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Symbolisme : un patrimoine mondial à sauver à Bruxelles !

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PGF FT300 1« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

À la conférence de presse à laquelle « Fréquence Terre-RFI » assista à la mairie d’une commune bruxelloise (Woluwe-St-Pierre), le constat était alarmant : en Belgique, la Culture et le Patrimoine sont en danger, au point que, récemment, il pleuvait dans certains musées, juste à côté de tableaux de Breughel, par exemple.

« Il y a une négligence majeure des autorités belges pour l’entretien du patrimoine national », clama Daniel Guéguen, haut fonctionnaire, expert et passionné d’art, un Français habitant la Belgique, comme 250 000 de ses compatriotes, plus d’un tiers dans la Capitale de l’Europe.

D’où, l’urgence de réagir, d’avoir une approche globale (public, privé, individuel, collectif) pour faire bouger les choses. Car, s’il y a « désintérêt des autorités à l’égard du Patrimoine », constata Jacqueline Guisset, historienne de l’art, « ce n’est pas le cas du public ! »

DSC03364ftAlors, est né le concept de « Parcours symbolistes à Bruxelles » avec, en 2017, plusieurs itinéraires traversant la capitale belge et ses communes, là où foisonnent des œuvres d’artistes de la fin du XIXe siècle.

Il s’agit, donc, de découvertes ou redécouvertes, d’échanges, de rencontres, de fusions des arts, de multiplicité des personnages… pour, chaque fois, deux heures de visite dont trente minute de marche en extérieur, chaque jour de l’année, à n’importe quelle heure…

DSC03362ftIl y sera principalement question de symbolisme, un art mondialement connu grâce à Fernand Khnopff, Félicien Rops, Jean Delville, Émile Fabry (photos ), mais, aussi, les Ensor, Maeterlinck, Verhaeren, Spilliaert, des aspects de l’ésotérisme et de la Franc-Maçonnerie…, mais, également, des itinéraires balisés par d’autres « langages artistiques », ceux développés par Horta ; l’Art Nouveau et le Symbolisme étant fort liés, spécifia Jacqueline Guisset, en déclarant : « Bruxelles est le Temple du Symbolisme au même titre que l’Art Nouveau. »

Ces parcours proposent des thématiques allant de l’art de l’illustration littéraire à l’art monumental avec, nous n’en doutons pas, de réelles découvertes. Pourtant, se promenant, ci et là, tant en Belgique qu’au-delà de ses frontières, on voit et on revoit, parfois quotidiennement, des œuvres remarquables au Grand Palais et à la galerie du Petit Palais à Paris, au Cinquantenaire, au Palais de Justice et au théâtre de la Monnaie à Bruxelles, au théâtre d’Anvers…

« On les voit, on les oublie, on ne connaît même pas les auteurs, et pourtant… » Et, pourtant, il s’agit bien de célèbres artistes, comme nous le rappelle à propos « Parcours symbolistes bruxellois »

Pour davantage d’informations : http://www.arkadia.be/fr/accueil

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J’accueille et j’observe les oiseaux dans mon jardin

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J’accueille et j’observe les oiseaux dans mon jardin
J’accueille et j’observe les oiseaux dans mon jardin

Des auxiliaires efficaces et sympathiques !

Outre la beauté de leurs plumages et celle de leurs chants, les oiseaux apportent leur aide aux jardiniers en se nourrissant d’insectes ravageurs. Malheureusement, l’arrachage des haies et l’utilisation de pesticides leur nuisent. Gilles Leblais, ornithologue et photographe, dresse le portrait des oiseaux des jardins : rossignol, rouge-gorge, pic, mésange, sittelle, etc. Il détaille les régimes alimentaires et les habitudes de chacun, en les ponctuant d’anecdotes issues de plus de 30 ans d’observation. Il apporte ensuite des conseils concrets pour attirer et abriter ces précieux auxiliaires : aménagements à prévoir, espèces d’arbres et arbustes à planter, confection et entretien de nichoirs (plans de montage fournis). Un ouvrage pour connaître et protéger les oiseaux de nos jardins, agrémenté de plus de 150 superbes photos qui permettent de les identifier.

 

Gilles Leblais est ornithologue, auteur, photographe, consultant et journaliste naturaliste. Il s’est spécialisé dans l’aménagement du jardin pour accueillir la faune sauvage et anime régulièrement des conférences et des stages sur ce sujet.

