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Ardennes françaises mystérieuses (26/61) : HARGNIES : De l’autre côté, les hommes

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3Les chroniques « Ardennes françaises mystérieuses, sacrées et insolites » sont inspirées de l’ouvrage et d’émissions de Pierre Guelff aux Éditions Jourdan, à la RTBF et TV5 Monde « Ardennes Mystérieuses, Insolites et Sacrées ». Musique du générique : « Le Réveil ardennais. »(youtube)

Le titre de ce chapitre, « De l’autre côté, les hommes », consacré à Hargnies, a été directement emprunté au panneau communal « officiel » ! Que se cache-t-il derrière lui ?

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Il s’agit d’un village fleuri situé dans une clairière de la forêt ardennaise, village dont l’origine remonte au IXe siècle.

L’église Saint-Lambert a un aspect défensif avec sa tour carrée, ses meurtrières et ses remparts. De là part le chemin menant au cimetière et à la chapelle Saint-Roch.

Mais, Hargnies est aussi une commune réputée pour sa charcuterie (boudin, pâté, jambon…) au point que le JT de 13 heures de TF1 lui consacra un reportage spécifique : « C’est le village où la charcuterie est reine ! Quatre charcuteries pour 500 habitants ! »

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Un passage entre deux mondes…

Il y a aussi la fête estivale dévolue au cheval ardennais et un environnement fort agréable composé de fontaines.

À l’une d’elles, j’ai lu ce texte signé par des « Elfes de l’eau » :

 

« Les fontaines, un passage entre deux mondes

Sois prudent, comme les gens d’ici…

Quand les loups des ténèbres rôdaient,

Ils ont vénéré saint Hubert

Quand les armées de l’Ombre pillaient

Ils ont attendu le Cheval Bayard,

Un espoir de féérie dans le cœur

Quand les bergers étaient pétrifiés,

Ils ont évité les Roches du Diable

Alors, éloigne le gouffre du Démon,

Chasse les Croqueurs d’Os

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Ouverture sur l’univers des elfes de l’eau…

Repousse la nuit

Choisis la lumière de notre monde

Franchis la transparence de l’eau

Plonge dans ton propre reflet

Enfile les lettres patiemment :

le mot magique est la clef

de l’une des quinze portes-fontaines

qui s’ouvrent sur notre univers

Nous t’attendons… »

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Intolérances alimentaires, sensibilités, allergies, Comprendre et vivre avec

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Intolérances alimentaires, sensibilités, allergies

Florence Arnaud présente un ouvrage très accessible pour faire le point sur les intolérances alimentaires
et apporter des solutions concrètes pour bien vivre avec. Elle propose d’abord de distinguer « allergie »,
« intolérance » et « sensibilité » pour mieux en identifier les causes, invitant chacun à modifier bien plus que son alimentation. Puis, un guide détaillé liste les aliments de substitution pour remplacer les céréales, les produits laitiers, les œufs, etc. L’auteur donne ensuite de nombreux conseils très pratiques pour organiser la vie quotidienne, en particulier celle des enfants (éviter la contamination entre ingrédients, planifier les menus, lire les étiquettes, aller au restaurant, déjeuner à la cantine, expliquer son allergie à des tiers…).
Enfin elle propose avec Véronique Chazot 80 recettes sans lait, ni œuf, ni gluten.
Le livre est illustré par des dessins de Marie Crayon. Florence Arnaud est chercheuse en droit. Membre d’une famille poly-intolérante, elle a appliqué des méthodes rigoureuses de recherche pour réunir des informations et trouver des réponses.
Elle anime également le blog makanaibio.com.
Véronique Chazot est enseignante. Pour répondre aux intolérances alimentaires de sa famille,
elle a créé des recettes adaptées aux régimes « sans ».
Disponible le 8 avril 2016 – 224 pages – 19 € – Collection Conseils d’expert – Éditions Terre vivante
En librairies et magasins bio et sur boutique.terrevivante.org

Préserver l’eau est vital… même en vacances

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© Philippe Boury

En vacances aussi, la préservation de l’eau est vital.

Cela faisait longtemps qu’on l’attendait, mais, mine de rien, l’été pointe son nez. Pas sûr que la clémence du temps perdure, mais une chose est vraie : les vacances sont là. Et pour ceux qui en ont la possibilité, ces congés seront synonymes de changement d’air. Partir, s’évader du quotidien, découvrir d’autres horizons.
Et comme à chaque fois que l’on s’échappe de la routine habituelle, certaines habitudes ont tendance à être mises de côté. Comme celles qui, tout au long de l’année, nous ont fait prendre soin de notre environnement. Alors, même loin de notre domicile, conservons les mêmes réflexes qu’à la maison. Des gestes responsables pour préserver la nature en général, et notre ressource en eau en particulier.

