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Quand la nuit porte conseil (58) : Superbes actions citoyennes !

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11056964_10206098411402391_210843509_n (2) - Copie copie2« Quand la nuit porte conseil » : citations, proverbes, paroles de vie, coutumes, légendes, croyances populaires du monde entier… proposés par Pierre Guelff.

Non ! Ce n’est pas une mode, c’est un choix de société, un choix de vie, voire de survie, en somme. Ainsi, de plus en plus de citoyens décident de ne plus plier l’échine devant des lobbys qui leur imposent des aliments et des moyens pour les produire ou cultiver absolument incompatibles avec un environnement naturel, sain, en d’autres termes écologiques !

Non, ici, il n’est pas question de récupération politique ou autre dans cette démarche citoyenne, il s’agit de respecter la Nature et, disons-le, de sauver ce qui peut encore l’être, dont sa santé ! Ce dessein est important et vaste, mais, de petites initiatives prennent de l’ampleur et se répandent dans de nombreuses régions de nos contrées occidentales.

En France et en Belgique, ces mouvements citoyens sont cousins dans leurs concepts, et j’ai choisi de vous en présenter deux.

DSC01808ft300Dans la capitale de l’Europe, à l’ombre du beffroi de la mairie de Woluwe-Saint-Pierre, à l’arrière d’un îlot de maisons et de commerces, un bout de terrain coincé entre garages et petits jardins (photos ci-contre), accueille une initiative citoyenne, quelque peu soutenue par les autorités communales de l’Environnement.

DSC01809ft300À des horaires décidés en commun, plusieurs habitants bêchent, binent, sèment, compostent, sarclent… en vue de produire ce qui deviendra d’ici quelques semaines un « potager urbain et citoyen », tout biologique comme il se doit. C’est un exemple parmi des dizaines et des dizaines et cela crée ou renforce aussi un lien social bienvenu par les temps difficiles que les populations vivent.

 

À quelques dizaines de kilomètres de là, dans une cité du Brabant Wallon, là où résident aussi pas mal de Français, c’est un projet pédagogique qui attire l’attention. Sous le titre générique « L’école se met au vert », les idées ont germé, c’est le cas de le dire, à l’école Sainte-Agnès de Rixensart : compost pour un futur potager réalisé par les sections maternelles, grand nettoyage de printemps et tri des déchets par les premières années primaires, activités autour de l’eau pour ceux de 2ème année, construction d’un hôtel à insectes en 3ème.

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Le mot d’ordre à l’école Sainte-Agnès de Rixensart : « Pensons à notre planète »

Ensuite, leurs aînés de 4ème après avoir collecté des objets destinés à la poubelle, leur donnent une deuxième vie sous forme de jouets pour l’extérieur. La 5ème primaire s’érige en salle de rédaction pour élaborer un support médiatique relatant pareille initiative écologique de l’école, les deux classes de 6ème primaire, elles, se transforment en bureaux d’études économiques pour faire baisser la consommation d’énergie, donc la facture, et proposer des changements aux habitudes, parfois séculaires !

Les parents, quant à eux, ils collectent piles, bouchons en plastique, bouchons en liège… pour le recyclage.

On me dit que le pouvoir organisateur de cette école est ravi de pareil projet : le contraire aurait été étonnant !

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Musique de Michaël Mathy

https://www.facebook.com/michael.mathy?fref=ts

 

Sources : « France, Belgique, Ardennes Mystérieuses », « Mémoires d’un journaliste révolté »…  de Pierre Guelff aux Éditions Jourdan.

http://www.editionsjourdan.com/index.php

 

 

 

Ardennes françaises mystérieuses (14/61) : CHATEL-CHÉHÉRY (France) : Mythe ou supercherie ?

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3Les chroniques « Ardennes françaises mystérieuses, sacrées et insolites » sont inspirées de l’ouvrage et d’émissions de Pierre Guelff aux Éditions Jourdan, à la RTBF et TV5 Monde « Ardennes Mystérieuses, Insolites et Sacrées ». Musique du générique : « Le Réveil ardennais. »(youtube)

 Chatel-Chéhéry, commune de quelques dizaines d’habitants (10 par km² !), s’appelait « Mont-redoutable » à la Révolution.

