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Michèle Rivasi

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Le 14 mars dernier le Parlement européen a voté à une très large majorité, en faveur d’un rapport demandant des mesures claires pour réduire l’exposition aux perturbateurs endocriniens. Une avancée dont se félicite Michèle Rivasi, Vice-Présidente du groupe des Verts/ALE au Parlement européen et co-rapporteure de ce dossier.

Pour Michèle Rivasi, c’est un véritable enjeu de santé publique et il y a urgence…

Interview Michèle RIVASI 1

Pour la députée européenne Michèle Rivasi, beaucoup d’industries voudraient une définition stricte pour que certains perturbateurs endocriniens passent à tavers les mailles du filet. D’où son insistance pour que la définition soit la plus large possible et surtout que les caractéristiques permettent enfin de limiter l’utilisation de ces substances avant qu’elles se retrouvent dans des produits de consommation .

A l’échelle internationale, il y a aurait entre 830 et 840 perturbateurs endocriniens dans notre environnement.

A l’échelle européenne, la France et le Danemark montrent l’exemple…

Michèle Rivasi.

Interview Michèle RIVASI 2

Avec ce rapport, une 1ère défiintion des perturbateurs endocriniens est donnée, une 2e sera donnée par la Direction de l’environnement de la Commission européenne en décembre 2013. Cette définiion interviendra alors sur différentes directives concernées comme la « directive pesticides » ou la « directive dioxyde » (les détergents) ou encore celle sur les cosmétiques. Mais il faudra faire face à l’industrie chimique…

Interview Michèle RIVASI 3

Michèle Rivasi est députée européenne Europe Ecologie.

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« Le Printemps silencieux » de Rachel Carson

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Le 14 décembre dernier à la Maison de l’UNESCO, à Paris, des scientifiques et autres universitaires d’Amérique et d’Europe sont réunis pour célébrer le 50e anniversaire de la publication d’un best-seller, « Le Printemps silencieux » de Rachel Carson.

Dans ce livre paru en 1962, la zoologiste et biologiste américaine dénonce pour la première fois l’impact des pesticides sur l’environnement et la santé.

Icône de l’écologie, figure phare aux Etats-Unis, Rachel Carson a marqué l’histoire de son pays. On dit du « Printemps silencieux » qu’il fut, après « La case de l’oncle Tom » celui qui provoqua une remise en question majeure de la société américaine.

Selon le démocrate américain Al Gore, en préface du livre: «lorsque Rachel Carson est décédée au printemps 1964, on savait déjà que sa voix ne s’éteindrait jamais. Elle n’avait pas seulement réveillé la nation américaine, mais le monde entier. On peut considérer à bon droit la publication du Printemps silencieux comme l’acte de naissance du mouvement écologiste ».

16 juin 1962, l’hebdomadaire New Yorker, publie des extraits du « Printemps silencieux ». Rachel Carson n’est pas une inconnue des lecteurs. Née en 1907 à Pittsburgh en Pennsylvanie, elle débute sa carrière comme biologiste puis se consacre progressivement à l’écriture à plein temps dans les années 1950. Son best-seller « The Sea Around Us » (Cette mer qui nous entoure), publié en 1951, lui vaut d’être reconnue comme écrivain de talent.

Dans ce nouvel opus, elle abandonne ses sujets de prédilection, la mer et la biologie marine, pour parler des ravages du DDT et des pesticides de synthèse sur l’environnement et la santé humaine.

Dès le milieu des années 1940, Carson s’inquiète de l’utilisation de pesticides synthétiques, dont beaucoup avaient été développés à travers des recherches militaires depuis la Seconde Guerre mondiale. C’est le programme d’éradication des fourmis de feu du Département de l’Agriculture qui poussa Carson à consacrer ses recherches aux pesticides et aux substances nocives pour l’environnement. Ce programme passait par un épandage aérien de DDT et d’autres pesticides (mélangés à du fioul), y compris sur des terrains privés.

Carson commença son travail en collectant des exemples de dégâts sur l’environnement causés par le DTT. Rachel Carson a d’ailleurs fait valoir qu’il est plus correct d’appeler les pesticides « biocides » en raison de leurs effets néfastes sur l’environnement, qui se limitent rarement aux espèces nuisibles ciblées.

Cet ouvrage choc est le résultat d’une enquête menée par la biologiste pendant plus de 20 ans. Face à elle, les lobbies de l’agro-industrie et les scientifiques de la chimie réagirent avec violence. Mais la vérité de ces écrits a eu gain de cause, et elle finit même par obtenir l’interdiction du fameux DDT en Amérique.

