« Qu’est-ce qu’on mange ? » : question récurrente et problématique… Entre le manque de temps, l’absence d’idées et le refus de céder aux plats industriels, les repas relèvent parfois du défi. Amandine Geers et Olivier Degorce détiennent la solution : les mélanges secs prêts à cuire ! Un bon nombre de repas peuvent ainsi être préparés d’avance en version saine et équilibrée.
Les recettes présentent divers mélanges d’ingrédients secs auxquels on ajoute au dernier moment un œuf, de l’eau ou du lait. On obtient ainsi des soupes, risottos, galettes, omelettes, desserts, boissons… En une demi-journée, on peut ainsi confectionner 50 plats ! Sans emballage superflu et facilement transportables, ils se conservent plusieurs mois. Une réponse écologique, économique et pratique pour les déjeuners au travail, les dîners de dernière minute ou les repas itinérants.
Amandine Geers et Olivier Degorce, créateurs et photographes culinaires, animent What’s for dinner, une association qui propose des ateliers de cuisine alliant plaisir, santé et bon sens écologique, au grand public comme aux professionnels. Ils sont auteurs de nombreux livres dont Aujourd’hui, je cuisine végétarien et Je compose mes assiettes complètes.
Les chroniques « Ardennes françaises mystérieuses, sacrées et insolites » sont inspirées de l’ouvrage et d’émissions de Pierre Guelff aux Éditions Jourdan, à la RTBF et TV5 Monde « Ardennes Mystérieuses, Insolites et Sacrées ». Musique du générique : « Le Réveil ardennais. »(youtube)
Monthois, moins de 400 habitants (plus de 500 avant la Première Guerre mondiale), fait partie des « Villes décorées de la Croix de guerre 1914-1918 ». Cette distinction militaire récompensa une « conduite exceptionnelle au cours de la Première Guerre mondiale ; elle a également été attribuée aux villes martyres, aux villages détruits ou aux cités ayant résisté héroïquement et elle figure à la place d’honneur dans leurs armoiries. »
C’est le sculpteur Paul-Albert Bartholomé qui réalisa cette distinction. C’est lui qui, aussi, sculpta différents monuments visibles aux cimetières du Père-Lachaise, de Montparnasse, de Montmartre à Paris, aux musées des Beaux-Arts de Lyon, d’Orsay et au Panthéon (monument de Jean-Jacques Rousseau) à Paris, royaux à Bruxelles, dans l’Oise, à Rome…
Et puis, nous voici au « Pays des Trois Cantons », là, du moins au lieu-dit « Alma », où la Meuse entre dans les Ardennes.
À Mouzon, plus précisément au Mont-de-Brune, il est question de la fin (controversée) de l’indépendance des Gaulois ardennais et de leur chef de file Indutiomar et, au site de Flavier, il s’agit de culte gaulois.
Qui dit Mouzon, dit, aussi, le célèbre Musée du feutre et de la laine, les fortifications, l’abbaye du XVIIe siècle et ses jardins à la française, mais, principalement, l’église abbatiale Notre-Dame.
L’imposante Abbatiale de Mouzon.
Ici, j’ai connu l’une de mes découvertes majeures dans la quête de lieux « insolites, sacrés, merveilleux… » qui, pourtant, ne fait que cinq lignes sur une vingtaine de pages dans la plaquette officielle « L’Abbatiale de Mouzon » éditée par « Les Amis du Vieux Mouzon » !
Joyau de l’architecture ardennaise
Avant d’entrer dans le vif du sujet, il faut savoir que Mouzon s’appelait autrefois Mosomagum, à l’époque de la domination romaine en Gaule.
Au fil des siècles, la seigneurie de Mouzon prit de l’importance au point que Clovis l’offrit à saint Rémi, son baptiseur.
Il y eut plusieurs édifices religieux dans la cité, mais on ne sait pas à quelle époque remonte l’érection de l’église Notre-Dame. Au temps de saint Rémy ?
