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« Non au CETA » confirmé : au grand dam des eurocrates, des lobbys et de leurs amis politiques !

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pgf-ft300Malgré les scandaleuses pressions d’autorités européennes et canadiennes (« des comportements de délinquant politique », a déclaré le président du parti des humanistes belges francophones), le parlement wallon n’a donc pas cédé et le traité CETA ne peut pas être signé en cette fin d’octobre 2016.

Avec l’immense soutien citoyen sur les réseaux sociaux, mais, surtout, de groupes d’agriculteurs, d’artisans, d’organisations écologistes et de consommateurs, ce traité entre l’Union européenne et le Canada ne sera pas ratifié au grand dam des technocrates européens et des multinationales, ainsi que de lobbyistes, auxquels sont scotchés maints politiques.

ceta_stoppen__c_-bofotolux_350_01Le parlement wallon (sans les libéraux) a pleinement joué son rôle de lanceur d’alerte et, subitement, aux Pays-Bas, en Allemagne, en France, même au Québec, des voix s’élèvent pour saluer cette initiative face au diktat Union européenne-Canada.

Cet accord commercial pourra éventuellement se réaliser s’il est expurgé des notions de tribunaux « privés » chapeautés par les multinationales et leurs acolytes, ne plus favoriser le secteur pharmaceutique au détriment de la santé publique, arrêter l’étouffement des économies locales, voire la disparition des petits paysans, préconiser la gestion écologique de l’Environnement et non plus tabler sur un capitalisme tous azimuts…

Cette victoire de la Démocratie sur la technocratie insidieuse des multinationales, laisse peut-être présager une nouvelle vision du traité entre les États-Unis et l’Europe, le fameux et déjà très controversé TTIP qui se négocie pour le moment.

 

Dernière minute (mardi 25 octobre, 16 heures 50) : selon RTL, le bureau du Premier ministre canadien aurait annoncé que, malgré le veto wallon, le traité CETA serait quand même signé le jeudi 27 octobre 2016… Info ou passage en force antidémocratique ou quatrième ultimatum au parlement wallon ou intox ?

Non au CETA : courage wallon et leçon de démocratie

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pgf-ft300L’Europe pensait ratifier avec le Canada un accord commercial que « Fréquence Terre » dénonçait, ici même, dès le mois de mai 2015, au même titre que le TTIP, autre accord commercial, mais avec les États-Unis, cette fois.

C’était sans compter avec le courage, malgré les pressions à peine voilées, du gouvernement wallon, visiblement très soutenu par les citoyens, selon les réseaux sociaux, gouvernement régional qui le refuse catégoriquement au titre, je simplifie, de la défense de la démocratie et du citoyen face aux lobbys des multinationales et de certains politiques.

dsc03188Pour le ministre-président, Paul Magnette[1], « le processus démocratique mis en place en Wallonie est inédit ». C’est le moins qu’on puisse dire, tant les débats furent nombreux et d’une haute tenue à cette assemblée, ce que ne peuvent pas avancer les autres pays européens, semble-t-il.

Et Paul Magnette d’expliquer encore : « Ce processus est incompatible avec le calendrier imposé, il faut le changer, comme la méthode de travail. Des difficultés substantielles persistent, notamment sur le mécanisme d’arbitrage. »

Je rappelle qu’il est question dans le CETA de tribunaux privés chapeautés par des multinationales, par exemple !

C’est donc clair et net, sans le feu vert de la Wallonie, c’est-à-dire de la Belgique juridiquement et constitutionnellement obligée de tenir compte d’elle, le CETA ne sera pas signé en cette fin d’octobre 2016.

Ce refus n’est certes pas définitif, mais il ouvre la porte à de nouveaux pourparlers initiés par une région qui, de la sorte, donne une fameuse leçon de démocratie. Qu’en pense-t-on à Paris et dans les autres capitales européennes ?

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[1] Source : « Le Soir » du 19 octobre 2016, ainsi que la photo.