 

Le Blog De Gilles Leblais  » Mon Jardin Paradis« 

 

Auteur : Gilles Leblais

Collection : Facile et Bio

Description : 120 pages ; (21 x 21 cm) .

ISBN : 978-2-36098-190-8

Date de parution : 26 février 2016

Ardennes françaises mystérieuses (53 et 54/61) : SEDAN : Terre de « Sangliers » et du « Diable »

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Les chroniques « Ardennes françaises mystérieuses, sacrées et insolites » sont inspirées de l’ouvrage et d’émissions de Pierre Guelff aux Éditions Jourdan, à la RTBF et TV5 Monde « Ardennes Mystérieuses, Insolites et Sacrées ». Musique du générique : « Le Réveil ardennais. »(youtube)

En mars 2012, des élèves (5e A) du Collège Élisabeth de Nassau de Sedan, ont publié, sur Internet, un très intéressant « Sedan de A à Z » avec pour sous-titre « La Mémoire Vivante » :

« Il est bien loin le temps où Sedan n’était qu’un petit village. Au fil des siècles, la ville s’est étendue en se dotant d’un riche patrimoine architectural : un château fort, un second château au XVIIe siècle, des églises, un temple, une synagogue, des manufactures (telle la splendide Dijonval), des hôtels particuliers, des demeures de styles Art Nouveau et Art Déco, des constructions contemporaines, telle la nouvelle MJC le long de la Meuse… Mais la signature de Sedan, c’est surtout une alternance de pierres d’un calcaire jaune sable et de briques… »

Les personnalités qui ont marqué Sedan et sa région sont nombreuses et, à l’instar du sanglier qui pourrait être leur totem, il est souvent fait référence à son courage, à sa témérité, à une certaine sagesse (d’où des dénigrements et injures quand il est comparé au porc !), mais, aussi à sa solitude, à leur encontre. Parfois, à l’esprit batailleur…

 

 

 

 

 

Sanglier statufié à Sedan.

 

L’auteur Walter Scott (1771-1832, « Ivanhoé », « Le Pirate »…) inventa le « Sanglier des Ardennes » à travers « Guillaume de La Marche », frère de Robert Ier, un La Marck, seigneur de Sedan, alors que « Le Grand Sanglier des Ardennes » (ou « Robert le Diable ») était Robert II, le neveu dudit Guillaume. Sa devise était : « Si Dieu ne me veut aider, le Diable n’y saurait manquer ! »

Robert IV fit de Sedan une principauté. Succomba-t-il empoisonné, Charles Quint vouant une haine féroce aux La Marck (« Neuf La Marck ont fait Sedan en un siècle et demi », selon le guide touristique « Pays Sedanais ») ?

Le « Prince de Sedan », fils de Robert IV et de Françoise de Brézé, épousa chrétiennement une descendante de saint Louis… puis ils se convertirent au protestantisme, Sedan devenant un refuge pour les adeptes de la Religion réformée.

La paix religieuse régna de nombreuses années dans la principauté.

La « Petite Genève »

 Genève était considérée comme la capitale du calvinisme et Sedan prit la dénomination de « Petite Genève » lancée par des catholiques « enragés », selon l’auteur Bernard Chopplet.

Mais, les Sedanais, qui voulaient continuer leur existence dans la paix et la fraternité, transformèrent cette ironie en une charmante comparaison !

De la « Petite Genève », il nous reste plusieurs constructions : le portail de l’ancien collège, l’Académie des Exercices (« Maison des Gros Chiens », académie militaire érigée par Henri de La Tour d’Auvergne, père de Turenne), l’église Saint-Charles-Borromée (construite autour de l’ancien Grand Temple ouvert au culte calviniste)…

La Maison des Gros Chiens, revenons-y :

« Ce bel ensemble des XVIIe et XVIIIe siècles est composé de plusieurs corps de bâtiments ordonnancés autour de cours intérieures.

L’Académie des Exercices créée au début du XVIIe siècle par le prince Henri de La Tour se situait à cet emplacement, son entrée demeurant dans la rue Berchet, au niveau du porche portant l’inscription « On a beau sa maison bastir, si le seigneur n’y met la main cela n’est que bastir en vain ».

Le bâtiment sur la rue du Ménil est l’hôtel particulier construit en 1629 pour le maître des forges Henri de Lambermont.

La « Cour des Têtes » est remarquable par ses mascarons représentant des figures allégoriques.

