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Citégreen : l’écocitoyenneté récompensée

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Et si nos actions quotidiennes en faveur de la planète nous faisaient gagner des bons d’achat ?

C’est le postulat lancé par Citégreen, une petite startup, qui souhaite contribuer à la préservation de l’environnement en récompensant les actions les plus vertueuses de chacun d’entre nous.

Tout citoyen est un consommateur responsable et un acteur du développement durable.

D’où l’idée d’inciter chaque français à agir pour l’environnement en rémunérant les bonnes actions. Le contrat est simple : « Vous agissez, vous êtes récompensés ».

Il suffit dans un premier temps de s’inscrire sur le site de Citégreen, gratuitement, et d’activer les gestes pour la planète que l’on souhaite réaliser.

A chaque action menée, un compte sera crédité des points correspondants. Des points transformables chez de nombreux partenaires du programme.

Recyclage, transport, énergie… Les possibilités d’engranger des points sont nombreuses.

Par exemple, chaque semaine, vos efforts en faveur du tri sélectif seront récompensés.

Trier à la maison ou porter ses déchets dangereux en déchetterie vous permettra de créditer votre compte. Si vous habitez une des communes partenaires de Citégreeen, votre poubelle sera équipée d’une puce électronique, reconnue et lue par le camion de ramassage des déchets qui, à l’aide d’un système adapté, évaluera le poids ou le volume des déchets.

Donner, échanger un objet dont on a plus l’usage est aussi valorisé. C’est le réemploi, ou comment éviter la fabrication de nouveaux objets et la production de déchets supplémentaires pour préserver les ressources de la planète. Troc, don, matériel d’occasion, ou location entre particuliers : des gestes qui peuvent permettre d’éviter de jeter près de 13kg de déchets par an et par personne.

Le programme Citégreen promeut également le transport responsable. Le covoiturage, qui a de plus en plus la cote en France, et permet de réduire les émissions de gaz à effet de serre, vous fera gagner des points, comme l’utilisation des vélos en libre service, type Vélib.

Et si vous avez choisit de consommer de l’électricité renouvelable, le fournisseur partenaire créditera votre compte de consommateur citoyen….

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Tous vos points accumuler vous donnent ensuite droit à des bons d’achats auprès de plusieurs enseignes… Un supermarché coopératif, un magasin de vêtements équitables et bio, une boutique de cosmétiques bio ou encore un voyagiste proposant des séjours verts, écolos et insolites…

Toutes les actions proposées ne sont pas encore totalement activées et ne sont pas disponible dans un grand nombre de communes. Le nombre de magasins partenaires reste également encore assez faible. Citégreen en est à ses balbutiements, mais entend bien développer son offre largement.

La démarche est originale mais peut surprendre et interroger… Elle repose sur la carotte… « je suis récompensé pour ma bonne action »…. plutôt que sur le bâton « on me sanctionne pour mes négligence »… Mais elle peut être incitative et créer de l’émulation pour que le volet « cadeau » ne soit plus qu’anecdotique une fois les bonnes pratiques acquises…

Avec leur concept, les dirigeants de cette petite société ambitionnent de répondre à 3 enjeux majeurs du développement durable : l’adhésion, l’action et l’accessibilité.

L’adhésion, parce qu’ils espèrent engager les français les moins sensibles à l’environnement dans une démarche responsable.

L’action, car c’est par l’adoption d’éco gestes qu’ils souhaitent inciter les français à réduire l’écart entre le « dire » et le « faire ».

Et l’accessibilité, parce qu’ils entendent faciliter l’accès aux produits et services « verts » en redistribuant du pouvoir d’achat.

[vimeo]http://vimeo.com/36247895[/vimeo]

-> Pour aller plus loin :

 

L’arnaque au cholestérol

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Humeur verte : l’actu déjantée vue depuis Bruxelles, Capitale de l’Europe,  par Pierre Guelff.

Mon pharmacien est un type bien. Il m’a confié une information souvent occultée, celle que certains médecins catalogués d’iconoclastes clament depuis plusieurs années. À savoir, que des industries pharmaceutiques, avec la complicité d’experts scientifiques, qu’elles sponsorisent, ont fait baisser les références (chiffres) du cholestérol afin de créer de par le monde, principalement occidental, des millions de nouveaux « malades ». En contrepartie, ces industries pharmaceutiques ont accepté de diminuer le prix des médicaments contre le « mauvais cholestérol », principalement des statines naturelles ou synthétiques aux effets secondaires dévastateurs. Mais, car il y a un « mais », ces industries s’y retrouvent au niveau des rentrées financières : le nombre de nouveaux malades compensant largement la diminution du prix.