Petit rappel : nous consommons en moyenne 137 litres d’eau par jour, soit l’équivalent d’une baignoire entière ! Mais seulement 7% de cette consommation passent dans notre alimentation. Le reste sert à notre toilette, part dans les sanitaires ou est utilisé pour laver notre linge. L’été, dans les zones côtières, la population peut souvent être multipliée par 10 ou 20. Mais les stations de traitement des eaux usées ne sont pas toujours à la hauteur de cette surpopulation. Et si l’on part à l’étranger, ayons conscience qu’en tant que touriste, nous pouvons utiliser de 7 à 10 fois plus d’eau qu’un autochtone pour arroser ses cultures et se nourrir. Loin de chez soi, il convient donc de faire encore plus attention à sa consommation.

Le matin, même s’il peut être agréable de se prélasser dans un bon bain, le bilan de ce moment de détente est peu reluisant. Ce confort nécessite entre 120 et 200 litres ! Alors que sous la douche, seulement 50 litres d’eau sont nécessaires, à condition bien sûr de ne pas y rester des heures ! D’autant que, si l’on est en camping, on risque aussi d’agacer nos voisins qui vont faire la queue et découvrir que le ballon d’eau chaude des sanitaires collectifs est vide. D’où une surconsommation d’électricité ou de gaz pour le propriétaire, qui, l’an prochain, n’hésitera pas à augmenter la facture pour couvrir notre inconséquence.

Le coup de frais à la voiture n’est pas nécessaire pendant ce repos estival. Mais si l’envie irrépressible nous prend de lui faire sa toilette, allons dans les stations de lavage. Ce ne sont que 60 à 110 litres d’eau qui seront utilisés contre 200 litres pour un lavage maison, à moins d’être très doué. Mais là, il y a le risque de déverser les produits lessiviels dans les égouts. Ce qui n’est pas du meilleur effet !

© La Passiflore
© La Passiflore

Il faut veiller aussi à ce que l’on déverse dans les canalisations et les égouts. Les produits toxiques, phytosanitaires, les restes de peinture ou les huiles de vidange sont un poison pour l’environnement. Pour nos travaux d’été, pensons à rapporter les restes de produits à la plateforme de recyclage plutôt que de les vider dans notre évier.

Ne pas se débarrasser non plus des médicaments dans les WC ou dans la poubelle. Relâchés dans la nature sans traitement, les médicaments bouleversent l’écosystème. Un détour chez le pharmacien est obligatoire.
Et d’une manière générale, ne confondons pas les WC avec une poubelle. Mégots, serviettes hygiéniques, tampons périodiques ou préservatifs sont la plaie des fosses septiques et perturbent le bon fonctionnement de la station d’épuration.

Au-delà de ces précautions pour préserver l’eau, beaucoup d’autres gestes simples permettent de protéger la nature.  Des bons réflexes au quotidien, pour soulager le porte-monnaie tout en épargnant notre ressource vitale en eau.

 

Pour aller plus loin :

 

[youtube]https://youtu.be/8phLHPTNBGs[/youtube]

 

 

CORAL GUARDIAN : Préserver le corail et les communautés qui en dépendent !

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CORAL GUARDIAN est une association française qui travaille pour la conservation du corail de façon très locale , en Indonésie,   en faisant des projets modèles reproductibles pour les populations indonésiennes. Martin Colognoli, président et co-fondateur de CORAL GUARDIAN, nous parle des pratiques, des méthodes , des actions et des résultats obtenus.

http://www.longitude181.org   http://www.coralguardian.org

 

 

2016, l’année du dérapage climatique

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© Piero – Altermondes

2016 sera-t-elle l’année du dérapage climatique ?

C’est la question que pose le directeur de France Libertés dans une tribune publiée sur le Huffington Post. Six mois après la COP 21, la question du climat a disparu des Unes de la presse. Pourtant, certains signes sont alarmants.

Dans cette tribune, vous tentez d’attirer l’attention des médias sur une étude américaine plutôt inquiétante.