L’ensemble a été racheté en 1688 par Denis Rousseau, drapier de Paris, après la fermeture en 1685, sur ordre de Louis XIV, de l’Académie.

En 1726, la manufacture est devenue « Fabrique Royale de Draps Privilégiée ».

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La Maison des Gros Chiens.

 

Turenne est né ici

 Au pied du château fort, un panneau didactique spécifie que « Turenne est né ici ».

Ici, c’est la plus grande forteresse d’Europe qui présente une superficie de 35 000 m² construite sur un promontoire en bord de Meuse, il y a quelque six siècles (début de la construction en 1424), sur sept étages, les murs ayant sept mètres d’épaisseur.

Les activités (pacifiques !) y sont encore nombreuses : expositions, tournois d’archers et d’arbalétriers, contes de Noël, festival médiéval…

Turenne ? La légende prétend qu’Henri de la Tour d’Auvergne trouvait son fils Henri peureux. Celui-se rebiffa et démontra à son père qu’il avait tort : il passa une nuit dehors et on l’aurait retrouvé endormi sur un canon !

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La plus grande forteresse d’Europe.

 

« Le maréchal Turenne, considéré comme l’une des plus grandes gloires militaires de la nation, n’est pas né en France. Il est né ici, le 11 septembre 1611, au château fort de Sedan, au cœur d’une principauté dont l’indépendance avait été officiellement reconnue en 1549.

Ses parents, les princes de Sedan Henri de La Tour d’Auvergne et Élisabeth de Nassau, se réjouirent de cette naissance car il n’était que leur second fils sur les six enfants qu’ils avaient déjà eus. C’est l’aîné, Frédéric-Maurice, qui héritera plus tard de la principauté, laissant à Turenne, de son vrai nom Henri de la Tour d’Auvergne comme son père, la carrière des armes.

 

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Turenne n’est pas né en France, mais au château fort de Sedan !

 

On suppose que Turenne a pu voir le jour dans la salle à la Colonne, l’une des pièces les plus dignes d’accueillir les appartements de sa mère.

La légende qui fit naître Turenne dans la ferme fortifiée de Bazeilles est donc erronée. Tout au plus l’y a-t-on mis quelques années en nourrice.

 

En 1815, un écusson en pierre est posé sur le donjon, dans la cour du château. On peut y lire : « TURENNE NACQUIT ICI 11 7bre 1611 ».

Sur place, une question est posée au visiteur : « Voici la fenêtre de la salle à la Colonne où serait né Turenne. Saurez-

vous la retrouver sur la façade ? »


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La réponse : fenêtre au milieu que nous avons entourée.

 

Maréchal de France à l’âge de 32 ans, la stratégie de Turenne était la guerre en mouvement pour prendre l’ennemi par surprise. Il sera source d’inspiration à Napoléon-Bonaparte, paraît-il.

 

Une époque à chaque coin de rue

 

« À Sedan, vous changez d’époque à chaque coin de rue », est-il encore spécifié à l’Office du Pays Sedanais.

Dans ces rues, il y a la Maison de l’Octroi, par exemple, située rue du Ménil.

Sedan fut une ville fermée aux envahisseurs par ses remparts mais, qui voulait y entrer des marchandises, devait payer !

Ces péages anciens s’appelaient des octrois et il y en avait à chaque entrée de la ville. Sedan en a conservé un, à droite de la Maison des Gros Chiens.

 

Sedan6ft300L’Octroi.

 

« Un Pays Sedanais, où il fait aussi bon visiter que vagabonder… », avec des sites culturels pour tous les goûts, des circuits de « Mémoire », trois conflits majeurs (Guerre de 1870, Grande Guerre de 1914-18 et Seconde Guerre mondiale de 1940-45) ont fait de la région un unique champ de bataille…

 

Ainsi, au cimetière Saint-Charles, les Allemands élevèrent un immense monument à leurs morts, un peu plus loin, sous des croix, des centaines et des centaines de prisonniers alliés, de civils, de morts au « Camp d’Empire de concentration de prisonniers punis », un véritable bagne créé en 1917 à l’ombre du château (un lieu « annonciateur » des atrocités nazies dans les camps de concentration ?)

