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Les conseilleurs et la vérité (12)

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Humeur verte : l’actu déjantée vue depuis Bruxelles, Capitale de l’Europe,  par Pierre Guelff.

 

Dans « Le Livre de la sérénité » de Catherine Rambert dont il a été question dans la rubrique « Littérature sans Frontières », les citations foisonnent. Extrayons-en une ou deux ou trois par semaine durant tout l’été sous le générique un tantinet moqueur « Les conseilleurs ne sont pas les payeurs », bien que la vérité serait toujours bonne à dire, paraît-il…

 

De Christine de Suède : « Quand on se porte bien, on est jeune ; quand on se porte mal, on est vieux, de quelque âge que l’on soit. »

 

De Marc Aurèle : « Souviens-toi que tout ce qui arrivé, arrive justement. »

 

De Sénèque : « Être invulnérable ne veut pas dire n’être jamais attaqué : cela veut dire ne pas pouvoir être blessé. Et c’est ce qui caractérise le sage tel que j’entends le définir. »

 

Ocean austral et Antarctique : en danger aussi ?

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Les eaux de l’océan Austral autour de l’Antarctique abritent des écosystèmes exceptionnels en bonne partie préservés des activités humaines mais désormais menacés par le développement de la pêche et la navigation. L’antarctique et l’Océan austral sont est les derniers écosystèmes à peu près inviolés de la planète. Ils ont un statut unique, grâce au  traité de l’Antarctique, signé en 1959 par douze pays et renouvelé en 1991 pour 50 ans par 45 pays.

Ce statut  permet de destiner ce territoire  à la science, aux actions pacifiques, à la préservation des ressources naturelles et à la protection de la biodiversité.

Pourtant début Novembre c’est un échec cuisant en matière de gestion des ressources marines de l’antarctique  qui a conclu la réunion des membres de la Convention sur la conservation de la faune et de la flore marines de l’Antarctique, créée en 1982 . L’ensemble des 24 états et l’union européenne ont rendu feuille blanche. Et c’est la 3ème fois depuis 2012 !

Deux projets de sanctuaires ont été mis sur la table aux fins de créer une vaste réserve marine couvrant l’équivalent du territoire indien, potentiellement la plus étendue au monde, peuplée de cétacés, mammifères marins et manchots –pas moins de 16.000 espèces.

Les Etats-Unis et la Nouvelle-Zélande proposaient de sanctuariser une aire de 1,25 million de km2 en mer de Ross, une immense baie, côté Pacifique, sous juridiction néo-zélandaise.

La France, l’Australie et l’Allemagne recommandaient de leur côté la création de sept aires marines protégées (AMP) côté océan indien, sur une étendue de 1,6 million de km2.

Mais la Russie et la Chine s’y sont opposées, repoussant à l’automne 2014 –sauf réunion exceptionnelle– de nouvelles consultations puisque cette  convention se réunit une fois par an et que toute décision en son sein est adoptée par consensus.

Victime de bagarres diplomatiques, les zones essentielles de l’océan Austral sont aussi des zones de pêche que des pays comme la Russie ou la Chine  refusent de céder sous des prétextes juridiques. Malgré le rétrécissement des aires marines à sanctuariser, rien n’y fait, en dépit des fondements scientifiques incontestables. Et c’est de mauvais augure pour la préservation du continent Antarctique et de ses eaux.

Encore une fois, une fois de plus,  on constate l’impact des intérêts économiques et politiques  de court terme dans la protection des océans pour le bien des générations futures ».

Au-delà même de cette discorde,  c’est l’ensemble de la direction prise par l’humanité qui est en jeu.

SI le dernier continent inviolé, car difficile d’accès, dernier bastion de la vie sauvage, inhospitalière, est lui aussi soumis aux intérêts financiers, comment peut-on espérer que tout lieu, toute ressource, tout écosystème ne soit pas l’objet de la prédation de l’homme.

C’est un bien pessimiste message qui a été délivré dans cette affaire. Et une brèche dans la volonté historique de garder cette zone intacte…

Dans l’indifférence et le silence général.

Et si on en parlait pour s’en emparer ? le traité sur l’antarctique sera caduc en 2041.

