« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.
Paul Couturiau est un auteur confirmé : son premier roman « Boulevard des Ombres » remporta le Grand Prix de littérature policière, son premier roman historique « Le Paravent de Soie Rouge » fut couronné par le Prix des Maisons de la Presse et sa biographie « Séverine, l’insurgée » fut sélectionnée pour le Prix Femina essai.
Dans la présente rubrique, j’ai déjà souligné la qualité d’écriture et de conteur de cet auteur avec « L’abbaye aux loups », « Les silences de Margaret » et « L’Ange de la Renardière ».
Avec « Allegra », son nouvel ouvrage paru chez Genèse Édition, il s’agit de l’histoire d’un professeur de littérature « immergé dans ses livres » et qui ne voit pas son couple couler.
Va-t-il pouvoir résoudre cette situation grâce à la lecture des pages d’un manuscrit ancien ?
« C’est dans la solitude que des forces se concentrent sur l’âme et lui enseignent la voie paisible et déterminée de la Vertu et de la Sagesse », y est-il écrit. Mais, selon Paul Couturiau, « il n’est jamais trop tard pour vivre ses rêves »…
Les fêtes approchent et les cadeaux sont normalement déjà bien avancés.
Mais si vous n’avez pas encore tout, s’il vous manque des idées pour un parent ou un ami, alors pourquoi ne pas offrir quelque chose qui pourra lui faire découvrir des initiatives qui changent le monde ? Voici donc quelques idées de « cadeaux citoyens »
Commençons par ce livre d’Emmanuel Daniel, « Le Tour de France des alternatives ».
Pendant 6 mois, le jeune journaliste a entrepris un tour de France à la rencontre des utopies concrètes. Du monde de l’entreprise, à la santé, en passant par l’éducation, l’alimentation, ou la vie démocratique locale, Emmanuel Daniel a observé les expériences citoyennes qui font prendre conscience qu’il est possible d’œuvrer pour un autre modèle de société.
Monnaies locales, banques villageoises, entreprises coopératives, parcs éoliens citoyens ou habitats groupés, autant de domaines où ces révolutionnaires de l’ombre œuvrent pour changer la vie quotidienne ou pour transformer la ville.
Par leurs initiatives ils ont pris conscience que l’on est capable de mener ensemble des projets citoyens. Des initiatives qui ont profondément transformé les personnes qui s’y sont investi.
« Le Tour de France des alternatives » le carnet de route d’Emmanuel Daniel, est publié au Seuil.
D’autres rencontres, d’autres initiatives, avec « Ils changent le monde : 1001 initiatives de transition écologiques », de Rob Hopkins.
Le fondateur du mouvement de la transition explique dans ce livre pourquoi il faut passer à l’action et comment. A travers des histoires d’actions locales réussies – jardins partagés, supermarché coopératif, coopérative électrique ou monnaies locales – Rob Hopkins donne à découvrir la transition et apprend à s’organiser pour vivre mieux au lieu de chercher à avoir plus.
« Ils changent le monde : 1001 initiatives de transition écologiques », de Rob Hopkins, est publié au Seuil.
Dans « Les Défricheurs », Eric Dupin nous propose également des rencontres avec ceux qui expérimentent et inventent dans les domaines social et écologique.
Ils ont choisi de vivre en rupture de la société où la consommation reste la valeur dominante. Et s’ils se sont détachés du consumérisme, ces défricheurs n’en restent pas au simple rejet d’un monde. Ils tentent d’inventer de nouvelles façons de vivre, d’expérimenter d’autres manières de produire.
Au-delà d’un simple catalogue d’initiatives, le journaliste s’interroge sur le sens des utopies présentées et si les multiples actions locales peuvent préfigurer un changement plus large de la société.
« Les Défricheurs », d’Eric Dupin, est publié aux Editions La Découverte.
Sortir du dogme de la croissance, c’est aussi le fil directeur du film « Sacré Croissance » de Marie-Dominique Robin.
La réalisatrice a parcouru 3 continents durant 2 ans pour recueillir les témoignages de ceux qui construisent un autre monde fondé sur le toujours mieux. Dans ce film, elle détaille la genèse des initiatives locales qui montrent la voie vers une société plus équitable.
Les héros locaux rencontrés démontrent concrètement que l’on peut se défaire du dogme de la croissance. Un dogme décortiqué par des économistes, des sociologues ou des philosophes qui expliquent en quoi ces initiatives de terrain incarnent la transition écologique et économique.