 

Et puis, heureusement, ce Pays Sedanais, c’est aussi celui de la Nature verdoyante « pour réveiller ses sens » avec la Forêt de Sedan et son « Gros Chêne » ou « Chêne de Charles Quint » au diamètre de cinq mètres, c’est l’un des trois arbres ardennais dits « remarquables », et quelques étapes gastronomiques de choix  avec, au menu, de la Salade au lard ardennaise, une Galette à suc’…

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Sauvons les mers des déchets plastiques (rediffusion)

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© Expeditions MED

Sauvons les mers des déchets plastiques. C’est la campagne menée par le Collectif Expeditions MED. Une initiative citoyenne européenne dont l’objectif est de lutter contre les pollutions marines. Il s’agit aussi de mettre en œuvre les solutions pour protéger les mers et les valoriser. Temps fort de cette campagne, une pétition pour convaincre les députés européens de légiférer sur la production des déchets plastiques et leur dispersion en mer.

La Fondation France Libertés s’est associée à cette initiative à l’occasion de la Journée européenne de la mer, le 20 juin.

Concrètement, quelle est cette pollution marine ? Qu’est-ce qui menace les océans ?

« C’était essentiel pour France Libertés de s’associer à cette campagne. Derrière les pollutions plastiques dans les océans, il y a nos consommations au quotidien, et notamment l’eau en bouteille qui est une véritable catastrophe écologique. Même si les publicités de l’eau en bouteille nous montrent la pureté de l’eau, en réalité, lorsque vous achetez de l’eau en bouteille plastique, vous payez le plastique, le transport, la publicité, mais en aucun cas l’eau. Derrière ces habitudes de consommation qui produisent des tonnes de plastiques, il y a la question de savoir où finit le plastique. Malheureusement, il y en a une quantité non négligeable qui finit dans les océans. Allez voir sur internet les images de ce que l’on appelle le septième continent, qui est un continent de plastique qui est en train de s’agglomérer  au cœur de  l’Océan Pacifique, et qui montre combien cette pollution est pernicieuse. On ne la voit pas, mais elle est en train d’abimer durablement nos océans. »

Le collectif rappelle qu’il faut une seconde pour fabriquer un sac plastique. Il est utilisé pendant 20 minutes. Mais il polluera pendant des siècles. Ce sont des véritables bombes à retardement pour le milieu marin.

« C’est une bombe à retardement qui est récente. On oublie souvent que le plastique est un matériau récent. Nos grands-parents utilisaient très peu de plastiques. Derrière il y a une explosion exponentielle de ces pollutions. On sait aujourd’hui  qu’avec les déchets présents dans les océans, on pourrait recouvrir la planète de plastique. Il faut se poser les bonnes questions dès maintenant. C’est le sens de cette campagne. C’est d’abord dire au consommateur que l’on peut faire autrement… consommer de l’eau du robinet, utiliser des gourdes. On n’est pas obligé de consommer de l’eau en bouteille plastique. Et c’est aussi l’engagement citoyen que l’on doit avoir pour dire aux acteurs politiques – français, européens, mondiaux – que l’on souhaite qu’il y ait un engagement pris, notamment européen, pour que l’on sorte de cette impasse du plastique dans les océans. »

[youtube]https://youtu.be/MEnKHL97Nro[/youtube]

Initiatives individuelles, en modifiant nos pratiques… Initiative citoyenne européenne également… L’association Expéditions MED lance donc cette pétition d’initiative européenne. C’est un outil de démocratie participative qui avait déjà été utilisé sur le droit à l’eau.

« C’est important de comprendre que l’on n’est pas dans un cadre de pétition habituelle, où l’on signe un document sans savoir l’impact que cela a. On est ici dans une initiative citoyenne européenne (ICE). C’est un espace créé par l’Europe pour permettre aux citoyens de poser des questions au Parlement européen. C’est un petit plus compliqué à signer qu’une pétition standard, où on met juste son e-mail. Là, il y a l’obligation de rentrer son numéro de carte d’identité. C’est un petit peu comme si on allait voter pour une élection. Derrière cette initiative, si elle se concrétise, c’est tout un tas de débats qui avancent et qui permettent de faire évoluer les législations. Cela a été le cas pour la première initiative européenne sur le droit à l’eau pour tous. Elle avait fait l’objet d’un million huit cent mille signatures. Une des victoires de l’ICE à l’époque, cela a été de faire retirer l’eau de la résolution sur les délégations de service publics en Europe. C’est l’occasion pour les citoyens européens d’avoir un impact concret sur les politiques européennes. »

La campagne « Stop Plastic in the Sea » espère récolter 1 million de signatures d’au moins sept pays de l’Union Européenne. Sur quoi doit-elle aboutir ? Quelle est la demande vis à vis de la Commission européenne ?