« On sait qu’il y a quelques mois, le niveau de concentration de CO² dans l’air a dépassé les 400ppm (particules par mètre cube d’air), notamment sur Hawaï et dans des zones très peuplées. Ce qu’apporte cette nouvelle enquête, c’est que ce niveau a été dépassé dans une station météo basée au sud du Pôle Sud, dans une zone extrêmement protégée. C’est la première fois depuis 4 millions d’années, qu’il y a autant de CO² dans l’air. Derrière ce chiffre, il faut être conscient de l’accélération la pression de nos modes de vie sur la température et sur la concentration de carbone.

On est dans un moment de l’humanité où l’ensemble des acteurs politiques, économiques et citoyens devraient avoir les yeux rivés sur ces statistiques afin de se poser les bonnes questions : comment transforme-t-on nos sociétés pour lutter fortement contre ce changement climatique ? Malheureusement, quand une telle étude sort, on n’en parle absolument pas. On parle de foot, de Brexit, d’élections, de croissance… Mais on ne regarde pas l’évidence : l’accélération de ce processus. »

Cette accélération du processus de réchauffement, on la voit clairement dans la tribune que vous publiez sur le Huffington Post. Il y a deux graphiques, l’un sur la température du globe et l’autre sur la concentration de CO² dans l’air. Et c’est saisissant.

« Comme tous les scientifiques le disent, il y a un moment où le climat risque de s’emballer. Et le jour où le climat s’emballe, on ne peut plus rien faire. C’est donc plus qu’une urgence. Il faut absolument qu’il y ait une reprise en main de nos sociétés pour faire en sorte que cette problématique de la lutte contre le changement climatique ne soit pas une option ou un thème politique pour une rencontre comme la COP21. Elle doit être une urgence de tous les jours dans la transformation des sociétés qui sont les nôtres. »

Température du Globe
Température du Globe
Concentration de CO² dans l'air
Concentration de CO² dans l’air

Concrètement, quels sont les facteurs aggravants, responsables de cet accélération ?

« Pour les scientifiques, il est clair que le niveau de CO² dans l’air est l’élément le plus important. Nous sommes à un moment de l’humanité où il y a tout un tas de sociétés qui émergent en terme économique et qui impactent autant, voire plus que nous, en terme de CO² sur la planète. L’humanité n’a jamais produit autant de CO². L’atmosphère, c’est exactement comme une bouteille. La concentration de CO² dans l’atmosphère, c’est comme si l’on remplissait une bouteille d’eau. Plus la bouteille est pleine, plus elle est lourde et plus elle pèse sur le climat. Plus cette accélération se produit, plus les impacts sont évidents et rapides.

Il ne faut pas penser que les choses vont rester en l’état et vont s’accélérer tout doucement et que ce sera pour d’autres générations. Cette accélération peut être exponentielle. Il faut lire notamment les rapports du GIEC sur cette question. Le GIEC essaie vraiment de nous alerter. Pour beaucoup de gens, le GIEC s’emballe ou est trop pessimiste. Or, c’est l’inverse. Le GIEC essaie de convaincre les acteurs politiques, uniquement sur des données dont ils sont absolument certains. Ils ne sont pas sur un scénario catastrophe, mais sur un scénario réaliste. Le risque que l’on court aujourd’hui, c’est que, au lieu de freiner nos productions de CO², on les augmente tous les ans. Les schémas que nous proposent les scientifiques risquent donc fort d’être dépassés. Il faut que l’opinion publique comprenne que, non seulement les scientifiques sont prudents, mais ils sont même probablement plutôt optimistes par rapport aux évolutions du climat. Et cela risque d’être plus violent qu’il n’y parait. »

Face à ce dérapage climatique que vous dénoncez, que faire concrètement ?

« Il est essentiel que les citoyens soient conscients de cette urgence pour peser sur les acteurs politiques. Mais il faut surtout que les politiques et les acteurs économiques comprennent que la fête du capitalisme néolibéral est terminée et que l’on doit rentrer dans une aire d’une économie climatique. On ne peut plus envisager l’avenir de nos économies et de nos politiques sans prendre en compte de façon très importante cette problématique du changement climatique. C’est ce que répète Nicolas Hulot souvent. Il l’a répété sur le cas de Notre-Dame des Landes, en disant que l’on ne pouvait pas d’un coté, signer l’accord de la COP21, et construire l’aéroport de Notre-Dame des Landes.

