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La transition énergétique vue par François Damerval

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François Damerval
François Damerval

C’est ce que va nous expliquer François Damerval,  tête de Liste pour le Rassemblement Écologiste et Citoyen en Essonne…

Question :  Pourquoi ne la voit-on pas venir cette transition énergétique ?

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Question : Comment expliquez vous que l’État subventionne les énergies ? Les subventionner, c’est les aider à se maintenir non ?

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Question : Dans votre théorie, on voit aussi que de penser « durable », cela implique de penser « global ». On ne doit pas seulement penser au coûts directs liés à la production de l’énergie, mais aussi aux risques de cette production. Et là, on voit bien que le nucléaire est le grand perdant de cette transition.

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Question : … et les énergies renouvelables dans tout ça ?

François Damerval, je rappelle que vous  tête de Liste pour le Rassemblement Écologiste et Citoyen en Essonne, ancien chef de cabinet de Corinne Lepage.

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[youtube]https://youtu.be/oO7WeKNYwG0[/youtube]

Eau et Climat : un équilibre à trouver

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© France Libertés

Monde Solidaire s’intéresse cette semaine au lien entre le cycle de l’eau et le climat.

Dans un mois et demi, le changement climatique sera au cœur de la COP21, la Conférence des Nations Unies sur le Climat, qui se tiendra à Paris.

L’enjeu des discussions est de trouver un accord permettant de réduire les émissions de gaz à effet de serre afin de limiter la hausse des températures à 2°C d’ici la fin du siècle.

Le changement climatique perturbe notamment le cycle de l’eau, comme le reconnait le GIEC, le Groupe d’Experts intergouvernemental sur l’évolution du climat.

A l’occasion de cette COP21, France Libertés met l’accent sur les liens qui existent entre le cycle de l’eau et le climat. La question de l’eau doit faire partie des discussions de la Conférence.

« Les négociations sur le climat ne parlent pas de l’eau. Elles se focalisent sur les gaz à effet de serre pour résoudre la crise climatique. Pourtant, l’eau est à la fois une ressource fortement impactée par le changement climatique, et qui, lorsque son cycle est déréglé, l’affecte en retour. La COP 21, par son impact médiatique, sera l’occasion de mettre en lumière cette variable cruciale du dérèglement climatique : l’eau. »

Expliquer le rapport entre cycle de l’eau et climat, présenter des alternatives existantes et donner des pistes d’actions pour que chacun s’engage, ce sont les objectifs que s’est fixée la Fondation. Alors en quoi le cycle de l’eau et le climat sont-ils liés ?

« Le changement climatique impacte le cycle de l’eau. On peut le voir au travers d’évènements tels que les sécheresses, les typhons ou les inondations. Il impacte les ressources en eau et modifie par exemple les précipitations ou l’écoulement des cours d’eau. Mais les perturbations du cycle de l’eau affectent aussi gravement le climat à l’échelle locale. L’eau des pluies ruisselle et s’infiltre pour se stocker dans la nappe phréatique, qui elle-même alimente les cours d’eau. En parallèle, l’eau s’évapore sous l’action du soleil, ce qui conditionne l’humidité de l’air et la formation de nuages et de pluies. Toutes ces interactions définissent un climat. »

© Agence de l’Eau Seine-Normandie
© Agence de l’Eau Seine-Normandie

Les activités humaines ont modifié durablement l’environnement dans de nombreuses régions. C’est le cas notamment avec la déforestation. C’est l’un des exemples les plus frappants.

« Lorsque l’on perturbe le cycle de l’eau, on perturbe le climat. Dans le cas de la déforestation, couper une forêt sur une large région empêche l’eau de s’infiltrer normalement dans le sol, grâce aux racines des arbres. L’eau ne s’évapore plus pour former des nuages et garder un certain taux d’humidité dans l’air pour créer des précipitations. Moins d’humidité, moins de pluies : conséquence, les températures augmentent. C’est ce qui se passe par exemple au Mozambique, où la forêt primaire est fortement déforestée et où les températures de toute la région sont en train d’augmenter. »

L’urbanisation à outrance est aussi un facteur important de modification du cycle de l’eau. On l’a vu dernièrement avec les inondations dans le sud-est de la France.