Constatant que l’usage aveugle des pesticides tuait les oiseaux chanteurs, elle s’inspira d’un poème de John Keats – « Et aucun oiseau n’y chante » – pour trouver le titre de son livre : « Le Printemps silencieux ».

Rachel Carson est décédée d’un cancer à l’âge de 57 ans.

Le mouvement populaire que le livre a inspiré à conduit à la création de L’Agence de protection environnementale.

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Indiens Matsés contre pétrole

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Des Indiens d’Amazonie se sont rassemblés à la frontière entre le Pérou et le Brésil pour empêcher une compagnie pétrolière canadienne de détruire leurs territoires et de mettre en péril la vie de groupes d’Indiens isolés dans ces deux pays.

C’est au Pérou que le géant pétrolier canadien Pacific Rubiales a démarré l’exploration de la concession qui se trouve en plein cœur d’une zone destinée à devenir une réserve pour protéger les tribus isolées.

Survival, l’organisation internationale qui milite dans le monde entier pour les droits des peuples indigènes a recueilli plusieurs témoignages comme celui d’une femme Matsés pour laquelle « Le pétrole va polluer les sources de- leurs – rivières. Que vont devenir les poissons? Quelle eau boiront nos animaux? » s’est inquiétée cette représentante des Matsés.

Les Matsés représentent une population d’environ 2 200 personnes, vivent à la frontière entre le Brésil et le Pérou. Avec la tribu voisine des Matis, ils étaient connus comme le ‘peuple du jaguar’ en raison de leurs peintures faciales et de leurs tatouages qui rappellent les dents et les moustaches du jaguar.

Malgré sa promesse de garantir les droits de ses citoyens indiens, le gouvernement péruvien a donné le feu vert à ce projet d’un montant de près de 28 millions d’euros.

La compagnie ouvrira des centaines de kilomètres de lignes sismiques à travers la forêt où vivent les Indiens isolés et y forera des puits d’exploration.

Les Matsés ont été contactés dans les années 1960 et sont, depuis lors, exposés aux maladies introduites par les étrangers. Des groupes isolés sont également gravement menacés par ces maladies contre lesquelles ils ont peu – ou pas – d’immunité.

L’exploitation pétrolière aura également des impacts de l’autre côté de la frontière, dans la vallée brésilienne du Javari où vivent plusieurs groupes isolés, les tests sismiques et les puits d’exploration risquant de polluer les sources de plusieurs rivières dont ces groupes dépendent.

Stephen Corry, directeur de Survival International, a quant à lui déclaré: « L’Etat canadien a été fondé sur la spoliation des territoires indigènes. Lorsque les Européens ont envahis le Canada, ils ont introduit des maladies inconnues et se sont emparés du contrôle des ressources naturelles. Ils sont responsables de l’extinction de groupes entiers. Aujourd’hui, une compagnie canadienne est sur le point de commettre les mêmes crimes contre les Indiens du Pérou. Pourquoi le gouvernement péruvien ne respecte-t-il pas ses propres engagements envers les droits des Indiens? L’Histoire nous a pourtant montré que l’invasion des territoires de groupes isolés amène inévitablement à la destruction, à la maladie et à la mort ».

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Changeons d’énergies………

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Il a fait son apparition il y a quelques jours dans les librairies.

« Changeons d’énergies ; Transition, mode d’emploi », est un livre de Thierry SALOMON, Marc JEDLICZKA et de l’Association NégaWatt.

Face aux crises majeures de l’énergie et du climat, l’éditeur rappelle que le vrai risque serait de continuer comme avant, de faire la politique de l’autruche ou de se sentir dépassé. Prendre le problème à bras-le-corps et changer de modèle énergétique est au contraire une chance, une formidable opportunité qui nous conduira à une société plus équilibrée, plus juste et plus humaine.

Les auteurs partent de constats simples sur ces gaspillages si ordinaires et évidents sur lesquels on ne s’arrête plus ou si peu. Très vite ils nous renvoient à notre quotidien…

« Sur le quai de la gare un voyageur fait les cent pas pour se réchauffer en cette période de frimas. À côté de lui, le distributeur de boissons devant lequel il passe et repasse continue à refroidir consciencieusement canettes et bouteilles en plastique, vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Un peu idiot de faire du froid par cette température glaciale, se dit-il, pensant à la facture d’électricité salée qu’il a reçue le matin même. En été, par temps de canicule, passant assoiffé devant le même distributeur, remarquera-t-il un gaspillage énergétique tout aussi absurde : exposé en plein soleil, son système de refroidissement tourne en permanence ».

