Accueil Blog Page 151

France Libertés : une alternative pour un monde plus juste (rediffusion)

0

La Fondation France Libertés a 30 ans. 30 ans d’actions et de combat contre les souffrances des hommes et pour le droit des peuples.

Danièle Mitterrand s’engageait en 1986 dans cette mission qu’elle s’était donnée : être un maillon actif d’un réseau mondial qui aspire à organiser l’alternative pour un monde plus juste et plus humaniste.

La semaine dernière, nous avons abordé ici les origines de la Fondation et les premières actions menées par sa fondatrice, Danièle Mitterrand.

Au début des années 2000 c’est le combat pour l’accès à l’eau pour tous qui s’est engagé. Pourquoi cette orientation ?

« Au fur et mesure de ses combats sur le terrain, Danièle Mitterrand s’est rendu compte que l’accès à l’eau était quelque chose de prioritaire. Elle a d’abord fait des puits et des forages pour aider les gens où la Fondation travaillait. Très rapidement, elle s’est rendu compte que ce n’était pas suffisant. Si on n’a pas un accès à l’eau correct on ne peut pas vivre dignement. Et si on n’est pas capable de vivre dignement, on ne peut pas faire valoir ses droits. Elle s’est rendu compte que c’était la pierre angulaire de la question des droits de l’homme. Elle a fait le choix de travailler sur l’accès à l’eau, sur un domaine technique mais parlant des droits. Elle a fait en sorte que les états se saisissent de cette question-là. Le point d’orgue a été la résolution des Nations Unies en juillet 2010 qui valide le droit à l’eau pour tous. Ensuite, il faut se bagarrer pour faire inscrire ce droit à l’eau pour tous dans la loi. On est sur un champ surprenant. Quand on dit l’eau c’est la vie, tout le monde comprend. Quand on dit que l’eau il faut forcément la partager, tout le monde le comprend. Et en même temps on est aujourd’hui dans une mise en œuvre de l’accès à l’eau qui est économique et qui ne voit plus la porte d’entrée sociale. Quand Danielle Mitterrand à commencer le combat au début des années 2000, personne ne parlait de l’eau. Aujourd’hui c’est devenu essentiel pour la dignité humaine, en France et à l’international. »

Droits des peuples, accès à l’eau, biopiraterie, citoyenneté… Quel est le point commun entre tous ces combats ?

« Le bien commun. Que l’on parle de l’eau, de la biodiversité, des peuples autochtones, c’est l’idée qu’il faut aujourd’hui retrouver notre capacité à vivre en équilibre avec notre planète. Il faut que l’on arrête de détruire la planète sous prétexte que l’on peut s’enrichir. C’est cette notion d’équilibre qui est derrière la problématique des droits communs. C’est être en capacité de créer cette sphère du partage de la coopération, pour arrêter de penser que l’on peut tout régler par la compétition. Il faut absolument trouver les moyens de plus coopérer. Regardons les peuples autochtones qui vivent de manière traditionnelle depuis plusieurs millénaires. Ils ont acquis de la modernité, mais en même temps ils ont gardé cette formidable relation à leur environnement, à leur forêt, à leur eau, pour faire en sorte de mener une vie qui soit respectueuse de leur environnement. Il faut que l’on réapprenne çà. Derrière ces trente années de combat de la Fondation, il y a la volonté d’afficher cette ambition de partage, de coopération, et de respect de la nature. Pour que l’humanité puisse vivre en équilibre et plus forcément an croissance. La Fondation essaie d’y apporter sa pierre. »

© France Libertés
© France Libertés

30 ans de combats… Agir, plaider, sensibiliser. Comment la Fondation marque-t-elle cet anniversaire?

« Tout au long de l’année, il y aura chaque mois sur le site un article relatant des expériences du passé, et un article présentant des actions actuelles. Et en novembre, il y aura la remise du prix Danielle Mitterrand avec un colloque. Sur les deux piliers, droits des peuples et droit à l’eau, il racontera le passé et le présent de la Fondation. On travaille aussi sur une exposition qui puisse éclairer les 30 ans de l’histoire de la Fondation. On ne veut pas faire quelque chose d’extraordinaire, mais on veut être capable d’expliquer les combats que l’on mène. C’est aussi les 5 ans de la disparition de notre présidente. C’est important de montrer que, 5 ans après, la Fondation est toujours très forte, avec beaucoup d’actions. Les combats sont de plus en plus importants à un moment où la planète subit le changement climatique. C’est essentiel de faire la promotion des idées que défendait Danielle Mitterrand et qui sont toujours d’une extrême actualité. »

