« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.
« Tout est appelé à s’amoindrir, à disparaître, les plus grandes souffrances comme les plus grandes amours. C’est une vérité qu’il faut accepter. »
Propos de Louis, architecte parisien réputé : « Je n’ai aucune sagesse, j’essaie seulement de trouver un équilibre entre mes aspirations, le besoin de réussir dans mon métier et celui de subsister. » Julien, son ami d’enfance, dit : « J’ai 27 ans et je n’ai encore rien construit. Il est temps de s’y mettre ! » Il continua à voyager, alors que Louis prenait la belle écrivaine Hortense pour épouse.
Quelques années plus tard, Julien revint et distilla un « poison » dans le cœur de la femme de son ami… Les personnes qui tombaient dans ses filets mettaient un certain temps à guérir de leurs plaies, disait-on.
Voici, donc, le résumé du premier tome « Hortense » des « Fous de lumière » de Dominique Marny (Archi poche). Le second est « Gabrielle » et évoque aussi les us, coutumes et manigances du Second Empire, soit, au total, près de 1 000 pages de sagas, dont celles des « fous de lumière » comme Monet, Renoir, Cézanne…
« Quand la nuit porte conseil » : citations, proverbes, paroles de vie, coutumes, légendes, croyances populaires du monde entier… proposés par Pierre Guelff.
Qu’est une machine à jouir ? C’est une souffleuse à feuilles, cette machine peu écologique qui remplace le râteau, et qui est utilisée par le jardinier. Pourquoi dit-on « machine à jouir » ? Parce qu’elle est extrêmement bruyante, explique Dominique Foufelle dans son sympathique et intéressant ouvrage « 365 expressions des métiers expliquées » (Éditions du Chêne).
Alors, surtout, ne voyez aucune injure dans le titre de la présente chronique si je vous dis que les « couilles du pape » est une expression désignant des ornements d’ébénisterie qui gâchent un meuble, aussi inutiles que, pour le pape, certains attributs dont il lui est strictement interdit de se servir.
Cet ouvrage propose encore maintes explications cocasses, sérieuses, jamais inintéressantes. Qui est le cabot, selon vous ? C’est le sous-chef d’un chantier chargé de la surveillance. Il doit sans doute son surnom au fait qu’il « aboie » ses ordres aux ouvriers. Et, savez-vous qu’une belle-mère est le sobriquet donné dans plusieurs métiers – dont celui de la taille de la pierre – à un outil tranchant, alors que le coussin de la belle-mère vendu chez le fleuriste désigne un cactus.
Quant à une « palpeuse », il s’agit d’une caissière dont la fonction est de palper, c’est-à-dire de recevoir de l’argent.
Et, pourquoi appelle-ton des policiers, des « poulets » ?
Parce que les locaux de la police parisienne furent établis au quai des Orfèvres à l’emplacement d’un ancien marché aux volailles, le terme s’étendant à tout le territoire français et au-delà.
Pour terminer cette rubrique, voici un savoureuse phrase lancée par une couturière à une apprentie : « Toi, le lapin, va me chercher le jeune homme, ça m’évitera de faire un mariage. »
En voici la traduction, si j’ose dire : « Toi, l’apprentie, va me chercher une planche pour mettre entre le tissu et la doublure, ça m’évitera de coudre deux épaisseurs ensemble. »
Des débats, des actions, des rencontres militantes, les initiatives citoyennes se multiplient à quelques semaines de la COP 21, la Conférence sur le changement climatique.