Et ils s’arrêtent aussi au rayon poissonnerie de notre supermarché… Un supermarché ordinaire ou cette fois «la vendeuse finit de ranger des paquets de belles crevettes grises de la mer du Nord. Des crevettes déjà décortiquées, prêtes à l’emploi, celles que préfèrent les consommateurs. Pêchées au large d’Ostende, elles ont été acheminées par camion au Maroc pour y être préparées. Un aller-retour pour gagner quelques centimes d’euro, une pratique courante dans le secteur alimentaire : le prix du transport est largement compensé par le bas coût de la main-d’oeuvre locale. »

Les exemples ne manquent, des gaspillages si ordinaires nous en avons tous à l’esprit mais que faire ?

Les auteurs nous disent qu’un nouveau système énergétique est possible, en rupture avec les filières du passé aujourd’hui encore dominantes … Pétrole, gaz, charbon et nucléaire.

Au sommaire : l’électron vraiment libre Enercoop, le covoiturage… Et des régions qui montrent l’exemple : comme Le Bas-Rhin à la pointe des économies d’électricité, les Vosges et les locataires HLM qui touchent du bois, la Bretagne qui offre un joli bouquet d’énergies renouvelables, aussi un nouveau tissu d’intelligence entre Saône et Rhône, et de l’innovation pour la rénovation en Ile de France.

Renouveler nos énergies mais pas à n’importe quelles conditions…

Ce petit livre est destiné à tous ceux qui souhaitent saisir les enjeux de l’énergie et en décrypter la complexité, il présente les propositions portées par l’association négaWatt dont le nouveau scénario a été rendu public le 29 septembre dernier.

L’association réunit des professionnels de l’énergie à l’origine de la démarche négaWatt (sobriété, efficacité énergétique et énergies renouvelables). L’Institut négaWatt est la filiale de l’association et travaille pour la mise en œuvre de la transition énergétique à travers la formation professionnelle, les études et l’accompagnement d’acteurs.

« Changeons d’énergies ; Transition, mode d’emploi » est Coédité par Actes Sud, NégaWat et le Mouvement Colibris

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Leonardo Di Caprio

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Mais quelle mouche a donc piqué Léonardo Di Caprio ?

Cette semaine je vous propose une chronique un peu paillettes mais pas trop…

L’acteur, scénariste et producteur américain a annoncé vouloir faire une longue pause cinématographique pour se consacrer pleinement à l’Environnement… Fiction ou réalité ?

OUI La star aurait bien déclaré au magazine allemand Bild vouloir « apporter un peu d’amélioration au monde »… « Je suis un peu fatigué. Je vais faire une très très grande coupure. Je voyagerai à travers la planète pour faire quelque chose de bien pour l’environnement ». Alors c’était vrai… Engagé depuis des années dans diverses associations, Léonardo Di Caprio a fait de la protection de l’environnement son nouveau cheval de bataille.

Par le passé, Léonardo Di Caprio a produit des oeuvres engagées comme la série TV, Greensburg.. Puis tout s’accélère en 2007 avec l’écriture du scénario et la production de La 11e Heure, le dernier virage. Ce documentaire montre l’état de l’environnement et de la biodiversité au début du XXIe siècle.

Des explications, arguments et solutions concrètes y sont donnés, pour tenter de sauver et restaurer l’écosystème planétaire (la biosphère), à travers des rencontres avec une cinquantaine de scientifiques, intellectuels et leaders politiques réputées dans leur domaine de compétence et impliquées dans l’action ou dans la compréhension de ces phénomènes. Les plus connus comme Stephen Hawking ou Mikhaïl Gorbatchev, mais surtout des inconnus mais experts dans leur domaine et impliqués dans des processus de changements économiques, sociaux, ou de gouvernance.

Leonardo DiCaprio est également l’un des donateurs du Fonds Clinton-Bush pour les victimes du tremblement de terre d’Haïti en 2010, auquel il a reversé un million de dollars. Connu pour prendre des vols commerciaux plutôt que des avions privés ou pour sa participation à des campagnes du WWF, fin 2012 Léonardo Dicaprio a aussi milité pour la création d’un sanctuaire marin dans l’océan Antarctique.

