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249, Faubourg Saint-Antoine de Jean Diwo (Éditions J’ai Lu)

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« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

 

Avec « 249, Faubourg Saint-Antoine » paru aux Éditions J’ai Lu après Flammarion, l’auteur, Jean Diwo, plonge le lecteur au temps de sa jeunesse, peu après la Première Guerre mondiale, celle aussi surnommée « la boucherie ».

Dans cet ouvrage, c’est l’occasion de découvrir des jeunes qui, selon l’auteur, « ne faisaient pas de fautes d’orthographe, savaient les préfectures et presque toutes les sous-préfectures, additionnaient, multipliaient, divisaient des kyrielles de chiffres et connaissaient cinquante dates importantes de l’histoire de France. »

La littérature avait bonne presse en ce temps-là, si j’ose dire : « Un homme qui ne lit pas mène une vie d’estropié… »

Merci à Jean Diwo de l’avoir rappelé et d’avoir, du coup, ressuscité un Paris évanoui.

Qualité de l’’eau : un manifeste pour changer nos pratiques (rediff)

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Quelle eau allons-nous laisser aux générations futures ?

Avec leur enquête « Qualité de l’eau –- Opération transparence« , la Fondation France Libertés et le magazine 60 Millions de consommateurs, pointent du doigt nos pratiques domestiques et agricoles qui mettent en danger durablement la qualité de la ressource en eau.

Car même si les techniques pourront toujours permettre de traiter l’eau distribuée, cela ne peut en aucun cas être pérenne. L’expérience bretonne dans le domaine du traitement de l’eau ne peut servir d’exemple à suivre.

Emmanuel Poilane, est le le directeur de France Libertés.

« En Bretagne, on a des solutions techniques qui sont trouvées qui font que l’eau du robinet est potable. Mais elle coute deux fois plus cher qu’ailleurs en France. Et en parallèle de cette amélioration de la qualité, il y a une dégradation très forte de la ressource avec notamment le problème des algues vertes que l’on ne peut solutionner. Actuellement on ferme les points de captage – dans le Morbihan, il ne reste que 3 points de captage pour tout le département… Les solutions trouvées ne sont donc pas pérennes ».

Il y a donc urgence à modifier nos pratiques et nos modes de vie. Des changements qui sont déjà en cours, localement, dans certaines collectivités.

Emmanuel Poilane.

« Grenoble, dans le cadre de la régie publique de l’eau, travaille depuis plus de 100 ans sur la préservation des zones de captage. Ils sont dans cette dynamique : faire en sorte que la qualité de l’eau reste parfaite et soit distribuée sans être beaucoup traitée… Il ya aussi des grandes villes comme Munich qui font un vrai travail avec les collectivités et les agriculteurs pour mettre en place des processus qui vont leur permettre d’avoir une ressource en eau protégée. »

Pour faire face à cette urgence, France Libertés et 60 millions de consommateurs publient un manifeste pour l’eau potable qui demande plus d’information, de solidarité et de concertation.

Emmanuel Poilane.

« Le manifeste demande d’une part, un meilleur partage des informations pour mieux comprendre les difficultés du service de l’eau en France et réfléchir aux changements nécessaires. Ensuite, il est nécessaire de remettre à plat les normes de qualité, car les normes actuelles ont été posées il ya plusieurs décennies à une époque où les activités humaines n’étaient pas les mêmes qu’aujourd’hui….

Le troisième point est la création d’un espace de solidarité sur les financements sur l’accès à l’eau et la protection de la ressource.

Enfin, nous demandons des assises de l’eau pour avoir une réflexion à long terme sur la gestion de l’eau, pour regarder à 30 ou 50 ans quel pourrait être le système à mettre en place pour préserver la ressource. »

Pour aller plus loin :

 

 

Champignon amateur de plastique : info ou intox ?

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Humeur verte : l’actu déjantée vue depuis Bruxelles, Capitale de l’Europe,  par Pierre Guelff.