« Sacré Croissance » se décline aussi dans un livre où Marie-Dominique Robin prend le parti de se situer en 2034. Elle imagine que grâce à un étonnant sursaut collectif survenu le 14 avril 2014, après la publication du cinquième rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), les humains ont réussi à éviter l’effondrement de leur civilisation. Ce postulat permet à la réalisatrice de montrer comment l’intoxication de la croissance a conduit au grand gâchis du XXIème siècle : épuisement des énergies fossiles, crise alimentaire, financière et sociale, menace d’un krach écologique. Elle décrit surtout les initiatives très concrètes des lanceurs d’avenir rencontrés pour son film.
« Sacré Croissance » le film et le livre de Marie-Dominique Robin, sont édités chez Arte Edition et La Découverte.
C’est bien la conclusion que je révélais précédemment dans cette chronique, du peu de changement réalisé ces 10 dernières années pour la protection de l’environnement marin face à l’urgence et à l’irréversibilité des dégradations de tout ordre.
Rappelons que les océans souffrent de bien des maux : réchauffement climatique, pollutions diverses et variées, surpêche excessive, destruction d’écosystèmes tels que les récifs coralliens, les mangroves, les zones profondes, et j’en passe. ; sans compter les espèces marines qui disparaissent à un niveau record, tant est si bien que cela commence à se voir sur nos étals par le peu de choix offerts et la montée de l’aquaculture qui fait un effet de levier sur la raréfaction des ressources.
Et que dire des promesses de création d’aires marines protégées : des serments d’ivrognes entre états, ou des mascarades politiques qui ne sont faites que pour rassurer un électorat pas au fait de l’étendue des dégâts causés.
Arrêtons là.
Plutôt que de continuer à longueurs de semaines cette chronique qui ne fait qu’apporter une bonne nouvelle pour neuf constats de situation qui empirent, je me propose désormais de transformer cette chronique en caisse de résonance d’une ONG en relation avec la mer, qui m’est chère : Longitude 181 . Pour quoi Longitude 181, … car elle est en relation avec le milieu de la plongée sous –marine et celui de la protection des océans. Il faut dire qu’il n’y pas mieux placés qu’un plongeur pour dire ce qui se passe de l’autre côté du miroir, de nous parler de ce monde du silence qui n’a pas voix au chapitre, et d’en être le porte-voix.
Ne trouvez-vous pas que l’actualité se répète ? C’est toujours la crise, toujours les mêmes problèmes, les mêmes hommes politiques, les mêmes discussions que nous entendons sur les médias à longueur de journée sans que rien ne change vraiment ?
Pour ma part, j’ai l’impression de tourner en rond. D’ailleurs dans cette chronique consacrée à l’environnement, à l’écologie, autour de la mer et des océans, j’avoue parfois en avoir assez de ces informations répétitives qui reviennent en boucle.
Des exemples en nombre dans cette chronique retrospective à ecouter sans modération.
« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.
De nombreuses années après l’arrivée de Jean Cottion qui fit du faubourg Saint-Antoine le royaume des travailleurs du bois, l’un de ses lointains descendants, Jean-Baptiste, devenu à son tour le représentant des ouvriers libres, substitua pour la première fois à Paris le noyer au chêne pour la fabrication de meubles. La lignée exceptionnelle de ces menuisiers, ébénistes, sculpteurs… se poursuivait donc de manière remarquable, comme le conte Jean Diwo dans « Les Dames du Faubourg » paru chez Folio en trois tomes.
La renommée de ce « royaume du bois » était grande et la vie s’y écoulait paisiblement. Parfois, un problème surgissait aux pieds de la célèbre abbaye Saint-Antoine-des-Champs. Ainsi, la fille de Jean-Baptiste et de Louise, Perrine, tomba amoureuse – et c’était réciproque – de Jeannot, fils d’un menuisier allemand habitant le quartier depuis trois décennies. Cette famille protestante et celle, chrétienne, de la jeune fille convinrent qu’il ne fallait pas que l’amour de leurs enfants entraîne des divisions dans la communauté des menuisiers : « Conservons notre sagesse, notre esprit fraternel et tolérant. »
La nouvelle abbesse, une « Dame du Faubourg », donc, conseilla : « Pour éviter que la haine et la violence ne gagnent notre collectivité et pour préserver notre territoire de libre travail, procédons en toute discrétion à un double mariage. Ces deux enfants nous donnent une bonne leçon de tolérance. »
Bref, un accommodement avec le Ciel afin de permettre à la vie de se poursuivre en toute quiétude au Faubourg Saint-Antoine…
À bientôt pour la suite de cette passionnante histoire dont le Paris actuel garde encore quelques traces audit faubourg.