Pour l’instant, DiCaprio n’a pas révélé précisément ce qu’il fera durant ce break lors de son interview, mais il semblerait qu’il veuille convaincre les gens d’arrêter d’utiliser l’essence et le charbon comme sources d’énergie. Il explique : « Mon toit est recouvert de panneaux solaires. Ma voiture est électrique. Une personne normale ne roule pas plus de 50 kilomètres par jour ».

Révélé dès l’âge de 17 ans, Leonardo DiCaprio a passé la majeure partie de sa vie sur grand écran. Mais il se dit prêt à arrêter la fiction, un temps pour améliorer la réalité.

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Hubert Reeves : un scientifique des astres et de la Terre

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Cette semaine dans Vues de la Terre on s’intéresse à Hubert Reeves. Astrophysicien d’origine canadienne, Hubert Reeves est aussi célèbre et apprécié du grand public pour son habilité à communiquer sur l’univers et les étoiles… Conseiller scientifique à la NASA dans les années 60, il devient par la suite Directeur de Recherches au CNRS à Paris.

Hubert Reeves est aussi connu pour ses travaux de recherche au Service d’Astrophysique de Saclay… L’origine des éléments chimiques, l’origine du système solaire, l’origine de l’univers, l’astrophysique nucléaire ou encore la cosmologie. Autant de sujets passionnants pour un seul homme ! Et ce n’est pas tout…

Président de l’association Humanité et Biodiversité depuis 2001, Hubert Reeves rappelle que « nous éliminons plus de mille fois plus d’espèces qu’avant l’époque industrielle. Cette extinction massive, la sixième dans l’histoire de la Terre, l’humanité en est la cause. La biodiversité nous concerne au premier chef, car la biodiversité c’est nous, nous et tout ce qui vit sur terre ».

A travers lui, l’association Humanité et Biodiversité considère plusieurs grandes thématique clés pour agir efficacement : le financement d’actions de préservation par les pouvoirs publics en est une. La construction de l’aménagement durable des territoires tout en développant de l’emploi et du lien social autour de la nature en est une autre.

Mr Reeves s’inquiète également de savoir si une réelle gouvernance nationale de la biodiversité finira par voir le jour. Alors le scientifique interpelle régulièrement les hommes politiques. Les résultats ne sont pas toujours satisfaisants alors il continue et milite à travers son association pour une planète protégée. Et il faut bien reconnaître qu’Hubert Reeves est plutôt doué pour parler de l’univers… Par le passé, il a imaginé une série d’émissions sur les étoiles ou encore des spectacles scientifiques comme Astronomie et Ecologie, Des étoiles et des hommes. “ D’où venons nous ? Qui sommes nous ? Qu’est-ce qu’on va manger ce soir ? C’est par cette boutade de Woody Allen que débute la séance… Un spectacle qui se veut une histoire, et pas n’importe laquelle : la nôtre… »

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Green Star Awards

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Le 11 décembre, l’Organisation des Nations Unies et la Croix verte internationale ont lancé les Green Star Awards pour les experts en urgences environnementales. Un concours destiné à récompenser ceux qui se sont illustrés dans le domaine de la gestion des urgences environnementales.

La Croix verte internationale est une organisation non gouvernementale à but environnemental et fondée le 20 avril 1993 à Kyōto. Mikhaïl Gorbatchev, ancien dirigeant de l’URSS, en est le fondateur.

Elle se donne pour mission de contribuer à l’augmentation du niveau de vie et du développement économique et social dans tous les pays. Pour y arriver, elle met en place des projets de nature environnementale, des processus de paix ou d’aide au développement. Par exemple, Green Cross a installé des camps thérapeutiques près du site de la catastrophe de Tchernobyl. L’organisation internationale est également à l’origine des campagnes de prévention de conflits liés aux ressources en eau.

Les Green Star Awards, présentés pour la première fois en 2009, récompensent les individus, les organisations, les gouvernements et les entreprises ayant accompli des efforts remarquables dans le domaine de la prévention et de réponse aux urgences environnementales.

« Les Green Star Awards soulignent le lien entre les catastrophes environnementales et les impacts humanitaires. Ils soulignent l’importance de l’assistance humanitaire dans de telles urgences, ainsi que de la préparation des communautés pour prévenir ou répondre à de telles crises environnementales » a déclaré Alexander Likhotal, Président de La Croix Verte Internationale qui a aussi rappelé que des milliers de vies humaines ont été perdues dans des catastrophes l’année dernière.

