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Quand la nuit porte conseil (3) : Richesse et bon sens écologique

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11056964_10206098411402391_210843509_n« Quand la nuit porte conseil » : citations, proverbes, paroles de vie, coutumes, légendes, croyances populaires du monde entier… proposés par Pierre Guelff.

« Dieu, Grand-Esprit, Grand Architecte de l’Univers, Wakan Tanka, créateur, seigneur, Grand-Pouvoir mystérieux, sont finalement des synonymes de cet esprit indéterminé qui représente toute la puissance sacrée, toutes les potentialités portées par l’être humain. L’essence de ce principe sacré est souchée sur la conscience même de l’individu »,  selon l’auteur Jean-Pierre Bayard.

Ce vaste programme trouve parfois un écho lorsque nos pas nous mènent vers un site, un édifice, un coin de la Nature.

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Le havre de Sarah Bernhardt : un ancien fortin transformé en résidence accueillante.

Dernièrement, j’ai revu un documentaire à la télévision où il était question de la « Pointe des Poulains » de Belle-Île-en-Mer, là où la divine comédienne Sarah Bernhardt venait reprendre force et vigueur : « J’aime venir chaque année dans cette île pittoresque, goûter tout le charme de sa beauté sauvage et grandiose. J’y puise sous son ciel vivifiant et reposant de nouvelles forces artistiques. »

La « Voix d’or », comme on la surnommait, vivait une existence mouvementée, parfois tragique, telle l’amputation d’une jambe suite à une blessure.

Elle appréciait donc ce bout du monde de l’île bretonne, là où il est recommandé de ne pas cueillir la bruyère car cela porte malheur, comme j’ai pu le constater sur place.

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Le célèbre photographe Nadar immortalisa la divine comédienne.

Ici, c’est l’exemple même que la légende et le bon sens écologique peuvent cohabiter, sans oublier un aspect humaniste non négligeable qui fut relevé chez cette muse de nombreux artistes : elle militait contre la peine de mort et l’antisémitisme, elle était sensible aux difficultés quotidiennes des Bellîlois et finança même une boulangerie coopérative appelée « L’œuvre du pain pas cher ». Il n’est pas étonnant que l’une de ses devises était : « C’est en se dépensant soi-même que l’on devient riche ! »

Musique : « Birth in Blue » de Michaël Mathy.

Sources : « France Mystérieuse, Insolite et Sacrée » de Pierre Guelff aux Éditions Jourdan.

 

Semaine sans pesticides du 20 au 30 Mars

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Cette semaine et jusqu’au 30 mars, c’est la semaine sans pesticide. Initiée par l’association « générations Futures », cette semaine regroupe des manifestations un peu partout sur le territoire à travers des associations, des réseaux.

C’est le cas de Veille au Grain qui a organisé en Bourgogne de nombreux évènements comme des marches militantes, des randonnées, des projections…

Fréquence Terre a interviewé la coordinatrice du réseau Veille au Grain Bourgogne. Elle nous rappelle entre autre les tristes records de la France en matière d’utilisation des pesticides (premier utilisateur en Europe, 3eme au niveau mondial). Elle nous alerte aussi sur les dangers sur la santé et nous dit enfin qu’il existe des alternatives… C’est le but de cette semaine de sensibilisation qui a lieu partout en France.

 

Le site de Veille au Grain Bourgogne : http://www.veilleaugrain.org/

 

Le site de la manifestation Nationale, le calendrier des manifestations : http://www.semaine-sans-pesticides.fr/

[youtube]http://youtu.be/i-2aDaV6abU[/youtube]

Prix de l’eau et Forum Social Mondial de Tunis

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© France Libertés

Le prix de l’eau et le Forum Social Mondial de Tunis sont les deux sujets au menu cette semaine de Monde Solidaire, notre rendez-vous avec la Fondation France Libertés, en compagnie d’Emmanuel Poilane, le directeur de la Fondation.

