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Ardennes françaises mystérieuses (49/61) : RIMOGNE : Le fantôme et la poule

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2Les chroniques « Ardennes françaises mystérieuses, sacrées et insolites » sont inspirées de l’ouvrage et d’émissions de Pierre Guelff aux Éditions Jourdan, à la RTBF et TV5 Monde « Ardennes Mystérieuses, Insolites et Sacrées ». Musique du générique : « Le Réveil ardennais. »(youtube)

 

« À moins d’une vingtaine de kilomètres de Charleville-Mézières, une croix aurait été dressée dans le champ d’un fermier de Rimogne qui aurait tué sa femme, disait-on. Il l’avait rencontrée sous la forme d’un fantôme tout blanc et elle était accompagnée d’une poule noire qui, on le devine, était le diable ! »

Inutile de préciser que pareille « info » méritait d’en connaître davantage sur cette histoire, disons, « bizarre »…

Alors, parmi les multiples légendes ardennaises, j’ai trouvé celle de la « Femme de Maître Pierre  de Rimogne », que je vous livre de manière succincte :

« Maître Pierre devenait âgé et ses jours et nuits lui paraissaient de plus en plus longs. Alors, il décida de prendre femme et il se choisit une très belle jeune femme blonde aux yeux bleus et à la démarche quelque peu chaloupée. Bien sûr, dans la région, on la disait un peu sorcière à ses heures perdues. Médisance ? Rumeur ? Jalousie ? Fond de vérité ?

Rimogne1ft300Maître Pierre fit table rase de ces suspicions, épousa la jolie femme et ils vécurent quelques mois sous le signe du bonheur… jusqu’au jour où apparut une grosse poule noire dans leur maison. Et puis, une nuit, Maître Pierre constata que son épouse avait quitté le lit conjugal. Il se mit à la chercher dans la maison, puis à l’extérieur. Là, il crut l’apercevoir dans les bras d’un autre. Il s’arma d’un bâton et frappa… dans le vide. Un peu en retrait, la poule noire le regardait…

Il retourna dans sa couche et y trouva son épouse qui l’assura n’avoir pas découché !

Et, ce même phénomène étrange recommença. Alors, au lieu de se munir d’un bâton, Maître Pierre prit de l’eau bénite et en aspergea les deux silhouettes enlacées. Un énorme cri retentit aussitôt ! La poule noire resta seule… Maître Pierre la tua à coups de couteau.

Le lendemain matin, des voisins trouvèrent le cadavre de la jolie blonde aux yeux bleus, son époux, Maître Pierre, avait disparu et on ne le revit plus jamais. Les voisins élevèrent une croix pour marquer l’endroit du drame… »

Que l’on parle de fantôme dans cette légende, il n’est pas vain de rappeler certains propos à leur encontre, comme je l’ai déjà fait dans plusieurs de mes ouvrages.

L’Église mal à l’aise

« Les histoires de fantômes hant(ai)ent fortement l’esprit de nombreuses personnes depuis l’Antiquité, les Romains évoquant déjà des lémures, ou âmes des morts. Cette croyance, universelle, de morts revenant hanter le monde des vivants, met mal à l’aise l’Église qui, d’un côté, affirme l’immortalité de l’âme et, d’un autre côté, soutient la thèse d’apparitions « surnaturelles », tout en réfutant catégoriquement les affaires de revenants.

La littérature (plus spécifiquement ésotérique) tente de cerner ce phénomène d’apparitions étranges, dont, par exemple, l’Écosse raffole, ce pays étant même considéré comme une terre d’élection de fantômes.

Il y est question de silhouettes « moins précises que les revenants », de poltergeist (déplacements d’objets, flammes qui foncent vers une personne, sonnettes qui s’agitent, bruits de chaînes, bris de vaisselle…), de maisons hantées… À Champigny-sur-Marne, Sacha Guitry lui-même, aurait constaté, une nuit, que le château qui avait appartenu à Sarah Bernhardt était hanté : des pas retentissaient dans l’escalier d’honneur en deux temps. D’abord, celui, léger, d’un pied féminin, ensuite, le martèlement, sec, d’une jambe de bois. Or, Sarah Bernard avait été amputée d’un membre inférieur dans sa vieillesse…

