Accueil Blog Page 225

Pirates du Rhône de Bernard Clavel (J’ai Lu)

0

« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

« Se relire après vingt années, quelle aventure ! » écrivit Bernard Clavel en évoquant son manuscrit des « Pirates du Rhône » qui, finalement, sera publié aux Editions Robert Laffont puis en livre de poche chez « J’ai Lu ».

Alors, que dire cinquante-six ans après cette écriture quand on découvre que, dans le fond, certains hommes n’ont pas retenu les leçons du passé. Que du contraire !

Ainsi, Bernard Clavel écrivait déjà : « On a détruit une chapelle romane pour gagner quelques mètres carrés de terre. Il y a toujours, sous ces gestes qui paraissent insensés, des histoires de gros sous. L’homme s’enlaidit qui détruit pour de l’argent. »

Cet ouvrage, c’est principalement l’histoire romancée d’un combat pour sauver une partie du Rhône face à l’irruption de grands travaux pour dompter le fleuve et en faire un canal, bouleversant, de la sorte, la quiétude des hommes et de la Nature.

Ce livre de terroir fut, avant tout, un livre écologique avant l’heure. Celui qui décrivait une lutte pour une vie sans béton.

Le passeur, les braconniers et le peintre, amoureux de la jolie Marthe, installés dans leurs bicoques parmi les saules et les roseaux, passèrent de la révolte aux drames comme les flots du fleuve sauvage qui, à un moment donné, se déchaîna…

Pierre Guelff.

La Reine des lectrices d’Alan Bennett (Folio)

0

« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

Propos de la reine d’Angleterre au bibliothécaire, fonctionnaire du bibliobus de Westminster, qu’elle fréquente depuis peu de temps : « Une fois que je commence un livre, je le termine. C’est ainsi qu’on était élevé jadis : qu’il s’agisse des livres, des tartines beurrées ou de la purée de pommes de terre, il fallait toujours finir ce qu’il y avait dans son assiette. Ma philosophie n’a jamais varié sur ce point. »

Mais, pourquoi la souveraine se met-elle soudain à dévorer des bouquins ?

« Par devoir ! explique-t-elle. Il fallait que je découvre de quoi les gens ont l’air, pour de bon. »

« La Reine des lectrices » d’Alan Bennet (chez Folio), est un livre drôle, plein de charme, qui titille un tantinet la monarchie d’outre Manche sans jamais tomber dans l’injure.

Dans la caricature, oui !

Ainsi, le duc qui rejoint sa chambre à coucher avec une bouillotte alors que son épouse lit un nouvel ouvrage tout en portant des bigoudis, cela fait un peu kitch mais, dans le fond, on y croit.

Ce livre est donc un agréable divertissement puis, ensuite, ô surprise, ci et là, on découvre quelques réflexions dignes d’un ouvrage philosophique.

En voici deux pour mieux l’illustrer :

« On cherche dans un livre la confirmation de ses propres convictions. Chaque livre, à tout prendre, porte en lui un autre livre. » et « Qui peut se prétendre au-dessus de la littérature ? Ce serait aussi ridicule que de se croire au-dessus de l’humanit. »

Pierre Guelff.

La Voûte étoilée et l’astrologie initiatique de François Figeac (MdV)

0

« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

La prolifique « Maison de Vie » vient de publier dans sa collection « Symboles universels » un ouvrage qui devrait, à la fois, toucher l’initié et le profane puisqu’il aborde l’astrologie, un thème récurrent depuis des siècles et des siècles.

A ce propos, les plus anciennes expressions artistiques dues à l’homme sont probablement des représentations symboliques du ciel, relate-t-on dans « La Voûte étoilée et l’astrologie initiatique », le livre de François Figeac aux Editions « Maison de Vie ».

Il évoque cette astrologie comme l’une des expressions de la langue des symboles, comme une science par laquelle est connu le mystère du ciel, des naissances et des puissances.

« C’est la science du temps juste, de la « bonne heure », et la connaître donne la maîtrise du temps », spécifie l’auteur.

Néanmoins, il était bon de rappeler que « les astres inclinent mais ne déterminent pas » ou, encore, « que l’astrologie suggère mais ne définit pas ».

En somme, l’astrologie comme le symbolisme sont des guides.

Tout ceci nous permet-il, cependant, de réaliser l’acte juste au moment juste ?

La grand-mère de Jade de Frédérique Deghelt (Actes Sud)

0

Quand bien même il est paru en 2008, le roman « La grand-mère de Jade » de Frédérique Deghelt (Actes Sud) raconte une histoire du même type que celle qui fit la une des médias il y a quelques semaines.

