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Micro-cogénération : chaleur et électricité

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L’énergie est aujourd’hui une question cruciale dans nos maisons, aussi bien du point de vu de l’environnement que du budget. Nous devons donc trouver des solutions pour réduire et optimiser notre consommation. L’une d’elle commence à faire son apparition sur le marché des chaudières petit à petit en France : la cogénération. Bien qu’encore très discrète dans nos maisons, elle commence à s’inviter chez vous et moi et on ne va pas s’en plaindre. L’un des premiers systèmes de cogénération pour les particuliers a d’ailleurs été lancé le 2 octobre dernier par la société Cogentec. Une percée encourageante pour cette nouvelle génération de chaudière à gaz.

Le principe de la chaudière à cogénération consiste à utiliser le combustible gaz bien entendu pour chauffer l’eau et la maison, mais pas seulement. La nouveauté, c’est qu’avec la cogénération, on produit aussi de l’électricité. Autrement appelée chaudière électrogène et écogénérateur, cette appareil combine un système à condensation pour la production d’énergie thermique, à un générateur d’électricité. Lorsque la chaudière est inférieure à 36 kilo Vol Ampère, elle est faite pour répondre aux besoins des particuliers, on parle alors de micro-cogénération.

L’appareil se présente comme une chaudière à gaz classique, ne prend pas plus de place et s’installe de la même manière. La seule différence c’est qu’il faut la relier au tableau électrique pour envoyer l’électricité produite dans le réseau. Comme pour une chaudière classique, vous devez aussi la raccorder à des émetteurs de chaleur, de préférence des radiateurs à basse température ou un plancher chauffant. L’objectif principal de la chaudière à micro-cogénération est bien la production d’eau chaude et de chaleur. En effet, s’il y a un pic de consommation de chaleur, le système ne produit plus que de l’énergie thermique, en basculant sur un brûleur d’appoint.

La micro-cogénération permet donc d’optimiser la consommation de gaz, non seulement en produisant de la chaleur, mais aussi de l’électricité. Cette dernière est soit consommée directement, soit vendue. Grâce à ce système on économise jusqu’à 25 % sur le chauffage et 75 % sur l’électricité. Pour autant, la consommation de gaz sera plus importante que celle d’une chaudière classique, mais c’est vite compensé par la production d’électricité. En moyenne, pour 100 kWh de gaz consommé par la chaudière, 80 kWh de chaleur et 16 kWh d’électricité sont produits, il n’y a donc que 4 kWh de pertes. Un rendement très intéressant donc, qui limite en plus les émissions de gaz à effet de serre. En plus d’être efficace et plus respectueuse de l’environnement, la chaudière à micro-cogénération permet de bénéficier d’un crédit d’impôt de 17 %, voire 26 % si elle fait partie d’un bouquet de travaux.

Avec la micro-cogénérétion, non seulement vous limitez l’impact de votre maison sur l’environnement, mais en plus vous améliorez votre autonomie énergétique. Un équipement qui a donc tout à fait sa place dans une maison écologique.

Menons la chasse à la chasse d’eau

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Vivre dans une maison écologique signifie bien évidement éviter les gaspillages, notamment de l’eau. Mais saviez-vous que 93 % de l’eau que nous consommons chez nous est destinée à l’hygiène et au nettoyage, dont 20 % part directement dans les toilettes. Alors que seulement 7 % sert à la cuisine et à boire. Un gaspillage énorme d’eau potable, d’autant plus inadmissible que nous pouvons tous l’éviter en adoptant des gestes simples et en équipant notre maison écologique avec des sanitaires plus respectueux de l’environnement.

