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Les conseilleurs et la vérité (10)

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Humeur verte : l’actu déjantée vue depuis Bruxelles, Capitale de l’Europe,  par Pierre Guelff.

 

Dans « Le Livre de la sérénité » de Catherine Rambert dont il a été question dans la rubrique « Littérature sans Frontières », les citations foisonnent. Extrayons-en une ou deux ou trois par semaine durant tout l’été sous le générique un tantinet moqueur « Les conseilleurs ne sont pas les payeurs », bien que la vérité serait toujours bonne à dire, paraît-il…

 

De La Bruyère : « Il faut rire avant que d’être heureux, de peur de mourir sans avoir ri. » et « L’on est plus sociable et d’un meilleur commerce par le cœur que par l’esprit. »

 

De Gracian : « Les arbres qui ne portent point de fruits et qui n’ont point de feuilles d’ordinaire n’ont point de cœur. »

 

Droit de tuer ou droit de laisser vivre , il faut choisir !

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Les populations de poisson sont en décroissance. Pour bonne part en raison d’une surpêche intensive et de prélèvements en dépit du bon sens au profit de quelques-uns et non pour le profit de l’ensemble des communautés.

Vous allez me dire : que chacun a bien le droit de pêcher ce qu’il veut dans la mesure où rien ne le lui interdit. Le raisonnement me parait court :

Quelle légitimité un chasseur-pêcheur a –t-il face à un autre usager de la mer qui lui souhaite jouir de ce poisson dans des conditions différentes ?

Je vous invite à réfléchir à une situation tout à fait plausible :

2 individus sont sur l’océan ou en plongée et sont au au même moment sur une zone où se trouve du poisson. Ils voient le poisson en même temps.

L’un veut le pêcher et invoque le droit de pêche c’est-à-dire le droit de tuer pour s’approprier le poisson.

L’autre veut que ce poisson vive, car il souhaite que ses enfants puissent voir ces poissons le lendemain et puissent profiter durablement des richesses de la mer sous toutes ses formes avec le droit de rencontrer, photographier, admirer ; le droit de laisser en vie pour que d’autres puissent, à leur tour, profiter de ces merveilles.

Qui a raison ? Qui a tort ?

Actuellement, dans tous les cas de figure, le pêcheur, le premier qui s’approprie le poisson, a le droit pour lui. Mais ce droit est-il légitime ?

Au « droit de tuer pour s’approprier », s’oppose le « droit de laisser en vie pour que chacun puisse profiter durablement des richesses de la mer ».

Ce droit est à construire et doit faire partie d’une nouvelle forme de gouvernance entre les hommes.

Le droit de s’approprier le bien commun en tuant n’a plus cours car les ressources marines ne sont plus inépuisables. « L’animal appartient à celui qui l’a capturé », telle est la loi énoncée à une époque où la vie sauvage pullulait et où l’homme n’avait pas encore décuplé son pouvoir de destruction, à une époque où capturer pour soi ne privait pas autrui. Aujourd’hui, il en est autrement. Ce droit n’a plus sa place au XXIème siècle.

Sauf à vouloir d’une vie sur cette planète, sans nature, sans pérennité autre que celle du jour le jour, ou le droit du plus fort à se satisfaire le premier est la règle acceptée par tous.

Est-ce vraiment le monde dans lequel nous voulons vivre ?

Le droit à la terre

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« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

 

Le magazine « Agenda Plus » annonce plusieurs informations positives puisées dans l’actualité.

Ainsi, l’Union Européenne confirme que les émissions de gaz à effet de serre ont décru de plus de 19% durant ces vingt-quatre dernières années. L’objectif des 20% est fixé pour 2020. En tête des pays qui se démarquent : l’Italie avec 45% !

Qu’ont donc en commun, depuis juin dernier, la Belgique, la Colombie, l’Angleterre, les Pays-Bas, le Costa Rica et le Mexique ?

Réponse heureuse : une loi interdit les animaux sauvages dans les cirques.

Durant ce temps, au Pérou, une jeune fille de 27 ans a réussi à faire annuler un important projet de barrage hydroélectrique au nom du droit à la terre.