Jeanne, c’est Mamoune, mère de trois filles embourgeoisées et d’un fils artiste, mais, surtout, grand-mère de Jade.

Devenue veuve, la vieille dame continuait à vivre paisiblement dans sa maison jusqu’au jour où on la retrouva inconsciente à côté de son frigidaire.

Ses trois filles décidèrent aussitôt de la placer dans une maison médicalisée, autrement appelée un home, voire un mouroir.

Mais, Jade décida qu’il n’en serait pas ainsi et l’hébergea dans son appartement à Paris.

Cela rappelle, donc, qu’il y a quelques semaines, une dame âgée avait décidé de rentrer chez elle et de fuir la maison de retraite avec la complicité bienveillante de son petit-fils car, comme Mamoune, elle se

sentait encore vaillante et ne voyait pas la raison de son placement en institution. Ainsi, elle avait organisé son propre rapt !

Mais, pour en revenir à Mamoune, celle-ci évoqua le geste de Jade de manière fort complice, elle aussi : « Je n’ai pas su comment refuser ce que j’espérais tellement. Qu’une bonne étoile veille sur ma liberté de vieille femme… »

Ce roman plein de fraîcheur met aux prises deux générations ; celle de la grand-mère et de ses souvenirs marquants, dont ceux de la lecture de livres en cachette durant des décennies, et celle de Jade, jeune journaliste parisienne vivant son existence à du 100 à l’heure mais prenant, quand même, le temps d’entourer Mamoune d’une touchante tendresse.

Une grand-mère montagnarde à qui la romancière prête un véritable langage d’académicienne tant ses lectures furent nombreuses et de qualité.

Voici quatre propos qui situent davantage ce personnage hors du commun :

« Quand j’étais jeune, les vieux étaient vieux et aujourd’hui que je suis vieille les vieux se doivent d’être jeunes. »

« Tout ce qui meurt dans la nature finit par renaître. Est-ce un espoir pour autant ? »

« Ne sommes-nous pas ce que les autres imaginent de nous ? »

« Il ne faut rien regretter, cela empêche de bien vivre. »

Ceci précisé, la fin du roman relève de la surprise totale et est inattendue après quatre cents pages d’une sorte de dialogue « merveilleux » entre grand-mère et petite-fille !

Pierre Guelff.

Le bio, la malbouffe et votre assiette par Guglielmi et David (Le Cavalier Bleu)

0

« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

« Le bio : qu’y a-t-il (vraiment) dans votre assiette ? » ou « Idées reçues sur l’agriculture biologique » est un essai de Michel Guglielmi et de Christophe David paru aux Editions du Cavalier Bleu.

Deux auteurs hautement spécialisés dans le domaine puisque le premier est ingénieur agronome et agro-économiste et le second docteur en agronomie.

Le titre de leur ouvrage, que d’aucuns pourraient trouver un tantinet provocateur, a, bien sûr, le but d’attirer l’attention quand bien même – ou à cause de !, allez savoir…- à peine 2% des Français consomment bio et que 3% de la surface agricole sont seulement dévolues à ce type de production.

A ce propos, les auteurs constatent que « la France est en retard en Europe et qu’elle a peu soutenu le bio ».

Généralement, qui dit bio, pense aux années 1970 et à leurs manifestations où fleurait bon la contestation pacifiste, ce qui ne voulait pas dire laxiste ou angélique.

Néanmoins, nos Anciens ne pratiquaient-ils pas déjà le bio sans le citer ; ce ne sont pas les savoureuses et saines recettes dites de « grand-mère » qui contrediraient leur souvenir ancré dans la mémoire des plus âgés parmi nous. Il s’agit du fameux « terroir » dont il est souvent question dans la présente rubrique.

Michel Guglielmi et Christophe David en conviennent quelque peu en lançant : « Le bio c’est le retour à l’agriculture de grand-papa ».

Ils constatent également que « le bio s’oppose à la malbouffe et à la production industrielle. »

Mais, il y a un hic ! Le prix du panier bio est de 10 à 60% supérieur au panier dit classique.

Le reconnaître et le prouver ne relève pas de la polémique, mais d’une prise de conscience que certains se goinfrent – à l’image des hypermarchés – sur le dos des producteurs, donc des consommateurs, du bio.

Le combat pour notre santé et notre bien-être passe, aussi, par une lutte contre les surcoûts afin que toutes les classes sociales et les collectivités puissent bénéficier de cette production naturelle dont tellement de gens n’ont même jamais goûté la moindre saveur.

La couleur de l’archange de Viviane Moore

0

Littérature sans Frontières est une chronique de Pierre Guelff.

On dit que Viviane Moore est une passionnée du Moyen Âge. Effectivement, elle excelle dans ce domaine et son roman « La couleur de l’archange » publié en Livre de Poche en est le reflet.