Quels politiques (non liés aux lobbys pharmaceutiques et scientifiques) auront-ils le courage citoyen de mettre fin à ces pratiques scandaleuses ?

 

POURQUOI FAUT IL PRESERVER LES REQUINS?

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Copyright- Pascal KOBEH

L’Océan est le dernier endroit où l’on peut rencontrer des animaux sauvages sans qu’ils fuient,endroit où l’on peut côtoyer des grands prédateurs, tels que le grand requin blanc.
C’est François SARANO, qui a passé 13 ans auprès du commandant COUSTEAU, plongeur, docteur en océanologie, conseiller scientifique et co-scénariste du film Ωcéans réalisé par Jacques Perrin et Jacques Cluzaud, film où  il a cotoyé le grand requin blanc en tête à tête dans un moment de paix à couper le souffle, qui va nous expliquer  pourquoi il faut préserver les requins… Des réflexions et une philosophie qui vous toucheront, j’en suis sur.

La Conjuration de Dominique Baudis (Le Livre de Poche)

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« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

Remarquable ! « La Conjuration » de Dominique Baudis publié en Livre de Poche, est une fresque moyenâgeuse racontée de manière remarquable. Faits historiques, amour, haine, Templiers, Assassins, Sarrasins, monarques et lépreux, se chevauchent, c’est le cas de le dire, en terre sainte, plus particulièrement au royaume de Jérusalem, là où « chaque peuple a pensé qu’il serait à jamais le maître » : Phéniciens, Égyptiens, Romains, Perses, Grecs, Arabes, Turcs… « Ils ont été balayés l’un après l’autre par une tempête sur l’océan des siècles. » Il en sera de même pour les Francs, quand bien même certains, parmi ceux-ci, ont cru qu’ils s’entendraient un jour avec ceux qui y vivent depuis longtemps…

Et, aujourd’hui, cette situation déchire encore les trois religions du Livre.

L’économie sociale et solidaire, l’économie qui vient !

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L’économie sociale et solidaire est devenue incontournable, comme le prouve l’adoption prochaine de la loi-cadre « ESS » à l’Assemblée nationale. Pourquoi et quels sont les enjeux de cette économie qui vient ?

Réponse en trois livres.

 

 

Un modèle inspirant pour les futures générations !

 

 

 

 

À la rencontre des entrepreneurs qui changent le monde

Mathieu Dardaillon et Jonas Guyot

Préface de Jean-Paul Delevoye

Jonas et Matthieu ont 23 et 24 ans. Pendant leur cursus à l’ESCP Europe, ils ont mené à bien un projet de deux années pour rencontrer en Europe, aux Philippines, en Inde et au Sénégal des entrepreneurs sociaux dont l’action change en profondeur la vie des plus démunis. À leurs côtés, ils ont conduit des missions de terrain, en partenariat avec des grands groupes, qui les ont éclairés sur le sens de leur engagement professionnel. Dans ce livre, les auteurs s’adressent aux étudiants et jeunes diplômés de leur âge, qui partagent ces questions :

— Avant d’essayer de changer les choses, faut-il d’abord fourbir
ses armes
dans l’économie classique ?
Comment avoir le plus d’impact ? En tentant de changer de l’intérieur une grande structure ou en se lançant comme entrepreneur ?
Où faut-il agir ? Chez soi, où la précarité augmente, ou à l’autre bout du monde, où les besoins semblent plus importants ?
Peut-on vraiment avoir une action utile en étant jeune ?

Jonas et Matthieu ne prétendent pas donner de réponses définitives, mais des éléments de réponses, à travers des portraits d’acteurs qui les ont éclairés sur le sens de leur propre engagement professionnel.

Une solution à l’exclusion : zoom sur l’insertion par l’activité économique

Travailler pour s’inclure : l’expérience d’ADC propreté

Christian Chauvigné, Philippe Lerouvillois, Jean-Luc Souchet

Préface de Jean-Claude Guillebaud

Consacré à l’entreprise ADC Propreté, ce livre est le récit multidimensionnel d’une expérience unique d’insertion par l’activité économique. Véritable étude de cas, il se construit en quatre parties distinctes :
Un reportage au cœur de l’entreprise, qui permet de visualiser concrètement son activité – le nettoyage de locaux – et d’en décrire le projet social.
L’histoire de l’insertion par l’activité économique, afin de replacer l’expérience d’ADC Propreté dans un contexte national, sur les plans politique et réglementaire.
Le regard du psychosociologue sur les différentes dimensions de l’insertion au sein d’ADC Propreté : gestion des ressources humaines, stratégie et réglementation.
Le regard de l’économiste sur le modèle d’ADC Propreté : externalités positives, gouvernance patrimoniale et conditions de la pérennité.

