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Les malversations criminelles de Monsanto. Plaidoyer pour l’altruisme (3) de Matthieu Ricard (Pocket)

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Part Editions« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

 Voici la troisième chronique consacrée à l’imposant livre de Matthieu Ricard, « Plaidoyer pour l’altruisme ». Ce scientifique en génétique cellulaire devenu moine bouddhiste, s’est penché sur le concept de l’écologie. Dans cet ouvrage d’un millier de pages, l’auteur soulève différents points d’une extrême gravité. On apprend ou, pour certains, il s’agit d’une confirmation alarmante, que des entreprises françaises comme GDF Suez et Sanofi ont financé la campagne électorale 2012 de candidats américains qui avaient la particularité d’être des négateurs actifs du réchauffement climatique.

On y lit, encore, que le coût de la recherche pharmaceutique est largement inférieur à celui des dépenses publicitaires et que des visiteurs médicaux influencent indûment des médecins. Ceci montre et démontre que le terme « altruisme » a encore beaucoup de progression à faire à tous les niveaux des consciences et le nom « Monsanto » vient directement à l’esprit dans ce cas d’espèce. Ainsi, Matthieu Ricard n’hésite pas à écrire : « Monsanto est l’archétype caricatural de l’égoïsme institutionnalisé avec ses malversations criminelles ».

Matthieu Ricard fait aussi mention d’études qui démontrent que les enfants d’Europe et d’Amérique du Nord de milieux urbains jouent dix fois moins ensemble dans les lieux publics qu’il y a quelques décennies et que leur contact avec la nature se limite souvent avec une image de fond d’écran d’ordinateur. L’auteur explique qu’en Finlande, pays réputé pour l’excellence de son enseignement, la philosophie est claire : « L’essentiel dans l’acquisition du savoir, ce n’est pas l’information prédigérée venue de l’extérieur, mais l’interaction entre l’enfant et l’environnement. »

Il rappelle, aussi, un principe qui, déjà en 1843, était fort commenté dans la presse de l’époque, plus particulièrement dans la « Revue républicaine » : « Tout homme aspire à la liberté, à l’égalité, mais il ne peut l’atteindre sans l’assistance d’autres hommes, sans fraternité. »

À « Fréquence Terre » on est aussi convaincu de ce principe et, à travers ses nombreuses rubriques, tout est mis en œuvre depuis plus d’une décennie pour le diffuser !

 

Quand la nuit porte conseil (6) : Est-ce vraiment le « Bout du Monde » ?

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« Quand la nuit porte conseil » : citations, proverbes, paroles de vie, coutumes, légendes, croyances populaires du monde entier… proposés par Pierre Guelff.

La « Journée Mondiale des Monuments et des Sites » est une manière de rendre hommage au génie de certains bâtisseurs, pas obligatoirement ceux qui érigèrent des monuments visités par des touristes du monde entier. Si, à l’œuvre on reconnaît l’artisan, un autre dicton populaire spécifie que « tout ce qui brille n’est pas obligatoirement d’or » et que, parfois, le plaisir de chercher vaut mieux que ce que l’on trouve. Ainsi, lors d’une pérégrination en terre bourguignonne si bien décrite par l’écrivain Henri Vincenot, j’ai vu le « Bout du Monde ». Oui, le « Bout du Monde » ! Un lieu façonné par la Nature et, heureusement, protégé par certains hommes depuis la nuit des temps.

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Cirque du « Bout du Monde » : l’une des plus belles reculées de France.

Ainsi, à la sortie du village de Vauchignon en Côte-d’Or, la nature a déposé d’énormes rochers qui ont pris d’étranges formes humaines comme si une main géante avait taillé des têtes et des poitrines. Une cascade y coule et l’ensemble forme l’une des plus belles reculées qui soit.

Un peu plus loin, voici Nolay, où une halte s’impose pour tous les amoureux de belle ouvrage. La patrie du savant et politique Lazare Carnot est une ravissante cité  médiévale aux nombreuses maisons à pans de bois ou à colombages, avec, également, une église dédiée à saint Martin construite dès le XVe siècle. Elle présente un clocher d’où les jacquemarts, Jacquot et Jacquotte, rythment les heures depuis quatre cents ans.