L’histoire est particulièrement cruelle dans ses premiers chapitres lorsqu’elle conte ces « diables noirs » qui hantent les forêts d’Armor. Des hommes tuant à coups de masses, lançant des chiens féroces pour déchiqueter des êtres humains, dont des jeunes, pour, ensuite, traîner les corps derrière des chevaux.

« Est-ce qu’on trouve autre chose que des vipères dans un nid de vipères ? » questionne l’auteure qui nous raconte surtout l’histoire fabuleuse du jeune Galeran.

Celui-ci n’a d’autre idée que de venger la mort atroce de ses camarades et celle de la jeune fille qu’il aimait et qui était l’enfant, ô paradoxe, du chef des « diables noirs ». Une enfant détestée par son père.

Ce thriller médiéval nous emmène ensuite en Normandie et à son célèbre Mont-Saint-Michel où la lumière sera faite sur la mort de nombreux moines et oblats, sur les viols de femmes du village et autres sévices infligés à la population.

Le jeune Galeran rencontrera un chevalier extraordinaire et son destin basculera au service des plus démunis.

Voici trois citations pour davantage illustrer cet ouvrage :

« Le temps ne passe pas, c’est nous qui passons »

« La mort et la vie sont au pouvoir de la langue »

« Il n’y a que la mort pour être en paix »

Pierre Guelff.

Des Pierres et des Lettres

0

Littérature sans Frontières est une chronique de Pierre Guelff.

Fabuleux programme que celui proposé par la Wallonie avec ses 23es Journées du Patrimoine (10 et 11 septembre 2011) : « Des Pierres et des Lettres » ou, en somme, se retrouver sur les traces des Baudelaire, Hugo, Pétrarque, Sand, Lamartine, Apollinaire… qui ont foulé le sol de cette terre riche d’un patrimoine exceptionnel (Photo : Victor Hugo à Waterloo).

Mais, outre ces écrivains, il y a, aussi, une multitude d’auteurs qui, d’une manière ou d’une autre, parsèmeront un itinéraire extraordinaire grâce à leurs regards, carnets de voyages, récits historiques, contes, légendes, poèmes : Georges Simenon, Marguerite Yourcenar, Amélie Nothomb, Bernard Tirtiaux, Hergé, Franquin, etc.

« Des Pierres et des Lettres », c’est une fabuleuse rencontre humaine, un voyage au cœur de la Mémoire, des arrêts dans des lieux forts…, comme les ruines de l’Abbaye de Villers-la-Ville chères à Victor Hugo, la Ferme de Martinrou à Fleurus où naquit Bernard Tirtiaux et qui y attendra le visiteur, au Château de Seneffe où ce même visiteur sera en compagnie de Madame de Sévigné et de Casanova, voire, une promenade littéraire à Spa avec Léon Daudet, Simone de Beauvoir et Proudhon, au Village du Livre de Redu, au pied de la Citadelle de Namur avec Pline l’Ancien, Théophile Gautier, Arthur Rimbaud, Jules Verne et, encore des dizaines et des dizaines d’autres animations sur ce territoire wallon à l’environnement patrimonial et culturel dont l’une des devises est qu’il ne faut pas aller très loin pour ressentir une sorte de dépaysement merveilleux.

Pierre Guelff. Retrouvez cette chronique sur le site 3wft.com

http://www.journeesdu patrimoine.be

Top 10 de Fréquence Terre

0

Comme on avait prédit la mort de la radio face à la naissance de la télévision, la disparition de cette dernière en présence d’internet, ce qui, on le sait, est très loin de ces prévisions funestes, eh bien, le livre ne se porte pas trop mal en cette rentrée littéraire.

A Fréquence Terre, on boucle la troisième saison de la rubrique « Littérature sans Frontières », rubrique qui est programmée de manière hebdomadaire depuis moins d’un an et, pour l’occasion, on dresse des statistiques.

Outre Fréquence Terre, 35 radios hertziennes françaises, belges, suisses et 28 autres webradios diffusent cette rubrique, soit des centaines de milliers d’auditeurs potentiels par jour.

Mais, il y a aussi la lecture des articles inhérents à chaque chronique et, au total des 113 rubriques du genre, ce sont quelque 91.000 lectures qui sont comptabilisées. Soit, plus de 800 lectures par chronique.

