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Ardennes françaises mystérieuses (31/61) : LAIFOUR : Des Dames de Meuse et la source ensanglantée

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3ft300Les chroniques « Ardennes françaises mystérieuses, sacrées et insolites » sont inspirées de l’ouvrage et d’émissions de Pierre Guelff aux Éditions Jourdan, à la RTBF et TV5 Monde « Ardennes Mystérieuses, Insolites et Sacrées ». Musique du générique : « Le Réveil ardennais. »(youtube)

 Une grande partie des charmes de Laifour est regroupée dans son logo, comme le signalent ses autorités communales : « …charmes situés dans une arène de verdure, que traverse la Meuse… » Et, de citer son célèbre site classé des « Dames de Meuse ».

Un lieu fréquenté à plusieurs reprises par le général de Gaulle. Mais, au juste, qu’est-ce qui y attirait le président de la République française ? La beauté sauvage de l’endroit ou les légendes qui s’y rattachent ? Ou toutes à la fois ?

La punition divine

 Les « Dames de Meuse » est un lieu habité par les dieux, clame-t-on sur place, et plusieurs légendes lui sont attribuées, c’est l’un parmi les plus impressionnants paysages de la Vallée de la Meuse, selon l’auteur Bernard Chopplet.

En 1080, le seigneur de Hierges (voir ci-dessous) eut trois fils, Héribrand, Geoffroy et Vauthier, qui épousèrent les filles du Seigneur de Rethel, Hodierne, Berthe et Ige.

Peu de temps après leur union, les trois jeunes mariés accompagnèrent Godefroid de Bouillon dans sa croisade (1096-1099), la première du genre sur huit sans tenir compte de la « Croisade populaire » de Pierre l’Ermite.

 

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Les Dames de Meuse, que des personnes prétendent voir pleurer certains jours…

 

Alors qu’ils combattaient en Terre Sainte, les épouses commirent de conserve l’adultère en compagnie de trois chevaliers.

Mais, Dieu les punit ! Ainsi, lors de l’attaque de Jérusalem, elles furent changées en trois immenses rochers noirâtres surplombant la Meuse.

Une deuxième légende, selon le « Guide de la France Mystérieuse », sous le titre des « Pierres Infidèles » :

« Le seigneur de Montcornet, en partant pour la croisade, laissa son château à la garde de sa femme et de ses deux nièces. Un seigneur du voisinage, du nom de Neyrac, voulut s’emparer des biens de Montcornet et déclencha un conflit. (…) La dame de Montcornet alla au-devant de son mari qui revenait de Terre Sainte et Neyrac se sentant en danger réclama l’aide du diable. Celui-ci provoqua un séisme qui ensevelit la dame et sa suite. Arrivé à l’endroit du drame, le seigneur de Montcornet reçut des explications de la part d’un berger et Neyrac eut la tête tranchée ! Après une prière au divin, la dame et sa suite sortirent vivants du sol. Le rocher en forme de têtes perpétuerait le souvenir de la dame de Montcornet et des deux nièces. »

La troisième légende concernant les « Dames de Meuse » émane de Hierges.

Hierges est une cité médiévale, distante de Laifour d’une vingtaine de kilomètres, considérée comme l’un des plus beaux villages de France, dont le château aurait été bâti en 882 en une nuit par la fée Mélusine (voir Orval).

Il est question des trois épouses infidèles transformées en rochers juste avant qu’elles n’aient eu le temps de se jeter dans la Meuse au retour de leurs maris afin d’échapper à leur colère.

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Au moins trois légendes pour un site habité des dieux, pour trois immenses rochers couverts de hêtres…

L’odieux seigneur et les Quatre Fils Aymon

 À Laifour, il y a une autre histoire « fantastique » qui circule : celle entourant la source d’eau ferrugineuse qui coule dans la Meuse en rougissant les pierres et les galets.

Au Moyen Âge, un puissant seigneur désirait les faveurs d’une jeune vierge. Elle refusa catégoriquement les avances et se réfugia près de la source située dans une grotte.

