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Pour les océans, le temps passe et rien ne se passe …

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Ne trouvez-vous pas que l’actualité se répète ? C’est toujours la crise, toujours les mêmes problèmes, les mêmes hommes politiques, les mêmes discussions que nous entendons sur les médias à longueur de journée sans que rien ne change vraiment ?

Pour ma part, j’ai l’impression de tourner en rond. D’ailleurs dans cette chronique consacrée à l’environnement, à l’écologie, autour de la mer et des océans, j’avoue parfois en avoir assez de ces informations répétitives qui reviennent en boucle.

Des exemples en nombre dans cette chronique retrospective à ecouter sans modération.

 

 

Les Dames du Faubourg (2) de Jean Diwo (Folio)

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« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

De nombreuses années après l’arrivée de Jean Cottion qui fit du faubourg Saint-Antoine le royaume des travailleurs du bois, l’un de ses lointains descendants, Jean-Baptiste, devenu à son tour le représentant des ouvriers libres, substitua pour la première fois à Paris le noyer au chêne pour la fabrication de meubles. La lignée exceptionnelle de ces menuisiers, ébénistes, sculpteurs… se poursuivait donc de manière remarquable, comme le conte Jean Diwo dans « Les Dames du Faubourg » paru chez Folio en trois tomes.

La renommée de ce « royaume du bois » était grande et la vie s’y écoulait paisiblement. Parfois, un problème surgissait aux pieds de la célèbre abbaye Saint-Antoine-des-Champs. Ainsi, la fille de Jean-Baptiste et de Louise, Perrine, tomba amoureuse – et c’était réciproque – de Jeannot, fils d’un menuisier allemand habitant le quartier depuis trois décennies. Cette famille protestante et celle, chrétienne, de la jeune fille convinrent qu’il ne fallait pas que l’amour de leurs enfants entraîne des divisions dans la communauté des menuisiers : « Conservons notre sagesse, notre esprit fraternel et tolérant. »

La nouvelle abbesse, une « Dame du Faubourg », donc, conseilla : « Pour éviter que la haine et la violence ne gagnent notre collectivité et pour préserver notre territoire de libre travail, procédons en toute discrétion à un double mariage. Ces deux enfants nous donnent une bonne leçon de tolérance. »

Bref, un accommodement avec le Ciel afin de permettre à la vie de se poursuivre en toute quiétude au Faubourg Saint-Antoine…

À bientôt pour la suite de cette passionnante histoire dont le Paris actuel garde encore quelques traces audit faubourg.

 

Le Calendrier de l’Avent du développement durable 2014

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© http://www.oebu.ch

A quelques semaines de Noël, beaucoup de familles affichent dans leur salon un calendrier de l’Avent, dont la vocation chrétienne initiale était de faire patienter les enfants en leur offrant chaque jour une image. Au fil du temps, ce sont des friandises que ces enfants ont pu découvrir au quotidien. Certains, plus favorisés, y trouvent même des jouets.

Loin de ces conceptions religieuses ou mercantiles, une alternative est possible en alliant tradition de Noël et sensibilisation à l’environnement.

C’est le canton de Genève, en Suisse, qui a mis en œuvre il y a déjà 14 ans, un calendrier de l’Avent du développement durable. Les fins d’années étant souvent le temps des bilans et réflexions avant l’année nouvelle, ce calendrier propose un voyage de l’Avent à travers le développement durable, en montrant chaque jour un exemple de bonne pratique locale.

24 fenêtres, ouvertes sur la durabilité, décortiquent une des bonnes pratiques, qui peut porter autant sur une réflexion autour de la consommation responsable, que sur les actions d’une association ou d’une ONG pour renforcer par exemple la solidarité entre personnes valides et personnes handicapées. 24 coups de projecteurs qui permettent à tous d’acquérir de nouvelles connaissances pour un comportement éco-responsable.

L’édition 2014 de ce calendrier a pour thématique l’Année Internationale des Sols, qui démarre le 1er janvier 2015. Initiée par l’Assemblée générale de l’ONU, cette Année Internationale vise à accroître la sensibilisation et la compréhension de l’importance des sols pour assurer la sécurité alimentaire et permettre à l’écosystème de remplir ses fonctions essentielles.

