Accueil Blog Page 168

Vers un droit à l’eau pour tous

0

Dans quelques jours, une proposition de loi sur le droit à l’eau pour tous arrivera en discussion à l’Assemblée Nationale. Après la validation par le Conseil Constitutionnel de la loi Brottes interdisant les coupures d’eau en France, c’est une étape supplémentaire dans le combat de France Libertés et de la Coordination Eau ile de France pour que l’eau soit considérée comme un bien vital premier. Pourtant, malgré cette loi, les coupures d’eau continuent.

Depuis le mois de mai et la décision prise par le Conseil Constitutionnel on aurait pu croire que s’en était fini des coupures délibérées et que la loi l’emporterait sur les intérêts des entreprises de l’eau. Pourtant il n’en est rien. Mi-octobre c’est la Saur qui a été une nouvelle fois condamnée.

« C’est l’aboutissement d’une longue procédure avec une condamnation très forte de 16000€. C’était important de montrer que les juges étaient toujours dans la même sensibilité par rapport à la question des coupures d’eau et que les condamnations étaient toujours violentes. Ce qui nous inquiète, c’est que depuis la décision du Conseil Constitutionnel fin mai 2015, on a reçu plus de deux cent témoignages de familles victimes de coupures d’eau ou de réduction de débit. Les pratiques ne changent pas. Les grandes multinationales, et notamment la Saur et Véloia, continuent des pratiques illégales. »

Malgré la loi, malgré les combats de France Libertés et les saisines des tribunaux, les coupures d’eau se poursuivent. Les grandes entreprises de l’eau continuent  à braver la loi en toute impunité. Elles ne craindraient donc pas les condamnations ?

« Elles ne craignent pas les condamnations parce qu’elles savent pertinemment que les gens les plus démunis n’ont pas la capacité de se porter en justice. Ils se sentent fort dans le fait d’être riche. Quand il y a une condamnation, ils payent et ils continuent des pratiques qu’ils font subir à des milliers de familles. Nous, nous n’avons pas la capacité de porter tous les cas devant la justice. Donc on attendait de la décision du Conseil Constitutionnel une mise au pas des multinationales, mais on voit qu’il n’en est rien. Pour eux c’est la politique de la force et la politique de l’argent. Et la politique de la loi ne les intéresse pas. »

Les témoignages se multiplient, mais pour quelques procès il reste encore pas mal de cas non traités. Les entreprises jouent là-dessus et sur la méconnaissance de la loi de la part des citoyens. Et l’impression est forte que les élus ne bougent pas pour que la loi s’applique.

« C’est pour çà que l’on engage tous les citoyens qui sont victimes de coupures d’eau ou de réduction de débit à témoigner sur notre site internet. Et on engage tous les élus à prendre contact avec leur délégataire pour que ces pratiques cessent. Car la mise en œuvre du service public est bien de la responsabilité des élus et non pas des entreprises. Si les élus tapent du poing sur la table, changent le règlement de service pour bien préciser les choses et pour que l’accès à l’eau en France soit sacralisé, ils peuvent le faire. La loi le permet. Ils peuvent faire en sorte que la loi soit respectée. »

© France Libertés
© France Libertés

Un des leviers est d’aller encore plus loin sur le plan législatif. Le droit à l’eau et à l’assainissement est reconnu depuis 2010 par les Nations Unies comme un droit fondamental de l’Homme. La proposition de loi sur le droit à l’eau pour tous, portée par France Libertés avec d’autres associations, arrive dans quelques jours en discussion à l’Assemblée Nationale. Que préconise-t-elle ?

« C’est une proposition de loi portée par une quarantaine d’ONG française, très bien accueillie par les députés de cinq groupes parlementaires, de l’UDI au Front de Gauche. Il y a un vrai travail consensuel.

Le texte dit plusieurs choses. D’abord que le droit à l’eau pour tous est garanti par l’Etat. C’est essentiel puisque la France à ratifié en juillet 2010 la déclaration devant l’Assemblée Générale des Droits de l’homme sur le droit à l’eau pour tous. Il faut que nos lois mettent en application cette signature de la France devant l’Assemblée Générale des Nations Unies.

Ensuite, le texte dit qu’il faut remettre en marche des points d’eau gratuits dans toutes les villes et les villages, des toilettes gratuites pour les villes de plus 3500 habitants, et des bains douches accessibles aux plus démunis pour les villes de plus de 15000 habitants. C’est remettre l’eau au cœur de la cité. C’est indispensable pour comprendre que nos sociétés fonctionnent autour de l’accès à l’eau. L’eau c’est la vie et cela doit être apparent dans le mode de fonctionnement de nos sociétés.

