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Ardennes françaises mystérieuses (17/61) : DOUZY : Des bonds encourageants

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2Les chroniques « Ardennes françaises mystérieuses, sacrées et insolites » sont inspirées de l’ouvrage et d’émissions de Pierre Guelff aux Éditions Jourdan, à la RTBF et TV5 Monde « Ardennes Mystérieuses, Insolites et Sacrées ». Musique du générique : « Le Réveil ardennais. »(youtube)

Un peu en dehors de Douzy, ce village du Pays des Trois Cantons, à la Route de Mouzon on trouve un tout petit aérodrome. Particularité : il est l’un des tout premiers à avoir connu la fameuse épopée de l’aviation.

C’est en 1908, que Roger Sommer, pionnier en la matière (et en automobile), fit quelques bonds dits « encourageants » sur une prairie de Douzy à bord d’un biplan de sa propre fabrication.

Un an plus tard, il vola plus d’une heure à une trentaine de mètres d’altitude.

Alors qu’il se dirigeait vers Calais pour tenter la célèbre traversée de la Manche (un vol d’une trentaine de minutes, en principe), le camion de Sommer, qui acheminait l’avion, tomba en panne. C’est Blériot, qui avait eu la même idée, qui entra dans l’Histoire quelques jours plus tard !

Mais, le pilote de Douzy se « vengea » quelque peu contre le sort et il battit le record du monde de durée en vol : deux heures pour 160 kilomètres à quelque 200 mètres d’altitude.

Ensuite, en 1910, il emmena dans son avion douze personnes établissant, de la sorte, le record du poids transporté !

Un musée à Douzy évoque cette époque glorieuse pour l’aviation, dont celle d’un autre pilote ardennais, Henri Louis Brégi, le premier pilote à survoler l’Afrique.

À Douzy (en patois, le village est appelé le « Pays des rallonges » !), où Charlemagne aimait séjourner, on remarque l’église néogothique Saint-Barthélemy et, à ses pieds, un monument commémorant les morts pour la patrie qu’un soldat tout habillé domine de bleu, alors que des obus font office de soutiens à une chaîne d’anneaux…

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Église Saint-Barthélemy et le soldat bleu entouré d’obus.

Il y a également, une base de loisirs « Pavillon bleu », une invitation à la pêche, à la baignade, à faire du pédalo, à se lancer sur un toboggan…, alors que, tous les deux ans, au mois de juillet, se déroule le « Douzy’k Festival » (rock) qui attire des milliers de personnes, et que le village accueille le « Centre national de gestion des missions catastrophes naturelles de grande ampleur » (tempête Xynthia, inondations dans le Var…).Douzy2FT

 

 

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Le Prix Goldman contre l’exploitation minière au Pérou

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© Goldman Environmental Prize

Il est parfois surnommé le Prix Nobel de l’Ecologie. Le Prix Goldman récompense chaque année des militants de l’environnement.Des hommes et des femmes engagés dans la défense de la nature.

Ils luttent contre la pollution, les déchets, la déforestation, l’exploitation minière ou les expulsions de peuples autochtones. Tous les ans, 6 lauréats répartis en six zones géographiques sont ainsi distingués. Cette année, le 27ème Prix Goldman récompense notamment la péruvienne Máxima Acuña Chaupe.

Qui sont Máxima Acuña Chaupe et sa communauté ?

© Goldman Environmental Prize
© Goldman Environmental Prize

« Máxima est une Péruvienne de l’Altiplano andin, de la région de Cajamarca, dans le nord du Pérou. Elle vit à 3000 mètres d’altitude avec sa communauté. Elle pratique une agriculture vivrière depuis 1994 avec son mari. Ses terres sont revendiquées depuis 2011 par le consortium de multinationales Yanacocha qui développe le mégaprojet minier Conga.

Les habitants de cette région sont de culture Quechua. Ils vivent de la terre et entretiennent avec elle un rapport très spirituel. La terre est une entité vivante, la terre mère, et est respectée comme telle. De nombreuses associations qui défendent la terre contre le projet Conga, ont pris comme slogan « défendre la terre et tous ceux qui nous donnent la vie, particulièrement l’eau ». Un des slogans fort est « Oui à l’eau, Non à l’or ». »

Depuis 2011, Maxima s’oppose aux entreprises d’extraction d’or. Sa lutte et la mobilisation des communautés locales sont un symbole fort de la résistance à l’extractivisme. Pourquoi cette mobilisation ? Quel est l’enjeu ?

