « La peur n’arrête pas la mort, elle est une entrave à la vie. »

. « Il est difficile de lâcher prise lorsqu’on est confronté aux petits ennuis de la vie quotidienne… Il faut une foi énorme pour lâcher prise alors qu’on souffre d’une maladie ou d’un deuil. Mais, nous pouvons tout simplement nous détendre, en sachant que l’existence suit son cours comme prévu. »

. « Il y a une différence importante entre lâcher prise et renoncer purement et simplement. Le renoncement est un refus de vie, le lâcher-prise est une acceptation de vie telle qu’elle est. »

. « En pardonnant, on a l’idée qu’on excuse l’offenseur. C’est une idée fausse. Le pardon consiste en réalité à se libérer de la blessure dans son propre intérêt en comprenant que la rancune est synonyme d’insatisfaction et de tourments.

Le pardon n’est pas une démission de ses droits. En réalité, le pardon est un mouvement de l’âme, dont le but est de nous guérir. Ce ne sont pas les comportements qui méritent notre indulgence mais les personnes.
»

. « Le pardon permet de transcender la blessure. Ressasser nos rancunes nous cantonne dans le rôle de perpétuelle victime. Prendre conscience de cela est profondément curatif. »

FRIBOURG EN BRISGAU : Le quartier Vauban, un modèle d’éco-quartier

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Direction Fribourg en Brisgau, en Allemagne, dans le Land du Baden Wurtemberg, au sud du pays. Ici, à deux pas de la frontière française, le quotidien des habitants se vit dans une vraie démarche écologique. Avec la Forêt Noire en ligne de mire, Fribourg est tournée vers la nature et le développement durable.

Dès les années 70, la ville s’est orientée vers un développement respectant son environnement. Elle est même devenue précurseur en bâtissant à partir de 1996 ce qui sera le premier éco-quartier au monde. Le quartier Vauban, c’est son nom, s’est construit sur les anciennes casernes d’une base militaire française. Lorsque les troupes ont quitté la ville, la municipalité a saisi l’opportunité pour faire de la reconversion du site une vitrine mondiale modèle en matière d’urbanisation responsable. Les 38 hectares ont ainsi été réaménagés pour accueillir 5000 habitants.

Mais cette cité n’est pas entièrement dévolue à l’habitation. Services publics, commerces, artisans, entreprises et espaces verts s’entremêlent pour concilier les aspects, sociaux, écologiques, économiques et projet architectural ambitieux.

Une partie des maisons qui y ont été construites sont à énergie positive. Ces logements, alimentés en énergie solaire, produisent même plus d’énergie que nécessaire. Le reste des constructions respectent, elles, des normes de très hautes qualités environnementales. Elles bénéficient de panneaux solaires, de toitures végétalisées, et ont été conçues avec des matériaux écologiques.

Coté déplacements, tout le quartier a été conçu pour limiter au maximum l’usage des véhicules personnels. Les places de stationnement individuelles ont été restreintes au profit de parking silos situés à l’entrée du quartier. Les magasins, les écoles et les services étant à proximité immédiate, la majorité des déplacements peut se faire à pied ou à vélo. Les urbanistes ont conçu le quartier pour que les déplacements quotidiens n’excèdent pas les 700 mètres. Du coup, très peu de circulation automobile ne subsiste, à tel point que les véhicules personnels ne sont jamais prioritaires et que la vitesse y est grandement limitée : moins de 10km/h !

Et pour se rendre en centre ville de Fribourg, qui n’est qu’à 4 km, il ne faut que 15 minutes à vélo. Les habitants disposent tout de même d’une ligne de tramway à leur porte…

L’exigence environnementale du quartier est alliée à une dimension économique et sociale. 600 emplois ont été créés sur le site dans des activités artisanales et industrielles, toutes regroupées sur 6 hectares du quartier.

Si le mélange entre habitation et emplois a été favorisé, la mixité sociale a aussi été un impératif des promoteurs du projet. La vie citoyenne y est très forte. Dès l’origine, des groupes de constructions se sont créés afin de réduire les coûts et de mettre en commun certains équipements comme le chauffage, l’énergie solaire ou les jardins. Autre élément fédérateur du quartier, le forum Vauban, une association sorte de conseil de quartier qui a en charge la gestion quotidienne du quartier et son développement.