Quelle bonne nouvelle ! Dans la forêt équatorienne, un champignon aurait l’extraordinaire capacité de se nourrir de plastique et de le digérer, selon la découverte d’étudiants américains. Bonne nouvelle, donc. Du moins, on espère qu’il ne s’agit pas d’un coup tordu de l’industrie du plastique pour se donner bonne conscience, voire d’augmenter sa production.

Le cadavre qui portait son cercueil de Marc Pasteger (« La Boîte à Pandore »)

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 « Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

 

Marc Pasteger est journaliste et, depuis son adolescence, il collectionne les histoires mystérieuses, énigmatiques et insolites comme d’autres collectionnent les timbres-poste, les bagues de cigares ou les papillons. Lui, il en fait des livres qui sont autant de moments de détente que d’étonnement.

Avec le titre, qui ne peut qu’attirer l’attention, « Le cadavre qui portait son cercueil », Marc Pasteger entraîne le lecteur dans une sorte de ronde infernale où la surprise côtoie le sourire, où des histoires alambiquées se révèlent inexplicablement réelles, où le frisson peut se conjuguer sous un double sens : effroi ou délectation.

Cet ouvrage conte une soixantaine de situations extravagantes, envoûtantes, toujours surprenantes. Jamais lassantes.

C’est un livre qui porte aussi son pesant d’humour noir et de faits historiques, ce n’est pas Calpurnia, la dernière femme qui partagea la couche de Jules César, qui me contredirait : elle parla et gémit en dormant puis expliqua à son dictateur de mari sa vision nocturne. Peu après, l’empereur fut transpercé de vingt-trois coups de poignard…

Alors ? Coïncidence ou non, on reste pantois devant l’histoire véridique d’un repas de gala à Cannes réunissant, entre autres, l’humoriste Fernand Raynaud et son épouse. Ils sont treize à table et l’artiste de s’exclamer : « C’est toujours le dernier arrivé qui attire la poisse ! Et, le treizième, c’est moi ! » Quelques semaines plus tard, il se tue dans un accident.

Mais, il y a aussi des « morts » qui ressuscitent, tel cet homme de 33 ans déclaré mort à deux reprises (le cerveau et le cœur ne fonctionnaient plus, paraît-il) et qui, soudain, demanda un bout de papier et un crayon. Il griffonna : « J’ai froid… »

L’Ecologiste – nouveau numéro en kiosque

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  • Voici une nouvelle livraison de L’Ecologiste, un magazine trimestriel, indépendant, disponible en kiosque ou sur commande en ligne. Indispensable à qui s’intéresse à l’avenir de la planète !

    On trouvera un
    < ![if !vml]>couv 42 bassedef< ![endif]>sommaire détaillé en ligne.De nombreux articles sur des sujets variés et essentiels vous sont proposés: des tribunes d’une page, des articles de fond, un portrait, la présentation d’une cinquantaine de livres de qualité venant de paraître, un agenda, le billet final d’Alain Hervé…

    Parmi les sujets abordés hors-dossier: L’extraordinaire importance du krill ; Les pommes OGM vont-elles être autorisées ? La civilisation de l’écrit peut-elle résister à Internet ? Que contient le projet de libre-échange géant entre l’Europe et les Etats-Unis ? Vous avez dit ‘Théorie du genre’ ? Où en sont aujourd’hui les enfants de Tchernobyl ?

    Le dossier est consacré à « Comment habiter aujourd’hui ». Qu’est-ce qu’une « maison cosmique », en relation avec son environnement naturel et humain ? Pour quelles raisons tenant à notre humanité s’opposer aux gigantesques tours prévues à Paris et un peu partout dans le monde ? Comment écologiser les villes ? Quels outils juridiques existent-ils ? Concrètement par exemple, quelles sont les influences bénéfiques des peintures et enduits naturels sur les habitants ?

