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Prix de l’eau : la grande enquête

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© France Libertés

Depuis trois ans, la Fondation Danielle Mitterrand – France Libertés et le magazine 60 millions de consommateurs travaillent sur de grandes enquêtes sur le prix de l’eau en France. Menées directement auprès des citoyens, elles sont destinées à apporter une plus grande transparence sur les services de l’eau. En 2011, ce sont près de 10000 consommateurs qui avaient contribué à l’opération en transmettant une copie de leur facture. L’analyse des 4 000 factures exploitables avait révélé que l’abonné au service de l’eau n’est pas toujours en mesure de savoir ce pour quoi il paie, le prix de l’eau demeurant opaque et inéquitable.

Emmanuel Poilane est le directeur de France Libertés.

« Complexité énorme de la facture, incapacité des consommateurs à savoir ce qu’ils payaient réellement et qu’elle était la composition de la facture. Et puis un prix très éclectique dans le pays pour des raisons multiples, bonnes ou mauvaises. Et incapacité à comprendre pourquoi ce prix variant d’une façon très importante, sans explications des élus ou des opérateurs. »

© France Libertés
© France Libertés

Difficile de faire prendre des engagements clairs de la part des acteurs de l’eau. La préoccupation du prix de l’eau est réelle mais la situation reste complexe.

« C’est très lié au renouvellement de contrat. C’est une préoccupation politique que le prix de l’eau ne s’envole pas. On a besoin d’entretenir le réseau. Dans certains endroits le prix est peut-être trop élevé, et trop faible à d’autres endroits. La situation est complexe. Notre travail est de porter un regard sur cette complexité pour faire des propositions et comprendrai ce qui pourrait être le juste prix et équitable du service de l’eau. Il faut aussi que les élus soient engagés sur cette problématique de l’eau. »

Aujourd’hui, France Libertés et le magazine 60 millions de consommateurs renouvellent donc cette opération en mettant les consommateurs à contribution.

« Nous sollicitions les français pour qu’ils nous envoient une facture de fin 2010 et de fin 2013 pour que l’on compare les évolutions, à la fois dans la lecture de la facture, dans ses les composantes et ses évolutions de prix. »

Cette opération transparence permettra de produire une analyse détaillée de la situation à l’horizon mars 2015, date à laquelle les contrats d’un grand nombre de communes arriveront à échéance. Les informations recueillis pourront alors servir d’éléments aux élus pour renégocier leur contrat et faire en sorte d’avoir un service de l’eau qui soit performant.

 

Pour aller plus loin :

[youtube]http://youtu.be/bbSZkuPeX-w[/youtube]

Nos assiettes pillent les pays pauvres !

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La surpêche est l’une des menaces dont souffrent les océans et les pêcheurs. Et en Europe, à la faveur de la Politique commune des pêches, environ 88 % des populations de poissons sont dans la zone rouge. Que faire pour ces pêcheurs quand l’Union européenne a la capacité de pêcher entre 2 et 3 fois ce que les mers européennes peuvent lui fournir ?

Aller plus loin. L’Europe pousse les bateaux de pêche européens à se déplacer vers d’autres territoires, dans les eaux des pays les plus pauvres de la terre.

Par exemple L’Union Européenne a conclu des « soi-disant » accords de Partenariat de Pêche avec plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest, tels que Le Cap Vert, la Côte d’Ivoire, la Gambie, le Gabon, la Guinée, la Guinée-Bissau, la Mauritanie…

S’il n’y avait pas d’avions, il ferait beau, sans conditions.

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Pollution dans la haute atmosphere @ frequenceterre

Je voudrais vous soumettre cet objet de réflexion très contemporain qui est celui de nos transports et en particulier celui des transports aériens. S’il n’y avait pas d’avions à réaction il n’y aurait pas de trainées qui saturent l’atmosphère d’humidité et de résidus polluants issus de la combustion du kérosène.

Aujourd’hui par exemple, si le ciel avait été exempt d’avions, il ferait beau, et le ciel ne serait pas voilé.