Il y a, encore, l’« Échoppe du Moyen Âge », la « Maison de la Charité », « L’Auberge du Centre » et ses armes de la Confrérie des Pelletiers, là où ils faisaient sécher les peaux, l’ancienne léproserie devenue Chapelle Saint-Pierre et son étonnant clocher à bulbe…

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Les Halles de Nolay datent du XIVe siècle.

Et puis, il y a surtout  les Halles du XIVe siècle au toit de pierres pesant de 600 à 800 kg le m² ! L’activité y est encore intense : marchés, foires, bouquinistes, fêtes historiques et du vin, carrefour de rencontres… J’ai relevé des signes ou marques gravés dans les poutres de ce monument classé. Si, selon Maître André, un artisan très attaché à la symbolique compagnonnique, « les Anciens nous ont laissé des œuvres qui s’embellissent en vieillissant », n’oublions surtout pas de les protéger, de les entretenir et de les célébrer avec humilité.

C’est, selon moi, le principal message à retenir de la « Journée Mondiale des Monuments et des Sites » qui, dans le fond, devrait être célébrée 365 jours par an !

 

Musique : « Birth in Blue » de Michaël Mathy

11056964_10206098411402391_210843509_n (2) - Copie copie2Sources : « France, Belgique, Ardennes Mystérieuses » de Pierre Guelff aux Éditions Jourdan.

 

 

La fête de la Nature 2015 du 20 au 24 Mai partout en France

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fête de la nature 2015
fête de la nature 2015

La Fête de la Nature existe depuis 2007, 8 ans déjà… Elle se tiendra cette année du 20 au 24 mai. La fête de la nature, ce sont des animations gratuites, mais c’est aussi l’occasion de découvrir de lieux secrets habituellement fermés au public ou des coins de nature exceptionnels, peut-être juste à côté de chez vous. C’est en tous les cas l’opportunité d’une ballade dans la nature !
Pour en parler avec nous, Fabien Chenel, l’organisateur de la fête de la nature dont c’est la 9ème édition.

Site de l’évènement : www.fetedelanature.com

 

[youtube]https://youtu.be/yYmjwgdeKuc[/youtube]

Et le respect des autres ? Plaidoyer pour l’altruisme (2) de Matthieu Ricard (Pocket)

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Part Editions« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

 Plus de 1 000 pages en caractères serrés pour « Plaidoyer pour l’altruisme » de Matthieu Ricard (Pocket), l’un des spécialistes mondiaux sur le sujet, méritait bien une deuxième chronique.

Alors qu’on peut croire que, seul, l’Islam véhicule des propos « violents » à travers le Coran, tels les sourates 9 et 47 qui évoquent des mises à mort d’infidèles ou incroyants, Matthieu Ricard signale que la vengeance est exaltée dans la Bible, plus spécifiquement dans le « Deutéronome », cinquième livre de l’Ancien Testament. Ainsi, on y lit dans la bouche de l’Éternel : « Je me vengerai de mes adversaires et je punirai ceux qui me haïssent ; mon épée dévorera leur chair, et j’enivrerai mes flèches de sang, du sang des blessés et des captifs, de la tête des chefs de l’ennemi… »

Comment réagir face à ce constat ? L’auteur est catégorique : « Il est important de souligner que l’on peut éprouver une profonde aversion à l’égard de l’injustice, de la cruauté, de l’oppression, du fanatisme, des actes nuisibles, et faire tout son possible pour les contrecarrer, sans pour autant succomber à la haine. »

Et, de citer Gandhi pour appuyer ses propos : « Si l’on pratique l’« œil pour œil, dent pour dent », le monde entier sera bientôt aveugle et édenté. » L’intolérance religieuse reste un facteur majeur de violence dans le monde, assène l’auteur.

Il cite le Dalaï-Lama à ce sujet : « La conviction profonde que l’on a en poursuivant son propre chemin doit se doubler d’un absolu respect de celui des autres. » Que n’est-il davantage propagé et entendu en ces temps plus que troublés ?

La semaine prochaine, une troisième chronique, plus spécifiquement « écologique », sera consacrée à cet important ouvrage.

 

Quand la nuit porte conseil (5) : Un étrange bois bleu

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« Quand la nuit porte conseil » : citations, proverbes, paroles de vie, coutumes, légendes, croyances populaires du monde entier… proposés par Pierre Guelff.

