Accueil Blog Page 182

Coupures d’eau – Véolia condamnée

0
© Coordination Eau Ile de France

Véolia vient d’être condamnée pour coupure d’eau illégale. Il y a un mois, l’entreprise avait été assignée en justice par France Libertés et la Coordination Eau Ile-de-France pour avoir coupé l’eau à une famille d’Aubigny sur Nère, dans le Cher, durant 83 jours.

Le tribunal d’instance de Bourges a donc condamné Véolia à verser la somme de 9620€ à cette famille qui présentait un impayé de 593,73€.

Une satisfaction pour Emmanuel Poilane, le directeur de France Libertés, qui voit dans cette décision de justice un renforcement des actions qui sont menées.

© France Libertés
© France Libertés

« Au tribunal, Véolia avait reconnu son erreur, mais avait estimé la faute à 3620€. Cela montre que Véolia est de mauvaise foi et met une famille, déjà en difficultés, dans une situation de précarité renforcée. C’est insupportable ! « C’est une grande négligence », a souligné la juge. Cet exemple renforce notre action pour faire en sorte que les coupures d’eau soient interdites à partir du moment où les grandes entreprises et les régies publiques coupent l’eau dans des conditions inacceptables. »

 

Une autre affaire du même type est dans les mains des juges d’Amiens. La Saur, numéro 3 français, est à son tour assigné pour avoir coupé l’eau à une famille pendant 18 mois. Pour sa défense devant le Tribunal de grande instance d’Amiens, la Saur a mis en avant la liberté d’entreprendre et a fait preuve de beaucoup de cynisme en comparant la continuité de l’alimentation en électricité celle de l’alimentation en eau.

« Comparer l’électricité et l’eau peut être fait, mais on sait très bien que si l’on reste privé d’eau pendant 3 jours on meurt… C’est abusé de dire que l’électricité est plus vitale que l’eau. Et c’est une approche qui se fait au détriment des citoyens sur un droit fondamental qu’est le droit d’accès à l’eau. Si on a une société qui se construit sur les contrats passés et non pas sur les droits fondamentaux, on risque d’avoir des dérives encore plus importantes. »

On compte environ 100 000 coupures d’eau en moyenne par an, soit 100 000 familles et potentiellement 300 000 à 500 000 personnes, dont beaucoup d’enfants.

Que faire lorsque l’on est victime de coupure pour impayés ? Les réponses d’Emmanuel Poilane.

[dailymotion]http://www.dailymotion.com/video/x28utie_reportage-sur-les-coupures-d-eau-dans-la-quotidienne-sur-france-5_news[/dailymotion]

« Il faut réexpliquer à son distributeur d’eau et à son maire que les coupures sont aujourd’hui illégales. Et si cela ne marche pas, se retourner vers les associations de consommateurs. France Libertés met à disposition un appel à témoignages qui permet d’expliquer chaque cas. L’association pourra trouver une solution. Si aucune solution ne peut être trouvée, il faut faire valoir ses droits au Tribunal d’Instance par le biais d’un référé. »

France Libertés vient de gagner les deux référés qu’elle avait entrepris, contre La Lyonnaise des Eaux et Véolia. Un troisième référé est en cours, avant d’autres à suivre. Ces procédures en référés, qui fonctionnent, laissent espérer France Libertés qu’à un moment les acteurs de l’eau et les politiques fassent appliquer la loi et respecter le droit à l’eau.

 

Pour aller plus loin :

 

 

Rassemblement aujourd’hui 12h30 pour interdire le chalutage en eaux profondes

1
 
Interdire le chalutage profond ? C’est encore possible !
Paris, le 19 novembre 2014
Aujourd’hui, un rassemblement orchestré par BLOOM en collaboration avec plusieurs ONG dont une coalition internationale de plus de 70 organisations (la Deep Sea Conservation Coalition) se tient devant un forum organisé sur le thème de « la pêche de demain » pour rappeler à Ségolène Royal que la pêche de demain ne sera certainement pas le chalutage profond !