Ardennes françaises mystérieuses (46/61) : RENWEZ : La forêt magnifique et la chèvre d’or

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2Les chroniques « Ardennes françaises mystérieuses, sacrées et insolites » sont inspirées de l’ouvrage et d’émissions de Pierre Guelff aux Éditions Jourdan, à la RTBF et TV5 Monde « Ardennes Mystérieuses, Insolites et Sacrées ». Musique du générique : « Le Réveil ardennais. »(youtube)

 « Dans les Ardennes, la forêt est une source de prospérité et d’attractivité qui couvre un tiers de leurs 5 246 km², soit 150 000 hectares », selon la publicité touristique locale. À ce propos, à Renwez, en plein milieu des bois, se situe le « Musée de la forêt » inauguré en 2004 : 11 hectares de surface forestière et un chalet sur pilotis, sept salles de muséographie électronique, des dizaines de mannequins sculptés dans le bois rappelant le travail des bûcherons, débardeurs, forestiers, des marionnettes, une collection de quelque 4 000 outils, 250 machines, des voitures de transport, des machines à vapeur, des expositions thématiques (sur les champignons, par exemple), des concours de bûcherons, et un coin gastronomique où l’on peut déguster le cochon « Ardennes de France » ! Oui, la forêt mérite bien pareille reconnaissance !

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Magnifique forêt ardennaise.

 

 D’ailleurs, Jules Michelet (1798-1874), historien célèbre, auteur d’ouvrages consacrés aux mystères de la nature et à l’âme humaine, séjourna à de multiples reprises dans la maison familiale de Renwez, bourg où sa mère naquit et où le frère de cette dernière fut le maire.

Il est vrai que la forêt ardennaise (qui n’est pas seulement la « pourvoyeuse » des sapins de Noël – 3,2 millions exportés annuellement par la Wallonie ! -) est un « véritable or vert », comme le soulignait le magazine « Bio Info » au sujet de la forêt wallonne s’étendant sur près de 30% du territoire de cette région : « Un or vert pour tous ceux qui dépendent de l’exploitation du bois, mais un or vert aussi pour le tourisme. » Trois massifs (La Grande Forêt d’Anlier, la Grande Forêt de Saint-Hubert et la Forêt du Pays de Chimay) devraient aussi porter cette nouvelle philosophie tournée vers l’écotourisme, comme c’est le cas à Renwez dont l’initiative en la matière remonte à une bonne décennie.

La chèvre aux cornes d’or

À une douzaine de kilomètres de Charleville-Mézières, plus spécifiquement à Ochamps, selon une légende ancienne, les chèvres broutaient l’herbe, non loin des bois, sous la haute protection d’une chèvre aux cornes d’or. Un jour, un braconnier sans scrupule, lui tendit un piège et elle se laissa prendre. Un loup dévora le troupeau qui était resté sans défense, racontait-on dans les chaumières.

Dans l’une de mes chroniques radiodiffusées, j’ai abordé le thème de la chèvre d’or. En voici quelques extraits :

 – Mais, tout d’abord, quel est cet animal ?

 – C’était un animal fabuleux dont la légende remonte au haut Moyen Âge, c’est-à-dire bien avant l’an 1000, et qui vivait en Provence, certains auteurs la faisant voyager jusque dans des contrées plus au nord.

– Qu’avait-il de particulier cet animal ?

– Son pelage, ses sabots et ses cornes étaient recouverts d’or pur.

– D’où vient cette légende ? Y a-t-il, comme pour de nombreuses légendes, des faits historiques sous-jacents ?

 – Il faut remonter aux invasions sarrasines en Provence, durant les VIIIe, IXe et Xe siècles pour situer ces faits. En résumé, il faut savoir que du côté d’Arles, de Nîmes, d’Avignon, des célèbres Dentelles de Montmirail, d’Orange, de Marseille, des Baux-de-Provence, ce furent des décennies de pillages, de tueries, jusqu’au jour où toute la noblesse provençale s’unit et forma une puissante armée qui fit tomber l’envahisseur. Mais, avant de fuir, leur chef cacha l’immense trésor de l’accumulation des pillages au fin fond d’une grotte.

– … dans le Val d’Enfer des Baux-de-Provence, dit-on.

 – Du moins, le croyait-on, car on le cite aussi à d’autres endroits. Ce trésor était gardé par une chèvre, car, visiblement, le chef maure, qui espérait venir rechercher le fabuleux trésor, n’avait pas confiance dans les êtres humains et une chèvre cela ne parle pas, même sous la torture ! Mais, dans sa précipitation, compte tenu des événements, le Sarrasin brisa un sac de poudre d’or qui se répandit sur la chèvre qui, alors, devint la Chèvre d’or.