A quelques semaines de Noël, beaucoup de familles affichent dans leur salon un calendrier de l’Avent, dont la vocation chrétienne initiale était de faire patienter les enfants en leur offrant chaque jour une image. Au fil du temps, ce sont des friandises que ces enfants ont pu découvrir au quotidien. Certains, plus favorisés, y trouvent même des jouets.
Loin de ces conceptions religieuses ou mercantiles, une alternative est possible en alliant tradition de Noël et sensibilisation à l’environnement.
C’est le canton de Genève, en Suisse, qui a mis en œuvre il y a déjà 14 ans, un calendrier de l’Avent du développement durable. Les fins d’années étant souvent le temps des bilans et réflexions avant l’année nouvelle, ce calendrier propose un voyage de l’Avent à travers le développement durable, en montrant chaque jour un exemple de bonne pratique locale.
24 fenêtres, ouvertes sur la durabilité, décortiquent une des bonnes pratiques, qui peut porter autant sur une réflexion autour de la consommation responsable, que sur les actions d’une association ou d’une ONG pour renforcer par exemple la solidarité entre personnes valides et personnes handicapées. 24 coups de projecteurs qui permettent à tous d’acquérir de nouvelles connaissances pour un comportement éco-responsable.
L’édition 2014 de ce calendrier a pour thématique l’Année Internationale des Sols, qui démarre le 1er janvier 2015. Initiée par l’Assemblée générale de l’ONU, cette Année Internationale vise à accroître la sensibilisation et la compréhension de l’importance des sols pour assurer la sécurité alimentaire et permettre à l’écosystème de remplir ses fonctions essentielles.
Le calendrier fait donc sien cet objectif. A partir de la ressource qu’est le sol, il propose un parcours à travers l’agriculture écologique, la durabilité des systèmes d’alimentation jusqu’au gaspillage alimentaire. Le commerce équitable, le changement climatique, les stratégies d’efficacité énergétique ainsi que les avancées dans le domaine du recyclage sont d’autres thèmes importants de cette édition 2014.
Interactif, le calendrier s’ouvre aussi à des tchats avec des experts et des personnalités engagées qui permettront d’approfondir les thèmes du calendrier. Ainsi, le 8 décembre aura lieu un échange avec des délégués présents à la Conférence de l’ONU sur le Climat qui se tient à Lima, au Pérou, jusqu’au 12 décembre.
Publié en 5 langues, le calendrier n’est pas que pédagogique. Il est aussi ludique à travers un quiz quotidien permettant de gagner des cadeaux durables.
Le canton de Genève, promoteur de ce calendrier de l’Avent, a également publié un Guide des achats professionnels responsables, un ouvrage de référence qui vise à sensibiliser les acteurs des domaines public et privé au développement durable.
Enfin le canton a institué, en 2002, un concours annuel visant à promouvoir les initiatives émanant de la société civile en matière de développement durable. Les projets ou réalisations doivent contribuer à favoriser un juste équilibre entre efficacité économique, solidarité sociale, et responsabilité écologique, pour Genève ou sa région. L’édition 2015 du concours est ouverte… Les inscriptions sont à faire avant le 31 janvier 2015.
En ce mois de Décembre, on se prépare aux agapes de fin d’année. Sur les tables de réveillon, les produits de la mer ne sont pas en reste. C’est la période où l’on consomme abondamment fruits de la mer et poissons sous toute forme et en quantité.
Mais si, cher auditeur, tu devais faire un effort pour la protection des océans et pour la biodiversité, saches qu’il te faudra être un consommateur avisé au moment du choix devant un rayon de grande distribution ou devant l’étal d’un poissonnier.
A cette fin, je vais tenter de vous guider dans une consommation éco responsable.
« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.
J’avais apprécié « Les violons du Roi », « Le Printemps des Cathédrales » et « 249, Faubourg Saint-Antoine » de Jean Diwo ; alors, avec « Les Dames du Faubourg » (paru chez Folio), je suis à nouveau comblé.
En somme, l’auteur raconte la fabuleuse histoire de cette artère parisienne où il est né. Une histoire qui commence sous Louis XI, quand ce faubourg devint la patrie du meuble, le royaume du bois. Les gens du bois y étaient considérés comme les aristocrates des professions manuelles.