[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=O0w12DJ3tjk[/youtube]

Pour aller plus loin :

[youtube]https://youtu.be/Gp3u_9AB1-M[/youtube]

La valse des arbres et du ciel de Jean-Michel Guenassia (Albin Michel)

0

« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.PGF FT300

Il n’y a pas de hasard, dit-on. Ainsi, en pleine lecture de l’ouvrage consacré à Marguerite Gachet « La valse des arbres et du ciel » de Jean-Michel Guenassia (auteur du fantastique « Club des incorrigibles optimistes » ainsi que de « La vie rêvée d’Ernesto G. », également parus chez Albin Michel), ARTE diffusait au cœur de cet été 2016 un documentaire assez saisissant sous le titre « Le scandale impressionniste ».

Marguerite Gachet ? D’emblée, elle pose une question fondamentale (via l’auteur, bien sûr) : « Pourquoi les médiocres se croient-ils autorisés à dire n’importe quoi sur les génies ? » Pense-t-elle à Vincent Van Gogh lorsqu’elle évoque les génies ?

Alors, défilent quelque 300 pages d’un destin exceptionnel  raconté à la manière d’une enquête minutieuse, agrémentée de dialogues et d’extraits de presse de l’époque.

Marguerite Gachet, jeune peintre impressionniste qui cherche difficilement sa voie et qui vit l’enfer chez un père odieux et affairiste, explique que celui-ci veut la marier de force à un garçon fortuné, mais elle déclare : « Je ne serai jamais la propriété d’un homme. Je n’ai pas l’intention de changer de prison. »

DSC02784ft300Et puis, il y a Vincent Van Gogh qui, selon la jeune fille, pense à elle « avec autant de force que moi », alors qu’ils se donnent l’un à l’autre sans calcul ni esprit de retour, « uniquement pour le bonheur » (…) « Je ne veux rien d’autre de ma vie que rester à ses côtés, et l’aider, l’encourager dans cette voie, peindre jusqu’à ce que la mort nous sépare, l’aimer et être aimée de lui (…) Je vois au fond de son âme l’amour qu’il me porte… »

Qu’en pense Vincent Van Gogh ? « Il n’y a pas d’avenir pour nous (…) Je ne veux pas d’une histoire qui encombre ma vie (…) La seule chose dont j’ai envie, c’est de peindre, tout le temps… » Donc, amants mais pas mariés !

Le père de Marguerite découvre cette histoire et il bat sa fille, la séquestre.

Le temps s’écoule, « soixante ans ont passé et je me demande comment j’ai pu supporter cette violence… », déclare-t-elle.

À ce moment du récit, il en reste un tiers à lire, et, au risque d’en dévoiler l’épilogue, je ne peux plus que dire que cet ouvrage est bouleversant. Il est, selon moi, destiné à être un important succès de librairie mais, avant tout, une indéniable référence historique et un prodigieux éclairage sur un milieu artistique et des mécènes qui gravitent autour de lui.

tout-ce-qui-parle-728x90

« Les Enfants de Salomon » (6/7) d’Hugues Berton et Christelle Imbert (Éd. Dervy) : Une symbolique universelle

0

PGF FT300« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

L’essai « Les Enfants de Salomon » d’Hugues Berton et de Christelle Imbert (Éditions Dervy), a déjà fait l’objet de cinq chroniques dans « Littérature sans Frontières » tant cet ouvrage est dense et riche en informations.

Voici trois citations pour davantage illustrer ce livre exceptionnel :

« Qui connaît les outils, connaît la manière de bâtir. »

DSC01834bis300couve« Les rites maçonniques, essentiellement basés sur les rituels, les mythes, les légendes, les outils et les symboles, permettent à chaque Maçon par l’étude et l’expérimentation des différents grades, de se perfectionner et d’accéder à la compréhension d’une symbolique universelle, d’une vision globale du monde, d’une perception d’un principe supérieur. »

« Travaillant sur lui-même en vue d’une amélioration individuelle, le Maçon, en s’incluant dans l’institution qu’est la franc-maçonnerie, n’aura de cesse que de réfléchir et d’agir en vue d’une amélioration matérielle et sociale, et d’un perfectionnement moral et intellectuel de l’humanité dans sa globalité. »

tout-ce-qui-parle-728x90

Exclusif ! Matthieu Ricard à « Fréquence Terre » : « Nous avons un pouvoir immense d’agir sur la planète ! »

0

Le Dalaï-Lama et plusieurs experts de haut niveau (neuroscientifiques, théologiens, psychologues, économistes…) ont décidé de dialoguer en public dans le cadre d’une série de conférences ayant pour thème « Pouvoir et Bienveillance ». Vous trouverez ci-dessous toutes les informations à ce sujet.