Allons, les consciences évoluent parfois positivement en ce monde…

Les conseilleurs et la vérité (9)

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Humeur verte : l’actu déjantée vue depuis Bruxelles, Capitale de l’Europe,  par Pierre Guelff.

 

Dans « Le Livre de la sérénité » de Catherine Rambert dont il a été question dans la rubrique « Littérature sans Frontières », les citations foisonnent. Extrayons-en une ou deux ou trois par semaine durant tout l’été sous le générique un tantinet moqueur « Les conseilleurs ne sont pas les payeurs », bien que la vérité serait toujours bonne à dire, paraît-il…

 

Un proverbe chinois : « Une lettre de ta famille vaut mille pièces d’or. »

 

De La Rochefoucauld : « Un véritable ami est le plus grand de tous les biens et celui de tous qu’on songe le moins à acquérir. »

 

De Jules Renard : « Le bonheur, c’est de le chercher. »

De la Logique d’exploitation vers la logique de respect

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Cette longue série de chroniques consacrées à la mer est émaillée de nouvelles plus ou moins bonnes quant à la protection des océans. D’un côté, on ne peut que se réjouir des quelques avancées obtenues après plusieurs années de travail acharnée des ONG.

Ainsi la PCP ou politique commune des pêches est désormais un chantier fini pour le parlement européen avec des avancées sur le papier pour les prochaines années. Repoussant les lobbys de l’industrie soutenus par leurs ministres de la pêche, le parlement européen a su faire preuve d’ambition dans la lutte contre la surpêche. La politique commune des pêches est sans doute la meilleure qu’on eut pu espérer en dépit de ses imperfections, car pour la première fois pour la première fois, la pêche artisanale est reconnue et des critères environnementaux et sociaux devraient être pris en compte dans la future attribution des quotas.

Je disais que l’on pouvait se réjouir des avancées actuelles car au même moment on apprenait que la Cour internationale de justice donne raison à l’Australie qui accusait le Japon de pratiquer une chasse à l’échelle commerciale sous couvert d’un programme de recherche scientifique. Et cette cour a ordonné au Japon l’arrêt de la chasse à la baleine dans l’Antarctique.

On en rêvait, la justice internationale l’a fait !

Tout va bien et on peut crier victoire alors ?

Pas tout à fait. Car tout n’est pas rose pour autant : on continuera de subventionner la construction de nouveaux bateaux de pêche industriels alors que les stocks de poissons s’épuisent et que nous sommes en surcapacité de moyens de pêche !9a c’est pour la politique commune des pêches. Et le Japon va sans nul doute continuer de tuer des baleines, il indique via L’Institut japonais pour la Recherche sur les Cétacés (ICR) qu’il va braver le verdict de la Cour Internationale de Justice, en lui remettant un mémoire déclarant qu’il a l’intention de retourner chasser les baleines en Antarctique en 2015-2016. Quelle douche écossaise !
Et Que peut-on conclure de ces revirements ? Deux choses :

– Si le travail de fourmi et la pression de l’ensemble des ONG est nécessaire pour faire émerger les problèmes et induire une certaine pression, il n’est pas suffisant, car la majorité des avancées se règlent uniquement sur le terrain législatif ou juridique. Le droit ou la loi sont les uniques réelles possibilités de protection des océans !

– Mais l’on voit également au travers des résultats cités, que ni le droit, ni la loi ne sont des garanties de justice environnementale. Ces garanties sont bafouées plus que fréquemment.

Pourquoi ?

Tout d’abord parce que le droit en matière maritime est tout simplement un leurre dès lors qu’il s’agit de la haute mer, même si le droit est le seul principe qui permettrait un cadre international de référence pour tout habitant de cette planète. J’y reviendrai dans une chronique ultérieure

Mais aussi parce que le sens donné aux lois et au droit n’est pas conforme à l’intérêt général et est totalement dépassé par une logique d’exploitation des mers court-termiste.

Cette logique d’exploitation jusqu’au boutiste doit passer vite, très vite à une logique de respect et donc de protection des océans, pour une jouissance future possible de ce qui représente près des 3/4 de la surface de la planète.