Un jour de chasse, le seigneur la débusqua. Elle continua à lui résister, alors il sortit son épée et la tua. Ensuite, il partit jeter l’arme dans la source. Depuis cet instant tragique, l’eau serait devenue ferrugineuse…

Et, bien entendu, les Quatre Fils Aymon (voir « Quelques symboles ardennais » en première partie du présent ouvrage) seraient également passées par Laifour !

Naguère, un rocher était marqué de l’empreinte du sabot du cheval Bayard après avoir effectué un bond prodigieux. Au début du XIXe siècle, les cantonniers locaux auraient détruit ce « témoignage » pour confectionner une route…

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S’hydrater correctement : un outil pour évaluer notre bonne consommation d’eau (rediffusion)

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Le Centre d’Information sur l’Eau (C.I.Eau)

Votre corps est-il correctement hydraté ? Une question que l’on ne se pose que très peu souvent, mais qui, une fois l’été arrivé, devient une préoccupation naturelle. Et pourtant, est-on si sûr que nous apportons au quotidien suffisamment d’eau à notre corps ?

Pour répondre à cette question, le Centre d’Information sur l’Eau, le CIEAU, a mis en ligne un kit d’évaluation des apports journaliers en eau. Car il ne suffit pas de compter le nombre de verre d’eau pour être sûr de bien s’hydrater. Il faut aussi prendre en compte tout ce que nous mangeons…

Le CIEAU nous rappelle que dans des conditions de vie normale, pour un adulte en bonne santé, les besoins hydriques sont estimés à environ 2,5 litres par jour.
Au quotidien, ces besoins en eau varient et peuvent avoir des conséquences sur la santé s’ils ne sont pas satisfaits.

Selon notre âge, nos besoins évoluent, et notre métabolisme lui aussi change.
A l’état de foeœtus, notre corps est composé à 97% d’eau. Cette proportion descend déjà à 75% pour un nourrisson… A l’âge adulte, on tombe à 60 % d’eau, pour se situer autour de 55% chez les personnes âgées.
Pour exemple, un adulte de 70kg renferme quelques 42 litres d’eau !

Mais où se loge donc tout ce précieux liquide ?
Un peu partout en vérité. Notre cerveau par exemple est constitué à 80% d’eau ! Nos muscles et nos organes sont constitué à 75% d’eau. C’est ce que l’on appelle l’eau intracellulaire….
Et puis il y a l’eau extra cellulaire, située dans le sang, la lymphe, la salive et les autres sécrétions.

Quotidiennement nous perdons une partie de cette eau. De 100 à 200 ml d’eau sont éliminés tous les jours dans les selles, 250 ml sont perdus avec la respiration.
Et notre peau perd de 0,5 à 1 litre d’eau par jour. Rien qu’en transpirant.

Le reste de l’élimination de l’eau se fait au travers des reins. Ils adaptent ces rejets afin de lutter contre la déshydratation (perte d’eau dans l’organisme) ou, à l’inverse, l’hyperhydratation (l’excès d’eau dans l’organisme).
Si les apports en liquide sont très importants, l’élimination urinaire augmente. Si les apports en liquide sont faibles, le rein limitera l’excrétion de l’eau en se mettant en situation dite « d’antidiurèse ».

Il est donc nécessaire, sous nos régions tempérées, de compenser ces pertes en buvant 1 à 1.5 litre d’eau par jour. Le reste des besoins est couvert par l’eau contenue dans les aliments, le lait, les fruits les légumes, les viandes et les poissons.
Tout en rappelant qu’il vaut mieux boire régulièrement de petites quantités que beaucoup d’un seul coup.

Cette vigilance doit être accrue lors de fortes chaleurs, et notamment pour les enfants en bas âges ou les personnes âgées, qui ne pensent pas forcément à se désaltérer.
De même lors d’efforts physiques il est important de compenser l’eau perdue. Car, la sensation de soif n’est pas un bon indicateur des besoins réels. Quand nous avons soif, la carence en eau existe déjà.

Le CIEAU souligne que chez l’enfant ou la personne âgée une perte d’eau correspond à une diminution de plus de 10 % du poids du corps, une perte considérée comme sévère qui peut nécessiter une hospitalisation. Des pertes en en eau comprises entre 2% et 10% du poids corporel peuvent déjà provoquer des troubles.