Ce que l’on sait, en revanche, c’est que l’église est antérieure à 875. Elle connut maintes vicissitudes (incendie, reconstruction, agrandissement, incendie…) et en 1789, elle devint bien national.
En 1801, elle devint « Temple de l’Égalité et de la Raison », écus et inscriptions nobiliaires étant martelés.
En 1807, la foudre tomba sur elle, il fallut vingt ans de travaux pour consolider les murs et attendre 1867 pour une restauration complète.
Hélas, lors de la Seconde Guerre mondiale, un obus endommagea la grande rose du transept sud, un deuxième creva une voûte, écrasant la chaire de vérité et abîmant les bancs et les stalles.
Une nouvelle restauration s’imposa, et l’éclairage indirect fut installé afin de « mettre pleinement en valeur, dans une féérie de lumière, ce joyau de l’architecture ardennaise » inspiré de la magnifique cathédrale de Laon.
Un édifice sacré inspiré de la cathédrale de Laon.
Les deux pouvoirs
Quelques particularités parmi tant d’autres : des sculptures, des écussons, des statues debout et agenouillées (un abbé évêque tenant une crosse et un chevalier armé d’un glaive symbolisent l’union des deux pouvoirs), une quarantaine de gargouilles aux formes étranges et figures grimaçantes, des corbeaux aux formes variées représentent des têtes d’hommes ou de femmes faisant « d’affreuses grimaces », des têtes d’animaux (renards, chiens), des animaux fantastiques, des chapiteaux décorés, une flore diversifiée (chêne, lierre, trèfle, renoncule), la statue de saint Victor de Mouzon, le cou du martyr portant la trace de son supplice tout en protégeant une colombe. Des yeux de celle-ci tombe une goutte de sang.
« Saint Victor de Mouzon fut martyrisé pour avoir protégé la vertu de sa sœur, sainte Suzanne, pour laquelle le gouverneur païen de Mouzon éprouvait une violente passion. Victor eut la tête tranchée et Suzanne les yeux crevés. »
Un joyau de l’architecture ardennaise.
« Du domaine des Murmures »
Depuis plusieurs années, j’assume aussi une chronique radiodiffusée et écrite dans l’émission et la rubrique « Littérature sans Frontières » sur Fréquence Terre. Voici celle consacrée à un ouvrage « marquant » : « Du domaine des murmures ». Le lien avec Mouzon sera directement établi ci-après…
« Du domaine des Murmures », couronné par le Prix Goncourt des Lycéens, est un étrange, violent et troublant roman, mais écrit de manière raffinée par Caroline Martinez chez Gallimard. C’est, à la fois, l’histoire terrifiante et tellement humaine d’Esclarmonde, une adolescente vivant à la fin du XIIe siècle et qui désire ardemment se consacrer à Dieu.
Néanmoins, son père, châtelain, veuf et ayant perdu plusieurs de ses enfants, décide de la marier à Lothaire, un chevalier sans foi ni loi, fils du seigneur de Montfaucon.
Le jour de ses noces, au lieu de clamer le traditionnel et obligatoire « oui », la jeune fille se tranche une oreille en pleine cérémonie nuptiale sous les yeux ébahis des invités et, même, de l’archevêque venu bénir cette union. Alors que le sang se répand sur le dallage de l’édifice sacré, un agneau fait son apparition : « C’est un miracle ! » conclut l’ecclésiastique en voyant l’animal se diriger vers Esclarmonde. Une attitude prise comme une sorte d’accord céleste à la volonté de ne s’unir qu’au Christ. Une Esclarmonde qui va jusqu’à réclamer d’être recluse et, ainsi, terminer son existence en communion avec Dieu, quand bien même elle a été violée avant de rejoindre son « reclusoir » où une tombe a été creusée à ses dimensions.