C’est aussi la mise en place d’un fond d’aide national pour faire en sorte que les deux millions de familles en très grande précarité soient aidées préventivement et ne soient pas stigmatisées. Ce fond national sera alimenté par une contribution solidaire pris sur l’eau en bouteille. Le paradoxe c’est que l’on est d’accord pour payer l’eau en bouteille jusqu’à mille fois plus cher que l’eau du robinet. Mais cette eau en bouteille ne participe aucunement à la solidarité pour l’accès à l’eau en France. Avec une simple contribution solidaire d’un centime par bouteille d’eau, on peut réunir les 50 millions d’euros nécessaires pour aider les familles démunies pour leur accès à l’eau. »

Cette proposition de loi aura aussi son utilité pour faire plier les entreprises de l’eau.

« Elle a une nécessité pour remettre l’accès à l’eau dans une dynamique sociale et la faire sortir de la dynamique économique dans laquelle elle est enfermée. On est confronté à des acteurs politiques et économiques qui sont obnubilés par leur profit et par les équilibres financiers et qui en oublie l’importance sociale de l’accès à l’eau.

Le site Service Public publiait encore il y a peu une note complètement erronée par rapport à la loi, affirmant que les réductions de débit sont autorisées. Ce qui est faux. On a besoin à tout moment de rappeler à notre gouvernement, à nos élus et aux acteurs économiques de l’eau que la loi est claire. Si cette loi est claire c’est pour permettre à chacun de pouvoir vivre chez lui avec un accès à l’eau qui puisse lui permettre de boire, de s’alimenter, et de vivre dignement. »

La proposition de loi sera étudiée le 4 novembre en commission développement durable de l’Assemblée Nationale, avec l’espoir d’être mise à l’agenda en février prochain.

 

Pour aller plus loin :

  • Coupures d’eau : une multinationale condamnée à 16000€ d’amendes
  • Alerte coupure d’eau : déposez vos témoignages
  • Halte aux coupures d’eau
  • Ce que dit la loi : les multinationales dans l’illégalité
  • En justice contre les coupures d’eau

[youtube]https://youtu.be/A9kLrQgKIN8[/youtube]

 

Une COP 21 mal engagée

0

La Conférence des Nations Unies sur le changement climatique, c’est dans un mois. En coulisse, les travaux préparatoires s’accélèrent et les documents qui doivent servir de base aux discussions et aux négociations sont en train d’être finalisés. Et à Bonn, la dernière réunion avant la COP 21 qui s’est tenue la semaine dernière à huit clos, n’a guère rassuré la société civile.

Emmanuel Poilane, le directeur de France Libertés, a lu les premiers textes et eu les échos des réunions. Pour lui, le compte n’y est pas.

« Effectivement, le compte n’y est pas, notamment dans le dernier texte de préaccord qui a permis de ramener le document de 80 pages à 20 pages. Le problème c’est que l’ensemble des thématiques qui tournent autour du changement climatique ont été retirées de ce texte. On a aujourd’hui un document qui est vierge, qui tergiverse sur les mots, et qui hésite par exemple entre « les Etats doivent » ou « les Etats devraient ». On aboutit à un document qui, certes, sera consensuel, mais qui sera vide. Cela a entrainé une réaction très forte de la part du G77, les 77 payes les plus pauvres qui négocient autour de l’accord, lors de l’ouverture de la dernière session des négociations à Bonn. La première journée a été consacrée à une confrontation entre le G77 et l’ensemble des autre pays, pour dire que ce préaccord est inacceptable. Il faut remettre sur la table un document qui tienne compte à la fois des pays les plus pauvres et des thématiques les plus évidentes à intégrer pour lutter contre le changement climatique. »

Pas d’objectifs clairs et contraignants dans ces documents… Les Etats donnent l’impression qu’ils ne sont pas prêts à renoncer à un modèle de développement qui a montré ses effets néfaste pour la planète.

« C’est ce qui est le plus troublant. Tous les pays font des déclarations sur l’urgence à agir. Et autour de la table, on n’est absolument pas dans des négociations qui pourraient permettre de lutter contre le changement climatique, mais dans des négociations qui sont économiques. Les acteurs de la société civile, qui sont normalement observateurs, ont été exclus des négociations qui se tenaient à Bonn, à la demande du Japon. Sur une thématique qui fait consensus à l’international, on est confronté à une réalité de négociations opaques, qui a pour volonté de trouver un accord à minima. C’est une grande désillusion pour la société civile. »

Autres inquiétudes : ce sont ces déclarations du nouveau président du GIEC, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat qui laissent penser que le poids des lobbies pourrait nuire sur l’issue de la COP 21.