© France Libertés
© France Libertés

Le prix de l’eau augmente plus vite que l’inflation

Depuis 2011, la Fondation France Libertés et 60 Millions de consommateurs mènent l’Opération Transparence sur le prix de l’eau en France, une enquête collaborative avec les usagers destinée à apporter une plus grande lisibilité des services de l’eau. Au fil des années l’enquête a mis en lumière un prix de l’eau parfois inéquitable, des factures opaques ou une qualité dégradée. Cette dernière enquête s’est portée sur le prix de l’eau et sur les coupures d’eau. Quels en sont les enseignements ?

« La volonté était de faire le lien avec la première enquête de 2011 pour regarder les hausses du prix de l’eau. Et les résultats sont surprenants. Pour 85% des grandes villes françaises, le prix de l’eau a augmenté plus vite que l’inflation. Et dans une ville sur deux, la hausse est même deux fois supérieure à l’inflation. En tête de liste, on trouve le Grand Evreux, Bar-le-Duc, Agen Chaumont, Le Puy-en-Velay… On peut parfois trouver 37% d’augmentation.

Il y a donc la nécessité d’expliquer aux français ce qu’est le pris de l’eau et comment il se construit. Il faut réfléchir à des Assises de l’eau pour repenser l’ensemble du modèle du service public de l’eau. Il y a des enjeux très forts pour un service public essentiel qui permet de vivre dignement chez soi. »

Ces augmentations sont-elles dues uniquement à l’inflation ou est-ce que l’état du réseau et les bénéfices des sociétés sont également en cause ?

« Ce qui compte c’est les choix politiques qui sont faits. Notamment les choix faits pour rendre l’eau potable, pour l’assainir. On a une ressource en eau qui est de plus en plus abimée, avec des choix industriels qui coutent très chers. Il y a une obligation de repenser ce service. On peut imaginer de protéger la ressource en eau en amont. Cela couterait beaucoup moins cher à mettre en œuvre pour avoir une eau du robinet avec moins de traitements. Et puis des modes de traitements actuellement très industriels alors qu’ils pourraient être mis en œuvre avec des systèmes de phytorestauration, des jardins filtrants… On le fait en France, comme à Honfleur, mais cela reste marginal. Il y aurait donc matière à faire des économies en imaginant une autre façon de concevoir ce service public de l’eau.

Sur les fuites, il y a un problème d’investissement régulier. Les élus doivent s’en emparer et trouve des moyens de mutualisation pour avoir plus de financement à mettre en œuvre sur le renouvellement de leur canalisation. »

L’autre volet de l’enquête porte sur les coupures d’eau.

« L’idée est de mettre en avant la campagne que l’on mène depuis 8 mois, par deux exemples. D’une part la condamnation de Véolia sur Lyon sur un cas de diminution de débit d’eau. Cela montre que les juges sont sensibles à la notion de privation d’eau. L’autre exemple concerne une coupure d’eau en Région parisienne dans un immeuble accueillant 9 familles suite à un désaccord entre Véolia et le syndic. Les familles ont été prises en otages par Véolia pour faire payer le syndic.

Ce sont des attitudes inadmissibles. D’autant que le sénateur Cambon, vice-président du SEDIF qui a mis en œuvre cette coupure sur cet immeuble, dit qu’il faut prévoir les coupures d’eau pour les familles de mauvaise foi. En l’occurrence, dans ce cas, les locataires n’étaient pas de mauvaise foi. Il y a donc un vrai problème de fond. Véolia n’applique pas la loi qui est pourtant claire. Ils utilisent la coupure d’eau pour régler des conflits financiers qui ne regardent qu’eux. »

 

  • Opération Transparence sur le prix de l’eau
  • 60 Millions de consommateurs
  • Factures d’eau : le palmarès des hausses dans 130 villes de France
© Forum Social Mondial Tunis 2015
© Forum Social Mondial Tunis 2015

Forum Social Mondial de Tunis, malgré l’horreur

Du 24 au 28 mai se déroule le Forum Social Mondial à Tunis, au cours duquel se tiendront les secondes rencontres « Eau, Planète et Peuples » organisées par France Libertés.

Ce Forum va se dérouler alors que la Tunisie vient d’être confrontée à l’horreur avec l’attentat du musée de Tunis… Un attentat qui touche un symbole culturel dans un pays en pleine reconstruction démocratique. Malgré tout, le Forum se tiendra bien. Une manière de dire non aux fanatismes.

