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Les océans mieux connus par la pollution plastique !

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Une fois n’est pas coutume, l’ignoble pollution par le plastique qui fait de nos océans des poubelles permet à la science de progresser. C’est ce que nous explique Christophe MAES de L’IRD avec 2 bouteilles plastique trouvées en Nouvelle Calédonie. A découvrir dans cette chronique!

Émission spéciale : Le message le plus important du Dalaï-Lama

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pgf-ft300Durant quatre jours, à la fin de l’été 2016, le Dalaï-Lama était en visite dans la capitale de l’Europe et « Fréquence Terre – RFI » avait été convié à partager plusieurs de ces moments importants dans la vie citoyenne et politique, a fortiori qu’il devait être question d’environnement et de relations humaines.

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Pierre Guelff en compagnie de lamas tibétains pour ce rendez-vous avec le Dalaï-Lama.

 Une bonne occasion de le rencontrer pour la troisième fois en vingt ans et de vérifier si les propos de ce personnage marquant de la non-violence et de la compassion restaient compatibles avec les concepts de fraternité et de tolérance qu’il n’avait cessé de prodiguer ces dernières années, alors que déferlait un flot de critiques négatives sur le fait qu’il ait fêté son 80e anniversaire avec l’ancien président américain George Bush, voire ne s’était guère épanché sur la candidature de Donald Trump à la Maison Blanche.

La réponse est sans la moindre équivoque possible : le Dalaï-Lama reste bien une véritable conscience planétaire !

Nouveau monde et révolution silencieuse

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Photo Olivier Adam Mind & Life Europe

Pour ce faire, ma première démarche a été d’en discuter avec Frans Goetghebeur, enseignant, auteur et ancien président de l’Union Bouddhique Européenne, après lui avoir lu la déclaration[1] du Dalaï-Lama qui venait de rencontrer quelque 250 délégués de Comités de soutien au Tibet représentants de cinquante pays, en présence de l’acteur Richard Geere, lors de leur 7e Conférence internationale organisée également à Bruxelles :

« Je regrette l’usage de la violence lorsqu’il s’agit de régler des conflits et, bien sûr, je continue à préconiser la culture de la paix, la compassion et la non-violence. L’humanité doit entreprendre des efforts dans ce sens et il y a lieu, justement, que l’on encourage la pratique de l’amour, de la tolérance et du pardon. Je reste intimement persuadé que le pouvoir de la pensée est plus fort que celui des armes. Je respecte toutes les croyances et, au sujet du Tibet, je sais que beaucoup de Chinois ne sont pas insensibles à ce qui s’y passe. »

. Frans Goethgebeur :

– Je pense que l’Occident s’est habitué à la présence du Bouddhisme. On le voit avec « Power & Care » où le top des scientifiques des universités européennes se réunit autour du Dalaï-Lama pour parler d’un point qui est capital pour la survie, pour la préparation d’un nouveau monde. C’est-à-dire, est-ce que notre nature est coopérative ou sommes-nous des animaux frustrés, agressifs et dangereux ?

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Frans Goethgebeur au micro de « Fréquence Terre »

C’est une question importante parce que de la réponse découle toute une série d’habitudes que l’on prendra et, éventuellement, de choix nouveaux comme cela se fait dans les disciplines qui sont représentées à « Power & Care » (recherche en psychologie, neurosciences, psychiatrie…) où l’on ne va plus étudier l’homme malade mais celui qui est sain d’esprit !

C’est une grande victoire sur une culture restée très pessimiste, mécaniste, un peu bornée, grâce à la présence du Bouddhisme et du courage de ces scientifiques qui ont senti « quelque chose ». On est en présence d’une révolution silencieuse qui, à mon avis, prépare de très belles découvertes.

– N’est-on pas également en présence de discours élitistes, alors qu’il y aurait lieu de les vulgariser ?

– Il y a de plus en plus d’initiatives locales organisées par de simples citoyens, comme vous et moi, et pas par des VIP. Partout, en Europe, on utilise des idées développées dans ce congrès, même dans des mouvances politiques qui ne veulent plus adopter la stratégie de partis politiques traditionnels et cela dans des choix économiques et financiers qui partent d’une autonomie, telles des monnaies locales, des coopératives… Donc, il se passe beaucoup de choses et je ne suis pas d’avis quand on dit que cela reste confiné à une élite.