Les Green Star Awards sont donc à la fois une récompense environnementale et une récompense humanitaire. « L’environnement peut être une cause, une conséquence ainsi qu’un facteur des crises humanitaires, et doit être traité comme tel. Cette année, nous chercherons des lauréats de haut niveau afin d’atteindre un public bien plus élargi qu’auparavant » a déclaré pour sa part le représentant onusien René Nijenhuis.

En 2011, les Green Star Awards avaient été attribués à trois organisations pour leur contribution à la gestion des urgences environnementales mondiales : le Blacksmith Institute, en reconnaissance de leur soutien aux efforts locaux faits pour gérer les sites très pollués ; Médecins Sans Frontières pour avoir fourni des soins médicaux dans les régions affectées par des crises ; ainsi que Terragraphics Environmental Engineering, pour leur travail remarquable sur les questions de déchets dangereux.

Les candidatures pour les Green Star Awards seront acceptées jusqu’au 15 Mars 2013. Quant aux vainqueurs, ils seront annoncés le 2 Septembre 2013 à l’occasion des célébrations organisées pour célébrer le 20ème anniversaire de la fondation de la Croix Verte Internationale par Mikhaïl Gorbatchev.

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Paul Watson: le pirate défenseur des baleines

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Qui a vu Paul Watson ?

Celui que l’on surnomme le « pirate écolo », le canadien Paul Watson, a lancé sa 9e campagne en Antarctique contre les chasseurs nippons de baleines. Equipé de quatre navires, d’un hélicoptère, de trois drones et accompagné d’une centaine de personnes engagées pour la bonne cause, celui que l’on surnomme « le capitaine » a quitté Melbourne le 5 novembre.

Paul Watson n’est pas un activiste comme les autres… Défenseur des baleines et des animaux marins depuis quarante ans, il est le Fondateur de l’ONG écologiste la plus combattive au monde, Sea Shepherd (ou « berger des mers ») qui a affronté depuis 1977 les baleiniers soviétiques ou japonais, les Canadiens traqueurs de bébés phoques et autres braconniers sur toutes les mers du globe…

A 61 ans, Paul Watson est aussi un des fugitifs les plus recherchés au monde. Interpol a lancé un mandat d’arrêt contre lui. Il est recherché par le Costa-Rica, où il est accusé d’avoir mis en danger un équipage lors d’une opération contre la chasse aux requins en 2002. L’Allemagne a aussi une dent contre lui. Arrêté en mai dernier à l’aéroport de Francfort, il s’était enfui en juillet en dépit d’une assignation à résidence. La cour d’appel de Francfort s’était alors prononcée pour l’extradition vers le Costa Rica du militant écologiste en fuite.

Watson a alors expliqué avoir mis quatre mois pour rejoindre l’Australie en traversant « deux océans et un nombre incalculable de rivières, franchissant trois chaînes de montagne, un désert, des lacs et des dizaines de villes ».

Paul Watson est désormais obligé de vivre sur un bateau, peut-être jusqu’à la fin de ses jours…

« Je foule à nouveau le pont du Steve Irwin, un des navires de la flotte de Sea Shepherd engagée dans le Pacifique sud », s’est réjoui Paul Watson, le 4 décembre dernier sur le site de l’ONG. « J’ai un équipage formidable et notre bateau fait route vers l’Antarctique ».

Cap sur le Pacifique sud où le Canadien a bien l’intention de contrarier les baleiniers japonais, avant qu’ils atteignent le sanctuaire des baleines dans l’océan Austral.

Officiellement, les activités de la flotte nippone dans l’Antarctique sont destinées à la «recherche scientifique», une pratique tolérée par la Commission baleinière internationale qui interdit la chasse commerciale au cétacé depuis 1986. Les autorités japonaises affirment que cette pêche fait partie intégrante de la culture nippone.. Pourtant, la viande de baleine termine sur les étals.

« Le Japon finira par renoncer », selon Paul Watson. «M

ais nous retournerons en mer l’an prochain et l’année suivante, et les autres années aussi, jusqu’à la fin de la pêche à la baleine».

Pendant ce temps, la Corée du Sud confirmait le 5 décembre, qu’elle abandonnait officiellement son projet controversé de reprise de chasse à la baleine, annoncé l’été dernier et immédiatement condamné par de nombreux pays.