Les anciens modèles de toilettes ont un réservoir plus important. Dans les années 80, les réservoirs contenaient en moyenne 10 litres d’eau potable, voire jusqu’à 20 litres. Aujourd’hui, ils sont plus économes et se contentent de 3 à 6 litres d’eau pour fonctionner. Il est donc grand temps de les remplacer ! En attendant vos nouvelles toilettes, vous pouvez déjà réduire la contenance en mettant dans le réservoir des éco-plaquettes ou une bouteille remplie. Attention, ne mettez pas de brique, elles se désintègrent dans l’eau et finissent par boucher les canalisations.

Autre piste à explorer : la chasse d’eau. Ce système permet de libérer rapidement une grande quantité d’eau, pour chasser nos excréments dans le réseau d’eaux usées. Les modèles récents permettent de diminuer cette quantité d’eau. Vous avez ainsi le choix entre une chasse à double débit, ou le stop eau, qui stoppe le relâchement de l’eau dès qu’on arrête d’appuyer.

Notre comportement aussi a un impact sur la consommation d’eau dans nos sanitaires. Nombre d’entre nous ont une fâcheuse tendance à prendre les toilettes pour une poubelle. Donc à y jeter n’importe quoi et à tirer la chasse à chaque fois. La méthode est simple, on ne jette plus les détritus dans les toilettes mais dans la poubelle, ainsi, plus de gaspillage d’eau ! Des toilettes ça s’entretient. Car oui, une fuite, même petite, représente un gaspillage énorme. Alors cherchez les fuites et réparez-les sans tarder.

Il existe une autre solution, plus radicale celle-là, mais aussi plus écologique : remplacez vos toilettes classiques par des toilettes sèches. Ce système, autrement appelé litière biomaîtrisée, a l’immense avantage de ne pas utiliser d’eau du tout. Et pour cause, ces toilettes ne sont pas reliées au réseau d’eaux usées, puisqu’il suffit de recouvrir ses excréments d’une litière. Généralement composée de copeaux et de sciure de bois, ou tout autre matière sèche, absorbante et riche en carbone (feuilles mortes, broyât de paille, chanvre…), elle absorbe les liquides et maîtrise les mauvaises odeurs. Elle permet aussi de créer un processus de compostage avec les excréments. Côté entretien, vidangez les toilettes au moins une fois par semaine et utilisez le compost obtenu dans votre jardin.

Quand on souhaite vivre dans une maison écologique, on ne doit négliger aucune pièce, pas même les toilettes !

Vous pouvez retrouver les infos de cette chronique sur notre site www.frequenceterre.com

Une agriculture bio pour préserver l’eau

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© CIVAM Basse Normandie

Direction la Basse Normandie cette semaine, et plus précisément dans le bassin de la Rouvre.
Depuis plusieurs années, les eaux de cet affluent de l’Orne sont périodiquement affectées par des teneurs en pesticides qui dépassent les seuils de potabilité pour l’alimentation humaine. Les analyses régulières de la DDASS montrent que les taux sont particulièrement forts en période de traitement des cultures et après de fortes précipitations. Dans ce bassin faiblement peuplé et industrialisé, la pollution est d’abord d’origine agricole.
En 2005, la Fédération Régionale des CIVAM, les Centres d’Initiatives pour Valoriser l’Agriculture et le Milieu rural, a entrepris d’inciter une dizaine d’agriculteurs à changer leur système d’exploitation. En partenariat avec l’Agence de l’Eau Seine Normandie, la Fédération a proposé aux exploitants d’opter pour une mutation globale de leurs pratiques. Du diagnostic à la réalisation, les volontaires ont été accompagnés tout au long de leur démarche.

Pour Fabienne Bois, la directrice de la Fédération Régionale des CIVAM, l’idée principale de cette action est d’avoir une approche globale de la réduction des pollutions de l’eau liées aux activités agricoles.

« Il faut faire évoluer la conduite des systèmes vers des systèmes fourragers à base d’herbe économe et autonome. Pour cela, l’action mise en place consiste à faire un diagnostic de l’exploitation puis identifier des pistes d’évolutions vers un système d’agriculture durable tout en analysant la faisabilité technique et économique.