  • Pour vous informer, pour soutenir la diffusion d’idées écologiques : si ce n’est déjà fait, vous pouvez vous abonner ou vous réabonner à L’Ecologiste ! Vous pouvez également offrir un abonnement. Vous pouvez aussi acheter L’Ecologiste en kiosque. Votre soutien nous est indispensable: nous vous en remercions par avance.
  • Abonnement simple : quatre numéros (1 an) : 22,50 euros.
  • Abonnement simple : huit numéros (2 ans) : 43 euros.   
  • Abonnement 4 numéros + le hors-série n°1 de L’Ecologiste à paraître en 2014 sur les « 100 penseurs de L’Ecologie »: 34 euros.
  • Abonnement 8 numéros + le hors-série n°1 de L’Ecologiste : 51 euros.

L’abonnement commencera à votre choix au numéro 42 en cours ou au numéro 43 à paraître cet été.

 

   Collection complète de L’Ecologiste,
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Rédaction : BP 1 – 03160 Ygrande.
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Vaut mieux en rire

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Humeur verte : l’actu déjantée vue depuis Bruxelles, Capitale de l’Europe,  par Pierre Guelff.

Après la réflexologie plantaire, l’oligothérapie, la phytothérapie, l’aromathérapie, la gemmothérapie, l’hydroponie (la liste est loin d’être exhaustive !), voici la rigologie qui, d’après ses concepteurs,  n’a rien de commun avec la moquerie. Ce serait une thérapie de libération de soi, une gymnastique mentale, musculaire et respiratoire. Et, ajoutent-ils sans rire, un excellent antirides.

Sauve qui peut de Marc Lerchs (Éditions La Boîte à Pandore)

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« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

 

Écrit de manière très agréable, « Sauve qui peut » de Marc Lerchs, publié aux Éditions « La Boîte à Pandore », est un ouvrage qui, à la fois, inquiète et fait sourire. Les drames qui y sont décrits en font un livre décapant et particulièrement instructif, merveilleux et terrifiant.

Merveilleux par le respect que les citoyens doivent à ces urgentistes-secouristes qui n’hésitent pas à risquer leur vie pour sauver celle des autres, et terrifiant face à la description de situations scandaleuses, voire choquantes : « Personne ne semblait avoir vu le moment précis où le mort était tombé hors de notre ambulance », illustre l’auteur parmi des dizaines d’exemples du même acabit.

Des chiffres laissent aussi pantois : « En résumé, 10% de volontaires avaient rejoint le service de secours par véritable altruisme et 90% s’y trouvaient pour des raisons diverses, parfois douteuses, parmi lesquelles la principale était de boire des bières entre copains, vivre une illusion d’adrénaline et d’action virile. »

Mais, ce livre « vérité » va aussi au-delà d’exemples à secouer les personnes les plus indifférentes, car il se veut, de manière implicite, un véritable plaidoyer pour une meilleure formation de ce personnel des urgences et son indispensable reconnaissance par la Société, plus particulièrement par ses décideurs politiques.

« Sirène hurlante, l’urgentiste fonce, il voit, il sauve. Il travaille les frontières de la vie, de la mort… » explique l’auteur, journaliste et secouriste lui-même depuis son adolescence.

Il sait donc de quoi il parle.

Micro-cogénération : chaleur et électricité

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L’énergie est aujourd’hui une question cruciale dans nos maisons, aussi bien du point de vu de l’environnement que du budget. Nous devons donc trouver des solutions pour réduire et optimiser notre consommation. L’une d’elle commence à faire son apparition sur le marché des chaudières petit à petit en France : la cogénération. Bien qu’encore très discrète dans nos maisons, elle commence à s’inviter chez vous et moi et on ne va pas s’en plaindre. L’un des premiers systèmes de cogénération pour les particuliers a d’ailleurs été lancé le 2 octobre dernier par la société Cogentec. Une percée encourageante pour cette nouvelle génération de chaudière à gaz.