« C’est surprenant et inquiétant. Le président du GIEC a déclaré qu’il ferait en sorte que les contributions des cercles économiques et financiers soient bien prises en compte dans les travaux du GIEC. Le GIEC rassemble l’ensemble des scientifiques spécialistes du Climat. En quoi les contributions du monde de la finance pourraient apporter des éléments sur une analyse du changement climatique ? Aujourd’hui, les tenants du système font une pression énorme pour garder la main et pour nous entrainer vers une situation que l’on ne veut pas connaitre. La nécessaire transparence sur les données scientifiques et sur l’engagement des sociétés civiles sont les deux éléments primordiaux pour réussir la COP 21. S’il n’y a pas d’éléments qui changent et qui permettent de nous rassurer, il y aura probablement des espaces de confrontation. Ce n’est pas ce que nous souhaitions mais c’est là où nous entrainent les Etats à ce jour. »

La société civile, exclue des dernières pré-négociations, reste très pessimiste sur les mesures qui seront prises, et sur la place qui sera accordée à la mobilisation citoyenne. Nous aurons l’occasion d’y revenir dans Monde Solidaire.

Pour aller plus loin :

 

[youtube]https://youtu.be/VZ6UEnaItnQ[/youtube]

 

Almanach et agenda 2016 « Terres de France » (Presses de la Cité)

0

PGF avril 2015 - Copie (3) copie« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

C’est avec la collaboration de « Radio France » que les « Presses de la Cité » ont eu le coup de génie en éditant un remarquable « Almanach-Agenda 2016 des Terres de France ».

DSCF4034bisÀ savoir, 320 pages illustrées de centaines de photos et de dessins, de conseils pratiques, d’indications astrologiques et météorologiques, de citations, de légendes, d’anecdotes, de recettes, d’incitations à visiter de superbes cités et villages…

radio france bisOuvrons, au hasard, cet ouvrage fabuleux (dans tous les sens du terme, c’est-à-dire étonnant, fantastique et magnifique) à la page du 26 octobre 2016 : c’est un mercredi, on fête les Dimitri, la citation est « Le mois d’octobre glacé fait vermine trépasser », le village à visiter est Omerville dans le Val-d’Oise et sa croix monolithique est dite « Croix du Fromage » parce qu’elle rappelle les fromages vendus autrefois sur la place principale. Il y a, aussi, une rubrique consacrée aux murs végétaux, quelques jolis propos au sujet de la senteur des fleurs dites « exténuées », l’explication concernant le coffre savoyard…

Sans conteste, vivre au rythme des saisons avec pareil ouvrage est un véritable cadeau quotidien !

Part-Editions

Quand la nuit porte conseil (32) : Un voyage singulier, intime et précieux

0

« Quand la nuit porte conseil » : citations, proverbes, paroles de vie, coutumes, légendes, croyances populaires du monde entier… proposés par Pierre Guelff.

11056964_10206098411402391_210843509_n (2) - Copie copie2Dans le cadre de la série « Petits musées, grands artistes », voici le Musée Paul Delvaux de Saint-Idesbald (Coxyde), situé à quelques dizaines de kilomètres de la frontière française. Un chaleureux musée consacré au peintre amoureux des trains et qui devrait aussi intéresser les nombreux Français en visite en Belgique ou qui y résident.DSC00480bis

L’œuvre, immense, de Paul Delvaux (1897-1994) est régulièrement considérée comme faisant partie du mouvement « surréaliste » et, depuis des décennies, je ne me lasse pas d’arpenter ce lieu d’exposition qui, au fil du temps, prend de l’extension. Et puis, jusque janvier 2016, il propose des « inédits », c’est-à-dire de touchantes cartes de vœux des années 1955-1960 et les derniers dessins créés entre 1986 et 1989, au moment où la vue de l’artiste commençait à baisser.

J’ai relevé quelques propos de celui-ci : « Je voudrais peindre un tableau fabuleux, dans lequel je vivrais, dans lequel je pourrais vivre. »

DSC00481bisbisLes débuts de ce peintre hors du commun ne furent pas aisés, comme il l’expliqua : « La période 1928-29 a été sombre pour moi. J’étais mécontent de ce que je faisais. C’était l’indifférence générale sinon l’hostilité. J’ai détruit une cinquantaine de tableaux pour en récupérer les châssis… »

Et puis, c’est l’éblouissement avec ses célèbres toiles « La gare forestière », « Toutes les lumières », etc.