« Organiser ce Forum sur Tunis c’est la volonté de dire qu’on doit aider ces pays qui réinventent des espaces de démocratie à émerger. Il faut que les sociétés civiles de tous les pays du monde puisent discuter de tout un tas de sujet et renforcer la Tunisie dans son ambition de mettre en place une vraie démocratie. On pense aux familles des victimes. Cet attentat est terrible. On a voulu marquer notre engagement à surtout ne pas tomber dans la peur. Aller sur Tunis pour cette semaine de Forum, c’est marquer que le peuple a raison, que l’engagement citoyen aura raison des fanatismes. Il ne faut pas s’enterrer quand il se passe quelque chose comme çà. Il faut se déplacer et porter des engagements citoyens pour que le monde soit plus égalitaire, plus respectueux de tous, plus respectueux de la planète. »

A quelques mois de la Conférence Mondiale sur le Climat qui se déroulera à Paris en décembre 2015, quel est l’objectif de ces rencontres « Eau, Planète et Peuples » ?

« L’objectif est de discuter de toutes les alternatives liées à l’eau, à la foi sur les thématiques « eau et énergie », « eau et agriculture », « eau et climat », « eau et droit », de récupérer les initiatives qui existent sur la planète, et ainsi pouvoir construire un plaidoyer qui permettra de montrer aux dirigeants que quand on parle de climat on ne parle pas que de CO2. La place de l’eau est aussi très importante par rapport à ces questions. Ce plaidoyer, qui sera construit sur Tunis, il sera porté vers pour la COP 21 (la Conférence Mondiale sur le Climat) en décembre.

On mesure combien l’activité humaine peut influer directement sur le climat. Il y a urgence à prendre en compte la place de l’eau dans les grands cycles de la vie de la planète et de l’humanité. Il n’est pas trop tard pour prendre des décisions et co-construire des sociétés et de modes de vie plus respectueuses de la planète. »

 

[youtube]http://youtu.be/YU6uzGbI7ko[/youtube]

Florence Arthaud – l’hommage de France Libertés

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© voileenligne.com

Les obsèques de Florence Arthaud auront lieu le lundi 30 mars à Paris. La cérémonie religieuse sera célébrée en l’église Saint-Séverin dans le Ve arrondissement de la capitale, avant un hommage qui lui sera rendu dans un mois, le 28 avril lors d’une cérémonie en mer, devant le monastère cistercien de l’île de Saint-Honorat, au large de Cannes.

La navigatrice, disparue dans l’accident d’hélicoptère en Argentine, qui a couté la vie à 10 personnes, dont les 2 pilotes argentins et 8 français, était aussi une citoyenne engagée, notamment auprès de la Fondation France Libertés, qu’elle soutenait dans ses actions.

Florence Arthaud portait les valeurs de l’Organisation pour une Citoyenneté Universelle (fondée par France Libertés, Emmaüs et Utopia) qui agit pour la liberté de circulation et d’installation des hommes. Elle était détentrice du passeport de citoyenneté universelle.

Emmanuel Poilane, le directeur de la Fondation France Libertés, lui rend hommage sur frequenceterre.

« Je suis triste de sa disparition. Florence faisait partie de ces femmes qui s’engageaient au nom de l’utopie, au nom de la liberté, au nom du partage. Elle avait été ambassadrice de notre 25ème anniversaire et elle portait sur elle le passeport de citoyenneté universelle qui prône la libre circulation des personnes dus la planète. Elle aimait rappeler que sur l’océan, sur un bateau, on est complètement libre et qu’il n’y a plus d’histoire d’homme, femme, d’africain, d’européen et que l’on est tous égaux quand on est en contact direct avec la nature et en particulier l’océan.

On espère aussi que l’idée qu’elle avait d’organiser une odyssée des femmes sur l’océan pourra voir le jour prochainement.

On lui souhaite bon vent avec l’espoir que de l’endroit où elle est elle continuera de nous regarder et à porter cette idée de l’utopie qui lui était si chère. »

Aux cotés de Florence Arthaud, 7 autres français avait trouvé la mort en Argentine, les sportifs Camille Muffat et Alexis Vastine, ainsi que les membres de l’équipe de tournage du jeu de TF1, Laurent Sbasnik (réalisateur), Lucie Mei-Dalby (journaliste), Volodia Guinard (chef de projet), Edouard Gilles (ingénieur du son) et Brice Guilbert (cameraman).