Mais, dans sa retraite située près du chœur d’une chapelle, elle n’est pas seule. Elle suit les offices par un petit orifice donnant dans la nef et elle reçoit beaucoup de confidences de gens qui l’implorent de prier pour leur salut, entre autres des pèlerins en route vers Compostelle. Elle est là, posée comme une borne à la croisée des mondes, explique l’auteure. Et puis, cela bouge dans le ventre d’Esclarmonde et, croyez-moi, on sort sérieusement « secoué » par la lecture de pareil ouvrage ! Mais, tout le monde arrivera-t-il au bout de ce récit dantesque ? »
Mathilde, la recluse de Monzon
« Ainsi, à gauche de l’autel, dans le mur nord on remarque une petite salle avec une porte basse et une fenestrelle. Ce logement accueillait au Moyen Âge une « recluse » qui volontairement se faisait enfermer afin de prier et d’être ainsi l’intermédiaire entre Dieu et les hommes. Il reste très peu de « reclusoirs » en France et en Europe. », selon « L’Abbatiale de Mouzon ».
C’est la raison pour laquelle j’ai évoqué mon émotion à cette « découverte majeure » effectuée parmi mes nombreux périples et pérégrinations.
De la bouche d’une paroissienne de Mouzon, j’ai appris que la recluse s’appelait Mathilde et qu’elle possédait un « château » dans les environs de la cité, à dire vrai c’était une imposante demeure.
Le reclusoir de Mouzon.
« On a découvert son « reclusoir » il y a trente-cinq ans. Il y avait peut-être une pièce adjacente. Était-elle aussi murée ?On a trouvé une pierre tombale dans la chapelle Saint-Joseph adjacente, celle d’une femme ayant vécu au XIIe siècle. Il pourrait bien s’agir de Mathilde ».
S’agit-il de la pierre tombale de la recluse Mathilde ?
Une curiosité de Mouzon
À l’entrée du « reclusoir », j’ai glané quelques explications « officielles » sous ce titre : « Une curiosité de Mouzon » :
« Dans l’esprit de nos contemporains, la récluserie est synonyme d’emprisonnement, d’enfermement pour une faute commise, une certaine forme d’expiation…
Dès le 1er siècle, de notre ère chrétienne, des hommes ou des femmes, après avoir vécu une vie maritale décidaient librement et sans contrainte de terminer leur existence, ici-bas, dans la prière, la méditation, le silence et la pénitence.
Leurs vies d’ermites n’avaient qu’un seul but :
La recherche de l’Essentiel, le face-à-face avec Dieu.
Nous voyons, ici, une partie de la cellule, il faut imaginer une pièce plus grande, avec une fenêtre donnant sur le cloître qui permettait au moine portier d’apporter à la recluse le nécessaire pour vivre.
La fenestrelle, l’hagioscope, qui se trouve à côté de la porte, donnait la possibilité à la recluse de recevoir les intentions de prière des gens et surtout de suivre les offices religieux célébrés dans l’Abbatiale.
Nous connaissons deux personnes qui ont habité cette cellule : Messamilla, fille d’Hugues le Loup et Mathilde de Villemontry au XIIe siècle (1197). Nous savons aussi que le fils de Mathilde était moine bénédictin à l’Abbaye de Mouzon.
Cette forme de vie érémitique n’était pas rare, jusqu’au Moyen Âge, on pouvait compter trente cellules de recluse dans la seule ville de Lyon. »
Mercredi 5 octobre 2016, la Fondation France Libertés est à Avignon pour débattre des avancées et des blocages sur les coupures d’eau illégales.
Le droit fondamental à l’eau : état des lieux et perspectives
Une Conférence publique et un débat Mercredi 5 octobre à 18h Médiathèque J.L. Barrault à Avignon
(sur la rocade sortie trillade nord ou les sources nord)
En mars 2016, le tribunal d’instance d’Avignon condamne Veolia pour une réduction de débit d’eau (goutte à goutte par lentillage) chez une famille d’Avignon. Veolia demande alors au juge d’appel de Nîmes une Question Prioritaire de Constitutionnalité (QPC), alors même que le Conseil constitutionnel a tranché la question en mai 2015 en déclarant que la loi Brottes qui interdit les coupures d’eau en résidence principale pour impayé est tout à fait conforme à la Constitution.