Le changement d’échelle ? Un enjeu fondamental pour les entreprises de l’ESS

Stratégie et financement des entreprises sociales et solidaires — Le Grand livre

Amandine Barthélémy, Sophie Keller et Romain Slitine

Le premier manuel de référence sur le financement des entreprises sociales destiné aux 200 000 dirigeants de l’économie sociale et solidaire et aux financeurs.
Outil pratique et pédagogique, enrichi de nombreux schémas, graphiques et tableaux de synthèses originaux, cet ouvrage permet à chacun d’identifier les enjeux, les spécificités et les clés de succès des organisations de l’ESS ; de connaître les meilleures stratégies de gestion ; de se repérer dans la diversité des financeurs ; de bénéficier de nombreux conseils de professionnels pour réussir le financement d’une structure de l’ESS

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fichepressestrategieetfinancement.pdf
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Un ameublement plus vert avec le label NF

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Une maison écologique est pensée du sol au plafond pour être respectueuse de l’environnement, et même à l’intérieur, de la table à la chaise en passant par le bureau et le lit. Car oui, si vous souhaitez vivre dans une maison écologique il ne faut pas oublier l’ameublement. Bien entendu, il ne semble pas facile de trouver un meuble respectueux de l’environnement et durable. Une recherche désormais facilitée par le premier label officiel français dédié aux meubles : NF Environnement ameublement.

Collectivités, bureaux et maisons, tous les lieux peuvent s’équiper avec des mobiliers estampillés NF. Et même s’équiper les yeux fermés, puisque ce label est le premier dans le domaine à être reconnu par le ministère de l’Environnement et par l’AFNOR, qui est l’organisme qui le gère. Issu d’une démarche des industriels de l’ameublement, NF Environnement Ameublement est une vraie volonté de produire mieux, plus durable, plus sain, plus sûr… en un mot, plus développement durable. Des matières premières au recyclage du meuble, en passant par sa production et son utilisation, tout est passé au crible avant d’obtenir le label.

En effet, la marque NF Environnement Ameublement est délivré par l’institut technologique FCBA, un organisme certificateur spécifiquement mandaté par l’AFNOR. Les entreprises d’ameublement doivent respecter tout un panel de conditions pour obtenir le fameux label, un cahier des charges aussi strict que restrictif baptisé le référentiel. Le critères concernent aussi bien l’entreprise elle-même, que le management, et bien entendu le meuble. Le tout étant étudié sur la durée en toute transparence.

Tout le cycle de vie du meuble est analysé, de sa fabrication à son recyclage. Ainsi, la santé des consommateur doit être préservée, de même que celle du personnel travaillant à la fabrication. Le meuble est durable, solide et respectueux de l’environnement, en plus bien entendu d’être conforme à la réglementation en vigueur. Il est donc testé pour vérifier tous ces aspects. Par exemple, s’il est en bois, il devra être fabriqué à partir de matériaux issus de forêts raisonnablement gérées. Mais, même si le meuble respecte ces critères, ça ne suffit pas, puisque le site est aussi inspecté, plus particulièrement sur ses aspects environnementaux. Par exemple, l’entreprise doit avoir mis en place des systèmes d’économie d’énergie pour que le meuble puisse être labellisé. Bien entendu, tout son cycle de vie étant passé au crible, le meuble doit aussi pouvoir être recyclé.

Choisir des meubles NF Environnement Ameublement c’est donc un geste supplémentaire pour la nature, mais aussi pour votre santé et votre confort. Ils sont plus respectueux de l’environnement, sûrs et durables, en un mot, ils sont faits pour nos maisons écologiques.

Eco-école – pour un Agenda 21 scolaire pérenne

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© Eco-école

Valoriser et pérenniser les actions en faveur du développement durable à l’école, c’est la raison d’être du label Eco-école, un programme international d’Education au Développement Durable (EDD) mis sur pied par l’Office français de la Fondation pour l’Education à l’Environnement en Europe.

Instauré en France depuis 2005, Eco-école est un label décerné aux établissements scolaires qui s’engagent vers un fonctionnement éco-responsable et intègrent l’Education au Développement Durable dans les enseignements. Créé en 1994 au Danemark, le programme propose une méthodologie et un accompagnement auprès des écoles primaires, des collèges et des lycées pour leur permettre de mener des démarches concrètes en faveur de l’environnement. Une manière d’installer un Agenda 21 pérenne.