Céleste de Martine Le Coz (Livre de Poche)

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« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

 « Céleste » de Martine Le Coz paru en « Livre de Poche », est un roman historique poignant qui touche le lecteur au plus profond de ses sentiments en l’emmenant à Paris en 1832, là où se propage le terrifiant choléra.

Partout, la mort règne et sème l’épouvante parmi une population qui, souvent, croit qu’il s’agit d’un châtiment divin qui s’abat sur la capitale.

Pour soigner et réconforter, voici le docteur Lodran, fils d’un planteur et d’une esclave haïtienne. Son dévouement s’apparente à un sacerdoce et son approche éminemment humaniste lui fait analyser de près la douleur incommensurable des gens ou il perçoit leur nature intérieure. Ainsi, il se décrit mentalement le visage d’une vieille dame : « La lutte est sévère entre les ténèbres et la lumière. Une lutte acharnée. »

Dans tout ce contexte dramatique, le bon docteur Lodran peut-il trouver l’amour ? La jeune céleste, 16 ans, semble tant l’aimer profondément…

 

Coupures d’eau illégales : Véolia assignée en justice

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© Coordination Eau Ile de France

Le 25 septembre dernier, la Lyonnaise des Eaux était condamnée par le tribunal de Soisson pour avoir coupé l’eau d’un particulier de manière illégale.

Cette décision ne semble pas faire entendre raison aux distributeurs. C’est en effet au tour de Véolia d’être assignée en référé devant le tribunal d’instance de Bourges par France Libertés et la Coordination Eau Ile-de-France pour une affaire similaire. Une famille d’Aubigny sur Nère, dans le Cher, s’était vu couper l’eau en juillet, durant 83 jours.

Devant le tribunal, ce vendredi 10 octobre, Véolia a adopté une position pour le moins étonnante.

Emmanuel Poilane, le directeur de France Libertés, était présent à l’audience.

« Comme l’avait fait la Lyonnaise des Eaux, Véolia a remis l’eau chez la famille au moment où ils ont reçu l’assignation, c’est-à-dire sans attendre ni l’audience ni le jugement. Donc ils mettent en exergue le fait qu’ils sont en faute sur la coupure d‘eau puisqu’ils remettent l’eau d’eux même… Et puis ensuite ils disent, « c’est une erreur, ce sont nos services qui n’ont pas bien traité le dossier. Vous avez raison… » Véolia va même plus loin en proposant une auto sanction de l’ordre de 3620 euros. »

Nul n’est sensé ignorer la loi, et pourtant, les entreprises semblent faire comme si la loi Brottes, qui interdit les coupures d’eau, n’existait pas. Une situation paradoxale que dénonce Emmanuel Poilane.

« Sur un plan théorique, les opérateurs de l’eau disent « on n’est pas d’accord avec la façon dont vous lisez la loi… les coupures d’eau sont encore autorisées… on les pratique pour al bonne mise en œuvre du service public de l’eau. » Et une fois qu’ils arrivent devant le juge, ils disent on est dans l’erreur et on est prêt à payer des dommages et intérêts. Donc on a besoin d’une clarification par le politique de la mise en œuvre de la loi Brottes et qu’on puisse clairement faire interdiction des coupures d’eau… »

 

© France Libertés - Coordination Eau Ile de France
© France Libertés – Coordination Eau Ile de France

 

De nombreux cas de coupures d’eau sont signalés tous les jours auprès de France Libertés et de Coordination Eau Ile-de-France. Les deux associations guident les consommateurs pour trouver une solution conciliante avec les distributeurs. Mais quand la volonté des opérateurs est de ne pas solutionner les conflits, les actions en justice continueront pour arriver à l’application pure et simple de la loi.

La décision du tribunal de Bourges sera rendue le 12 novembre prochain. Une décision qui devrait encore conforter le droit à l’eau pour tous, et pas seulement pour ceux qui peuvent payer, comme l’a toujours défendu Danielle Mitterrand. Un combat que continue de mener France Libertés pour que personne ne vivent dans des situations inhumaines.

