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Le Miracle de San Gennaro de Sándor Márai (Livre de Poche)

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« Littérature dans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

Nous sommes à Naples, en 1949, et toute la verve de Sándor Márai apparaît dès les premières lignes du « Miracle de San Gennaro » (Le Livre de Poche).

Vous êtes combien à dormir dans la même chambre ? demande un commerçant, un tantinet communiste, à un maçon.

Huit ! répond le maçon au chômage durant l’hiver et qui, alors, vend des images pieuses pour ne pas crever de faim.

Tu sais combien de pièces il y a au Vatican ?

Et toi, tu sais combien de pièces il y a au Kremlin ? intervient un marchand de vin.

Et combien de gens dorment dans une même pièce à Moscou ? surenchérit un pêcheur.

Le ton de ce roman, largement autobiographique, surtout dans sa deuxième partie, est donc donné.

Alors, entre en scène un couple d’étrangers. Lui, c’est « l’homme », elle, c’est « la femme ». C’est ainsi que les appellent les gens.

Lui, il veut sauver le monde, colporte-t-on.

Des gens disent qu’il dégage une odeur de mort, d’autres une odeur de sainteté.

Ces gens, ce sont le marchand de cacahuètes et sa femme qui joue de la mandoline, un rédacteur en chef et son reporter, spécialiste des courses hippiques, il y a encore un amiral à la retraite, un baron, un prêtre, un poissonnier, des gosses, beaucoup de pauvres, tous actifs dans des petits boulots à la petite semaine ou qui rendent de menus services aux nantis.

On retrouve, aussi des trafiquants dans une église, occupés à prier entre deux transactions, aux côtés de dames de bonnes familles qui y donnent rendez-vous à leurs amies ou amants. Un mélange de naturel et de surnaturel, en somme.

Tout ce monde vit chaque année, en septembre et en décembre, le miracle du sang de San Gennaro qui se liquéfie, mais, tout ce monde, blasé, attend d’autres miracles, non officiels, celui de gagner au totocalcio ou de décrocher un emploi au chemin de fer ou dans une compagnie pétrolière américaine.

Et, un matin, après une tempête, on découvre le corps de l’étranger, de « l’homme ». Il est mort au pied d’une falaise.

S’agit-il de la mort d’un messie ou d’un imposteur ? D’un fasciste qui se planquait ou d’un agent des « Rouges » ? D’un savant ou d’un opposant potiche au communisme ? D’un comédien, d’un fou ou d’un idéaliste ?

L’enquête révèle le destin de cet étrange étranger : il a quitté l’Est ne supportant pas la dictature du bolchévisme après avoir combattu le fascisme ouvertement ; il s’est réfugié en Italie et fut consterné de voir le nombre croissant de sympathisants communistes tout en étant subjugué par l’ambiance régnant à Assise…

Et sa mort ? Un suicide, dit-on.

Quand on sait que Sándor Márai s’est suicidé en exil, cet ouvrage prend alors une dimension « supérieure », selon moi.

L’ail des ours, pour les 10 ans de Fréquence Terre !

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Cousin de l’ail, il pousse dans les sous-bois clairs et frais en grande colonie. Il vous permettra de fabriquer un fameux pesto en broyant les feuilles avec de l’huile d’olive et des amandes…

et joyeux 10 ans à Fréquence Terre !

La construction paille avec Naturel Home 1

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Le Réseau Français de la Construction Paille (Compaillons) utilise un savoir faire unique en France. Il fédère les associations et les différentes techniques de construction en paille.

Il structure aussi les professionnels du BTP qui militent pour ce mode de construction.

Parmi eux : NaturelHome Bureau d’étude installé à Roche-en-Régnier, en Auvergne.

Après 33 ans passés à Paris, Hervé Blandin s’installe en Auvergne où il occupe pendant 10 ans un poste technique à responsabilité dans une structure hospitalière. Selon lui, un poste vide de sens qui le pousse à monter son entreprise en 2007. Ce menuisier de formation opte alors pour l’auto-construction écologique, responsable et solidaire. Hervé Blandin nous dit pourquoi il a choisi la botte de paille…

Naturelhome privilégie donc la paille comme isolant, également des bois résistants et non traités, et des panneaux sans colle formaldéhyde. La société a même déposé un brevet pour son kit de construction : le Modulopaille.

Mais comment NaturelHome Bureau d’étude accompagne les volontaires à l’auto-construction en bottes de paille ?

Autre option : l’auto-constructeur – ou l’auto-constructrice – vient se former sur le site de NaturelHome. C’est ce qui se passe dans la majorité des cas, comme l’explique Hervé Blandin.

L’isolant paille a la côte mais suscite encore quelques critiques… Coûts, performances énergétiques, solidité ou encore résistance aux rongeurs…

Pour en parler nous retrouverons Hervé Blandin de NaturelHome Bureau d’étude la semaine prochaine dans Ma maison écologique.