Planète Durable – Le shiatsu maîtrise l’énergie qui fait fonctionner notre corps

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Clotilde Poivilliers est professeur de Shia tsu.  Elle s’intéresse aux énergies qui traversent notre corps et à la relation corps/ esprit à laquelle elle a consacré un ouvrage.

Comment vos pensées agissent-elles sur votre corps ? Votre énergie vitale dépend-elle de vos émotions et de vos comportements? Déchiffrer les causes et les conséquences du stress pour mieux l’éviter? Décoder les petits maux de votre quotidien? Intervenir vous-mêmes pour réguler vos émotions et retrouver la forme? En bref, comment renforcer le lien énergétique entre votre corps et votre esprit pour réussir l’art de vivre en harmonie? Ce livre vous offre des explications détaillées et des infos pratiques issues de connaissances traditionnelles et scientifiques. Clotilde Poivilliers vous apprend comment tirer le meilleur parti du langage subtil qui existe entre physique et psychisme par des exercices simples (respiration, Qi-Gong, auto-shiatsu et visualisation), ainsi que par des conseils d’hygiène de vie, énergétique et mentale. A pratiquer en prévention et dès que l’équilibre corps-esprit est rompu.

 

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Clotilde Poivilliers, biologiste (3e cycle), s’est ensuite formée à la médiation familiale, à la communication non violente et au shiatsu. Praticienne et enseignante certifiée en shiatsu (école de shiatsu dans les Yvelines), elle anime des ateliers antistress et gestion des émotions pour les salariés et les étudiants, ainsi que des séminaires de psycho-physiologie et de prévention santé.

Clotilde Poivilliers
Clotilde Poivilliers

 

 

 

 

 

 

 

 

Le shiatsu est praticable dans tous les cas… Sur les enfants , les femmes enceintes….

SHIATSU ENFANT

 

 

 

 

 

 

 

Site web : http://www.shiatsuthema.com/

Dans notre podcast : l’émission de 28 minutes enregistrée lors du salon planète durable en Avril 2011.

 

 

Bio, pesticides et sécheresse

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« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

Le magazine « Agenda Plus » dont la devise est « Bien avec soi, mieux avec le monde », consacre plusieurs de ses pages aux « Actualités positives ». Dans l’un de ses plus récents numéros, il clame : « Sans pesticides, c’est possible ! » et de citer « Nature & Progrès ».

Quelles mesures sont-elles préconisées ? En voici trois :

  1. Séparer clairement le bio du chimique dans les points de vente.
  2. Comme pour les cigarettes, indiquer sur l’emballage le danger de toxicité des pesticides et des mises en garde sur leur utilisation.
  3. Former les vendeurs aux solutions alternatives.

Autre information intéressante : une société a mis au point des tours permettant de capter l’humidité de l’air pour la transformer en eau, car même dans les régions touchées par la sécheresse, le taux d’humidité atteint parfois les 20%.

Ainsi, une tour de 9 mètres de hauteur permet de collecter de 20 à 30 litres d’eau potable par jour. Ajoutons que le prix de la pompe qui actionne cette ingénieuse invention ne coûte que 400 euros…

Prix de l’eau : les iniquités persistent

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Les français sont loin d’être égaux face à leur facture d’eau. C’est ce qui ressort d’une étude publiée par la Confédération Générale du Logementqui pointe du doigt la vraie « jungle » qui régit le marché de l’eau en France. L’association de consommateur met en lumière les disparités existantes sur le territoire. 6328 communes ont été passées au crible dans 95 départements métropolitains et 5 départements d’outre-mer. Le constat est clair : le prix du mètre cube d’eau peut varier de un à dix selon où l’on réside.

Le coût moyen du mètre cube d’eau en France, incluant l’assainissement, est aux alentours de 4,15€. Mais il peut culminer à 9,86€, comme à Montmachoux, petit village de 231 habitants en Seine et Marne. A l’autre bout de l’échelle, on trouve un autre petit village, La Cabanasse, près de Perpignan, dans les Pyrénées Orientales. Les 705 habitants ne paient leur eau que 1,21€ le mètre cube.