Les amants de Byzance de Mika Waltari (Pocket)

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« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

 

J’apprécie beaucoup Mika Waltari, célèbre auteur de romans historiques. C’est lui qui a écrit la série consacrée à « Sinouhé l’Égyptien », « L’Escholier de Dieu », dont il a déjà été question dans la présente rubrique.

Avec « Les amants de Byzance », on assiste à la chute de Constantinople au XVe siècle, on entend le cri de défi : « Plutôt le turban des Turcs que la tiare du Pape ! » et on suit les pérégrinations de Jean Ange, un aventurier fort intrigant, tombé follement amoureux de la belle Anna, la fille d’un notable, élevée comme la future épouse de l’empereur.

Dans cet imposant ouvrage, j’ai relevé trois phrases qui prêtent à la réflexion :

 

« Un homme qui se noie ne compte pas son argent. »

 

« Avec les mêmes mots, les hommes disent des choses différentes. »

 

« L’infini ne peut pas s’exprimer par des mots. »

L’eau de pluie ça se récupère !

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L’eau est une ressource précieuse à préserver et à ne pas gaspiller, y compris, cela va de soi, dans nos maisons écologiques. Un réflexe à adopter d’urgence, vu que nous consommons en moyenne 151 litres d’eau par jour et par personne. La première cible ? Nos usages domestiques. Rappelons que nous consommons seulement 1 % pour la boisson et 6 % pour la cuisine. Le reste est consacré pour 39 % à la douche et au bain, 20 % au WC, 12 % au linge, 10 % à la vaisselle, 6 % au jardin et à la voiture et 6 % pour les usages domestiques divers. Il est donc grand temps d’agir !

Et pour cela on adopte bien sûr des gestes économes au quotidien, mais surtout on récupère l’eau de pluie ! Cette pratique a d’ailleurs tendance à se répandre de plus en plus chez nous, les particuliers, mais pas seulement… les agriculteurs et les collectivités territoriales s’y mettent aussi !

La récupération d’eau de pluie s’adapte à vos besoins. Il existe en effet plusieurs solutions selon l’utilisation que vous aurez de cette eau. Les modèles les plus simples sont des cuves extérieures, munies d’un robinet dans lesquelles vous puisez l’eau pour le jardin. Mais vous pouvez aussi optez pour une citerne, enterrée ou non, reliée à la maison, qui pourra alimenter les WC, le lave linge… Bien entendu, l’eau n’est pas potable, ne reliez donc pas votre pompe au lave-vaisselle, à la douche, ou à un robinet, sauf dans ce dernier cas à indiquer clairement « eau non potable ».

Comment ça marche ? L’eau de pluie tombe sur votre toit et s’écoule dans les gouttières, jusque là rien d’innovant… Mais cette eau ne part pas dans le réseau d’eaux usées, mais dans votre citerne de récupération. Elle est bien sûr filtrée, afin de séparer l’eau du reste, avant d’être stockée. L’eau est ensuite pompée pour être remise en pression et redistribuée à la demande. Et quand il n’y a plus d’eau dans la citerne, ne vous inquiétez pas, un gestionnaire d’eau de pluie bascule automatiquement sur le réseau d’eau de ville.

Côté citerne vous avez donc le choix : de quelques litres à 50 m³, la gamme est vaste. Vous optez aussi pour une citerne extérieure ou enterrée, en béton ou en polyéthylène et même désormais souple ou rigide. Ce choix va dépendre de vos besoins, de l’utilisation que vous ferez de cette eau de pluie (jardin, lavage de la voiture, WC, lave-linge, complément pour la piscine, ménage…). Comptez par exemple en moyenne 17 litres/m² pour l’arrosage de votre jardin, 60 m³ par an pour quatre personnes pour un WC classique, 11 m³ par an pour un lave-linge de classe A. Prenez aussi en compte votre potentiel de captation d’eau (où se situe votre maison, type de toiture et de couverture, surface de captage…).

Vous avez toutes les cartes en main, il ne vous reste plus qu’à équiper votre maison écologique d’une citerne de récupération d’eau de pluie !