« Máxima, avec d’autres membres de sa famille et de sa communauté, tente d’empêcher l’installation de l’entreprise Yanacocha, sur ces terres, pour ce qui serait l’une des plus grandes mines à ciel ouvert d’Amérique latine. Le projet nécessiterait de vider cinq lagunes, soit pour récupérer l’or qui est en dessous, soit pour y déverser quotidiennement 90.000 tonnes de déchets miniers accompagnés de substances toxiques pendant 17 ans. La technique utilisée nécessiterait le déversement massif de cyanure dans la nature et utiliserait 11 millions de mètres cubes d’eau chaque année. On se rend compte que le projet menace de détruire le complexe hydrique local, qui canalise les infiltrations d’eau de pluie tout en alimentant les champs et les villages de la région. C’est tout un mode de vie ancestral qui est menacé et tout un équilibre que ces communautés maintiennent de puis très longtemps.

La mobilisation est tenace et massive. Il y a des rondes paysannes qui se sont montées pour assurer une présence permanente sur les sites menacés, pour surveiller que le projet ne démarre pas. Dès la fin 2011, des milliers de personnes ont campés à plus de 4000 mètres d’altitude au plus près des sites et des lacs menacés pour les protéger. Plusieurs grèves générales ont paralysé toute la région de Cajamarca. Des conflits locaux ont également éclatés. L’entreprise applique le « diviser pour mieux régner ». Elle va offrir de l’argent à certains membres de la communauté et pas à d’autres pour susciter des jalousies. Elle promet des emplois  en échange du soutien inconditionnel au projet. Cela brise des familles, des solidarités entre voisins. Ce sont toutes sortes de pratiques qui s’apparentent au chantage et à la corruption, et visent à briser la solidarité et le sentiment d’appartenance à la communauté. »

© Goldman Environmental Prize
© Goldman Environmental Prize

Une lutte environnementale, une lutte humaine, qui peut parfois être violente, au prix de la vie de certains militants.

« Cette mobilisation a déjà couté la vie à cinq personnes, suite à la déclaration d’état d’urgence dans la région en 2012. C’était des leaders paysans victimes de la répression violente qui s’abat sur toute forme de contestation du projet. 110 opposants dont des élus locaux sont poursuivis en justice. Il y a une criminalisation de la protestation. Il y a aussi une forte collusion entre l’entreprise et le gouvernement. Les lagunes visées par le projet sont gardés par des policiers mis à disposition par l’état et directement rémunérés par l’entreprise. Ces moyens considérables visent à empêcher toutes mobilisations qui sont désastreuses pour l’entreprise et pour l’image du gouvernement péruvien. Le président avait pourtant fait campagne en 2011 sur le fait qu’il défendrait l’eau plutôt que l’or dans ce genre de conflits environnementaux. C’est une ironie de très mauvais goût.

La répression est particulièrement visible dans le cas de Máxima. L’entreprise a vraiment eu recours à tous les moyens pour l’expulser de ses terres. On lui a volé son bétail, elle a été menacée de mort, on lui a incendié ses biens, torturé ses animaux. Elle a été frappée avec sa fille par des policiers. Elle ne peut plus se déplacer librement ni vendre ses produits agricoles sur le marché, ce qui pose énormément de problèmes financiers à sa famille. »

France Libertés est très en pointe dans le soutien à cette lutte.

« France Libertés soutient la lutte contre le projet Conga depuis plus de 5 ans et avait organisé plusieurs actions pour donner la parole à ces résistants péruviens et mettre en lumière les enjeux de leur combat. En septembre 2013, à Genève, nous avions ainsi organisé un side-event à l’occasion la réunion du 24e Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU. Milton Sanchez, président de la plateforme interinstitutionnelle de Celendín au Pérou (qui regroupe toutes les associations locales qui luttent contre le projet Conga), avait pu présenter l’impact humain du projet minier Conga à Cajamarca et dénoncer les atteintes aux droits fondamentaux. En mai 2014, c’est Máxima Acuña Chaupe qui prenait la parole dans une conférence de presse dans les locaux de France Libertés. Et en février 2014 et mars 2015, plusieurs déclarations de France Libertés aux Nations Unies sont venues appuyer les revendications des communautés de Cajamarca. »

Que peut apporter le Prix Goldman pour Máxima et les siens ?