 

Informations pratiques 
RDV aux Docks, 34 Quai d’Austerlitz, de 12h30 à 14h30, devant la Cité de la Mode et du Design.
Métro : Gare d’Austerlitz, lignes 5 et 10
Bus : 24, 57, 61, 63, 89 et 91.
Presque un an après le vote confus et désolant du Parlement européen sur l’interdiction du chalutage profond en décembre 2013[1], les Français semblent penser que le sort du règlement « pêche profonde » est à jamais scellé. Or il n’en est rien. Au contraire, après deux années d’enlisement du dossier au Conseil des ministres européens de la pêche – enlisement largement dû à l’action de la France -, le dossier avance enfin au Conseil sous présidence italienne.
è « Il faut arrêter le chalutage profond, c’est clair« 
De plus la France pourrait faire évoluer sa position et soutenir l’interdiction du chalutage profond, mesure élémentaire pour la protection des environnements marins les plus vulnérables en grande profondeur, puisque la Ministre de l’Ecologie Ségolène Royal tweetait le 20 octobre dernier « Il faut arrêter le chalutage profond, c’est clair« .
Un mois après, la France n’a pas changé sa position au niveau européen. Les ONG ainsi que les personnalités publiques et politiques qui prennent part au rassemblement demandent à Ségolène Royal de signifier rapidement et publiquement à la présidence italienne du Conseil le changement de la position française sur l’interdiction du chalutage profond de façon à ce qu’elle reflète la volonté des Français et non celle d’une poignée de lobbyistes industriels défendant des méthodes de pêche non durables, destructrices, subventionnées, énergivores, peu sélectives et faiblement pourvoyeuses d’emplois.
Le gouvernement français porterait ainsi la voix de près de 900 000 citoyens signataires de la pétition de BLOOM au sein du Conseil et pourrait ainsi convaincre l’Europe d’adopter l’interdiction du chalutage profond.
è Pourquoi tant d’acharnement contre l’interdiction ?
Les données de l’IFREMER, enfin rendues publiques en juillet dernier, ont montré qu’une interdiction à 800 mètres de profondeur aujourd’hui ne concernerait qu’un seul navire français ciblant à temps partiel les espèces profondes (de l’armement Euronor à Boulogne-sur-Mer). Alors pourquoi un tel acharnement à s’opposer à cette mesure essentielle pour la protection des eaux profondes au niveau européen ?
Le seul obstacle à la Ministre de l’Ecologie aujourd’hui s’appelle « Blue Fish », une association dénoncée par le Canard Enchaîné comme « le bras armé des groupes de pêche industrielle ».[2] Ce groupe de lobbying de Lorient et de Boulogne-sur-Mer s’oppose de manière virulente à l’interdiction du chalutage profond en prétextant que l’interdiction s’étendrait ensuite à tout le chalutage, ce dont il n’a jamais été question. Ce faisant, les rares défenseurs de la pêche en eau profonde s’opposent à une mesure urgente, non coûteuse, sans aucun impact social.
L’interdiction du chalutage profond constituerait pourtant un pas élémentaire vers une transition écologique crédible. Nous attendons de la Ministre de l’Ecologie, qui est aussi en charge de la pêche, et du Premier Ministre, qu’ils fassent ce pas. 
Se joignent au mouvement le photographe-réalisateur Yann Arthus-Bertrand, l’actrice Mélanie Laurent, l’océanographe François Sarano, les députés EELV Laurence Abeille et Jean-Louis Roumégas et la Secrétaire Nationale d’EELV Emmanuelle Cosse.
 