Le même type d’écart est également repéré à l’intérieur d’un même département. En Côte d’Or, par exemple, la différence entre les villes les moins chères et les plus chères est de 4,47€.

Certains départements affichent un prix moyen au-delà des 5€ : le Tarn-et-Garonne (5,72€/m3), l’Ardèche (5,50€/m3), le Lot (5,18€/m3) et le Morbihan (5,12€). D’autres se distinguent par des tarifs bien plus attractifs : les Vosges (2,47€/m3), les Pyrénées-Orientales (2,85€/m3), le Var (2,89€), ou la Haute-Loire (2,92€/m3). La Confédération Générale du Logement prend aussi comme exemple les Hauts de Seine : 3,68€ le mètre cube à Saint-Cloud, de 3,95€ à Boulogne-Billancourt ou 4,24€ à Suresnes, quand un parisien, lui, ne paie que 3,01€.

© CGL
© CGL

Plus généralement, l’association constate que les communes rurales sont la plupart du temps pénalisées par rapports aux grandes villes. Une grosse commune ou une agglomération qui négocie un contrat pèsera évidemment plus qu’un petit village de campagne. Le coût du réseau n’est pas le même. Quand un parisien n’aura à sa charge que le coût de l’entretien d’un mètre de canalisation, un habitant d’un village paiera lui 20 mètres de tuyau.

La taille de la commune ne fait pas tout. L’autre facteur qui explique ces disparités, selon la CGL, c’est la multiplicité des modes de tarification. Entre abonnement et consommation, les inégalités territoriales sont légion. Un flou auquel il faut ajouter les tarifications saisonnières, dégressives, ou sociales…

Mais la raison plus générale est que les leaders du marché de l’eau, Suez et Véolia en tête, « se sont longtemps partagé la part du lion », comme le souligne l’ACME, l’Association pour le Contrat Mondial de l’Eau. « Les entreprises se sont permises de faire payer très cher des services qui évitaient aux villes de gérer une régie publique », insiste l’association.

Une situation de quasi monopole qui n’a pourtant pas empêché Paris de s’affranchir de ces grands fermiers. En 2010, la capitale décide de dire merci à Véolia et Suez pour revenir à une gestion de l’eau en Régie Publique. Résultat : un coût de l’eau qui baisse de 8%.

L’initiative parisienne a fait des émules. D’autres communes ont suivi l’exemple ou s’apprêtent à le faire ; des démarches qui, du coup, mettent la pression sur les entreprises de l’eau. Suez et Véolia sont de plus en plus enclins à revoir leur contrat à la baisse. Dernièrement, St Etienne a réussi à obtenir un rabais de 26% du prix de l’eau lors de la renégociation de son contrat.

Reste que ces disparités inquiètent les associations qui militent pour une plus grande transparence des prix de l’eau. Emmanuel Poilane, le directeur de France Libertés pointe lui le risque d’un service public de l’eau à deux vitesses. Selon lui, « Il y aurait d’un coté les grandes villes, en régie ou en délégation de service public, avec une eau relativement peu chère, grâce à leur densité de population. Et de l’autre, des communes rurales, où les canalisations, réalisées dans les années 1970, vont devoir bénéficier d’investissements lourds, sur le long terme ».

La CGL milite pour la création d’un fonds commun, alimenté par les distributeurs pour faire disparaître les inégalités territoriales. La création d’une tarification unique de l’eau et de l’assainissement permettrait selon l’association de rendre les factures plus transparentes.

Mais la grande mobilisation des associations est de parvenir à moyen ou long terme à la création d’un Service public de l’eau au niveau national.

En attendant que cette idée soit réalisable, France Liberté milite pour que l’eau soit au cœur des élections municipales de mars 2014 afin que les communes soient de plus en plus nombreuses à faire le pari du retour à une gestion publique et démocratique de l’eau.

 

Pour aller plus loin :

 

Les conseilleurs et la vérité (8)

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Humeur verte : l’actu déjantée vue depuis Bruxelles, Capitale de l’Europe,  par Pierre Guelff.