Six thèmes de travail sont ainsi proposés pour intégrer le développement durable dans les pratiques quotidiennes des établissements. Alimentation, biodiversité, déchets, eau, énergie, et solidarités sont ainsi abordés dans un projet global impliquant aussi bien les élèves, les enseignants que les parents d’élèves, les élus locaux, les associations ou les prestataires de services. Cette mobilisation de tous les acteurs doit permettre d’inscrire la démarche durablement dans l’établissement. Car ce n’est pas une action ponctuelle qui n’aurait pas de suite, mais bien au contraire un investissement sur le long terme qui sera transmise au fur et à mesure que les élèves se succéderont.

Pour assurer cette pérennité, Eco-école se décompose en sept étapes bien précises.

Il faut dans un premier temps constituer le comité de suivi qui fédérera les énergies des participants, et définira les orientations du projet. Ensuite, à partir de la thématique qui sera retenue, un diagnostic doit être réalisé afin de savoir où en est l’établissement et pouvoir faire émerger les points à travailler. Les priorités d’action et l’agenda de leur réalisation pourront alors être définis. Tout au long de la mise en œuvre, une évaluation de ces actions devra bien évidemment avoir lieu afin d’adapter et d’affiner le plan de départ.

L’élément important de la démarche est son intégration au programme scolaire. Car Eco-école ne doit pas être envisagé comme une activité extra-scolaire mais bien comme un projet transversal à toutes les matières. L’implication de toute la communauté éducative doit aussi être poursuivie tout au long du projet. Enfin, pour favoriser l’émulation et formaliser la prise de conscience collective, un éco-code conçu par les élèves sous une forme artistique libre pourra être élaboré.

© Eco-école
© Eco-école

En prenant soin de suivre chaque étape, la démarche Eco-école pourra alors s’installer dans le temps et devenir un élément totalement intégré à la vie de l’école, du collège ou du lycée. Chaque année, un nouveau thème sera ainsi abordé pour renouveler les motivations de chacun. Au bout d’un an, la démarche pourra obtenir le label Eco-école (Eco-collège ou Eco-lycée) pour valoriser l’engagement de chacun et concrétiser les efforts accomplis. Une manière de préserver la dynamique tout au long des années.

Alors si vous êtes enseignant, parent, chef d’établissement, ou élève, et que vous souhaitez embarquer votre école, votre collège ou votre lycée dans un projet d’Education au Développement Durable sur le long terme, les inscriptions au programme Eco-école sont ouverte dès à présent pour un démarrage concret en septembre 2014.

 

Pour aller plus loin :

  • Eco-Ecole
  • Office français de la Fondation pour l’Education à l’Environnement en Europe

 

Médicaments dangereux et lobbies

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Humeur verte : l’actu déjantée vue depuis Bruxelles, Capitale de l’Europe,  par Pierre Guelff.

Le magazine « Agenda Plus », dont la devise est « Bien avec soi, mieux avec le monde », frappe fort dans son numéro d’avril : « Médicaments dangereux : comment mieux les écouler… » Il apparaît que des firmes pharmaceutiques déploient quelques techniques pour écouler, à tout prix, c’est le cas de le dire, leurs stocks de produits dangereux et augmenter leurs bénéfices sur le dos des malades.

À savoir : créer de fausses revues spécialisées, intimider et discréditer des scientifiques critiques, fonder de fausses associations citoyennes ou infiltrer celles qui existent (« Doctissimo », par exemple), épuiser les ressources limitées des plaignants par des procès interminables, ne fournir que des données favorables en vue d’obtenir l’        autorisation de mise sur le marché, débaucher et corrompre des médecins pour effectuer des études bidon, scinder un effet indésirable grave en plusieurs effets secondaires mineurs, ne pas fournir de références au nom du secret commercial, matraquer la population par un marketing publicitaire omniprésent, couper les vivres et les subsides des chercheurs, médecins, scientifiques qui ne « jouent pas le jeu »…

À mon avis, il y a du procès dans l’air et encore de nombreux patients traités comme des cochons de payants !

Le requin blanc : le voir en Méditerranée ?

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(C) pascal KOBEH

Pour côtoyer les grands requins, il ne faut pas aller au bout du monde. Il y a un siècle à peine, c’est chez nous, en Méditerranée, que l’on pouvait les rencontrer. La mer Méditerranée reste pour nombre d’entre nous une simple destination touristique. On a du mal à imaginer combien cette mer est riche, peuplée de grands mammifères, dès lors que l’on s’éloigne un peu de ses côtes et de ses plages.  Et l’amnésie écologique dont nous sommes tous frappés laisse croire que la Méditerranée a toujours été une mer vide. Bien au contraire, c’était un royaume exubérant où foisonnaient les poissons, les tortues, les dauphins, les baleines, un royaume inouï sur lequel régnaient les grands requins.