« Avec l’urbanisation et la disparition du couvert végétal dans les villes, apparaissent l’effet d’ilots de chaleur urbain et une sensibilisation très accrue aux inondations. Les effets d’ilots de chaleur urbains, c’est quand la chaleur du soleil est stockée par le béton. Cela créé un effet de dôme thermique au dessus des villes, et la température augmente fortement sur des espaces qui sont très localisés. A Tokyo par exemple, qui est le plus grand ilot de chaleur au monde, on a relevé des écarts de température qui vont jusqu’à 10 degrés entre le centre de la ville et la campagne. On peut aussi voir chaque année des exemples où, lors de précipitations intenses, l’eau ne peut plus s’infiltrer puisque le sol des villes est imperméabilisé. Elle ruisselle et créé des inondations parfois très violentes. »

Pourtant, pour restaurer le cycle local de l’eau et les microclimats, des alternatives existent. Par exemple en agriculture,  des solutions peuvent être mises en œuvre.

« De nombreuses formes d’agricultures, autres qu’intensives et polluantes, existent et permettent de mieux respecter le cycle de l’eau. On peut par exemple réintégrer des haies et des bocages au paysage agricole, on peut favoriser les cultures en bandes alternées qui suivent les courbes de niveau et évitent l’érosion. On peut aussi adapter les cultures au climat local pour limiter l’irrigation intensive. Ces principes sont repris dans l’agroécologie, l’agriculture écologique ou la permaculture. »

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Les alternatives existent donc en agriculture, en milieu urbain et même pour les industries.

« Pour moins impacter le cycle de l’eau, l’industrie peut par exemple se tourner vers les énergies renouvelables plutôt que fossiles. Les usines peuvent aussi réutiliser leurs eaux usées pour les processus industriels de façon à moins pomper dans les nappes phréatiques. L’usine Pochéco, par exemple, située dans le Nord-Pas-de-Calais, est autosuffisante en eau, puisqu’elle récupère les eaux de pluie. Elle a aussi installé un système d’isolation thermique, avec une toiture végétalisée. Des panneaux photovoltaïques lui permettent également de réduire sa consommation d’énergie. »

Ces solutions de grande échelle ne sont pas les seules à devoir être mises en œuvre. Des initiatives locales et individuelles peuvent également porter leurs fruits.

« Chaque citoyen peut, à son échelle, impacter positivement le cycle de l’eau et restaurer le climat. Dans un premier temps, en s’informant sur ce qui est réalisable. Chacun peut économiser son eau, et prendre en compte l’empreinte eau de ses produits de consommation. On peut aussi réduire sa consommation d’énergie et choisir d’utiliser des énergies renouvelables, en optant par exemple pour un fournisseur comme Enercop. A l’échelle collective, les citoyens peuvent se rassembler pour interpeler leurs élus et les pousser à intégrer le climat et l’eau dans leurs plans d’actions politiques. Ils peuvent aussi se former sur la question de l’eau et du climat pour agir ensemble. »

Toutes ces alternatives destinées à restaurer le cycle de l’eau et à influer sur le climat seront mises en avant au moment de la COP21 et sont à découvrir sur le site de France Libertés.

Pour aller plus loin :

 

Le droit de laisser vivre : pourquoi n’est il pas légalisé ?

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François SARANO , océanographe, plongeur sur la CALYPSO auprès de JY Cousteau pendant 13 ans, explique pourquoi il faut réformer les règles actuelles qui donnent au droit de tuer dans la nature une préférence. Une réflexion qui amène chacun à réfléchir à nos pratiques, qui ne sont plus en rapport avec notre environnement présent.

Sur les pas et dans les pages de Victor Hugo (11) : « Ça intéresse peut-être les Français, pas les Hollandais ! »

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« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.PGF avril 2015 - Copie (3) copie

Nouvelle étape dans la série « Sur les pas et dans les pages de Victor Hugo » avec un voyage aux Pays-Bas.

Juste après le mariage de son fils Charles, Victor Hugo fit un tour en Zélande (Province des Pays-Bas), qu’il décrivit avec « grâce et plaisir ». Charles Hugo retraça ce voyage sous le titre « Victor Hugo en Zélande ». Le poète était enchanté de ce qu’il voyait et avait été spécialement frappé par les lignes claires des villes. À chaque étape, entre Anvers et Middelburg (chef-lieu de la Zélande), il trouvait un accueil chaleureux et chacun sollicitait l’honneur de recevoir un tel hôte renommé.

