La Fondation France Libertés a 30 ans. 30 ans d’actions et de combat contre les souffrances des hommes et pour le droit des peuples.
Danièle Mitterrand s’engageait en 1986 dans cette mission qu’elle s’était donnée : être un maillon actif d’un réseau mondial qui aspire à organiser l’alternative pour un monde plus juste et plus humaniste.
- Avec Emmanuel Poilane, le directeur de France Libertés.
La semaine dernière, nous avons abordé ici les origines de la Fondation et les premières actions menées par sa fondatrice, Danièle Mitterrand.
Au début des années 2000 c’est le combat pour l’accès à l’eau pour tous qui s’est engagé. Pourquoi cette orientation ?
« Au fur et mesure de ses combats sur le terrain, Danièle Mitterrand s’est rendu compte que l’accès à l’eau était quelque chose de prioritaire. Elle a d’abord fait des puits et des forages pour aider les gens où la Fondation travaillait. Très rapidement, elle s’est rendu compte que ce n’était pas suffisant. Si on n’a pas un accès à l’eau correct on ne peut pas vivre dignement. Et si on n’est pas capable de vivre dignement, on ne peut pas faire valoir ses droits. Elle s’est rendu compte que c’était la pierre angulaire de la question des droits de l’homme. Elle a fait le choix de travailler sur l’accès à l’eau, sur un domaine technique mais parlant des droits. Elle a fait en sorte que les états se saisissent de cette question-là. Le point d’orgue a été la résolution des Nations Unies en juillet 2010 qui valide le droit à l’eau pour tous. Ensuite, il faut se bagarrer pour faire inscrire ce droit à l’eau pour tous dans la loi. On est sur un champ surprenant. Quand on dit l’eau c’est la vie, tout le monde comprend. Quand on dit que l’eau il faut forcément la partager, tout le monde le comprend. Et en même temps on est aujourd’hui dans une mise en œuvre de l’accès à l’eau qui est économique et qui ne voit plus la porte d’entrée sociale. Quand Danielle Mitterrand à commencer le combat au début des années 2000, personne ne parlait de l’eau. Aujourd’hui c’est devenu essentiel pour la dignité humaine, en France et à l’international. »
Droits des peuples, accès à l’eau, biopiraterie, citoyenneté… Quel est le point commun entre tous ces combats ?
« Le bien commun. Que l’on parle de l’eau, de la biodiversité, des peuples autochtones, c’est l’idée qu’il faut aujourd’hui retrouver notre capacité à vivre en équilibre avec notre planète. Il faut que l’on arrête de détruire la planète sous prétexte que l’on peut s’enrichir. C’est cette notion d’équilibre qui est derrière la problématique des droits communs. C’est être en capacité de créer cette sphère du partage de la coopération, pour arrêter de penser que l’on peut tout régler par la compétition. Il faut absolument trouver les moyens de plus coopérer. Regardons les peuples autochtones qui vivent de manière traditionnelle depuis plusieurs millénaires. Ils ont acquis de la modernité, mais en même temps ils ont gardé cette formidable relation à leur environnement, à leur forêt, à leur eau, pour faire en sorte de mener une vie qui soit respectueuse de leur environnement. Il faut que l’on réapprenne çà. Derrière ces trente années de combat de la Fondation, il y a la volonté d’afficher cette ambition de partage, de coopération, et de respect de la nature. Pour que l’humanité puisse vivre en équilibre et plus forcément an croissance. La Fondation essaie d’y apporter sa pierre. »

30 ans de combats… Agir, plaider, sensibiliser. Comment la Fondation marque-t-elle cet anniversaire?
« Tout au long de l’année, il y aura chaque mois sur le site un article relatant des expériences du passé, et un article présentant des actions actuelles. Et en novembre, il y aura la remise du prix Danielle Mitterrand avec un colloque. Sur les deux piliers, droits des peuples et droit à l’eau, il racontera le passé et le présent de la Fondation. On travaille aussi sur une exposition qui puisse éclairer les 30 ans de l’histoire de la Fondation. On ne veut pas faire quelque chose d’extraordinaire, mais on veut être capable d’expliquer les combats que l’on mène. C’est aussi les 5 ans de la disparition de notre présidente. C’est important de montrer que, 5 ans après, la Fondation est toujours très forte, avec beaucoup d’actions. Les combats sont de plus en plus importants à un moment où la planète subit le changement climatique. C’est essentiel de faire la promotion des idées que défendait Danielle Mitterrand et qui sont toujours d’une extrême actualité. »
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Pour aller plus loin :
[youtube]https://youtu.be/Gp3u_9AB1-M[/youtube]
Podcast: Download




Et puis, il y a Vincent Van Gogh qui, selon la jeune fille, pense à elle « avec autant de force que moi », alors qu’ils se donnent l’un à l’autre sans calcul ni esprit de retour, « uniquement pour le bonheur » (…) « Je ne veux rien d’autre de ma vie que rester à ses côtés, et l’aider, l’encourager dans cette voie, peindre jusqu’à ce que la mort nous sépare, l’aimer et être aimée de lui (…) Je vois au fond de son âme l’amour qu’il me porte… »

« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.
« Les rites maçonniques, essentiellement basés sur les rituels, les mythes, les légendes, les outils et les symboles, permettent à chaque Maçon par l’étude et l’expérimentation des différents grades, de se perfectionner et d’accéder à la compréhension d’une symbolique universelle, d’une vision globale du monde, d’une perception d’un principe supérieur. »


De plus, notre environnement naturel est dans sa réflexion, ce qui rencontre, bien entendu, le « combat » (pacifiste !) de « Fréquence Terre ».
« Power & Care », un dialogue entre d’éminents experts (les professeurs Patricia Bellinger de Harvard, Paul Collier – économie – d’Oxford, le docteur Freund – psychologie – de l’université de Zurich, son collègue Heinrichs de Friebourg, Alaa Murabit, « La Voix des femmes du Liban », Matthieu Ricard, bien entendu, un spécialiste de la résilience en la personne du professeur Rockström de Suède, Tania Singer, directrice d’un département de neurosciences en Allemagne, des artistes…) avec le Dalaï-Lama, se déroulera du 9 au 11 septembre 2016 au BOZAR, Palais des Beaux-Arts, de Bruxelles.

Les chroniques « Ardennes françaises mystérieuses, sacrées et insolites » sont inspirées de l’ouvrage et d’émissions de Pierre Guelff aux Éditions Jourdan, à la RTBF et TV5 Monde « Ardennes Mystérieuses, Insolites et Sacrées ». Musique du générique : « Le Réveil ardennais. »(youtube)
Étape du Chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle, l’église (XIVe siècle) porte le nom de l’apôtre dont les reliques sont vénérées en Galice.


Depuis près de deux décennies, les étapes du « Beau Vélo de RAVeL » attirent des dizaines de milliers d’amoureux de la petite reine qui, par monts et par vaux, de villages pittoresques en cités prestigieuses, de chemins campagnards en routes provinciales, de châteaux en lieux sacrés, s’adonnent en peloton à plusieurs randonnées, tant en Belgique qu’en France, comme il fut présenté dans une précédente chronique (le 22 juin 2016).






