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Ardennes françaises mystérieuses (29 et 30/61) : JUNIVILLE : Poète et paysan et LA CHAPELLE

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2Les chroniques « Ardennes françaises mystérieuses, sacrées et insolites » sont inspirées de l’ouvrage et d’émissions de Pierre Guelff aux Éditions Jourdan, à la RTBF et TV5 Monde « Ardennes Mystérieuses, Insolites et Sacrées ». Musique du générique : « Le Réveil ardennais. »(youtube)

Le Musée-Auberge Verlaine à Juniville est l’ancienne « Auberge du Lion d’Or » fréquentée par l’illustre poète.

Une association s’occupe de le faire vivre avec des conférences, visites, du théâtre, des contes, des concerts, des animations, des expositions…

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Mysticisme et Rédemption…

 

 

En voici la présentation, sous le titre « Dans nos savoureuses Ardennes, où je fis le mal et le bien… » :

« Bien après la vie parisienne et bourgeoise, la reconnaissance du milieu littéraire français grâce à  Poèmes Saturniens et l’escapade avec Rimbaud, c’est en prison, à Mons, que Verlaine prendra conscience qu’il a tout perdu et se tournera vers le seul salut possible : le mysticisme et la Rédemption.

Dès ce moment, ses seules occupations seront le regret de sa vie perdue et l’écriture de Sagesse.

Errant quelque temps entre la Belgique et l’Angleterre, il finira par se fixer à Rethel où il sera répétiteur pendant deux ans dans une institution religieuse.

Verlaine quittera l’institution Notre-Dame de Rethel en août 1879 accompagné d’un de ses élèves, Lucien Létinois, qu’il considère comme son fils et dont il veut faire « Un bon catholique et un bon citoyen… » (P. Verlaine, Confessions). Ils s’installeront à Coulommes, dans la ferme de Malval, chez les parents de Lucien.

 

Là,  Verlaine redécouvre la campagne française…, sa sérénité, son rythme lent, ses horizons apaisants. L’idée lui vint d’acquérir une exploitation rurale et de s’y retirer en gentilhomme : poète et paysan. (P. Petifils. Verlaine).

 

Une ferme est à vendre à Juniville et c’est Elisa Verlaine, sa mère, qui l’achète. Les Létinois s’y installeront en mars 1880, au 15 de la rue de L’Abby. Verlaine louera une maison à 150 mètres de la ferme, en face de l’auberge du Lion d’Or.

Dans cette auberge Verlaine finira d’écrire et de corriger Sagesse qui sera un échec d’édition.

À Juniville, Verlaine connaîtra sa dernière tentation vers le Bien. La mort de Lucien Létinois conclura tragiquement l’aventure ardennaise. Verlaine quittera Juniville en 1882 contraint de vendre sa ferme.

 

Le musée Verlaine s’est ouvert dans l’auberge du Lion d’Or restaurée et reconstituée avec ses meubles et ses objets.

C’est un lieu vivant, plein de charme et imprégné de la présence du poète.

 

« Notre essai de culture eut une triste fin

Mais il fit mon délice un long temps et ma joie. »

Paul Verlaine. »

Ardennes françaises mystérieuses (30/61) : LA CHAPELLE : Au bonheur des skieurs

Les chroniques « Ardennes françaises mystérieuses, sacrées et insolites » sont inspirées de l’ouvrage et d’émissions de Pierre Guelff aux Éditions Jourdan, à la RTBF et TV5 Monde « Ardennes Mystérieuses, Insolites et Sacrées ». Musique du générique : « Le Réveil ardennais. »(youtube)

 

Moins de deux cents habitants pour ce village situé à la frontière avec la Belgique, entre Sedan et Bouillon. Son dénivelé (400 m en haut pour 290 m en bas) en fait un endroit prisé par les skieurs, l’ancienne douane ayant même été transformée en gîte.

Historiquement, le 12 mai 1940, les soldats allemands de la10e Panzerdivision franchirent la frontière à La Chapelle lors de la Bataille de France, c’est-à-dire l’invasion allemande des Pays-Bas, de la Belgique, du grand-duché de Luxembourg et de la France.