Cette légende et ses variantes ont traversé les régions de manière fulgurante et, c’est ainsi que la rumeur populaire, les troubadours et le folklore annoncèrent des chèvres d’or, gardiennes de trésors mirifiques, en Algérie, dans la Vallée du Rhône, dans les Cévennes, en Espagne, dans les Ardennes…

– Y a-t-il une sorte de morale à ce mythe qui perdure donc dans le folklore ?

 – Un jour, un homme aurait trouvé ce trésor et il lui aurait parlé comme à une personne : « Ah ! Cette fois je te tiens satané trésor ! ». Jamais on ne retrouva trace de cet homme car il avait oublié le précepte de cette légende : « Celui qui ouvre la bouche pour émettre des paroles « déplacées » ne réussira jamais ! ».

 

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Les multinationales de l’eau tentent de piéger nos élus locaux

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La gestion du service public de l’eau entre dans une nouvelle ère. Les délégataires s’étaient déjà faits remarqués avec les coupures et réductions de débit d’eau illégales, avec les conséquences juridiques que l’on sait. Aujourd’hui, les multinationales de l’eau tentent de nouvelles pratiques pour parvenir à leur fin et contourner la loi. Elles font pression sur les collectivités locales.

Ces multinationales innovent. Selon la Fondation France Libertés, elles lancent une « arnaque à grande échelle » pour tromper les élus locaux.

« Les multinationales de l’eau, notamment Véolia, la Saur et Suez, ont la volonté de s’appuyer sur les modifications législatives, comme l’application de la loi Brottes contre les coupures d’eau, pour mettre en place des avenants visant à couvrir les soi-disant frais supplémentaires qu’entrainent cette loi. Et ils en profitent pour augmenter leurs profits sur le dos des élus. Ils pratiquent ces avenants sans rien expliquer, et en disant aux élus qu’ils n’ont pas le choix. »

Dans ces avenants, des mentions autorisent les réductions de débit avec l’aval de la commune.

« C’est la partie illégale qui nous fait bondir. On se bat depuis un an et demi pour faire valoir qu’une réduction de débit est la même chose qu’une coupure d’eau. On a été suivi par plusieurs tribunaux d’instance et par une cour d’appel le 12 septembre dernier à Limoges. Pour se couvrir, les multinationales essaient de faire signer des avenants en leur demandant  l’autorisation de pratiquer des réductions de débit. Alors qu’elles savent pertinemment que c’est illégal. »

Par ce biais, les multinationales se payent trois fois. France Libertés parle de « racket ».

« Dans l’avenant d’un contrat d’une ville du Pas-de-Calais, Véolia explique que l’ensemble des petits montants d’impayés seront pris en charge par la collectivité directement, sans préciser ni le montant de ces impayés, ni quel est le montant à mettre en oeuvre pour les recouvrer. La collectivité n’a aucun moyen de savoir comment les choses vont se passer. Dans un deuxième temps, Véolia explique que s’il y a un doublement des impayés, Véolia aura la main libre pour augmenter le tarif de l’eau. Véolia n’aura aucun intérêt à recouvrer les impayés, car s’ils doublent ils auront la possibilité d’augmenter le tarif de l’eau unilatéralement. Enfin, ils proposent de mettre en place un abonnement supplémentaire annuel de 8€ par abonné pour couvrir le montant de ces impayés. Donc ils se paient trois fois. »

La Saur continue de pratiquer coupures et réductions de débits d’eau, en toute transparence. Elle a même prévenu le maire d’une petite commune du Calvados.

« Le maire a reçu cette lettre avec une liste de 25 personnes qui vont être victime d’une réduction de débit dans la semaine du 17 octobre. Cela représente plus de 1% des abonnés de ce syndicat d’eau. Ce n’est pas anecdotique. Cela prouve que, pour la Saur, la pratique des réductions de débit est systématique malgré les condamnations qu’ils ont eu. Ils ne font même pas attention si cette pratique est autorisée par le règlement de service. Pour ce syndicat d’eau, les coupures étaient mentionnées, mais pas les réductions de débit. Heureusement, le syndicat d’eau fait passer une délibération pour modifier le règlement de service en interdisant les coupures et réductions de débits. »

Nous verrons la semaine prochaine que les collectivités s’organisent face aux pratiques des multinationales et à leur communication très aiguisée.