Le diagnostic de l’exploitation permet de faire l’état des lieux du fonctionnement de l’exploitation et les propositions formulées concernent la conduite globale de l’exploitation en s’interrogeant sur l’assolement, les niveaux de production, les conduites des cultures… tout en préservant la rentabilité de la ferme.

Il s’agit d’une première expérience dans ce domaine en Basse Normandie. En effet, les actions généralement menées pour la protection de l’eau ne ciblaient qu’une partie des pratiques des éleveurs (hormis les mises aux normes) ou une petite partie de l’exploitation (parcelles à proximité directe du captage), alors qu’ici, c’est une remise en question de la globalité du fonctionnement de l’exploitation qui est proposée »

Ces expérimentations vont servir de référence pour permettre de développer ce type d’action sur tout le territoire bas-normand, avec, comme clef d’entrée, la protection de la ressource en eau.

Pour en savoir plus :

[youtube]http://youtu.be/1dhRrqbr9qk[/youtube]

« Nous ne combattions pas les Allemands, mais les nazis » (Franz Bridoux dans « Liberté Chérie » aux Éditions « La Boîte à Pandore »)

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Humeur verte : l’actu déjantée vue depuis Bruxelles, Capitale de l’Europe,  par Pierre Guelff sur « Fréquence Terre » (web radio/France).

À l’heure où la peste brune recommence à faire des ravages dans les mentalités et divers comportements en société, même parmi des jeunes, que des idées franchement nazies réapparaissent dans le monde, il faut se souvenir que ces notions malsaines n’ont pas la moindre place dans nos démocraties. Il n’est donc pas inutile de lire un ouvrage édifiant consacré à « Liberté Chérie ». Ainsi, Franz Bridoux est auteur aux Éditions Jourdan (« La Boîte à Pandore ») contant – en compagnie de Catherine Teman, franc-maçonne et assistante en psychologie – l’histoire de la Loge « Liberté Chérie » dont voici la présentation :

« Franz était présent lors de l’allumage des feux de la respectable loge « Liberté Chérie », fondée dans un camp de concentration nazi, celui de Esterwegen, en Allemagne. Cette loge maçonnique, créée en novembre 1943 à l’intérieur même d’un « enfer sur terre », est un symbole fort pour la défense des droits de l’homme. Ses sept fondateurs, déportés pour des faits de résistance, étaient juge, pharmacien, avocat, médecin, professeur et journalistes et occupaient le baraquement N°6. Franz a lui aussi partagé le sort de ces francs-maçons, prisonnier du 16 novembre 1943 au 15 avril 1944. Il est un des seuls à pouvoir nous en parler aujourd’hui.

Ce présent ouvrage révèle un édifiant échange épistolaire et autobiographique, entremêlant Histoire, réflexion et poésie.

Franz, un vieil homme sage, lucide et franc-maçon, raconte les méandres accidentés d’une longue vie par le biais de lettres éclairantes. Catherine, une jeune franc-maçonne, avide de ses interrogations, est la destinataire attentive de ses écrits.

Dès lors, ce livre représente un prodigieux devoir de mémoire mais aussi une quête initiatique hors du commun. »

De Franz Bridoux, né en 1924, arrêté par la Gestapo en 1943,  transféré en Allemagne dans un camp de concentration, dont il s’échappe en 1945, je retiens cette phrase sublime : « Nous ne combattions pas les Allemands, mais les nazis. » Et, visiblement, ce combat n’est pas terminé.

 

 

 

Problèmes de diffusion suite à une coupure Internet Générale

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Suite à une coupure généralisée dans notre Zone d’émission (17) nous ne sommes pas en mesure de diffuser nos programmes. Nous vous prions de bien vouloir nous excuser pour cet inconvénient qui n’est que passager.

Nous avons mis en place un serveur de diffusion de substitution en attendant un retour à la Normale. La programmation es aléatoire. Nous espérons qu’elle vous apportera quand même du plaisir.