Vous pouvez retrouver les infos de cette chronique sur notre site www.frequenceterre.com

Nitrates, CO2, la France préfère payer que de se mettre aux normes

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Zones touchées par le Nitrate en France

Tout comme pour les directives « carbone » de l’UE, la France vient d’écoper d’une amende record qu’elle devra payer à l’union pour le motif qu’elle n’a pas respecté les prérogatives européennes en matières de pollution de ses eaux continentales aux Nitrates.

Après la qualité de l’air que nous respirons et auquel les décideurs politiques de notre pays tardent à s’attaquer, c’est maintenant la qualité de l’eau que nous buvons qui est le cadet de leurs soucis.

Le texte Européen (court) :

 

La directive 91/676/CEE (ci-après dénommée «directive Nitrates») vise à protéger la qualité de l’eau en Europe en empêchant les nitrates d’origine agricole de polluer les eaux souterraines et de surface, et en encourageant l’utilisation des bonnes pratiques agricoles.

La directive «Nitrates» fait partie intégrante de la directive-cadre sur l’eau et est l’un des instruments clés dans la protection des eaux contre les pressions agricoles.

La mise en œuvre de la directive s’effectue en plusieurs étapes. Les États membres doivent:

  • identifier les eaux de surface et souterraines touchées par la pollution ou susceptibles de l’être, sur la base d’une procédure et de critères énumérés par la directive (notamment lorsque la concentration de nitrates dans les eaux souterraines ou de surface dépasse 50 mg/l ou quand les eaux de surface sont eutrophiques ou risquent de l’être);
  • désigner les zones vulnérables qui sont toutes les zones connues sur leur territoire qui alimentent les eaux de surface et souterraines touchées par la pollution ou susceptibles de l’être. La directive «Nitrates» prévoit la possibilité pour les États membres d’être exemptés de l’obligation de désigner des zones vulnérables spécifiques, lorsque les programmes d’action sont appliqués à l’ensemble de leur territoire national;
  • établir des codes de bonnes pratiques agricoles, à mettre en œuvre volontairement par les agriculteurs, qui doivent inclure les mesures définis à l’annexe II de la directive;
  • élaborer des programmes d’action, à mettre en œuvre obligatoirement par tous les agriculteurs qui opèrent en zones vulnérables. Ces programmes comportent obligatoirement les mesures répertoriées dans les codes de bonnes pratiques agricoles, ainsi que des mesures additionnelles listées dans l’annexe III de la directive, visant à limiter l’épandage d’engrais minéraux et organiques contenant de l’azote, ainsi que l’épandage des effluents d’élevage.

La directive autorise les États membres à compléter ou renforcer les programmes d’action afin d’atteindre les objectifs de la directive.

Les États membres surveillent la qualité des eaux et appliquent à cette fin des méthodes de mesure de référence standardisées pour les dosages de composés azotés.

La Commission a formulé des recommandations aux États membres concernant les méthodes de surveillance et les informations qui doivent être incluses dans les rapports sur l’application de la présente directive. Lesdits rapports sont présentés tous les quatre ans à la Commission par les États membres.

Contexte

La pollution de l’eau par les nitrates a été favorisée par la mise en place de méthodes de production agricole intensives, qui s’est traduite par une utilisation accrue des engrais chimiques et par une concentration plus grande du cheptel sur des étendues plus réduites.

La pollution des eaux par les nitrates pose des problèmes à tous les pays européens. Les sources de pollution par les nitrates sont diffuses (rejet en multiples points difficiles à localiser).

Dans les années 80, on a observé une dégradation continue de la qualité des eaux du fait du développement des élevages hors-sol (poulets, porcs) dans des zones déjà saturées et des cultures intensives utilisant les désherbages chimiques et la surfertilisation.

Lors de la conférence ministérielle de Francfort de 1988, un examen de la législation relative à la protection de l’eau a été effectué. Les participants ont souligné la nécessité d’améliorer la législation, ce qui a abouti à l’adoption de la directive sur les eaux urbaines résiduaires et de la présente directive sur les nitrates.

Les utopies concrètes – un engagement qui change aussi le citoyen

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Emmanuel Daniel sur la route des utopies concrètes
© Florian El Brico

Le journaliste Emmanuel Daniel a parcouru la France pendant 6 mois à la rencontre de ces citoyens qui tentent de changer localement notre modèle de société par des initiatives concrètes ayant trait entre autres à la santé, l’alimentation, l’éducation, ou l’économie, pour que leurs utopies se concrétisent.