Pour aller plus loin :

  • Illégalité et arnaque : comment les multinationales tentent de piéger nos élus
  • Coupures et réductions de débit d’eau : témoignez

 

 

 » L’Odyssée » : Au-delà du film et du tournage…!

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Le film ‘L’odyssée ‘ de Jerome Salle retraçant la première partie de la vie du Commandant Cousteau,  a laissé et laissera des traces .  Tout comme J-Y COUSTEAU qui  a inspiré ses équipes, et aussi des milliers de  personnes à travers le monde.

   François Sarano, doublure sous- marine de Lambert Wilson dans le film,  témoigne de l’immense héritage laissé . A découvrir…

http://www.longitude181.org

http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19564583&cfilm=189535.html

Ardennes françaises mystérieuses (42, 43, 44 et 45/61) : NEUFMANIL : Au pays des canadas ; NOUZONVILLE : Porte de la Vallée de la Meuse ; NOVION-PORCIEN : Guerre et Paix et OMONT : Plus petit chef-lieu de France

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2Les chroniques « Ardennes françaises mystérieuses, sacrées et insolites » sont inspirées de l’ouvrage et d’émissions de Pierre Guelff aux Éditions Jourdan, à la RTBF et TV5 Monde « Ardennes Mystérieuses, Insolites et Sacrées ». Musique du générique : « Le Réveil ardennais. »(youtube)

Neufmanil

Les habitants de Neufmanil, cité industrielle (ferronnerie, estampage, forge…) située dans la verdoyante Vallée de la Goutelle, sont appelés les « Crayats » du nom de scories de fonderie, parce que les ouvriers qui y travaillaient revenaient couverts de ces résidus.

Originellement, le village portait le nom de Manil, était proche de la voie romaine Cologne-Reims, faisait partie de l’Empire Germanique et ne fut annexé à la France qu’au XVIIIe siècle.

L’église date de 1779, le village est joliment fleuri et possède la particularité d’une gastronomie surtout basée sur les pommes de terre, des canadas ou patates.

Quatre recettes sont au menu proposé par la Commune :

 

– Excellente « Salade au lard » ou « paillachie » : pommes de terre cuites à la pelure, épluchées et mélangées dans une salade de pissenlits et parsemée de « quertons » (lardons).

– La « Potée roussie » : fricassée de pommes de terre préparée dans un roux avec saucisse ou porc (côtis de préférence) dite « Cacasse à cul nu » ou potée blanche quand elle est sans viande.

– La « Bayenne » ou « Baïne » : pommes de terre cuites dans une eau garnie d’oignons, puis coupées et servies chaudes avec une vinaigrette bien poivrée et aillée.

– Les pommes de terre à la croque cuites entières sous la cendre ou au four puis servies avec sel et beurre (dites « croques au sel »).

 

Nouzon

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C’est au XIIIe siècle que le nom de « Nouzon » fut cité dans un texte officiel. Le village vécut quelques calamités, dont la peste et la famine en 1506. Mais, petit à petit, Nouzon allait renaître de ses cendres grâce à une forge, une foulerie (atelier où l’on foulait – pressait – les draps ; fouler le drap le rendait plus ferme, plus serré), une manufacture d’armes, grâce, aussi, à la reconstruction de son église et du presbytère, aux XVIIe et XVIIIe siècles.

Au XIXe siècle, sous la devise « Tout par le labeur », Nouzon (qui deviendra Nouzonville en 1921 afin d’éviter des erreurs « postales » entre Mouzon et Nouzon !) se spécialisa dans la sidérurgie (wagons, ferrures…) et fut appelée le « Creusot Ardennais ».

Aujourd’hui, la ville est décrite comme la « Porte de la Vallée de la Meuse » et est traversée par la Trans-Ardennes (80 km de promenades) dite aussi Voie Verte, et plusieurs circuits pour VTT.

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Une maison d’hôtes s’appelle « Le temps des cerises », il s’agissait de l’ancien Château Grandy.