L’accord de la COP21 n’est absolument pas à la hauteur du défi climatique. Si on n’est même pas capable, politiquement et économiquement, de respecter l’accord de la COP21, alors on est très mal parti. Il faut une prise de conscience globale pour que 2016 ne reste pas l’année du dérapage climatique, l’année où l’on aura pris conscience que les choses sont en train de s’affoler. »

© France Libertés
© France Libertés

Pour aller plus loin :

 

[youtube]https://youtu.be/oycR04ylQwY[/youtube]

 

 

Mourir et renaître

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PGF FT300« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

De nombreux auditeurs de notre station ont porté un réel intérêt à la chronique « Mourir, puis donner la vie » et au « Jardin-Forêt de la Métamorphose » diffusée le 21 mai 2016 et encore disponible en podcast sur notre site.

sous-le-regardAujourd’hui, pour davantage illustrer cette chronique et, aussi, celle dévolue au remarquable essai « Sous le regard des dieux » de Christiane Desroches Noblecourt (Albin Michel) diffusée le dimanche 3 juillet 2016 et tout aussi disponible en podcast, voici un extrait qui corrobore la théorie et la pratique du cycle vie-mort-vie et où il est question de la symbolique funéraire égyptienne :

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« Sarcophagi », exposition au Musée du Cinquantenaire de Bruxelles, photo Pierre Guelff.
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« Sarcophagi », exposition au Musée du Cinquantenaire de Bruxelles, photo de Pierre Guelff.

« Représentés en momie, les shaouabti sont l’image lointaine du défunt en tant qu’Osiris qui flotte dans l’eau. L’inscription figurant sur la statuette précise que le défunt doit effectuer les travaux des champs. Pour que ce soit bien clair, il emporte avec lui sa houe pour bêcher et le sac de grains peint sur son dos. Mais que va-t-il faire ? Va-t-il fumer son narguilé pendant que ses domestiques et ses contremaîtres font le travail spirituel à sa place ? Tout cela est invraisemblable. Ce travail, assigné au mort, désigne certainement, d’une manière symbolique, l’énergie du mutant, la lente transmutation du cadavre en humus… (…) Les trépassés travaillent à la renaissance de l’Égypte. (…) Voilà sans doute pourquoi, dans la Vallée des Rois, certaines inscriptions traitaient Osiris de « pourri ». Tout cela se tient parfaitement. Osiris est « pourri » parce qu’il est en pleine germination. (…) Anubis est représenté par un chien aux oreilles pointues. On pense qu’il serait le prototype d’Horus. C’est lui qui préside à la transformation de la pourriture en un être renaissant. Il sert de catalyseur : la momie en décomposition va devenir soleil. Osiris pourrissant est aussi une graine porteuse de vie. (…) Le corps fait partie intégrante de la terre d’Égypte. Une fois mort, l’Égyptien redevient le corps de l’Égypte. »

Il reste, en ce XXIe siècle, à ce que le monde politique promulgue enfin une loi autorisant l’humusation et non seulement l’enterrement et la crémation.

 

 

 « Sous le regard des dieux » de Christiane Desroches Noblecourt (Albin Michel)

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PGF FT300« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

– Pourquoi avoir choisi l’Égypte et pas la Grèce ou la Mésopotamie ?

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Le Scribe (Photo Pierre Guelff)

– Il m’a suffi de voir la Vénus de Milo. Elle est d’une plastique splendide, mais quelle lourdeur. Regardez ses yeux : ils sont vides, totalement vides ! Voyez le Scribe : chaque fois que je passe devant lui au Louvre, son regard me pétrifie, après toutes ces années. C’est qu’il y a, dans ce regard, toute une civilisation qui s’exprime.

J’ai aussi vu et revu de près ce regard, je l’ai photographié sous tous les angles tant j’étais subjugué. Dès lors, inutile de vous dire que la réponse donnée par Christiane Desroches Noblecourt dans un remarquable ouvrage d’entretiens titré « Sous le regard des dieux », publié chez Albin Michel, n’a fait que confirmer mon ressentiment de simple visiteur dudit musée.

sous le regardCe livre évoque le siècle – elle est décédée à 98 ans – d’une égyptologue de réputation mondiale grâce à des descriptions, anecdotes, pans d’Histoire, résultats d’expertises et, surtout, de combats pour protéger ce patrimoine exceptionnel.
Cet ouvrage devrait être conseillé à tous les étudiants du secondaire tant il a une valeur pédagogique et qu’il recèle le déroulement d’une vie extraordinaire. Celle d’une grande scientifique doublée d’une humaniste hors pair.

Décédée il y a cinq ans, je me dis qu’elle devait énormément souffrir de voir différents sites classés au titre du Patrimoine de l’Humanité être inexorablement saccagés, elle qui inventa le concept de Patrimoine culturel mondial.