Nous vous informerons du retour à la normale.

Cordialement,

 

L’équipe de Fréquence Terre

 

 

Je Sais que tu m’attends de Gilles Laporte (Genèse Édition)

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« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

À plusieurs reprises, dans cette rubrique, j’ai dit tout le bien que je pensais de deux ouvrages de Gilles Laporte (« Des Fleurs à l’encre violette » et « La Clé aux âmes » aux « Presses de la Cité »), des livres teintés de la notion de terroir qui m’est chère, et j’attendais donc avec impatience son nouveau roman. Celui-ci vient d’être publié et, ô surprise, le registre est foncièrement différent. En effet, « Je Sais que tu m’attends », paru à « Genèse Édition », aborde de plein fouet un sujet sociétal d’une considération majeure, voire vitale : le don d’organes. Mais, comment l’aborder sans être trop technique ou juridique ? Comment faire passer un message humaniste d’une telle importance ? C’est, ici, toute la richesse d’une plume brillante qui entre en jeu de manière subtile avec l’histoire du combat d’une femme amoureuse d’un compagnon déclaré en « mort cérébrale » par un neurochirurgien fort séducteur… Elle veut sauver son compagnon, le médecin, passionné de littérature – comme le blessé -,  tente de la piéger pour mieux posséder son corps.

Ce roman, c’est à la fois un éclairage sur certaines pratiques amoureuses et des motivations médicales, sur l’entêtement passionné d’une femme au chevet de son homme et l’acharnement thérapeutique, sur des relations humaines choquantes et délicates… Sur la Mort et la Vie.

Clim et chauffage naturels avec le puits canadien

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Réduire l’impact de nos maisons sur l’environnement, passe par la réduction de notre consommation d’énergie. Pour cela, nous pouvons tirer partie des ressources naturelles à notre disposition. Par exemple, en limitant notre facture de chauffage et de climatisation grâce aux calories contenues dans le sol. Comment ? En installant un puits canadien dans votre jardin. Ce système de ventilation naturelle de votre maison fonctionne grâce à l’utilisation passive de la géothermie. Une énergie renouvelable et naturelle, un choix idéal dans une maison écologique.

Le puits canadien repose sur le principe du préchauffage ou prérafraichissement de l’air neuf avant de le réinjecter dans la maison. Autrement dit, l’air neuf ne vient pas directement de l’extérieur. Il passe tout d’abord par un réseau de tuyaux, enterrés à un ou deux mètres de profondeurs, avant d’être réinjecté dans la maison, grâce à une VMC. À cette profondeur, le sol est plus chaud que l’air ambiant l’hiver, et inversement l’été. En passant dans les tuyaux, l’air capte donc les calories du sol et préchauffe ou prérafraichit la maison, limitant ainsi l’utilisation de chauffage ou de climatisation. Des économies d’énergies bonnes pour l’environnement, pour votre confort et pour vos factures.

L’idée est donc de creuser des tranchées pour y installer les tuyaux, cette opération est évidemment plus simple pour une construction neuve, mais toujours possible dans une maison ancienne. Les tuyaux ont quant à eux un diamètre de 18 à 25 cm et mesure entre 20 et 50 mètres de long. Ces mesures permettent à l’air de circuler à la bonne vitesse, entre 1 et 3 mètres par seconde. Attention toutefois, il ne doit pas y avoir de raccord entre les tuyaux dans la terre, l’étanchéité du réseau ne serait pas assurée. La prise d’air quant à elle doit être située loin des sources de pollutions, et protégée par une grille et un filtre. Enfin, l’air est réinjecté dans la maison grâce à une VMC. Pour ajuster au mieux la température, un by-pass peut être installé afin de prendre de l’air à l’extérieur.

