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Non-violence et écologie

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« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

Au hasard d’événements dans l’existence ou plus prosaïquement parce qu’on a décidé de mettre de l’ordre dans sa bibliothèque qui déborde, il arrive qu’on mette la main sur un livre, passablement jauni par les années, et que, soudain, on a envie de relire.

Et, quand on constate que dans cet ouvrage on avait souligné des passages et fait quelques annotations, on se dit qu’une deuxième lecture pourrait peut-être valoir d’autres réflexions ou consolider les précédentes.

C’est ainsi, qu’en 1973, j’avais lu, noté, souligné et surligné « Technique de la non-violence » de Lanza del Vasto paru chez Denoël (puis Folio) et, ô démarche supplémentaire, je l’avais fait dédicacer par l’auteur à l’issue d’une conférence.

Quarante ans plus tard, expérience de la vie en plus et beaucoup d’eau qui a coulé sous les ponts, j’ai littéralement dévoré les 240 pages de cet ouvrage qui, avec le recul, peut aisément être catalogué de « prophétique » sur maints aspects quand on constate l’état de délabrement moral et environnemental de notre planète.

Certes, il y eut d’indéniables avancées scientifiques et technologiques en quatre décennies, mais, combien de conflits et de guerres n’ont-ils pas meurtri des populations, surtout des civils innocents ? Combien de catastrophes écologiques n’ont-elles pas sali notre terre nourricière ?

Lire et relire ce livre de Lanza del Vasto, est à la fois le constat d’un échec face à ces considérations, mais, paradoxalement, celui d’une réussite, celle de ne pas avoir été jusqu’à la destruction finale et que certaines résolutions, voire soubresauts, autorisent divers sursis ou l’espoir d’une prise de conscience universelle comme l’avait décrit l’auteur : « Mourir dans la guerre nucléaire, c’est mourir trois fois : mourir soi-même, mourir en ses enfants, mourir avec la nature entière. »

Aujourd’hui, l’homme survit malgré la famine qui règne dans de trop nombreuses régions, avec la pollution des eaux, avec Tchernobyl et Fukushima, avec la mondialisation et le super-capitalisme qui ne cessent de faire la part belle aux nantis…

Alors, à Fréquence Terre, chacun tente de militer au mieux pour que ça change. C’est urgent et il ne faudrait certainement plus attendre quatre nouvelles décennies pour s’en convaincre.

Le frêne, ou l’arbre du centenaire

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Déjà repéré cet hiver grâce à ses bourgeons gros noirs, on peut maintenant observer ses fleurs et ses feuilles ; feuilles souveraines contre les douleurs rhumatismales.

De la Genèse à la création par Laurent Bernard (MdV)

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« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

« De la Genèse à la création » écrit par Laurent Bernard aux Éditions Maison de Vie, surprendra plus d’un lecteur. Effectivement, l’auteur annonce clairement le contenu de son essai : « Il existe deux Genèse et je vais vous soumettre un texte nouveau exempt de tout dogmatisme ! »

Ainsi, à la question fondamentale qui hante les générations depuis leur création « D’où venons-nous ? » deux réponses ont été formulées jusqu’à présent : la théorie de la foi qui s’appuie sur le dogme d’une religion révélée et la théorie de l’évolution chère à Darwin.

À l’aide de quatre outils qui sont la capacité à raisonner, la matière soumise à analyse, le recoupement des informations et la connaissance du langage symbolique, Laurent Bernard évoque un principe unique qui, progressivement, se transforme et se scinde en deux : l’un spirituel, l’autre matériel, pour aboutir à l’homme.

Et, comme la genèse originelle est écrite au présent, il est à penser que la création n’est pas achevée, selon ce spécialiste en symbolisme et mythologie. En somme, cet essai novateur propose une autre lecture du sens de la vie, suggère l’auteur.

Ce document est susceptible de provoquer maints débats passionnés, voire passionnants.

L’arum sauvage (deuxième partie)

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Un deuxième épisode pour comprendre les relations entre l’arum et les moucherons et faire le lien avec le petit épi de fruits rouges, brillants de l’été.

Arum d’Italie

Arum maculatum

Les perles de la Moïka d’Annie Degroote (Presses de la Cité)

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« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

Ana, comédienne, se souvient avec tristesse, rancœur et colère d’un épisode de son enfance lorsque défile la scène de son père qui la sauve de la noyade sous le regard vide et indifférent de sa mère.

À vrai dire, elle voit la mort s’inscrire dans les yeux de sa génitrice. Une mère psychorigide, distante, sans un souffle d’empathie.

Annie Degroote, auteure dont j’avais déjà apprécié l’écriture pleine de subtilités et de sensibilité dans « Un palais dans les dunes » (« Littérature sans Frontières » du 13 février 2011), raconte dans « Les perles de la Moïka » (Presses de la Cité) l’histoire fabuleuse de trois générations de femmes s’étirant de 1903 à 2003, de Saint-Pétersbourg à Paris en passant par le nord de la France, une saga façonnée de destins bouleversants, de secrets et de quêtes touchantes.

