La Char-fia qui pourrait se traduire littéralement par « maison de la mort » est une méthode de pêche traditionnelle tunisienne considérée comme non violente, biologiquement durable, permettant de capturer les poissons vivants et intacts. Cette méthode de pêche est intéressante de part son jeu d’ombre et de lumière, prenant en compte le courant des marées. Une solution, qu’il faut développer, dont on pourrait s’inspirer ailleurs, pourmieux consommer et préserver les océans !
Fleur de Passion, voilier du partage et de la passion des océans
The Changing Oceans expedition 2011 va démarrer dans quelques jours.
Fleur de Passion, le bateau de l’expédition, est dans son chantier de maintenance en Tunisie, au sec.
C’est Rémy, jeune charpentier bénévole, qui a participé aux travaux après une traversée de la Méditerranée, que je vous invite à écouter.
Il nous parle avec émotion de l’expérience vécue à bord et sur le chantier.
A terre comme sur mer, Fleur de Passion continue d’être le véhicule des partages de valeur, de protection et de passion des océans.
Au delà des services qu’ils nous rendent, les océans sont une source de développement, de réalisation et de rêves à la portée des hommes, et qu’il faut découvrir et encourager.
Daniel KRUPKA
The Changing Oceans expedition : itineraire d’un voilier gaté !
Venez à la découverte de l’itinéraire de Fleur de Passion , ce magnifique voilier de 33m, qui servira cette année encore de plate forme logistique pour The Changing Oceans Expedition , une expédition dans tous les océans de la planète . Fleur de Passion réalisera sa 3ème année sur mer dans le cadre de cette aventure humaine et scientifique, qui vise à comprendre l’impact que nous avons sur les océans, à communiquer largement ces informations, et enfin à agir pour leur préservation.
Un parcours qui promet un programme passionnant et exceptionnel , avec des missions scientifiques et des projets socio-educatifs en Mer Rouge , en Méditerranée, et aux Canaries.
Bref, la promesse de chroniques à venir pleines de soleil, d’embruns, et de vent.
Daniel KRUPKA.
UNE BONNE ANNEE POUR COMPRENDRE ET AGIR ENFIN !
Maintenant que l’expédition Changing Oceans 2010 est terminée, place à l’expédition Changing oceans 2011 ! Mais En ce mois de Janvier 2011, c’est l’occasion aussi de faire un retour rapide sur l’année de la biodiversité qu’a été 2010 au niveau des océans et d’éviter les bonnes résolutions qui ne servent à rien ! retrouver mes voeux et une invitation à comprendre et à agir en 2011 !
ANTINEA – L’expédition Changing Oceans entre deux années
L’expédition 2010 « Changing Oceans » s’est terminée. C’est l’occasion de faire un bilan sur les programmes scientifiques , socio-éducatifs, et de communication grand public qui ont été menés, et de penser d’ores et déjà au futur. Fleur de passion, après le chemin du retour, reprendra la mer. Et si vous faisiez partie de la suite de l’aventure, du prochain équipage ?
Tribunal International de la Nature
Un Tribunal International de la Nature a récemment vu le jour pour en finir avec l’impunité des criminels de notre planète
Extravagance écologiste ou instance indispensable ?
Aujourd’hui l’ « écocide » – ou crime contre la nature – fait son entrée dans la cour des grands.
Le Tribunal International de la Nature a été initié lors du symposium international Quelles sont les voies pour une planète viable ? qui s’est tenu l’automne dernier à Quito, en Équateur, après la conférence de Rio + 20.
Il a officiellement été lancé le 7 décembre 2012 par Alfredo Pena Vega (directeur scientifique de l’Institut international Politique de civilisation) et Philippe le Gonnidec, fondateur de SOS-21.
Ce Tribunal vise à attirer l’attention des gouvernements et des opinions publiques sur les menaces graves qui pèsent sur l’environnement, la nature et sur toutes les formes de vie ainsi que sur leurs répercussions sanitaires, économiques, sociales et culturelles portant atteinte aux générations futures.
Il fonctionnera sur le modèle du Tribunal Russell fondé en 1966 pour juger les crimes de guerre au Vietnam et qui a été le précurseur de la Cour pénale internationale. Il examinera les plaintes qui lui seront soumises et prononcera un verdict que les victimes pourront utiliser devant les tribunaux nationaux ou internationaux.
En outre, il devrait pouvoir appuyer ses jugements sur une directive européenne (actuellement en projet) qui, si elle est adoptée, reconnaîtra le crime d’écocide que la Cour pénale internationale sera habilitée à juger.
Le Tribunal International de la Nature agit selon 4 grands axes :
– Il examine les réclamations soumises, à la suite d’une grave atteinte à l’environnement.
– Il prononce une condamnation morale, après examen du dossier et consultation populaire, en respectant les droits de la défense des personnes mises en cause.
– Il explique comment de tels crimes peuvent être évités, à l’avenir
– Il sensibilise les populations à la prise de conscience et à la protection de l’environnement.
Les fondateurs de ce tout jeune Tribunal préviennent que son fonctionnement reposera sur la participation active des réseaux sociaux qui se chargeront de contribuer aux décisions du Tribunal et de les diffuser.