Peu coûteux à installer, le puits canadien produit en plus 10 plus d’énergie que ce qu’il en consomme. Un système économe et naturel pour faire des économies d’énergies ! Au final, l’air et réchauffé ou refroidi de 5 à 8° C. Un écart thermique qui permet d’améliorer sensiblement le confort thermique à l’intérieur et de manière naturelle.

Avec un puits canadien, vous utilisez donc une énergie renouvelable pour d’une part améliorer votre confort et d’autre part réduire votre empreinte écologique et vos factures d’énergie. Un trois en un naturel idéal pour une maison écologique.

Et si on envoyait aussi certains « décideurs » dans l’espace ?

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Humeur verte : l’actu déjantée vue depuis Bruxelles, Capitale de l’Europe,  par Pierre Guelff.

L’Agence France Presse nous apprend qu’un mystère entoure la floraison d’un cerisier japonais, au point de laisser perplexes les scientifiques. Il est question d’un jeune arbre de quatre ans qui a fleuri au tout début du mois d’avril, soit six années plus tôt que la moyenne de ses semblables. Particularité : le noyau de cet arbre avait été envoyé parmi d’autres jusqu’à la station spatiale internationale en novembre 2008, puis ramené sur notre bonne vieille terre et y être planté.

À la lecture de cette dépêche, je me suis demandé si en lançant dans l’espace un échantillon de sang de quelques décideurs politiques, industriels, scientifiques et autres dirigeants de Monsanto, par exemple, puis, en le leur transfusant au retour, un miracle d’intelligence sous la forme d’une prise de conscience écologique ne serait pas envisageable.

La pêche illicite en Afrique : c’est loin, c’est pas chez nous, et on s’en fout !

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La pêche illicite : C’est loin, c’est pas chez nous, et on s’en fout.

C’est bien ainsi que l’on peut traduire les réactions internationales à la vue de la surexploitation des populations de poissons  par les flottes de toute nation en Afrique.

Un exemple : le Sénégal

La pêche est vitale pour ce pays .., par manque de moyens, la zone économique de pêche est constamment bafouée, les autorités n’ayant pas les moyens de la contrôler. Et ça coute cher à l’état et au peuple sénégalais. On estime les pertes  entre 70 et  350 millions d’euros, dues à la fraude.

 J’ai pu assister au retour de pêche de dizaines de pirogues multicolores. Et je  confirme les  tendances observées: les prises sont peu importantes. Les ressources diminuent, c’est désormais une évidence. Le poisson est massivement péché par  la pêche industrielle.  Vider l’océan, c’est, selon les ONG et le gouvernement, mettre 600 000 personnes sans travail,  c’est retirer  la première source de protéines pour les Sénégalais

L’espèce emblématique du Sénégal, le thiof,  qui est un mérou,  est en voie de disparition par des prélèvements massifs, et selon Greenpeace 75% de la population de Thiof a déjà disparu.

Malgré  des limites mises par le gouvernement sénégalais que ce soit en licence de pêche, en taille de filets, de zone de protection, en nombre de bateaux étrangers  autorisés

Rien n’y fait car les infractions sont nombreuses pour contourner ces interdictions : pêche de nuit, fraude sur les licences,  filets à maille fine dans des filets légaux. Non-activation des balises obligatoires de présence pour les bateaux industriels.

Et l’arsenal pour contrôler tout cela est dérisoire : quatre vedettes de 12m et de deux bateaux de 20m, pilotés par la marine nationale sénégalaise sans  une autonomie suffisante pour pouvoir contrôler efficacement les navires au large des côtes. Sachant qu’un seul de ces bateaux sort par jour, et rarement plus, et que les avions théoriquement chargés de la surveillance sont cloués au sol faute de réparations, il n’est pas difficile d’imaginer que peu d’amendes sont attribuées et que celles-ci sont des  broutilles  pour les gros chalutiers étrangers  en comparaison des montants gagnés. La corruption des inspecteurs chargés des observations à bord des navires est aussi  usuelle.