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Photo dédicacée par Victor Hugo (à droite) et Pierre Guelff quelque quinze décennies plus tard au même endroit.

charles_hugo_victor_hugo_en_zelande_paris_michel_levy_1868_d5543861hL’écrivain dédicaça une photo de l’hôtel de ville de Middelburg, le plus bel édifice de la ville, dit-on. Son beffroi et sa façade principale sont de véritables dentelles de pierre. Une excellente occasion pour aller admirer ce joyau (parmi d’autres), et, je fus très surpris que rien, absolument rien, ne rappelle le séjour de Victor Hugo dans cette belle cité. Réponse de la directrice du Tourisme local face à mon étonnement : « Ça intéresse peut-être les Français, pas les Hollandais ! » Voici comment on écrit l’Histoire…

Ceci dit, Middelburg est bien une splendide cité qui regorge de témoignages du passé : l’hôtel de ville (XVIe siècle), donc, avec son beffroi, son cadran solaire, ses statues finement sculptées…, l’abbaye (fondée au XIIe siècle) avec ses deux églises, ses gisants et pierres tombales, sa salle capitulaire (transformée en étable avant de devenir bibliothèque), son cloître, son jardin médiéval… et, au pied de la mairie, « Les chaises qui font pipi » !

 

 

 

 

DSC00386À savoir, un astucieux dispositif qui demande au passant ou au touriste de se s’asseoir sur une chaise et puis de se pencher pour voir de près les égouts moyenâgeux à travers une ouverture réalisée dans une sorte de borne. Lorsque la personne s’assied, un jet d’eau s’écoule du siège. C’était, en effet, en s’accroupissant en pleine rue ou sur la place que les gens du Moyen Âge faisaient leurs besoins !

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Part-Editions

Quand la nuit porte conseil (30) : Edgar Morin : « Nous sommes dans une dégradation généralisée »

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« Quand la nuit porte conseil » : citations, proverbes, paroles de vie, coutumes, légendes, croyances populaires du monde entier… proposés par Pierre Guelff.

DSCF4031Edgar Morin, sociologue, philosophe, chercheur, marque les esprits depuis des décennies et il fait partie de ces personnages que l’on dit être une « conscience du siècle ». Après avoir lu plusieurs de ses ouvrages et certaines de ses interventions publiques, il m’a semblé utile de lui rendre hommage en partageant quelques-unes de ses pensées qui, je n’en doute pas, intéresseront au plus haut point les auditeurs et lecteurs de « Fréquence Terre ».

Littéralement interpellé par ses déclarations récemment confiées à Béatrice Delvaux (*), chroniqueuse en chef au quotidien « Le Soir », j’ai obtenu de ma consœur le privilège de pouvoir reproduire de larges extraits de son reportage consacré à celui qui est particulièrement tracassé par la dégradation du climat. Le combat écologique d’Edgar Morin est nôtre, bien sûr, et comment ne pas être en symbiose avec lui lorsqu’il constate :

  • Il y avait une occasion unique de relancer l’économie à partir de besoins écologistes ! Or, les hommes politiques n’ont pas de pensée, ils vivent dans l’immédiat et avec des rapports d’experts, ils n’ont ni le sens du global, ni du fondamental.

Quelles sont les solutions proposées par le philosophe ?

  • Généraliser les sources d’énergie propre, dépolluer, déstresser les villes et, surtout, (re)développer l’agriculture fermière et écologique. Aujourd’hui, l’agriculture et l’élevage industriels non seulement détruisent les sols, mais sont porteurs de produits insipides et potentiellement dangereux.

Edgar Morin constate aussi :

  • On est en train de dégrader la Terre et on ne trouve aucun moyen de s’entendre pour éviter la catastrophe que serait, non seulement le réchauffement climatique, mais la destruction de la diversité. Nous sommes dans une dégradation généralisée. La politique suit un mauvais chemin. Notre civilisation déshumanise : le chiffre plus que l’humain.

Mais, où cet homme de 94 ans puise-t-il encore la force de mener la lutte ?

  • C’est l’amour de la vie et l’émerveillement devant ses beautés qui me donnent l’énergie de lutter contre les horreurs et les curiosités.

(*) Que je remercie encore.

Musique de Michaël Mathy11056964_10206098411402391_210843509_n (2) - Copie copie2

https://www.facebook.com/michael.mathy?fref=ts

Sources : « Le Soir » (Bruxelles, 2015), « France, Belgique, Ardennes Mystérieuses », « Mémoires d’un journaliste révolté »… de Pierre Guelff aux Éditions Jourdan.

http://www.editionsjourdan.com/index.php

 

Nouveau rendez-vous politique sur Fréquence Terre – Interview de Julien Bayou de EELV sur le logement

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Julien Bayou

Bienvenue dans cette nouvelle rubrique de Fréquence Terre consacrée à la politique et à l’environnement…. chaque semaine, je vais balayer avec mes invités politiques les problématiques environnementales et voir avec eux leur façon d’y apporter des solutions.