« Le temps des cerises » est une célèbre chanson écrite en Belgique par Jean-Baptiste Clément (1836-1903) où il s’était réfugié :

« Quand nous chanterons le temps des cerises,

Et gai rossignol, et merle moqueur

Seront tous en fête !

Les belles auront la folie en tête

Et les amoureux du soleil au cœur !

Quand nous chanterons le temps des cerises

Sifflera bien mieux le merle moqueur !… »

 

Chansonnier, communard et montmartrois, il composa également « La semaine sanglante », « Dansons la Capucine »… Fondateur de la Fédération socialiste des Ardennes, il fut décrit comme un beau poète et un prolétaire révolté contre les injustices sociales. « Ce fut une grande figure de l’époque héroïque du socialisme. »

La classe ouvrière de Nouzon ne l’avait pas oublié et lui éleva un buste, tout en fredonnant « Le temps des cerises », selon la petite histoire. La section du Parti socialiste de Nouzonville porte d’ailleurs son nom.

Novion-Porcin

 

 

Petite commune de 500 habitants, entre Signy-l’Abbaye et Rethel, Novion-Porcien fait partie des Crêtes Préardennaises.

Ici, depuis des années, il existe une véritable saga « Guerre et Paix », du nom d’un musée du patrimoine militaire.

Inauguré en 2003 sur 5 000 m², comptant quelque 11 500 pièces, ayant des relations avec le Musée de l’Armée de Bruxelles et d’autres musées en Allemagne, son rôle explicatif et pédagogique sur les trois conflits consécutifs vécus dans les Ardennes (guerres de 1870-1871, 1914-1918 et 1940-1945), était indéniable, mais c’était oublier que ce bâtiment fut construit sur une zone humide, d’où des infiltrations, doublées de malfaçons, selon certains spécialistes. Alors, le Musée Guerre et Paix fut fermé, des travaux furent envisagés, la réouverture fut annoncée, puis postposée (pour les « commémorations de 1914-18, par exemple)… au point qu’un Comité de vigilance Ardennes Patrimoine fut créé pour l’occasion ! Au moment de boucler le présent ouvrage, il attend la réouverture en 2014 et le label « Musée de France » dans la foulée.

 

Omont

 

Il reste des traces du passé médiéval d’Omont, imposante forteresse, dans ce qui est le plus petit chef-lieu de canton de l’hexagone en termes d’habitants : 93 (publication de 2012), soit 5,18 habitants/km², et en soustrayant quatre personnes occupant des résidences secondaires, la population permanente est de 89 habitants !

Au sommet de l’entité se trouve la pierre tombale du chevalier Jacques de Villiers, gouverneur, et la vue sur les villages environnants est superbe.

 

Après l’Accord de Paris, l’urgence climatique et environnementale au quotidien

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C’est fait ! Début novembre, l’Accord de Paris sur le climat entrera en vigueur. Ce sera quelques jours avant l’ouverture de la COP22, le 7 novembre à Marrakech, au Maroc.

Avec la ratification du texte par l’Union européenne, et avant elle par l’Inde, le seuil nécessaire pour activer l’accord signé à Paris l’année dernière lors de la COP21 a été atteint. Il fallait que 55 pays, représentant 55% des émissions de gaz à effet de serre, ratifient l’accord pour qu’il soit effectif. Au final, 72 pays représentant 56,75% des émissions mondiales ont paraphé le texte.

Si l’on peut se réjouir que les plus gros pollueurs de la planète aient validé l’accord, le plus dur reste à faire. Il faut maintenant que chaque Etat passe des intentions aux actes, et prenne les bonnes mesures pour diminuer significativement leurs émissions. Et sans attendre.

Car comme l’a rappelé Robert Watson, l’ex-président du GIEC, le groupe des experts mondiaux sur le climat, « Le réchauffement se produit beaucoup plus vite que prévu ». Selon lui, Il faudrait « doubler, voire tripler les efforts pour contenir les émissions de gaz à effet de serre, liées pour l’essentiel aux énergies fossiles. » De son côté Pascal Canfin, le directeur du WWF France, estime « qu’il faut aller plus vite entre 2016 et 2020 ».