Elle est située dans la forêt d’Argonne et son abbaye (fondée par saint Bernard en 1147 et reconstruite en 1750) est inscrite sur la liste des Monuments historiques.

Le château (XVIIIe siècle) abrite des chambres d’hôtes et sa dépendance a été transformée en gîte.

Il y a quelques années, « L’Express » consacrait un grand reportage à ce village sous le titre « Il faut sauver le sergent York ».

Aux États-Unis, le sergent York, qui s’était illustré dans les Ardennes lors de la Première Guerre mondiale, est devenu un « véritable mythe ».

Réalité historique ou exagération ?

De quoi s’agit-il ?

 

« À Chatel-Chéhéry, un village de 140 habitants situé à quarante kilomètres de Verdun, des chasseurs de mythe débarquent des États-Unis, armés de GPS, pour cheminer sur les traces d’une gloire nationale: le sergent York. Le plus célèbre soldat américain de 14-18. Archéologues, militaires, cartographes tentent de repérer, à l’aide de vieux plans et d’instruments high-tech, le lieu exact de la bataille qui lui a valu la Médaille d’honneur. (…) L’acte de bravoure de York est gravé en lettres d’or sur une dalle de marbre noir, à l’entrée du village: il a réussi, le 8 octobre 1918, à capturer cent trente-deux soldats allemands et à faire taire trente-cinq mitrailleuses lors de la bataille de Meuse-Argonne. (…) »

 

Ce soldat est devenu une icône : visage sur des timbres, des tee-shirts, au cinéma… Mais, son exploit aurait été exagéré, selon certains historiens. Certes, il aurait été très courageux, son héroïsme indiscutable et indiscuté. Pour d’autres, mettre en doute cette histoire relève du révisionnisme !

Il aurait été envoyé avec d’autres soldats pour s’emparer du chemin de fer à Decauville. Ils auraient surpris les soldats allemands lors d’un repas et auraient fait vingt-cinq morts chez ces derniers. Le sergent allemand promettait de capituler si York arrêtait de tuer ses hommes un à un…

 

« Il fallait à l’Amérique le candidat idéal à son panthéon des héros (…) Le pays avait besoin d’un héros à la Davy Crockett, d’un antidote à la boucherie de la guerre. Ce fut York. Héros malgré lui, en somme. De retour au pays, il est courtisé par Broadway. La 5e Avenue, à New York, l’accueille sous une pluie de confettis. Ensuite, il préfère se réfugier sur ses terres et collecter de l’argent pour ouvrir des écoles. Une fois, deux fois, il repousse les offres de la Warner et du réalisateur Hawks. En 1940, c’est oui. (…) »

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« Sergent York » est un film américain tourné en 1941 avec Gary Cooper (Oscar pour ce rôle). C’est l’histoire « vraie » d’Alvin Cullum York, un jeune campagnard pacifiste s’enrôlant dans l’armée américaine comme… objecteur de conscience ! En 2008, ce film est rentré, pour conservation, à la Bibliothèque du Congrès des États-Unis.

La scène où Gary Cooper capture seul une centaine de soldats relèverait du « cinéma », paraît-il ! Jusqu’à sa mort, à 76 ans, Alvin York n’en a jamais vraiment parlé à ses sept enfants. L’un de ses fils déclara : « Mon père ne se prenait pas pour un héros, mais disait qu’il avait fait son devoir. »

Un historien ajouta au magazine : « On a braqué les projecteurs sur York, un homme téméraire, mais il n’a pas agi seul. Et il y a eu d’autres héros : entre le 26 septembre et le 11 novembre 1918, cinquante-deux autres Médailles d’honneur ont été décernées. » Le maire du village ardennais déclara enfin qu’il serait temps que les historiens s’accordent sur cet épisode guerrier. En attendant, Chatel-Chéhéry serait plus connu aux États-Unis qu’en France !