Alors pour sensibiliser tous les publics à cette exigence de santé, ce kit d’évaluation de votre hydratation vous permettra de mesurer le volume d’eau contenu dans vos repas pendant 24 heures.
Vous pourrez savoir si vos apports quotidiens en eau sont suffisants.

A travers un questionnaire construit autour de vos différents repas, vous aurez une idée assez précise de la quantité d’eau que vous ingérez au quotidien. Et si elle s’avère insuffisante, rien de plus simple que de compléter avec de grands verres d’eau du robinet ! Un questionnaire à retrouver sur le site du CIEAU.

Les chaleurs estivales sont là pour nous le rappeler… L’eau est primordiale à notre santé. Protégeons-la ! Protégeons-nous !

 

Pour aller plus loin :

Les Enfants de Salomon (5/7) : Un esprit de fraternité (Éditions Dervy)

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PGF FT300« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

 Contrairement à certaines affirmations, les « Anciens Devoirs » ou « Old Charges » sont propres à la Maçonnerie anglaise et deux textes de la période médiévale le prouvent : les Manuscrits Regius (1390) et Cooke (1410), les premiers cités évoquant l’art de la Maçonnerie et de la Géométrie. « Chaque ouvrier travaille par mesure, les agriculteurs, les navigateurs, les planteurs, et tous utilisent la Géométrie ; parce que ni la grammaire, ni la logique, ni aucune desdites sciences ne peut subsister sans la Géométrie. Elle est la plus digne et la plus honorable. Elle est au centre de l’activité des maçons médiévaux. »

Et, grâce aux auteurs de l’essai « Les Enfants de Salomon », Hugues Berton et Christelle Imbert (Éditions Dervy), on découvre même dans l’évocation de la construction de la Tour de Babylone, des recommandations du maçon Nemrod à ses ouvriers : « Aimez-vous comme si vous étiez frères et restez unis loyalement. Que celui qui a un grand savoir l’enseigne à son compagnon. Veillez à bien vous conduire… » Il leur enseigna des signes et des attouchements pour qu’ils puissent se reconnaître et se distinguer du reste de l’humanité sur la terre.

DSC01834bis300couveAutre précision importante : « Les loges opératives d’Écosse furent  parmi les premières à accueillir des maçons dits « non-opératifs », issus de milieux intellectuels et scientifiques, reçus en qualité de protecteurs, de bienfaiteurs et appelés « Gentlemen Masons », de même que des membres issus de milieux plus modestes. (…) Ces maçons non-opératifs trouveront dans les loges un esprit de fraternité, une relative mixité sociale, le tout dans un esprit de recherche, de mystères, de secrets. »

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Ardennes françaises mystérieuses (29 et 30/61) : JUNIVILLE : Poète et paysan et LA CHAPELLE

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2Les chroniques « Ardennes françaises mystérieuses, sacrées et insolites » sont inspirées de l’ouvrage et d’émissions de Pierre Guelff aux Éditions Jourdan, à la RTBF et TV5 Monde « Ardennes Mystérieuses, Insolites et Sacrées ». Musique du générique : « Le Réveil ardennais. »(youtube)

Le Musée-Auberge Verlaine à Juniville est l’ancienne « Auberge du Lion d’Or » fréquentée par l’illustre poète.

Une association s’occupe de le faire vivre avec des conférences, visites, du théâtre, des contes, des concerts, des animations, des expositions…

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Mysticisme et Rédemption…

 

 

En voici la présentation, sous le titre « Dans nos savoureuses Ardennes, où je fis le mal et le bien… » :

« Bien après la vie parisienne et bourgeoise, la reconnaissance du milieu littéraire français grâce à  Poèmes Saturniens et l’escapade avec Rimbaud, c’est en prison, à Mons, que Verlaine prendra conscience qu’il a tout perdu et se tournera vers le seul salut possible : le mysticisme et la Rédemption.

Dès ce moment, ses seules occupations seront le regret de sa vie perdue et l’écriture de Sagesse.

Errant quelque temps entre la Belgique et l’Angleterre, il finira par se fixer à Rethel où il sera répétiteur pendant deux ans dans une institution religieuse.