« C’est très positif puisqu’il va donner de la visibilité à cette lutte et aux violences que subit Máxima au quotidien. Mais l’obtention d’un prix, malgré la notoriété qu’il apporte, ne suffit pas à protéger un défenseur des droits de l’homme et de l’environnement comme elle, étant donné les menaces qui pèsent sur elle et sur ses proches.  L’exemple de Berta Caceres, titulaire du prix Goldman en 2015 est frappant. C’était une leader indigène du Honduras qui a été assassinée au mois de mars 2016 suite à sa lutte contre des projets de barrages hydroélectriques. Même si un prix donne davantage de visibilité à une personne, elle ne la protège pas contre la répression et les assassinats. Mais on espère que cela ne se passera pas comme çà pour Máxima. Il faut rester vigilant et ne pas prendre çà pour acquis. » 

Berta Caceres, Prix Goldman 2015, assassinée en mars 2016 © Goldman Environmental Prize
Berta Caceres, Prix Goldman 2015, assassinée en mars 2016 © Goldman Environmental Prize

Et le prix Goldman, c’est aussi 125000 dollars pour le lauréat et sa communauté pour les aider à poursuivre le combat et la mobilisation pour leur région.

 

Pour aller plus loin :

 

 

Méditerranée : le royaume perdu des requins – le « radio » making of !

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C’est avec Stéphane GRANZOTTO, réalisateur du  documentaire « Méditerranée, le royaume perdu des requins »  que vous allez apprendre comment  et pourquoi ce documentaire  a été créé, les lieux, et les conditions  du tournage, et ceux qui ont participé.  Un documentaire à découvrir ou  redécouvrir par son « radio  making of «  !

http://www.longitude181.org                       http://www.longitude181.org/store/products/dvd-mediterranee-royaume-perdu-des-requins/

Laissez-nous faire d’Alexandre Jardin (Pocket)

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« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

PGF avril 2015 - Copie (3) copie« Le vrai moment de vérité pour nos générations approche. Les partis (politiques) calcifiés ne changeront pas, parce qu’ils ne le peuvent pas. S’ils en étaient capables, nous le saurions déjà. Nous, les citoyens bienveillants, devons désormais compter sur nous et que sur nous. C’est à nous d’agir ! Je nous accuse tous de continuer à espérer je ne sais quel homme providentiel au lieu de ne compter que sur nous, les citoyens ! »

9782266261487ft300Voici en quelques extraits, un premier constat d’Alexandre Jardin dans son essai « Laissez-nous faire ! On a déjà commencé » publié chez Pocket avec, en sous-titre, « Aux actes citoyens ! »

Cela me rappelle qu’en 1973, j’avais été sublimé par la chanson « Il n’y a plus rien » de Léo Ferré…

 

Musique : Léo Ferré, enregistrement en public en 1972 https://www.youtube.com/watch?v=qOm9D46MHuY

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Poursuivons la lecture d’Alexandre Jardin : « Comme je le crie dans ce livre, le vrai problème c’est nous. Donc la solution c’est nous. »

Que préconise l’auteur ? « Des citoyens à l’œuvre, des Faizeux pas des Diseux ! Des courageux actifs qui règlent nos problèmes, non pas à notre place mais avec nous. Plus de deux cents solutions concrètes ont déjà été fédérées en moins de deux années depuis que le mouvement « Bleu Blanc Zèbre » a été lancé. « Un mouvement civique, une révolution solidaire et pragmatique. »

Mais, pourquoi, donc, Alexandre Jardin se lança-t-il dans pareille aventure citoyenne ? J’ai retenu une explication parmi d’autres : « Je ne voulais pas perdre ma confiance ensoleillée dans l’Homme au contact du cynisme politique ; et finir vinaigre, moralement détérioré et décharmé de tout ce qui compte par un milieu sans joie qui tient la capacité à tuer pour une haute vertu. »

Photo Léo Ferré : Universal Music France

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Quand la nuit porte conseil (60) : Sagesse ou ironie

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PGF FT300« Quand la nuit porte conseil » : citations, proverbes, paroles de vie, coutumes, légendes, croyances populaires du monde entier… proposés par Pierre Guelff.