MR13ft300
Matthieu Ricard au micro de Pierre Guelff pour « Fréquence Terre »

Pour « Fréquence Terre », c’était une belle occasion de rencontrer Matthieu Ricard, moine bouddhiste, traducteur du Dalaï-Lama, auteur de nombreux ouvrages qui furent souvent évoqués sur notre antenne, mais, aussi, scientifique. Je lui ai posé quelques questions (la totalité de l’interview se trouve ci-dessous en podcast), dont il ressort ceci : la nécessité, selon moi, de vulgariser sa philosophie et de l’ouvrir davantage aux artisans, ouvriers… et pas seulement aux intellectuels.

Visiblement, Matthieu Ricard a admis mon (humble) point de vue et, d’ailleurs, je relève ses paroles qui me semblent aller dans ce sens :

« Le message d’amour, parfois sous l’influence du pouvoir, s’est transformé en force d’oppression. L’heure est à la compassion et à la bienveillance. Une organisation de la voix du peuple se met en place ! »

MR8De plus, notre environnement naturel est dans sa réflexion, ce qui rencontre, bien entendu, le « combat » (pacifiste !) de « Fréquence Terre ».

Ensuite, mon interlocuteur participa à une conférence de presse, toujours dans le cadre de « Power&Care » (« Pouvoir et Bienveillance ») et ce fut, également, une occasion d’en sélectionner quelques passages marquants, principalement une réflexion concernant la méditation.

Infos :

dl« Power & Care », un dialogue entre d’éminents experts (les professeurs Patricia Bellinger de Harvard, Paul Collier – économie – d’Oxford, le docteur Freund – psychologie – de l’université de Zurich, son collègue Heinrichs de Friebourg, Alaa Murabit, « La Voix des femmes du Liban », Matthieu Ricard, bien entendu, un spécialiste de la résilience en la personne du professeur Rockström de Suède, Tania Singer, directrice d’un département de neurosciences en Allemagne, des artistes…) avec le Dalaï-Lama, se déroulera du 9 au 11 septembre 2016 au BOZAR, Palais des Beaux-Arts, de Bruxelles.

Le 11 septembre, à 13 h, le Dalaï-Lama donnera aussi une conférence publique dans l’immense salle du Palais 12 (15 000 places) de Bruxelles sur le thème : « Engagement individuel et responsabilité collective ».

 

http://www.powerandcare.org/

http://www.mindandlife-europe.org/

tout-ce-qui-parle-728x90

Ardennes françaises mystérieuses (32/61) : LE CHESNE (France) : Sur les traces de Napoléon III

0

3ft300Les chroniques « Ardennes françaises mystérieuses, sacrées et insolites » sont inspirées de l’ouvrage et d’émissions de Pierre Guelff aux Éditions Jourdan, à la RTBF et TV5 Monde « Ardennes Mystérieuses, Insolites et Sacrées ». Musique du générique : « Le Réveil ardennais. »(youtube)

 Le Chesne, autrefois « Le Chêne-Populeux » ou « Le Chesne-la-Réunion », tient son nom du terme « chêne », arbre qui se retrouve, bien entendu, dans les armoiries de la cette cité d’un millier d’habitants.

Une autre version préconise « catimus » ou endroit en forme de cuvette.

Le Chesne aurait été une halte sur la voie romaine Reims-Trêves et une légende prétend que l’on y aurait retrouvé la Sainte Ampoule, fiole d’huile sacrée ayant servi au baptême de Clovis, car certains de ses habitants nantis avaient le privilège d’assister au sacre des rois de France à la cathédrale de Reims ! D’où, dans ces mêmes armoiries, une colombe portant ladite ampoule.