Le principe de la chaudière à cogénération consiste à utiliser le combustible gaz bien entendu pour chauffer l’eau et la maison, mais pas seulement. La nouveauté, c’est qu’avec la cogénération, on produit aussi de l’électricité. Autrement appelée chaudière électrogène et écogénérateur, cette appareil combine un système à condensation pour la production d’énergie thermique, à un générateur d’électricité. Lorsque la chaudière est inférieure à 36 kilo Vol Ampère, elle est faite pour répondre aux besoins des particuliers, on parle alors de micro-cogénération.

L’appareil se présente comme une chaudière à gaz classique, ne prend pas plus de place et s’installe de la même manière. La seule différence c’est qu’il faut la relier au tableau électrique pour envoyer l’électricité produite dans le réseau. Comme pour une chaudière classique, vous devez aussi la raccorder à des émetteurs de chaleur, de préférence des radiateurs à basse température ou un plancher chauffant. L’objectif principal de la chaudière à micro-cogénération est bien la production d’eau chaude et de chaleur. En effet, s’il y a un pic de consommation de chaleur, le système ne produit plus que de l’énergie thermique, en basculant sur un brûleur d’appoint.

La micro-cogénération permet donc d’optimiser la consommation de gaz, non seulement en produisant de la chaleur, mais aussi de l’électricité. Cette dernière est soit consommée directement, soit vendue. Grâce à ce système on économise jusqu’à 25 % sur le chauffage et 75 % sur l’électricité. Pour autant, la consommation de gaz sera plus importante que celle d’une chaudière classique, mais c’est vite compensé par la production d’électricité. En moyenne, pour 100 kWh de gaz consommé par la chaudière, 80 kWh de chaleur et 16 kWh d’électricité sont produits, il n’y a donc que 4 kWh de pertes. Un rendement très intéressant donc, qui limite en plus les émissions de gaz à effet de serre. En plus d’être efficace et plus respectueuse de l’environnement, la chaudière à micro-cogénération permet de bénéficier d’un crédit d’impôt de 17 %, voire 26 % si elle fait partie d’un bouquet de travaux.

Avec la micro-cogénérétion, non seulement vous limitez l’impact de votre maison sur l’environnement, mais en plus vous améliorez votre autonomie énergétique. Un équipement qui a donc tout à fait sa place dans une maison écologique.

Menons la chasse à la chasse d’eau

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Vivre dans une maison écologique signifie bien évidement éviter les gaspillages, notamment de l’eau. Mais saviez-vous que 93 % de l’eau que nous consommons chez nous est destinée à l’hygiène et au nettoyage, dont 20 % part directement dans les toilettes. Alors que seulement 7 % sert à la cuisine et à boire. Un gaspillage énorme d’eau potable, d’autant plus inadmissible que nous pouvons tous l’éviter en adoptant des gestes simples et en équipant notre maison écologique avec des sanitaires plus respectueux de l’environnement.

Les anciens modèles de toilettes ont un réservoir plus important. Dans les années 80, les réservoirs contenaient en moyenne 10 litres d’eau potable, voire jusqu’à 20 litres. Aujourd’hui, ils sont plus économes et se contentent de 3 à 6 litres d’eau pour fonctionner. Il est donc grand temps de les remplacer ! En attendant vos nouvelles toilettes, vous pouvez déjà réduire la contenance en mettant dans le réservoir des éco-plaquettes ou une bouteille remplie. Attention, ne mettez pas de brique, elles se désintègrent dans l’eau et finissent par boucher les canalisations.

Autre piste à explorer : la chasse d’eau. Ce système permet de libérer rapidement une grande quantité d’eau, pour chasser nos excréments dans le réseau d’eaux usées. Les modèles récents permettent de diminuer cette quantité d’eau. Vous avez ainsi le choix entre une chasse à double débit, ou le stop eau, qui stoppe le relâchement de l’eau dès qu’on arrête d’appuyer.