« L’objectif est d’obtenir un engagement de l’Europe pour réglementer et encadre la production, la consommation et l’importation de plastiques. Ensuite, il y a la volonté de favoriser d’autres modes de plastiques qui soient recyclables, biodégradables. Il s’agit aussi de faire évoluer les normes pour que les acteurs industriels ne se satisfassent pas de la simplicité du plastique qu’ils utilisent aujourd’hui. Il faut qu’ils aillent plus loin. Ils ont la possibilité d’utiliser des matières moins nocives pour la planète. Il ne faut pas penser que la réussite de l’ICE va en elle-même tout transformer. Mais c’est un moyen de pression considérable des citoyens. Cela donne une vraie parole aux citoyens pour s’exprimer et être entendus par le Parlement et la Commission européenne. »

[youtube]https://youtu.be/FlnVlIt2rXk[/youtube]

Pour aller plus loin :

[youtube]https://youtu.be/RGvbJEEOFQo[/youtube]

A qui appartiennent les océans ?

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On pourrait penser que les océans n’appartiennent à personne et qu’ils sont un bien commun total de l’humanité. Il n’en est rien. Après avoir été considérés comme des frontières, les océans deviennent pour l’homme, des territoires maritimes  que les états sont en droit de revendiquer.. Aujourd’hui une fraction seulement des océans reste dans le bien commun. comment ? pourquoi ? A découvrir dans cette chronique.

Les larmes de la pinède de Jean-Paul Malaval (Calmann-Lévy)

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pgf-ft300« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

51asgjh-fzl-_sx195_La ferme de la Petite Marquise, des pinèdes à perte de vue et Hector qui avait plus de considération pour les chevaux que pour les êtres humains. Cet homme, imbu de sa personne, toisait les gens avec le regard insolent des maîtres ou des fils de maîtres. Il se considérait comme le chef du clan des Marinzacq depuis que le patriarche déclinait physiquement et avait  quelque peu perdu la tête. Un maître dur et injurieux envers sa femme et maints autres proches, membres du personnel ou habitants. Dès lors, inutile de dire que les deux principaux mâles de cette famille étaient peu considérés dans cette région landaise où elle résidait depuis des décennies.

Mais, dans cette histoire de terroir « Les larmes de la pinède », merveilleusement contée par Jean-Paul Malaval (Calmann-Lévy), il y a Josée, « la plus petite et la plus rebelle des descendants Fortegui, famille située à cinq kilomètres à peine de la Petite Marquise. »

Jeune et jolie veuve, fort courtisée, elle continuait l’entretien et le développement de cent hectares de pins.

Hector vint la demander en mariage et elle le renvoya à sa ferme, illico : « Comment pourrais-je supporter le caractère de cette espèce qui ne tolère que sa propre suffisance ? » pensa-t-elle. En la quittant, il frappa du poing la rambarde de la demeure de Josée en se promettant de ne pas en rester là… N’avait-il pas calculé que leur union ferait quelque six cent mille pins ? Voici, donc, comment débutent les 300 pages d’une saga écrite par un spécialiste du genre et, comment ne pas lui donner raison lorsqu’il clame : « La bêtise des autres ne doit jamais nous inspirer, sinon on se condamne à la partager. »

Une question essentielle, cependant : Josée finira-t-elle par partager l’existence d’Hector ?

Business de la mort et intérêts politiques

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pgf-ft300L’humusation, reparlons-en. Dans une chronique de mai 2016 qui toucha quelque 500 000 auditeurs potentiels et plus de 3 100 podcasts, « Fréquence Terre –RFI » expliquait que :

 

–         parce que de plus en plus de citoyens ont la volonté de rester écologiques après leur passage sur terre ;

–         parce que les cycles de la nature leur montrent comment renaître ;

–         parce que les corps sont un potentiel de vie et de fertilité extraordinaires ;

 

la pratique de l’humusation, alternative quasiment 100% écologique à l’enterrement et à la crémation, dérange de nombreux politiciens.

Rappelons, également, que cette pratique consiste à faire du corps décédé un humus sain et vivant, pratique ne nécessitant pas de cercueil, pas de concession dans un cimetière, ni pierre tombale, ni caveau, pas de produits chimiques, pas de pollution des nappes phréatiques… Elle demande un endroit naturel au pied d’un arbre, par exemple.