« Le meilleur existe pour celui qui y croit. Finalement, on demande beaucoup à un tableau pour qu’il vaille la peine d’être regardé… », déclara-t-il.

Une vingtaine d’années après sa mort, alors que les visiteurs viennent du monde entier admirer son œuvre, un nouvel hommage lui est rendu à travers « un voyage singulier, intime et précieux ». Celui des cartes de vœux et ses dessins de mémoire. Devant ces derniers, comment ne pas être ému quand on lit : « Alors que le crépuscule s’annonce, avec l’âge bien sûr – Paul Delvaux approche de ses 90 ans -, il perd progressivement la vue, mais il continue de créer, d’où des dessins de mémoire. »DSC00490bis

Au terme de son existence ici-bas, il travailla, donc, d’instinct, et on constate que le trait est parfois tremblant, hésitant, mais il reste éminemment touchant.

 

Musique de Michaël Mathy

https://www.facebook.com/michael.mathy?fref=ts

 

Sources : « France, Belgique, Ardennes Mystérieuses », « Mémoires d’un journaliste révolté »… de Pierre Guelff aux Éditions Jourdan.

http://www.editionsjourdan.com/index.php

Le diesel au cœur de la polémique. Interview de Pierre Serne, chargé des transports à la région IDF

0
Pierre Serne
Pierre Serne

Aujourd’hui dans votre rendez-vous « politiquement vert », nous allons parler d’un sujet au cœur de l’actualité : « le diesel ».

Tout les chemins convergent.. Tout le monde s’entend à dire qu’il faut arrêter les diesel… Le choc pétrolier à laissé la nation sur le carreau en 1973 et tout la population active de l’époque se demande encore pourquoi tant de moyens pour si peu d’effets… Le pétrole est plus que jamais là et la disparition annoncée de cette denrée rare n’a jamais eu lieu… En 2000.. nous y revoilà, 30 ans plus tard… C’est la fin du pétrole qui n’a toujours pas lieu…
Nous avons toutefois un problème de taille, le pétrole pollue toujours autant, voire même de plus en plus. Le Diesel est au cœur de la polémique. Après l’avoir largement soutenu, le gouvernement veut faire marche arrière et se heurte à une guerre de communication avec les constructeurs automobiles…

Le diesel s’arrêtera t-il quand on sait que les moteurs récents 1.6 l hdi  polluent moins et consomment moins que les moteurs essences de même puissance – c’est en tout cas ce qui est annoncé sur l’étiquette…

J’ai voulu poser la question à Pierre Serne, deuxième vice président de la région IDF en charge des transports et de la mobilité. La pollution, c’est sa préoccupation de tous les jours.

Pierre Serne siège au STIF | Sa page sur le site de la région IDF  |  Pierre Serne est élu EELV

 

[youtube width= »600″ height= »344″]https://youtu.be/zd9R8-keHTs[/youtube]

Nature sans Frontières : « L’autre Simenon » et interview de son auteur Patrick Roegiers, traîné dans la boue

0

SimenonDans une précédente rubrique de « Fréquence Terre-RFI« , il a été question de l’immense polémique déclenchée par le roman « L’autre Simenon » de Patrick Roegiers paru chez Grasset.

Comment l’auteur, littéralement traîné dans la boue pour avoir osé toucher à une icône, a-t-il vécu ces attaques ? Je lui ai posé cette question. Et trois autres. Assurément, une interview qui remet certaines choses en place !

En voici quelques extraits significatifs (la totalité de l’interview – quatre minutes – est en podcast ci-dessous) :

« J’ai été surpris par l’ignominie, la bassesse, la lâcheté et la violence des attaques... »

DSC00850bis
Patrick Roegiers (Grasset) et Pierre Guelff (Fréquence Terre)

« Ces attaques sont d’une mauvaise foi palpable (…) c’est du révisionnisme pur et simple ! »

« Lorsqu’on touche à Simenon… là où l’Histoire se tait, la fiction parle ! »

« Il y a un terrain miné, une vérité cachée. »

« La Belgique m’a écœuré, je me sens si mal accueilli dans ce pays que je vais écrire un ou deux livres de très haute fantaisie sur la culture française. »

Nature sans Frontières : « L’autre Simenon », censure et vérité historique

0

Serptembre 2015Une fois n’est pas coutume, évoquons des relations humaines dans la présente chronique et, plus particulièrement celles, complexes et explosives, entre un auteur, Patrick Roegiers, quelques-uns de ses collègues et une certaine intelligentsia, fort imbue de ses prétendues prérogatives, dont celle de traîner dans la boue un écrivain.