 

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Forum social mondial 2016 : un autre monde est possible

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© fsm2016

« Un autre monde est nécessaire… Ensemble, il devient possible. » C’est le slogan du Forum social mondial qui se tient du 9 au 14 août à Montréal.

Initié en 2001 au Brésil, à Porto Alegre, cette 12ème édition espère rassembler plusieurs dizaines de milliers de personnes ayant un même souhait : construire un monde durable et solidaire, où chaque personne et chaque peuple a sa place et peut faire entendre sa voix.

Avec Marion Veber, en charge du programme “Droit des peuples” à la Fondation France Libertés et Nadja Bedock, chargée de mission “Eau-Bien commun”  à la Fondation France Libertés.

Ce Forum social Mondial est le plus grand rassemblement de la société civile dans le monde. C’est avant tout un espace de rencontre et d’échange de ceux qui proposent des alternatives au capitalisme effréné.

« Pour resituer un peu l’origine du Forum Social Mondial, il faut rappeler qu’il est né à l’initiative d’acteurs de la société civile essentiellement du Sud. A Porto Alegre, la société civile brésilienne était particulièrement impliquée dès le départ. Cela a été construit en opposition au système économique néolibéral, et en particulier en contestation du Forum économique mondial de Davos, et des institutions internationales comme l’OMC, le FMI, la banque Mondiale…

Le FSM, c’est plus qu’un espace de rencontre. Chaque année, c’est un processus permanent de dialogue entre les acteurs de la société civile internationale. Avec l’idée de contester la mondialisation telle qu’elle est aujourd’hui, avec ces conséquences parfois néfastes en termes de droit humain, de justice sociale et environnementale. Il s’agit aussi de proposer des alternatives concrètes, afin de ne pas être dans la simple contestation mais aussi dans la proposition. »

Quelles sont les grandes thématiques ou orientation qui seront abordées durant cette semaine ?

« Les thématiques sont à chaque fois extrêmement variées : l’économie, la démocratie… remettre le citoyen au cœur du débat politique… La lutte contre le racisme, la citoyenneté, l’immigration… Cette année, il y a 13 thématiques qui ont été dressées, mais avec deux sujets qui semblent un peu plus prioritaires. C’est la question des impacts environnementaux des activités économiques, et celle des peuples autochtones, très présents au Canada. L’une des particularités de cette édition, c’est qu’elle se déroule dans un pays du Nord alors que la totalité des FSM se sont passés au Sud. Cela a été particulièrement contesté, mais c’est une façon de déconstruire le concept de Nord et de Sud. Les questions se posent à tous et tous les acteurs ont leur mot à dire. »

Quelle sera la contribution de France Libertés lors de ce Forum ?

© France Libertés
© France Libertés

« Pour France Libertés, c’est un lieu et un moment important en termes d’information et de mobilisation de la société, mais aussi en termes de sensibilisation du grand public. Nous organisons une conférence « Extractivisme, eau et changement climatique : focus sur l’Amérique du Nord ». L’objectif est de traiter des enjeux essentiels dans notre travail au quotidien à la Fondation : les liens entre eau et changement climatique, et les interrelations le cycle de l’eau et le climat. Avec une question : comment les activités extractives vont venir perturber cet équilibre de l’eau et du climat et vont contribuer aux émissions de gaz à effet de serre.

Il nous semblait aussi important de traiter des impacts des activités extractives et du changement climatique sur les peuples autochtones d’Amérique du Nord, et de mettre en valeur les solutions et les alternatives possibles à l’extractivisme. Ces solutions sont proposées par la société civile mais également par les peuples autochtones du Canada. 