En attendant, vous pouvez retrouver cette chronique sur www.frequenceterre.com

La Colline inspirée par Maurice Barrès (Livre de Poche)

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« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

Hormis une attitude politique (nationalisme exacerbé) que je réfute, Maurice Barrès (1862-1923) a été un écrivain dont l’Académie française fit l’un de ses membres et son roman historique « La Colline inspirée » publié en 1913 a été inclus dans une prestigieuse liste des meilleurs romans du XXe siècle, prix présidé par Colette, avec Marcel Pagnol dans le jury. Maurice Barrès y fut couronné en compagnie d’Anatole France, marcel Proust, Georges Duhamel, André Gide, François Mauriac, André Malraux, Georges Bernanos, Jean-Paul Sartre, Jules Romains…

Dans un style que d’aucuns pourraient trouver quelque peu obsolète, Maurice Barrès raconte, avec maints détails, l’histoire des trois frères Baillard, plus particulièrement celle de Léopold, prêtres dans cette Lorraine que l’auteur apprécia beaucoup au point, même, de faire de Godefroy de Bouillon un prince lorrain !

Dans « La Colline inspirée », l’auteur raconte la grandeur et la décadence de ce qu’il appelle le « saint royaume lorrain » au XIXe siècle. Il raconte la fabuleuse saga des frères Baillard qui rentabilisent une sorte de secte sur une colline sacrée, au grand dam de l’évêque qui parle d’« illuminisme » et de « fond trouble » ou de gens qui « inventent » une miraculée.

C’est, ensuite, le revers de la médaille, si j’ose dire, et une longue errance pour les fidèles de la Colline de Sion, près de Saxon, là, où, à présent, s’élève le Monument Barrès ou lanterne des morts.

Outre l’histoire proprement dite, le lecteur retient, depuis de nombreuses décennies, la description faite par l’auteur de « lieux où souffle l’esprit » et, peut-être, quelques citations du style « Un petit sac de graines explique la moisson future » ou « Tout homme à mesure qu’il donne une place à l’inspiration dans la conduite de sa vie, est amené à honorer davantage la femme. »

Le saule Marsault et ses châtons

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Le saule marsault attire notre regard par ses châtons gris velouté qui apparaissent avant les feuilles. Ce sont les fleurs mâles ; partons à la recherche du pied porteur des châtons de fleurs femelles, le vent et les insectes se chargeront de la rencontre.

Bonne écoute et bon anniversaire à Fréquence Terre pour ses 10 ans, la webradio de l’environnement depuis le 28 mars 2003 !

Peer Gynt d’Henrik Ibsen (Levoir)

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« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

Dans cette rubrique, il a déjà été question de la collection « Les oubliés du Nobel » lancée par le quotidien « Le Soir ».

Ernest Hemingway, récompensé pour le « Vieil Homme et la Mer » n’avait-il pas déclaré : « Tout écrivain, sachant quels grands écrivains n’ont pas reçu ce prix, ne peut l’accepter qu’avec humilité ».

Avec Henrik Ibsen, auteur dramatique le plus souvent représenté après Shakespeare, voici l’histoire de Peer revenu auprès de sa mère. Il y apprend que la belle et riche Ingrid qui lui était destinée, va se marier avec un autre homme que lui.

Sur le coup, il file à la noce et il apprend que le marié est désespéré car Ingrid s’est enfermée et ne veut pas de son époux.

Pour d’aucuns, Peer est un corniaud, pour les autres, c’est un hâbleur et un menteur.

Il se dit un peu sorcier, un troll qui chevauche le bouc dans les airs.

Alors, le marié lui demande de l’aider à entrer chez Ingrid…

Peer va-t-il la séduire puis la repousser ?

Cette étrange pièce en cinq actes se déroule sous un rythme soutenu et surprenant.

Aurait-elle mérité un Prix Nobel comme le préconise « Le Soir » ?

Tous les goûts et les couleurs se retrouvent dans la nature, n’est-il pas ?, et être le dauphin de Shakespeare n’est pas donné à tout le monde !

La porcelle enracinée pour vos salades de printemps

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La porcelle enracinée : les porcs se régalent de ses solides racines, les humains se délecteront de ses feuilles dès qu’ils sauront la retrouver dans le gazon. Un indice : elle ressemble beaucoup au pissenlit.

Journée Mondiale de l’eau – 22 mars 2013 : La coopération à l’honneur !

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Le 22 mars, c’est la Journée Mondiale de l’Eau. Et comme chaque année depuis 1993, cette journée est l’occasion d’attirer l’attention sur l’importance de l’eau douce, sa gestion et son accès pour tous.