 

France Libertés : une alternative pour un monde plus juste

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La Fondation France Libertés a 30 ans. 30 ans d’actions et de combat contre les souffrances des hommes et pour le droit des peuples.

Danièle Mitterrand s’engageait en 1986 dans cette mission qu’elle s’était donnée : être un maillon actif d’un réseau mondial qui aspire à organiser l’alternative pour un monde plus juste et plus humaniste.

La semaine dernière, nous avons abordé ici les origines de la Fondation et les premières actions menées par sa fondatrice, Danièle Mitterrand.

Au début des années 2000 c’est le combat pour l’accès à l’eau pour tous qui s’est engagé. Pourquoi cette orientation ?

« Au fur et mesure de ses combats sur le terrain, Danièle Mitterrand s’est rendu compte que l’accès à l’eau était quelque chose de prioritaire. Elle a d’abord fait des puits et des forages pour aider les gens où la Fondation travaillait. Très rapidement, elle s’est rendu compte que ce n’était pas suffisant. Si on n’a pas un accès à l’eau correct on ne peut pas vivre dignement. Et si on n’est pas capable de vivre dignement, on ne peut pas faire valoir ses droits. Elle s’est rendu compte que c’était la pierre angulaire de la question des droits de l’homme. Elle a fait le choix de travailler sur l’accès à l’eau, sur un domaine technique mais parlant des droits. Elle a fait en sorte que les états se saisissent de cette question-là. Le point d’orgue a été la résolution des Nations Unies en juillet 2010 qui valide le droit à l’eau pour tous. Ensuite, il faut se bagarrer pour faire inscrire ce droit à l’eau pour tous dans la loi. On est sur un champ surprenant. Quand on dit l’eau c’est la vie, tout le monde comprend. Quand on dit que l’eau il faut forcément la partager, tout le monde le comprend. Et en même temps on est aujourd’hui dans une mise en œuvre de l’accès à l’eau qui est économique et qui ne voit plus la porte d’entrée sociale. Quand Danielle Mitterrand à commencer le combat au début des années 2000, personne ne parlait de l’eau. Aujourd’hui c’est devenu essentiel pour la dignité humaine, en France et à l’international. »

Droits des peuples, accès à l’eau, biopiraterie, citoyenneté… Quel est le point commun entre tous ces combats ?

« Le bien commun. Que l’on parle de l’eau, de la biodiversité, des peuples autochtones, c’est l’idée qu’il faut aujourd’hui retrouver notre capacité à vivre en équilibre avec notre planète. Il faut que l’on arrête de détruire la planète sous prétexte que l’on peut s’enrichir. C’est cette notion d’équilibre qui est derrière la problématique des droits communs. C’est être en capacité de créer cette sphère du partage de la coopération, pour arrêter de penser que l’on peut tout régler par la compétition. Il faut absolument trouver les moyens de plus coopérer. Regardons les peuples autochtones qui vivent de manière traditionnelle depuis plusieurs millénaires. Ils ont acquis de la modernité, mais en même temps ils ont gardé cette formidable relation à leur environnement, à leur forêt, à leur eau, pour faire en sorte de mener une vie qui soit respectueuse de leur environnement. Il faut que l’on réapprenne çà. Derrière ces trente années de combat de la Fondation, il y a la volonté d’afficher cette ambition de partage, de coopération, et de respect de la nature. Pour que l’humanité puisse vivre en équilibre et plus forcément an croissance. La Fondation essaie d’y apporter sa pierre. »

© France Libertés
© France Libertés

30 ans de combats… Agir, plaider, sensibiliser. Comment la Fondation marque-t-elle cet anniversaire?