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Monument « Victor Hugo » à Waterloo.
Basilique de Hal.
Basilique de Hal.

Non loin de Waterloo et de son célèbre champ de bataille, la morne plaine fatale à Napoléon Ier décrite par Victor Hugo qui vécut sur le site, et à quelques kilomètres de l’illustre basilique de Hal et de sa Vierge Noire magnifiée par les ducs de Bourgogne, Louis XI et Charles Quint, il est un étrange bois…

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Vierge Noire de Hal.

Alors qu’il est question de multiples célébrations napoléoniennes liées aux événements du 18 juin 1815 qui, pour rappel, sont entrés dans l’inconscient collectif avec le concept de « défaite humiliante » ou « connaître son Waterloo » et qu’une Vierge Noire attire toujours l’attention par son aspect « étrange », alors qu’il est patent que Marie devait avoir un teint basané, comme de nombreuses femmes de Judée, il est donc un endroit particulièrement mystérieux offert par Dame Nature.

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Pierre Guelff de « Fréquence Terre » au cœur du bois mystérieux…

Il s’agit du « Bois de Hal » qui s’étend sur plus de 550 hectares et qui compte sept kilomètres de chemins balisés. D’abord, ils proposent aux promeneurs d’admirer les sous-bois parsemés de jonquilles et d’anémones. Et puis, soudain, dans une atmosphère énigmatique, voire mystique, des touristes venant du monde entier se mêlent aux autochtones pour découvrir un océan bleuté de la mi-avril à la mi-mai.

Si le spectacle est qualifié de « divin », il ne relève que du miracle de la nature qui, depuis trois ou quatre siècles, offre une beauté parfumée unique et relativement bien protégée de la convoitise de certains : une véritable mer de jacinthes sauvages qui fleurissent aux pieds des arbres dont les feuilles ne sont pas encore développées et qui laissent passer la lumière nécessaire aux besoins de ces plantes.

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Un océan bleu…

Celles-ci sont mitraillées sous tous les angles par des photographes amateurs, des pros des médias et des milliers de promeneurs, tous éblouis par cette immensité bleue qui se déploie par vagues. Mais, probablement, peu parmi eux savent que la jacinthe, outre sa beauté et son parfum, est une plante au puissant symbolisme…

Dans le langage des fleurs, elle signifie « bienveillance », elle attire l’amitié et elle protège au point que la croyance populaire dit que des jacinthes séchées entrent dans la composition d’amulettes qui assureraient succès, réussite et, selon diverses régions, calmeraient les douleurs, ne fût-ce que le stress inhérent à une vie trépidante.

Assurément, on ne peut pas contredire cette dernière affirmation face au spectacle grandiose du Bois de Hal qui, de plus, durant quelques semaines, arrive à établir l’harmonie et l’unanimité parmi les êtres humains au sujet de la Nature à protéger.

Musique : « Birth in Blue » de Michaël Mathy

Sources : 11056964_10206098411402391_210843509_n (2) - Copie copie2« France, Belgique, Ardennes Mystérieuses » de Pierre Guelff aux Éditions Jourdan.

 

 

L’accès à l’eau, un droit inaliénable

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© Forum Social Mondial Tunis 2015

L’accès à l’eau au coeur du Forum Social de Tunis, le Conseil Constitutionnel saisie du dossier des coupures d’eau, et un projet de financement participatif sur la thématique de l’eau, c’est le sommaire de Monde Solidaire, notre rendez-vous avec la Fondation France Libertés, en compagnie d’Emmanuel Poilane, le directeur de la Fondation.

 

Dans le cadre du Forum Social qui se tenait à Tunis fin mars, avaient lieu les Rencontres « Eau, Planète et Peuples » organisées par France Libertés. Ces rencontres ont réaffirmé le droit inaliénable de l’accès à l’eau. Plusieurs ateliers sur l’eau se sont tenus durant ces cinq jours… autour de l’agriculture, du climat, du droit ou de l’énergie.

Quels sont les enseignements, et les pistes d’actions qui ont émergé de ces rencontres ?

« L’ambition de nos Rencontres « Eau, Planète et Peuples » étaient de balayer tous les aspects de l’eau, que nous avions abordés lors de la première éditions des Rencontres, mais aussi d’avoir un angle spécifique sur la question eau et climat en préparation de la Conférence Climat COP 21 en décembre prochain.