Programme de la conférence
Propos introductifs – Les droits des usagers de l’eau devant la justice : brève présentation des actions menées dans les agglomérations d’Avignon, Nîmes et Montpellier
Un droit « fondamental » à l’eau ? Les droits des usagers de l’eau devant le Conseil constitutionnel : focus sur la question prioritaire de constitutionnalité
L’eau pour tous – Proposition de Loi n°2715 pour la mise en œuvre effective du droit humain à l’eau potable et à l’assainissement
Questions ouvertes
Intervenants à la conférence
Emmanuel POILANE – Directeur de la Fondation Danielle Mitterrand – France Libertés
Zehor Z. DURAND – Avocat – Docteur en droit public – Cabinet Blanc-Tardivel
Valérie BERNAUD – Maître de Conférences – Constitutionnaliste – Co-auteur du code constitutionnel annoté et commenté
C’est une première ! Une cour d’Appel condamne une entreprise de l’eau pour réduction de débit d’eau illégal chez un particulier. En 2015, la SAUR avait réduit l’alimentation en eau chez une famille de Limoges. Condamnée en première instance le 6 janvier 2016, elle vient de se voir confirmer sa condamnation par la cour d’Appel de Limoges. La Fondation France Libertés et la Coordination Eau Ile-de-France sont à l’origine des poursuites contre la SAUR. C’est une nouvelle victoire pour les associations.
Cette famille de Limoges est donc restée pendant trois mois avec un débit réduit. Qu’est-ce que cela signifie au quotidien ?
« La décision du juge d’appel de Limoges est intéressante. Il explique par exemple que dans les conditions de cette famille, c’est 2h40 pour prendre une douche, 5h pour prendre un bain, une demi-heure pour remplir une chasse d’eau, et c’est surtout l’impossibilité d’utiliser touts les appareils qui fonctionnent avec de l’eau et notamment le lave-linge. C’est pire qu’un inconfort, c’est une indignité. C’est l’impossibilité de vivre dignement chez soi. Cela oblige à aller quémander à droite, à gauche, à faire des kilomètres pour prendre une douche. Le Conseil constitutionnel le mettait en avant dans sa décision de mai 2015 : interdire les coupures d’eau et les réductions de débit, c’est permettre à chacun de vivre dignement chez lui. »
La décision de la cour d’Appel de Limoges est inédite et importante. Elle fera date, et fera jurisprudence.
« Elle est inédite, parce que c’est la première. Elle est importante parce que jusqu’à maintenant on avait obtenu des décisions d’instance sur cette question de la réduction de débit. Les entreprises et les collectivités locales nous répondaient que la loi n’était pas claire… et qu’elles continuaient leurs pratiques parce que la loi le permettait… ! La décision de la cour d’Appel de Limoges, très bien fondée sur le droit international et le droit français, s’appuient aussi sur les décisions du Conseil constitutionnel. Donc il est évident maintenant que, comme les coupures d’eau, les réductions de débit sont strictement interdites en France. On peut espérer que les entreprises arrêtent de réduire le débit et de couper l’eau. »
« On n’est plus dans un Etat de droit » (E.Poilane)
Il s’agit de la treizième condamnation, mais pour autant, les entreprises continuent malgré tout leurs pratiques. Il faut rappeler que la SAUR a été condamnée cet été dans deux autres affaires. C’était pour des coupures d’eau en Seine-et-Marne et dans les Pyrénées-Atlantiques.
« C’est ce qui est difficile. Il y a deux entreprises, Véolia et la SAUR, qui continuent leur pratiques comme si de rien n’était, et qui refusent même de discuter avec nous pour trouver des solutions. On leur envoie les témoignages des personnes qui viennent vers nous pour qu’ils les règlent. Quand nous leur envoyons les témoignages, ils les règlent. Mais cela ne protège pas l’ensemble des personnes qui sont victimes. Il y a aussi toutes les petites mairies qui mettent en œuvre l’eau elles-mêmes. Elles savent que c’est illégal de couper l’eau mais elles le font quand même parce qu’elles estiment que c’est le seul moyen pour récupérer l’argent. On est dans un moment où des élus et des entreprises refusent d’appliquer la loi pour des raisons économiques. Cela me choque énormément. Si dans une République comme la notre, des acteurs publics et privés disent, on n’applique pas la loi parce que cela ne nous arrange pas économiquement parlant, cela veut dire que l’on n’est plus dans un Etat de droit. »
« Obtenir des étalements de dettes » (E.Poilane)
Quelles autres solutions les fournisseurs d’eau pourraient mettre en œuvre pour palier les défauts de paiement ?