Actuellement, seuls trois pays chassent officiellement la baleine : le Japon, la Norvège et l’Islande.

Une pêche dite « de subsistance » est également autorisée chez plusieurs peuples indigènes dans le monde.

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1974: quand l’écologie s’invite dans la campagne présidentielle…

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Depuis 1974 il y a eu sept élections et autant de candidats écologistes malheureux.

La dernière en date, Eva Joly, d’Europe Ecologie-les Verts (EELV) recueille seulement 2,31% des suffrages au premier tour. Pourtant, les électeurs ont pu constater que tous les candidats, extrêmes compris, ont abordé la question environnementale dans leur programme. En réalité, l’intérêt des français pour l’écologie s’est largement manifesté ces derniers mois en dehors de toute considération politique. Variations du prix de l’essence, tarifs de l’énergie, place du nucléaire en France, dossier de l’Erika ou encore fuite de gaz de la plateforme Total en mer du Nord… Autant de sujets liés à la santé de notre planète qui suscitent les débats mais qui, force est de le constater, ne font pas toujours bon ménage avec la politique.

L’écologie s’invite donc pour la première fois dans la campagne en 1974. René Dumont, agronome de formation, est alors le premier candidat à l’élection sous l’étiquette de l’écologie. Il récolte 1,32 % des votes. Mais à l’époque, il s’agit surtout d’utiliser les médias pour faire connaître l’écologie en politique. Déjà en 1973 avec la sortie de son livre L’utopie ou la mort, l’agronome tiers-mondiste lance un véritable appel à l’éveil écologique.

En 1977, il est l’invité de Jean Chancel dans son émission Radioscopie et il avoue « après les élections on a cherché à créer un mouvement écologiste et on y est pas arrivé, ceux qui voulaient s’organiser ont été empêchés de le faire par ceux qui ne voulaient pas s’organiser. Il n’y a pas eu de mouvement écologiste et je me suis alors joint aux Amis de la terre », une association indépendante du pouvoir politique que rejoint aussi Brice Lalonde. Ce dernier se portera lui-même candidat des écologistes à l’élection de 1981.

Mais revenons à René Dumont. L’homme à l’éternel pull rouge est né en 1904 à Cambrai.

Il passe trois années à Hanoï comme fonctionnaire, il est alors révolté par la politique coloniale. De retour en France, il devient professeur à l’Institut d’agronomie et soutient, dans un premier temps, une vision productiviste de l’agriculture basée notamment sur l’utilisation des fertilisants chimiques. Après la seconde guerre mondiale il lui sera reproché sa vision pétainiste de l’agriculture fondée sur le corporatisme agricole. Toutefois il est l’un des premiers à dénoncer les dégâts de la révolution verte et il élabore progressivement une critique de ce modèle. Pour mieux promouvoir sa vision du développement agricole, il exerce également son activité comme expert aux Nations Unies et s’intéresse tout particulièrement aux pays sous-développés.

Mort en 2001, René Dumont demeure toujours celui qui a lancé l’écologie politique en France. Il est un guide pour une certaine branche de l’écologie, celle qui estime que l’écologie politique trouve sa force dans sa capacité à se réformer.

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Jean-Yves Fromonot, Ethno Développeur

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Comment travailler autrement selon les lois naturelles, sans stress ni capitaux ? Comment trouver une activité de vie équilibrée entre la ville et la campagne ?

Jean-Yves Fromonot est Ethno Développeur et tente d’apporter des réponses au micro-entreprises. Il encadre aussi des formations pour les particuliers et les associations.

En 1977 Jean-Yves Fromonot sort diplômé d’une business school. Un parcours sans faute… Il est alors Directeur des Relations Humaines pour plusieurs grands groupes internationaux, jusqu’à ce qu’il décide de changer de vie.

Jean-Yves Fromonot quitte les affaires en 1995, il expérimente avec succès le concept de travail partagé. Mais il prévient: « Le changement ne s’est pas fait du jour au lendemain ».

Il a développé plusieurs activités, du tourisme à la campagne jusqu’au centre de formation.

Il décide alors d’enseigner sa méthode.

Changer de vie pour devenir agriculteur bio ? C’est ce que propose la ferme Sainte Marthe, près d’Orléans, où Jean-Yves Fromonot forme des citadins volontaires au changement.

Il est aussi cofondateur avec Philippe Desbrosses de l’association Intelligence Verte qui sensibilise le public à la promotion de la biodiversité naturelle et humaine.

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