© http://www.fao.org/
© http://www.fao.org/

Le calendrier fait donc sien cet objectif. A partir de la ressource qu’est le sol, il propose un parcours à travers l’agriculture écologique, la durabilité des systèmes d’alimentation jusqu’au gaspillage alimentaire. Le commerce équitable, le changement climatique, les stratégies d’efficacité énergétique ainsi que les avancées dans le domaine du recyclage sont d’autres thèmes importants de cette édition 2014.

Interactif, le calendrier s’ouvre aussi à des tchats avec des experts et des personnalités engagées qui permettront d’approfondir les thèmes du calendrier. Ainsi, le 8 décembre aura lieu un échange avec des délégués présents à la Conférence de l’ONU sur le Climat qui se tient à Lima, au Pérou, jusqu’au 12 décembre.

Publié en 5 langues, le calendrier n’est pas que pédagogique. Il est aussi ludique à travers un quiz quotidien permettant de gagner des cadeaux durables.

Le canton de Genève, promoteur de ce calendrier de l’Avent, a également publié un Guide des achats professionnels responsables, un ouvrage de référence qui vise à sensibiliser les acteurs des domaines public et privé au développement durable.

Enfin le canton a institué, en 2002, un concours annuel visant à promouvoir les initiatives émanant de la société civile en matière de développement durable. Les projets ou réalisations doivent contribuer à favoriser un juste équilibre entre efficacité économique, solidarité sociale, et responsabilité écologique, pour Genève ou sa région. L’édition 2015 du concours est ouverte… Les inscriptions sont à faire avant le 31 janvier 2015.

 

Pour aller plus loin :

[youtube]http://youtu.be/b8v27rQTl0k[/youtube]

Quels produits de la mer pour sa table de réveillon ?

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En ce mois de Décembre, on se prépare aux agapes de fin d’année. Sur les tables de réveillon, les produits de la mer ne sont pas en reste. C’est la période où l’on consomme abondamment fruits de la mer et poissons sous toute forme et en quantité.
Mais si, cher auditeur, tu devais faire un effort pour la protection des océans et pour la biodiversité, saches qu’il te faudra être un consommateur avisé au moment du choix devant un rayon de grande distribution ou devant l’étal d’un poissonnier.
A cette fin, je vais tenter de vous guider dans une consommation éco responsable.

Les Dames du Faubourg (1) de Jean Diwo (Folio)

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« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

J’avais apprécié « Les violons du Roi », « Le Printemps des Cathédrales » et « 249, Faubourg Saint-Antoine » de Jean Diwo ; alors, avec « Les Dames du Faubourg » (paru chez Folio), je suis à nouveau comblé.

En somme, l’auteur raconte la fabuleuse histoire de cette artère parisienne où il est né. Une histoire qui commence sous Louis XI, quand ce faubourg devint la patrie du meuble, le royaume du bois. Les gens du bois y étaient considérés comme les aristocrates des professions manuelles.

Jean Cottion, canne de Compagnon à la main et malle aux quatre nœuds sur l’épaule, y débarqua et travailla dans le giron de l’abbaye Saint-Antoine-des-Champs dirigée par la puissante abbesse Jeanne, autrement appelée « Dame du Faubourg ».

Jean devint le premier ouvrier libre de Saint-Antoine et sa renommée dépassa l’enceinte de la cité. Il fondit famille, fut considéré comme un sage : « Au Faubourg, dit-il, on ne connaît qu’un encens, c’est l’odeur du bois. »

Chef de file des menuisiers, huchiers, sculpteurs…, il combattait avec adresse l’intolérance.

Ainsi, débute une longue histoire à l’ombre de l’abbaye, dont il sera question à plusieurs reprises dans la présente rubrique. En effet, trois ouvrages (entre 500 et 700 pages chacun) composent ce chef-d’œuvre qui sillonne les siècles et il ne sera pas vain de prolonger mon émerveillement !

 

La seiche, une antisèche écologique !

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Qui est l’inventeur de l’encre ? La Chine ? Non, vous n’y êtes pas. C’est un animal marin fabuleux: la seiche. On la connait pour son os que l’on retrouve sur le sable lors de nos ballades côtières. On la connait aussi pour son aptitude de projection d’une encre. Ce qui fait de la seiche l’un des animaux les plus intelligents du monde animal en matière de stratégie.

Car sa capacité de défense est considérable : non seulement le nuage d’encre lui permet, ni vu, ni connu, de se camoufler sa fuite, mais en modifiant la densité et la forme du nuage, elle est capable  de diffuser un véritable leurre d’une forme et d’une épaisseur identique à la sienne mais qui se dirige dans la direction opposée à la sienne.