 

Lors de mes nombreuses lectures, il m’arrive de relever l’une ou l’autre phrase et, pour la présente chronique, j’en ai sélectionné quatre à des sources diverses. Chacun y verra, ou non, une certaine sagesse ou ironie.

 

« Comment voulez-vous gouverner un pays qui a 24 variétés de fromage ? » s’interrogea Charles de Gaulle.

 

« Quand tu dis : « Dieu a créé l’homme à son image » et quand tu dis « L’homme a créé Dieu à son image », tu crois dire le contraire or, pourtant, le résultat est le même : Dieu et l’homme se ressemblent dans les deux déclarations ! C’est une antinomie, ou conjugaison des opposés », expliqua un linguiste.

 

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Un livre d’Alexandre Jardin, dont il est aussi question dans notre chronique « Littérature sans Frontières »

« Un jeune sans mots se servira inéluctablement de ses poings. En lui inoculant le virus de la lecture on le vaccine contre l’échec scolaire, donc contre l’exclusion sociale et le cruel bannissement du marché du travail », selon Alexandre Jardin.

 

« J’aime l’histoire par-dessus, mais si elle ne sert pas à mieux penser le présent, elle n’est qu’érudition vide… » d’après Luc Ferry.

Musique de Michaël Mathy

https://www.facebook.com/michael.mathy?fref=ts

 

Sources : « France, Belgique, Ardennes Mystérieuses », « Mémoires d’un journaliste révolté »…  de Pierre Guelff aux Éditions Jourdan.

http://www.editionsjourdan.com/index.php

 

 

 

Ardennes françaises mystérieuses (16/61) : CLAVY-WARBY : Saint Matthieu à l’eau !

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2Les chroniques « Ardennes françaises mystérieuses, sacrées et insolites » sont inspirées de l’ouvrage et d’émissions de Pierre Guelff aux Éditions Jourdan, à la RTBF et TV5 Monde « Ardennes Mystérieuses, Insolites et Sacrées ». Musique du générique : « Le Réveil ardennais. »(youtube)

 

Saint Matthieu est l’un des douze apôtres du Christ chargés d’annoncer « la venue de la paix et du salut de Dieu » et, également, évangéliste fêté » le 21 septembre en Occident et le 16 novembre en Orient.

 

 

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« La parabole des aveugles » d’après Pierre Bruegel l’Ancien (1525/1530-1569).

 

 

Il est généralement symbolisé en homme ailé car ses écrits débutent par la généalogie du Seigneur : « Voici la liste des ancêtres de Jésus-Christ, descendant de David, lui-même descendant d’Abraham… »

C’est Matthieu (Nouveau Testament 15,14) qui, aussi, évoqua la célèbre parabole des aveugles : « Si un aveugle conduit un autre aveugle, ils tomberont tous les deux dans un trou. »

 

Au XIVe siècle, les habitants de Neufmaison, commune située à l’ouest de Charleville-Mézières, sont-ils subitement devenus aveugles ?

En effet, saint Matthieu y était leur patron fort estimé mais la sécheresse se mit à sévir au grand désarroi des habitants qui, en colère, jetèrent la statue du saint dans la rivière Thin toute proche.

La sculpture flotta et fut récupérée par des habitants de Clavy-Warby, village situé à quelques centaines de mètres de Neufmaison.

Ils adoptèrent la statue, lui firent fête dans leur église, nommèrent saint Matthieu patron de leur entité et firent du 21 septembre leur fête patronale.

Fort marris et repentants, les habitants de Neufmaison craignant des représailles de la part de l’évangéliste, réclamèrent leur statue aux habitants de Clavy-Warby. Ceux-ci refusèrent catégoriquement !

Néanmoins, les autorités tranchèrent la discorde : la statue fut rendue à Neufmaison et Clavy-Warby put maintenir le droit de célébrer la fête patronale le 21 septembre. Un jugement à la Salomon ou à la Ponce Pilate ?

Neufmaison et Clavy-Warby font partie du canton de Signy-l’Abbaye.

L’abbaye Notre-Dame de Signy fut fondée au début du XIIe siècle. Une intense activité commerciale avec l’Europe, gage de richesse, put être établie grâce à des fouilles archéologiques entreprises à la Porterie de Signy.