Pour assurer le succès des mobilisations, la Coalition Climat 21, qui regroupe plus de 130 organisations dont France Libertés, organise un week-end de préparation les 3 et 4 octobre prochain. Un week-end ouvert à tous ceux qui souhaitent s’investir concrètement…
« La Coalition Climat 21 est déjà en organisation depuis de longs mois. On avait déjà fait un week-end de préparation dans le premier semestre 2015. Là, c’est le dernier grand week-end de mobilisation, puisque l’on est à quelques semaines de l’évènement. On invite, notamment tous les territoires de Régions, à venir à Paris ces 3 et 4 octobre pour faire en sortes que les mobilisations ne soient pas que parisiennes, mais que cela soit bien une mobilisation globale. On attend à peu près 150 internationaux qui vont contribuer à la vision de ce que doit être la COP 21 et la mobilisation citoyenne autour de l’évènement. La Coalition Climat 21 a reçu le Label « Grande Cause Nationale » du Premier Ministre français. Il y aura donc, dès le 21 septembre, une grande campagne de communication pour cette mobilisation citoyenne en France et à l’International. La campagne va se décliner à la radio, à la télévision et au cinéma afin que le plus grand nombre possible de français soient mobilisés sur cette COP 21 et sur cette lutte contre le changement climatique. »
Et cette rencontre des 3 et 4 octobre préparera notamment :
les grandes marches citoyennes qui auront lieu les 28 et 29 novembre
le Sommet citoyen pour le Climat des 5 et 6 décembre à Montreuil
la Zone Action Climat qui se tiendra du 7 au 11 décembre au Centquatre à Paris
Pour rejoindre dès maintenant les initiatives existantes près de chez vous ou pour recensez vos propres initiatives, rendez-vous sur le site de la Coalition Climat 21.
Le changement climatique et l’éducation à l’environnement à la Une de Monde Solidaire cette semaine, avec la Fondation France Libertés, et son directeur Emmanuel Poilane.
L’Equilibro, c’est un jeu qui vient d’être créer par la Fédération Léo Lagrange et la Fondation France Libertés afin de sensibiliser les enfants au changement climatique. Mais cela reste un sacré défi que d’aborder cette question ardue avec des enfants. Pourquoi avoir édité ce jeu ?
« C’est un sujet qui va intéresser l’Humanité dans les 10 prochaines années et comme les enfants d’aujourd’hui sont les adultes de demain, il faut absolument qu’ils puissent comprendre ce qu’est le changement climatique et imaginer comment eux-mêmes ils peuvent contribuer à lutter contre ce phénomène. C’est pour çà que l’on a fait le choix d’utiliser la porte d’entrée de l’eau. Quand on parle de catastrophes climatiques, on parle de la montée des océans, donc de l’eau, de tsunamis, donc de l’eau… On parle de sécheresse, donc de l’absence d’eau. Au travers de tous ces éléments on peut facilement expliquer aux enfants quelles sont les conséquences du changement climatique. On a fait tout un travail pour leur partager du savoir, mais surtout pour leur demander de réfléchir à ce qu’est pour eux ce changement climatique. L’idée est aussi de les amener à imaginer comment ils peuvent agir pour être acteurs de la protection du climat, dès aujourd’hui. C’est un investissement sur le futur. »
Il n’est pas toujours évident de capter l’attention des enfants. L’Equilibro relève ce défi.
« C’est un grand puzzle de 36 pièces qui fait environ deux mètres, utilisable en intérieur ou en extérieur. On installe le puzzle avec une planète qui est abimée avec tous les fléaux que l’on rencontre aujourd’hui. Et au travers des questions de savoirs, d’actions, ou de partages d’idées, les enfants vont, au fur et à mesure de leurs réponses, retourner les pièces du puzzle pour reconstituer petit à petit la terre saine. Au travers de cet exercice ils vont découvrir tout un tas de sujets et vont pouvoir construire leurs propres propositions. A la fin du jeu, ils les partagent sous forme de slogans pour interpeler les adultes qui les entourent et leur proposer un certains nombre de solutions. »
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« On est sur des questions à destination d’enfants de 6 à 12 ans environ. C’est par exemple « Quelle quantité d’eau vous avez dans le corps », pour qu’ils comprennent l’importance de la place de l’eau dans la vie… C’est aussi voir quel type d’action ils peuvent mener pour agir concrètement… planter un arbre, faire attention à économiser son eau… Et puis il y a des questions de connaissance générale sur l’évapotranspiration par exemple, qui les amènent à comprendre qu’un arbre transpire, qu’un lac transpire, et que c’est cette transpiration des éléments naturels qui entraine le cycle de l’eau. Il y a aussi des questions sur le traitement des déchets, sur les modes d’énergie, sur les grandes catastrophes climatiques…»
L’Equilibro n’est pas un jeu classique. Ici, pas d’équipes qui s’affrontent, mais plutôt une démarche collaborative.