Dans le cadre de mes activités journalistiques, j’ai couvert deux événements du type poltergeist, à Arc-Wattripont et en région carolorégienne. Les témoignages au sujet de « forces occultes » étaient impressionnants : déplacements de meubles, dégâts inexpliqués et troublants à l’intérieur des logis, bris de vitres, une personne prétendit même être en présence du démon, lorsque les objets semblèrent uniquement se diriger vers elle…

 

Une explication, plausible, à ces phénomènes dits paranormaux, vient d’un ecclésiastique (on sait que l’Église a ses propres prêtres spécialisés en exorcisme, donc que le phénomène n’est pas nié), Monseigneur Bencon (cité par Hemmert et Roudene, voir bibliographie) : « Qu’un drame se produise dans une certaine chambre, cela signifie qu’une tempête émotionnelle extraordinairement intense s’est déchaînée là, où deux personnes étaient enfermées : l’assassin et la victime… Alors, ne peut-on supposer qu’au moment du drame les murs mêmes, le parquet, le plafond, les tentures et les meubles puissent absorber (égrégore) quelque chose d’analogue à une impression d’horreur, susceptible de persister ? Eh bien, supposons qu’après un certain temps une personne extrêmement sensible vienne dormir dans la chambre en question… Il lui arrivera de se réveiller en sursaut ; elle entendra les cris de la victime, se sentira envahie de frissons mortels et sentira même le contact de mains inexistantes. »

 

D’autres spécialistes font état « d’hallucinations provoquées par un fluide adhérent aux objets matériels », « d’hypothèse psychométrique »…

Mais, alors, qu’en est-il lors de visions collectives ? Domaine du rêve et du folklore ? Domaine d’une froide réalité ?

Il n’est, effectivement, pas toujours possible de parler d’illusion pure, d’erreur, d’autosuggestion, de phénomène de hantise…, et, ce n’est pas sans raison que les autorités universitaires demandèrent au professeur Jean Dierkens, docteur en médecine, psychiatre, spécialiste du paranormal, de prendre en charge l’étude de ces phénomènes à l’Université de Mons-Hainaut-ULB, et qui me dit : « Je pense que l’univers est beaucoup plus riche que ce que la science académique nous en dit. »

 

Le retour du fantôme

 

Les fantômes, les spectres, viennent-ils de l’au-delà ? Sont-ils sur le point de s’y rendre ? Sont-ce des ombres du passé ? Je laisse aux spécialistes le soin de répondre, tout en constatant que, déjà, au temps de Job (Livre de Job, IV, 14-16, de la Bible) il en était spécifiquement question : « La peur me saisit, et un tremblement secoua tous mes os. Alors qu’un esprit passait devant ma figure, les poils de ma chair se hérissèrent. Il demeura immobile, mais je ne pus discerner sa forme. »

Mais, il existait une autre version de cette histoire de Rimogne contée en début de ce chapitre…

Ainsi, une femme du nom de Potentille aurait épousé un briquetier. Ils eurent trois beaux enfants, racontait-on.

Malheureusement, ceux-ci et leur père furent tués par un voyou, Potentille échappant au massacre.

Alors, elle se réfugia chez le seigneur de Montcornet. Il l’installa dans une bâtisse près de l’étang d’Oby. Elle allait souvent pleurer devant un monument de pierre qui avait été dressé en mémoire des victimes du tueur. Il se dit, encore, que son fantôme y revenait parfois…

 

Aux amoureux d’art sacré, je recommande le très intéressant blog et le livre (« Églises des Ardennes, histoires et anecdotes des édifices religieux ardennais » paru aux Éditions Jacques Flament) de Raphaël Huertas (« Un Parisien devenu un Ardennais de cœur… ») consacrés au sacré ardennais. Parmi une multitude de renseignements, j’ai trouvé cette anecdote au sujet de l’église de Rimogne : « Rimogne comptait plusieurs châteaux. L’un d’eux fut vendu pour payer la rançon de François Ier après la défaite de Pavie. »

 Rire la bouche pleine

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L’ardoise, matière noble pour des édifices sacrés, publics…

 

Rimogne est l’un des plus anciens villages ardennais, l’ardoise y était extraite par les moines dès le XIIe siècle et sainte Barbe y est encore vénérée (à l’église Saint-Brice – XIXe siècle – entre autres), alors qu’au carreau Saint-Quentin une plaque rappelle le sacrifice de nombreux ardoisiers morts lors des deux guerres mondiales, que de nombreuses friches industrielles peuvent encore se voir dans cette cité qui abrite, tout naturellement, la « Maison de l’Ardoise » (outils, photos, chevalement – charpente supportant un dispositif d’extraction -, puits, statues…).