Nous avons approfondi les trois thématiques « Eau et droit », « Eau et énergie » « Eau et agriculture » avec un certains nombre d’acteurs d’Amérique latine, Amérique du Nord et d’Europe, pour renforcer notre plaidoyer sur ce sujet, mais l’angle majeur était la dynamique « Eau et Climat », avec l’ambition de rapprocher la question du grand cycle de l’eau avec la question du changement climatique.

Trois infos viennent illustrer cette question :

  • Le record de chaleur battu en Antarctique avec au mois de mars une chaleur de 17,5 degrés, qui correspond à une température de Nice ou de Cannes à la même époque…
  • Une sécheresse très forte en Californie qui amène de vrais problèmes d’approvisionnement en eau et en énergie et qui est directement liée à l’activité humaine, qui a fait le choix de diriger l’eau vers les villes aux dépends des surfaces agricoles. Il y a une forme de désertification sur cette zone des Etats Unis qui amène des pénuries d’eau et une transformation du cycle de l’eau sur ces zones.
  • Et une sécheresse très importante au Brésil, et notamment à Sao Paulo où des manifestations pour l’accès à l’eau commencent à émerger. Cette sécheresse est à mettre en lien directement avec la déforestation et l’impact sur le cycle de l’eau.

Au regard de ces évènements il faut faire grandir cette dynamique Eau et Climat, pour ne pas penser que seul l’axe du CO2 est une solution pour le changement climatique, mais que le cycle de l’eau est un axe majeur sur lequel il faut s’investir plus. On peut tous être acteur de ce cycle de l’eau, en plantant un arbre, en entretenant une haie, en mettant en valeur la végétation. On peut agir au niveau de son village ou de sa ville en mettant en valeur les espaces verts pour participer à l’évapotranspiration et redonner du souffle au grand cycle de l’eau. »

Ces actions, ce « tous acteurs de l’eau » qui ont émergé durant ces rencontres, c’est un vivier qui va servir de point d’appui pour la Conférence Climat. De quelle manière ?

« L’ambition est de faire que tous les partenaires internationaux présents à Tunis puissent se retrouver dans le cadre d’un « Pavillon bleu » lors de la Conférence Climat à Paris. En amont, ces mêmes acteurs vont participer à la « Medcop 21 » début juin à Marseille qui se penchera sur la lutte contre le changement climatique sur le basin méditerranéen.

On travaille aussi sur un jeu « Equilibre Eau » qui veut faire découvrir cette problématique eau et climat aux enfants de 7 à 11 ans. Ce jeu sortira début juin pour que les enfants puissent y jouer sur le deuxième semestre et apportent leurs contributions à la Conférence Climat. »

Avec au bout l’idée que les déclarations finales de la Conférence Climat porte bien eau cette problématique de l’eau.

« Il ne faut pas s’arrêter à la seule Conférence Climat de décembre. C’est le sujet qui va nous occuper dans les 10 ou 20 prochaines années. Le cœur du monde va battre au rythme du changement climatique. Il faut que les politiques s’en emparent. Il faut transformer nos activités humaines en fonction de ce paramètre. La COP n’est qu’une étape. »

Eau, Planète et Peuples, au Forum Social de Tunis

COP 21 : les collectivités s’invitent aux débats de la conférence sur le climat

Les régions se mobilisent sur la route de la Conférence Paris Climat 2015

© Coordination Eau Ile de France
© Coordination Eau Ile de France

Le Conseil Constitutionnel va devoir se prononcer sur l’interdiction des coupures d’eau introduite par la loi Brottes. Une question prioritaire de constitutionnalité a été déposée par la SAUR qui conteste le bienfondé de cette loi.

Qu’est-ce que tente de faire valoir la SAUR dans cette démarche ?

« La SAUR souhaite faire valoir son droit à l’exercice du contrat. En faisant cela elle oublie son engagement de service public. Elle oublie que derrière son contrat il y a un monopole. Quand on habite dans une ville, on n’a pas le choix de choisir son distributeur d’eau.