En vérité, une partie de cette huile était mélangée a du Saint Chrême (huile d’olive et parfum ou Baume de Judée), l’une des trois sortes d’huiles saintes. La Sainte Ampoule était conservée à l’abbaye Saint-Remi de Reims – dont la magnifique basilique fut construite dès le XIe siècle – et brisée officiellement le 7 octobre 1793 à la Révolution française sur le socle de la statue de Louis XV destinée à la fonderie de canons.

 

Le Chesne1ft300
La Sainte Ampoule conservée à la Basilique Saint-Remi de Reims, trouvée, selon une légende, au Chesne, puis brisée à la Révolution, et Baptême de Clovis dans l’Arc de Glons (VIIe siècle).

 

Le Chesne2ft300Étape du Chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle, l’église (XIVe siècle) porte le nom de l’apôtre dont les reliques sont vénérées en Galice.

Le Chesne fut aussi le terrain de maintes batailles : lors de la Guerre de Cent Ans, en 1792, aux deux guerres mondiales. Sur quelque 380 maisons, une cinquantaine resteront habitables après l’offensive allemande de 1940.

 

La Débâcle

Dans son roman « La débâcle », Émile Zola fait passer une nuit à Napoléon III, fin août 1870, dans la cité traversée par le Canal des Ardennes depuis 1835, et elle est encore évoquée de la manière suivante : « Un officier de chasseurs qui se trouvait là, on ne savait comment, dit tout haut :

– Nom de Dieu ! C’était le 28 qu’il fallait foutre le camp, lorsque nous étions au Chesne ! »

 

Le Chesne3ft300
Napoléon III de F.X. Winterhalter (1852)

 

Sur une ancienne carte postale on peut lire en légende à une photo : « Le Chesne (Ardennes) – La Place, côté sud. Maison où coucha Napoléon III, le 28 août 1870. Siège du Conseil de guerre allemand pendant la guerre de 1914-1918. »

 

 

France Libertés : 30 ans de combats contre les souffrances des hommes (rediffusion)

0
© France Libertés

Il y a 30 ans, Danièle Mitterrand s’engageait dans un combat. Le combat contre les souffrances des hommes.

En créant la Fondation France Libertés, en mars 1986, elle s’est donnée pour mission de défendre les droits humains et les biens communs du vivant, et de construire un monde plus solidaire.

Quel était la volonté première de Danielle Mitterrand, il y a 30 ans, en créant la Fondation France Libertés?

« La volonté c’était de poursuivre son engagement associatif. Danielle Mitterrand avait toujours été très engagée au travers de diverses associations. Sauf que ce format n’était pas très compatible avec son statut de « Première Dame ». Elle a donc fait le choix de créer la Fondation pour avoir un cadre d’utilité publique qui soit fort, respectueux de l’Etat. Elle a fait le choix d’œuvrer pour la justice sur la planète. C’était quelqu’un de très radicale, très tournée vers l’injustice pour faire en sorte de la régler et d’aider ceux qui la subissaient. Au fur et à mesure de son action, elle a évolué pour être toujours dans le tempo de la modernité. Elle était toujours très attachée à regarder les combats du moment et pas ceux du passé. »

Danielle Mitterrand disait vouloir organiser une alternative à la mondialisation capitaliste.

« C’est vrai qu’elle assez basculé assez rapidement sur la question du droit à l’eau pour ça. Elle estimait que la question des biens communs était le moyen le plus efficace, à coté de la sphère du capitalisme économique, d’avoir une vraie sphère du bien commun, du partage, de la coopération, pour que l’on ne soit plus prisonnier d’un modèle économique qui nous étouffe et qui casse les dynamiques de nos sociétés pour enrichir quelques personnes. C’était quelque chose de très important pour elle. »

Nous parlerons de l’eau la semaine prochaine, mais parmi ses premiers combats, il y avait les droits des peuples, Cambodge, Afrique du Sud, Tibet ou le peuple kurde. Qu’est-ce qui motivait ces engagements là ?

« C’était vraiment la volonté d’aider les peuples qui vivaient des traumatismes très forts. Le combat qu’elle a menée pour la fin de l’apartheid en Afrique du Sud par exemple, lui a valu de rencontrer Nelson Mandela a plusieurs reprises, et cela vaut à la Fondation d’être citée dans les livres d’histoire sud-africains. C’est un combat emblématique.