Verlaine quittera l’institution Notre-Dame de Rethel en août 1879 accompagné d’un de ses élèves, Lucien Létinois, qu’il considère comme son fils et dont il veut faire « Un bon catholique et un bon citoyen… » (P. Verlaine, Confessions). Ils s’installeront à Coulommes, dans la ferme de Malval, chez les parents de Lucien.

 

Là,  Verlaine redécouvre la campagne française…, sa sérénité, son rythme lent, ses horizons apaisants. L’idée lui vint d’acquérir une exploitation rurale et de s’y retirer en gentilhomme : poète et paysan. (P. Petifils. Verlaine).

 

Une ferme est à vendre à Juniville et c’est Elisa Verlaine, sa mère, qui l’achète. Les Létinois s’y installeront en mars 1880, au 15 de la rue de L’Abby. Verlaine louera une maison à 150 mètres de la ferme, en face de l’auberge du Lion d’Or.

Dans cette auberge Verlaine finira d’écrire et de corriger Sagesse qui sera un échec d’édition.

À Juniville, Verlaine connaîtra sa dernière tentation vers le Bien. La mort de Lucien Létinois conclura tragiquement l’aventure ardennaise. Verlaine quittera Juniville en 1882 contraint de vendre sa ferme.

 

Le musée Verlaine s’est ouvert dans l’auberge du Lion d’Or restaurée et reconstituée avec ses meubles et ses objets.

C’est un lieu vivant, plein de charme et imprégné de la présence du poète.

 

« Notre essai de culture eut une triste fin

Mais il fit mon délice un long temps et ma joie. »

Paul Verlaine. »

Ardennes françaises mystérieuses (30/61) : LA CHAPELLE : Au bonheur des skieurs

Les chroniques « Ardennes françaises mystérieuses, sacrées et insolites » sont inspirées de l’ouvrage et d’émissions de Pierre Guelff aux Éditions Jourdan, à la RTBF et TV5 Monde « Ardennes Mystérieuses, Insolites et Sacrées ». Musique du générique : « Le Réveil ardennais. »(youtube)

 

Moins de deux cents habitants pour ce village situé à la frontière avec la Belgique, entre Sedan et Bouillon. Son dénivelé (400 m en haut pour 290 m en bas) en fait un endroit prisé par les skieurs, l’ancienne douane ayant même été transformée en gîte.

Historiquement, le 12 mai 1940, les soldats allemands de la10e Panzerdivision franchirent la frontière à La Chapelle lors de la Bataille de France, c’est-à-dire l’invasion allemande des Pays-Bas, de la Belgique, du grand-duché de Luxembourg et de la France.

 

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Forum social mondial 2016 : un autre monde est possible

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© fsm2016

« Un autre monde est nécessaire… Ensemble, il devient possible. » C’est le slogan du Forum social mondial qui se tient du 9 au 14 août à Montréal.

Initié en 2001 au Brésil, à Porto Alegre, cette 12ème édition espère rassembler plusieurs dizaines de milliers de personnes ayant un même souhait : construire un monde durable et solidaire, où chaque personne et chaque peuple a sa place et peut faire entendre sa voix.

Avec Marion Veber, en charge du programme “Droit des peuples” à la Fondation France Libertés et Nadja Bedock, chargée de mission “Eau-Bien commun”  à la Fondation France Libertés.

Ce Forum social Mondial est le plus grand rassemblement de la société civile dans le monde. C’est avant tout un espace de rencontre et d’échange de ceux qui proposent des alternatives au capitalisme effréné.

« Pour resituer un peu l’origine du Forum Social Mondial, il faut rappeler qu’il est né à l’initiative d’acteurs de la société civile essentiellement du Sud. A Porto Alegre, la société civile brésilienne était particulièrement impliquée dès le départ. Cela a été construit en opposition au système économique néolibéral, et en particulier en contestation du Forum économique mondial de Davos, et des institutions internationales comme l’OMC, le FMI, la banque Mondiale…

Le FSM, c’est plus qu’un espace de rencontre. Chaque année, c’est un processus permanent de dialogue entre les acteurs de la société civile internationale. Avec l’idée de contester la mondialisation telle qu’elle est aujourd’hui, avec ces conséquences parfois néfastes en termes de droit humain, de justice sociale et environnementale. Il s’agit aussi de proposer des alternatives concrètes, afin de ne pas être dans la simple contestation mais aussi dans la proposition. »

Quelles sont les grandes thématiques ou orientation qui seront abordées durant cette semaine ?