  • L’hommage à Florence Arthaud est à retrouver sur le site de France Libertés.
  • Organisation pour une Citoyenneté Universelle

 

En 2011, Florence Arthaud était la marraine des 25 ans de France Libertés.

© France Libertés
© France Libertés

[dailymotion]http://www.dailymotion.com/video/x2j4c17_florence-arthaud-qu-est-ce-que-tu-veux-pour-tes-25-ans_news[/dailymotion]

Vers la sobriété heureuse de Pierre Rabhi (Actes Sud)

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« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

« Désormais, la plus haute, la plus belle performance que devra réaliser l’humanité sera de répondre à ses besoins vitaux avec les moyens les plus simples et les plus sains. »

Dans ces propos, il est question d’activité créatrice d’autonomie, d’acte politique, d’acte de légitime résistance à la dépendance et à l’asservissement de la personne humaine ; des propos émis par Pierre Rabhi dans son essai « Vers la sobriété heureuse » (Actes Sud), un  écrivain qui est, également, agriculteur, expert en agroécologie, pionnier du bio. Cet inlassable militant qui se penche sur son passé et déclare : « Quand j’avais 20 ans – il en a 77 -, la modernité m’est apparue comme une immense imposture. »

Au fil de décennies de militantisme, il constate encore : « La joie de vivre est une valeur suprême à laquelle nous aspirons tous, mais que des milliards de dollars ne peuvent offrir. »

Ici, selon ma perception, ce dernier constat peut parfaitement s’appliquer à l’imposture qui a pour nom « Monsanto » !

Ainsi, « c’est sous l’inspiration d’une rationalité sans âme que s’est construit le monde actuel », selon l’auteur. Alors, propose-t-il un antidote à cette situation ?

Oui, bien sûr ! Ce serait un monde où s’épanouirait les qualités d’attention à l’autre, un monde de cœur et de fraternité, entre autres.

Et, c’est par le changement positif des individus que le monde changera positivement : « Il n’y a pas d’autre voie ! » clame Pierre Rabhi.

Il faut donc en finir avec le concept de notre terre qui ne doit plus obligatoirement produire de la nourriture pour sa propre consommation, mais surtout cracher de l’argent !

Ce n‘est pas à « Fréquence Terre » que Pierre Rabhi sera contredit. Que du contraire !

 

Quand la nuit porte conseil (2) : L’arbre, le frère de l’homme

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« Quand la nuit porte conseil »  :  citations, proverbes, paroles de vie, coutumes, légendes, croyances populaires du monde entier… proposés par Pierre Guelff.

Pour le romancier et essayiste Georges Bernanos, « Être capable de trouver sa joie dans la joie de l’autre, c’est ça le secret du bonheur ». Mais pour le cinéaste et acteur américain Orson Welles, « Le bonheur n’est pas le droit de chacun, c’est un combat de tous les jours. »

On peut ajouter deux dictons à ces paroles teintées d’une certaine sagesse : « On n’est jamais bien juste à l’égard d’un rival » et « Ne rien faire c’est déjà mal faire »…

Comment davantage illustrer le combat écologique mené à « Fréquence Terre » qu’en relisant Jules Michelet qui, au XIXe siècle, écrivait : « L’arbre gémit, soupire, pleure, d’une voix humaine. On croit que c’est le vent, mais c’est souvent aussi sa circulation intérieure, les troubles de sa sève, les rêves de l’âme végétale. L’Antiquité n’avait jamais douté que l’arbre eût une âme aussi bien que tout être animé. C’est une idée orgueilleuse de croire que l’homme seul sent et pense. Dans les villes et dans les écoles, l’esprit subtil et vain peut rire de l’âme de l’arbre. On n’en rit pas dans le désert, dans les climats cruels du Nord ou du Midi, où l’arbre est un sauveur. On y sent bien le frère de l’homme. »

PHOTOS 2009 paris nov 025Il y a un arbre qui mérite une attention plus que soutenue (photo) : il vit juste à côté de la superbe église Saint-Julien-le-Pauvre située à l’ombre de Notre-Dame de Paris. C’est un robinier planté en 1602. Certes, il doit être quelque peu soutenu, mais cet ancêtre, selon l’auteur Benoît Desombres, « nous dit et redit des choses essentielles que nous avons besoin de nous répéter… »

Celle de sauver la nature, par exemple.