Avec le Kurdistan, c’est encore plus fort. Danielle Mitterrand a fait connaitre le Kurdistan à l’ensemble de la planète. Elle a permis d’accueillir 3000 orphelins en France qui sont aujourd’hui des Français intégrés, qui agissent en France et au Kurdistan avec l’association qu’ils ont créé Kurdistan Libertés. Elle a pu aussi faire en sorte que, là-bas, les ethnies qui étaient parfois les uns contre les autres, deviennent plus solidaires, travaillent ensemble. Le travail qu’elle a fait pour réconcilier M Masoud Barzani de M Jalal Talabani, marque pour longtemps de son empreinte l’action de Danielle Mitterrand au Kurdistan. C’est pour cela qu’elle est considérée comme la mère de la patrie là-bas, qu’il y a des écoles, des statues. C’est assez impressionnant de voir les résultats de son action au Kurdistan. »

Au delà de son engagement pour le droit des peuples dans le monde, il faut souligner qu’elle s’engageait aussi en France. Cela a été le cas notamment au moment des sans-papiers de l’église St Bernard, en 1996.

« Danielle Mitterrand a toujours été très ouverte à tous les combats qui puissent permettre de lutter contre les injustices et d’aider les minorités. C’est aussi ce qui fait aujourd’hui notre identité. On travaille autant en France qu’à l’international. Danielle était très présente en France, elle faisait beaucoup de conférences, elle allait beaucoup aider ceux qui le souhaitaient. Par exemple, le 10 mai 2011, 30 ans après l’accession au pouvoir de François Mitterrand, elle était devant l’Assemblée Nationale pour lutter conter le gaz de schiste qui faisait l’objet d’une loi à l’étude pour son interdiction. Elle a toujours été dans tous les combats possibles pour faire en sorte que la planète soit respectée, que les hommes et les femmes soient respectés et que l’injustice ne passe pas sa porte. »

Un combat contre toutes les formes d’injustices que nous continuerons d’aborder la semaine prochaine, à l’occasion de ces 30 ans de France Libertés.

[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=O0w12DJ3tjk[/youtube]

Pour aller plus loin :

[youtube]https://youtu.be/EhBj_7K6L5A[/youtube]

Le « Beau Vélo de RAVeL » en Belgique et en France : À la découverte d’un trésor unique

0

Beau Vélo 2016Depuis près de deux décennies, les étapes du « Beau Vélo de RAVeL » attirent des dizaines de milliers d’amoureux de la petite reine qui, par monts et par vaux, de villages pittoresques en cités prestigieuses, de chemins campagnards en routes provinciales, de châteaux en lieux sacrés, s’adonnent en peloton à plusieurs randonnées, tant en Belgique qu’en France, comme il fut présenté dans une précédente chronique (le 22 juin 2016).

Quoi qu’il en soit, c’est toujours une belle opportunité que de découvrir ou de redécouvrir des coins insolites et mystérieux, d’aller à l’écoute de légendes et d’anecdotes de terroir, de parcourir des itinéraires chargés d’Histoire ou mythiques. Démarche écologique et patrimoine se conjuguent donc à ces occasions, telle la balade qui fait halte à Namur, capitale de la Wallonie, le samedi 13 août 2016, avec une visite au Musée des Arts anciens du Namurois pour ceux qui désirent ajouter une dimension culturelle à leur effort sportif ou, tout simplement, pour d’éventuels visiteurs de cette jolie cité mosane.

Au départ, Namur abritait un fameux trésor dans une salle de l’Institut des Sœurs de Notre-Dame – un monastère – , endroit considéré comme « le plus petit musée au monde ». Puisqu’on venait des quatre coins de la planète pour admirer ce Trésor du Prieuré d’Oignies du Frère Hugo, l’une des « Sept Merveilles de Belgique », et qui était contenu dans quelques vitrines de ce minuscule musée, l’œuvre fut transférée au Musée des Arts anciens du Namurois afin qu’elle puisse bénéficier d’une présentation digne de sa valeur.

Ce Trésor compte une quarantaine de pièces dont trois portent la signature de Frère Hugo. Qui était-il ? Il s’agissait d’un personnage appartenait à une famille de chevaliers de Walcourt du XIIe siècle. Il fit son apprentissage d’orfèvre à l’époque où Nicolas de Verdun œuvrait à la châsse de Notre-Dame de Tournai, autre Merveille de Belgique.