Le Tribunal International de la Nature est déjà soutenu par de nombreuses personnalités dans le monde comme Boutros Boutros Ghali, Raoni, Daniel Cohn-Bendit, Nicolas Hulot et Jean-Marie Pelt.
Tous les acteurs sociaux qui se considèrent menacés ou qui veulent s’engager pour l’avenir de la planète et des générations futures pourront retrouver cette chronique sur www.frequenceterre.com
Les « consom’acteurs »
Plus qu’un phénomène de mode, la consommation collaborative est amenée à se développer.
Pour mieux comprendre ce phénomène, l’ADEME – l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie – a fait réaliser une étude à partir des données de l’observatoire des modes de vie et consommation d’IPSOS : « Les 4500 ». Cette étude, publiée le 25 avril dernier, porte plus précisément sur « Les Français et les pratiques collaboratives : qui fait quoi et pourquoi ? ».
Cette enquête permet de mieux comprendre les usages de six pratiques plus ou moins répandues en France: l’adhésion à une AMAP, le covoiturage, la location de biens, le troc, la vente des biens et l’achat groupé.
Premier constat : Il n’y a pas un mais des profils « type » de consommateurs collaboratifs.
Chaque type de pratique collaborative a un public précis : par exemple, une majorité des adhérents d’AMAP habite dans des villes de plus de 200 000 habitants et ce sont les femmes (à 55%) qui y adhérent le plus. A l’inverse, le covoiturage est le plus souvent la panacée des hommes qui vivent en majorité dans des communes de moins de 20 000 habitants.
La nature de ces adeptes se distingue par la recherche d’échanges, la préoccupation relative à l’évolution de la société, la propension à l’expérience voir la prise de risque et le plaisir de faire durer les objets.
Non ces consommateurs collaboratifs ne sont pas dans le rejet de notre société de consommation actuelle mais l’ADEME nous dit qu’ils veulent en reprendre le contrôle et devenir des « consom’acteurs ».
Première observation, ces « consom’acteurs » partagent quatre caractéristiques communes :
– Ils sont curieux, et cherchent à rencontrer régulièrement de nouvelles personnes.
– Ils se soucient de l’état de la société, mais c’est une préoccupation qui ne se traduit pas forcément en actions concrètes.
– Ils ont également un côté « aventurier », avec une propension à la découverte et à l’expérience (voir à la « prise de risque » comme le mentionne l’étude).
– Et enfin ils en ont assez de « l’obsolescence programmée », avec la volonté et le plaisir de faire durer les objets.
Seconde observation, ces consommateurs sont partagés entre la recherche de bons plans de consommation et des motivations collectives liées à des préoccupations écologiques par exemple. Toutefois l’IPSOS observe que » les pratiquants véritablement portés par une volonté d’engagement sont minoritaires ».
Autre constat : La crise durable dans laquelle la France est installée et le développement des moyens technologiques (Internet et Smartphones) simplifient et donc favorisent la recherche de bons plans et la mise en relation des particuliers entre eux.
Pour Valérie Martin, qui a commandé l’étude pour l’ADEME, « cette enquête permet d’objectiver le débat, de voir que les nouvelles habitudes de consommation démarrent peu à peu, et que nous devons poursuivre nos actions d’information et de sensibilisation auprès des différents publics pour montrer qu’il est possible de s’engager, que c’est facile et que ça peut même rapporter de l’argent ! »
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Claude et Lydia Bourguignon
La France est le troisième consommateur mondial de pesticides, après les Etats-Unis et le Japon. Et elle est de loin le premier utilisateur en Europe.
La consommation de pesticides en France représente environ 110 000 tonnes par an, soit 90% qui sont utilisés en agriculture. Rapporté à la surface et aux productions agricoles, la France est aussi le premier utilisateur de produits phytosanitaires parce qu’elle est le premier producteur agricole européen avec près de 22 % de la production totale de l’Union européenne.
Dans leur livre Le sol, la terre et les champs : pour retrouver une agriculture saine, Claude et Lydia Bourguignon proposent une nouvelle voie pour l’agriculture du XXIe siècle.
Claude Bourguignon est un ingénieur agronome français de 62 ans, ancien collaborateur de l’INRA. Avec son épouse ils ont fondé le Laboratoire d’Analyse Microbiologique des Sols. Dans les années 1970, Claude Bourguignon était parmi les premiers à avoir alerté sur la dégradation rapide de la biomasse, des micro-organismes dans les sols (et donc des bactéries et des champignons microscopiques), également sur la perte d’humus.
Dans les années 80, il met au point une méthode de mesure de l’activité micro-biologique et constate qu’en Europe, 90 % de l’activité micro-biologique des sols a été détruite.
L’agrologie, sciences de l’agriculture écologique, est fondée sur les relations complexes qui unissent le sol, les microbes, les plantes, les animaux et l’homme. Claude Bourguignon a ainsi contribué à développer des techniques alternatives qui se sont avérées très efficaces, mais qui demandent une bonne connaissance du fonctionnement écologique des sols
Dans l’édition 2010 de cet ouvrage de référence, Le sol, la terre et les champs : pour retrouver une agriculture saine, Claude et Lydia Bourguignon soutiennent que l’agronomie n’a pas su développer une agriculture durable et qu’elle s’enlise dans les OGM qui rendent les agriculteurs prisonniers des semenciers ainsi que dans les agro carburants qui provoquent une hausse brutale du prix des denrées agricoles.