                                                                                              ***
INFORMATIONS COMPLEMENTAIRES
Un sondage BLOOM/BVA réalisé en février 2014 a révélé que 73% des Français souhaitaient que François Hollande soutienne l’interdiction du chalutage profond.[3]
En France, près de 880 000 citoyens[4] sont mobilisés en faveur de l’interdiction du chalutage profond.
Les espèces profondes représentent 1,4% de l’ensemble des captures européennes dans l’Atlantique Nord-Est (année 2011).
Les données de l’IFREMER enfin rendues publiques sur ordre de Ségolène Royal en juillet 2014 ont montré que :
Une centaine d’espèces capturées accidentellement
99 espèces ont été attrapées par les chalutiers français en 2012. Le document de l’IFREMER précise « espèces ou taxons », ce qui implique que le nombre d’espèces peut être plus important que 99.
12 espèces parmi ces 99 représentent 90% des captures en volume. De nombreuses espèces (62) représentent un très faible volume des captures (moins de 1%).
Des espèces menacées d’extinction dans les prises
Parmi les espèces capturées, on trouve de nombreuses espèces de requins menacées d’extinction.
Le volume total de requins profonds capturés est très important : en 2012, ils représentent près de 6% des captures totales des chalutiers profonds français et plus de 30% des rejets totaux.
232 770 kilos de requins profonds, interdits de capture et de débarquement, comprenant une majorité d’espèces menacées d’extinction, ont été capturés et rejetés morts par-dessus bord par les navires français opérant en eaux profondes.
Ce chiffre est très élevé pour des espèces dont les populations se sont effondrées en un temps record.
Sur les 13 espèces de requins pour lesquelles des données sont disponibles, 11 ont un statut UICN qui les place dans une zone à risque d’extinction, soit 85% des espèces de requins capturées.
Très peu de chalutiers pêchaient au-delà de 200 mètres de profondeur
Seuls 85 chalutiers ont eu des activités de pêche au-delà de 200 m. de profondeur en 2012. La moitié d’entre eux (42 sur 85) avait passé moins de 10% de leur temps au-delà de 200 m de profondeur.
Un nombre infime de chalutiers pêchaient au-delà de 600 mètres de profondeur
En 2012, 35 chalutiers avaient fréquenté des profondeurs supérieures à 600 mètres, mais 23 sur 35 les avaient fréquentées moins de 10% de leur temps de pêche. Seuls 12 navires avaient passé plus de 10% de leur temps à plus de 600 m et 6 plus de 50% de leur temps.
DECEMBRE 2013
Avant le vote en plénière du Parlement européen, le 10 décembre 2013, plusieurs parlementaires ont déposé un amendement visant à interdire le chalutage profond au-delà de 600 mètres de profondeur. Cette proposition a été rejetée à 9 voix près[5]. Si la délégation socialiste française avait suivi la recommandation de vote du groupe socialiste européen, l’interdiction du chalutage profond aurait été adoptée par le Parlement avec 13 voix d’avance (le nombre exact de députés PS français).
CORRECTIONS DE VOTE – RESULTAT FINAL
Dès le vote en plénière terminé, 20 corrections de vote ont été enregistrées au Parlement car l’ordre de vote a été modifié en dernière minute et plusieurs parlementaires se sont trompés[6]. Si l’ordre de vote n’avait pas été changé et/ou si les corrections de vote pouvaient être prises en compte dans le résultat officiel du Parlement, l’interdiction du chalutage profond aurait été adoptée.
LA REPONSE DU SECTEUR PRIVE/PUBLIC
L’enseigne CASINO a annoncé le 2 décembre 2013 l’arrêt de l’approvisionnement de toutes les espèces profondes dans ses supermarchés.
L’enseigne CARREFOUR a annoncé le 9 décembre 2013 une mesure similaire.
La VILLE DE PARIS s’est engagée le 17 décembre 2013 à ne plus utiliser de poissons profonds dans la restauration collective de la ville.
Le groupe AUCHAN a annoncé le 20 décembre 2013 la « suspension » de la commercialisation des trois principales espèces profondes consommées et capturées par les Français (lingue bleue, sabre noir et grenadier de roche).
[1] http://www.bloomassociation.org/decryptage-du-vote-sur-linterdiction-du-chalutage-profond/

[1] Canard Enchaîné du 4 décembre 2013.

[1] http://www.bloomassociation.org/ladhesion-des-francais-se-renforce-en-faveur-de-linterdiction-du-chalutage-profond-selon-un-sondage-bvabloom/

[1] http://petition.bloomassociation.org/

[1] Il fallait rejeter le premier amendement de compromis issu des négociations en Commission de la pêche avant de pouvoir voter l’amendement sur le chalutage profond.

(342 – 326).

[1] Pour avoir une chance de se prononcer sur l’interdiction du chalutage profond, les députés devaient d’abord REJETER l’amendement de compromis adopté par la Commission de la Pêche du Parlement (l’amendement 62) car si ce premier amendement était adopté, il faisait TOMBER les amendements suivants et empêchait même de se prononcer sur l’interdiction du chalutage profond. Or la liste de vote a été modifiée à la dernière minute, rendant obsolètes les consignes de vote diffusées la veille.

20 corrections de vote ont eu lieu. 18 en faveur de l’interdiction du chalutage profond, 2 contre. Le chalutage profond aurait donc dû être adopté à 343 votes contre 330, mais il n’existe aucun recours légal pour faire prendre en compte cette réalité. L’interdiction du chalutage profond est adoptée dans les archives du Parlement seulement.

 

 

 

[1] http://www.bloomassociation.org/decryptage-du-vote-sur-linterdiction-du-chalutage-profond/

[2] Canard Enchaîné du 4 décembre 2013.

[3] http://www.bloomassociation.org/ladhesion-des-francais-se-renforce-en-faveur-de-linterdiction-du-chalutage-profond-selon-un-sondage-bvabloom/

[4] http://petition.bloomassociation.org/

[5] Il fallait rejeter le premier amendement de compromis issu des négociations en Commission de la pêche avant de pouvoir voter l’amendement sur le chalutage profond.

(342 – 326).