Pour nous, le Canada est un lieu essentiel de lutte contre l’extractivisme de par l’ampleur des activités extractives qui s’y déroulent ou qui sont en projet. C’est également un lieu de vie de nombreux peuples autochtones qui sont affectés par le changement climatique et par l’extractivisme. Ils ont des luttes très construites et très efficaces. Le Canada c’est aussi des lieux très importants pour l’équilibre climatique. C’est par exemple la forêt Boréale, l’une des dernières forêts vierges du monde, qui est touchée par l’exploitation des sables bitumeux. Il y a là un impact fort sur le climat puisque cela produit des émissions de gaz à effet de serre et cela perturbe le cycle de l’eau. »

Les alternatives proposées ne s’arrêtent pas à la semaine du Forum. Comment les travaux du FSM sont-ils pérennisés ?

« Durant le Forum Social Mondial, il y a des outils qui sont mis en place pour permettre la construction des mobilisations futures. Il y a la mise en place des assemblées de convergences. Ce sont des réunions stratégiques sur les grandes thématiques du FSM. Elles réunissent les principaux acteurs actifs sur cette thématique et définissent les plans d’action et les déclarations mettant en commun les grands principes et les grandes valeurs qui nous réunissent. Ce sont ces outils qui vont nous permettre de construire les mobilisations internationales et nationales. Et chacun s’en sert ensuite dans son pays ou dans son territoire.

Le FSM, c’est aussi un moment essentiel pour recharger les batteries des militants altermondialistes. Cela permet de rentrer riches de nouvelles rencontres et de nouvelles connaissances. Elles permettent de redynamiser les mobilisations pour la construction d’un monde plus juste. »

Pour aller plus loin :

 

 

 

 

Les hippocampes en France : une préoccupation partagée !

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Patrick LOUISY , directeur scientifique de l’association PEAU BLEUE nous parle des hippocampes que l’on trouve en France et des sciences participatives menées qui ont modifié la connaissance qu’on en avait. Un patrimoine vivant auquel chacun peut contribuer !

http://www.longitude181.org                             http://www.peaubleue.org/

Toutes ces choses à te dire de Frédérique Volot (Presses de la Cité)

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PGF FT300« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

« Les vivants chassent les morts, c’est dans la logique des choses… » murmura Lucie au chevet de son mari Hector, qui se trouvait entre la vie et la mort, épuisé par la maladie. Mais, soudain, il articula « Ange », le prénom de sa petite-fille chérie, qui habitait Moscou. Elle qui, en mission de sauvetage d’oursons orphelins, tomba amoureuse de la Russie au point de plaquer un emploi rémunérateur et son petit ami au grand dam de ses proches, sauf, justement, d’Hector !

« C’est bien de partir… moi aussi, je suis parti… » lui dit-il.

Ainsi, Ettore, Slave surnommé Hector, habitait Gorizia et avait connu l’exil et s’était réfugié en France, son violon sous le bras comme seul bagage.

Des décennies plus tard, à 2 600 kilomètres de sa région lorraine d’accueil, son « Ange » buvait un verre au Café Pouchkine, immortalisé par la « Nathalie » de Gilbert Bécaud.

9782258118508.ft300jpgOutre la musique et l’amour – réciproque – d’un vieil homme pour sa jeune parente, « Toutes ces choses à te dire », le roman touchant, bouleversant, de Frédérique Volot (Les Presses de la Cité), évoque une histoire exceptionnelle et la volonté de l’aïeul de la raconter et de confier les clefs d’une certaine reconstitution à Ange.

«  Il se sentait prêt à accueillir la mort. Il avait assez souffert, assez donné, assez vécu. Il demandait juste un supplément de souffle. Ne pas partir avant de lui avoir parlé, à elle… »

« Je ne veux pas qu’il meure avant que je l’aie revu », déclara Ange à son compagnon Niki.