« Tout au long de l’année, il y aura chaque mois sur le site un article relatant des expériences du passé, et un article présentant des actions actuelles. Et en novembre, il y aura la remise du prix Danielle Mitterrand avec un colloque. Sur les deux piliers, droits des peuples et droit à l’eau, il racontera le passé et le présent de la Fondation. On travaille aussi sur une exposition qui puisse éclairer les 30 ans de l’histoire de la Fondation. On ne veut pas faire quelque chose d’extraordinaire, mais on veut être capable d’expliquer les combats que l’on mène. C’est aussi les 5 ans de la disparition de notre présidente. C’est important de montrer que, 5 ans après, la Fondation est toujours très forte, avec beaucoup d’actions. Les combats sont de plus en plus importants à un moment où la planète subit le changement climatique. C’est essentiel de faire la promotion des idées que défendait Danielle Mitterrand et qui sont toujours d’une extrême actualité. »

[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=O0w12DJ3tjk[/youtube]

Pour aller plus loin :

 

[youtube]https://youtu.be/Gp3u_9AB1-M[/youtube]

Psychologie de la peur de Christophe André (Odile Jacob)

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PGF avril 2015 - Copie (3) copie« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

À l’heure où une légitime peur individuelle ou collective tétanise de nombreux citoyens, il m’est apparu que la lecture ou la relecture du livre « Psychologie de la peur » du médecin-psychiatre Christophe André (Éditions Odile Jacob), pouvait s’avérer une aide efficace.

9782738114259« Nous pouvons tous ressentir de la peur. C’est une émotion dite « fondamentale », universelle, inévitable et nécessaire. Nous avons besoin d’elle, car elle représente un signal d’alarme destiné à faciliter notre vigilance face aux dangers et à augmenter nos chances de survie. Néanmoins, il y a les peurs normales et, hélas, les pathologies qui handicapent les gens : craintes, angoisses, phobies… Si les peurs normales sont comparables à un système immunitaire de détection des dangers, les peurs phobiques le sont à des allergies, des réactions violentes de l’organisme.

Deux attitudes sont possibles dans ces cas-ci : éviter ou fuir, ou passer en force et ajouter de la peur à la peur. Alors, l’auteur propose une solution : désensibiliser son cerveau de la peur excessive et l’apprivoiser avec douceur et régularité, sans rien brusquer.

Certes, il y a beaucoup d’obstacles sur le chemin de la guérison des peurs, d’où la nécessité d’appliquer le « traitement » qu’il préconise. Alors, pour quelques euros, la lecture de cet ouvrage de quelque 350 pages peut, effectivement, rendre de fameux services.

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Quand la nuit porte conseil (57) : Agir tous pour la dignité

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11056964_10206098411402391_210843509_n (2) - Copie copie2« Quand la nuit porte conseil » : citations, proverbes, paroles de vie, coutumes, légendes, croyances populaires du monde entier… proposés par Pierre Guelff.

La présente rubrique n’aborde pas la notion de philanthropie, qui est le soutien financier à des projets sociaux et sociétaux (quelque 1 500 milliards d’euros en Europe et aux États-Unis en 2013), mais celle du bénévolat.

En France, on estime qu’il y a entre 12 et 14 millions de bénévoles (un Français sur quatre, donc) pour plus d’un million d’associations comptant près de 22 millions d’adhérents permanents ou occasionnels.

En Belgique, ils seraient entre 1 et 1,4 million, le volume moyen de prestations étant situé entre 4 et 5 heures par semaine.

Les motivations sont principalement l’entraide et l’égalité pour tous, qui peut se résumer par « offrir une plus-value importante pour la société », une offre porteuse de sens à destination d’autrui.

RTLDans une émission économique, RTL, la 1ère radio de France, annonça que des centaines de milliers d’associations palliaient les carences de l’État. Cela semble excessif, car, selon moi, beaucoup d’associations viennent, justement, en soutien à des initiatives officielles.

Mais, peu importe, dans le fond, ce qui est primordial c’est de développer une solidarité au-delà de toutes considérations politiques, philosophiques, religieuses, voire raciales. C’est de permettre, aussi, un dialogue à l’égard de ceux, de plus en plus nombreux, hélas, qui vivent dans la précarité, les affres d’un handicap ou autres circonstances malheureuses ou dramatiques.

cropped-header1300Les exemples de ces associations citoyennes de bénévoles ne manquent pas et, récemment, il m’a été donné de découvrir les remarquables actions de l’une d’entre elles : « Un Toit Un Cœur », un centre d’accueil de jour pour personnes à la rue ou en situation de précarité, situé dans la ville universitaire de Louvain-la-Neuve, là où se côtoient des dizaines de milliers d’étudiants et d’enseignants du monde entier.