 

Pour aller plus loin :

 

[youtube]http://youtu.be/gPPVOOslPI8[/youtube]

 

Le nautile, un animal à l’origine de nos sous-marins

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Le nautile évolue dans les profondeurs avec une aisance incroyable et ce en dépit d’une coquille très fine capable de résister à la pression à plus de 500 mètres de profondeur .

Ssa taille augmente sans que la forme de la courbe de sa coquille ne change. D’ailleurs les caractéristiques du nautile ont enflammé des générations d’inventeurs de sous marin qui ont baptisé leurs engins de son nom. En 1797, le Nautile est un engin en cuivre à hélice. En 1811, c’est un autre Nautile, en bois et à rames, qui voit le jour.

Mais le nautile va aussi inspirer le commandant COUSTEAU en 1949 par ses techniques de plongée. A découvrir dans cette chronique : le biomimétisme avant l’heure !

Le Compagnon expliqué par l’image de Percy John Harvey (Éd. MdV)

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« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

 L’éditeur MdV est considéré comme un important spécialiste de l’ouvrage dit initiatique et, avec « Le grade de Compagnon » (tome 2 après celui consacré à l’Apprenti) de Percy John Harvey, ingénieur dans le domaine aéronautique et spatial, il est essentiellement question de symbolique.

Ce livre abondamment illustré comme l’annonce son titre, veut « rassembler ce qui est épars » sur le sujet et constituer un outil pédagogique digne du célèbre travail des tailleurs de pierres dont certains chefs-d’œuvre traversent les siècles, telle Notre-Dame de Paris.

Plus de trois cents pages, agrémentées de multiples reproductions de gravures, certaines datant des XVe, XVIe et XVIIe siècles, font de cet ouvrage un « véritable novateur dans sa présentation. »

 

11 octobre 2014 – journée anti TAFTA (traité transatlantique)

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© collectifstoptafta.org

Ecocités est le rendez-vous des initiatives locales qui tentent de rendre la ville et la société plus durable. Initiatives citoyennes ou actions menées par les collectivités, elles restent à ce jour encore possibles.

Mais en sera-t-il encore de même dans quelques années ?

La question peut se poser cruellement alors que se négocie en ce moment le fameux traité transatlantique. TAFTA, CETA, ou TISA, ces sigles désignent des accords de libre-échange et d’investissement négociés dans le plus grand secret. S’ils sont adoptés, ils consacreront la domination des multinationales sur nos sociétés, au détriment des citoyens et de la démocratie. Présentés comme le remède miracle à la crise et comme solution à la relance de la croissance, ces accords s’attaquent en fait aux normes sociales, financières, sanitaires, culturelles et environnementales.

Concrètement, si elles s’estiment lésées, les multinationales pourront poursuivre les Etats ou les collectivités locales devant des tribunaux d’arbitrage privés. Ces accords menacent donc de mettre en péril ce qui rend nos sociétés encore vivables.

Pour tenter de contrer ce qui se trame, la mobilisation des citoyens européens prend de l’ampleur. Des nombreuses pétitions circulent sur le net et des actions fleurissent un peu partout.

© collectifstoptafta.org
© collectifstoptafta.org

Le point d’orgue de cette mobilisation sera le samedi 11 octobre. La journée européenne d’action se déclinera localement, partout en France.

L’occasion pour chacun de nous de se déclarer « hors TAFTA » pour faire échouer ces négociations.

  • A Paris, le rendez-vous est donné place de Stalingrad, à 14h30.

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=-AXPpS5n_gE[/youtube]

 

Et alors qu’une poignée de financiers réfléchit à comment partager les richesses mondiales entre privilégiés, une question se fait plus urgente : Comment nourrir les villes du futur dans 30 ou 40 ans ?