« J’ai résisté à bien des choses dans ma vie, les fascistes (les sinistres « chemises noires » de Mussolini et les pétainistes), les nazis (il avait été déporté au camp d’Eperlecques), les balles, les coups, la faim, le froid, mais là… c’est foutu. Tu crois qu’elle va venir ? C’est l’attendre qui me fait tenir… »

Car, il avait beaucoup de choses à lui confier. Ainsi, quand il était petit, il se demandait pourquoi le bon Dieu, qui avait le pouvoir de tout faire, lui répétait sans cesse le curé, autorisait les tueries entre les hommes et la violence infligée aux animaux. Pourquoi ne connaissait-il pas son père ? « C’est du passé », lui disait sa mère. Alors, Ettore se confiait audit curé. La réponse tombait, immuable : « Prie. Tu comprendras quand tu seras grand ! » L’enfant priait et s’adressait directement au bon Dieu : « C’est pas juste. On a l’impression que c’est toujours les méchants qui gagnent et les gentils qui souffrent. » Hector n’a jamais compris, même et encore sur son lit d’agonie.

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Frédérique Volot.

Tout cela est raconté avec justesse et une immense sensibilité, sans pour autant jouer les béni-oui-oui à l’égard de diverses politiques et de l’Église, par exemple. Si cet ouvrage permet de découvrir un destin façonné par trop de violence et de fanatisme, de lâcheté aussi, des situations qui, hélas, sont encore d’actualité, il est aussi un formidable hymne à une réelle fraternité réconfortante. Au-delà des mots, il y eut des actes fameux. Sous la plume, fameusement – justement !  – documentée, de Frédérique Volot, cela relève d’un indéniable travail de Mémoire.

Ardennes françaises mystérieuses (28/61) : ILLY : Un haut lieu où souffle l’esprit

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3Les chroniques « Ardennes françaises mystérieuses, sacrées et insolites » sont inspirées de l’ouvrage et d’émissions de Pierre Guelff aux Éditions Jourdan, à la RTBF et TV5 Monde « Ardennes Mystérieuses, Insolites et Sacrées ». Musique du générique : « Le Réveil ardennais. »(youtube)

Au cœur du village d’Illy, voici une fontaine, et, à quelques centaines de mètres de ce point d’eau, sur un plateau qui le domine, « Le Calvaire ». Celui-ci est marqué de deux croix de pierre.

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La nouvelle fontaine d’Illy.

 

« Ce lieu-dit dont le splendide panorama domine le village d’Illy a certainement été fréquenté depuis des siècles par les villageois des alentours comme un haut lieu où souffle l’esprit.

 

Le calvaire d’Illy ne pouvait manquer d’attirer l’attention du général Margueritte (voir Saint-Menges/Floing) au début de l’après-midi du 1er septembre 1870 alors qu’il rassemblait sa division en prévision d’une charge de plusieurs milliers de cavaliers dans l’espoir de bousculer les fantassins allemands qui gravissaient les pentes du plateau de Terme.

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Le Calvaire.

 

 

 

Vers 14h30, il fit avancer au petit trot ses troupes jusqu’à 400 mètres de l’ennemi en allant lui-même, par trois fois, reconnaître ses positions.

C’est au moment où la charge s’élançait qu’il sera mortellement blessé à proximité de l’auberge de Terme.

Le général de Galliffet lui succéda immédiatement et prit avec fougue la tête de cette charge héroïque, car tous ces cavaliers voulaient venger leur chef et, tout particulièrement ceux du 1er Régiment de chasseurs d’Afrique qu’il avait commandé antérieurement. »

Le panorama exceptionnel permet de voir la forêt ardennaise, la Vallée de la Givonne, le plateau de Floing, et au-delà de la Meuse, les hauteurs boisées de La Marfée d’où Guillaume 1er, roi de Prusse puis empereur d’Allemagne, observait le déroulement de la bataille.

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« Auprès de ce calvaire furent rassemblés les escadrons qui participèrent aux charges héroïques du 1er septembre 1870 »

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PEAU BLEUE : une association pour coopérer aux sciences de la mer !

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(C) Peau Bleue

Patrick LOUISY , directeur scientifique de l’association PEAU BLEUE nous explique les actions de sciences participatives menées pour une meilleure connaissance du monde sous-marin grâce à la coopération de chacun. E si vous preniez plaisir à vous promener dans les découvertes des autres ?