[6] Pour avoir une chance de se prononcer sur l’interdiction du chalutage profond, les députés devaient d’abord REJETER l’amendement de compromis adopté par la Commission de la Pêche du Parlement (l’amendement 62) car si ce premier amendement était adopté, il faisait TOMBER les amendements suivants et empêchait même de se prononcer sur l’interdiction du chalutage profond. Or la liste de vote a été modifiée à la dernière minute, rendant obsolètes les consignes de vote diffusées la veille.

20 corrections de vote ont eu lieu. 18 en faveur de l’interdiction du chalutage profond, 2 contre. Le chalutage profond aurait donc dû être adopté à 343 votes contre 330, mais il n’existe aucun recours légal pour faire prendre en compte cette réalité. L’interdiction du chalutage profond est adoptée dans les archives du Parlement seulement.

infographie-menaces-en-eaux-profondes-v4

La méduse des abysses éclaire la science !

1

A près de 900 m de profondeurs, les organismes marins produisent de la lumière. Ils sont bioluminescents. Parmi ces animaux marins, il y a les méduses. On en retrouve diverses espèces dans toute la gamme des couleurs du bleu au rose. Et le plus étonnant c’est que certaines sont même clignotantes !

Découvrez comment leur mécanisme a été utilisé en médecine dans cette chronique. Un exemple de biomimétisme qui touche à notre santé.

59, passage Sainte-Anne de Frédérique Volot (Presses de la Cité)

1

« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

Il y a une vingtaine d’années, pour les besoins d’émissions, j’avais expérimenté une séance de table tournante et j’avais été rendre visite à Allan Karadec, fondateur du spiritisme, qui repose pour l’éternité au cimetière du Père-Lachaise à Paris. Là, près de sa tombe en forme de dolmen, devenue un lieu de pèlerinage et de rites dits ésotériques, j’y avais lu la mise en garde suivante : « La distance qui sépare le spiritisme de la magie et de la sorcellerie est plus grande que celle qui existe entre l’astronomie et l’astrologie… »

Je viens d’être replongé dans ce monde étrange par Frédérique Volot, auteure de « 59, passage Sainte-Anne » publié aux Presses de la Cité. Après la « Vierge-Folle » qui m’avait agréablement surpris, j’ai donc à nouveau emboîté le pas du détective Achille Bonnefond, considéré comme le meilleur spécialiste des affaires criminelles de Paris et miraculeusement sorti du coma dans lequel il avait été plongé à cause d’une balle qui lui était passée à un cheveu du cœur.

Pour être franc, en tant que chroniqueur judiciaire, je suis généralement sceptique face aux trames des polars et séries policières, très souvent éloignées de la réalité, comme ne cessent de le répéter les magistrats et avocats de cours d’assises.

Néanmoins, avec une rare franchise, Frédérique Volot prévient d’emblée le lecteur de manière crédible : elle s’inspira de documents et de témoignages, de propos et d’écrits historiques, principalement d’Allan Karadec lui-même, pour « imaginer » certains passages de son roman.

L’intérêt de celui-ci réside aussi dans quelques propos qui peuvent susciter une méditation ou une réflexion :

«  Lire, c’est s’instruire. Et s’instruire, c’est comprendre. »

« Quand on se dit l’ami(e) d’une personne, on sait voir au-delà de ses paroles. »

« Impossible n’existe pas dans la nature, la science fait le possible de l’impossible. »

 

Assurément, les « esprits » ne manquent pas dans cette affaire du Second Empire !

 

Soyez une sentinelle des Océans !

2
Une Sentinelle des Océans musclée !

Vous nagez, vous naviguez, vous surfez, vous explorez en palme masque et tuba les dessous des mers ou mieux encore vous plongez : alors vous êtes un potentiel défenseur des océans ! une sentinelle !
Pourquoi faire ? parce qu’il reste beaucoup à faire pour éduquer jeunes et moins jeunes, citadins ou campagnards, consommateurs ou consommacteurs, citoyens ou responsables politiques.
Et que c’est la première pierre pour insuffler une prise de conscience des changements rapides. Votre expérience, votre information, vos constats sont précieux pour ceux qui vous entourent.
Pas un jour sans découverte , pas un jour sans alerte !

Littérature sans Frontières : des chiffres et des lettres

1

« Fréquence Terre » accueille depuis de nombreuses années ma chronique « Littérature sans Frontières ».

« Fréquence Terre », c’est 5 000 visiteurs par jour, le leader dans les domaines Nature, Environnement, Développement durable…, un partenariat privilégié avec de nombreuses radios FM et webradios. C’est aussi de la musique du monde et des chroniques d’informations plus générales, telle que « Littérature sans Frontières ».