Les moines exploitaient des ardoisières, faisaient l’élevage de moutons, d’agneaux…. L’abbaye fut vendue comme bien national en 1793, entièrement démolie et sa bibliothèque complètement brûlée. Un signe de saint Matthieu ?

Heureusement, pour contredire ce funeste destin, il y a le magnifique Château de Clavy-Warby dont les fondations remontent au XIIe siècle, la jolie petite rivière Thin – sous-affluent de la Meuse -, cours d’eau de première catégorie, « une rivière à truites », du calme, de l’air pur, bref, une agréable région propice à la randonnée et à la détente…

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Sous le regard du loup de Gilles Laporte (Les Presses de la Cité)

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PGF avril 2015 - Copie (3) copie« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff sur « Fréquence Terre- Radio France Internationale ».

Presqu’une décennie après Mai 68, « les filles voulaient prendre la pilule et le large, les garçons prendre les filles, les parents prendre le parti de ne rien voir du flagrant délire de rejetons que les vieux chargeaient désormais de tous les maux du monde », dont celui que le presbytère d’un village lorrain était vide, faute de curé…

Ainsi, dès les premières lignes du roman « Sous le regard du loup » de Gilles Laporte, plume marquante aux « Presses de la Cité », le ton et l’envol sont donnés pour quelque 380 pages d’un récit palpitant, chaleureux, où la fraternité et l’amour se devaient de dominer la haine et la violence.

9782258133709ftDans cette histoire de terroir, l’auteur traite avec autant de profondeur l’âme humaine que la Nature, celle avec N. Ainsi, Claude, paysan lorrain, répondit-il à un curé qui lui reprochait son peu d’engagement chrétien : « C’est tous les jours que les bras de Dieu s’ouvrent pour moi, quand je retrouve mes animaux à l’étable ou à la prairie et que je vois pousser mes blés ! Ma messe à moi, c’est le chant des oiseaux au lever du jour… »

Quand il trouva huit brebis de son troupeau massacrées, on imagine son désarroi. Et puis, dans la région, ce furent des génisses tuées sauvagement, des bœufs, agneaux, poulains… qui subirent pareil sort. « C’est un loup ! » clamaient les gens en organisant des battues avec l’aide des autorités.

Marie, la fille de Claude, étudiante en philosophie à Nancy, décida d’élucider cette situation. Sa rencontre avec un journaliste couvrant les événements s’avéra déterminante. Un hasard, cette rencontre ? Voici la réponse de la belle Marie à Guillaume, le plumitif d’origine normande : « Le hasard n’existe pas. Il n’est que prétexte de paresseux qui renoncent à comprendre la vraie nature des êtres, des phénomènes, des choses, et de la prodigieuse mécanique du monde. »

Alors, à travers un splendide récit, Marie et Guillaume entonnèrent un véritable hymne à la Nature : « La planète terre ne nous appartient pas. Elle n’appartient à aucun en particulier des êtres vivants qui la peuplent. Nous n’avons pas plus de droits que les animaux et les végétaux, pas moins non plus. » Dans une région où les chasseurs étaient rois, comment ce discours allait-il être accueilli, surtout lorsqu’elle déclara publiquement  « Ce n’est pas un loup qui a tué ! » ?

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Quand la nuit porte conseil (59) : Petit geste et évidence

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11056964_10206098411402391_210843509_n (2) - Copie copie2« Quand la nuit porte conseil » : citations, proverbes, paroles de vie, coutumes, légendes, croyances populaires du monde entier… proposés par Pierre Guelff.

 DSCF4579Dans de précédentes chroniques, je vous ai déjà dit tout le bien que je pensais de « L’Almanach Terres de France » publié conjointement par « Les Presses de la Cité » et « France Bleu ».

Aujourd’hui, voici une suggestion de cette publication qui n’en manque pas : « Le petit geste écolo » à effectuer dans son appartement ou à la maison. france bleuAinsi, on sait que certaines plantes rejettent peu de gaz carbonique mais, en revanche, absorbent des produits polluants néfastes pour la santé, tels des éléments contenus dans des colles, des vernis, des solvants et des diluants pour peintures. Dans ce cas, les plantes recommandées sont le ficus et du lierre pour purifier l’air. Dès lors, n’hésitez pas à en décorer votre intérieur !

Et puis, ce petit dicton plein de bon sens pour nous rappeler une évidence qui, trop souvent, semble galvaudée : « Mieux vaut pain sans nappe que nappe sans pain ! ».