La seiche qui se dit ‘Sépia’ en italien a donné d’ailleurs son nom à une teinte, toujours appréciée des amateurs de photographie ou de peintures anciennes.

Mais la seiche a d’autres atouts en matière de couleur : elle a la capacité à créer des couleurs sur son corps à la demande pour se camoufler.  Quand elle se déplace dans un environnement changeant, elle modifie au fur et à mesure ses couleurs  et ses motifs qui peuvent passer d’une couleur unie ou alors de taches.

L’explication, ce sont les chromatophores, des poches  se trouvant sous sa peau contenant des pigments Les muscles de la seiche  vont les activer pour  les rendre visibles ou pas, créant ainsi une couleur, des tâches, voire une image sur son corps. Et ceci, pour une dépense d’énergie minime, par une rétraction ou une dilatation de ses muscles.

Mais  La seiche dispose aussi de cellules leucophores, qui elles réfléchissent, les couleurs les plus proches. Ainsi un déplacement dans un décor à couleur dominante bleue donnera  une couleur bleue pour ceux qui l’observeront.

Inutile de dire que la seiche, de fait, inspire la recherche.

Bien sûr, pour  ses facultés de camouflage, si chères aux militaires.

Mais il semblerait que ses chromatophores soient à l’origine de la création au Massachussetts d’un écran dont les images  sont formées par des variations  d’épaisseur  de fines couches de pigments disposées à sa surface. Ces variations sont créées par des impulsions électriques, tout comme le fait la seiche. Cet écran, de très simple conception, selon les chercheurs, est de plus peu gourmand en énergie et haut en couleur. La seiche nous montre la voie de la sobriété heureuse, qui va nous être si nécessaire dans les années à venir.

La seiche, une antisèche à certains de nos problèmes.

Respectons le peuple des océans, il nous le rendra !

Quelle crédibilité ?

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« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

À plusieurs reprises, j’ai décompté la « production » du même chroniqueur littéraire d’un quotidien d’envergure nationale, voire internationale :  é-pous-tou-flant ! Moi qui « carbure » à raison d’un livre par semaine, rédaction de la rubrique en plus, comment fait-il pour lire plus de 700 pages par JOUR de livres récents afin d’alimenter 5 à 10 de ses chroniques ?

« Je lis du matin au soir et la nuit ! » me répondit-il de manière sarcastique.

Même constat pour un chroniqueur d’une radio généraliste de l’Hexagone : un livre par jour toute la semaine avec, donc, cinq enregistrements desdites « critiques », qui ont, forcément, été écrites auparavant.

Quelle crédibilité donner aux « choix conseillés » de ces personnes, si ce n’est penser à un copinage éhonté ou à quelques « gâteries » ?

 

Coupures d’eau – Véolia condamnée

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© Coordination Eau Ile de France

Véolia vient d’être condamnée pour coupure d’eau illégale. Il y a un mois, l’entreprise avait été assignée en justice par France Libertés et la Coordination Eau Ile-de-France pour avoir coupé l’eau à une famille d’Aubigny sur Nère, dans le Cher, durant 83 jours.

Le tribunal d’instance de Bourges a donc condamné Véolia à verser la somme de 9620€ à cette famille qui présentait un impayé de 593,73€.

Une satisfaction pour Emmanuel Poilane, le directeur de France Libertés, qui voit dans cette décision de justice un renforcement des actions qui sont menées.

© France Libertés
© France Libertés

« Au tribunal, Véolia avait reconnu son erreur, mais avait estimé la faute à 3620€. Cela montre que Véolia est de mauvaise foi et met une famille, déjà en difficultés, dans une situation de précarité renforcée. C’est insupportable ! « C’est une grande négligence », a souligné la juge. Cet exemple renforce notre action pour faire en sorte que les coupures d’eau soient interdites à partir du moment où les grandes entreprises et les régies publiques coupent l’eau dans des conditions inacceptables. »

 

Une autre affaire du même type est dans les mains des juges d’Amiens. La Saur, numéro 3 français, est à son tour assigné pour avoir coupé l’eau à une famille pendant 18 mois. Pour sa défense devant le Tribunal de grande instance d’Amiens, la Saur a mis en avant la liberté d’entreprendre et a fait preuve de beaucoup de cynisme en comparant la continuité de l’alimentation en électricité celle de l’alimentation en eau.