Mais, d’où provient de nom de « Rimogne » ? Une légende – encore une ! – prétend que deux ouvriers ardoisiers étaient occupés à manger, l’un étant un « étranger » au village, qui, un midi, se moqua ouvertement de son collègue mangeant la bouche pleine tout en rigolant : « Il ri et mougne… » (« Il rit et mange »), mais Rimogne a vécu sous d’autres noms : Rimonium, Rimoigne, Rumogne…

 

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De la Cop21 à la Cop22 : des intentions à l’action

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© Cop22

La 22ème conférence des parties de l’ONU sur les changements climatiques, la Cop22, s’ouvre cette semaine à Marrakech. Du 7 au 18 novembre, la conférence ouvre une nouvelle page des négociations climatiques internationales entamées l’an dernier à Paris. L’accord de Paris est d’ailleurs entré officiellement en vigueur le vendredi 4 novembre.

Il fallait que 55 pays représentant 55% des émissions de gaz à effet de serre ratifient le texte signé lors de la Cop21 pour que l’accord soit actif. Au final, le 4 novembre, sur les 193 pays signataires l’an dernier, 97 pays représentant 69,21% des émissions ont ratifié l’accord. Un succès rapide, mais qui ne veut pas dire pour autant que tout est gagné. Loin de là. C’est au tour de la Cop22 de préciser maintenant « les règles de mise en œuvre de l’accord de Paris et de se mettre d’accord sur la date de finalisation de ces règles communes », comme le précise Laurence Tubiana, l’ambassadrice chargée des négociations sur le changement climatique pour la France. Un point d’étape de l’accord climat était initialement fixé à 2020. Mais puisque les ratifications sont intervenues plus vite qu’espéré, de nombreux Etats demandent à ce que ce point d’étape soit avancé à 2018.

D’autant que depuis un an, l’urgence climatique s’est accélérée encore un peu plus. En 2016, la hausse des températures a été continue. La planète devrait battre cette année son troisième record consécutif de chaleur. L’ancien président du Giec, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, Robert Watson, souligne d’ailleurs que le réchauffement se produit beaucoup plus vite que prévu. La Cop22 va donc devoir passer du constat à l’action avec des objectifs et des moyens chiffrés. Chaque pays engagé dans ce processus de réduction des émissions de gaz à effet de serre va donc devoir montrer sa détermination par des actes forts. Encore faut-il que les engagements pris par les gouvernements en place ne soient pas dénoncés au gré des changements de majorité. Il va falloir scruter ce qui se joue en ce moment aux Etats-Unis. La nouvelle administration américaine devra assumer les choix volontaires de Barak Obama en matière de protection de la planète, et aller plus loin. Il y a de la marge.

En France, les élections de mai 2017 laissent planer également un sérieux doute sur l’engagement de Paris. Les déclarations de certains candidats de la primaire de la droite peuvent inquiéter. Et puis certains dossiers en cours ne sont guère en accord avec l’accord de Paris. Le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes par exemple, dont plusieurs recours sont en train d’être étudiés par la justice, paraît hors du temps en regard des engagements climatiques français. Le nombre de passagers aériens au niveau mondial pourrait doubler d’ici 2030, passant d’un peu plus de 3 milliards aujourd’hui à 6 milliards dans moins de 15 ans. Un casse-tête. La dernière étude publiée par la revue américaine Science est frappante. Selon les chercheurs, une tonne de CO2 émise fait disparaître plusieurs mètres carrés de glace dans l’Arctique. Une tonne de CO2, c’est de ce que représente, par passager, un vol entre Paris et New York. C’est également 4000 kilomètres en voiture. Notre-Dame-des-Landes pose également le problème de l’impact sur les zones humides et sur l’équilibre écologique de la région. Mais entre contraintes environnementales et respect des engagements internationaux d’une part, et intérêts politiques et économiques de l’autre, il semble que nos gouvernants aient tranché. Les échéances électorales y sont peut-être pour quelque chose.

Parions sur les mobilisations et initiatives citoyennes, localement et dans les urnes, pour orienter durablement les choix de société.