 

Dans « Le Livre de la sérénité » de Catherine Rambert dont il a été question dans la rubrique « Littérature sans Frontières », les citations foisonnent. Extrayons-en une ou deux ou trois par semaine durant tout l’été sous le générique un tantinet moqueur « Les conseilleurs ne sont pas les payeurs », bien que la vérité serait toujours bonne à dire, paraît-il…

 

Un proverbe chinois : « Qui peut dominer une colère passagère s’évite cent jours de misère. »

 

De La Rochefoucauld : « Rien n’est si contagieux que l’exemple, et nous ne faisons jamais de gr      ands biens ni de grands maux qui n’en produisent de semblables. Nous imitons les bonnes actions par émulation, et les mauvaises par la malignité de notre nature que la honte retenait prisonnière, et que l’exemple met en liberté. »

Nos océans menacés par notre droit maritime obsolète !

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Dans une précédente chronique j’affirmais que le droit et donc la justice maritime est tout simplement un leurre dès lors qu’il s’agit de la haute mer, même si le droit est le seul principe qui permettrait un cadre international de référence pour tout habitant de cette planète

 

Pour comprendre pourquoi nous en sommes toujours à un mépris continu du bons sens et de la logique de respect qui pourrait nous assurer la jouissance des océans maintenant et pour les générations futures, il faut remonter dans le temps.

 

Le raisonnement qui a présidé à l’élaboration du droit maritime a pour origine   GROTIUS, un hollandais, qui au XVIème siècle, a permis aux hollandais d’accéder aux eaux espagnoles et portugaises.

La proposition de Grotius est que les bénéfices de l’océan n’étaient pas diminués par son usage. En effet, l’océan étant considéré, à l’époque, illimité en géographie et en ressource, le fait de prélever de la ressource en tout point ne diminuait en rien la ressource disponible pour autrui. Ce raisonnement a pu convaincre dans une période où les océans étaient fastes et cette hypothèse permettait au gouvernement hollandais et aux autres d’étendre les territoires de prélèvement, sans apparemment léser qui que ce soit, chacun ayant le même droit.

En clair, le premier qui s’approprie la ressource est celui qui a droit à cette ressource.

Ce qui est tout à fait faux aujourd‘hui …

 

On peut aisément démonter cette logique. Et Pour cause :

–          Tout d’abord, aujourd’hui nous avons que les ressources des océans ne sont pas illimitées et que les prélèvements massifs effectués ces 50 dernières années ont eu raison de nombreuses populations de poissons ;

 

–          Ensuite, qui est propriétaire de l’océan? qui est propriétaire du poisson? Personne et tout le monde. Nous sommes dans le cas d’un usage collectif et commun de notre environnement. Et nous devrions le traiter comme tel.

 

Pourquoi un pêcheur se verrait il attribuer un quota de pêche, c’est-à-dire une pleine propriété d’une partie de l’océan et l’usufruit qui en découle, à savoir les revenus, les bénéfices, la jouissance du poisson pêché à son unique profit ? C’est pourtant ce qui prévaut dans les systèmes de quotas transmissibles par exemple où le droit de pêche s’achète et se vend au mépris du bien commun et pour le profit de quelques uns.

C’est bien plus sous une forme de mandat de pêche, attribué par la collectivité, qui devrait être la norme , permettant d’attribuer ou de retirer selon des critères collectifs intégrant une logique de respect et une économie de moyens sans détruire le capital que nous offre les océans.

Ces questions sont épineuses et les divers systèmes de gouvernance adoptés dans le monde et en matière de droit international tirent vers le bas notre capacité à garantir une exploitation durable des océans.

C’est donc une réforme des lois et des politiques internationales qui est le préliminaire à toute solution de préservation des océans.

C’est à ce prix que l’on pourra sauver ce qui peut l’être encore , en introduisant une gouvernance différente de celle qui prévaut aujourd’hui, basée sur une ressource infinie dont chacun peut tirer profit pourvu qu’il soit le premier ou le plus puissant pour le faire.