– Et comment évolue la situation au Tibet, que vous connaissez depuis plus de trois décennies ?

– Elle est pire qu’avant ! Tous les yeux sont braqués sur les pays arabes et les Chinois font n’importe quoi. J’ai été très proche de la pression que les organisateurs de « Power & Care » ont rencontrée pour la présente visite du Dalaï-Lama. Je peux dire que la carte de la Belgique commence à prendre la couleur « jaune » depuis quelques années. Il faudrait quand même se poser quelques questions à ce sujet. Dès lors, on peut très bien s’imaginer ce qui se passe au Tibet… en silence.

Désastre et changement

 Deuxième démarche : relever des propos tenus par le Dalaï-Lama à l’occasion de son séjour dans la capitale de l’Europe. Certes, sa déambulation est devenue hésitante, mais l’esprit reste toujours aussi vif, parfois un rien ironique, souvent grave. Il reste à l’écoute des autres et ses répliques sont mesurées, pondérées, immensément porteuses sur le plan éthique. Pourtant, le sujet était extrêmement complexe, comme l’annonça Matthieu Ricard :

– Nous allons explorer la relation entre force et bienveillance. Pour ce faire, on a besoin de la voix de tous. Des voix politiques, économiques, scientifiques, philosophiques, industrielles, éducatives, des femmes…

Le Dalaï-Lama monta au créneau  :

– Le réchauffement climatique est un désastre ! Nous devons réaliser un effort pour changer cette situation. Nous sommes sept milliards sur la planète et chacun de nous doit développer davantage de compassion. Ainsi, il y aura une influence sur les autres et le monde pourra changer.

– Comment opérer ?

– Vous, les Européens, vous avez déjà beaucoup souffert. Votre continent a été impliqué dans énormément de violences, de guerres…  Alors, pour réaliser l’effort de changement, nous devons, tous, avoir une image claire de la réalité. Pour cela, il faut qu’il y ait un effet sur la société grâce à une collaboration entre le pouvoir et la bienveillance. Le XXIe siècle devrait être celui de la compassion à travers l’éducation. C’est ça le message le plus important pour moi !

[1] Agence Reuters.

Tous mes remerciements à M-P P., N.G., Mme X (journaliste) et M.A. pour leur aide précieuse (traductions, quelques propos…)

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La Maison du Cap de Françoise Bourdon (Presses de la Cité)

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PGF FT300« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

Il n’y a pas de hasard, dit-on. Ainsi, au moment d’entamer la lecture de « La Maison du Cap » de Françoise Bourdon paru aux Presses de la Cité, un communiqué de la presse économique titrait : « Le Bassin d’Arcachon, chouchou des vacanciers », et de préciser que « dans une France championne de la résidence secondaire (quelque 3,3 millions selon l’INSEE), les Français rêvent avant tout du Bassin d’Arcachon ».

9782258117679Inutile de dire que le nouvel ouvrage d’une plume marquante de la série « Terres de France » consacré, précisément, à Arcachon, ses traditions, us et coutumes, et à une grande saga, prit un intérêt encore plus pointu, sachant que j’avais déjà apprécié cinq de ses livres : « La Figuière en héritage », « Le Maître ardoisier », « La Nuit de l’amandier », « La Cour aux Paons » et « Les Chemins de garance ».

Place, donc, à Arcachon de 1849 à 1947 pour une fresque captivante pleine d’émotions diverses.

Il y est surtout question de femmes, toutes au caractère affirmé, bien trempé, avides d’individualisme, le tout décrit dans des tableaux teintés de fonds historiques avérés. De la belle ouvrage !

Tour à tour, défilent Léonie, ramasseuse de sangsues et porteuse – sur son dos ! – de riches étrangères en villégiature ou soins. Sa mère, femme d’une rare méchanceté, lui avait lancé : « Tu n’es pas faite pour le bonheur ! » Condamnation ou malédiction ? Elle est devenue une inconsolable veuve et dut être amputée d’un bras.