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Les Enfants de Salomon (4/7) : Sagesse, Bienfaisance, Espérance… (Éditions Dervy)

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PGF FT300« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

 DSC01834bis300couveÀ ce jour, différents métiers qui sont reliés au Compagnonnage revendiquent une appartenance légendaire mythique aux trois grands maîtres fondateurs que sont Maître Jacques, Père Soubise et le roi Salomon, expliquent Hugues Berton et Christelle Imbert dans leur remarquable et volumineux essai « Les Enfants de Salomon » publié aux Éditions Dervy.

Et, de citer les propos d’un Compagnon charpentier tenus en 1865 : « Suivant la légende, le Père Soubise serait originaire d’Égypte. Dans le désert, il fit la connaissance de Maître Jacques avec lequel il construisit l’Arche d’Alliance. Le nom de Soubise est composé des initiales de sept mots hébreux dont la traduction française signifie : (S comme) Sagesse, (O comme…) Obéissance, Union, Bienfaisance, Intelligence, Science et Espérance. »

Tout autre chose, à présent, avec les marques lapidaires que l’on retrouve sur de nombreux édifices romans et gothiques, pas obligatoirement religieux puisqu’on en voit dans des châteaux et autres constructions civiles. Plusieurs significations leur sont apportées : symboles, signatures de tailleurs de pierre, marques d’honneur…, ayant parfois une relation possible entre l’univers matériel et l’univers spirituel.

Et, contrairement à divers préjugés qui le disent « simple et inculte », le bâtisseur est généralement intelligent, il sait rédiger, il est habile dans le dessin, il a des connaissances en géométrie, optique, arithmétique, histoire, philosophie, musique, médecine, jurisprudence, astronomie…, prouvant, de la sorte, qu’il peut allier esprit et matière, spiritualité et science.

Autre information importante : si on dit depuis des décennies que la Franc-Maçonnerie est une émanation du Compagnonnage, le livre spécifie, aussi, que dans certaines sociétés compagnonniques, leurs membres ont accès à la « Finition », c’est-à-dire un emprunt aux rituels maçonniques des grades de Compagnon et de Maître, par exemple, comme cela fut mentionné dans un document de 1849 des Compagnons Bourreliers du Devoir.

Une cinquième chronique abordera d’autres aspects de cette « école de vie et de savoir-faire » exceptionnelle qu’est le Compagnonnage.

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Ardennes françaises mystérieuses (27/61) : HAYBES-SUR-MEUSE : Le mari violent et le saint pleureur

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2Les chroniques « Ardennes françaises mystérieuses, sacrées et insolites » sont inspirées de l’ouvrage et d’émissions de Pierre Guelff aux Éditions Jourdan, à la RTBF et TV5 Monde « Ardennes Mystérieuses, Insolites et Sacrées ». Musique du générique : « Le Réveil ardennais. »(youtube)

 

Le nom de Haybes apparut pour la première fois dans un document officiel le 9 juin 919 et, depuis lors, que d’événements dans cette cité qui est devenue, au fil des siècles, Haybes-sur-Meuse, Haybes-la-Rose, Haybes-la-Jolie !

Au Xe siècle, un immense château avec tours fut construit sur une île face au village, en 1311, le seigneur Gilles, sire de Haybes, accorda aux habitants le droit de faucher et de pacage (lieu où l’on emmène paître le bétail), les ardoisières furent exploitées dès le XVIIe siècle et firent la gloire de l’endroit…

Deux légendes restent taillées dans la pierre au sujet de cette très pittoresque cité.

 

La Roche de Madame de Cormont

 

Personnalité locale, Madame de Cormont vécut aux XVIIe et XVIIIe siècles et demeurait dans un château, disparu, sur les hauteurs du village.

Un jour, son époux lui proposa une chevauchée commune ce qui, dans son chef, était inhabituel.

Que se tramait-il dans l’esprit du sire de Cormont ?

Au moment de franchir la porte du château, il éperonna violemment le cheval, qui bondit, et Madame de Cormont fut projetée contre une poutre et tomba. Alors que le châtelain déguerpissait à toute allure, la victime fut soignée avec grande attention par les habitants.