« C’est un démarche coopérative car tous les groupes participent à l’amélioration de la planète. C’est un jeu pédagogique, destiné principalement aux écoles, aux centres de loisirs ou aux ludothèques. On peut y jouer de 8 à 32 enfants, avec des modes de jeux modulables qui permettent de faire une partie en 20 minutes ou en 3 heures, en fonction de ce que les adultes souhaitent. Ce jeu n’est pas fixé dans le temps. On le lance au moment de la COP21, pour faire entendre ces messages d’enfants à la Conférence. Mais on va le faire vivre dans les cinq années qui viennent car cela nous semble indispensable que les enfants s’emparent bien de cette question du changement climatique. »
La démarche participative est même poussée au-delà du jeu puisque les enfants sont amenés, au cours du jeu, à proposer des solutions qui seront soumises à la COP21.
« Ce que l’on recueille déjà au travers des slogans que l’on reçoit, c’est la clairvoyance des enfants. Par exemple, « pour protéger la planète, mangeons moins de viande… ». Derrière leurs messages, on voit qu’ils ont une compréhension de ce qu’est la complexité du système aujourd’hui… Quand on veut manger beaucoup de viande, il faut beaucoup de céréales pour nourrir les animaux. On est dans un processus de maximisation d’utilisation de la terre qui n’est pas forcément bon pour la planète. On voit qu’il faut retrouver une forme d’équilibre, une forme de sobriété, et les enfants sont sensibles à cette question de la sobriété. On l’est moins à l’âge adulte, et donc c’est intéressant aussi que les adultes entendent ce message de sobriété venu des enfants. »
Le jeu a été présenté il y a quelques mois,… Il a depuis été testé j’imagine dans les centres de loisirs… Il fait aujourd’hui son entrée dans les écoles, et notamment sur Paris.
« On a pu distribuer ce jeu dans 360 centres de loisirs en France, en partenariat avec la fédération Léo Lagrange, ce qui nous a permis de faire jouer 15000 enfants pendant l’été. On récupère actuellement les slogans, pour les mettre en forme et les rendre accessibles à nos dirigeants au moment de la COP 21. Actuellement on tisse un partenariat avec la Mairie de Paris et Eau de Paris, qui démarre début octobre, pour faire jouer une centaine d’écoles sur Paris. Cela va permettre aux enfants parisiens, qui vont accueillir la COP 21, de contribuer à un message porteur d’avenir pour la lutte contre le changement climatique. »
Plonger pour participer aux sciences, ça fait une différence !
Vincent MARAN , plongeur biologiste nous explique comment les sciences participatives mises en œuvre par des plongeurs et photographes sous-mains ont permis de constituer la base de connaissance des espèces sous -marines DORIS, reconnue par le Muséum d’Histoire Naturelle.
« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.
C’est avec un Indien ivre, qui s’effondra dans un vieux fauteuil de barbier installé devant la caisse d’un tout petit supermarché d’un bled du Midwest, que débute « Popcorn Melody », le roman d’Émilie de Turckheim paru aux Éditions Héloïse d’Ormesson. L’homme saoul se mit à parler et demanda à Tom Elliott, le type du magasin, de lui écrire une chanson. Pas une chanson d’amour, mais une qui raconterait le travail à l’usine. Car, avec ses quatre années d’université, Elliott était plus célèbre pour ses haïkus que les rayons de son magasin à peine achalandé de cannettes, de rubans tue-mouches et de paquets de noix de cajou, mais, surtout pas de pop-corn dont une sorte de multinationale utilisait depuis de longues années sa figure de bambin pour orner ses sachets et en faire de la pub.
Alors, au fil des pages, ce fauteuil de barbier s’apparenta à un divan de psy ou celui occupé par les invités de Marc-Olivier Fogiel sur France 3. Le supermarché s’appela « Le Bonheur » et le fauteuil devint l’oreille de cette cité poussiéreuse du désert. Dans le fond, explique l’auteure, on y entrait pour vider son sac, pas pour le remplir.
Tout en buvant de la « pisse de coyote », à savoir un café infâme, Tom Elliott vit s’élever, juste en face de chez lui, un supermarché ultramoderne, « La Corne d’abondance ». On y vendait de tout, même et surtout du pop-corn fabriqué à quelques kilomètres dans l’usine qui, non seulement, broyait le maïs, mais aussi ses ouvriers.