J’ai interpellé à ce sujet une vingtaine de politiques d’envergure (ministres et maires, entre autres), car l’humusation reste encore strictement interdite dans de nombreuses régions.

J’ai reçu deux réponses : une du style langue de bois et une demande de renseignements supplémentaires, sans plus. Pourtant, ci et là, la presse fait de l’humusation un thème sociétal non négligeable et, cerise sur le gâteau, il nous a été proposé par « France 24 » (photo et lien France 24) un reportage sur le cimetière « écologique-bio-naturel » de Niort, le seul existant dans l’Hexagone.

Soit, 4 000 m² de pelouses arborées, une initiative induite par des exemples anglais, allemands, autrichiens, hollandais et scandinaves.

Pourquoi, dès lors, ces réticences ou ce manifeste manque d’attention ou de rejet des autorités françaises et belges ?

cimetiere-souche-mIl est certain que le business de l’enterrement et de la crémation est une fameuse manne pour les communes, alors que l’humusation propose des prix nettement moins onéreux. Ceci explique-t-il cela, se demande-t-on à « Fréquence Terre-RFI », à défaut de recevoir des réponses circonstanciées à nos interpellations ?

 

Fondation Métamorphose : metamorphoseproject.wordpress.com et sur Facebook.

www.humusation.org

http://www.france24.com/fr/20151029-cimetiere-ecologique-bio-naturel-toussaint-niort-repos-eternel-bio

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Ardennes françaises mystérieuses (52-2/61) : Saint-Menges : Un intérêt majeur du Patrimoine

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2Les chroniques « Ardennes françaises mystérieuses, sacrées et insolites » sont inspirées de l’ouvrage et d’émissions de Pierre Guelff aux Éditions Jourdan, à la RTBF et TV5 Monde « Ardennes Mystérieuses, Insolites et Sacrées ». Musique du générique : « Le Réveil ardennais. »(youtube)

Saint-Menges est un village situé au nord de Sedan et à sa mairie on m’a directement évoqué l’église qui se trouve juste en face du bâtiment civil officiel :

« L’église Saint-Memmie constitue un élément important du patrimoine sedanais, tout en incarnant la conjugaison de différents types d’architecture, communion des cultures ardennaises et champenoises, union du schiste et de la pierre calcaire.

Un monument à faire connaître et à respecter, toujours empreint du souvenir des terribles Guerres de Religion, témoins des vicissitudes d’un passé foisonnant… »

 

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L’église Saint-Memmie.

 

Saint Memmie ou saint Menge (s)

 

Romain de naissance, il fut envoyé en Gaule et il prêcha l’évangile. Il devint le premier évêque de Châlons en Champagne et premier évangélisateur de la région.

D’abord repoussé par la population, il se retira dans les bois, attendit, pria, travailla… ressuscita le fils du gouverneur qui s’était noyé.

D’autres miracles émurent les habitants : l’heure de l’évangélisation avait donc sonné !

Memmie est mort à la fin du IIIe siècle.

Depuis 1318, ses reliques sont contenues avec celles de sa sœur, sainte Pome, dans une châsse.

 

Prison ou Palais ducal

 

Au XVIe siècle, Saint-Menges, situé aux portes de la principauté souveraine de Sedan, protestante, fut la cible de bandits, on craignait des heurts entre catholiques et calvinistes, des incursions de mercenaires allemands…

L’église a été fortifiée, ainsi que le mur d’enceinte du cimetière, comme celui de Douzy, de Floing, d’Illy…

Alors, le mur pignon de l’édifice religieux fut soutenu du côté nord par un fortin, percé de petites canonnières, le tout nommé « Prison » ou « Palais ducal ».

La tour carrée contient un escalier en colimaçon fabriqué de vieux chênes datant du XIVe au XVe siècle.

Cet endroit servit de mairie, Saint-Menges fut « débaptisé » à la Révolution et s’appela « Union » et l’église transformée en « temple de la déesse Raison ».

 

Sur le linteau du grand portail, une inscription fut peinte : « La Convention reconnaît l’existence d’un Être suprême et l’immortalité de l’Âme ».

Au XIXe siècle, l’église fut restaurée, mais, durant la guerre 1914-1918, une infirmerie allemande y fut installée, les cloches volées par l’occupant, les vitraux détruits lors de la Seconde Guerre mondiale…

 

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Prison ou Palais ducal.