« Un Toit Un Cœur » est un espace-refuge, un lieu d’écoute et de solidarité, une sorte de « passerelle » entre le monde marginalisé et les citoyens de cette ville étudiante en plein essor. »

1889451725514f1d45cb451Particularité qu’il me plaît de souligner, ce sont des jeunes – bien vite associés à des habitants – qui lancèrent cette initiative, il y a huit ans. Leurs buts sont nobles : accueil inconditionnel, rencontres par les activités et les organisations et prévention en matière de santé.

11951500_10208555651430996_5152891380526169239_obisLors d’une marche ou allure libre organisée par « Un Toit Un Cœur » pour récolter des fonds, j’ai relevé ce « slogan » qui, je n’en doute pas, anime tous les bénévoles de toutes les associations : « Là où les hommes sont condamnés à vivre dans la misère, les droits de l’homme sont violés. S’unir pour les faire respecter est un devoir sacré » (J. Wresinski, fondateur de ATD Quart Monde-Agir tous pour la dignité).

Musique de Michaël Mathy

https://www.facebook.com/michael.mathy?fref=ts

Sources : « France, Belgique, Ardennes Mystérieuses », « Mémoires d’un journaliste révolté »…  de Pierre Guelff aux Éditions Jourdan.

http://www.editionsjourdan.com/index.php

Info : www.UTUC.be

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Émission spéciale « Quand la nuit porte conseil » : Le mystérieux Bois Bleu

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11056964_10206098411402391_210843509_n (2) - Copie copie2« Quand la nuit porte conseil » : citations, proverbes, paroles de vie, coutumes, légendes, croyances populaires du monde entier… proposés par Pierre Guelff.

À l’entrée de Bruxelles, plus particulièrement à Halle, en venant par l’autoroute de Paris, non loin de Waterloo se situe une merveille de la nature : le Bois de Halle, un lieu issu de l’antique forêt charbonnière qui recouvrait tout le nord de la France et l’ouest de la Belgique.

DSC01866ftAu fil des siècles, le Bois de Halle est devenu un espace de 550 hectares et de 7 km de sentiers balisés, le tout tapissé de millions de jacinthes sauvages qui refleurissent chaque année, entre avril et mai, et cela depuis près d’un siècle.

Ce phénomène naturel exceptionnel attire des amoureux de la nature et des curieux des quatre coins de la planète.

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« Fréquence Terre » au cœur d’une merveille naturelle unique en Europe.

« Fréquence Terre » est, justement, au cœur de ce bois et vous en trouverez des photos ci-contre.

En d’autres termes, une atmosphère énigmatique et sereine plane dans cet océan bleu, parfois parsemé de jonquilles et d’anémones. De cet océan se dégage également un parfum puissant, symbole de bienveillance et d’amitié.

DSC01868ftQuoi qu’il en soit, ce coin de terroir protégé démontre que la symbiose entre la Nature et l’Homme peut être une réalité concrète. Et, par les temps difficiles que nous vivons, c’est réconfortant !

Une excellente occasion de demander à un promeneur ce qu’il ressent face à cette merveille :

C’est juste magique ! Je ne viens pas tous les ans, mais quand même assez souvent. J’essaie aussi de donner l’information à des amis en leur disant « Il faut aller voir ça, ce n’est pas loin de Bruxelles. C’est une merveille. »

Ça ne dure pas très longtemps et comme il n’y a pas toujours du soleil, il faut profiter des bons moments. (…) On entend les oiseaux, je ne dis pas qu’on entend les fleurs, mais pas loin quand même…

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« Un lieu magique », pour ce promeneur au micro de Pierre Guelff.