Fleur, la vieille amie de Tom Elliott, une ancienne géologue qui vidait une bouteille de whisky par jour, lui dit : « Il faudrait être magnifiquement con pour continuer à faire ses courses, chez toi. » Longtemps, elle resta la seule cliente du « Bonheur » dont le patron menait un combat pour survivre, voire vivre, mais que pouvaient faire deux antiques ventilateurs au plafond face à la climatisation ?
Sous les allures d’une description burlesque et d’une situation à la Clochemerle, Émilie de Turckheim pointe du doigt des concepts humains d’une rare violence : l’anéantissement de la culture et de la population amérindiennes, et les rapports totalement opposés face à la consommation et au mode de vie imposés par les multinationales.
« Quand la nuit porte conseil » : citations, proverbes, paroles de vie, coutumes, légendes, croyances populaires du monde entier… proposés par Pierre Guelff.
C’est en écoutant « Les jours meilleurs » de Maxime Le Forestier que je me suis souvenu, qu’il y a quatre ans, j’avais consacré dans « Littérature sans Frontières » une chronique dévolue à l’ouvrage « mythique » de Jacques Massacrier « Savoir revivre », naguère édité chez Albin Michel puis réédité aux Éditions du Devin (http://savoir-revivre.coerrance.org/).
Pourquoi en reparler en cet été 2015 ? Parce que, compte tenu de la dégradation de plus en plus inquiétante de la qualité de notre environnement, et à l’approche d’une conférence parisienne vitale pour la sauvegarde de la planète, il n’est pas vain, selon moi, de se mobiliser tous azimuts et d’en profiter pour méditer sur les paroles quasiment « prophétiques » de l’auteur de cet ouvrage publié il y a quarante-deux ans !
Ainsi, dans sa préface, Jacques Massacrier écrivait déjà :
« À quoi bon lancer des cris d’alarme contre la société de consommation et d’industrialisation, contre la pollution qui en résulte, si nous continuons à faire vivre les industries qui nous empoisonnent et épuisent les ressources naturelles de notre planète ! »
Alors, dans son ouvrage joliment illustré de dessins, on trouve des conseils et des recettes pour récupérer l’eau de pluie, élever un mur de briques, coudre des ourlets, bouturer, s’intéresser au bon voisinage des plantes, convenablement s’alimenter, cuisiner sans s’empoisonner, conserver des aliments frais, remplacer un carreau, préparer la terre du jardin, choisir de bonnes tisanes, faire une vinaigrette bio, observer les nuages et les vents pour prévoir le temps…
Quelle utopie ! s’exclameront les éternels sceptiques. Pourtant, chacun, à son rythme et à son échelle, peut apporter un geste pour bâtir un quotidien moins pollué.
Réapprendre à vivre au contact de la nature, c’est la respecter et c’est un magnifique exemple donné aux générations futures.
« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.
« Aux grands hommes la patrie reconnaissante », explique Catherine Zerdoun dans son « Petit livre des Grands Personnages de l’Histoire de France » (Éditions du Chêne) et qui en propose près de quatre-vingts de Vercingétorix à Charles de Gaulle, en passant par Clovis, Charlemagne, Jeanne d’Arc, Molière, Louis XIV, Voltaire, Marie-Antoinette, Napoléon Ier, Victor Hugo, Marie Curie…
Au-delà de la présentation classique desdits personnages, l’auteure pose des questions très pertinentes : « Que découvrit Champollion ? », « Quel fut le vrai nom de George Sand », « Comment Napoléon III devint-il empereur ? », « Quel roi de France fut le mécène de Léonard de Vinci ? », « Qui était ce barbier-chirurgien qui découvrit que les asticots de la mouche verte aidaient à cicatriser les plaies ? », « Que dire de la naissance en prison de la marquise de Maintenon, future épouse de Louis XIV ? »…
Et, ce qui fait le charme de cette publication, ce sont les illustrations d’images du XIXe siècle, naguère diffusées par le procédé de la chromolithographie.
