Je sais, les goûts et les couleurs ne se discutent pas dans le milieu des arts.
Cependant, rien n’interdit d’émettre des opinions. A fortiori, lorsqu’on se rend dans un musée, comme celui des Beaux-Arts de Belgique situé au cœur de la capitale de l’Europe et avoir admiré des Rubens, Van Eyck, Breughel…, dans la section « Collection ».
Et, pour ceux que l’art contemporain fascine ou rend curieux, il y a la section « Art moderne ou Art contemporain », là où, par exemple, l’on voit, présentée comme une œuvre d’art, une casserole rouge emplie de moules dont certaines sont coloriées de cette couleur.
« Ce n’est plus une recherche de l’élégance, de la beauté, mais celle du pognon… », déclara une personne interrogée sur le site desdits Beaux-Arts.
Cela me rappelle les propos du regretté Wolinski, le caricaturiste de Charlie Hebdo assassiné par le fanatisme religieux, qui, je cite, ne pouvait « becter » l’art contemporain[1] : « Plus c’est moche, plus c’est cher, plus les nantis courent l’acheter. Avec le fric des bonus ils achètent des œuvres à n’y rien comprendre. Aujourd’hui, ils font les malins en achetant du scandale à prix d’or. »
Michel Draguet, directeur général aux Musées royaux des Beaux-Arts, explique que ces musées « se veulent un laboratoire de réflexion qui permettra de participer à la construction du musée de demain, en insistant sur ce que la recherche scientifique, mission primordiale du musée, peut apporter au débat contemporain. »
Il spécifie encore : « L’espace muséal est d’abord celui d’un feuilletage : l’histoire y est déposée en strates en fonction des questions du moment. Sans nécessairement anticiper nos états d’âme et nos aspirations postmodernes. Venir au musée, c’est entrer au contact de ces sensibilités passées. Oubliées, elles occupent des angles morts qu’il convient d’éclairer.
L’héritage colonial, le sort des biens juifs spoliés durant la Seconde Guerre mondiale, la place de la femme dans l’histoire de l’art, les modalités (paternalistes ?) de ses représentations et la violence qui lui a été faite au fil de l’histoire, la question écologique et le rapport à la nature, la signification capitaliste du musée lieu d’accumulation de la richesse, le regard porté sur les migrants… Autant de questions qui conduisent à interroger les œuvres, et les titres dont on les a revêtues… » Fin de citation.

Dans cet état d’esprit d’ouverture, tout visiteur se trouve, exemple parmi d’autres, en présence de la « Chute d’Icare » de Breughel.
Le jeune Icare veut jouer l’oiseau et aller le plus haut possible dans l’atmosphère. Il s’élance dans les airs affublés d’ailes en cire, mais les rayons solaires amollissent cette dernière et le jeune homme est précipité dans la mer.
Dans l’œuvre, on ne voit d’ailleurs plus que ses jambes qui sortent des flots, alors que les 99% du tableau représentent un paysan qui laboure son champ, un berger et ses moutons, un pêcheur, un paysage harmonieux, tout cela totalement indifférent à la noyade d’Icare.
Plusieurs explications sont données à cette œuvre, et c’est en cela que tout visiteur a tout le loisir de distinguer de manière approfondie le monde auquel nous appartenons.
Une première explication est donc celle de la totale indifférence, celle, aussi, des gens qui n’ont pas de temps à perdre avec l’ambition d’un jeune fou.
On remarque, signalent des spécialistes, que près du laboureur, on distingue une épée et une bourse. Il s’agirait de la représentation picturale du proverbe développé par le même Breughel dans un autre tableau « Épée et argent requièrent mains astucieuses ».
L’œuvre, selon d’autres experts, serait aussi une condamnation ironique de la vanité.
Sachant Breughel un grand humaniste, personnellement, je privilégie cette explication : « L’indifférence n’est-elle pas l’écueil le plus dangereux pour l’aventure humaine et le progrès ? »

[1] Exposition Wolinski à Paris : son pied de nez posthume à l’art contemporain, 20minutes, 9 septembre 2021.




Les habitudes sont des comportements automatiques que notre cerveau utilise pour prendre des décisions sans réfléchir. C’est une force quasi invisible qui influence notre quotidien et façonne notre identité.


Cela fait plus de quatre cents jours qu’Olivier Vandecasteele, travailleur humanitaire, est privé de liberté. Il vit enfermé dans une geôle iranienne à l’isolement complet, sans mobilier, sans lit, avec un éclairage permanent, cadenassé par un régime dictatorial implacable qui le condamna à quarante années de prison, soixante-quatorze coups de fouet, à une amende d’un million de dollars pour, je cite « espionnage contre la République islamique d’Iran au profit d’un service de renseignement étranger ».





Chaud, très chaud, mais tellement indispensable le dernier essai de Richard Malka, « Traité sur l’intolérance » paru chez Grasset.

Car les gens ont tendance à croire qu’ils contribuent à la protection de la planète en achetant des produits en plastique biodégradable, mais en réalité ce n’est pas le cas. Il est vrai que les plastiques classiques produits par l’industrie pétrochimique à base de source fossile peuvent persister dans la nature pendant des centaines d’années. À l’inverse, les plastiques biodégradables, conçus à partir de polymères spécifiques issus de sources végétales ou animales ou de pétrole peuvent se décomposer rapidement sous l’action de micro-organsimes. Cependant, il y a une condition sine qua none, ils doivent être éliminés via un compostage adapté. Ainsi un sac en plastique biodégradable abandonné dans la nature va se décomposer en micro particules et ses « microplastiques » infiltrent les sols, les rivières et les océans et induisent un risque sanitaire pour les animaux qui les ingèrent. De plus, ces particules peuvent aussi se frayer un passage jusqu’à l’intérieur du corps humain via notre alimentation.
En voyant les violences gratuites et injustifiées de forces de maintien de l’ordre à l’œuvre contre des citoyens qui ont le droit fondamental à manifester de façon pacifique, et qui le faisaient sans débordements majeurs à l’occasion des récentes manifestations contre la réforme des retraites, le 49.3, le président Macron et les bassines, d’aucuns se posent de légitimes questions sur cette politique de la répression qui est excusée par les autorités au nom d’une prétendue fatigue des policiers et gendarmes, et la volonté d’en découdre avec les « black blocs ».