On a bon espoir que le Conseil Constitutionnel se saisisse complètement de cette question du service public de l’eau pour faire en sorte que la mise en œuvre de ce service se fasse dans le respect des contrats et dans le respect d’un équilibre général sans avoir recours aux coupures d’eau. Bon nombre de services publics mettent en œuvre ce service sans pratiquer de coupures d’eau. Et on ne comprend pas pourquoi certaines entreprises multinationales s’acharnent à ne pas respecter la loi.

Il y a une volonté de business qui pousse les multinationales à couper l’eau pour faire de l’argent supplémentaire au dépends des plus démunis.

On a le soutien de Francois Brottes, qui confirme sa volonté de faire respecter cette loi. Et on a le soutien de la ministre Ségolène Royal qui, après avoir tergiversé, à bien compris toute l’importance d’interdire ces coupures d’eau. Il y a d’autres moyens pour récupérer les impayés. »

© Enjeux d'eau
© Enjeux d’eau

Enfin, le navigateur Titouan Lamazou se lance dans un projet de solidarité internationale entre enfants du Nord et du Sud sur la thématique de l’eau intitulé « Enjeux d’eau : échanger pour la Paix », un projet éducatif dont France Libertés est partenaire.

« C’est l’ambition de rapprocher les enfants de tous les continents. Avec les attentats de Paris et de Tunis, ou les actions de Bokho Haram en Afrique, on mesure la nécessité de faire se rapprocher les cultures sur l’essentiel. L’eau, c’est l’accès à la vie. C’est l’essentiel. Il faut faire comprendre aux enfants qu’ils vivent la même chose. Par ces échanges, c’est la volonté de construire un espace pédagogique, un espace de rencontre, un espace d’explication qui puisse contribuer à avoir plus de paix sur la planète.

On invite tous ceux qui sont sensibles à ces aspects à participer au financement de ce projet pluriannuel avec Titouan Lamazou. Les enfants, avec une approche plus solidaire et humaniste, peuvent être eux même contributeurs des nouveaux enjeux sur l’eau. »

Vous pouvez prendre part à ce projet à travers une plate forme de financement participatif accessible via le site de France Libertés.

  • Participer au financement de « Enjeux d’eau »

Dans l’agenda de France Libertés :

  • Une réunion publique organisée par la Coordination Eau ile de France intitulée « Et si on choisissait la Régie publique de l’eau pour notre agglomération ». Cette réunion, à laquelle France Libertés participe, aura lieu au Kremlin Bicêtre le 15 avril.

 

[youtube]http://youtu.be/Zj2BkJgmq9U[/youtube]

Plaidoyer pour l’altruisme (1) de Matthieu Ricard (Pocket)

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  • « Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.Plus de 1 000 pages en caractères serrés pour « Plaidoyer pour l’altruisme » de Matthieu Ricard (Pocket) et quelques extraits et commentaires pour illustrer cette brique de l’un des spécialistes mondiaux sur la question. Pour ce moine bouddhiste tibétain, interprète du Dalaï-Lama, naguère scientifique ayant étudié la génétique cellulaire, l’altruisme est « la » solution pour redonner du sens à nos vies et soigner les maux contemporains. De manière fort arbitraire, je le conçois, j’ai choisi quelques courts passages de cet ouvrage impressionnant :

    « En observant la société occidentale, force m’était de convenir que les « sages » n’étaient plus les modèles, mais qu’on leur avait substitué les gens célèbres, riches ou puissants. »

    « L’amour bienveillant et la compassion sont les deux facettes de l’altruisme. »

    « La Connaissance est libératrice. »

    « Le nouveau-né ne survivrait pas plus de quelques heures sans la tendresse de sa mère ; un vieillard invalide mourrait rapidement sans les soins de ceux qui l’entourent. Nous avons besoin de recevoir de l’amour pour pouvoir et pour savoir en donner. »

    Mais, hélas, il y a ce constat assez alarmant : les jeunes sont passés de l’ère de la conversation à celle de la connexion, beaucoup préférant même « parler » à des machines…

    « Pourquoi vais-je m’inquiéter des générations futures ? Qu’ont-elles fait pour moi ? » : cette célèbre boutade (?) de Groucho Marx (1890-1977) concerne certainement de nombreux décideurs politiques, banquiers, industriels… En d’autres mots, Matthieu Ricard répète qu’« il est trop tard pour être pessimiste » et, de la sorte souligne qu’il est urgent d’appliquer l’altruisme pour sauver la planète.