Je ne sais pas si c’est un endroit unique en Europe, mais je n’en connais pas d’autre. C’est quelque chose qu’on entend de temps en temps ou qu’on dit, raison de plus pour que les Bruxellois ou d’autres qui habitent à 10, 15, 20, 50 kilomètres viennent ici… parce qu’il paraît qu’il y a des Chinois ou des Japonais qui y viennent… alors, ça vaudrait la peine de venir…, selon Dominique Vercruysse.

Ce bois se situe à quelques kilomètres du centre de la cité de Halle (Hal), qui compte en ses murs un chef-d’œuvre de l’art gothique : la Basilique Saint-Martin datant du XIVe siècle.

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La Basilique de Halle.

Cet édifice est considéré comme un « lieu fort », car également placé sur un axe de géographie sacrée. On y découvre et admire une symbolique exceptionnelle, dont, pour le profane, un énigmatique écoinçon, ce qui est une petite statue de coin, représentant un évêque aux longues oreilles d’âne.

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L’évêque aux oreilles d’âne.

Pour les auditeurs, je lève le voile jeté sur cette étrangeté… Contrairement à ce que l’on pourrait croire, cet évêque n’était pas stupide mais quelqu’un empli de sagesse. Effectivement, en symbolique animalière, l’âne représente la Connaissance, ce que les Bâtisseurs du Moyen Âge ont donc représenté en parfait accord avec les autorités ecclésiastiques.

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La Vierge Noire allaitant l’Enfant.

À la Basilique de Halle, il y a aussi une statue remarquable, celle d’une « Vierge Noire allaitant l’Enfant » avec son haut degré de représentation de la Terre-Mère.

Elle reçoit la visite de nombreux pèlerins et, naguère, fut priée par des ducs de Bourgogne, le dauphin de France, Louis XI, les empereurs Maximilien Ier et Charles Quint, le roi d’Angleterre Henry VIII…

Différence notoire avec le « Mystérieux Bois Bleu », si la magie de celui-ci ne dure qu’un mois par an, la Basilique moyenâgeuse, elle, est accessible douze mois sur douze !

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Musique de Michaël Mathy :

https://www.facebook.com/michael.mathy?fref=ts

Sources : Documentation sur les sites internet consacrés au Bois de Halle ou Hallebos, « France, Belgique, Ardennes Mystérieuses », « Mémoires d’un journaliste révolté »…  de Pierre Guelff aux Éditions Jourdan,

http://www.editionsjourdan.com/index.php

Photos : M-P, N. et P.Gf.

 

 

Ardennes françaises mystérieuses (13/61) : CHÂTEAU-PORCIEN : Un village, un prince…

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3Les chroniques « Ardennes françaises mystérieuses, sacrées et insolites » sont inspirées de l’ouvrage et d’émissions de Pierre Guelff aux Éditions Jourdan, à la RTBF et TV5 Monde « Ardennes Mystérieuses, Insolites et Sacrées ». Musique du générique : « Le Réveil ardennais. »(youtube)

Château-Porcien est une jolie cité située dans la Vallée de l’Aisne, dominée par un rocher accueillant les ruines d’un château fort.

Autres particularités : une voie romaine passait dans ses environs, à l’heure de la Révolution, la commune s’appelait « Marat-Fruvaine » ou « Maraut-sur-Aisne » et le prince Albert II de Monaco porterait le titre de « Prince de Château-Porcien ».

Ce titre fut relevé en 1826 par la Maison Grimaldi, souverains de Monaco et est toujours porté de nos jours par l’actuel souverain et cela est confirmé par France-Voyage.com : « Le prince Albert II de Monaco porte le titre de prince de Château-Porcien, titre hérité par sa famille du cardinal Mazarin. »

 

 

 

 

France Libertés : 30 ans de combats contre les souffrances des hommes

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© France Libertés

Il y a 30 ans, Danièle Mitterrand s’engageait dans un combat. Le combat contre les souffrances des hommes.

En créant la Fondation France Libertés, en mars 1986, elle s’est donnée pour mission de défendre les droits humains et les biens communs du vivant, et de construire un monde plus solidaire.

Quel était la volonté première de Danielle Mitterrand, il y a 30 ans, en créant la Fondation France Libertés?