Ainsi, quand on lui demanda de citer la première vertu d’un égyptologue, elle répondit, travaillant aux pieds de pyramides et de temples : « Être pleinement humain, et non uniquement égyptologue. »

Une attitude mise à rude épreuve par certains collègues masculins qui ne supportaient pas une femme parmi eux. Et, comme elle n’acceptait pas certaines attitudes colonialistes, tout comme les pétainistes, sa situation ne fut pas toujours aisée.

Mais, son engagement dans la Résistance, le sauvetage de plusieurs temples, de multiples explorations inédites, des découvertes fabuleuses…, firent qu’elle devint reconnue et incontournable. Le tout sous le regard des dieux égyptiens dont elle avait perçu divers mystères et secrets…

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Ardennes françaises mystérieuses (24/61) : GIVET : Sur les traces de Charles Quint, Louis XIV, Victor Hugo…

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2Les chroniques « Ardennes françaises mystérieuses, sacrées et insolites » sont inspirées de l’ouvrage et d’émissions de Pierre Guelff aux Éditions Jourdan, à la RTBF et TV5 Monde « Ardennes Mystérieuses, Insolites et Sacrées ». Musique du générique : « Le Réveil ardennais. »(youtube)

En arrivant à Givet pour la première fois, beaucoup de gens sont habités par des lieux communs et des préjugés véhiculés par des personnes       qui, au fond, n’avaient jamais arpenté « Le Grand Givet ou Givet le Vieux » et son port de plaisance et « Le Petit Givet ou Givet Notre-Dame », au confluent de la Houille et de la Meuse : ville triste, morose, sans grand intérêt architectural et culturel, sans attraits « touristiques »…  Que d’erreurs !

Comme je l’ai déjà décrit en première partie dans le paragraphe « Artisans, travailleurs, outils et matières premières », certes il y a la « Pierre bleue » qui fait la fierté de la région, mais il n’y pas que ça ! Jugez-en, selon la « Visite guidée du centre de Givet » proposée par l’Office de Tourisme et que j’alimente de quelques réflexions personnelles.

 

De la frontière « folklorique » au Quai des Fours

 À la frontière belgo-française, du côté de Heer, on peut encore voir le poste de la « Douane belge », du temps où le gabelou faisait souvent peur, du moins aux personnes qui « trafiquaient » du tabac, du beurre, des spiritueux…

Dans le jardin du poste, des mannequins retracent quelques pans de la vie d’antan. Nostalgie, nostalgie…Givet2ft

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Gare au gabelou !

 

Et puis, voici Givet qui se situe de part et d’autre de la Meuse et sur itinéraire compostellan. Sur la rive gauche, il s’agit de Givet Saint-Hilaire et sur la rive droite de Givet Notre-Dame.

Les moqueries de Victor Hugo

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« Givet le Vieux » (à gauche) et l’église Saint-Hilaire dont le clocher fut raillé par Victor Hugo, et « Le Petit Givet » (à droite)

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L’église Saint-Hilaire date du XVIIe siècle et est dédiée à l’évêque de Poitiers (IVe siècle), écrivain et docteur de l’Église. On admire le buste reliquaire en bois doré du XVIIIe siècle à l’intérieur de l’édifice.

 

On admire également les stalles de style Louis XIV représentant, entre autres, des saints de l’Ordre Franciscain.

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Saint Hilaire, patron de la paroisse, et des décorations de stalles.

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 Victor Hugo, grand voyageur, est passé à Givet en 1838 et n’a pas hésité à brocarder le clocher de l’église en imaginant que l’architecte avait empilé divers ustensiles : un saladier retourné, un sucrier, un coq embroché sur une bouteille…

Que les Givetois ne se formalisent pas par cette description, les Montois (Hainaut) eurent aussi droit aux moqueries d’un monument de leur ville : le Beffroi. Inauguré en 1669, c’est le plus jeune beffroi de toute la Belgique. De style baroque, haut de quatre-vingt-sept mètres, Victor Hugo ne l’appréciait guère au point d’écrire à sa femme : « Figure-toi une énorme cafetière, flanquée au-dessous du ventre de quatre théières moins grosses. Ce serait laid si ce n’était grand. La grandeur sauve… »

 Le Fort de Charlemont et les huées du peuple

La forteresse qui surplombe la cité de Givet a été édifiée par l’empereur Charles Quint en 1555. Elle allait lui permettre de tenir le cours de la Meuse, de protéger les frontières des Pays-Bas espagnols, d’opposer une barrière à la marche des armées françaises.

Quelque 3 000 ouvriers et artisans furent mis à l’ouvrage sous la protection de 20 000 fantassins sous les ordres du Maréchal Van Rossem et de 3 000 cavaliers conduits par le Prince d’Orange, Guillaume de Nassau.