    La semaine prochaine, une deuxième chronique sera consacrée à cet imposant ouvrage tant il contient des informations et réflexions susceptibles d’intéresser chacun d’entre nous…

Quand la nuit porte conseil (4) : Vers une « Semaine du dégoût » ?

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Labyrinthe à la Cathédrale d’Amiens.

« Quand la nuit porte conseil » : citations, proverbes, paroles de vie, coutumes, légendes, croyances populaires du monde entier… proposés par Pierre Guelff.

En tant que journaliste et chroniqueur, il faut consulter un maximum de publications afin de pouvoir jauger l’actualité. Ainsi, il m’a été donné de lire à plusieurs reprises des articles dans « La Vie ». Dans un récent numéro de cet hebdomadaire, mon attention a été attirée par un courrier. Je vous le livre car il reflète bien l’action menée à « Fréquence Terre », action menée au-delà de toutes considérations philosophiques et religieuses, selon la formule consacrée pour toute analyse qui se veut neutre.

Alors qu’il est question de « Journée Mondiale des Zones Humides », de « Journée Mondiale de la Vie sauvage », de « Journée Internationale des Forêts », et, encore, de Journées Mondiales de l’eau, de la Terre, du soleil, de l’Environnement, du patrimoine, des océans, de la baleine, de la biodiversité, de la santé, des luttes paysannes, et même des Journées mondiales des câlins et de la lenteur, la lectrice de « La Vie » propose une « Semaine du dégoût ».

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Des animaux visiblement heureux de cohabiter…

Quel est l’objet de son courroux ? « Une usine de 1 000 vaches dans la Somme, une autre de 1 000 veaux dans la Creuse, un poulailler géant de plus d’un million de volailles dans les Deux-Sèvres, une porcherie industrielle de 15 000 bêtes dans la Marne… Nos aïeux étaient de vrais paysans et non les fossoyeurs de viande industrielle », conclut-elle avec sagesse (et comme l’illustre bien notre photo d’animaux visiblement heureux de vivre et de cohabiter !)

Et de sagesse, il en est question dans ces trois éphémérides : « Vite et bien ne se rencontrent point », « Labeur sans soin, labeur de rien » et « Mieux vaut perdre la toison que le mouton ».

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Cathédrale d’Amiens.

Au sujet de la sagesse, il est une ville considérée comme telle par l’illustre Jules Verne, l’auteur du « Tour du Monde en 80 jours », de « L’île mystérieuse », du « Voyage au centre de la Terre » : « Amiens est une ville sage, policée, d’humeur égale, où la société y est cordiale et lettrée. »

Amiens et ses vieux quartiers, Amiens et ses restaurants aux menus uniques de plats de pommes de terre, Amiens et ses 300 hectares de marais entrecoupés de 65 km de canaux où l’on pratique la culture maraîchère. Et puis, il y a cette fabuleuse cathédrale et son célèbre labyrinthe octogonal considéré comme une véritable encyclopédie hermétique. Il y a, aussi, la mémoire collective qui rapporte que, durant la Première Guerre mondiale, « L’Ange pleureur », une petite statue de cet édifice religieux remarquable, était représenté sous forme d’image pieuse ou carte postale et fit le tour de la planète dans le but de délivrer un message de paix ou d’espoir en la fin de ce conflit sanglant.

Gageons qu’il faudra beaucoup de représentations de « L’Ange pleureur » pour contrecarrer les inepties dénoncées par la lectrice de « La Vie ».

 

Musique : « Birth in Blue » de Michaël Mathy

Sources : « France, Belgique, Ardennes Mystérieuses » de Pierre Guelff aux Éditions Jourdan.

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Pierre Guelff, chroniqueur avec « Littérature sans Frontières » et « Quand la nuit porte conseil » sur « Fréquence Terre ».

 

 

Biennale de l’habitat durable de Grenoble

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© Biennale de l’Habitat Durable Grenoble

La cinquième édition de la Biennale de l’Habitat Durable se tiendra du 9 au 11 avril à Grenoble. L’évènement, créé en 2006, entend accompagner la révolution de l’urbanisme vers un autre mode de construction en offrant aux professionnels de se former et d’échanger avec la population pour imaginer un autre cadre de vie de meilleure qualité, plus respectueux de son environnement et des générations futures.