PlatadeareliureadealEvangeliaireadHugoadOigniesft300
Hugo d’Oignies, Plat de reliure de l’Evangéliaire, 1228. Namur, TreM.a. Coll. FRB. Dépôt à la SAN, inv. TO1. Copyright : Guy Focant, Vedrin.
Pied-reliquaireadeaSaint-Jacquesaleamajeura12500FT300
Atelier d’Oignies, Pied-reliquaire de saint Jacques le Majeur, 1250. Namur, TreM.a. Coll. FRB. Dépôt à la SAN, inv. TO17. Copyright : Guy Focant, Vedrin.

Toutes les pièces du Trésor relèvent du culte des reliques, de la célébration de la messe et des rites liturgiques : évangéliaire, calice, reliquaire d’une côte de saint Pierre, et, tenez-vous bien, on admire même un reliquaire du lait de la Vierge !

Le lait de la Vierge ?

À dire vrai, cette étrange relique serait de la galactite, sorte de craie blanche provenant de « la Grotte du lait »,  située près de Bethléem, où suivant la tradition, la Sainte Famille se réfugia. À propos de la galactite, on lit dans Orphée : « Cette pierre Galactite, si on la brise, il coule de l’intérieur une moelle blanche parfaitement semblable à du lait. »

En minéralogie, on dit que cette argile a la propriété de rendre blanche comme du lait l’eau dans laquelle elle a été délayée, d’où le préjugé qu’elle pouvait augmenter le lait des nourrices !

Et, cerise sur le gâteau, le musée est un hôtel patricien du XVIIIe siècle dont certaines parties sont classées au patrimoine exceptionnel de Wallonie et qui expose, également, d’autres remarquables chefs-d’œuvre dont des affliges ou médaillons de corporations de métiers, celle des menuisiers datant de 1509 et fait aussitôt penser au Compagnonnage dont il a aussi été question sur « Fréquence Terre ».

 

https://www.province.namur.be/trema

tout-ce-qui-parle-728x90

 

Ardennes françaises mystérieuses (31/61) : LAIFOUR : Des Dames de Meuse et la source ensanglantée

0

3ft300Les chroniques « Ardennes françaises mystérieuses, sacrées et insolites » sont inspirées de l’ouvrage et d’émissions de Pierre Guelff aux Éditions Jourdan, à la RTBF et TV5 Monde « Ardennes Mystérieuses, Insolites et Sacrées ». Musique du générique : « Le Réveil ardennais. »(youtube)

 Une grande partie des charmes de Laifour est regroupée dans son logo, comme le signalent ses autorités communales : « …charmes situés dans une arène de verdure, que traverse la Meuse… » Et, de citer son célèbre site classé des « Dames de Meuse ».

Un lieu fréquenté à plusieurs reprises par le général de Gaulle. Mais, au juste, qu’est-ce qui y attirait le président de la République française ? La beauté sauvage de l’endroit ou les légendes qui s’y rattachent ? Ou toutes à la fois ?

La punition divine

 Les « Dames de Meuse » est un lieu habité par les dieux, clame-t-on sur place, et plusieurs légendes lui sont attribuées, c’est l’un parmi les plus impressionnants paysages de la Vallée de la Meuse, selon l’auteur Bernard Chopplet.

En 1080, le seigneur de Hierges (voir ci-dessous) eut trois fils, Héribrand, Geoffroy et Vauthier, qui épousèrent les filles du Seigneur de Rethel, Hodierne, Berthe et Ige.

Peu de temps après leur union, les trois jeunes mariés accompagnèrent Godefroid de Bouillon dans sa croisade (1096-1099), la première du genre sur huit sans tenir compte de la « Croisade populaire » de Pierre l’Ermite.

 

Laifour1FT300
Les Dames de Meuse, que des personnes prétendent voir pleurer certains jours…

 

Alors qu’ils combattaient en Terre Sainte, les épouses commirent de conserve l’adultère en compagnie de trois chevaliers.

Mais, Dieu les punit ! Ainsi, lors de l’attaque de Jérusalem, elles furent changées en trois immenses rochers noirâtres surplombant la Meuse.