 

Pour aller plus loin :

  • La Cop22
  • Les enjeux de la Cop22
  • L’Accord de Paris

 

L’Honorable Monsieur Gendre, Jean-Paul Malaval (Les Presses de la Cité)

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pgf-ft300« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

 Dès les premières pages de « L’Honorable Monsieur Gendre » de Jean-Paul Malaval publié aux Presses de la Cité, le lecteur est aux prises avec un suspense entretenu à petites doses, que l’on devine choisies, et qui le tiendra en haleine jusqu’au terme de cet ouvrage poignant de plus de 400 pages : « Elles ignoraient tout de l’autre visage d’Antoine Straub, de ses activités clandestines, et ne pouvaient imaginer une seule seconde le risque qu’il leur faisait courir. »

1540-1Elles, ce sont Élisabeth et Claire, l’épouse et la fille d’Antoine. Les trois pleurent Raphaël annoncé mort devant Gravelines, le 23 mai 1940. Élisabeth espère toujours le retour de son fils, dont le corps ne leur pas encore été rendu…

Sans dévoiler la trame de cette histoire, bien sûr, sachez que dans la cité d’Amiens ravagée par les bombes ennemies et où retentissent les ordres et pas martiaux des nazis, peuvent se tisser des liens inattendus et dangereux, qui, alors, entraînent le lecteur dans une fiction qui, dans le fond, peut bien s’apparenter à une certaine réalité.

Celle, exemple parmi d’autres, avec Paulus, le frère d’Antoine Straub, qui clame à tous vents, insigne nazi à la boutonnière, son admiration pour Hitler et ses acolytes de Vichy : « On a débarrassé la race de tous ses parasites, les Juifs, les Tziganes, les pédérastes, les francs-maçons, les rouges, les débiles mentaux et asociaux, bref, tous les déchets de la société ! C’est une grande œuvre pour l’Europe nouvelle. » Et, d’obliger son fils Alexandre de rejoindre les rangs nazis…

Le récit prend encore des tournures vraiment étonnantes, quand on lit cette réflexion : « Pourquoi faut-il que le mensonge soit plus fort que la vérité ? » Parce que la vérité est destructrice, elle exige tant de remises en question, de reniements et, à la longue, le mensonge dévore de l’intérieur…, explique l’auteur, qui écrit aussi : « Les hommes ne sont que des pions, que l’on peut promener sur le grand échiquier des affaires, au gré des circonstances. »

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Ardennes françaises mystérieuses (48/61) : REVIN : George Sand : « Un pays admirable, les vraies Ardennes… »

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2Les chroniques « Ardennes françaises mystérieuses, sacrées et insolites » sont inspirées de l’ouvrage et d’émissions de Pierre Guelff aux Éditions Jourdan, à la RTBF et TV5 Monde « Ardennes Mystérieuses, Insolites et Sacrées ». Musique du générique : « Le Réveil ardennais. »(youtube)

Dès le début de la présenté série, j’ai évoqué Revin et son industrie (fonderie Nestor Martin devenue Arthur Martin, puis Ardam-Electrolux…), mais la cité ardennaise a maints atouts que les autorités « touristiques » de Revin présentent sous quatre  aspects :

  1. En ressentant l’histoire au détour de ses ruelles, nombreuses dans le Vieux Revin. Les unes mènent le visiteur au Quai des Bateliers et à ses maisons à pans de bois. Les autres, à l’église des Dominicains (XVIIIe siècle) et à son ancien couvent…
  2. En parcourant la forêt ardennaise car Revin, cité entrelacée dans une double boucle de la Meuse, est entourée par la nature et offre de nombreuses activités : promenades, joggings, randonnées, vtt, canoë, pêche, parapente… L’escalade du Mont Malgré Tout (417 m) mène à un point de vue (La Faligeotte), aux belvédères du Rocher des Minches…

George Sand s’inspira de ce lieu et écrivit à son fils Maurice : « Je viens de voir un pays admirable, les vraies Ardennes, sans beaux arbres mais avec des hauteurs et des rochers ». L’écrivaine évoqua aussi « la Meuse charmante, unie et navigable », « les beaux rochers appelés Dames de Meuse » (voir Laifour)