Elle décéda en 1729 et légua tout son or aux pauvres de l’entité et ses terres aux moines de Fumay.

Ceux-ci lui élevèrent une chapelle en forêt le long du Sentier de Cormont.

Elle fut brûlée à la Révolution mais il se dit qu’au moment du brasier, la figure de Madame de Cormont, protestant contre ce saccage, se grava sur un rocher.

 

Pour accéder à « La Roche de Madame Cormont », il faut emprunter le sentier « Ardoises et légendes » au départ de la Maison des Randonnées de Haybes (rue Dromart). Outre cette pierre légendaire, le point de vue est splendide.

 

La Pierre Saint-Martin

 

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Saint Martin.

Saint Martin (315/316-397), ancien militaire devenu artisan de l’apostolat rural en Gaule (plus de 4 000 lieux sacrés portent son vocable !), qui se rendait à Charleville, passa à Haybes où des villageois lui demandèrent de bien vouloir leur ramener des bouteilles et des noix.

Sur le chemin du retour, un orage pareil à une tempête se leva et, dans un fracas assourdissant, brisa l’attelage et toute la marchandise du futur canonisé. Il y vit un signe de Dieu, tomba à genoux sur un roc, pleura sept années d’affilée !

 

Cette pierre porterait encore l’empreinte du saint et une cavité formée par ses centaines de milliers de larmes !

Le roc est toujours visible sur le Chemin de la Pierre Saint-Martin non loin du Moulin Labotte, mais il a été retourné lors de travaux forestiers…

Signalons encore le carnage opéré en 1914 par les Prussiens : des dizaines de personnes massacrées, dont des enfants et des gens âgés, six cents demeures détruites…

 

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Droit à l’eau : première étape capitale

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C’est une première étape capitale dans la reconnaissance du droit à l’eau pour tous. La proposition de loi sur la mise en œuvre du droit de l’Homme à l’eau potable et à l’assainissement a été adoptée en première lecture à l’Assemblée Nationale.

Un premier pas qui donne espoir notamment aux ménages les plus démunis. Le vote des députés le 14 juin dernier est un signe positif par rapport au combat que mène France Libertés avec d’autres associations depuis des années.

« C’est un vrai signe positif. D’abord, parce que c’est la concrétisation d’un travail en commun avec le Parlement et notamment avec les députés. C’est un texte qui a été co-construit continuellement avec les parlementaires et la société civile. Sur un sujet aussi fondamental qui touche au droit à la vie, il est essentiel de pouvoir travailler conjointement avec nos élus sur un texte législatif qui aille de l’avant.

Dans la période actuelle, où il y a beaucoup de reculs, où il y a une prédominance des choix économiques qui sont faits aux dépends de choix en lien avec des droits fondamentaux, il  est possible d’avancer sur un droit aussi important que celui du droit à l’eau pour tous. La présentation orale de la ministre Barbara Pompili et des différents députés montrent combien le droit à l’eau pour tous est symboliquement très fort. Ils ont rappelé le combat qu’a mené Danielle Mitterrand sur ce sujet là, à une époque où personne ne parlait du droit à l’eau pour tous. C’est bien que la France s’engage sur ce chemin là. »

Quelles sont les avancées majeures de ce texte ?

« La première avancée c’est de valider ce droit à l’eau pour tous. C’est l’article 1. On était jusqu’alors sur une approche très économique du droit à l’eau. C’est ce qui avait fait que, dans notre combat sur les coupures d’eau, les avocats de Véolia et de la Saur disaient que le droit à l’eau n’existait pas. Le Conseil Constitutionnel a dit l’inverse. Il a dit que le droit à l’eau était un droit fondamental même s’il n’était pas totalement clair dans la loi. Avec cette proposition de loi, cet élément devient clair. Il peut être mis au regard du droit au logement, de l’approche au droit à l’énergie… C’est une évolution globale sur l’accès aux éléments fondamentaux : se loger, se chauffer, se nourrir, boire.