Bref, une heureuse initiative éditoriale qui s’inscrit dans la transmission de destins exceptionnels, parfois méconnus.
« Quand la nuit porte conseil » : citations, proverbes, paroles de vie, coutumes, légendes, croyances populaires du monde entier… proposés par Pierre Guelff.
« Petits musées, grands artistes », telle est la nouvelle série que je vous présente à partir de ce numéro dans « Quand la nuit porte conseil ».
Une mise au point s’impose d’emblée : il n’y a absolument rien de péjoratif dans les termes « petits musées », mais, tout simplement, une réalité économique et urbanistique et non culturelle, dans la mesure où « petit » signifie bâtiment nettement réduit par rapport au Louvre à Paris, voire à Lens, aux Musées royaux des beaux-arts de Belgique, au Prado madrilène, au British Museum…, donc, forcément moins d’œuvres à contempler. Ce qui n’empêche cependant pas, que les « petits musées » puissent recéler des trésors de l’Art.
René Magritte, 1963.
Ma première étape nous emmène dans la capitale de l’Europe, un lieu souvent visité par les touristes français ou qui y habitent de manière professionnelle, 54 000 ayant même élu domicile dans la région bruxelloise, plus particulièrement à Ixelles. Assurément, une excellente occasion de visiter le Musée d’Ixelles (http://www.museedixelles.irisnet.be/) qui propose, jusqu’au 20 septembre 2015, une exposition sur le thème « Paysages de Belgique » avec des œuvres de James Ensor, Félicien Rops, René Magritte, Constant Permeke, Constantin Meunier…
Toulouse-Lautrec.
Les collections comptent quelque 10 000 œuvres de l’Art Nouveau, du réalisme, du symbolisme, de l’impressionnisme, du fauvisme, du surréalisme…, avec des Dürer, Rodin, Picasso, Miro… et, lors de ma visite, j’ai pu admirer Toulouse-Lautrec, Fernand Khnopff, Rik Wouters, « Le Christ apaisant la tempête » d’Ensor, « Les Belges ont faim » en 1915…, des œuvres qui font la richesse de cet espace culturel à dimension humaine et qui permettent de mieux appréhender le cheminement existentiel et artistique de leurs maîtres.
Julien Dillens, 1896.
Tel Félicien Rops, peintre, dessinateur et illustrateur né en Belgique en 1833 et mort à Corbeil-Essonnes, soixante-cinq ans plus tard, qui, après une carrière bruxelloise, connut une carrière parisienne où il fréquenta Victor Hugo, Alphonse Daudet, Nadar…
Félicien Rops, 1876.
Félicien Rops, membre des agathopèdes, c’est-à-dire une société qui joignait la gastronomie à l’érudition, déclara :
« Je tâche tout bêtement et tout simplement de rendre ce que je sens avec mes nerfs et ce que je vois, c’est là toute ma théorie artistique… »
« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.
Dans le bus qui l’emmenait de son village à la capitale où il devait suivre des cours, un jeune homme décida de renoncer aux treize noms que ses parents lui avaient donnés. Surnommé le « Professeur » par son ami Isaac, ce dernier partit aux États-Unis en tant qu’étudiant, fut chaperonné par Helen, assistante sociale. Son dossier n’indiquait guère de renseignements, sauf qu’il était né en Afrique. Elle le trouvait gentil, qu’il parlait l’anglais « vieux jeu », comme Charles Dickens, et elle en tomba follement amoureuse.
Leur couple n’était pas très bien vu dans cette ville du Midwest. Pourquoi cachait-il des choses et mentait-il ?
Dans le roman « Tous nos noms », Dinaw Mengestu, il s’agit d’un récit surprenant où l’auteur mêle la voix d’Isaac et d’Helen, l’Afrique et les États-Unis, l’amour et les désillusions, la mélancolie et la violence, l’amitié et le racisme…
La révélation de la vraie identité de cet Isaac a été amenée par petites touches et quelques propos distillés au fil des chapitres : « Le silence est différent quand on le partage, on oublie sa nature triste et solitaire. », « C’est dans la solitude que la souffrance s’épanouit. », « Toutes les désillusions ne sont pas forcément mauvaises. » et « Tant que vous faites de votre mieux, vous n’avez à vous excuser de rien. »