 

Musique : « Birth in Blue » de Michaël Mathy.

 

Circulation alternée, mode d’emploi. Immatriculation paire et impaire, comment reconnaitre ?

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Circulation alternée, mode d’emploi. En dehors des véhicules non immatriculés, des véhicules électriques et des dérogations spéciales pour les livraisons et urgences.. Il est demandé aux automobilistes de bien vouloir se conformer à cette nouvelle législation mise en place à la suite des épisodes de pollution particulièrement sévères et inédits de ces derniers jours.

Fréquence Terre vous propose ce petit mémo afin de savoir reconnaitre sa plaque d’immatriculation et ainsi voir si vous pouvez rouler les jours paires ou les jours impaires.

Deux cas de figures se présentent :

Reconnaitre les anciennes plaques d’immatriculation :

Paires :  ancienne plaque paire

Impaires :ancienne-plaque-immatriculation-impaire

Reconnaitre les nouvelles plaques d’immatriculation:

Paires :nouvelle plaque paire

Impaires : nouvelle plaque impaire

Maintenant, rendez-vous sur le site de la préfecture de votre département, sur le site de votre mairie ou écoutez la radio pour savoir quelles plaques sont autorisée à rouler.. au jour le jour…

 

 

La parole perdue de Sophie Perenne (Éditeur MdV)

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« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

« La parole perdue » est un essai de Sophie Perenne à « Maison de Vie » ; un ouvrage  qui se veut aider le lecteur à la retrouver, en somme. Vaste programme en soi qui, au fil des pages, recèle bien des enseignements et interprétations profanes, religieuses, initiatiques… a fortiori lorsqu’on sait que la langue, qui est une forme de pacte social, se caractérise par le langage au moyen des paroles, de l’écriture, de gestes, de la langue des sourds, des signes établis par les Indiens des plaines, de l’argot, des SMS…

Parfois, ce langage peut mentir, dissimuler, trahir, tricher, manipuler, rabaisser, comme il peut être un bel élan fraternel vers le monde et les êtres. Et puis, il y a les images pleines de sens caché(s), dont celle, récurrente, de « L’Alchimie » visible sur le pilier central de la cathédrale Notre-Dame de Paris (voir photo) avec deux livres : un est ouvert, il représente l’exotérisme, philosophies ou religions publiques, l’autre est fermé, et signifie l’ésotérisme, philosophie qui s’adresse aux initiés.

 

Quand la nuit porte conseil (1) : Rien ne meurt…

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« Quand la nuit porte conseil » : citations, proverbes, paroles de vie, coutumes, légendes, croyances populaires du monde entier… proposés par Pierre Guelff.

D’après le romancier et humaniste Antoine de Saint-Exupéry : « Ce qui sauve, c’est de faire un pas ». En quelque sorte, cela corrobore une déclaration prononcée il y a de nombreux siècles par le philosophe chinois Lao-Tseu : « Un voyage de mille lieues commence par un pas. »

Que je vous parle de voyage, j’apprécie beaucoup la définition du fameux Chemin de Compostelle donnée par l’auteure Florence Baccheta : « Ce chemin a pour toile de fond la soie de l’Orient qui se rejoint à la laine celte, la couleur franc-maçonne qui se marie aux teintes passées de l’Atlante et à l’or des alchimistes, formant des motifs bien chrétiens. »Carnac mégalithes 3

« On ne peut comprendre l’autre qu’en marchant deux kilomètres dans ses chaussures » est-il clamé dans un proverbe indien… Il est donc vrai que, souvent, notre esprit vagabonde lors de randonnées. Alors, il nous revient le souvenir de l’une ou l’autre éphéméride : « Plante qui grandit trop tôt doit craindre la gelée », « Qui cesse d’être ami ne l’a jamais été », « Qui n’avance pas recule »…

Parfois, il y a des pierres sur les chemins. Certaines nous font trébucher, d’autres s’avèrent fabuleuses : à Carnac et dans ses environs (photo), on compte des milliers de mégalithes. On a donné de multiples fonctions à ces pierres : gigantesques sculptures à regarder du ciel, observatoires astronomiques, soldats romains transformés en pierres, œuvres de fées, cultes du serpent et du dragon, etc.