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George Sand, ici en 1838 peinte par Auguste Charpentier, apprécia les Ardennes, plus particulièrement la Meuse, les hauteurs de Revin, de Laifour…
  1. Revin2.ft300jpgEn visitant la Maison Espagnole au Quai Edgar Quinet le Musée du Vieux Revin (et l’Office du Tourisme), le Parc Rocheteau, le Monument des Manises… Le Calvaire du Maquis des Manises perpétue un fait dramatique s’étant déroulé durant la Seconde Guerre mondiale, là où s’organisait la résistance à l’ennemi. Près de 300 hommes (beaucoup de jeunes) y furent repérés par les troupes allemandes, dont les tristement célèbres SS. Quelque 105 maquisards furent capturés, torturés, exécutés dans les bois du « Père des Chênes ». Cet endroit est devenu un incontestable lieu de mémoire et de recueillement. Comme d’autres sites des Ardennes, d’ailleurs, pensons à Thilay et à sa filière d’évasion vers l’Angleterre.

Chemins de la Liberté

Au cœur de cette vallée creusée par la Semoy, non loin des Hautes-Rivières, des centaines de personnes transitèrent par la maison des Fontaine sur laquelle est apposé un écrit « afin de ne pas oublier » : « Tous les chemins qui mènent à cette demeure sont les chemins de la Liberté. Louis et Marguerite FONTAINE, leurs enfants, pendant la Seconde Guerre Mondiale ont, par leur courage et leur idéal patriotique, lutté contre l’oppression et la tyrannie. Que leur volonté, leur dignité et leur humilité restent à jamais un exemple pour tous les Jeunes du Peuple de France. Sachez vous arrêter un petit instant et, par votre recueillement, rendez hommage à ces grandes figures de la résistance Ardennaise et à tous leurs compagnons de lutte. »

Mais, revenons-en à Revin : pourquoi y évoque-t-on des maisons « espagnoles » ? À dire vrai, ces maisons ne ressemblent en rien aux typiques demeures ibères, mais elles datent généralement des XVIe et XVIIe siècles, époque où la cité de Revin était placée sous le statut spécial dit de neutralité (fort relative) entre la France et les Pays-Bas espagnols.

  1. En découvrant des histoires d’industries célèbres, des histoires d’hommes de labeur… qui sont liées à la Meuse et à la forêt.
  2. En devenant gastronome après avoir imaginé « mille et une saveurs ardennaises » sucrées ou salées. Alors, les papilles se régaleront, de bayenne dit le « plat du pauvre » (pommes de terre avec leur peau coupées en deux, cuites dans une cocotte en fonte sans matière grasse mais avec du sel, du poivre, des oignons, de l’ail, du thym, des échalotes…), boudin, tarte au sucre, gâteau mollet et autres…

 

 

 

 

 

Fête de la Terre à Milly-la-Forêt les 5 et 6 novembre

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Fête de la Terre à Milly-la-Forêt (Essonne), les 5 et 6 novembre 2016 :

« Poubelle la vie, déchets-non-nous ! »

Sous le signe des 3 « R » : Réduire, Réutiliser, Recycler
La question des déchets est directement liée à la progression débridée de notre mode de vie et chacun d’entre nous, entreprises, administrations, collectivités locales et citoyens, en porte la responsabilité.
Notre ambition est de montrer que chacun à son niveau a les moyens d’agir dans le but de réduire substantiellement son impact dans ce domaine. Les exemples autour de nous sont nombreux, alors suivons-les !
Donc, il y aura du concret mais aussi du ludique et du convivial. Des expositions pour sensibiliser, des ateliers pour apprendre, des acteurs engagés pour échanger, des jeux pour découvrir et des spectacles pour se divertir ( « Autour d’un ver » et les Fourmis Vertes n’engendrent pas la mélancolie !)
Une place importante sera réservée aux enfants avec le concours de plusieurs écoles voisines. Le rôle des enfants est dont le rôle est essentiel.
Deux journées de rencontres que nous espérons fructueuses pour renforcer ou créer les liens indispensables pour l’accomplissement de la transition écologique et citoyenne, tellement nécessaire à notre avenir commun.

Le défi du festival Alimenterre

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© Festival Alimenterre

800 millions de personnes souffrent de la faim dans le monde. C’est une personne sur neuf. En 2050, nous serons 10 milliards sur terre. Pour les millions d’agriculteurs, ce sera alors un vrai défi.