 

 

Aujourd’hui, on remarque le chœur gothique du XIIIe siècle et sa piscine liturgique, des colonnettes à crochets, un reliquaire contenant des ossements sacrés de saint Memmie, des fonts baptismaux en marbre rouge du XVIIIe siècle, des dalles tumulaires…

 

La Maison forte

 

À quelques mètres de la frontière belge, en traversant la Forêt de Sedan, une maison fortement détériorée où flotte un drapeau tricolore français attire l’attention. Il est même demandé au passant de se souvenir…

De se souvenir de l’offensive allemande du 10 mai 1940, que les Allemands entrèrent dans Bouillon le 11 mai, foncèrent vers la Meuse à l’Ouest avec pour but : atteindre Dunkerque au plus vite.

Quelques maisons avaient été construites tardivement à la veille des hostilités, le long de la frontière, et elles n’étaient fortes que de nom. Bien sûr, elles ne purent que retarder brièvement l’avancée inexorable du torrent humain et mécanique nazi.

 

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« Ici, le 12 mai 1940, sont tombés glorieusement au combat, pour la défense de tes libertés : le lieutenant Boulenger, le brigadier Collette, le pointeur Guilbert, les canonniers Bellenou et Le Gleut. »

Ici, sur le territoire de Saint-Menges, le 12 mai 1940, le lieutenant Boulanger et ses quatre hommes ouvrirent le feu sur les premiers chars ennemis au débouché de la forêt.

À vrai dire, ils firent le sacrifice de leur vie en résistant jusqu’au bout pour la liberté, pour notre démocratie. Il faut, effectivement, s’en souvenir avec respect.

Militaire ou pacifiste ?

 À Floing, un village situé entre Saint-Menges et Sedan, le monument du Général Margueritte attire surtout l’attention par sa dédicace :

« La famille du général Margueritte, qui porte le nom d’une commune des environs de Nîmes, est originaire du Gard, mais les hasards de la vie l’ont fait naître dans le département de la Meuse en 1823.

Brillant officier de cavalerie, il prend part à la campagne du Mexique en 1867 avant de prendre le commandement du 1er Régiment de Chasseurs d’Afrique en Algérie.

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Le général Margueritte.

 Rappelé en France comme général de brigade, il est nommé général de division le 29 août 1870 pour prendre la tête de la 2ème Division de réserve de cavalerie formée en toute hâte de quatre régiments d’élite et de deux batteries d’artillerie.

C’est au moment où la cavalerie va s’élancer contre l’infanterie ennemie qu’il est mortellement blessé, au début de l’après-midi du 1er septembre. Transporté en Belgique, il meurt à Beauraing le 6 septembre.

 

Cette belle statue pleine d’ardeur tragique, rendue à la France par l’Algérie en 1968, a été transportée de Kouba à Floing pour être placée au cœur même de la commune : elle est celle d’un chef exemplaire qui, avec ses cavaliers, se sacrifie pour que l’honneur soit sauf alors qu’il savait la situation sans espoir.

 

Quelques-unes de ses plus belles paroles ont été : « Je crois que ma véritable vocation n’est pas d’être soldat. Je n’aime pas la guerre. J’en ressens l’entraînement quand je suis soumis à son action, mais de sang-froid j’en ai horreur : bâtir, planter, cultiver la terre, faire des travaux d’utilité, voila ce qui me convient, et c’est à cela que j’ai trouvé satisfaction dans ma carrière. Signé : Général Margueritte. »

 

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Biopiraterie : Coca-cola dans le viseur de France Libertés

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© Keystone, Florian Kopp

Privatiser le vivant et les savoirs traditionnels pour en tirer profit ! C’est la Biopiraterie, la nouvelle arme des multinationales dont on prend conscience depuis quelques années.

Cette biopiraterie, en exploitant les ressources naturelles et en s’appropriant les connaissances des peuples autochtones, menace la diversité culturelle et biologique de certaines régions.

France Libertés s’est engagée depuis 2007 dans des actions visant à mieux connaitre ces appropriations du vivant pour mieux les combattre. La Fondation vient d’ailleurs de mettre sur pied une campagne de pétition en ligne, pour demander à l’entreprise Coca-Cola de cesser ses pratiques de biopiraterie et de respecter les droits des peuples Guaranis.

Qu’est-ce que la biopiraterie ?