Nous commençons cette semaine avec Julien Bayou, il est porte parole d’EELV, conseiller régional d’ile de France, et a repris le flambeau de Cécile Duflot sur les problématiques sociales.. Et plus particulièrement des questions liées au logement.

Ministre du Logement, de l’Égalité des territoires entre 2012 et 2014, Cécile Duflot laisse derrière elle un héritage. Tout d’abord la loi Duflot centrée sur l’incitation fiscale pour la construction d’appartements sociaux… Puis elle remonte le pallier du nombre de logements sociaux obligatoires dans les communes de 20 à 25 % . Elle porte enfin le projet de loi Alur sur l’encadrement des loyers. Une loi qui a vu le jour le 1er Août de cette année . Elle n’est actuellement appliquée qu’à Paris… et devrait être étendue à Lille dans les prochains mois.

Bonjour Julien Bayou… Vous reprenez cette problématique des logements sociaux chez EELV, la loi Alur est donc en place … rappelez-nous, à quoi sert cette loi ?

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Quelles sont les valeurs défendues par EELV sur cette mesure ?

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Où en est-on dans la création d’hébergement en France. On sait qu’il manque des logements….

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A quelle cadence sortent les logement sociaux, quelle serait la bonne cadence ?

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Une loi existe, c’est la loi SRU, qui impose aux communes de construire 25% de logements sociaux sur leur territoire. Visiblement c’est loin d’être respecté…

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Très concrètement quelles solutions proposez-vous ?

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Les réponses sont à écouter dans notre podacst et sur notre webradio.

 

Si vous êtes un homme politique et que vous lisez ces lignes, vous pouvez-vous aussi faire connaître vos actions, vos idées en prenant contact avec nous.

Son Blog   |    Sa page sur le site du Conseil régional IDF

[youtube]https://youtu.be/GVXw6xFDgBE[/youtube]

Nature sans Frontières (3) : Lamentable attitude politicienne

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Bien qu’habitant à 1 000 km de la région de Mandelieu-la-Napoule, j’ai été particulièrement frappé par les dramatiques intempéries du début d’octobre 2015 qui firent une vingtaine de morts et des dégâts matériels considérables.

Frappé parce que, aussi, un ami et sa famille y habitent depuis des décennies et ont été touchés par cette catastrophe, mais, heureusement, sans trop de gravité par comparaison à d’autres habitants.

Quelques heures après cet événement, « Europe 1 » diffusa ses émissions depuis la région sinistrée et une scientifique expliqua qu’outre l’exceptionnelle force des pluies, l’urbanisation à outrance avait rendu de nombreuses zones imperméables, ce qui ne permettait plus aux torrents d’être absorbés par la terre, d’où les flots dévastateurs.

Cette explication rationnelle et pleine de bon sens, fut balayée avec ironie par le maire local (UMP-Les Républicains) qui s’exclama : «  Cela me fait sourire, c’est malsain de dire ça. C’est la faute à  la loi Duflot (Écolo) »

Malgré l’étonnement de ses interlocuteurs face à pareille querelle politicienne indécente en ce moment de détresse, le maire continua sur sa lancée à défendre l’indéfendable.

Pour moi, il n’y a qu’un terme pour qualifier cette attitude : « lamentable ».

(Photo : M Planète)


Serptembre 2015

La catin d’Iny Lorentz (Pocket)

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PGF avril 2015 - Copie (3) copie

Part-Editions« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

Pour une sordide histoire d’argent et de pouvoir, la jeune Marie, promise par son père à un puissant notable, fut calomniée et accusée, à tort, de vendre son corps pour des bijoux et autres cadeaux de valeur.

Ainsi, débute le premier volet de la trilogie « La catin » d’Iny Lorentz (Pocket), une histoire qui se déroule en Allemagne au XVe siècle et qui, au fil des chapitres, nous montre et démontre la cruauté bestiale de certains êtres dits humains. Mais, Marie décida de prendre sa revanche par rapport à ce funeste complot et cela donne l’occasion à l’auteur de tisser une fresque romanesque et historique où tous les sentiments, de la haine à l’amour, défilent de manière soutenue avec celle qui fut humiliée, battue, violée, chassée de son foyer paternel, bannie de la ville de Constance et de ses environs.

Catin1Néanmoins, Michel, le jeune fils du cabaretier local, amoureux de Marie, savait au fond de lui que la catin n’en était pas une et qu’elle était une victime.