« La volonté c’était de poursuivre son engagement associatif. Danielle Mitterrand avait toujours été très engagée au travers de diverses associations. Sauf que ce format n’était pas très compatible avec son statut de « Première Dame ». Elle a donc fait le choix de créer la Fondation pour avoir un cadre d’utilité publique qui soit fort, respectueux de l’Etat. Elle a fait le choix d’œuvrer pour la justice sur la planète. C’était quelqu’un de très radicale, très tournée vers l’injustice pour faire en sorte de la régler et d’aider ceux qui la subissaient. Au fur et à mesure de son action, elle a évolué pour être toujours dans le tempo de la modernité. Elle était toujours très attachée à regarder les combats du moment et pas ceux du passé. »

Danielle Mitterrand disait vouloir organiser une alternative à la mondialisation capitaliste.

« C’est vrai qu’elle assez basculé assez rapidement sur la question du droit à l’eau pour ça. Elle estimait que la question des biens communs était le moyen le plus efficace, à coté de la sphère du capitalisme économique, d’avoir une vraie sphère du bien commun, du partage, de la coopération, pour que l’on ne soit plus prisonnier d’un modèle économique qui nous étouffe et qui casse les dynamiques de nos sociétés pour enrichir quelques personnes. C’était quelque chose de très important pour elle. »

Nous parlerons de l’eau la semaine prochaine, mais parmi ses premiers combats, il y avait les droits des peuples, Cambodge, Afrique du Sud, Tibet ou le peuple kurde. Qu’est-ce qui motivait ces engagements là ?

« C’était vraiment la volonté d’aider les peuples qui vivaient des traumatismes très forts. Le combat qu’elle a menée pour la fin de l’apartheid en Afrique du Sud par exemple, lui a valu de rencontrer Nelson Mandela a plusieurs reprises, et cela vaut à la Fondation d’être citée dans les livres d’histoire sud-africains. C’est un combat emblématique.

Avec le Kurdistan, c’est encore plus fort. Danielle Mitterrand a fait connaitre le Kurdistan à l’ensemble de la planète. Elle a permis d’accueillir 3000 orphelins en France qui sont aujourd’hui des Français intégrés, qui agissent en France et au Kurdistan avec l’association qu’ils ont créé Kurdistan Libertés. Elle a pu aussi faire en sorte que, là-bas, les ethnies qui étaient parfois les uns contre les autres, deviennent plus solidaires, travaillent ensemble. Le travail qu’elle a fait pour réconcilier M Masoud Barzani de M Jalal Talabani, marque pour longtemps de son empreinte l’action de Danielle Mitterrand au Kurdistan. C’est pour cela qu’elle est considérée comme la mère de la patrie là-bas, qu’il y a des écoles, des statues. C’est assez impressionnant de voir les résultats de son action au Kurdistan. »

Au delà de son engagement pour le droit des peuples dans le monde, il faut souligner qu’elle s’engageait aussi en France. Cela a été le cas notamment au moment des sans-papiers de l’église St Bernard, en 1996.

« Danielle Mitterrand a toujours été très ouverte à tous les combats qui puissent permettre de lutter contre les injustices et d’aider les minorités. C’est aussi ce qui fait aujourd’hui notre identité. On travaille autant en France qu’à l’international. Danielle était très présente en France, elle faisait beaucoup de conférences, elle allait beaucoup aider ceux qui le souhaitaient. Par exemple, le 10 mai 2011, 30 ans après l’accession au pouvoir de François Mitterrand, elle était devant l’Assemblée Nationale pour lutter conter le gaz de schiste qui faisait l’objet d’une loi à l’étude pour son interdiction. Elle a toujours été dans tous les combats possibles pour faire en sorte que la planète soit respectée, que les hommes et les femmes soient respectés et que l’injustice ne passe pas sa porte. »

Un combat contre toutes les formes d’injustices que nous continuerons d’aborder la semaine prochaine, à l’occasion de ces 30 ans de France Libertés.