Jean Cottion, canne de Compagnon à la main et malle aux quatre nœuds sur l’épaule, y débarqua et travailla dans le giron de l’abbaye Saint-Antoine-des-Champs dirigée par la puissante abbesse Jeanne, autrement appelée « Dame du Faubourg ».
Jean devint le premier ouvrier libre de Saint-Antoine et sa renommée dépassa l’enceinte de la cité. Il fondit famille, fut considéré comme un sage : « Au Faubourg, dit-il, on ne connaît qu’un encens, c’est l’odeur du bois. »
Chef de file des menuisiers, huchiers, sculpteurs…, il combattait avec adresse l’intolérance.
Ainsi, débute une longue histoire à l’ombre de l’abbaye, dont il sera question à plusieurs reprises dans la présente rubrique. En effet, trois ouvrages (entre 500 et 700 pages chacun) composent ce chef-d’œuvre qui sillonne les siècles et il ne sera pas vain de prolonger mon émerveillement !
Qui est l’inventeur de l’encre ? La Chine ? Non, vous n’y êtes pas. C’est un animal marin fabuleux: la seiche. On la connait pour son os que l’on retrouve sur le sable lors de nos ballades côtières. On la connait aussi pour son aptitude de projection d’une encre. Ce qui fait de la seiche l’un des animaux les plus intelligents du monde animal en matière de stratégie.
Car sa capacité de défense est considérable : non seulement le nuage d’encre lui permet, ni vu, ni connu, de se camoufler sa fuite, mais en modifiant la densité et la forme du nuage, elle est capable de diffuser un véritable leurre d’une forme et d’une épaisseur identique à la sienne mais qui se dirige dans la direction opposée à la sienne.
La seiche qui se dit ‘Sépia’ en italien a donné d’ailleurs son nom à une teinte, toujours appréciée des amateurs de photographie ou de peintures anciennes.
Mais la seiche a d’autres atouts en matière de couleur : elle a la capacité à créer des couleurs sur son corps à la demande pour se camoufler. Quand elle se déplace dans un environnement changeant, elle modifie au fur et à mesure ses couleurs et ses motifs qui peuvent passer d’une couleur unie ou alors de taches.
L’explication, ce sont les chromatophores, des poches se trouvant sous sa peau contenant des pigments Les muscles de la seiche vont les activer pour les rendre visibles ou pas, créant ainsi une couleur, des tâches, voire une image sur son corps. Et ceci, pour une dépense d’énergie minime, par une rétraction ou une dilatation de ses muscles.
Mais La seiche dispose aussi de cellules leucophores, qui elles réfléchissent, les couleurs les plus proches. Ainsi un déplacement dans un décor à couleur dominante bleue donnera une couleur bleue pour ceux qui l’observeront.
Inutile de dire que la seiche, de fait, inspire la recherche.
Bien sûr, pour ses facultés de camouflage, si chères aux militaires.
Mais il semblerait que ses chromatophores soient à l’origine de la création au Massachussetts d’un écran dont les images sont formées par des variations d’épaisseur de fines couches de pigments disposées à sa surface. Ces variations sont créées par des impulsions électriques, tout comme le fait la seiche. Cet écran, de très simple conception, selon les chercheurs, est de plus peu gourmand en énergie et haut en couleur. La seiche nous montre la voie de la sobriété heureuse, qui va nous être si nécessaire dans les années à venir.
La seiche, une antisèche à certains de nos problèmes.
Respectons le peuple des océans, il nous le rendra !
« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.
À plusieurs reprises, j’ai décompté la « production » du même chroniqueur littéraire d’un quotidien d’envergure nationale, voire internationale : é-pous-tou-flant ! Moi qui « carbure » à raison d’un livre par semaine, rédaction de la rubrique en plus, comment fait-il pour lire plus de 700 pages par JOUR de livres récents afin d’alimenter 5 à 10 de ses chroniques ?
« Je lis du matin au soir et la nuit ! » me répondit-il de manière sarcastique.
Même constat pour un chroniqueur d’une radio généraliste de l’Hexagone : un livre par jour toute la semaine avec, donc, cinq enregistrements desdites « critiques », qui ont, forcément, été écrites auparavant.
Quelle crédibilité donner aux « choix conseillés » de ces personnes, si ce n’est penser à un copinage éhonté ou à quelques « gâteries » ?