Avec « L’autre Simenon », récemment paru chez Grasset, Patrick Roegiers touche à une icône belge et, dans ce royaume, on n’apprécie pas du tout cela. Dans l’ouvrage « L’autre Simenon », il s’agit surtout de Christian, le frère du père de Maigret, condamné à mort par contumace pour avoir participé activement avec d’autres  admirateurs d’Adolf Hitler au massacre de civils, mais, ô crime de lèse majesté, avoir rappelé le passé de collaborateur de l’écrivain avec les nazis.

SimenonLe livre de Patrick Roegiers ne plaît donc pas aux « simenoniens », qui non seulement le traitent de « scribouillard », mais l’accusent aussi de falsifier l’Histoire. Scribouillard ? J’ai lu ce livre et, au-delà du thème qui prête à polémique, je lui ai trouvé un style enlevé et très « prenant ».

Certes, ledit ouvrage est un roman, avec, donc, une part de fiction, mais il y a des faits avérés incontournables.

Alors, pour répondre aux attaques, Patrick Roegiers a publié un droit de réponse qui fut parfois censuré (par « Le Figaro », paraît-il). Je vous en livre quelques passages :

« En réponse aux déclarations de John Simenon, second fils et ayant droit du romancier, parues dans le supplément littéraire du Figaro du 24 septembre, qui traite mon roman d’élucubrations grotesques, je rappelle simplement ceci. La société de production Continental avec laquelle Georges Simenon traite le contrat de cinq de ses films a été fondée par Goebbels et est dirigée à Paris par Alfred Greven que le biographe de l’écrivain, Pierre Assouline, traite de « nazi bon teint » (1).

Simenon cède en 1942 l’exclusivité des droits du personnage de Maigret pour une durée de trois ans contre la somme considérable de 500.000 francs. Ce qui lui vaut à la Libération de sérieux ennuis que le romancier, qui se targue de ne pas faire de politique, se garde bien d’évoquer dans ses mémoires. (…) L’histoire pourtant n’est pas finie. Elle s’achève devant les tribunaux. En 2002, Geneviève Simenon, 42 ans, rhumatologue, est accusée du meurtre de son compagnon. C’est la fille de Georget, la petite-fille de Christian. Au mois de mai, elle paraît devant la cour d’assises de Bruxelles. Pour justifier son enfance malheureuse, elle évoque un « lourd secret de famille » et déclare devant la cour: « Mon grand-père paternel, Christian Simenon, était actif dans le mouvement rexiste. De 8 à 13 ans, mon père était membre des Jeunesses hitlériennes. C’est mon grand-oncle, Georges Simenon, qui les a influencés depuis la France où il résidait. Il était d’ailleurs resté dans la collaboration. J’ai des documents familiaux qui le prouvent et je peux vous les remettre! » (2) Quand sortira-t-on les secrets du placard pour qu’enfin affleure la vérité?

(1) Pierre Assouline, Simenon, Folio, 1996, p 419.

39(2) Pierre Guelff, Ciné-Télé Revue, juin 2002. Repris dans Les plus grands procès, éd. Jourdan, 2013. Ainsi que sur les sites de La Libre du 29/5/2002 et L’Obs Monde du 28/5/2002. »

Au terme de cette mise au point, il est donc question de l’un de mes écrits relatifs à mon ancien métier de chroniqueur judiciaire quand, une parente de Georges Simenon fit cette déclaration de manière « officielle » devant une cour d’assises, des magistrats, jurés, avocats, journalistes, du public… La proposition de remettre des documents ne fut pas relevée. On ne touche pas aux icônes !

Par déontologie, je ne commente davantage la censure et les injures proférées à l’égard de Patrick Roegiers. En revanche, personne ne m’interdira de clamer que « la » vérité historique a ses droits et que nul, icône y comprise, n’y échappe jamais. Tôt ou tard.