Les auteurs exposent une nouvelle évolution verte, qui par l’application des lois de la biologie des sols, permet de restaurer une fertilité durable grâce à des techniques comme le semis direct sous couvert, le compost ou encore le BRF
Le bois raméal fragmenté, ou encore bois raméaux fragmentés, est une technique cultural agricole mis au point par des Canadiens. Par l’introduction du broyat dans la couche supérieure du sol ou en paillis, cette technique cherche à recréer un sol aéré et riche en micro-organismes, comme on en trouve souvent en forêt.
Depuis que le secteur microbiologie des sols de l’Institut Pasteur a été fermé, Claude Bourguignon a déploré l’absence de chaire officielle de microbiologie des sols en France. Absence qui s’est traduite par le manque de formation en microbiologie chez les jeunes agronomes et pédologues, spécialistes des sols.
Enfin dans cet ouvrage, Claude et Lydia Bourguignon nous disent que « Le paysan devenu exploitant agricole doit maintenant devenir un véritable agriculteur qui pour la première fois dans l’histoire, cultivera la terre sans l’éroder en l’aimant et la respectant comme un être vivant. »
Je vous invite à retrouver cette chronique sur www.frequenceterre.com
Paroles d’enfants………
10 ans, déjà
Pour cette chronique anniversaire de Fréquence Terre j’ai souhaité donner la parole aux enfants
On dit que les enfants, dans leur insouciance, n’ont souvent pas conscience des enjeux écologiques. Alors que savent-ils de la pollution, du recyclage ou encore de l’agriculture biologique ?
Elias, Titouan, Gauthier et Louis sont quatre copains de classe de la petite commune de Jouy en Eure-et-Loir.
Ils ont 7 ans et à leur façon ils nous disent comment ils pourraient prendre soin de notre planète, aujourd’hui ou dans 10 ans
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REDIFF / Alexandra David-Néel
A une époque où l’écologie ne fait pas encore recette, elle est de tous les voyages de l’exploratrice française Alexandra David-Néel.
Nous sommes en 1924. Après deux ans de voyage et une expédition clandestine de cinq mois à travers les régions mal connues du Tibet oriental, Alexandra David-Néel est la première occidentale à atteindre Lhassa, la capitale du Tibet interdit. Elle est accompagnée de son fils adoptif le lama Yongden, qui la suivra dans ses pérégrinations pendant plus de 40 ans. Ensemble, ils ont surmonté le froid, la faim, jusqu’à l’épuisement
Leur épopée les range parmi les plus grands explorateurs de l’Histoire. À cinquante-six ans, l’exploratrice a parcouru plus de 2000 kilomètres dans de terribles conditions climatiques et géographiques au coeur de l’hiver himalayen. Les aventures qui jalonnent son périple font l’objet de son livre le plus célèbre, Voyage d’une Parisienne à Lhassa, dans lequel elle raconte:
« J’ai vécu pendant plusieurs années, au pied des neiges éternelles, comme dans les solitudes herbeuses de la région des grands lacs, la vie étrange et merveilleuse des anachorètes tibétains ; j’en connais le charme spécial, et tout ce qui s’y rapporte éveille immédiatement mon intérêt… Tandis que mes yeux restaient fixés sur les palais de rocs, une conviction intuitive me venait peu à peu ; quelqu’un vivait là. ».
Ermite, moine, religieux Ils voyagent en solitaire et, comme elle, se laissent bercer par les reliefs. Embarquer sur les traces de cette célèbre aventurière n’est pas simple car rien n’a changé, ou presque, sur le « toit du monde ». Ni l’interdiction d’y pénétrer, ni la difficulté d’y voyager.
Elle apprend le sanskrit, le tibétain, rencontre les plus grands penseurs bouddhistes.
A 69 ans, elle repart pour la Chine où elle est témoin de la guerre sino-japonaise. Lorsqu’elle revient en France elle a 78 ans.
C’est dans sa maison de Digne-les-Bains que cette aventurière au destin exceptionnel écrit ses mémoires après de longues années de périples à travers l’Asie: l’Inde, la Chine et surtout le Tibet. Les écrits d’Alexandra David-Néel sur le Tibet sont parmi les plus rares témoignages sur ce qu’était ce pays avant 1950. Ils sont une empreinte, ils apportent des réponses, donne des indications
Si elle trouve une société isolée ou se pratique encore le servage, elle décrit aussi une société porteuse de pratiques écologiques avant l’heure.
Toujours en quête de savoir et de rencontres, à 100 ans, quelques mois à peine avant sa disparition, Alexandra David-Néel a fait renouveler son passeport, guidée par une seule certitude : « La vérité apprise d’autrui est sans valeur. Seule compte, seule est efficace la vérité que nous découvrons nous-mêmes. »
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