Sur un site mégalithique proche des Ardennes, j’ai relevé une déclaration de Guy de Maupassant que je vous partage : « Il ne faut jamais plaisanter avec les croyances éteintes, car rien ne meurt… »

Musique : « Birth in Blue » de Michaël Mathy.

 

Coupures d’eau : le méli-mélo politique

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© Coordination Eau Ile de France

Le débat sur les coupures d’eau et la biopiraterie sont les deux sujets de cette deuxième édition de Monde Solidaire avec le Fondation France Libertés, en compagnie d’Emmanuel Poilane, le directeur de la fondation.

 

© France Libertés
© France Libertés

Les coupures d’eau au cœur d’un vaste méli-mélo politique !

Un amendement déposé par le sénateur Cambon a été voté le 19 février dernier, rétablissant la possibilité aux entreprises de l’eau de couper l’eau en cas d’impayé… Un amendement soutenu dans un premier temps par la ministre de l’écologie Ségolène Royal, qui a provoqué un levé de bouclier des associations de consommateur et de France Libertés…

L’argument du sénateur Cambon était qu’interdire les coupures d’eau provoquerait des hausses d’impayés… En fait, que les plus démunis profiteraient en fait du système pour ne plus payer…

Emmanuel Poilane.

« Dans sa bouche ce n’était pas les démunis profites du système, c’était les mauvais payeurs profitent du système… Mais pour nous, cet amendement c’était la volonté de permettre aux opérateurs de l’eau de continuer de couper l’eau aux plus démunis. On est très content du revirement de la ministre Ségolène Royal qui a pris la mesure du dossier. Depuis son revirement, toutes ses déclarations ont expliqué le pourquoi de son changement de position.

Cet amendement questionne notre mode de démocratie, puisque la loi Brottes, été votée en avril 2013, était très claire. On avait pu le prouver devant les tribunaux. Nous avons pu gagner face aux distributeurs de l’eau à plusieurs reprises. Avec cet amendement dans une loi qui n’avait rien à voir avec l’eau, cela donnait la possibilité aux multinationales de l’eau, avec des élus qui leur sont proches, de modifier la loi à leur gré…

On remercie l’action de la CLCV et de son délégué général François Carlier pour leur relais dans ce dossier. Et on remercie également le journal Le Parisien pour son article qui a permis à tous les médias de s’emparer de cette question. Cela nous à aidé à protéger les plus démunis et à monter que l’on ne peut pas faire des petits arrangements entre amis sur la loi. »

Comme le rappelle la Fondation France Libertés avec les autres associations, la CLCV, la Coordination Eau Ile de France ou encore l’UFC Que Choisir, personne ne peut vivre sans eau, et donc le fait de ne pas payer n’est pas un acte volontaire mais subit.

« Ne pas payer sa facture, c’est anormal, mais on doit absolument protéger ceux qui ne peuvent pas payer. Et le fait de recourir à la coupure d’eau comme premier moyen pour recouvrir ces impayés est très violent.

Il y a d’autres moyens, notamment le nécessaire contact avec les usagers du service public de l’eau pour qu’ils puissent bénéficier d’échelonnement de leur dette. Car souvent ceux qui ne peuvent pas payer veulent payer mais ont besoin de modalités de paiement compatibles avec leurs moyens.

Le rejet de cet amendement et le renforcement de la loi Brottes, c’est la volonté de l’Etat français d’être très attentif aux plus démunis notamment pour leur accès à l’eau. »

Si les entreprises privées restent encore réticentes à appliquer la loi, les Régies publiques de l’eau, elle, viennent de décider d’un moratoire sur ces coupures… Est-ce un signe positif ?