Puis, voici Margot, la fille de Léonie, qui décida qu’elle n’aurait jamais une existence de pauvresse. Son enfant, Charlotte, dite la « bâtarde », deviendra photographe, ce qui est extrêmement rare à l’époque, comme on s’en doute. Suivent Dorothée, farouchement attachée à sa liberté au point de sacrifier sa vie intime pour sa passion : piloter des avions. Violette, elle, sera résistante et combattra le fascisme et le nazisme avec une rare détermination. Enfin, Laurène, la petite dernière, pianiste virtuose.

En d’autres termes, il s’agit d’une lignée forte dans une société en mutation. Le récit est profond et fait de ce roman de terroir un livre magnifique d’humanisme.

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Intolérances alimentaires, sensibilités, allergies

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Intolérances alimentaires, sensibilités, allergies : Comprendre et vivre avec

Terre VivanteFlorence Arnaud présente un ouvrage très accessible pour faire le point sur les intolérances alimentaires
et apporter des solutions concrètes pour bien vivre avec. Elle propose d’abord de distinguer « allergie »,
« intolérance » et « sensibilité » pour mieux en identifier les causes, invitant chacun à modifier bien plus
que son alimentation. Puis, un guide détaillé liste les aliments de substitution pour remplacer les céréales,
les produits laitiers, les œufs, etc. L’auteur donne ensuite de nombreux conseils très pratiques pour organiser
la vie quotidienne, en particulier celle des enfants (éviter la contamination entre ingrédients, planifier les menus,
lire les étiquettes, aller au restaurant, déjeuner à la cantine, expliquer son allergie à des tiers…).
Enfin elle propose avec Véronique Chazot 80 recettes sans lait, ni œuf, ni gluten.
Le livre est illustré par des dessins de Marie Crayon.
Florence Arnaud est chercheuse en droit. Membre d’une famille poly-intolérante, elle a appliqué
des méthodes rigoureuses de recherche pour réunir des informations et trouver des réponses.
Elle anime également le blog makanaibio.com.
Véronique Chazot est enseignante. Pour répondre aux intolérances alimentaires de sa famille,
elle a créé des recettes adaptées aux régimes « sans ».
224 pages – 19 € – Collection Conseils d’expert – Éditions Terre vivante
En librairies et magasins bio et sur boutique.terrevivante.org

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Ardennes françaises mystérieuses (35/61) : MACHAULT : Berceau d’une célébrité médiévale

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2Les chroniques « Ardennes françaises mystérieuses, sacrées et insolites » sont inspirées de l’ouvrage et d’émissions de Pierre Guelff aux Éditions Jourdan, à la RTBF et TV5 Monde « Ardennes Mystérieuses, Insolites et Sacrées ». Musique du générique : « Le Réveil ardennais. »(youtube)

Comme de trop nombreux villages ardennais, Machault a souffert des affres (bombardements, incendies…) de la Première Guerre mondiale.

C’est dans ce village situé à une quarantaine de kilomètres de Reims, que Guillaume de Machaut vit le jour en 1300.

Il est considéré comme l’un des plus célèbres écrivains et compositeurs du Moyen Âge.

Son œuvre qui « défend une idée humaniste » et une « philosophie morale » est principalement faite de ballades, rondeaux, allégories, complaintes, motets, et de la fameuse « Messe de Notre Dame », base de la musique polyphonique.

C’est à l’intérieur de la cathédrale Notre-Dame de Reims, que Guillaume de Machaut fut inhumé en 1377.

En voici l’épitaphe :

 

« Guillaume et Jean de Machaut, tous deux frères et chanoines de l’église de Notre-Dame de Reims, ce sont eux qui ont fondé la messe de la Vierge qu’on chante les samedis dans la susdite église. »

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Cathédrale de Reims.

Cathédrale de Reims.

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Reportage spécial : L’Éden pour tous

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Arum géant : rare et spectaculaire.

