Didier Manenq, de Phocea MEXICO, un centre de plongée basé au Mexique nous explique comment les centres de plongée peuvent soutenir financièrement et par des actions concrètes un développement d’acitivités ecoresponsables. Un exemple à suivre par toutes les trucures de tourisme équivalentes …
« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.
Interdite de sortir de l’enceinte du palais de Sparte, Hélène rêvait de plus en plus de grands espaces, de chevauchées, de rencontres avec les gens… Pourquoi était-elle ainsi confinée par son père, le roi ? Pourquoi sa mère l’empêchait de se regarder dans un miroir et l’obligeait à porter le voile ?
« Je n’en veux pas ! criait la jeune fille. Qu’est-ce que j’ai fait ? On me dit belle, mais pourquoi me soustraire aux regards, alors ? »
Parce que, quand elle était enfant, une vieille femme, une sibylle, hurla qu’elle causerait la ruine de l’Asie et de l’Europe, qu’une guerre terrible aurait lieu par sa faute et que de nombreux Grecs perdraient la vie ? Voici, donc, le début du premier tome de ce récit fantastique de Margaret George consacré à « Hélène de Troie » (Livre de Poche), cette « Prisonnière de Sparte ».
Quelque 570 pages d’un roman historique qui, au fil des chapitres, se dirige vers une tragédie inévitable. La sibylle avait-elle prédit avec justesse le destin de cette enfant d’un dieu tout puissant ? Zeus lui-même, selon la mythologie et les rumeurs populaires.
« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.
Dans deux précédentes rubriques, j’ai mis en lumière cet ouvrage exceptionnel de Jean Diwo « Les Dames du Faubourg » (Folio), du moins son premier tome, celui qui raconte ce coin de Paris de Louis XI au 13 juillet 1789, en passant par François Ier, Rabelais, la terrifiante Saint-Barthélemy, Montaigne, Henri IV, Richelieu, la Fronde, Colbert…
Dans les quelque 700 pages, j’ai relevé quelques phrases qui me paraissent dignes d’être méditées :
Celle d’un Compagnon menuisier : « Quand on ne peut rien faire d’autre, il faut coopérer avec l’inévitable. »
Une abbesse déclara : « Mieux vaut être oublié des grands qui ne sont que des petits. »
Un Maître artisan : « Il faut savoir vieillir en jeunesse. »
Celle d’Anne, épouse d’un Maître-ébéniste, et qui fut peinte par le Tintoret : « Le potage de la vie n’est pas grand-chose si on ne peut y mêler les épices du savoir. »
De Marguerite, patronne d’un atelier du Faubourg Saint-Antoine : « L’ironie est souvent la force des faibles. »
D’un ancien collaborateur de Necker, le ministre aux idées libérales qui faisaient peur à la cour, mais qui n’avait jamais parlé de sa vie à un ouvrier : « Si seulement ceux qui gouvernent avaient la curiosité d’aller voir le peuple là où il vit, là où il travaille, que de sottises seraient évitées ! »
Et, pour terminer, un dicton populaire : « Lorsque les riches commencent à avoir faim, les pauvres sont déjà morts. »
Un magazine radio de 10 mns à découvrir pour vous faire découvrir une association : Longitude 181 . Un entretien avec Patrice Bureau son président qui nous en trace les grandes lignes.
« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.
Paul Couturiau est un auteur confirmé : son premier roman « Boulevard des Ombres » remporta le Grand Prix de littérature policière, son premier roman historique « Le Paravent de Soie Rouge » fut couronné par le Prix des Maisons de la Presse et sa biographie « Séverine, l’insurgée » fut sélectionnée pour le Prix Femina essai.
Dans la présente rubrique, j’ai déjà souligné la qualité d’écriture et de conteur de cet auteur avec « L’abbaye aux loups », « Les silences de Margaret » et « L’Ange de la Renardière ».
Avec « Allegra », son nouvel ouvrage paru chez Genèse Édition, il s’agit de l’histoire d’un professeur de littérature « immergé dans ses livres » et qui ne voit pas son couple couler.
Va-t-il pouvoir résoudre cette situation grâce à la lecture des pages d’un manuscrit ancien ?
« C’est dans la solitude que des forces se concentrent sur l’âme et lui enseignent la voie paisible et déterminée de la Vertu et de la Sagesse », y est-il écrit. Mais, selon Paul Couturiau, « il n’est jamais trop tard pour vivre ses rêves »…
Les fêtes approchent et les cadeaux sont normalement déjà bien avancés.
Mais si vous n’avez pas encore tout, s’il vous manque des idées pour un parent ou un ami, alors pourquoi ne pas offrir quelque chose qui pourra lui faire découvrir des initiatives qui changent le monde ? Voici donc quelques idées de « cadeaux citoyens »
Commençons par ce livre d’Emmanuel Daniel, « Le Tour de France des alternatives ».