Notre comportement aussi a un impact sur la consommation d’eau dans nos sanitaires. Nombre d’entre nous ont une fâcheuse tendance à prendre les toilettes pour une poubelle. Donc à y jeter n’importe quoi et à tirer la chasse à chaque fois. La méthode est simple, on ne jette plus les détritus dans les toilettes mais dans la poubelle, ainsi, plus de gaspillage d’eau ! Des toilettes ça s’entretient. Car oui, une fuite, même petite, représente un gaspillage énorme. Alors cherchez les fuites et réparez-les sans tarder.

Il existe une autre solution, plus radicale celle-là, mais aussi plus écologique : remplacez vos toilettes classiques par des toilettes sèches. Ce système, autrement appelé litière biomaîtrisée, a l’immense avantage de ne pas utiliser d’eau du tout. Et pour cause, ces toilettes ne sont pas reliées au réseau d’eaux usées, puisqu’il suffit de recouvrir ses excréments d’une litière. Généralement composée de copeaux et de sciure de bois, ou tout autre matière sèche, absorbante et riche en carbone (feuilles mortes, broyât de paille, chanvre…), elle absorbe les liquides et maîtrise les mauvaises odeurs. Elle permet aussi de créer un processus de compostage avec les excréments. Côté entretien, vidangez les toilettes au moins une fois par semaine et utilisez le compost obtenu dans votre jardin.

Quand on souhaite vivre dans une maison écologique, on ne doit négliger aucune pièce, pas même les toilettes !

Vous pouvez retrouver les infos de cette chronique sur notre site www.frequenceterre.com

Une agriculture bio pour préserver l’eau

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© CIVAM Basse Normandie

Direction la Basse Normandie cette semaine, et plus précisément dans le bassin de la Rouvre.
Depuis plusieurs années, les eaux de cet affluent de l’Orne sont périodiquement affectées par des teneurs en pesticides qui dépassent les seuils de potabilité pour l’alimentation humaine. Les analyses régulières de la DDASS montrent que les taux sont particulièrement forts en période de traitement des cultures et après de fortes précipitations. Dans ce bassin faiblement peuplé et industrialisé, la pollution est d’abord d’origine agricole.
En 2005, la Fédération Régionale des CIVAM, les Centres d’Initiatives pour Valoriser l’Agriculture et le Milieu rural, a entrepris d’inciter une dizaine d’agriculteurs à changer leur système d’exploitation. En partenariat avec l’Agence de l’Eau Seine Normandie, la Fédération a proposé aux exploitants d’opter pour une mutation globale de leurs pratiques. Du diagnostic à la réalisation, les volontaires ont été accompagnés tout au long de leur démarche.

Pour Fabienne Bois, la directrice de la Fédération Régionale des CIVAM, l’idée principale de cette action est d’avoir une approche globale de la réduction des pollutions de l’eau liées aux activités agricoles.

« Il faut faire évoluer la conduite des systèmes vers des systèmes fourragers à base d’herbe économe et autonome. Pour cela, l’action mise en place consiste à faire un diagnostic de l’exploitation puis identifier des pistes d’évolutions vers un système d’agriculture durable tout en analysant la faisabilité technique et économique.

Le diagnostic de l’exploitation permet de faire l’état des lieux du fonctionnement de l’exploitation et les propositions formulées concernent la conduite globale de l’exploitation en s’interrogeant sur l’assolement, les niveaux de production, les conduites des cultures… tout en préservant la rentabilité de la ferme.

Il s’agit d’une première expérience dans ce domaine en Basse Normandie. En effet, les actions généralement menées pour la protection de l’eau ne ciblaient qu’une partie des pratiques des éleveurs (hormis les mises aux normes) ou une petite partie de l’exploitation (parcelles à proximité directe du captage), alors qu’ici, c’est une remise en question de la globalité du fonctionnement de l’exploitation qui est proposée »

Ces expérimentations vont servir de référence pour permettre de développer ce type d’action sur tout le territoire bas-normand, avec, comme clef d’entrée, la protection de la ressource en eau.

Pour en savoir plus :

[youtube]http://youtu.be/1dhRrqbr9qk[/youtube]