Car les dernières études sur le climat sont alarmantes. Le Centre National d’Information sur l’Environnement (NOAA), a sorti début août 2016 un rapport sur l’année 2015, qui montre que l’ensemble des records de chaleur et d’évènements climatiques exceptionnels ont été battus en 2015 un peu partout sur la planète. Sur Frequenceterre le mois dernier, Emmanuel Poilane, le directeur de la Fondation France Libertés, nous alertait. « Aujourd’hui, on sait comment faire pour améliorer les choses rapidement. Cela demande des décisions politiques, des changements de modes de vie, mais c’est possible. Si on ne le fait pas, on a un risque de dérèglement du climat de la planète très important, avec la possibilité de voir disparaitre l’humanité. Il faut que l’on se prenne en main maintenant. Il faut que la société civile soit mobilisée sur ces questions-là. »

La chasse aux déchets

Il faut donc se mobiliser pour réduire notre empreinte sur le climat, dans notre quotidien, ou en participant aux actions initiées par les associations.

Ce fut le cas le week-end dernier par exemple où 500 bénévoles ont participé au nettoyage du Vieux-Port de Marseille. Organisé à l’initiative de la Fédération des sociétés nautiques des Bouches-du-Rhône, cette pêche s’est révélée dramatiquement miraculeuse. Des bouteilles, des pneus, des harpons, mais aussi des batteries, des chariots de supermarché, ou même une Alfa Roméo des années 70… Les plongeurs ont avoué leur dégoût face au comportement des personnes qui  considèrent la mer comme une poubelle.

Comme la Méditerranée à Marseille, les océans sont remplis de déchets, et ça se voit de plus en plus. De véritables continents de déchets dérivent. Des poubelles flottantes. Au large de la Californie et d’Hawaï l’organisation néerlandaise The Ocean Cleanup a survolé le Pacifique pour observer le plus grand de ces continents de plastique. « C’est une bombe à retardement, car ils vont se désagréger en micro-plastique dans les prochaines années si nous ne faisons rien », selon Boyan Silat, le fondateur de The Ocean Cleanup. L’organisation tente de mettre en place une barrière flottante pour contenir ses déchets et les traiter. Une technique à l’état de prototype.

Face à tous ces déchets que nous produisons et qui se retrouvent dans la nature, un Américain a décidé d’éveiller les consciences de ses concitoyens sur la quantité produite par chaque individu au quotidien. Ce New-Yorkais a décidé de porter sur lui tous les détritus qu’il allait produire pendant un mois. Habillé de ses déchets, il se promène en ville pour alerter les passants sur leur impact environnemental. D’ici le 18 octobre, date de la fin de son expérience, il aura sur le dos plus de 60kg d’ordures en tout genre. La preuve par l’exemple.

Pour aller plus loin :

 

 

« L’odyssée » : partir à la découverte du monde sous-marin ensemble !

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François Sarano, doublure sous- marine de Lambert Wilson  dans Le film ‘L’odyssée’ de Jérôme  Salle qui retrace la première partir de la vie du  Commandant Cousteau, témoigne  des moments forts et personnels  vécus sur le tournage du film, associés  au partage et au plaisir de la découverte du monde sous-marin .

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Oui, des femmes sont aussi d’une cruauté atroce !

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« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

 Pour l’ardent partisan du « Faites l’amour pas la guerre ! », la lecture de l’essai « Les grandes guerrières de l’Histoire » de la philologue Louise Depuydt (Éditions Jourdan) sera certainement une réelle découverte sur le double plan historique et sociétal , ainsi que pour beaucoup de lecteurs : oui, des femmes peuvent également se montrer d’une cruauté atroce !

Lguerricouvtexte’auteure explique : « L’homme, le mâle, symbolise la force et est configuré pour le combat afin de protéger le village et la famille. La femme, la femelle, incarne plutôt la maternité. Son rôle est de donner la vie… Les femmes prenant les armes dans des conflits sont donc des exceptions. Mais, quelques fois, elles sont les commanditaires ou des agents actifs de faits de guerre. » 

Après une mise en garde qui s’imposait pour éviter les amalgames : « Moins rares sont celles qui participent à des rôles humanistes ou en tant que résistantes », ce sont donc des « guerrières » et des « sanguinaires » qui sont décrites dans cet ouvrage et qui, bien entendu, interpellent au plus haut point : « Toutes ont un point commun : elles sont intimement persuadées du bien-fondé de leur cause. »

L’auteure consacre plus d’une trentaine de chapitres aux femmes samouraïs, pirates, à une nazie, à une terroriste, aux tireuses d’élite…, parmi lesquelles une nonne lieutenante, la « Tigresse bretonne », une terreur des mers, la « Fiancée du danger », et, peut-être la plus célèbre d’entre toutes : « Calamity Jane » dite l’insaisissable.