[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=O0w12DJ3tjk[/youtube]

Pour aller plus loin :

[youtube]https://youtu.be/EhBj_7K6L5A[/youtube]

 

Trois amis en quête de Sagesse (4/4) de Christophe André, Alexandre Jollien, Matthieu Ricard (Éditions Allary-L’Iconoclaste)

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PGF avril 2015 - Copie (3) copiePart-Editions« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

Les auteurs de « Trois amis en quête de Sagesse », Christophe André, le psychiatre, Alexandre Jollien, le philosophe, et Matthieu Ricard, le moine bouddhiste, ont publié cet essai de réflexions à « L’Iconoclaste » et aux Éditions Allary. Un livre qui devrait être une véritable base de travail intérieur pour pas mal de personnes. Voici sa quatrième et dernière partie.DSCF4458couveFT

DSCF4458FTquatre. De Christophe André : « Nous vivons dans une société extrêmement toxique et d’une malignité absolue, puisqu’elle nous incite à acheter, à posséder, à accumuler, et puis au bout d’un moment elle nous pousse à jeter, non pas pour notre bien mais pour faire de la place afin d’acheter autre chose, parce que ce qui précédait n’est plus à la mode ou que c’est obsolète. (…) J’ai le sentiment qu’à un moment donné cette société d’hyperconsommation, qui attise nos désirs et crée des désirs factices, va finir par sécréter dans nos cerveaux des anticorps de manière assez naturelle. (…) La détérioration de la nature est peut-être le plus grand crime qu’on est en train d’accomplir. »

DSCF4458FTter. D’Alexandre Jollien : « Regretter le passé, croupir dans les remords bouffent une énergie considérable. Pourquoi ne pas simplement prendre acte de nos erreurs et essayer d’en tirer un enseignement ? »

DSCF4458FTbis. De Matthieu Ricard : « Il faudrait avoir la décence de ne pas conditionner les enfants à devenir accros à la consommation. Comment leur apprendre la simplicité ? En leur faisant partager la joie des choses simples. Naguère, au temps des cerises, tous les enfants étaient dans les arbres à se régaler. Aujourd’hui, les cerises restent sur les branches. Les enfants sont généralement devant leurs ordinateurs. Les jeux sont devenus de plus en plus solitaires, virtuels, violents, dénués de beauté, d’émerveillement, d’esprit de camaraderie et de plaisirs simples. Or, des recherches ont montré qu’un contact plus grand avec la nature a un impact important sur le développement cognitif de l’enfant. »

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Quand la nuit porte conseil (56) : À chaque jour, sa sagesse populaire et sa croyance ancestrale

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11056964_10206098411402391_210843509_n (2) - Copie copie2« Quand la nuit porte conseil » : citations, proverbes, paroles de vie, coutumes, légendes, croyances populaires du monde entier… proposés par Pierre Guelff.

 

Outre des éphémérides, conseils pratiques, indications astrologiques et météorologiques, l’ « Almanach des Terres de France », une coproduction des Presses de la Cité et de France Bleu, propose chaque jour une citation. En voici une par jour de la semaine, reflet de la sagesse populaire et de croyances ancestrales.france bleuDSCF4579

. Pour le lundi : chose bien commencée est à demi achevée.

. Quand Mardi gras est de vert vêtu, Pâques met des habits blancs.

. Cette citation valable pour le mercredi, l’est tout autant pour tous les jours de la semaine : l’air du matin vaut de l’or.

. Jeudi : veiller à la lune et dormir au soleil ne vaut pas richesse.

. Et, pour le vendredi, jour du poisson, disait-on : les eaux calmes sont les plus profondes.

Enfin, pour le week-end, pourquoi pas celle-ci : « Un petit chez soi vaut mieux qu’un grand chez les autres. »

Musique de Michaël Mathy

https://www.facebook.com/michael.mathy?fref=ts

Sources : « France, Belgique, Ardennes Mystérieuses », « Mémoires d’un journaliste révolté »…  de Pierre Guelff aux Éditions Jourdan.

http://www.editionsjourdan.com/index.php

 

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