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Musique de Michaël Mathy

https://www.facebook.com/michael.mathy?fref=ts

 

Sources : « France, Belgique, Ardennes Mystérieuses », « Mémoires d’un journaliste révolté »…  de Pierre Guelff aux Éditions Jourdan.

http://www.editionsjourdan.com/index.php

 

Ardennes françaises mystérieuses (15/61) : CHOOZ : Village numérique

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2Les chroniques « Ardennes françaises mystérieuses, sacrées et insolites » sont inspirées de l’ouvrage et d’émissions de Pierre Guelff aux Éditions Jourdan, à la RTBF et TV5 Monde « Ardennes Mystérieuses, Insolites et Sacrées ». Musique du générique : « Le Réveil ardennais. »(youtube)

Outre une (tristement, sur le plan écologique) centrale nucléaire célèbre (mise en service en 1967, à laquelle furent ajoutées d’autres centrales), un imposant pont sur la Meuse, une sculpture monumentale « Prométhée », Chooz porte l’appellation officielle de « Village numérique ».

À savoir ? « Chooz s’inscrit résolument dans la dynamique des nouveaux usages des N.T.I.C. (Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication) initiées sur d’autres territoires et porte comme conviction que l’expérimentation de terroir apporte un contrepoids au discours théorique sur l’aménagement du territoire. »

À Chooz-numérique, il est donc question de salle équipée d’ordinateurs à la disposition des habitants, d’un atelier de numérisation, d’un Atelier de Mémoire (et mémoire collective regroupée sur Internet), d’adresse électronique pour chaque habitant, de réseau câblé de télévision raccordé à 100%…

 

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Chooz village numérique : www.chooz.com

 

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Les Enfants de Salomon (1/7) : Une école de vie et de savoir-faire (Éditions Dervy)

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PGF avril 2015 - Copie (3) copie« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

 « Certains compagnonnages comptaient dans leurs rangs des artisans correctement alphabétisés (…) et certaines archives ont permis d’importants progrès dans la connaissance des traditions compagnonniques. L’image qui s’en dégage nous montre des hommes qui étaient quelquefois d’un haut niveau d’instruction et qui n’attendirent pas la naissance de la Franc-Maçonnerie spéculative pour spéculer sur les symboles, qu’il s’agisse d’outils ou des arcanes de la géométrie. »

L’ouvrage « Les Enfants de Salomon » d’Hugues Berton et de Christelle Imbert (Éditions Dervy), lourd et riche d’un millier de pages, se veut donc un travail de « recherche et de vérification, l’essentiel des textes et des références sur lesquels s’établirent l’histoire et la rituélique ancienne du Compagnonnage et de la Franc-Maçonnerie Opérative. »

DSC01834bis300couveEt, de préciser avec importance : «  Si ces deux sujets doivent absolument rester distincts, il n’en demeure pas moins que ces mouvements plongent l’un et l’autre une partie de leurs racines dans les substrats culturels communs ou, plus généralement, similaires – ainsi, notamment, de l’importance que tous accordent à la construction du temple de Salomon. »

Compagnonnage et Franc-Maçonnerie, selon l’ouvrage aux multiples citations, sont deux sociétés qui influencent l’élaboration de regroupements d’hommes et de femmes (…) assurant la cohésion sociale et l’élévation morale et spirituelle de leurs membres. Du moins, tel est le double espoir qui ressort d’une grande partie de ce livre majeur sur pareils concepts universels qui traversent le temps et l’espace. « Tout cela s’inscrit dans la conception qu’une société sans passé ne saurait se développer harmonieusement dans le présent ni se projeter dans l’avenir ».

Ainsi, comme le spécifient encore les auteurs, « dans toute société traditionnelle, la transmission du savoir (tant manuel qu’intellectuel) et de la connaissance est une donnée essentielle. Alors, tour à tour, on découvre les éléments qui tissent ce livre (et de prochaines de mes chroniques) : la tradition, le mythe, le sacré, les rites, des métiers et confréries, l’art de la mémoire, Maître Jacques, le Père Soubise, le roi Salomon, l’opérativité, des charpentiers, des filandières, des tailleurs de pierre, des mystères médiévaux…, le tout sur fond culturel immatériel de l’humanité qu’est le Compagnonnage, école de Vie, de savoir-faire et de savoir être.

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