Ces révolutionnaires de l’ombre, qui œuvrent pour  changer la vie quotidienne ou pour transformer la ville, ont pris conscience, par leurs initiatives que l’on est capable de mener ensemble des projets citoyens. Des initiatives qui ont profondément transformé les personnes qui s’y sont investi.

« Il y a une envie d’autre chose », constate Emmanuel Daniel. Selon lui, quand on donne aux gens la possibilité d’être un acteur généreux, ils la saisissent. Les personnes qui se lancent dans ces actions reprennent confiance en eux et dans les personnes qui les entourent.

A quelques semaines des élections municipales, on pourrait penser que ces militants du quotidien auraient envie d’influer de l’intérieur sur les politiques municipales. Pourtant, l’engagement au sein d’une politique institutionnelle reste marginal. Problème de défiance. Pour beaucoup  cela ne semble pas la meilleure façon de faire bouger les choses. Certains comptent tout de même le faire comme à Chambéry par exemple, où des habitants vont monter une liste citoyenne proposant des instances de démocratie directe.

L’envie d’Emmanuel Daniel est maintenant de propager le virus des alternatives à ses voisins, vaccinés contre l’utopie et maintenus sous perfusion de croissance. Une AMAP devrait être sa première initiative. Mais le plus compliqué pour lui est aujourd’hui de convaincre ces adeptes de la croissance et du pouvoir d’achat et d’obtenir leur consentement, pour rendre ses utopies réalisables, telles que les a décrites Yona Friedman dans son livre « Utopies réalisables ».

Au-delà de son action locale, Emmanuel Daniel s’attèle aussi à l’écriture d’un livre relatant son périple et les actions rencontrées.

Pour aller plus loin :

 

Les conseilleurs et la vérité (11)

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Humeur verte : l’actu déjantée vue depuis Bruxelles, Capitale de l’Europe,  par Pierre Guelff.

 

Dans « Le Livre de la sérénité » de Catherine Rambert dont il a été question dans la rubrique « Littérature sans Frontières », les citations foisonnent. Extrayons-en une ou deux ou trois par semaine durant tout l’été sous le générique un tantinet moqueur « Les conseilleurs ne sont pas les payeurs », bien que la vérité serait toujours bonne à dire, paraît-il…

 

D’Épictète : « Si tu prends un rôle au-dessus de tes forces, non seulement tu y fais pauvre figure, mais celui que tu aurais pu remplir, tu le laisses de côté. »

 

De Voltaire : « La politesse est à l’esprit ce que la grâce est au visage. »

 

De Schopenhauer : « La santé par-dessus tout l’emporte tellement sur les biens extérieurs qu’en vérité un mendiant bien-portant est plus heureux qu’un roi malade. »

Ce soir 22h40 sur Arte : L’urgence de ralentir.

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L’urgence de ralentir

mardi 02 septembre à 22h40 (85 min)

Aux quatre coins de la planète des citoyens refusent de se soumettre aux diktats de l’urgence et de l’immédiateté, pour redonner sens au temps. En Europe, aux États-Unis, en Amérique Latine ou encore en Inde, Philippe Borrel est allé à la découverte d’initiatives, individuelles et collectives, qui proposent des alternatives basées sur d’autres paradigmes.

 

 

« Course suicidaire et inconsciente », selon Edgar Morin, l’accélération financière et technologique, déconnectée du rythme de l’homme, mène notre système à l’épuisement et vers des catastrophes tout à la fois écologiques, économiques et sociales. Mais alors que des algorithmes accentuent de manière exponentielle la spéculation financière hors de tout contrôle, aux quatre coins de la planète des citoyens refusent de se soumettre aux diktats de l’urgence et de l’immédiateté, pour redonner sens au temps. En Europe, aux États-Unis, en Amérique Latine ou encore en Inde, Philippe Borrel (Un monde sans humains ?) est allé à la découverte de ces initiatives, individuelles et collectives, qui proposent des alternatives basées sur d’autres paradigmes.