« On attend que les acteurs publics et privés des services de l’eau remettent en place des services à l’usager. Il faut qu’ils soient présents su le terrain et soient capables de comprendre ce qui se passe. Il faut aussi que l’on puisse rendre systématique l’étalement de factures. Aujourd’hui pour l’électricité on peu très facilement obtenir des étalements de dette. Donc il faut que cela se mette en place pour l’eau. Et dans le cas de mauvais payeurs, de mauvaise foi, il y a la possibilité de mettre en place des procédures d’huissier. Cela ne pose pas de problème. Cela aurait le mérite de faire cesser les coupures ou les réductions de débit pour des petites dettes. Certaines entreprises coupent l’eau pour une trentaine d’euros. Il faut que cela s’arrête. S’ils veulent mettre en œuvre du service public, cela doit se faire dans des conditions d’intérêt général, mais pas dans des conditions économiques standards. »
France Libertés et la Coordination Eau Ile-de-France continuent à récolter les témoignages de victimes de coupures et de réductions de débit d’eau.
Le film ‘L’odyssée ‘ de Jerome Salle avec Lambert Wilson dans le rôle du commandant Cousteau, d’Audrey Tautou dans celui de ‘ la Bergère ‘première épouse de JY. COUSTEAU arrive sur vos écrans. Une occasion de découvrir les coulisses du film dans la version ‘ sous-marine’ . François Sarano, doublure sous- marine de Lambert Wilson témoigne des techniques et des moments forts vécus lors du tournage. A découvrir…
C’est grâce à Bernard Werber qui, page307 de son ouvrage « Demain les chats » (édité chez Albin Michel), dont il est question dans « Littérature sans Frontières », que je me suis intéressé à la « Ronron thérapie » du vétérinaire Jean-Yves Gauchet et que, vraiment, j’ai réalisé le reportage le plus cool de toute ma longue carrière !
Pourquoi cette thérapie ? Parce que, selon lui, le chat émet des vibrations sonores bienfaisantes, anti-stressantes et anti-anxieuses. Le ronron félin agirait même comme un médicament sans effet secondaire.
Ainsi, les basses fréquences atteignent notre cerveau et, du coup, débute la production de sérotonine, c’est-à-dire d’hormone du bonheur.
Le ronron régulerait la tension artérielle, boosterait les défenses immunitaires et, ô miracle, aiderait la cicatrisation osseuse.
La ronron thérapie a de nombreux adeptes en Asie au point que des « bars à chats » y font recette. La mode semble même s étendre dans d’autres continents.
Pour terminer cette chronique, voici quelques ronrons en espérant, bien sûr, qu’ils n’endormiront pas nos auditeurs et qu’ils poursuivront l’écoute des programmes de « Fréquence Terre »…
Les rotations constituent une technique fondamentale du jardinage bio : alterner les cultures permet de contenir ravageurs et maladies et de profiter des ressources du sol sans le déséquilibrer ni l’appauvrir. Mais il n’est pas toujours facile de programmer ses cultures et respecter les intervalles sur plusieurs années. Dans ce livre – le premier en français entièrement consacré au sujet – Blaise Leclerc indique très concrètement comment organiser la rotation dans un potager familial grâce à 10 règles de base, une mise à plat des critères de choix et une explication détaillée d’un plan de rotations. Puis, un recueil de fiches décrit 24 légumes, leurs familles, leurs besoins, leurs ravageurs ou maladies spécifiques, les intervalles à respecter et les associations possibles.