En 2012, ce sont 47 navires qui ont été arrêtés pour des infractions plus ou moins graves – ce niveau est  insuffisant et montre que les moyens mis en œuvre font à peine office de dissuasion.

 Et si  le Sénégal a décliné les accords de pêche avec l’union européenne depuis quelques années, c’est pour voir depuis , la « sénégalisation » des navires européens, c’est à  ire des  navires qui battent pavillon sénégalais, mais dont les capitaux et la direction sont essentiellement étranger, européens notamment.

Ben oui, faut quand même  approvisionner nos marchés.

Bref,  la pêche illicite, c’est loin, c’est pas chez nous, et on s’en fout, du moment que l’on a du poisson. Non ?

Et vous ça vous convient ?

Dopage de Gilles Goetghebuer (Éditions La Boîte à Pandore)

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« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

Avec quelque 33 000 kilomètres, la participation à plus de 200 courses[1]  et trente ans de journalisme sportif, je croyais bien saisir les tenants et aboutissants du dopage puisque, même au sein des amateurs de mon espèce, il existe des adeptes du « pot belge », sans parler, bien sûr, des athlètes confirmés et professionnels qui n’hésitent pas à braver tous les interdits en la matière avant d’être souvent rattrapés aux contrôles. Je me suis trompé ! En effet, à la lecture de « Dopage » publié aux Éditions « La Boîte à Pandore », l’auteur Gilles Goetghebuer, rédacteur en chef des excellents magazines « Sport et Vie » et « Zatopek », pratiquant le cyclisme, la course à pied, le football, le tennis et le badminton, ce spécialiste incontesté du dopage ouvre, c’est le cas de le dire, une fameuse boîte à Pandore, c’est-à-dire qu’il donne l’explication de situations désastreuses tant sur les plans de la santé qu’éthique, entre autres.

Dans cet ouvrage, présenté sous l’agréable forme de questions-réponses, défilent les stéroïdes, hormones de croissance, EPO, amphétamines…, des faits avérés (les aveux d’Armstrong), des considérations lourdes de sous-entendus : « C’est bien simple, il n’existe pas aujourd’hui un seul exploit athlétique du passé auquel on peut accorder du crédit sans soupçonner l’usage de stimulants : Beamon, Fangio, Pelé, Zatopek, Ali et tant d’autres. » Il y a, aussi, quelques déclarations ahurissantes. Celles de Coppi qui reconnaît prendre la «      Bomba » (mixture d’amphétamines, de caféine et de cocaïne), d’Anquetil qui dit qu’« on ne gagne pas un Tour de France avec un morceau de sucre », sur l’effet placebo, tel ce suppositoire « dopant » confectionné d’un unique bout de gruyère, sur les coureurs de Festina comparés à des « cornues pédalantes », selon un magistrat.

Gageons qu’il y aura une suite à ce livre, avec, par exemple, le cas « Eddy Merckx ».  Si l’auteur Gilles Goetghebuer rend hommage au docteur Jean-Pierre de Mondenard comme étant un « grand combattant de la lutte contre le dopage », celui-ci m’avait accordé une interview, ainsi qu’à d’autres confrères, où il clamait haut et fort que « tous les vainqueurs du Tour de France d’après la Dernière Guerre mondiale étaient dopés, exception faite pour Greg LeMond »…

Et puis, autres raisons d’écrire une suite à cet intéressant livre, Lance Armstrong commence, petit à petit, à mouiller bien du monde, dont Johan Bruyneel, son ancien directeur sportif, alors que des rumeurs récurrentes circulent dans le monde du football à la veille du rendez-vous planétaire brésilien et que l’on prétend que la chasse aux tricheurs s’organise avec davantage d’espoir…



[1] 20 Km et Marathon de Bruxelles, Semi-Marathon de Paris, Championnat du Monde de Semi-Marathon, Montées de l’Alpe d’Huez, du Mont Ventoux…