 

tout-ce-qui-parle-728x90

 

Les défenseurs des océans sont les héritiers de J.Y. Cousteau

0

Le commandant COUSTEAU est le personnage le plus célèbre attaché à la cause des Océans. C’est François SARANO qui nous parle des 13 années passées à ses côtés, de sa philosophie qui a conduit à mettre à l’agenda de toutes les nations le souci des océans. JY COUSTEAU a engendré une vague de défenseurs des océans, d’associations issue de sa filiation. Sa philosophie est toujours présente aujourd’hui, comme nous l’explique François SARANO.

La Catin (2) d’Iny Lorentz (Pocket)

0

PGF avril 2015 - Copie (3) copie« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

Avec la « Châtelaine », le deuxième tome de « La Catin », trilogie écrite par Iny Lorentz, il s’agit, au début de l’ouvrage, de drame sur drame dans un récit romanesque et historique.

Marie, l’ancienne jeune fille violée et martyrisée, devenue catin par obligation et qui avait soif de vengeance, fut mariée malgré elle à Michel et se retrouva quand même heureuse comme épouse et châtelaine. Cependant, son mari partit à la guerre alors qu’elle constatait être enceinte tout en apprenant qu’elle était chassée de son château, puisque, disait-on, son tendre époux était tombé dans une embuscade et considéré comme mort. À vrai dire, il avait été récupéré par des paysans, mais était devenu amnésique sous les coups. Néanmoins, dans ses délires fiévreux, il avait prononcé deux noms : ceux de son épouse adorée et de celui qui avait souhaité sa mort.Catin2

Marie ne crut jamais à la mort de son mari et partit, avec leur enfant, sur les routes en guerre à sa recherche. Elle se fit passer pour cantinière et s’infiltra dans les lignes ennemies, fut débusquée et emprisonnée, jusqu’au jour où elle crut reconnaître Michel…

Un troisième ouvrage complète cette saga poignante et, bien entendu, il fera l’objet d’une prochaine chronique.

Part-Editions

 

Quand la nuit porte conseil (31) : Importante prise de conscience écologique

0

11056964_10206098411402391_210843509_n (2) - Copie copie2« Quand la nuit porte conseil » : citations, proverbes, paroles de vie, coutumes, légendes, croyances populaires du monde entier… proposés par Pierre Guelff.

Dans la plus huppée des stations balnéaires belges, Knokke, j’ai constaté le résultat d’une véritable et importante prise de conscience écologique. Encore modeste face à l’ampleur de la tâche, certes, mais prometteuse et encourageante. Effectivement, outre le célèbre Zwin, une grande réserve naturelle sur la Mer du Nord située à la frontière hollandaise, il y a, aussi, une « zone de furetage » où il fait bon « marcher en flairant », comme disent les Néerlandais. En cet endroit, on peut donc vivre pleinement la nature, circuler librement à condition, bien sûr, de respecter l’environnement. On peut également s’y asseoir, jouer, se coucher, pique-niquer, se prélasser.DSC00505bis

DSC00499bisUn peu plus loin, voici les dunes des polders qui comptent une large gamme de biotopes côtiers. Vers l’intérieur des terres, on trouve à quelques centaines de mètres des plages et des dunes, des pelouses dunaires, des broussailles, des prairies, où regorgent flore et faune extrêmement rares.

DSC00472Encore plus vers l’intérieur des terres, à vrai dire dans les faubourgs de Knokke, une magnifique parcelle où la biodiversité est reine a été créée par les autorités et défenseurs de la Nature.

Des conseils écologiques y sont distillés et signalent des gestes simples à entreprendre en faveur de la biodiversité : « limiter la pollution des sols, de l’air et de l’eau en utilisant moins voire plus du tout de pesticides et augmenter les capacités d’accueil du milieu agricole et des jardins pour la faune et, comme en cette parcelle, la flore sauvage ».

DSC00457On y rappelle ou apprend au passant, que « bon nombre d’espèces sont en déclin voire ont disparu du territoire. Ainsi, 7% des espèces découvertes sont maintenant éteintes, 20% sont en danger et 27% sont vulnérables. Seules 43% sont considérées comme n’étant pas menacées. Si la biodiversité propose un vaste éventail de biens et de services, ce sont les activités humaines qui sont malheureusement les principales causes de sa dégradation. »DSC00464bis

Tout cela se trouve à moins de cent kilomètres de la France et mérite la visite, les encouragements et d’être pris en exemple !

Musique de Michaël Mathy

https://www.facebook.com/michael.mathy?fref=ts

 

Sources : « France, Belgique, Ardennes Mystérieuses », « Mémoires d’un journaliste révolté »… de Pierre Guelff aux Éditions Jourdan.

http://www.editionsjourdan.com/index.php