 Aujourd’hui encore, de nombreuses espèces de squales vivent, nagent et chassent dans les eaux de la Méditerranée, qui n’a rien à envier de ce point de vue aux eaux lointaines de l’océan Pacifique ou de l’océan Indien. Requins grisets, requins bleus, requins gris, requins marteaux, en petit nombre, croisent en mer à la recherche de leurs proies. Même le grand requin blanc, que l’on imagine systématiquement dans les eaux sud-africaines ou australiennes, sillonne la Méditerranée de l’Espagne à la Grèce, en passant par la Corse et la Tunisie. Mieux, le plus grand requin blanc jamais pêché dans le monde – plus de six mètres et deux tonnes ! – le fut à Malte, à quelques centaines de mètres du rivage…

Que sont devenus ces seigneurs ? En reste-t-il et combien ? Quels sont leurs modes de vie, leurs déplacements ? Survivent-ils dans quelques lieux secrets de notre Méditerranée qu’il nous faut préserver rapidement sous peine de les voir disparaitre définitivement ?

Ce sont les réponses à ces questions et à bien d’autres que le programme Requin blanc Méditerranée blanc lancé par l’association LONGITUDE 181  va tenter de trouver.  Comment ? En travaillant avec des scientifiques italiens, en associant les populations côtières,  en cherchant à rencontrer et à approcher les requins pour pouvoir les suivre et connaître leurs déplacements.  Cela devrait se dérouler par une expédition chaque année d’un mois en mer pour les trouver,  nager avec eux,  les étudier et les tagger avec une balise satellite.  Et puis, bien sûr,  dépouiller les données, les analyser, et faire prendre conscience des mesures et zones de protection indispensable pour leur préservation, et celle de la  biodiversité. Vous voulez tout savoir ? Rendez-vous sur le site www.grandrequinblanc.org

Vous voulez en être ? Vous voulez faire partie de cette expédition ? En devenant adhérent de l’association LONGITUDE 181 avant le 30 Avril 2014, vous avez la possibilité d’être tiré au sort pour passer une semaine en mer en compagnie des scientifiques et des plongeurs  qui travailleront  sur ce programme, le premier de ce type lancé en Méditerranée.

Pas d’hésitation. Foncez !  Allez-vous inscrire  an allant sur le site www.longitude181.org. ou envoyer un email à l’adresse : contact at longitude181.org

Le Tilleul du soir de Jean Anglade (Les Presses de la Cité)

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« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

« Les Presses de la Cité » viennent de rééditer un classique de Jean Anglade : « Le tilleul du soir ». En janvier 2011, dans cette même rubrique, j’avais déjà présenté ce magnifique livre et je n’hésite pas à y revenir trois ans plus tard tant il m’avait marqué :

« À la fois émouvant et tragi-comique, « Le tilleul du soir » de Jean Anglade est un petit bijou d’observation de l’être humain en ce qu’il a de bon, de moins bon et, parfois, de franchement détestable. Mathilde, une paysanne âgée d’un village auvergnat abandonné, décide de rejoindre le « Doux Repos », une maison de repos d’Entraygues, une cité fort accueillante à l’encontre des centaines de pensionnaires. Elle y fait son nid parmi des gens encore valides et qui n’hésitent pas à aller boire des canons au bistrot, puis il y a ceux qui deviennent invalides, qui perdent un peu la notion de la réalité. Mais, tous, ou presque tous, se résignent à ne plus recevoir de visites de leurs proches ou font croire à la très prochaine arrivée d’un fils, d’une nièce ou d’un petit-fils.

Au-delà du spectre de la mort qui hante maints pensionnaires, il y a un humour acerbe qui plane parfois au « Doux Repos ». Cet ouvrage est probablement l’un des plus profonds de Jean Anglade, quand on y lit sous sa plume : « Mon petit-fils ? Oh ! si qu’il vient ! Il est venu à Pâques. Et s’il ne vient pas plus souvent, c’est qu’il est trop petit : il ne peut pas prendre le chemin tout seul. Il viendra davantage quand il sera plus vieux… Il me sortira… Je lui donnerai le bras… On fera le tour du patelin… »

Il n’y a pas une virgule à modifier à ce livre écrit en 1975, alors que Jean Anglade est à la veille de célébrer son centenaire ! Bel hommage, donc, que « Les Presses de la Cité » rendent à cet écrivain de terroir exceptionnel.