C’est à la signature du traité de Paix de Nimègue, en 1678, que Givet-Charlemont fut rattaché à la France.

En 1680, Louis XIV, voulant visiter ses nouvelles conquêtes, vint à Givet accompagné de Vauban, maréchal de France, commissaire général des fortifications, qui fut chargé d’agrandir et de moderniser ladite forteresse.

Aujourd’hui, elle est considérée comme l’un des derniers vestiges architectural de l’art militaire du XVIIe siècle au nord de la France.

Une anecdote : le 1er septembre 1914, la garnison de Charlemont se rendit après cinquante heures de bombardement ennemi de gros calibre. La forteresse avait encaissé plus de 4 000 obus. Mais, à l’exception d’une casemate qui s’effondra en ensevelissant une vingtaine d’hommes, seules les murailles extérieures avaient souffert de ce pilonnage.

Il paraît que les Givetois qui avaient été témoins de la reddition sans combat ont hué les soldats !

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Le fort de Charlemont.

 

Étienne Nicolas Méhul et « Le Chant du Départ »

 

C’est en 1763 que Méhul est né à Givet et c’est à l’ancienne église des Récollets qu’il reçut d’un vieil organiste ses premières notions musicales.

 

Il se fera connaître auprès du public en mettant en musique une ode de Jean-Baptiste Rousseau à l’âge de 19 ans. Il composera ensuite de nombreuses sonates et des opéras ainsi que des chants patriotiques. Le plus célèbre sera « Le Chant du Départ », le chant patriotique le plus connu après « La Marseillaise », paraît-il.

Étienne Nicolas Méhul repose au cimetière du Père Lachaise à Paris, 13e division non loin de Pleyel, Grétry et Chopin.

Tour Grégoire et Tour Victoire

 La Tour Grégoire est située sur la rive droite de la Meuse au Mont d’Haurs.

Une colline qui, naguère, était couverte de nombreux noisetiers. Avec leurs branchages, les paysans fabriquaient des liens pour leurs fagots. Dans leur patois, ils s’appelaient des « haûrs ».

La tour date du XIe siècle et avait pour rôle de permettre le contrôle sur une longue distance des éventuelles approches de Givet et de surveiller le trafic fluvial.

Quant à la Tour Victoire, elle date des XIVe (partie inférieure en pierre bleue) et XVe (partie supérieure en brique) siècles.

À l’origine, elle était une tour d’angle d’une résidence seigneuriale. Puis, elle servit de tour de péage pour les embarcations descendant le fleuve et de prison pour la cité.

Pourquoi « Victoire » ? Parce que, en 1692, Louis XIV entra à Givet en triomphateur suite à la prise de Namur !

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La Tour Victoire.

 

De l’Hôtel de Ville au Couvent aux rues en arc de cercle

 

L’Hôtel de Ville date du tout début du XXe siècle et l’on y aperçoit (sur la façade) les armoiries de la Ville de Givet : trois tours (Grégoire, Victoire et Maugis, cette dernière ne fait plus partie du paysage givetois).

Quant au couvent, c’est celui des Récollectines datant du XVIIe siècle. Il est connu pour sa statue « La Prière » placée dans une niche sur l’aile gauche.

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L’Hôtel de Ville.

 

 

 

Avant de quitter la cité, on remarquera la rue du Puits construite en arc de cercle. Pourquoi cette particularité ?

Voici les explications données à l’Office de Tourisme :

« Suite à l’incendie de la ville de Givet en 1675, le centre ville sera reconstruit d’après les plans de Vauban.

La rue du Puits (où la pierre bleue de Givet et la brique se marient harmonieusement et où l’on admire des façades restaurées de maisons datant des XVIIe et XVIIIe siècles) est un exemple des nombreuses rues en arc de cercle que l’on trouve au cœur de Givet.

Le rôle de ces rues en arc de cercle ?

En temps de guerre, le canon ne peut pas les balayer en enfilade. Le tir d’embuscade est plus efficace !

À noter, au bas de la rue, ce que l’on appelait les ruelles coupe-feu. Elles permettaient aux soldats de se dissimuler, mais aussi de relier rapidement une autre rue par laquelle ils allaient pouvoir se rabattre sur l’ennemi. »

 

Voyage chez les Nutons et l’énigmatique squelette

 

Non loin de Givet, à Fromelennes, un voyage sous terre de trente-cinq mètres est proposé aux Grottes de Nichet.