« C’est un signe extrêmement positif. Il y a une vraie prise de conscience de la Fédération des Régies Publiques de l’eau qui reconnait que la loi est claire. Appliquons-la, trouvons des modalités pour recouvrir les impayés sans passer par la coupure d’eau. On espère que les autres fédérations (Fédération nationale des collectivités concédantes et régies – FNCCR – et la Fédération Professionnelle des Entreprises de l’eau – FPEE) vont pouvoir prendre des décisions du même ordre. »

Encore beaucoup de témoignages de cas de coupures abusives arrivent à la Fondation France Libertés.

« En une semaine, depuis les déclarations de la ministre, on a eu une quinzaine de témoignages. C’est encore un sujet important. »

Le texte doit encore revenir à l’Assemblée. La confiance est-elle toujours là ?

« On a rencontré le député François Brottes. Il nous a fait part de son intention de garder sa loi intacte. Il participe à la commission mixte paritaire qui va avoir lieu sur la loi de transition énergétique. On imagine qu’il va faire en sorte de retirer cet amendement. »

© France Libertés
© France Libertés

Agir contre la biopiraterie

 Les Troisièmes Rencontres Internationales contre la biopiraterie se sont tenues ce jeudi 5 mars à l’Assemblée Nationale, à l’initiative de France Libertés. Ce colloque souhaitait mettre l’accent sur les actions à construire sur le terrain et sur les mesures législatives à prendre, mesures politiques et éthiques, pour mener à bien cette lutte…

Qu’est-ce que l’on entend par Biopiraterie ?

Emmanuel Poilane.

« La biopiraterie c’est le fait qu’une entreprise ou un laboratoire de recherche s’approprie des connaissances ancestrales pour en faire un brevet. C’est s’accaparer ces connaissances qui sont dans le domaine public ou qui sont propriétaires des peuples autochtones qui les ont développés pour en faire un profit ou une commercialisation. Cela peut être lié à des entreprises de médicaments, de produits de beauté, ou toute autre chose touchant à l’accaparement des savoirs traditionnels.

C’est un sujet qui permet d’éclairer des peuples qui vivent dans une notion d’équilibre global, respectueux de leur environnement, de la production de leur richesse et du partage de leur richesse.

Dans ce colloque, on avait fait le choix de traiter des alternatives à la biopiraterie pour montrer que l’on peut mener des actions économiques rentables en étant respectueux de chacun, des peuples autochtones, du partage des avantages.

On ne dépose pas un brevet pour quelque chose que l’on n’invente pas. Et quand on s’accapare une connaissance qui n’est pas breveté pour la breveter, on essaie d’effacer des millénaires de connaissance traditionnelles.

On avait des experts de toute la planète, un grand spectre d’intervenants, des députés de toutes sensibilités. Ce sujet qui n’est pas très connu du grand public intéresse énormément de gens. On a le devoir de le vulgariser. Et sur notre site internet, il y aura un enregistrement intégral du colloque pour permettre de découvrir tout ce que revêt cette question de la biopiraterie. »

Quelles sont les actions de terrain qui sont à mener et quels sont les outils pour mener à bien cette lutte, dans le cadre notamment de la loi sur la biodiversité qui sera présenté les 16 et 17 mars 2015 ?

 

« Le projet de loi sur la biodiversité, c’est la volonté d’encadrer les pratiques, de faire en sorte qu’il y ait une traçabilité dans la conception de ces brevets et de mettre à jour les liens possibles avec les connaissances traditionnelles. Il y a ensuite le lien avec tout un tas d’acteurs sur la planète, en Amérique Latine, en Afrique ou en Europe, pour accentuer la vigilance et mettre en lumière tous les cas d’entreprises qui profitent du fait que des connaissances ne soient pas brevetées pour se les accaparer. »

Dans l’Agenda de France Libertés :

  • Publication, le 20 mars prochain, des résultats de l’Opération Transparence, sur le prix de l’eau en France…
  • Du 24 au 28 mars prochain se tiendra à Tunis le Forum Social Mondial au cours duquel France Libertés organise la 2ème édition des rencontres « Eau, Planète et Peuples ».

Deux évènements sur lesquels nous reviendrons dans la prochaine émission, dans quinze jours.

© France Libertés
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