Le deuxième point très important, c’est l’accès aux fontaines, aux toilettes publiques gratuites et aux bains douches gratuites pour les plus démunis partout en France. C’est « remettre l’eau au cœur de la cité » pour que les Français se rendent compte de la place de l’eau dans la société. L’enjeu est que partout sur la planète on puisse vivre dignement avec à la fois, un accès à l’eau, un accès à l’assainissement et un accès à la capacité de se laver pour pouvoir vivre dignement. Et pour pouvoir envoyer ses enfants à l’école, travailler… »

© France Libertés
© France Libertés

A l’inverse, la question du financement d’un fond d’aide a été repoussée. Quel était le but de ces aides et pourquoi cette question a posé problème ?

« Ce fond d’aide devait permettre de réunir 50 millions d’euros pour apporter une aide préventive sur l’accès à l’eau pour toutes les familles dont la facture représente plus de 3% des revenus. C’est le seuil reconnu de manière internationale pour l’accès à l’eau. Il y a à peu près 1 million de ménages en France qui sont en très grande précarité et qui ont du mal à payer leur facture d’eau. Il y avait la volonté de leur apporter une aide pour que leur facture repasse sous le seuil des 3% du revenu. Cela a posé un problème à l’Assemblée Nationale. Nous avions proposé un financement alternatif innovant en mettant une contribution solidaire sur les bouteilles d’eau. Mais les lobbys sur les bouteilles d’eau sont très puissants et ont fait un gros travail auprès des députés. Ils ont fait en sorte que des députés viennent spécifiquement pour voter contre cet article. Pendant la discussion, il y avait une dizaine de députés. Et au moment du vote de l’article, une vingtaine de députés sont venus spécialement. Cela montre bien que notre démocratie fonctionne de façon bizarre parfois.

On espérait basculer sur un financement de l’Etat. C’est l’élément qui est en discussion actuellement. On a pu en parler de vive voix avec le Président de la République. On espère un geste du Président et du gouvernement pour faire que ce fond de 50 millions d’euros soit mis en place dans le cadre de la loi de finance du mois de septembre. Il faut mettre cela en comparaison avec le fond d’aide de 650 millions d’euros qui est mis en place pour l’énergie. Donc 50 millions, ce n’est pas énorme. Cela mériterait que l’Etat français mette cet argent sur la table. On pourra dire alors que l’on a mis le droit à l’eau pour tous en France, que l’on a permis de remettre l’eau au cœur de la cité, et que l’on aide le million de familles qui sont en grande précarité. Elles méritent qu’on leur donne un coup de pouce pour payer leur facture d’eau. »

Aux Nations Unies, la France a reconnu ce droit de l’Homme à l’eau et à l’assainissement. Il faut donc encore se mobiliser pour qu’elle l’inscrive réellement dans le droit français.

« On est dans une période où c’est difficile. Ce que l’on propose, c’est simplement de permettre à chacun de vivre dignement chez lui. Cela ne semble pas irrationnel ou impossible à mettre en œuvre. Malgré tout, sur des sujets comme cela, on a beaucoup de difficultés à avancer. Mais on n’est pas loin. On fait confiance aux parlementaires pour faire que ce travail débouche d’ici la fin de l’année. La France pourra alors s’enorgueillir à d’être le premier pays occidental à valider dans ces textes le droit à l’eau et à l’assainissement pour tous. »

 

Pour aller plus loin :

[youtube]https://youtu.be/VFYtT4IUUek[/youtube]

 

Cultiver le corail pour l’aimer et le protéger !

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(c) Coral Guardian
(c) Coral Guardian

Martin COLOGNOLI, Président et co-fondateur de CORAL GUARDIAN, nous parle des méthodes de culture du corail, des atouts indéniables de la mise en culture . Même quand c’est raté, c’est quand même réussi! En savoir plus ? dans cette chronique où vous découvrirez également comment aider CORAL GUARDIAN.

http://www.longitude181.org   http://www.coralguardian.org