Blaise Leclerc est docteur en agronomie et jardinier depuis plus de 30 ans. Il est expert à l’Institut technique de l’agriculture biologique (ITAB) et spécialiste des relations entre agriculture et environnement. Il est aussi auteur de nombreux livres dont Elles sont bonnes mes tomates ! et Une bonne terre pour un beau jardin.
« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.
Marie-la-Parisienne, 17 ans, abandonnée par ses parents, recueillie par une chiffonnière, explique : « J’ai commencé à payer ma dette en allant mendier à la porte des églises, mais comme les hommes me trouvaient à leur goût, mes charmes ne tardèrent pas à devenir mon principal gagne-pain. » Et puis, poursuit-elle, « au matin de ce 23 novembre 1923, je me suis réveillée au beau milieu d’un rêve… »
Paul Couturiau.
Ainsi débute l’énigmatique et poignant roman « Je partirai pour les terres lointaines » de Paul Couturiau, publié aux Éditions Jourdan. Cet auteur, dont il a déjà été question dans la présente rubrique avec de remarquables ouvrages tels « L’Abbaye aux Loups » (Presses de la Cité) ou « L’Ange de la Renardière » (Lafon), s’attaque – le mot est choisi – à une intrigue judiciaire et historique qui porte six lettres : DAUDET.
Le rêve de Marie ? Un adolescent de 15 ans avec qui elle partagea une nuit. Et quelle nuit ! Il lui déclama Baudelaire, lui dit qu’il s’appelait Philippe Daudet, lui montra l’un de ses poèmes où il était question d’un « là-bas… de terres lointaines »… Elle en pleura, elle la « couche-toi-là », et le supplia de l’emmener avec lui. Il refusa.
Dix ans plus tard, Marie, par la plume délicate de Paul Couturiau, se souvient : « C’était à l’aube de ce 23 novembre où la mort t’avait donné rendez-vous et où, sourd à mes prières, tu choisissais d’aller crânement à sa rencontre. Tu as été la première personne à me traiter non comme un fardeau ou une marchandise, mais comme un être humain. Parfois, je songe que si tu avais vécu… mais, l’histoire ne se réécrit pas, n’est-ce pas ? »
L’auteur a amplement raison. L’histoire ne se réécrit pas, mais elle peut s’écrire et, dans ce cas-ci, le nom « Daudet » prend une tournure particulièrement dramatique. Daudet, c’était un nom écrit en lettres d’or mais, au fil de l’ouvrage, ces lettres se teintent de rouge. Rouge de honte, rouge de sang, rouge de révolte, rouge de l’assassinat ou du suicide de Philippe Daudet ?
Ainsi, que penser de cette magistrale phrase : « Rejeter la faute sur autrui a toujours eu des vertus thérapeutiques pour ceux qui refusent de regarder la vérité en face, mais cela n’a jamais contribué à résoudre un problème » et, que penser, également, de cette constatation : « Ceux qui sentent la sueur, le labeur, la misère, font peur aux nantis. »
Ce roman est, tout bonnement, bouleversant et un sensationnel – dans le sens d’exceptionnel – moment d’Histoire !
Les chroniques « Ardennes françaises mystérieuses, sacrées et insolites » sont inspirées de l’ouvrage et d’émissions de Pierre Guelff aux Éditions Jourdan, à la RTBF et TV5 Monde « Ardennes Mystérieuses, Insolites et Sacrées ». Musique du générique : « Le Réveil ardennais. »(youtube)
Que d’endroits célèbres à Monthermé ! Il y a, d’abord, cette boucle quasiment parfaite effectuée par la Meuse, puis le Sentier des Crêtes, « La Roche à 7 heures », « La Longue Roche » qui domine la ville de quelque deux cents mètres, « La Roche aux 7 Villages », « La Roche de Roma » et « Roc-la-Tour ».