Avec quelques citations choisies au fil d’un récit palpitant, voici dans toute sa profondeur l’écriture de cette auteure qui fait voyager de manière subtile le lecteur d’un pays à l’autre, d’une femme à une autre, dont une mère « ressuscitée », d’une intrigue à une révélation, d’un fait historique à une anecdote, Raspoutine-le-Débauché y compris :

« Admettez qu’une vie n’est pas toujours faite d’un seul amour, et que notre cœur peut aimer de nouveau, sans renier ses premiers émois. »

« Les regrets sont d’horribles pertes d’énergie. »

« L’instinct de survie ensevelit toute forme d’humanité. »

« Il existe un palier où l’on finit par s’habituer à la faim permanente, aux morts que l’on voit, on devient presque indifférent, pour survivre. »

« Au plus fort d’un drame, un rêve ou un souvenir peut vous aider à tenir. »

Et, à la lecture des malheurs atroces vécus sous Staline et ses sbires, il en a fallu des rêves et des souvenirs pour survivre…

Et la mort dans les yeux de la mère d’Ana, qui était-elle, au juste ?

L’arum sauvage (première partie)

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L’arum sauvage : plante très commune aux feuilles en forme de pointe de flèche; mais où se cache sa fleur ? Un premier épisode pour la découvrir, cachée dans son cornet.

Qualité de l’eau en France : agir maintenant pour les générations futures !

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L’eau que nous consommons est de bonne qualité, mais cela va-t-il durer ?

C’est la question qui ressort de la grande enquête menée par la Fondation France Libertés et le magazine 60 Millions de consommateurs, « Qualité de l’eau – Opération transparence« . Les résultats confirment l’inégalité d’accès à une eau de qualité en France.

Les analyses effectuées révèlent en effet des traces de pesticides et de médicaments jusque dans certaines eaux en bouteilles.

La ressource en eau n’est épargnée nulle part… et l’inquiétude reste réelle.

Emmanuel Poilane, le directeur de France Libertés.

« Trouver des micro-traces de résidus dans les eaux en bouteille est une surprise. Cela doit nous poser des questions sur nos activités humaines… les médicaments, l’agriculture… Il faut changer nos modes de fonctionnement pour être plus respectueux de la nature. »

Malgré les contrôles, les polluants restent présents, comme l’atrazine, un désherbant soluble dans l’eau. Très persistant dans l’environnement, il est pourtant interdit depuis 2001. Un phénomène qui doit faire prendre conscience de l’enjeu à changer nos comportements pour les générations à venir…

Emmanuel Poilane.

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« Le temps humain n’est pas le temps de la reconstitution de la ressource en eau. Trouver des traces de polluants plus de 10 ans après n’est pas étonnant. Il faut que l’on s’intéresse au temps long. L’engagement politique sur la protection de la ressource ne doit pas être vu comme quelque chose d’immédiat pour l’immédiat, mais comme quelque chose qui se construit maintenant pour les générations futures. C’est une réflexion sur notre société, et sur la façon dont on souhaite mettre en œuvre une autre civilisation, pas seulement pour nous mais pour nos petits enfants. »

Changer nos pratiques afin de préserver la ressource, c’est l’objet du manifeste que publie France Liberté et 60 millions de Consommateurs…

Mieux partager les informations, mettre à plat les normes de qualité, accentuer la solidarité entre les territoires, telles sont les urgences demandées par les deux organisations qui réclament également l’organisation d’assises nationales de l’eau, afin de mener une réflexion sur le long terme sur la gestion de la ressource.

Un manifeste sur lequel nous reviendrons la semaine prochaine.

La construction paille avec Naturel Home 2

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La semaine dernière dans Ma maison écologique nous avons parlé de l’auto-construction en bottes de paille. Nous retrouvons Hervé Blandin, fondateur de NaturelHome Bureau d’étude, basé en Auvergne et membre du Réseau Français de la Construction Paille.

Cette semaine on revient sur les critiques les plus fréquentes liées à ce mode de construction: la tenue dans le temps (solidité), l’humidité, l’intrusion des rongeurs ou encore le feu…

Le point avec Hervé Blandin, spécialiste de la construction en bois et en paille.

En dehors des principales caractéristiques liées à l’isolant paille, se lancer dans un projet en auto-construction implique bien entendu des connaissances techniques mais pas seulement…

Autres aspects essentiels : le coût et la durée. Les précisions d’Hervé Blandin.

Vous êtes convaincu(e) ? Celui ou celle qui se laissera convaincre par l’auto-construction en paille s’interrogera également sur les normes et notamment la règlementation thermique.

Hervé Blandin est le fondateur de NaturelHome Bureau d’étude, en Auvergne, et membre du Réseau Français de la Construction Paille.

Retrouvez cette chronique sur www.frequenceterre.com

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