« Les thématiques sont à chaque fois extrêmement variées : l’économie, la démocratie… remettre le citoyen au cœur du débat politique… La lutte contre le racisme, la citoyenneté, l’immigration… Cette année, il y a 13 thématiques qui ont été dressées, mais avec deux sujets qui semblent un peu plus prioritaires. C’est la question des impacts environnementaux des activités économiques, et celle des peuples autochtones, très présents au Canada. L’une des particularités de cette édition, c’est qu’elle se déroule dans un pays du Nord alors que la totalité des FSM se sont passés au Sud. Cela a été particulièrement contesté, mais c’est une façon de déconstruire le concept de Nord et de Sud. Les questions se posent à tous et tous les acteurs ont leur mot à dire. »

Quelle sera la contribution de France Libertés lors de ce Forum ?

© France Libertés
© France Libertés

« Pour France Libertés, c’est un lieu et un moment important en termes d’information et de mobilisation de la société, mais aussi en termes de sensibilisation du grand public. Nous organisons une conférence « Extractivisme, eau et changement climatique : focus sur l’Amérique du Nord ». L’objectif est de traiter des enjeux essentiels dans notre travail au quotidien à la Fondation : les liens entre eau et changement climatique, et les interrelations le cycle de l’eau et le climat. Avec une question : comment les activités extractives vont venir perturber cet équilibre de l’eau et du climat et vont contribuer aux émissions de gaz à effet de serre.

Il nous semblait aussi important de traiter des impacts des activités extractives et du changement climatique sur les peuples autochtones d’Amérique du Nord, et de mettre en valeur les solutions et les alternatives possibles à l’extractivisme. Ces solutions sont proposées par la société civile mais également par les peuples autochtones du Canada. 

Pour nous, le Canada est un lieu essentiel de lutte contre l’extractivisme de par l’ampleur des activités extractives qui s’y déroulent ou qui sont en projet. C’est également un lieu de vie de nombreux peuples autochtones qui sont affectés par le changement climatique et par l’extractivisme. Ils ont des luttes très construites et très efficaces. Le Canada c’est aussi des lieux très importants pour l’équilibre climatique. C’est par exemple la forêt Boréale, l’une des dernières forêts vierges du monde, qui est touchée par l’exploitation des sables bitumeux. Il y a là un impact fort sur le climat puisque cela produit des émissions de gaz à effet de serre et cela perturbe le cycle de l’eau. »

Les alternatives proposées ne s’arrêtent pas à la semaine du Forum. Comment les travaux du FSM sont-ils pérennisés ?

« Durant le Forum Social Mondial, il y a des outils qui sont mis en place pour permettre la construction des mobilisations futures. Il y a la mise en place des assemblées de convergences. Ce sont des réunions stratégiques sur les grandes thématiques du FSM. Elles réunissent les principaux acteurs actifs sur cette thématique et définissent les plans d’action et les déclarations mettant en commun les grands principes et les grandes valeurs qui nous réunissent. Ce sont ces outils qui vont nous permettre de construire les mobilisations internationales et nationales. Et chacun s’en sert ensuite dans son pays ou dans son territoire.

Le FSM, c’est aussi un moment essentiel pour recharger les batteries des militants altermondialistes. Cela permet de rentrer riches de nouvelles rencontres et de nouvelles connaissances. Elles permettent de redynamiser les mobilisations pour la construction d’un monde plus juste. »

Pour aller plus loin :

 

 

 

 

Les hippocampes en France : une préoccupation partagée !

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Patrick LOUISY , directeur scientifique de l’association PEAU BLEUE nous parle des hippocampes que l’on trouve en France et des sciences participatives menées qui ont modifié la connaissance qu’on en avait. Un patrimoine vivant auquel chacun peut contribuer !

http://www.longitude181.org                             http://www.peaubleue.org/

Toutes ces choses à te dire de Frédérique Volot (Presses de la Cité)

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PGF FT300« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

« Les vivants chassent les morts, c’est dans la logique des choses… » murmura Lucie au chevet de son mari Hector, qui se trouvait entre la vie et la mort, épuisé par la maladie. Mais, soudain, il articula « Ange », le prénom de sa petite-fille chérie, qui habitait Moscou. Elle qui, en mission de sauvetage d’oursons orphelins, tomba amoureuse de la Russie au point de plaquer un emploi rémunérateur et son petit ami au grand dam de ses proches, sauf, justement, d’Hector !