Le « Château du Diable »
Un site devenu légendaire suite à la fureur du Diable…
Des pierres fracturées dominent de plus de quatre cents mètres la Vallée de la Semoy (elle se jette dans la Meuse à Monthermé), et ce « Roc-la- Tour » devient le « Château du Diable » pour tous ceux, nombreux, qui apprécient les légendes.
Celle qui plane ici est assez classique (à Avioth, par exemple) : le Diable avait promis la construction d’un château en une nuit en échange de l’âme d’un seigneur qui voulait conquérir le cœur de sa jeune et jolie femme qui lui réclamait un magnifique château.
Mais, un coq insomniaque chanta avant le lever du soleil et le projet satanique s’effondra : comme il manquait une pierre à l’édifice, qu’il perdait l’âme convoitée, le Diable, furieux, détruisit ce qui avait été érigé. Ce sont ces débris qui forment le « Roc-la-Tour » et, non loin de lui, mais de manière scientifique, les archéologues ont découvert des milliers de plaquettes de schiste, dont des centaines gravées. Elles y furent apportées, dateraient de l’époque magdalénienne (de -15 000 à -10 000) et sur certaines d’entre elles, on distingua les représentations d’un ours, d’un loup, d’un lynx, d’un bouquetin, de cervidés, de chevaux, de bisons… et une silhouette humaine !
À un autre gisement, d’autres traces de chasseurs préhistoriques ont été découvertes.
On accède assez facilement au point culminant (408 mètres) du « Roc-la-Tour » via la route forestière de la Lyre, puis par un chemin jusqu’au « Château du Diable » qui domine la majestueuse forêt ardennaise.
Laval-Dieu, la Vallée de Dieu
« Vallis Dei », la Vallée de Dieu, devenue Val Dieu, puis Laval-Dieu, dont l’abbaye, destinée aux chanoines réguliers de l’Ordre de Prémontré (près de Laon), fondée au XIIe siècle, est un autre lieu important du patrimoine ardennais.
Haut lieu de musique, Étienne Méhul (voir Givet), auteur du « Chant du départ », chant patriotique le plus connu après « La Marseillaise » y fut élève.
Après un incendie volontaire perpétré par des soldats de Maastricht, des transformations à la Révolution, des destructions en 1940…, la chapelle de l’abbaye est restée intacte : dalles funéraires moyenâgeuses, boiseries du XVIIIe siècle, Croix de Malte au plafond datant de 1767…)
Parmi les quarante-cinq abbés, il y eut Hubert Gobert.
« Né à Monthermé en 1420, chanoine, prémontré, c’était un homme d’une intelligence vive, éloquent, théologien et juriste très érudit. Conseiller et confesseur du roi de France Louis XI ».
Abbatiale de Laval-Dieu.
Par hasard…
C’est par hasard, qu’en 1927, des fresques datant du XVIe siècle furent redécouvertes sous des couches de revêtements à base de lait de chaux, dans l’église Saint-Léger située parmi les maisons les plus anciennes, proche de la route menant à Laifour.
« Reconstruite au XVe siècle, fortifiée au XVIe, elle intègre des éléments du XIIe (mur nord de la nef, croisée du transept, croisillon nord), elle renferme, donc, de magnifiques fresques du XVIe et une cuve baptismale monolithe du XIIe ».
Église Saint-Léger.
Soulignons, encore, le pèlerinage à Saint-Antoine de Padoue à la petite église des Hauts Buttés (altitude 500 m) qui, selon la « Revue historique ardennaise » aurait battu le record de France des ex-voto (en conséquence d’un vœu) avec quelque soixante-cinq au m² et, pour les amateurs de littérature, le Salon du livre consacré à la féérie (légendes, sagas…) dans le cadre du « Printemps des légendes », la Fête du café en juillet, une girouette en lieu et place d’une grande cheminée d’une ancienne brasserie…
Avant de voir sur les écrans le film « L’odyssée » de Jerome SALLE qui retrace la première partie de la vie du Cdt COUSTEAU, François SARANO, doublure sous-marine dans le film, nous conte la prodigieuse odyssée et sa suite qui nous concerne plus que jamais aujourd’hui.