Une deuxième légende, selon le « Guide de la France Mystérieuse », sous le titre des « Pierres Infidèles » :

« Le seigneur de Montcornet, en partant pour la croisade, laissa son château à la garde de sa femme et de ses deux nièces. Un seigneur du voisinage, du nom de Neyrac, voulut s’emparer des biens de Montcornet et déclencha un conflit. (…) La dame de Montcornet alla au-devant de son mari qui revenait de Terre Sainte et Neyrac se sentant en danger réclama l’aide du diable. Celui-ci provoqua un séisme qui ensevelit la dame et sa suite. Arrivé à l’endroit du drame, le seigneur de Montcornet reçut des explications de la part d’un berger et Neyrac eut la tête tranchée ! Après une prière au divin, la dame et sa suite sortirent vivants du sol. Le rocher en forme de têtes perpétuerait le souvenir de la dame de Montcornet et des deux nièces. »

La troisième légende concernant les « Dames de Meuse » émane de Hierges.

Hierges est une cité médiévale, distante de Laifour d’une vingtaine de kilomètres, considérée comme l’un des plus beaux villages de France, dont le château aurait été bâti en 882 en une nuit par la fée Mélusine (voir Orval).

Il est question des trois épouses infidèles transformées en rochers juste avant qu’elles n’aient eu le temps de se jeter dans la Meuse au retour de leurs maris afin d’échapper à leur colère.

Laifour2ft300
Au moins trois légendes pour un site habité des dieux, pour trois immenses rochers couverts de hêtres…

L’odieux seigneur et les Quatre Fils Aymon

 À Laifour, il y a une autre histoire « fantastique » qui circule : celle entourant la source d’eau ferrugineuse qui coule dans la Meuse en rougissant les pierres et les galets.

Au Moyen Âge, un puissant seigneur désirait les faveurs d’une jeune vierge. Elle refusa catégoriquement les avances et se réfugia près de la source située dans une grotte.

Un jour de chasse, le seigneur la débusqua. Elle continua à lui résister, alors il sortit son épée et la tua. Ensuite, il partit jeter l’arme dans la source. Depuis cet instant tragique, l’eau serait devenue ferrugineuse…

Et, bien entendu, les Quatre Fils Aymon (voir « Quelques symboles ardennais » en première partie du présent ouvrage) seraient également passées par Laifour !

Naguère, un rocher était marqué de l’empreinte du sabot du cheval Bayard après avoir effectué un bond prodigieux. Au début du XIXe siècle, les cantonniers locaux auraient détruit ce « témoignage » pour confectionner une route…

tout-ce-qui-parle-728x90

S’hydrater correctement : un outil pour évaluer notre bonne consommation d’eau (rediffusion)

1
Le Centre d’Information sur l’Eau (C.I.Eau)

Votre corps est-il correctement hydraté ? Une question que l’on ne se pose que très peu souvent, mais qui, une fois l’été arrivé, devient une préoccupation naturelle. Et pourtant, est-on si sûr que nous apportons au quotidien suffisamment d’eau à notre corps ?

Pour répondre à cette question, le Centre d’Information sur l’Eau, le CIEAU, a mis en ligne un kit d’évaluation des apports journaliers en eau. Car il ne suffit pas de compter le nombre de verre d’eau pour être sûr de bien s’hydrater. Il faut aussi prendre en compte tout ce que nous mangeons…

Le CIEAU nous rappelle que dans des conditions de vie normale, pour un adulte en bonne santé, les besoins hydriques sont estimés à environ 2,5 litres par jour.
Au quotidien, ces besoins en eau varient et peuvent avoir des conséquences sur la santé s’ils ne sont pas satisfaits.

Selon notre âge, nos besoins évoluent, et notre métabolisme lui aussi change.
A l’état de foeœtus, notre corps est composé à 97% d’eau. Cette proportion descend déjà à 75% pour un nourrisson… A l’âge adulte, on tombe à 60 % d’eau, pour se situer autour de 55% chez les personnes âgées.
Pour exemple, un adulte de 70kg renferme quelques 42 litres d’eau !

Mais où se loge donc tout ce précieux liquide ?
Un peu partout en vérité. Notre cerveau par exemple est constitué à 80% d’eau ! Nos muscles et nos organes sont constitué à 75% d’eau. C’est ce que l’on appelle l’eau intracellulaire….
Et puis il y a l’eau extra cellulaire, située dans le sang, la lymphe, la salive et les autres sécrétions.

Quotidiennement nous perdons une partie de cette eau. De 100 à 200 ml d’eau sont éliminés tous les jours dans les selles, 250 ml sont perdus avec la respiration.
Et notre peau perd de 0,5 à 1 litre d’eau par jour. Rien qu’en transpirant.