PGF FT300Pour les Français qui y habitent et les touristes qui visitent la capitale de l’Europe, et, bien entendu, pour les autochtones, à quelques kilomètres de Bruxelles, plus précisément à Meise, se trouve un véritable éden de 18 000 plantes doublé de promenades thématiques dans un environnement exceptionnel considéré parmi les dix plus importants du monde. Il a une triple mission : la recherche scientifique, la conservation des espèces végétales et le partage des connaissances par la sensibilisation des visiteurs à l’importance des plantes.

J’ai choisi de visiter ce lieu un jour de semaine, en dehors des affluences du week-end, et j’ai pu goûter à ce jardin splendide qui s’offre sur 92 hectares.

J’y ai vu et parfois admiré des plantes sauvages, des exotiques de plein air, des plantes carnivores, des massifs d’arbres et d’arbustes, des chênes des quatre coins de la planète, des bambous, magnolias, une forêt d’Extrême-Orient, une Forêt tropicale, des nénuphars géants dont le diamètre peut atteindre deux mètres et supporter quarante kilos, des plantes du désert, de la mousson et des savanes et, le clou de ce spectacle féérique, la vision d’un arum géant qui venait de présenter sa floraison très éphémère, c’est-à-dire à peine 72 heures, en dégageant une odeur particulièrement désagréable, ce qui lui permit d’attirer des insectes pollinisateurs. Ce phénomène extraordinaire ne se reproduit que tous les sept à dix ans.

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Langue de belle-mère
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Lotus sacrés.
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Plante exceptionnelle.
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Château (partiellement du XIIe siècle) dans un décor verdoyant.
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Plusieurs statues ornent cet éden terrestre.

La visite comporte, aussi, l’herbier, une ferme traditionnelle, un château entouré de douves dont certaines parties datent du XIIe siècle, une métairie, le palais des plantes, une serre historique, une orangerie, une prairie à orchidées, des plantes médicinales, une forêt d’Amérique du Nord, des plantes méditerranéennes, un séquoia géant, cyprès chauves, tulipier, érable à sucre, des plantes préhistoriques, un pavillon des abeilles, des camélias et pivoines, des roses sauvages, des lotus sacrés qui, lorsqu’il pleut, les gouttes rebondissent sur les feuilles et emportent les éventuelles saletés et, par ci par là, une œuvre d’art.

Clin d’œil, j’y ai vu une « Langue de belle-mère » (Sansevieria en latin), plante qui devint extrêmement populaire et dont vous pouvez voir une photo qui accompagne le texte de cette chronique sur notre site.

 

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Interdiction néonicotinoïdes : ni ici, ni ailleurs

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Les néonicotinoïdes sont  interdits en France à compter du 1er septembre 2018.
Les députés ont voté au mois de juin cette interdiction dans le projet de loi pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages.
Le 4 août dernier, le Conseil constitutionnel a confirmé  la constitutionnalité de la loi. Les sages avaient été saisis par plusieurs députés contestant la validité du texte. Mais le Conseil n’a en revanche fait aucune remarque sur le fait que les fabricants français puissent continuer à produire ces substances et à les exporter.

Face à ce silence, La Fondation France Libertés et l’association Générations futures lancent un appel à l’Etat français pour que ces pesticides soient totalement interdits.

 « Toutes les associations étaient ravies que le Conseil constitutionnel valide la loi telle qu’elle est et ne la change pas. C’est une très bonne décision pour la France. C’est un petit peu dommage qu’il faille attendre 2018 avec des dérogations jusqu’à 2020. Mais ce qui nous surprend, c’est qu’on sent bien que la pression économique est toujours forte dans un pays comme le notre. Les problématiques environnementales passent après la pression économique. Dans son texte, le Conseil constitutionnel dit que l’usage de ces produits et des semences traitées par ces produits est interdit en France. Mais en revanche, il n’est interdit, ni de fabriquer ces produits, ni de les exporter. Dans un monde globalisé comme le notre, on doit se poser la question. Comment le législateur, comment le Conseil constitutionnel, qui a un rôle éthique, peut d’un coté dire « c’est pas bon pour la France, et on changera pas », et d’un autre « vous pouvez le fabriquer et l’envoyer chez les autres, cela ne nous pose aucun problème » ?