Depuis 2007, le Festival Alimenterre tente de faire comprendre les causes de la faim dans le monde. Et entend mobiliser les citoyens pour le droit à l’alimentation.

Ce 10ème Festival Alimenterre se tient jusqu’au 30 novembre un peu partout en France. Quels sont les grands objectifs du festival cette année ?

« Le festival a vraiment pour objectif de faire comprendre au grand public les causes de la faim, et de mobiliser pour le droit à l’alimentation. C’est à la fois informer au travers de films sur les thématiques d’accès à la terre, de la vie paysanne, et des grands enjeux des droits humains qui se trouvent derrière. Il s’agit aussi de provoquer des débats participatifs, à la suite de la diffusion des films, avec des acteurs français et internationaux mobilisés sur ces thématiques. Des alternatives sont aussi proposées dans un objectif de mobilisation autour de la faim dans le monde. »

France Libertés est partenaire du festival. La Fondation a sélectionné plusieurs films sur ses terrains d’action privilégiés.

« Cette année, sur les films sélectionnés, il y en a quatre qui font échos à nos thématiques. Il y a « The Change », qui va traiter de la question du changement climatique, de la déforestation et de la pollution de l’eau au Mozambique. Il y a « Liberté », qui raconte l’histoire de la communauté afro-brésilienne descendante des esclaves et leur bataille pour retrouver leur terre. « La guerre des graines » parle des problèmes liés aux semences en France et en Union européenne. C’est la question de l’appropriation du vivant. Enfin « Les guerrières du babassu », qui est un film qui présente les femmes du Brésil qui collecte les noix du babassu. Cela fait écho à la question des savoirs traditionnels des peuples qui vivent au plus près de leur environnement et qui développent ces connaissances ancestrales. Au-delà de ces quatre films, il y « Pérou, la nouvelle loi de la jungle », qui est un film de 25 minutes qui traite de la biopiraterie. »

Droits des peuples, biopiraterie… Quel est le lien avec la faim dans le monde ?

« Il y a la question du droit à la terre. Si des communautés n’ont pas le droit à leur terre, leur subsistance peut être grandement mise en difficulté. Car il y a des communautés locales qui vivent de la chasse et de la pêche ou de l’agriculture. Sans terre, cela devient plus compliqué. Sur la question des semences, cela touche directement la possibilité des agriculteurs d’utiliser les semences qu’ils souhaitent. Si des brevets sont posés sur les semences, ils vont devoir payer des royalties. L’accès à leur activité économique et à leur alimentation devient plus cher. Sur la biopiraterie, il y a l’exemple du maca, un tubercule andin cultivé depuis l’époque incas. C’est un savoir ancestral qui est approprié par les multinationales, par le marché chinois, et qui est en train de déposséder la population péruvienne de cette plantes très présente dans leur alimentation. »

La Fondation participe à plusieurs conférences et propose également des supports pédagogiques. Quel est le but ?

« On s’est associé avec le CFSI pour réaliser les fiches qui accompagnent les films. Elles éclairent les enjeux des films. Elles sont disponibles sur le site Alimenterre. L’objectif de la Fondation est d’apporter son expertise. On est mobilisé depuis 10 ans sur la question de la biopiraterie et du respect du droit des peuples. Lors des projections débats, on intervient pour éclairer ces enjeux. »

Le Festival est coordonné par le CFSI, Comité français pour la solidarité internationale. Il a lieu partout sur le territoire français, et également à l’international.

Pour aller plus loin :

 

 

 

 

La Méditerranée en péril : C’est pas plié !

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Stéphane GRANZOTTO, réalisateur du  documentaire « Méditerranée, le royaume perdu des requins »  nous parle des merveilles sous-marines de la Méditerranée, des solutions pour les préserver. Tout est possible et on peut encore garder à la méditerranée son caractère enchanteur !

http://www.longitude181.org                       http://www.longitude181.org/store/products/dvd-mediterranee-royaume-perdu-des-requins/

L’ours dans tous ses états

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pgf-ft300« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

ft300-1Dans le cadre exceptionnel de l’Ancien Prieuré du Rouge-Cloître situé au cœur de la forêt de Soignes à Auderghem (faubourg de Bruxelles), une très sympathique et ludique exposition célèbre, jusqu’au 29 janvier 2017, l’ours dans la littérature pour la jeunesse.