A ce sujet, Fréquence Terre a dressé un Top 10 des lectures les plus nombreuses et cela donne :

1. Le Soufre et l’Encens de Sonia Pelletier aux Editions Pierregord avec 1.902 lectures.

2. Le livre, enfer et paradis de Marc Varence (Editions Pascal) : 1.629

3. Pernel et Nicolas Flamel de Janine Durrens (Editions Pierregord) : 1.478

4. L’Abbaye aux Loups de Paul Couturiau (Presses de la Cité) : 1.458

5. Rocheflame de Claude Michelet (Pocket) : 1.428

6. Contes bizarres de Bob Boutique (Editions Chloé des Lys) : 1.380

7. Où es-tu ? de Marc Levy (Pocket) : 1.368

8. Madame, vous êtes un prof de merde ! de Charlotte Charpot (Editions de l’Arbre) : 1.367

9. Alzheimer, ma mère et moi de Chantal Bauwens (Editions de l’Arbre) : 1.315

10. Padre Pio de Gerald Messadié (Presse du Châtelet) : 1.299

Signalons que Christian Signol dont il a été présenté quatre ouvrages, totalise plus de 4.000 lectures !

Ces chiffres démontrent la belle vitalité du livre et le plaisir que Fréquence Terre a de vous présenter « Littérature sans Frontières » chaque semaine.

Pierre Guelff.

La chanson de Molly Malone d’Yves Viollier (Pocket)

0

« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

Patrick, séminariste irlandais, tombe follement amoureux de Bridget, chanteuse dans la chorale paroissiale.

Ils prennent la fuite en France, plus particulièrement en Vendée, pour échapper aux représailles familiales et publiques.

Oliver, qui deviendra Olivier, est leur unique enfant.

Mais, à la suite d’une tempête dévastatrice, Patrick décède et Bridget et Olivier vont habiter à La Motte, imposante demeure de riches qui les ont accueillis grâce à Marie, une écolière attentionnée à l’encontre du jeune « rouquin » dit « L’Etranger ». Leur amitié va aller en s’agrandissant, Olivier restant traumatisé par la mort de son père, Marie par celle, tout aussi tragique, de sa mère.

Le jeune homme décide de visiter l’Irlande de ses parents et il y rencontre Helen : « Le bon et le mal ne pouvaient-ils jamais aller l’un sans l’autre ? » interroge l’auteur.

Dans cet ouvrage, Yves Viollier, membre de la célèbre Ecole de Brive des auteurs dits de « terroir », touche de manière très sensible à l’âme humaine.

Ce qui n’empêche pas, que du contraire !, de brosser des tableaux d’une rare méticulosité des sociétés vendéennes et irlandaises, tout en réservant au lecteur une fin d’histoire aussi inattendue que grandiose.

Pierre Guelff.

Le réchauffement climatique par Jacques Exbalin (L’Harmattan)

0

« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

« Le réchauffement climatique à la portée de tous » est l’œuvre de Jacques Exbalin aux Editions L’Harmattan ; une œuvre forte de 380 pages pleine d’illustrations et de graphiques, et qui montre et démontre de manière pédagogique les multiples dommages, trop souvent insoupçonnés, faits à notre planète.

Jacques Exbalin, enseignant et écologiste, déclare qu’il faut agir vite, très vite, « avant qu’il ne soit irrémédiablement trop tard. »

Pour ce faire, il présente des solutions pour lutter contre ce fléau qu’est le réchauffement climatique et il ne se contente pas de dresser une liste impressionnante de dégâts, parfois collatéraux et irréversibles.

Néanmoins, il est bon de savoir ou d’apprendre que ce phénomène destructeur touche tout notre système : les banquises, les glaciers, le niveau des mers, les cyclones, les ours polaires, les phoques, les oiseaux, les poissons, l’agriculture, la viticulture, les arbres, l’homme dans son intégrité physique et morale.

Saviez-vous que les oiseaux pondent de plus en plus tôt et migrent de moins en moins ? Que la puissance libérée par les cyclones a augmenté de près de 50% ces dernières décennies en étroite corrélation avec la température de l’océan ? Que des maladies constatées chez l’homme sont à présent liées au réchauffement climatique et font un tort énorme à la santé avec, par exemple, une progression de 93% des décès par maladies de l’appareil respiratoire lors de la canicule de 2003 et de 149% par pneumonies ?

Saviez-vous, encore, qu’il ne sera peut-être plus question de skier dans les Alpes dans une vingtaine d’années ? Que dans de nombreuses régions du monde, des zones agricoles sont devenues incultivables, que de grandes mégapoles comme New York, Rio de Janeiro, Tokyo, situées en zone côtière, sont menacées par la montée des eaux ?

Alors, avec Yann Arthus-Bertrand qui signe la préface de ce livre exceptionnel, constatons que ce sont des raisons de se mobiliser car, nous le citons, « nous n’avons qu’une planète et qu’il n’y en a pas d’autres. »

Pierre Guelff.