« Comparer l’électricité et l’eau peut être fait, mais on sait très bien que si l’on reste privé d’eau pendant 3 jours on meurt… C’est abusé de dire que l’électricité est plus vitale que l’eau. Et c’est une approche qui se fait au détriment des citoyens sur un droit fondamental qu’est le droit d’accès à l’eau. Si on a une société qui se construit sur les contrats passés et non pas sur les droits fondamentaux, on risque d’avoir des dérives encore plus importantes. »

On compte environ 100 000 coupures d’eau en moyenne par an, soit 100 000 familles et potentiellement 300 000 à 500 000 personnes, dont beaucoup d’enfants.

Que faire lorsque l’on est victime de coupure pour impayés ? Les réponses d’Emmanuel Poilane.

[dailymotion]http://www.dailymotion.com/video/x28utie_reportage-sur-les-coupures-d-eau-dans-la-quotidienne-sur-france-5_news[/dailymotion]

« Il faut réexpliquer à son distributeur d’eau et à son maire que les coupures sont aujourd’hui illégales. Et si cela ne marche pas, se retourner vers les associations de consommateurs. France Libertés met à disposition un appel à témoignages qui permet d’expliquer chaque cas. L’association pourra trouver une solution. Si aucune solution ne peut être trouvée, il faut faire valoir ses droits au Tribunal d’Instance par le biais d’un référé. »

France Libertés vient de gagner les deux référés qu’elle avait entrepris, contre La Lyonnaise des Eaux et Véolia. Un troisième référé est en cours, avant d’autres à suivre. Ces procédures en référés, qui fonctionnent, laissent espérer France Libertés qu’à un moment les acteurs de l’eau et les politiques fassent appliquer la loi et respecter le droit à l’eau.

 

Pour aller plus loin :

 

 

Rassemblement aujourd’hui 12h30 pour interdire le chalutage en eaux profondes

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Interdire le chalutage profond ? C’est encore possible !
Paris, le 19 novembre 2014
Aujourd’hui, un rassemblement orchestré par BLOOM en collaboration avec plusieurs ONG dont une coalition internationale de plus de 70 organisations (la Deep Sea Conservation Coalition) se tient devant un forum organisé sur le thème de « la pêche de demain » pour rappeler à Ségolène Royal que la pêche de demain ne sera certainement pas le chalutage profond !

 

Informations pratiques 
RDV aux Docks, 34 Quai d’Austerlitz, de 12h30 à 14h30, devant la Cité de la Mode et du Design.
Métro : Gare d’Austerlitz, lignes 5 et 10
Bus : 24, 57, 61, 63, 89 et 91.
Presque un an après le vote confus et désolant du Parlement européen sur l’interdiction du chalutage profond en décembre 2013[1], les Français semblent penser que le sort du règlement « pêche profonde » est à jamais scellé. Or il n’en est rien. Au contraire, après deux années d’enlisement du dossier au Conseil des ministres européens de la pêche – enlisement largement dû à l’action de la France -, le dossier avance enfin au Conseil sous présidence italienne.
è « Il faut arrêter le chalutage profond, c’est clair« 
De plus la France pourrait faire évoluer sa position et soutenir l’interdiction du chalutage profond, mesure élémentaire pour la protection des environnements marins les plus vulnérables en grande profondeur, puisque la Ministre de l’Ecologie Ségolène Royal tweetait le 20 octobre dernier « Il faut arrêter le chalutage profond, c’est clair« .
Un mois après, la France n’a pas changé sa position au niveau européen. Les ONG ainsi que les personnalités publiques et politiques qui prennent part au rassemblement demandent à Ségolène Royal de signifier rapidement et publiquement à la présidence italienne du Conseil le changement de la position française sur l’interdiction du chalutage profond de façon à ce qu’elle reflète la volonté des Français et non celle d’une poignée de lobbyistes industriels défendant des méthodes de pêche non durables, destructrices, subventionnées, énergivores, peu sélectives et faiblement pourvoyeuses d’emplois.
Le gouvernement français porterait ainsi la voix de près de 900 000 citoyens signataires de la pétition de BLOOM au sein du Conseil et pourrait ainsi convaincre l’Europe d’adopter l’interdiction du chalutage profond.
è Pourquoi tant d’acharnement contre l’interdiction ?
Les données de l’IFREMER, enfin rendues publiques en juillet dernier, ont montré qu’une interdiction à 800 mètres de profondeur aujourd’hui ne concernerait qu’un seul navire français ciblant à temps partiel les espèces profondes (de l’armement Euronor à Boulogne-sur-Mer). Alors pourquoi un tel acharnement à s’opposer à cette mesure essentielle pour la protection des eaux profondes au niveau européen ?
Le seul obstacle à la Ministre de l’Ecologie aujourd’hui s’appelle « Blue Fish », une association dénoncée par le Canard Enchaîné comme « le bras armé des groupes de pêche industrielle ».[2] Ce groupe de lobbying de Lorient et de Boulogne-sur-Mer s’oppose de manière virulente à l’interdiction du chalutage profond en prétextant que l’interdiction s’étendrait ensuite à tout le chalutage, ce dont il n’a jamais été question. Ce faisant, les rares défenseurs de la pêche en eau profonde s’opposent à une mesure urgente, non coûteuse, sans aucun impact social.
L’interdiction du chalutage profond constituerait pourtant un pas élémentaire vers une transition écologique crédible. Nous attendons de la Ministre de l’Ecologie, qui est aussi en charge de la pêche, et du Premier Ministre, qu’ils fassent ce pas. 
Se joignent au mouvement le photographe-réalisateur Yann Arthus-Bertrand, l’actrice Mélanie Laurent, l’océanographe François Sarano, les députés EELV Laurence Abeille et Jean-Louis Roumégas et la Secrétaire Nationale d’EELV Emmanuelle Cosse.
 