783 millions de personnes n’ont toujours pas accès à l’eau potable. 2,5 milliards ne bénéficient pas d’installations sanitaires de base. Et 2 millions d’enfants de moins de 5 ans meurent chaque année de maladies dues au manque d’hygiène et à l’insalubrité de l’eau.

Alors que l’accès à l’eau potable et à un assainissement de base a été reconnu comme un Droits de l’Homme par l’ONU en 2010, cette comptabilité met en évidence l’urgence d’une plus grande coopération entre pays du Nord et du Sud pour réduire ces inégalités.

Pour ses 20 ans, cette [Journée Mondiale de l’Eau>http://www.pseau.org/fr/observatoire/international/grands-rdv/JME-2013] s’est donc placée sous le signe de cette coopération internationale.

Céline Noblot est la Responsable du Pôle Promotion de la Solidarité Internationale de l’Eau au pSEau, le Programme Solidarité Eau. Elle souligne que cette coopération n’est pas seulement l’apanage des Etats ou des organisations internationales. Les collectivités locales ou les ONG peuvent soutenir des projets locaux d’accès à l’eau et faire profiter de leurs expertises les collectivités du Sud qui mettent en place des services publics de l’eau.

Avec ces coopérations, c’est l’eau du Nord qui finance l’eau du Sud. Mais pour pouvoir agir au Sud, il faut sensibiliser au Nord.

Cette Journée Mondiale est donc l’occasion de rencontres, de débats, d’expositions, d’animations, un peu partout en France pour ouvrir enfants et parents à la protection de la ressource en eau en France, et aux enjeux de l’accès à l’eau dans les pays du Sud.

A St Malo vous pourrez marcher pour financer un forage au Sénégal…

A Bourges, l’association Medina vous invite à se tiendra une conférence sur la situation de l’eau en Palestine et dans les pays voisins.

Et dans 30 villes de France c’est l’ONG Action Contre la Faim qui organise un immense jeu de l’oie pour sensibiliser le grand public sur cet accès à l’eau et à l’assainissement.

Temps de sensibilisation et pourquoi pas temps d’engagement, cette Journée peut également permettre à chaque citoyen d’agir concrètement, en faisant pression par exemple sur ses élus pour qu’ils investissent dans la coopération. Mais comme le rappelle Céline Noblot, chaque habitant peut également contribuer à des projets au Sud via sa facture d’eau et le « 1% solidaire » ou Loi Oudin-Santini qui autorise les collectivités territoriales françaises, les établissements publics intercommunaux et les syndicats des eaux et/ou d’assainissement à mobiliser jusqu’à 1% de leur budget eau et assainissement pour financer des actions de coopération internationale dans ces secteurs.

Le Petit Livre des Départements (Éd… du Chêne)

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« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

Les anciens écoliers français se souviennent certainement de ces interminables heures à mémoriser les dizaines de départements de l’Hexagone, les préfectures, les matricules… Avec le « Petit Livre des Départements » de Dominique Foufelle publié aux Éditions du Chêne, il s’agit, en quelques touches, d’en déterminer l’historique, la situation géographique, des particularismes, le tout illustré de chromolithographies datant des années 1930.

Cela permet de répondre à quelques questions qui, parfois, sortent de l’ordinaire. Jugez-en.

. Pourquoi appelle-t-on un département « Côte-d’Or » ? Pour la couleur prise par ses vignes en automne.

. Où se situe la plus haute mairie de France ? À Saint-Véran, dans les Hautes-Alpes. Elle est située à 2 042 m d’altitude.

. Et la plus haute gare ? Elle se trouve à Bolquère-Eyne dans les Pyrénées-Orientales et culmine à 1 592 mètres pour accueillir le Train Jaune, un tortillard qui grimpe sur 62,5 km.

. Et quel est donc ce vin appelé « Liqueur de feu » que les popes russes adoptèrent comme vin de messe ? C’est le vin de Cahors, cité du Lot.

. Le département le moins peuplé ? La Lozère.

. Le plus vaste site de France inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO au titre des paysages culturels vivants ? Il s’agit du Val de Loire en Indre-et-Loire.

. Et quelle est la cité classée en tête des villes de France pour la qualité de vie ? Nantes, étrangement placée en Loire-Atlantique, car le pays nantais fait partie des neuf pays historiques bretons.

. Et, pour terminer, d’où proviennent les Buttes de Moncoué, situées dans les Deux-Sèvres ? Elles furent formées lorsque Gargantua secoua ses bottes, selon la légende.

La capselle bourse à pasteur ou herbe aux amoureux 

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La capselle bourse à pasteur ou herbe aux amoureux : dans un cas comme dans l’autre, c’est la forme de son fruit qui donne son nom à cette petite herbacée qui s’invite au jardin ; Les asiatiques la cultivent comme salade et nous ?