« On parle de biopiraterie lorsque des entreprises, ou des instituts de recherche, s’approprient de façon illégitime des savoirs traditionnels des peuples autochtones. Ces savoirs concernent l’usage de ressources génétiques. C’est illégitime car il n’y a pas eu de consentement de la part de ces peuples et pas de partage des bénéfices liés à la valorisation de ces ressources génétiques. Il s’agit de créer du profit à partir de ressources naturelles librement disponibles, en copiant des savoirs ancestraux qui peuvent concerner la médecine, la cuisine ou la cosmétique, par exemple.

Cette biopiraterie se déroule en plusieurs temps. D’abord des chercheurs observent les peuples autochtones dans leur environnement pour connaitre l’utilisation qu’ils font de la biodiversité. Ils prélèvent ensuite des plantes. Ils isolent le principe actif de la plante qui les intéresse, comme par exemple une propriété cicatrisante ou insecticide, des propriétés qui sont connues depuis des générations. Pour pouvoir faire reconnaitre et protéger leur innovation, les chercheurs demandent alors un droit de propriété intellectuelle en déposant un brevet. »

Cette biopiraterie a donc des effets sur les peuples autochtones qui se voient dépossédés d’une partie de leur patrimoine.

« Ce brevet peut-être racheté par une multinationale qui en retirera des revenus conséquents en produisant des produits intégrant le savoir traditionnel. Pourtant, pour pouvoir déposer un brevet, on doit respecter certains critères dont la notion de nouveauté et d’inventivité. Or, si ce sont des brevets qui concernent des savoirs qui existent depuis des siècles, il n’y a aucune nouveauté ni inventivité. C’est difficile pour les peuples autochtones de faire reconnaitre leur savoir, car souvent, cela s’est transmis par voie orale et il n’y a pas de preuve écrite sur l’existence antérieure du savoir par rapport au brevet. »

La biopiraterie nous concerne directement dans nos achats quotidiens. Exemple avec une plante, la stevia que Coca-Cola s’est appropriée pour ses produits allégés en sucre, mais qui utilisent des édulcorants dérivés de la stevia.

© France Libertés
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« La stevia est devenu le produit phare du XXIème siècle en raison de ses propriétés sucrantes, mais quasi acaloriques. Les vertus de cette plante sont connues depuis longtemps par les Guarani, un peuple de la forêt amazonienne du Paraguay et du Brésil. Les Guarani ont toujours utilisé cette plante pour sucrer leur boisson. Dernièrement, on a vu arriver sur le marché de nombreux produits à bas de stevia, dont le nouveau Coca-Cola Life. Or les Guarani n’ont jamais permis l’accès à leur savoir ni reçu une quelconque forme de partage des bénéfices. »

Quels sont les dommages collatéraux de ces appropriations sur la vie traditionnelles des peuples autochtones et sur leur survie ?

« Les peuples autochtones vivent de façon très vertueuse au sein de leur écosystème. Cela passe par leur savoir traditionnel sur l’environnement qui les entoure. C’est important de leur reconnaitre cette capacité qui fait défaut aux sociétés occidentales. Leur façon de vivre limite l’exploitation démesurée des ressources naturelles et l’érosion de la biodiversité. La biopiraterie pose donc un souci éthique. Mais il y a aussi une négation des connaissances traditionnelles et du travail ancestral de ces peuples.

Il y a aussi un problème juridique. Une entreprise qui possède un brevet, possède un monopole sur la propriété d’une plante. Elle peut donc rendre illégale l’utilisation des pratiques traditionnelles des peuples. Elle peut aussi demander des royalties aux peuples. Cela a déjà été le cas. Et dès qu’il y a brevet et commercialisation d’une plante, le prix de cette plante augmente. Cette inflation rend donc l’accès aux ressources génétiques difficile pour les peuples autochtones. »

Et la campagne « Coca-cola, cessez de voler les savoirs traditionnels des Guaranis » est en ligne sur le site de France libertés… Pour protéger la stevia et contre la biopiraterie.

Pour aller plus loin :

 

 

Ailerons de requins : le massacre continue !

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Des photos  prises le 9 Novembre quelque part au Moyen –Orient. Des ailerons de requin baleine gisant sur les quais d’un port. La pratique du finning , les exportations et le commerce international  continuent  en direction du marché asiatique. Ecoutez le témoignage recueilli.  Nous sommes dans la réalité. Pas dans un film. Le trafic  organisé continue. Qu’allez-vous faire ?

http://www.longitude181.org