Le quartier Vauban n’est pas un îlot de verdure perdu dans la ville, un alibi qui serait bien pratique pour déresponsabiliser le reste de la ville. Pour ses 215000 habitants, Fribourg mène des actions très incitatives en faveur des déplacements doux, des transports en commun, notamment le tramway, et de l’utilisation limitée de la voiture. La ville est également aussi très en pointe sur l’utilisation de l’énergie solaire et a recouvert intégralement l’une des tours du centre ville de panneaux photovoltaïques. Elle abrite même l’une des principales usines européennes de production de ces panneaux.

Ecologie, mixité sociale, développement durable, urbanisation responsable, Fribourg fait figure de modèle à suivre dans une Europe qui s’est quelque peu verdie dernièrement du coté de son Parlement.

Leçons de vie (1) Kübler-Ross et Kessler (JC Lattès et Pocket)

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« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

« Chacun de nous a un Gandhi et un Hitler en lui. Il s’agit bien sûr d’une image » écrit Elisabeth Kübler-Ross dans « Leçons de vie », un livre paru en 2002 chez Jean-Claude Lattès et chez Pocket en 2004 et qu’il n’est pas vain de lire ou de feuilleter à nouveau.

Alors, qu’en est-il de Gandhi et d’Hitler ? Le premier s’intéresse au meilleur de nous-même, le deuxième se rapporte au pire.

« C’est en nous confrontant à nos faiblesses, en nous débarrassant de notre négativité, en découvrant le meilleur de nous-même et d’autrui que nous pouvons apprendre de la vie et de ses difficultés. »

Au programme de cet ouvrage, quatorze leçons, celles qui nous mettent aux prises avec l’authenticité, l’amour, la relation à l’autre, le deuil, le pouvoir, la culpabilité, le temps, la peur, la colère, le jeu, la patience, le lâcher-prise, le pardon et le bonheur.

Mais, car il y a un « mais », il y a une dernière leçon : c’est celle de profiter pleinement de chaque jour.

« Dès maintenant ! » préconise-t-on dans le livre.

Assurément, c’est peut-être, parfois, la leçon la plus difficile à apprendre comme nous le découvrirons dans la prochaine chronique de « Littérature sans Frontières ».

En attendant, voici quelques propos au sujet de l’authenticité :

« Au cours de notre vie, nous interprétons de nombreux rôles (époux, père, mère, patron, gentil, révolté, etc.), mais il est rare que nous nous interrogions sur ce qu’ils cachent. Ceux-ci ne sont pas nécessairement négatifs et peuvent être utiles dans des situations délicates. Notre tâche consiste à trouver ceux qui nous conviennent et à éliminer les autres. C’est un peu comme lorsqu’on épluche un oignon, et cela peut aussi susciter quelques larmes. »

Familles à énergie positive : un défi à relever

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C’est à un véritable défi auquel vont s’atteler des dizaines de milliers de personnes à travers l’Europe pendant tout l’hiver. Réduire leur consommation d’énergie d’au moins 8% par rapport à l’hiver précédent.

Ce défi, c’est « Famille à énergie positive« . Une opération lancée pour la cinquième année consécutive par l’association Prioriterre, en partenariat avec l’ADEME et l’Union Européenne.

Le principe est simple : des équipes de 10 à 15 foyers se regroupent au sein d’un quartier, d’un village ou d’une entreprise, avec comme objectif d’économiser le plus d’énergie possible sur les consommations domestiques, de gaz et d’électricité, ou de toute autre énergie.

Un objectif à atteindre simplement en changeant ses habitudes et en appliquant des gestes simples au quotidien. Des « écogestes«  connus de tous ou des astuces auxquelles on ne pense pas toujours.

Remplir sa machine à laver ou le lave-vaisselle au maximum avant de le mettre en route, éteindre les appareils en veille, ou prendre des douches courtes… çà, on y pense relativement facilement.

Mais d’autres petits trucs sont moins évidents pour tous.