En mai 2013, les statistiques officielles indiquaient qu’au bout de 130 numéros de « Littérature sans Frontières », outre les auditeurs, pas moins  de 100 000 lectures avaient été effectuées des textes de la dite chronique hebdomadaire.

Statistiques toutes fraîches sur la dernière année (de novembre 2013 à ce jour) : quelque 12 000 clics avec, en tête, 785 pour « Pensées pour moi-même » de Nelson Mandela (Points), et des préférences nettement marquées (une moyenne de 400 visites) pour des romans de « Terroir » de Sylvie Anne, Jean Anglade…, historiques (Michèle Halberstadt, Philipp Vandeneber…) ou « étrange », tel le dernier Pierre Pelot.

Si « Littérature sans Frontières » est diffusée chaque dimanche matin sur « Fréquence Terre », elle l’est aussi par 9 radios FM situées dans le Gard, à Bastia, en Bretagne, dans les Bouches du Rhône, à l’Île de la Réunion… et 35 webradios de Loire-Atlantique, de Guadeloupe, de Gascogne, de Suisse, de Tunisie, à Paris, Nancy, Metz, Perpignan, Marseille, Dieppe, Menton, Limoges…

Encore un grand merci pour votre fidélité, tout en vous signalant le prolongement de cette chronique sur mon blog « Littérature sans Frontières » où il est aussi question d’actualité littéraire et médiatique : http://litteraturesansfrontieres.skynetblogs.be/

 

 

 

 

 

Les phoques : des auxiliaires scientifiques sans rancune !

2
(C) INSU/ CNRS

L’homme est le responsable du réchauffement climatique qui crée de substantiels  changements sur la planète avec un impact très important sur les pôles. C’est d’ailleurs aux pôles et en antarctique particulièrement que sont conduites des études  sur le réchauffement climatique et sur la compréhension du comportement de l’Océan Austral face à ces changements.

Les victimes du réchauffement sont évidemment les espèces présentes qui ont la nécessité de s’adapter à un environnement changeant. Alors pourquoi ne pas collaborer avec ces victimes du réchauffement climatique  pour mieux comprendre les incidences de nos  erreurs !

C’est ce qu’a réalisé une équipe internationale, impliquant des chercheurs de 8 pays différents, dont des chercheurs français pour  collecter des données  dans un vaste secteur de l’océan Austral en utilisant des phoques antarctiques équipés de balises océanographiques. Et  La contribution de ces nouvelles données est très importante pour  la compréhension du comportement de l’océan Austral.

Un grand merci aux phoques ! Ils ont permis de pallier aux manques de mesures dans les zones australes  et en période  hivernale, dans des conditions qui,  jusqu’ici ne favorisaient pas les relevés,  les recherches et les simulations faites  par la communauté scientifique.

Il faut comprendre que les mesures comprennent des relevés de conductivité, de salinité,  de température et de profondeur   sur des géographies importantes. Pour les réaliser, il faut mettre en œuvre soit des navires océanographiques conventionnels au coût élevé mais  qui ne permettent pas de garantir l’accès aux zones de glace de mer pendant les mois hivernaux, soit déployer des balises dérivant au grès des courants qui sont une bonne alternative aux navires mais  qui ne sont pas plus efficaces dans les zones en glaces.

La solution ? Utiliser les populations  locales ! c’est-à-dire les phoques antarctiques  et tout particulièrement  les éléphants de mer, qui plongent continuellement  et longtemps , durant 25 min en moyenne, et parfois jusqu’à 80 min et également à de grandes profondeurs ( entre 400 et 800 m, et jusqu’à près de 2000 m) en les équipant de balises spécifiques. C’est ainsi que 349 éléphants de mer, ont été équipés d’une nouvelle génération de balises  sur la période 2004 – 2010.Plus de 165 000 profils de température et salinité ont ainsi pu être collectés sur l’ensemble de l’océan Austral grâce à ces animaux qui nous offrent la  principale source de données océanographiques pour la zone de banquise antarctique pendant les mois hivernaux.

Une coopération gagnant/gagnant qui devraient nous forcer à être encore plus reconnaissant  envers cette nature qui nous offre même des auxiliaires  pour trouver des solutions à nos émissions carbonées !

ראַדיאָ אינפֿאָרמאַציע נאַטור – ענוויראָנמענט

1

ראַדיאָ אינפֿאָרמאַציע נאַטור – ענוויראָנמענט

הערן

thông tin vô tuyến thiên nhiên – Môi trường

0

 

 

 

 

 

thông tin vô tuyến thiên nhiên – Môi trường

nghe

ریڈیو معلومات فطرت، قدرت – ماحولیات

0

ریڈیو معلومات فطرت، قدرت – ماحولیات

سننا