Pendant 6 mois, le jeune journaliste a entrepris un tour de France à la rencontre des utopies concrètes. Du monde de l’entreprise, à la santé, en passant par l’éducation, l’alimentation, ou la vie démocratique locale, Emmanuel Daniel a observé les expériences citoyennes qui font prendre conscience qu’il est possible d’œuvrer pour un autre modèle de société.
Monnaies locales, banques villageoises, entreprises coopératives, parcs éoliens citoyens ou habitats groupés, autant de domaines où ces révolutionnaires de l’ombre œuvrent pour changer la vie quotidienne ou pour transformer la ville.
Par leurs initiatives ils ont pris conscience que l’on est capable de mener ensemble des projets citoyens. Des initiatives qui ont profondément transformé les personnes qui s’y sont investi.
« Le Tour de France des alternatives » le carnet de route d’Emmanuel Daniel, est publié au Seuil.
D’autres rencontres, d’autres initiatives, avec « Ils changent le monde : 1001 initiatives de transition écologiques », de Rob Hopkins.
Le fondateur du mouvement de la transition explique dans ce livre pourquoi il faut passer à l’action et comment. A travers des histoires d’actions locales réussies – jardins partagés, supermarché coopératif, coopérative électrique ou monnaies locales – Rob Hopkins donne à découvrir la transition et apprend à s’organiser pour vivre mieux au lieu de chercher à avoir plus.
« Ils changent le monde : 1001 initiatives de transition écologiques », de Rob Hopkins, est publié au Seuil.
Dans « Les Défricheurs », Eric Dupin nous propose également des rencontres avec ceux qui expérimentent et inventent dans les domaines social et écologique.
Ils ont choisi de vivre en rupture de la société où la consommation reste la valeur dominante. Et s’ils se sont détachés du consumérisme, ces défricheurs n’en restent pas au simple rejet d’un monde. Ils tentent d’inventer de nouvelles façons de vivre, d’expérimenter d’autres manières de produire.
Au-delà d’un simple catalogue d’initiatives, le journaliste s’interroge sur le sens des utopies présentées et si les multiples actions locales peuvent préfigurer un changement plus large de la société.
« Les Défricheurs », d’Eric Dupin, est publié aux Editions La Découverte.
Sortir du dogme de la croissance, c’est aussi le fil directeur du film « Sacré Croissance » de Marie-Dominique Robin.
La réalisatrice a parcouru 3 continents durant 2 ans pour recueillir les témoignages de ceux qui construisent un autre monde fondé sur le toujours mieux. Dans ce film, elle détaille la genèse des initiatives locales qui montrent la voie vers une société plus équitable.
Les héros locaux rencontrés démontrent concrètement que l’on peut se défaire du dogme de la croissance. Un dogme décortiqué par des économistes, des sociologues ou des philosophes qui expliquent en quoi ces initiatives de terrain incarnent la transition écologique et économique.
« Sacré Croissance » se décline aussi dans un livre où Marie-Dominique Robin prend le parti de se situer en 2034. Elle imagine que grâce à un étonnant sursaut collectif survenu le 14 avril 2014, après la publication du cinquième rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), les humains ont réussi à éviter l’effondrement de leur civilisation. Ce postulat permet à la réalisatrice de montrer comment l’intoxication de la croissance a conduit au grand gâchis du XXIème siècle : épuisement des énergies fossiles, crise alimentaire, financière et sociale, menace d’un krach écologique. Elle décrit surtout les initiatives très concrètes des lanceurs d’avenir rencontrés pour son film.
« Sacré Croissance » le film et le livre de Marie-Dominique Robin, sont édités chez Arte Edition et La Découverte.
C’est bien la conclusion que je révélais précédemment dans cette chronique, du peu de changement réalisé ces 10 dernières années pour la protection de l’environnement marin face à l’urgence et à l’irréversibilité des dégradations de tout ordre.
Rappelons que les océans souffrent de bien des maux : réchauffement climatique, pollutions diverses et variées, surpêche excessive, destruction d’écosystèmes tels que les récifs coralliens, les mangroves, les zones profondes, et j’en passe. ; sans compter les espèces marines qui disparaissent à un niveau record, tant est si bien que cela commence à se voir sur nos étals par le peu de choix offerts et la montée de l’aquaculture qui fait un effet de levier sur la raréfaction des ressources.
Et que dire des promesses de création d’aires marines protégées : des serments d’ivrognes entre états, ou des mascarades politiques qui ne sont faites que pour rassurer un électorat pas au fait de l’étendue des dégâts causés.
Arrêtons là.
Plutôt que de continuer à longueurs de semaines cette chronique qui ne fait qu’apporter une bonne nouvelle pour neuf constats de situation qui empirent, je me propose désormais de transformer cette chronique en caisse de résonance d’une ONG en relation avec la mer, qui m’est chère : Longitude 181 . Pour quoi Longitude 181, … car elle est en relation avec le milieu de la plongée sous –marine et celui de la protection des océans. Il faut dire qu’il n’y pas mieux placés qu’un plongeur pour dire ce qui se passe de l’autre côté du miroir, de nous parler de ce monde du silence qui n’a pas voix au chapitre, et d’en être le porte-voix.