Cet endroit est réputé pour abriter les Nutons, ces petits êtres aux pouvoirs surnaturels dont il a déjà été question au début du présent ouvrage.

À Givet, villageois et Nutons entretenaient de bonnes relations, dit-on. Ces derniers rendaient même de précieux services aux Givetois.

La visite des grottes se réalise sur plusieurs niveaux : salle des Nutons, salle des Lions (concrétions calcaires), l’impressionnante salle du Gouffre, puis la salle au Clair de Lune (reflets de la lumière sur les parois), la salle de la Roche (bloc percé de deux failles de près de dix mètres), salle du Squelette, avant de remonter en surface par un escalier de 114 marches !

Squelette ? En 1894, deux ouvriers y auraient découvert un squelette. Ce serait celui d’un criminel fuyant une condamnation à mort. Son frère l’aurait nourri, ensuite l’aurait tué par peur de représailles.

Quand Louis XIV, en visite au fort de Givet, fut mis au courant de cette histoire, il fit murer la grotte, paraît-il.

Une autre explication : le squelette serait celui d’un homme qui, au XVIIIe siècle, se serait caché dans la grotte afin d’échapper à la justice.

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Pavillon Bleu 2016 : pour des plages écoresponsables

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Si vous n’avez pas encore décidé de votre lieu de vacances, peut-être voudrez-vous vous orienter vers une destination écoresponsable. Choisissez alors un site arborant le Pavillon Bleu, un label décerné par l’Office Français de la Fondation pour l’Education à l’Environnement en Europe. Depuis 1985, il met en lumière les efforts effectués par les collectivités pour promouvoir un développement touristique durable de leur territoire.

Un Pavillon Bleu sur une commune, c’est donc le gage d’un environnement préservé. Et le palmarès 2016 est conséquent : 170 communes, 400 plages, 98 ports de plaisance.

D’années en années, le nombre de communes labellisées est en augmentation. 12 communes et 3 ports font leur entrée cette année. On trouve des communes du littoral, comme La Seyne-sur-Mer ou Marignane, mais aussi des villes de montagne, comme Embrun, Murol ou Chambon-sur-Lac.

Un rayonnement dû à la volonté des élus, mais aussi aux attentes des touristes, très sensibles à l’environnement de leur lieu de vacances.

Les actions des municipalités ont donc un effet non négligeable… Sur l’environnement, tout d’abord, c’est l’objectif premier de ces récompenses. Mais le tourisme, bénéficie aussi, au final, des efforts des élus. Ce double effet passe donc par différentes actions.

Chambon sur Lac
Chambon sur Lac

Il s’agit par exemple pour les collectivités de sensibiliser les touristes à utiliser des modes de déplacements doux. Elles doivent aussi faire un effort sur les informations relatives aux sites naturels à respecter, et aux espèces animales et végétales à protéger.  Une politique de collecte sélective des déchets doit aussi faire partie des fondamentaux de la commune, en ville bien évidemment, mais aussi sur les plages où cette gestion sélective doit être incitée.

Autre point sensible : la gestion de l’eau. Il doit y avoir par exemple 5 analyses des eaux de baignade minimum par saison, avec un maximum d’intervalle de 30 jours entre deux analyses. D’autres critères sont également surveillés comme l’accessibilité des plages pour les personnes à mobilité réduite, ou la présence d’un plan de lutte contre les pollutions accidentelles.

Pour les ports, la présence d’aires de carénage sans rejet pour les plaisanciers doit être une priorité. Tout comme la récupération des eaux usées ou des déchets spéciaux… Les ports de plaisance Pavillon Bleu proposent aussi des activités environnementales pour sensibiliser plaisanciers et visiteurs à la fragilité du milieu marin.

Le label Pavillon Bleu est aujourd’hui présent dans 49 pays sur tous les continents. Plus de 4 000 sites arborent le label durant cet été 2016.

A noter enfin que le label Pavillon Bleu lance cette année un grand concours photo sur le thème « Voile et Parasols ». Laissez parler votre créativité et postez vos clichés sur le compte Instagram @Pavillon Bleu. A gagner un séjour dans un hébergement Clef Verte.

Bonnes vacances à tous.