Le reste de l’élimination de l’eau se fait au travers des reins. Ils adaptent ces rejets afin de lutter contre la déshydratation (perte d’eau dans l’organisme) ou, à l’inverse, l’hyperhydratation (l’excès d’eau dans l’organisme).
Si les apports en liquide sont très importants, l’élimination urinaire augmente. Si les apports en liquide sont faibles, le rein limitera l’excrétion de l’eau en se mettant en situation dite « d’antidiurèse ».

Il est donc nécessaire, sous nos régions tempérées, de compenser ces pertes en buvant 1 à 1.5 litre d’eau par jour. Le reste des besoins est couvert par l’eau contenue dans les aliments, le lait, les fruits les légumes, les viandes et les poissons.
Tout en rappelant qu’il vaut mieux boire régulièrement de petites quantités que beaucoup d’un seul coup.

Cette vigilance doit être accrue lors de fortes chaleurs, et notamment pour les enfants en bas âges ou les personnes âgées, qui ne pensent pas forcément à se désaltérer.
De même lors d’efforts physiques il est important de compenser l’eau perdue. Car, la sensation de soif n’est pas un bon indicateur des besoins réels. Quand nous avons soif, la carence en eau existe déjà.

Le CIEAU souligne que chez l’enfant ou la personne âgée une perte d’eau correspond à une diminution de plus de 10 % du poids du corps, une perte considérée comme sévère qui peut nécessiter une hospitalisation. Des pertes en en eau comprises entre 2% et 10% du poids corporel peuvent déjà provoquer des troubles.

Alors pour sensibiliser tous les publics à cette exigence de santé, ce kit d’évaluation de votre hydratation vous permettra de mesurer le volume d’eau contenu dans vos repas pendant 24 heures.
Vous pourrez savoir si vos apports quotidiens en eau sont suffisants.

A travers un questionnaire construit autour de vos différents repas, vous aurez une idée assez précise de la quantité d’eau que vous ingérez au quotidien. Et si elle s’avère insuffisante, rien de plus simple que de compléter avec de grands verres d’eau du robinet ! Un questionnaire à retrouver sur le site du CIEAU.

Les chaleurs estivales sont là pour nous le rappeler… L’eau est primordiale à notre santé. Protégeons-la ! Protégeons-nous !

 

Pour aller plus loin :

Les Enfants de Salomon (5/7) : Un esprit de fraternité (Éditions Dervy)

0

PGF FT300« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

 Contrairement à certaines affirmations, les « Anciens Devoirs » ou « Old Charges » sont propres à la Maçonnerie anglaise et deux textes de la période médiévale le prouvent : les Manuscrits Regius (1390) et Cooke (1410), les premiers cités évoquant l’art de la Maçonnerie et de la Géométrie. « Chaque ouvrier travaille par mesure, les agriculteurs, les navigateurs, les planteurs, et tous utilisent la Géométrie ; parce que ni la grammaire, ni la logique, ni aucune desdites sciences ne peut subsister sans la Géométrie. Elle est la plus digne et la plus honorable. Elle est au centre de l’activité des maçons médiévaux. »

Et, grâce aux auteurs de l’essai « Les Enfants de Salomon », Hugues Berton et Christelle Imbert (Éditions Dervy), on découvre même dans l’évocation de la construction de la Tour de Babylone, des recommandations du maçon Nemrod à ses ouvriers : « Aimez-vous comme si vous étiez frères et restez unis loyalement. Que celui qui a un grand savoir l’enseigne à son compagnon. Veillez à bien vous conduire… » Il leur enseigna des signes et des attouchements pour qu’ils puissent se reconnaître et se distinguer du reste de l’humanité sur la terre.

DSC01834bis300couveAutre précision importante : « Les loges opératives d’Écosse furent  parmi les premières à accueillir des maçons dits « non-opératifs », issus de milieux intellectuels et scientifiques, reçus en qualité de protecteurs, de bienfaiteurs et appelés « Gentlemen Masons », de même que des membres issus de milieux plus modestes. (…) Ces maçons non-opératifs trouveront dans les loges un esprit de fraternité, une relative mixité sociale, le tout dans un esprit de recherche, de mystères, de secrets. »

 tout-ce-qui-parle-728x90