Lisons quelque peu Louise Depuydt à son sujet : « Le jour de sa mort, à 51 ans, Martha Canary, plus connue sous le nom de Calamity Jane, est aveugle, seule, imbibée d’alcool et dans une grande misère. On ne lui connaît plus qu’un ami, un prêtre, seul témoin de la fin de la tueuse de l’Ouest… »

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L’auteure, Louise Depuydt, présentant son ouvrage chez nos collègues et partenaires de RFI.

Car, effectivement, cette aventurière ne semblait connaître qu’un seul objet pour « dialoguer », si j’ose dire : le pistolet ou le fusil !

C’est elle qui déclara : « Je crois que je suis le seul humain dont les sioux aient peur. »

Alors, qui sont ces femmes-guerrières « brandissant le glaive et déroutant l’homme face à elles ? » En quelque 230 pages, le lecteur découvrira quelques terrifiants spécimens, et, grâce au travail de recherche de l’auteure, il connaîtra la raison profonde de leurs actes redoutables pour l’intégrité d’autrui. Comprendre ne veut pas dire admettre, bien sûr.

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Demain les chats de Bernard Werber (Albin Michel)

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Ce roman « Demain les chats » (Albin Michel) de Bernard Werber commence par cette citation : « Le chien pense : « Les hommes me nourrissent, me protègent, m’aiment, ils doivent être des dieux. » Le chat pense : « Les hommes me nourrissent, me protègent, m’aiment, je dois être leur dieu. »

Puis, débute le roman proprement dit : « Je la vois. Elle est très belle. Je continue d’avancer à petits pas. Son parfum est subtil. Ses grands yeux bruns anxieux scrutent les alentours. Elle déguste du bout des lèvres un gâteau crémeux… »

S’agit-il de la description d’une jolie femme ? Que non ! C’est une jeune chatte – Bastet – qui vient de rencontrer une souris.

D’emblée, Bernard Werber invite le lecteur à le suivre pour une saga animalière et humaine : « Pour nous, écrit-il, une seule histoire existait : celle de l’humanité. Mais il y a eu LA rencontre. Et eux, les chats, ont changé à jamais notre destinée. »

Et, la petite chatte d’expliquer : « J’aime bien les humains, mais je ne les comprends pas toujours. » Surtout, lorsqu’elle assiste au massacre d’enfants à la sortie de l’école située en face de l’appartement de sa maîtresse, Nathalie. La mère de la petite chatte l’avait pourtant prévenue : « Méfie-toi des humains, ils sont imprévisibles. »

1540-1Il en va ainsi durant plus de 300 pages et je me suis dit à l’issue de cette lecture que si les chats ont changé la destinée des hommes, celle-ci peut également être marquée par des œuvres littéraires comme cet ouvrage de Bernard Werber où se mêlent l’Histoire, la science, la philosophie et cette ironie qui nous fait davantage découvrir la folie des hommes assoiffés de violence et de décorations.

Quoiqu’il en soit, le dialogue de Bastet avec un siamois qui possède le Troisième œil au sommet du crâne sous forme de prise USB afin d’être connecté aux ordinateurs pour communiquer avec les humains, vaut son pesant de réalisme et de surréalisme, voire de science-fiction.

Pythagore, le siamois, déclare : « Les humains disent qu’ils détestent la guerre et qu’ils aiment le football, mais à mon avis ils apprécient les deux. » Il explique encore : « Les humains ont créé Dieu parce qu’ils ne supportaient pas d’être libres et responsables de leurs propres actes. C’est également un moyen pour les religieux qui prétendent parler en son nom d’assujettir les esprits les plus faibles. »

Et Bastat et Pythagore d’aller déposer des grenades – explosant dix secondes plus tard – sous les voitures d’émeutiers et de pillards…

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