Evidemment, on va accentuer les écarts qui existent déjà entre des pays avec des normes assez fortes en termes de protection de l’environnement, et de protection des droits humains. Et d’un autre coté, des pays où on pourra faire ce que l’on veut et où les populations seront directement touchées, par des produits dont on sait qu’ils sont dangereux pour la santé et pour les abeilles qui sont absolument nécessaires à la mise en œuvre d’une agriculture équilibrée. »

© Red / Reporterre
© Red / Reporterre

Que cachent ces exceptions mentionnées dans la loi ? Quels sont les intérêts que l’ont protège ?

« C’est clairement les enjeux des lobbys. Il y a une pression très forte sur le législateur et sur le Conseil constitutionnel de la part des grandes entreprises françaises qui cherchent à ne pas perdre cette part de marché. Ils disent clairement au législateur « en nous interdisant d’utiliser ces produits en France, vous nous mettez en danger par rapport à nos concurrents internationaux ».

 Ces règles de la concurrence à tout crin, déjà aperçu dans le TAFTA, c’est des choses qui visent à baisser les normes. C’est encourageant de voir que le législateur prend des décisions fortes pour protéger les abeilles et faire en sorte qu’on utilise plus des produits dangereux. Derrière cette petite ligne du Conseil constitutionnel, c’est le message de dire, « c’est une décision qui est prise là parce qu’il y a une pression forte, mais on va toujours vous aider à vendre des produits à l’extérieur même si on sait que c’est dangereux ». Comme on l’avait dit à une époque pour le gaz de schiste : les néonicotinoïdes, c’est ni ici, ni ailleurs. »

La Fondation France Libertés et l’association Générations futures en appellent donc le gouvernement français à étendre cette interdiction.

« On appelle à faire en sorte que l’Etat français puisse veiller à ce que la mise au ban des néonicotinoïdes soit faite en France, mais aussi qu’on n’encourage pas nos entreprises à en vendre à l’étranger. Et c’est symptomatique de toutes les décisions que l’on prend. On est avec des entreprises multinationales qui travaillent un peu partout sur la planète. On trouve dommage que des décisions qui sont prises pour des évolutions positives dans notre pays, ne puissent pas faire obligation aux entreprises d’avoir ce type de pratiques chez nous, mais aussi de les avoir dans l’ensemble des pays dans lesquels ils travaillent et investissent.

Regardons le monde avec une vision plus humaniste qu’économique, et arrêtons de penser qu’il faut protéger les Français sous prétextes que l’on est riche, et qu’on aille pas en protéger d’autres sous prétexte qu’ils n’ont pas les moyens de se battre. Derrière cet exemple, il y a la volonté d’imaginer que l’on puisse demain prendre des décisions politiques, avec des ambitions environnementales et de droits humains qui peuvent valoir chez nous, mais aussi à l’extérieur. »

Pour aller plus loin :

 

 

Le fantôme de la Mary Celeste de Valerie Martin (Albin Michel)

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PGF FT300« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

En une petite vingtaine de pages, les premières du roman de Valerie Martin « Le fantôme de la Mary Celeste » paru chez Albin Michel, le lecteur est plongé, c’est le cas de le dire, dans l’explication détaillée avec une précision quasi scientifique de l’« éperonnage » d’un bateau au large de Cape Fear, en 1859.

thTYR8M48TLe navire avait quitté Boston avec, à son bord, un équipage aguerri, mais, aussi, pour son « initiation » en mer, la femme du capitaine. Elle avait confié leur jeune enfant à ses parents. Natie ne revit jamais son père et sa mère, emportés par les flots après le choc effroyable avec un beaupré lancé à toutes vapeurs vers le bastingage du brick et il l’embrocha dans un grondement assourdissant.

« Il n’y a pas d’athées en mer », avait clamé le père de la disparue, alors que sa mère clamait que le destin des marins se trouvait dans la main de Dieu…

Alors, suivent près de 400 pages qui revisitent d’une manière intrigante, palpitante et fort mystérieuse, l’une des plus célèbres énigmes maritimes.

Une captivante histoire de fantômes teintée de légendes, d’ésotérisme, de poésie…, parfois plus intenses que la vérité, souligne l’écrivaine américaine, Prix Kafka et Prix Orange, ce dernier récompensant chaque année le meilleur roman de langue anglaise écrit par une femme.