Ventiler ses pièces même en hiver, nettoyer régulièrement ses VMC, purger les radiateurs, ou mieux réguler la température de son eau chaude sanitaire… autant d’habitudes qui peuvent permettre de faire de substantielles économies.

Et c’est sur les plus gros postes, comme le chauffage, que ces économies peuvent être réalisées.

En 2008, un ménage français consacrait 70% de ces dépenses d’énergie dans l’habitat à se chauffer, et 10% à produire son eau chaude sanitaire. Avec les efforts en matière d’isolation, la proportion du chauffage tend tout de même à baisser.

En parallèle, la consommation d’électricité domestique utilisée en dehors du chauffage a été multipliée par 4 depuis 30 ans, en raison du besoin de confort des ménages et d’une qualité de vie devenue exigeante. Electroménager, ordinateur, internet, consoles de jeux, ont fait augmenter sensiblement cette consommation. En 2008, la consommation électrique d’un ménage français, hors chauffage et eau chaude, était de 2700 kwh/an.

Il y a donc un vrai défi à relever.

La première étape de ce défi consiste à noter sa consommation d’énergie de l’année dernière.

Puis, plus fastidieux mais oh combien important, des relevés de consommation hebdomadaires sont à effectuer. Ces relevés, l’équipe va aller les renseigner sur un espace personnel sur le site de l’opération. Le logiciel en ligne calculera alors l’évolution de la consommation en comparaison de celle de l’année précédente. Les données sont corrigées automatiquement en fonction du climat.

Dernière étape, la mise en pratique des 100 écogestes préconisés par l’association.

A gagner dans ce défi : une baisse des factures d’énergie, mais aussi une quantité d’astuces et le matériel nécessaire pour effectuer soi-même un tour d’horizon des consommations dans son logement.

Au bout de l’opération, les familles auront eu un vrai impact sur l’environnement. En utilisant moins d’énergie, chaque particulier réduit ses émissions de CO2 et participe à la lutte contre le changement climatique.

L’hiver dernier, avec plus de 17000 participants au niveau européen dont 9000 en France, c’est 10 millions de kwh qui ont été économisés, soit l’équivalent de la consommation annuelle d’un village de 1400 habitants, ou l’équivalent de la production annuelle d’une centrale solaire photovoltaïque de 60 000 m2 !

Alors que vous soyez une entreprise, un particulier, une association ou une collectivité, n’hésitez pas à rejoindre le défi. L’opération se déroule jusqu’au 30 avril 2013.

Réparons la terre de Wangari Maathai (Éd… H… d’Ormesson)

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« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

« Réutilisons, réduisons et recyclons », tel fut, en somme, le diagnostic porté par Wangari Maathai dans son ouvrage « Réparons la terre » paru en anglais en 2010 et, à présent, disponible en français aux Éditions Héloïse d’Ormesson.

« Si nous ne décidons pas d’enclencher ce processus de guérison, la planète pourrait à son tour ne plus prendre soin de nous », avait très justement prédit le Prix Nobel de la Paix 2004, militante féministe, pacifiste et écologique, autrement appelée « La femme arbre ».

Son discours s’est très souvent articulé autour d’un même concept : « La conservation des ressources naturelles et la paix vont de pair. »

De plus, elle n’a jamais établi de distinction entre des activités qualifiées de « spirituelles » et celles dites « laïques ».

Elle s’en expliqua :

« J’ai fini par reconnaître que nos efforts ne consistaient pas seulement à planter des arbres, mais aussi à semer des graines d’une autre espèce. »

Lesquelles ?

La réponse se fit nuancée, pour ne choquer personne :

« Celles-là même qui sont indispensables si l’on veut réparer les blessures infligées aux communautés que l’on a dépouillées de leur confiance en elles et de leur savoir. »

Décédée il y a un an, son combat se poursuit dans les quatre valeurs fondamentales du Mouvement de la Ceinture verte :

1. Amour de l’environnement.

2. Reconnaissance et respect des ressources de la terre.

3. Autonomisation et perfectionnement.

4. Esprit de service et d’entraide.

Le texte est à la fois militant et humaniste, ce qui n’est pas incompatible, bien sûr !