Alors, après avoir été sauvée de la mort par une catin, elle devint à son tour une fille de joie avec pour seule et obsédante volonté de récolter assez d’argent pour commanditer l’assassinat de ses bourreaux. Une obsession qui l’emmènera dans un château où elle put, petit à petit, fomenter sa vengeance, puis retrouver Michel…

 

Quand la nuit porte conseil (29) : Le « phénomène » Fréquence Terre

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11056964_10206098411402391_210843509_n (2) - Copie copie2« Quand la nuit porte conseil » : citations, proverbes, paroles de vie, coutumes, légendes, croyances populaires du monde entier… proposés par Pierre Guelff.

Il y a très longtemps, j’avais reçu un imposant ouvrage qui se retrouva confiné sur un lointain rayonnage de ma bibliothèque durant des décennies. Puis, soudain, il m’est apparu nécessaire de le lire en cette époque particulièrement troublée. Ce livre, passablement jauni, évoque les grandes religions du monde, fut écrit par Helmuth de Glasenapp, un érudit allemand, et publié en 1954 chez Payot.

Pour moi, l’intérêt de cet ouvrage de 560 pages résida dans ses chapitres consacrés aux accords et différences et aux attitudes des religions évoquées face au problème de « LA » vérité, chacune d’elle clamant la détenir !

DSCF3265Il m’est apparu, aussi, que certains propos de l’auteur pouvaient s’adresser à « Fréquence Terre », ses animateurs, auditeurs et lecteurs. Je le cite : « Qui veut saisir clairement la valeur d’un phénomène quelconque de la Nature ou de la vue de l’esprit, ne doit pas se contenter de connaître une seule de ses formes ; il doit s’efforcer d’étudier ce phénomène dans les aspects multiples qu’il a revêtus dans des pays divers et des époques variées. »

Sans prétention aucune, je pense pouvoir dire que le rôle de « Fréquence Terre » relève bien du phénomène décrit par Helmuth de Glasenapp, comme étant le reflet d’un combat pour le respect de l’Environnement loin de tout dogme, mais développé dans un esprit pluraliste tout au long de ses rubriques et musiques diversifiées.

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Loge des Bâtisseurs de la Cathédrale de Strasbourg.

La démarche à « Fréquence Terre » peut même se résumer par la devise chère aux Compagnons du Tour de France : « Ni asservir, ni se servir, mais servir ! » L’objectif de « Fréquence Terre » perdurera tant que le concept du matérialisme à outrance, le capitalisme, n’affichera pas une conscience morale et une éthique, en somme. À ce sujet, la prochaine conférence consacrée à l’Environnement, COP21, sera essentielle, voire capitale, et, dans ce contexte, « Fréquence Terre » redoublera de vigilance !

Musique de Michaël Mathy

https://www.facebook.com/michael.mathy?fref=ts

Sources : « France, Belgique, Ardennes Mystérieuses », « Mémoires d’un journaliste révolté »… de Pierre Guelff aux Éditions Jourdan.

http://www.editionsjourdan.com/index.php

 

Les leçons de la « Lune de Sang »

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Serptembre 2015« Nature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff

Document France Info

L’éclipse de la lune du lundi 28 septembre 2015 a été un moment exceptionnel à vivre. Un moment magique. Outre le phénomène astronomique, c’est le côté légendes et croyances populaires qui m’a intéressé. Sans oublier que le lundi étant le jour de la lune (lunae dies, en latin), cette dernière est l’astre qui a sans doute le plus enflammé les imaginations. Son symbolisme est la dépendance, le principe féminin et le renouvellement. C’est un symbole de croissance et des rythmes biologiques.

Avant minuit
Avant minuit
Bientôt le moment magique
Bientôt le moment exceptionnel
Beffroi2
Au-dessus d’un beffroi bruxellois

Les croyances sont nombreuses au sujet de la Lune rouge : signe de changement dans l’État en Franche-Comté, annonce d’un conflit pour les Bretons, présage de beaucoup de sang versé lors d’une prochaine action militaire, disait-on dans l’armée belge, alors qu’en Suisse, on prétend qu’une Lune rouge fut l’annonce de la Première Guerre mondiale…

Pour la tradition vietnamienne, il s’agit d’une future grande chaleur, d’une prochaine épidémie, alors qu’Ambroise Paré (célèbre chirurgien au XVIe siècle) écrivait : « La lune pâle est pluvieuse, la rougeâtre est toujours venteuse et la blanche amène le beau temps. »

Instant magique
Instant magique
Elle nous quitte...
Elle nous quitte…

Un homme prévenu en valant donc deux, et, puisque l’éclipse est généralement présentée comme annonciatrice de la fin d’un cycle, c’est peut-être le bon moment pour que l’Homme soit davantage conscientisé sur l’urgence de sauver et protéger notre Terre-Mère et mette un terme au massacre de celle-ci.