Reprendre le contrôle

Au Rajasthan, le Barefoot College fondé par Bunker Roy recrute des femmes de milieux ruraux pour les former à l’ingénierie solaire ; les villes de Romans-sur-Isère et de Bristol ont mis en place une monnaie locale pour résister à la toute-puissance des banques ; à Ithaca, au nord de New York, des coopératives font leur preuve pour relocaliser l’économie… À rebours du « train fou » du modèle dominant, ces alternatives citoyennes, qui rejoignent les analyses de philosophes, sociologues, économistes et scientifiques, pourraient bien être les pionnières du monde de demain. Autant de gestes qui remettent l’homme au cœur du système.

Comprendre la prolifération des algues

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Nous avons tous entendu parler des proliférations d’algues sur nos côtes. Mais de quoi parle-t-on ? Deux types d’algues sont à l’origine de ces proliférations. Les macro algues produisent des marées vertes d’une part, et le phytoplancton  sous forme microscopique d’autre part  provoque  un changement de couleur des eaux avec  un risque toxique.

Les marées vertes sont plutôt  visibles  en Normandie, Bretagne et centre Atlantique. Quant aux algues microscopiques, c’est plutôt dans les lagunes de Méditerranée, mais également des Flandres au Bassin d’Arcachon qu’on les retrouve. Potentiellement  elles peuvent avoir un impact sanitaire, biologique et économique.

Mais ne noircissons pas le trait : la majorité de notre littoral ne présente pas de problème de ce type.

La cause de la présence de ces 2  types d’algues est commune : il s’agit d’un apport de nutriments  riches, excessif,  qui peut être naturel, mais qui est surtout provoqués par nos activités terrestres. Pourquoi ce phénomène n’est-il pas le même partout ? Tout simplement car pour qu’il se produise, il est nécessaire d’avoir de la lumière pour le développement des algues, et des masses d’eau en faible mouvement. C’est pour cela que  les lagunes et estuaires de fleuve  sont des lieux propices  aux explosions d’algues  souvent appelé bloom.

Les nutriments, nitrates,  phosphates, viennent principalement des fleuves mais également par le ruissellement depuis la terre, quand il n’agit pas tout simplement de rejet volontaire. La pluie est un facteur essentiel pour que le bloom d’algues se produise.

L’azote  provient également des retombées atmosphériques  dans la mer. Les retombées étant issues  de nos moyens de transport ou de nos industries ou de notre agriculture, sont néanmoins diffuses. Les pics ont surtout lieu dans les apports importants au printemps ou en été.

Les conséquences sont multiples : phénomène exceptionnel, le développement d’algues peut conduire à l’asphyxie d’une aire marine, par consommation massive de l’oxygène présent  jusqu’au couches d’eaux les plus profondes.

Mais surtout le l’excès d’algues, même à des concentrations peu élevées  peut être nocif pour la faune marine et pour l’homme. Les toxines  libérées sont ingérées par les coquillages par exemple, d’où certaines mesures d’interdiction  de consommation de coquillages  prises en période de prolifération.

Est-ce que c’est phénomène qui ne concernerait que le littoral ? eh bien pas du tout , la preuve par 2 chiffres : 50 % des apports de phosphore et 75% des apports en nitrates  arrivant sur la côte Méditerranéenne  provient du Rhône. Si l’on peut incriminer certaines pratiques industrielles ou agricoles à certains endroits , il n’en reste pas moins vrai  que aux rejets massifs fluviaux.

Pensez-y en choisissant votre lessive !

Bibliothérapie : Shakespeare vs Prozac !

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« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

 

Dans son numéro estival, le très intéressant magazine « Bio Info » développe un sujet dont il a déjà été question dans « Littérature sans Frontières » : les livres qui nous veulent du bien.

Quelques extraits significatifs :

« Livres à grandir, livres à guérir, les livres ressources ouvrent une porte sur notre monde intérieur. Romans, autobiographies, contes et autres ouvrages de « self-help », par effet miroir des émotions et des vécus traversés, offrent une catharsis libératoire. Shakespeare vs Prozac, donc ! »

« Qui veut se connaître, qu’il ouvre un livre ! »

 « Pour grandir, apprendre, évoluer, faire tomber les murs, se retrouver… et entamer un nouveau chapitre de l’existence… »

« Lire, c’est prendre rendez-vous avec soi »