 

Pour aller plus loin :

[youtube]https://youtu.be/H1lfTDGble4[/youtube]

 

Le Beau Vélo de RAVeL : Balades estivales dans les Ardennes, le Luxembourg, en Provence…

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DSC01957ft300Voici une initiative estivale bien connue des Belges, bien sûr, mais aussi des Français du Nord et de tous ceux qui résident dans la Capitale de l’Europe, tant elle est omniprésente dans la presse écrite et radiotélévisée nationale et que ses nombreuses étapes attirent non seulement beaucoup de participants, mais, également, des spectateurs le long des trajets et, surtout, à l’issue de ceux-ci, aux concerts gratuits où ils peuvent entendre des stars du style de Yannick Noah, Axelle Red, Chantal Goya, Gérard Lenorman, Annie Cordy, les Rubettes, Gilbert Montagné… et, cette année, la Provence accueillera aussi cette initiative cyclotouriste d’envergure.

Ainsi, depuis dix-huit ans, les étapes du « Beau Vélo de RAVeL », aussi belles que le « Boléro de Ravel » à la mélodie inoubliable, attirent des dizaines de milliers d’amoureux de la petite reine qui, par monts et par vaux, de villages pittoresques en cités prestigieuses, de chemins campagnards en routes provinciales, de châteaux en lieux sacrés, s’adonnent en peloton à plusieurs randonnées. Une bonne occasion, aussi, de (re)découvrir des coins insolites, mystérieux, d’aller à l’écoute de légendes et d’anecdotes de terroir, de parcourir des itinéraires chargés d’Histoire ou mythiques.

Démarche écologique et patrimoine se conjuguent donc à ces occasions et il n’est pas vain de rappeler les bienfaits de la pratique du vélo : c’est gratuit, cela ne pollue pas, ni bruit, ni fumée, pas de gaz à effet de serre, c’est excellent pour la condition physique à condition, bien entendu, de ne pas jouer au forçat de la route et d’avoir reçu le feu vert de la médecine. De plus, il n’y a pas de stationnement difficile, cela favorise la convivialité et privilégie les contacts familiaux, par exemple.

Le « vélo vert », comme certains appellent ce type de randonnée ou cyclotourisme, effectué dans l’esprit du « Beau Vélo de RAVEeL », est d’ailleurs en plein essor. Selon le Ministère français de l’Écologie, quelque trois millions de vélos seraient vendus annuellement dans l’Hexagone, soit six vélos toutes les minutes, selon le site consoGlobe.

Il y en a donc pour tous les goûts et tous les âges : vélo-tourisme, vélo-routes, vélo-city… et je ne peux m’empêcher de citer, encore une fois, Charles-Albert Cingria, écrivain et musicien qui sillonna toute la Suisse à vélo, et même au-delà, comme pour chercher ou enrichir et peaufiner ses œuvres : « La bicyclette fait de vous un heureux ; quelqu’un de libre et c’est insondable et exquis ce sentiment. »

DSC01953ft300C’est, donc, à l’instigation de nos confrères de la Radio Télévision Belge Francophone, avec le soutien de différents médias, dont Ciné-Télé Revue, et, avec la présente chronique sur les antennes de « Fréquence Terre », que le vélo est ainsi mis en évidence et fêté durant treize semaines (chaque samedi, du 25 juin au 18 septembre 2016) à la frontière belgo-allemande, dans les Ardennes, le Brabant wallon, le Namurois, à Liège, à Bruxelles, dans le Luxembourg… et, cette année, du 22 au 27 septembre, en collaboration avec Vélo Loisir Provence, pour sillonner les plus beaux coins du Lubéron, d’Apt à Forcalquier en passant par Manosque, Cavaillon, Roussillon…, soit, quelque 300 km de chemins parfois insoupçonnés avec vue sur des villages perchés, des champs de lavande et de fleurs, des fontaines, des châteaux…

Le tout, dans les deux pays, avec des circuits pour tous niveaux, c’est-à-dire avec un véritable esprit d’amateur goûtant à la Nature.

Beau Vélo 2016Les étapes en Belgique :

25 juin : La Calamine

02 juillet : Tournai

09 juillet : Oupeye

16 juillet : Vielsalm

23 juillet : Nivelles

30 juillet : Moresnet

06 août : Boussu-Colfontaine

13 août : Namur

20 août : Arlon

27 août : Mettet

03 septembre : Perwez

10 septembre : Liège

18 septembre : Bruxelles

Les étapes en France :

22 septembre : Mérindol-Vaugines

23 septembre : Vaugines-Manosque

24 septembre : Manosque-St-Michel-l’Observatoire

25 septembre : St-Michel-l’Observatoire-Apt

26 septembre : circuit à Apt

27 septembre : Apt-Cavaillon

Photos : RTBF

Infos : http://www.rtbf.be/vivacite/emissions/detail_le-beau-velo-de-ravel?programId=23

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