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Je prépare mon potager d’hiver

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Semer au bon moment pour récolter… jusqu’à Pâques !

Le potager d’hiver présente de nombreux avantages : récolte de légumes frais même à la mauvaise saison, lutte contre les ravageurs facilitée, arrosage quasi-nul, complément des légumes d’été, exercice physique… Pour cela, il suffit de deux choses : anticiper et s’organiser. Le potager d’hiver se prépare dès le printemps et demande de respecter les successions de légumes et le calendrier des semis ou plantations. Blaise Leclerc détaille précisément et concrètement cette pratique méconnue et passe en revue les techniques adéquates (protection, paillage, conservation, etc.). Une vingtaine de fiches apporte les informations nécessaires pour cultiver et récolter des carottes, des panais, des choux, des radis… tout l’hiver !

 

Blaise Leclerc est docteur en agronomie et jardinier depuis plus de 30 ans. Il est expert à l’Institut technique de l’agriculture biologique (ITAB) et spécialiste des relations entre agriculture et environnement. Il est aussi auteur de nombreux livres dont Elles sont bonnes mes tomates !.

En librairie le 18 mars 2016 – 120 pages – 14 € – Collection Facile & bio – Éditions Terre vivante

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Ardennes françaises mystérieuses (34/61) : LIART : Loups et fileuses

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Les chroniques « Ardennes françaises mystérieuses, sacrées et insolites » sont inspirées de l’ouvrage et d’émissions de Pierre Guelff aux Éditions Jourdan, à la RTBF et TV5 Monde « Ardennes Mystérieuses, Insolites et Sacrées ». Musique du générique : « Le Réveil ardennais. »(youtube)

À une trentaine de kilomètres d’Hirson (Aisne), Liart est un village où l’on voit une imposante église fortifiée du XVIe siècle, où l’on visite une ferme pédagogique et où se racontaient deux histoires aussi saugrenues que violentes, selon le « Guide de la France Mystérieuse ».

La première expliquait que sur la Butte de Marlemont, l’endroit le plus élevé de l’Ouest ardennais avec 292 mètres d’altitude où trôna dès le XIXe siècle une statue en métal de la Vierge, « là où l’Aube prend sa source » (il s’agirait plutôt de la rivière Hurtaut, l’Aube prenant naissance sur le Plateau de Langres…) au Gandlup, les loups se réunissaient lors de banquets. Alors, aux enfants méchants, on lançait cette menace qui dut en tourmenter plus d’un : « Si tu continues à être désobéissant nous te mènerons au Gandlup et les loups te dévoreront ! ».

La seconde prétendait qu’au lieu-dit « La Pensée », une potence était dressée non loin d’un château qui fut détruit à la fin du XVIe siècle par les Calvinistes. Durant deux siècles, une fileuse hanta les ruines.

Dans la mythologie, la fileuse tient une place de choix : « Le fil d’Ariane » en est l’exemple le plus connu.

À dire vrai, certaines fileuses tisseraient même le destin des hommes, dont la vie ne tiendrait parfois qu’à un fil. D’autres, en revanche, les feraient tomber dans leurs filets ou tireraient les ficelles de leurs affaires…

Les légendes sont nombreuses concernant les fileuses et les filandières. Généralement, elles devaient terminer leurs principaux travaux de filage avant le solstice d’hiver sous peine d’être châtiées (elles verraient des serpents toute l’année, auraient « mal entre les doigts »…). La raison ? Les jours rallongeant, leur place aux champs serait davantage requise qu’au coin de l’âtre.

De vieilles fées étaient souvent des filandières, jetaient des sorts et prédisaient  l’avenir, paraît-il (dans le commentaire audio, je dis « présidaient » l’avenir : pourquoi pas , n’est-ce pas ?). Dans les Ardennes, on aurait vu une filandière qui filait au bord de chemins et puis poursuivait les passants qu’elle avait attirés par curiosité.

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Fileuse ou filandière aux Musées d’Art et d’Histoire de Bruxelles.

 

 

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