« C’est bien de partir… moi aussi, je suis parti… » lui dit-il.

Ainsi, Ettore, Slave surnommé Hector, habitait Gorizia et avait connu l’exil et s’était réfugié en France, son violon sous le bras comme seul bagage.

Des décennies plus tard, à 2 600 kilomètres de sa région lorraine d’accueil, son « Ange » buvait un verre au Café Pouchkine, immortalisé par la « Nathalie » de Gilbert Bécaud.

9782258118508.ft300jpgOutre la musique et l’amour – réciproque – d’un vieil homme pour sa jeune parente, « Toutes ces choses à te dire », le roman touchant, bouleversant, de Frédérique Volot (Les Presses de la Cité), évoque une histoire exceptionnelle et la volonté de l’aïeul de la raconter et de confier les clefs d’une certaine reconstitution à Ange.

«  Il se sentait prêt à accueillir la mort. Il avait assez souffert, assez donné, assez vécu. Il demandait juste un supplément de souffle. Ne pas partir avant de lui avoir parlé, à elle… »

« Je ne veux pas qu’il meure avant que je l’aie revu », déclara Ange à son compagnon Niki.

« J’ai résisté à bien des choses dans ma vie, les fascistes (les sinistres « chemises noires » de Mussolini et les pétainistes), les nazis (il avait été déporté au camp d’Eperlecques), les balles, les coups, la faim, le froid, mais là… c’est foutu. Tu crois qu’elle va venir ? C’est l’attendre qui me fait tenir… »

Car, il avait beaucoup de choses à lui confier. Ainsi, quand il était petit, il se demandait pourquoi le bon Dieu, qui avait le pouvoir de tout faire, lui répétait sans cesse le curé, autorisait les tueries entre les hommes et la violence infligée aux animaux. Pourquoi ne connaissait-il pas son père ? « C’est du passé », lui disait sa mère. Alors, Ettore se confiait audit curé. La réponse tombait, immuable : « Prie. Tu comprendras quand tu seras grand ! » L’enfant priait et s’adressait directement au bon Dieu : « C’est pas juste. On a l’impression que c’est toujours les méchants qui gagnent et les gentils qui souffrent. » Hector n’a jamais compris, même et encore sur son lit d’agonie.

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Frédérique Volot.

Tout cela est raconté avec justesse et une immense sensibilité, sans pour autant jouer les béni-oui-oui à l’égard de diverses politiques et de l’Église, par exemple. Si cet ouvrage permet de découvrir un destin façonné par trop de violence et de fanatisme, de lâcheté aussi, des situations qui, hélas, sont encore d’actualité, il est aussi un formidable hymne à une réelle fraternité réconfortante. Au-delà des mots, il y eut des actes fameux. Sous la plume, fameusement – justement !  – documentée, de Frédérique Volot, cela relève d’un indéniable travail de Mémoire.

Ardennes françaises mystérieuses (28/61) : ILLY : Un haut lieu où souffle l’esprit

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3Les chroniques « Ardennes françaises mystérieuses, sacrées et insolites » sont inspirées de l’ouvrage et d’émissions de Pierre Guelff aux Éditions Jourdan, à la RTBF et TV5 Monde « Ardennes Mystérieuses, Insolites et Sacrées ». Musique du générique : « Le Réveil ardennais. »(youtube)

Au cœur du village d’Illy, voici une fontaine, et, à quelques centaines de mètres de ce point d’eau, sur un plateau qui le domine, « Le Calvaire ». Celui-ci est marqué de deux croix de pierre.

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La nouvelle fontaine d’Illy.

 

« Ce lieu-dit dont le splendide panorama domine le village d’Illy a certainement été fréquenté depuis des siècles par les villageois des alentours comme un haut lieu où souffle l’esprit.