En 2050, nous serons entre 9 et 10 milliards d’habitants sur la planète, en majorité des urbains. Pour résoudre cette équation, différents modèles s’affrontent. Entre d’un coté une agriculture de plus en plus industrialisée avec serres géantes et fermes surdimensionnées, et de l’autre des productions locales, bio et en jardins partagés, comment nos sociétés souhaitent-elles s’alimenter ?

© Alimenterre
© Alimenterre

Cette question est au centre du Festival du film documentaire « Alimenterre » qui se déroule du 15 octobre au 30 novembre 2014.

A partir d’une sélection de films documentaires, ce festival invite chacun à débattre avec des spécialistes sur les enjeux agricoles et alimentaires Nord – Sud. Et pour cette 8ème édition, le festival s’ouvre à l’international. Il se décline en France, dans plusieurs pays européen, ainsi qu’en Afrique de l’ouest et sur le continent américain.

[vimeo]http://vimeo.com/105121566#at=0[/vimeo]

Parmi les évènements, citons notamment la projection du film « Nourrir les villes : un enjeu pour demain », de Irja MARTENS, le 21 octobre à Paris. Proposé par le Réseau d’Etudiants pour le Développement Durable et la Maison des Acteurs du Paris durable, le film balaye plusieurs alternatives agricoles. D’un agro-parc géant à Bangalore en Inde, jusqu’à Berlin, capitale de l’agriculture urbaine, le tour d’horizon exposé servira de base au débat proposé ensuite.

[vimeo]http://vimeo.com/105127085[/vimeo]

  • Rendez-vous le 21 octobre, rue des Blancs manteaux, à Paris, dès 18h30.

 

Enfin, pour les internautes et auditeurs du sud-ouest, à noter sur vos agendas la première « Fête de la Réseaulution » organisée par l’association Oloron en transition, à Oloron Sainte Marie, dans les Pyrénées Atlantiques.

Ce samedi 11 octobre, de 10h à minuit, cette fête de la transition énergétique, de l’écologie et des alternatives proposera animations, débats, concerts, conférences et projections. Avec cette journée, « Oloron en transition »  souhaite mettre en lien les différentes organisations et associations locales pour créer une dynamique autour des valeurs de l’écologie, des alternatives, de la transition énergétique, de l’économie sociale et solidaire et de l’éducation populaire.

 

© Oloron en transition
© Oloron en transition

Pour aller plus loin :

 

[youtube]http://youtu.be/6w12bxZqhXQ[/youtube]

Le plus gros poisson ? requin ou baleine ?

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Quel est le plus gros poisson du monde ?  La baleine ? Non, la baleine n’est pas un poisson mais un mammifère marin. Le grand requin blanc qui fait si peur  qui est coupable de délit de sale gueule. Non.  Il s’agit du requin-baleine. Requin, c’est effectivement un requin, et baleine car on pense  en raison de sa taille  que c’est une baleine.  Un animal fabuleux à découvrir dans cette chronique.

Vie politique et secrets d’alcôves

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« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

Des politiques (ou apparentés) s’adonnent avec délectation au genre littéraire qui peut faire le buzz : le « Vécu », parfois teinté de propos – croustillants, choquants, vengeurs, révélateurs ou non – sur leur vie privée. Ce n’est pas Valérie Trierweiler, ex-Première dame de France, et auteure de « Merci pour ce moment » paru aux Éditions Arène, voire, mais nettement moins « people », avec Cécile Duflot (« De l’intérieur, voyage au pays de la désillusion » chez Fayard), qui me contrediront.

Généralement, cette littérature s’apparente à des one-shots. Elle ne laisse guère de trace majeure dans l’Histoire et, je pense que c’est bien ainsi. Tout le monde n’est pas André Malraux !

En consultant le « Dictionnaire des citations du monde entier » (« Usuels du Robert »), je lis cette phrase d’Eduardo Mallea, auteur argentin, ami de Stefan Zweig, Borges et Hemingway, qui résume, selon ma perception, ces ouvrages politico-confidentiels qui se veulent davantage des règlements de comptes : « Une littérature appelée à durer est généralement prophétique, plus rarement apologétique ; moins, encore, de propagande. »