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INFORMATIONS COMPLEMENTAIRES
Un sondage BLOOM/BVA réalisé en février 2014 a révélé que 73% des Français souhaitaient que François Hollande soutienne l’interdiction du chalutage profond.[3]
En France, près de 880 000 citoyens[4] sont mobilisés en faveur de l’interdiction du chalutage profond.
Les espèces profondes représentent 1,4% de l’ensemble des captures européennes dans l’Atlantique Nord-Est (année 2011).
Les données de l’IFREMER enfin rendues publiques sur ordre de Ségolène Royal en juillet 2014 ont montré que :
– Une centaine d’espèces capturées accidentellement
99 espèces ont été attrapées par les chalutiers français en 2012. Le document de l’IFREMER précise « espèces ou taxons », ce qui implique que le nombre d’espèces peut être plus important que 99.
12 espèces parmi ces 99 représentent 90% des captures en volume. De nombreuses espèces (62) représentent un très faible volume des captures (moins de 1%).
– Des espèces menacées d’extinction dans les prises
Parmi les espèces capturées, on trouve de nombreuses espèces de requins menacées d’extinction.
Le volume total de requins profonds capturés est très important : en 2012, ils représentent près de 6% des captures totales des chalutiers profonds français et plus de 30% des rejets totaux.
232 770 kilos de requins profonds, interdits de capture et de débarquement, comprenant une majorité d’espèces menacées d’extinction, ont été capturés et rejetés morts par-dessus bord par les navires français opérant en eaux profondes.
Ce chiffre est très élevé pour des espèces dont les populations se sont effondrées en un temps record.
Sur les 13 espèces de requins pour lesquelles des données sont disponibles, 11 ont un statut UICN qui les place dans une zone à risque d’extinction, soit 85% des espèces de requins capturées.
– Très peu de chalutiers pêchaient au-delà de 200 mètres de profondeur
Seuls 85 chalutiers ont eu des activités de pêche au-delà de 200 m. de profondeur en 2012. La moitié d’entre eux (42 sur 85) avait passé moins de 10% de leur temps au-delà de 200 m de profondeur.
– Un nombre infime de chalutiers pêchaient au-delà de 600 mètres de profondeur
En 2012, 35 chalutiers avaient fréquenté des profondeurs supérieures à 600 mètres, mais 23 sur 35 les avaient fréquentées moins de 10% de leur temps de pêche. Seuls 12 navires avaient passé plus de 10% de leur temps à plus de 600 m et 6 plus de 50% de leur temps.
DECEMBRE 2013
Avant le vote en plénière du Parlement européen, le 10 décembre 2013, plusieurs parlementaires ont déposé un amendement visant à interdire le chalutage profond au-delà de 600 mètres de profondeur. Cette proposition a été rejetée à 9 voix près[5]. Si la délégation socialiste française avait suivi la recommandation de vote du groupe socialiste européen, l’interdiction du chalutage profond aurait été adoptée par le Parlement avec 13 voix d’avance (le nombre exact de députés PS français).
CORRECTIONS DE VOTE – RESULTAT FINAL
Dès le vote en plénière terminé, 20 corrections de vote ont été enregistrées au Parlement car l’ordre de vote a été modifié en dernière minute et plusieurs parlementaires se sont trompés[6]. Si l’ordre de vote n’avait pas été changé et/ou si les corrections de vote pouvaient être prises en compte dans le résultat officiel du Parlement, l’interdiction du chalutage profond aurait été adoptée.
LA REPONSE DU SECTEUR PRIVE/PUBLIC
L’enseigne CASINO a annoncé le 2 décembre 2013 l’arrêt de l’approvisionnement de toutes les espèces profondes dans ses supermarchés.
L’enseigne CARREFOUR a annoncé le 9 décembre 2013 une mesure similaire.
La VILLE DE PARIS s’est engagée le 17 décembre 2013 à ne plus utiliser de poissons profonds dans la restauration collective de la ville.
Le groupe AUCHAN a annoncé le 20 décembre 2013 la « suspension » de la commercialisation des trois principales espèces profondes consommées et capturées par les Français (lingue bleue, sabre noir et grenadier de roche).
[1] http://www.bloomassociation.org/decryptage-du-vote-sur-linterdiction-du-chalutage-profond/