 

Le calvaire d’Illy ne pouvait manquer d’attirer l’attention du général Margueritte (voir Saint-Menges/Floing) au début de l’après-midi du 1er septembre 1870 alors qu’il rassemblait sa division en prévision d’une charge de plusieurs milliers de cavaliers dans l’espoir de bousculer les fantassins allemands qui gravissaient les pentes du plateau de Terme.

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Le Calvaire.

 

 

 

Vers 14h30, il fit avancer au petit trot ses troupes jusqu’à 400 mètres de l’ennemi en allant lui-même, par trois fois, reconnaître ses positions.

C’est au moment où la charge s’élançait qu’il sera mortellement blessé à proximité de l’auberge de Terme.

Le général de Galliffet lui succéda immédiatement et prit avec fougue la tête de cette charge héroïque, car tous ces cavaliers voulaient venger leur chef et, tout particulièrement ceux du 1er Régiment de chasseurs d’Afrique qu’il avait commandé antérieurement. »

Le panorama exceptionnel permet de voir la forêt ardennaise, la Vallée de la Givonne, le plateau de Floing, et au-delà de la Meuse, les hauteurs boisées de La Marfée d’où Guillaume 1er, roi de Prusse puis empereur d’Allemagne, observait le déroulement de la bataille.

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« Auprès de ce calvaire furent rassemblés les escadrons qui participèrent aux charges héroïques du 1er septembre 1870 »

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PEAU BLEUE : une association pour coopérer aux sciences de la mer !

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(C) Peau Bleue

Patrick LOUISY , directeur scientifique de l’association PEAU BLEUE nous explique les actions de sciences participatives menées pour une meilleure connaissance du monde sous-marin grâce à la coopération de chacun. E si vous preniez plaisir à vous promener dans les découvertes des autres ?

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Les Enfants de Salomon (4/7) : Sagesse, Bienfaisance, Espérance… (Éditions Dervy)

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PGF FT300« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

 DSC01834bis300couveÀ ce jour, différents métiers qui sont reliés au Compagnonnage revendiquent une appartenance légendaire mythique aux trois grands maîtres fondateurs que sont Maître Jacques, Père Soubise et le roi Salomon, expliquent Hugues Berton et Christelle Imbert dans leur remarquable et volumineux essai « Les Enfants de Salomon » publié aux Éditions Dervy.

Et, de citer les propos d’un Compagnon charpentier tenus en 1865 : « Suivant la légende, le Père Soubise serait originaire d’Égypte. Dans le désert, il fit la connaissance de Maître Jacques avec lequel il construisit l’Arche d’Alliance. Le nom de Soubise est composé des initiales de sept mots hébreux dont la traduction française signifie : (S comme) Sagesse, (O comme…) Obéissance, Union, Bienfaisance, Intelligence, Science et Espérance. »

Tout autre chose, à présent, avec les marques lapidaires que l’on retrouve sur de nombreux édifices romans et gothiques, pas obligatoirement religieux puisqu’on en voit dans des châteaux et autres constructions civiles. Plusieurs significations leur sont apportées : symboles, signatures de tailleurs de pierre, marques d’honneur…, ayant parfois une relation possible entre l’univers matériel et l’univers spirituel.

Et, contrairement à divers préjugés qui le disent « simple et inculte », le bâtisseur est généralement intelligent, il sait rédiger, il est habile dans le dessin, il a des connaissances en géométrie, optique, arithmétique, histoire, philosophie, musique, médecine, jurisprudence, astronomie…, prouvant, de la sorte, qu’il peut allier esprit et matière, spiritualité et science.

Autre information importante : si on dit depuis des décennies que la Franc-Maçonnerie est une émanation du Compagnonnage, le livre spécifie, aussi, que dans certaines sociétés compagnonniques, leurs membres ont accès à la « Finition », c’est-à-dire un emprunt aux rituels maçonniques des grades de Compagnon et de Maître, par exemple, comme cela fut mentionné dans un document de 1849 des Compagnons Bourreliers du Devoir.

Une cinquième chronique abordera d’autres aspects de cette « école de vie et de savoir-faire » exceptionnelle qu’est le Compagnonnage.

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