Vivre la ville durable à travers les usages et les usagers, c’est la thématique de cette cinquième édition qui fera aussi le bilan des éditions précédentes.

© vdcom.ch
© vdcom.ch

Julie Gauthier, de la direction de l’urbanisme à la ville de Grenoble, est en charge de l’organisation de la Biennale de l’Habitat Durable.

« L’objet de la Biennale, c’est de faire un état des lieux sur l’évolution de la construction pour imaginer la ville de demain, tant sur l’habitat que sur les opérations urbaines. Ce n’est pas que le bâtiment qui est concerné, mais tout l’ensemble de « l’habité » : espaces extérieur, espaces publics ou logements. Cela fait de nombreuses années que les professionnels aménagent différemment la ville et nous souhaitons faire un retour sur la manière dont c’est vécu par les usagers. »

Avec le partenariat de Terre TV qui retransmettra l’ensemble de la manifestation, la Biennale se veut pratique et concrète dans les animations et les actions qui se tiendront tout au long des 3 jours.

« Des tables rondes auront lieu pour approfondir les sujets, mais il y aura aussi beaucoup de visites de site parce que quand on a les bâtiments sous les yeux, quand on vit l’espace ensemble, les échanges sont beaucoup plus riches. Il y aura aussi des expositions sur l’espace public, notamment une expo pédagogique pour les enfants « Objectif Terre », sur la connaissance de la terre, sur sa préservation nécessaire et sur l’impact de l’activité humaine sur la planète. Animations, spectacles de rue et spectacles pour enfants sont aussi programmés. »

 

Lieu d’échange d’expériences avec d’autres métropoles ou d’autres pays, la Biennale fait aussi le constat de l’évolution de l’habitat dans les approches des différents acteurs depuis quelques années.

 

« On voit bien que les professionnels savent construire autrement, grâce à la règlementation thermique, grâce au Grenelle de l’environnement, et les recherches et développement de laboratoires qui tentent de répondre aux signaux des spécialistes du climat. La qualité des constructions, sur la performance énergétique, sur le choix des matériaux, sur le suivi du bâtiment a grandement évolué. »

 

La réhabilitation du parc existant et la résolution de la précarité énergétique font aussi partie des approches de l’habitat durable, et de cette Biennale qui porte aussi sa réflexion sur la santé dans l’habitat d’aujourd’hui et de demain.

 

 

« Pour les nouvelles constructions, on demande aux habitants de changer leur comportements.  Pour ces bâtiments qui offrent une enveloppe très performante où l’on doit veiller à ce qu’il n’y ait aucune fuite d’air, la qualité de l’air intérieur doit être encore plus importante qu’avant. La ventilation, les produits utilisés pour les revêtements ou les produits d’entretien, doivent faire l’objet d’une attention particulière. Chacun doit avoir cette préoccupation là dans toute la chaine de la construction de l’habitat. »

 

Pour aller plus loin :

 

© vdcom.ch
© vdcom.ch

 

[youtube]http://youtu.be/rawfeTS6eBI[/youtube]

Histoire d’une femme libre de Françoise Giroud (Folio)

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« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

 Au début de l’ouvrage « Histoire d’une femme libre » de Françoise Giroud (Folio), on lit : « On ne retient pas la vie qui s’en va (…) Je suis une femme libre. J’ai été, donc je sais être une femme heureuse. Qu’y a-t-il de plus rare au monde ? »

À la fin, après le récit des quatre premières décennies d’une vie extraordinaire, dont sa tentative de suicide à l’été 1960, on découvre cette confidence profonde : « Être seule ? C’est ne plus avoir, auprès de soi, quelqu’un de qui se faire entendre sans parler. »

Cet ouvrage autobiographique est celui d’une « bagarre avec les mots », celui du courage développé par celle qui était à la recherche d’elle-même en plein milieu de son existence.

Un document exceptionnel pour une femme d’exception. Et dire qu’une certaine « élite » intellectuelle trouvait ce livre impubliable… Alors, je ne peux que partager ces propos que je cautionne avec force et vigueur : « J’ai peut-être mal pensé, mais je n’ai rien eu à concéder. »