[1] Canard Enchaîné du 4 décembre 2013.

[1] http://www.bloomassociation.org/ladhesion-des-francais-se-renforce-en-faveur-de-linterdiction-du-chalutage-profond-selon-un-sondage-bvabloom/

[1] http://petition.bloomassociation.org/

[1] Il fallait rejeter le premier amendement de compromis issu des négociations en Commission de la pêche avant de pouvoir voter l’amendement sur le chalutage profond.

(342 – 326).

[1] Pour avoir une chance de se prononcer sur l’interdiction du chalutage profond, les députés devaient d’abord REJETER l’amendement de compromis adopté par la Commission de la Pêche du Parlement (l’amendement 62) car si ce premier amendement était adopté, il faisait TOMBER les amendements suivants et empêchait même de se prononcer sur l’interdiction du chalutage profond. Or la liste de vote a été modifiée à la dernière minute, rendant obsolètes les consignes de vote diffusées la veille.

20 corrections de vote ont eu lieu. 18 en faveur de l’interdiction du chalutage profond, 2 contre. Le chalutage profond aurait donc dû être adopté à 343 votes contre 330, mais il n’existe aucun recours légal pour faire prendre en compte cette réalité. L’interdiction du chalutage profond est adoptée dans les archives du Parlement seulement.

 

 

 

[1] http://www.bloomassociation.org/decryptage-du-vote-sur-linterdiction-du-chalutage-profond/

[2] Canard Enchaîné du 4 décembre 2013.

[3] http://www.bloomassociation.org/ladhesion-des-francais-se-renforce-en-faveur-de-linterdiction-du-chalutage-profond-selon-un-sondage-bvabloom/

[4] http://petition.bloomassociation.org/

[5] Il fallait rejeter le premier amendement de compromis issu des négociations en Commission de la pêche avant de pouvoir voter l’amendement sur le chalutage profond.

(342 – 326).

[6] Pour avoir une chance de se prononcer sur l’interdiction du chalutage profond, les députés devaient d’abord REJETER l’amendement de compromis adopté par la Commission de la Pêche du Parlement (l’amendement 62) car si ce premier amendement était adopté, il faisait TOMBER les amendements suivants et empêchait même de se prononcer sur l’interdiction du chalutage profond. Or la liste de vote a été modifiée à la dernière minute, rendant obsolètes les consignes de vote diffusées la veille.

20 corrections de vote ont eu lieu. 18 en faveur de l’interdiction du chalutage profond, 2 contre. Le chalutage profond aurait donc dû être adopté à 343 votes contre 330, mais il n’existe aucun recours légal pour faire prendre en compte cette réalité. L’interdiction du chalutage profond est adoptée dans les archives du Parlement seulement.

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La méduse des abysses éclaire la science !

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A près de 900 m de profondeurs, les organismes marins produisent de la lumière. Ils sont bioluminescents. Parmi ces animaux marins, il y a les méduses. On en retrouve diverses espèces dans toute la gamme des couleurs du bleu au rose. Et le plus étonnant c’est que certaines sont même clignotantes !

Découvrez comment leur mécanisme a été utilisé en médecine dans cette chronique. Un exemple de biomimétisme qui touche à notre santé.