« Si l’ours peut être à la fois bourru, attachant et même extrêmement dangereux, il n’en reste pas moins le « doudou » des petits », est-il rappelé d’emblée.

Alors, défilent pour l’enchantement des petits, voire des adultes qui se souviennent avec tendresse de leur enfance, des dizaines de dessins et illustrations, plus magnifiques les uns que les autres : « Un ours à l’école », « Le voyage d’Oregon », « Ourson », « Ernest et Célestine » de la célèbre artiste Gabrielle Vincent qui fut même comparée, excusez du peu !, à Rembrandt, Degas, Toulouse-Lautrec et Matisse, et qui, selon ses dernières volontés, avait demandé de continuer à faire vivre son « enfant », c’est-à-dire cinquante années de travail pour produire quelque dix mille œuvres.

dsc03238-ft300copieft300-2Et puis, quelques splendides photos d’ours agrémentent davantage l’exposition avec une petite touche écologique signalant que, suite au réchauffement climatique, la banquise fond et met en péril l’existence des ours. Trois solutions sont suggérées aux jeunes visiteurs : moins utiliser la voiture, recycler les déchets et manger moins de viande. Il est à espérer que les petites têtes blondes auront attiré l’attention des aînés sur ces suggestions…

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Monsanto et Cie dans les cordes ?

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pgf-ft300dsc03300Contrairement à ce que clament encore certains, la Wallonie, et par corollaire la Belgique, n’a pas baissé pavillon dans son bras de fer avec le Canada et l’Europe au sujet du traité CETA. Que les négociateurs du TTIP se le disent ! En effet, j’ai, sous les yeux (photo ci-contre, document disponible sur le site de « La Libre Belgique »), la déclaration officielle belge quant aux conditions à la signature de ce traité avec le Canada. J’y lis : « Les autorités concernées procéderont, chacune pour ce qui les concerne, à intervalles réguliers à une évaluation des effets socio-économiques et environnementaux de l’application provisoire du CETA. » Il est bien spécifié « provisoire ».

Autre point délicat, celui touchant plus particulièrement les fameux tribunaux privés qui devaient être quelque peu chapeautés par des multinationales, la déclaration est claire et nette : « …l’application provisoire ne s’étend pas à diverses dispositions du CETA, notamment en matière de protection d’investissement et de règlement des différends (ICS)… et la Belgique demandera un avis à la Cour Européenne de Justice concernant la compatibilité de l’ICS avec les traités européens… »

Comme pour mieux couper l’herbe sous les pieds lobbyistes et des politiques qui leur semblent scotchés, la déclaration poursuit au sujet des autorités belges « qui entendent soumettre  toute coopération en matière de réglementation à l’accord préalable de leur Parlement et d’informer sur toute décision réglementaire qui en découlerait. »

Sur un plan écologique, la précision est aussi extrêmement importante : « La Belgique réaffirme que le CETA n’affectera pas la législation de l’Union européenne concernant l’autorisation, la mise sur le marché, la croissance et l’étiquetage des OGM et des produits obtenus par les nouvelles technologies de reproduction, et en particulier la possibilité des États membres de restreindre ou d’interdire la culture d’OGM sur leur territoire. »

On est donc loin d’une capitulation de la Belgique. Mieux, comme le déclara, Jean-Pierre Elkabbach dans sa chronique politique d’Europe1 : « David a fait trembler et plier Goliath ! » Le ministre-président de Wallonie, qui était à son micro, commenta de manière catégorique : « Le TTIP, le traité avec les Américains, est mort et enterré ! » Un silence assourdissant semble avoir accueilli cette déclaration dans tous les autres pays d’Europe…

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J’associe mes cultures … et ça marche !

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'associe mes cultures ... et ça marche !
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25 mariages de légumes à cultiver

25 mariages clés en main – 5 modèles de potagers « plantes complices » testés dans nos jardins !

Ce livre propose une sélection d’associations testées avec succès tout en donnant des informations sur chaque légume. Découvrez aussi 5 modèles de potagers associés, du plus petit (10m²) au plus grand (200m² et plus). Pour un potager plus sain et une récolte fructueuse!

Auteur : Claude Aubert

Collection : Facile et Bio

Description : 120 pages ; (21 x 21 cm) .

ISBN : 978-2-36098-168-7

Date de parution : 19 mars 2015