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Le droit à l’eau en suspens, ou enterré ?

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© Sénat

La mise en œuvre du droit de l’Homme à l’eau et à l’assainissement n’est pas encore tout à fait une réalité. La semaine dernière, les sénateurs ont largement nettoyé la proposition de loi, votée au mois de juin dernier à l’Assemblée nationale.

La discussion a été interrompue, faute de temps. Le texte devra donc revenir au Sénat, mais pas avant l’été prochain. La fin de la session parlementaire laisse donc en suspens un texte qui devait donner de l’air aux plus démunis.

Cette proposition de loi est le fruit de cinq années de travail des associations pour valider le droit à l’eau pour tous. Quel est l’esprit du texte ?

« La volonté du texte était de mettre en adéquation la loi française avec les engagements internationaux de la France aux Nations Unies. La France avait signé la résolution sur le droit à l’accès à l’eau et à l’assainissement pour tous en juillet 2010. L’article 1 du projet de loi inscrivait le droit à l’eau pour tous en France. Ensuite, le texte visait à remettre l’eau au cœur de nos villes et de nos villages avec des fontaines, des toilettes et des douches publiques. Cela fait consensus  globalement dans un grand nombre de rapport. A l’Assemblée, il y avait vraiment la volonté de traduire cela. La dernière chose était de mettre en place une aide pour les deux millions de familles qui galèrent pour avoir accès à l’eau, en leur garantissant une aide préventive leur permettant de ne pas avoir à aller chercher une aide curative, souvent humiliante ou inaccessible. On a fait en sorte d’écrire cette proposition de loi pour qu’elle soit la moins contraignante possible, et qu’elle puisse permettre une réelle avancée du droit à l’eau dans le pays. Il y avait cinq groupes parlementaires à l’Assemblée qui étaient dans une vraie dynamique de consensus avec les associations. »

Malgré tout, la semaine dernière, les sénateurs ont réussi à stopper net le processus. Plusieurs dispositions ont été retoquées. Qu’est-ce qui s’est passé ? Sur quoi cela a achoppé ?

« La première chose, c’est que le gouvernement ne s’est jamais opposé à la proposition de loi, mais il a toujours fait en sorte de la freiner, voire d’en supprimer le financement à l’Assemblée en juin dernier. Cette position du gouvernement, qui n’a pas souhaité travailler avec nous pour que cela aille vite, nous a mis dans une situation politique compliquée. On est arrivé au Sénat en toute fin de mandature. On a donc été très surpris de la position de la droite sénatoriale. En commission, le 15 février, on avait réussi à obtenir une abstention du groupe centriste et le vote d’un sénateur LR en faveur du texte. Cela avait permis de faire voter conforme le texte en commission. En plénière au Sénat, dans un mouvement très politicien, on s’est retrouvé avec le groupe LR et le groupe centriste qui ont voté contre le texte, en supprimant un à un l’ensemble des articles. »

droit à leau bleu

C’est vraiment l’esprit du texte qui a été remis en cause. Qu’est-ce qui a été supprimé ?

« Ce qui était très choquant, à la fois pour les rapporteurs de ce texte, les sénateurs qui ont voté pour, et surtout pour les associations, c’est que la droite sénatoriale a supprimé l’article 1. Et l’article 1 c’est juste l’inscription du droit à l’eau en France, en lien avec les textes internationaux qui ont été signé à l’époque où Nicolas Sarkozy était président. Donc, la droite sénatoriale renie, par ce vote, les engagements internationaux de la France. C’était quand même le plus choquant. Derrière, il y a eu des arguments plus absurdes les uns que les autres. C’était une vraie volonté d’obstruction politicienne, et pas quelque chose de réfléchi sur le fond. Les sénateurs n’ont pas fait l’effort de vérifier avec les députés tous les échanges qui avaient eu lieu, dans le cadre des auditions, avec les acteurs des collectivités territoriales. Elles étaient favorables à l’article 2. Il a été supprimé par les sénateurs, sur l’objet que cela allait faire une charge supplémentaire pour les collectivités territoriales, alors qu’elles, ne voyaient pas le problème. On est dans un moment politique absurde avec la destruction de cette proposition de loi. »

Humainement, comment analyser cela, par rapport aux plus démunis et à l’esprit de ce qui est en jeu ?

« Ce qui est très intéressant, c’est que l’on voit le déni des sénateurs de droite sur la situation des Français qui vivent en précarité. Il y a un déni sur le fait qu’il y ait entre 100 000 et 300 000 Français qui vivent sans accès à l’eau, qui galèrent pour trouver des points d’eau. Il y a un déni sur le fait qu’il y ait 2 millions de familles qui n’arrivent pas à payer leur facture d’eau. Un sénateur de l’Ardèche a même dit que, chez lui, il n’y avait aucun Français qui manquait d’eau. C’est une vision complètement fermée d’une France qui n’existe pas. Ce sont des sénateurs qui feraient bien de retourner sur le terrain pour comprendre exactement ce qui se passe. Aujourd’hui, ils sont complètement déconnectés de la réalité. »

La navette parlementaire est maintenant interrompue pour plusieurs mois. Le Sénat ne reprendrait pas ses travaux avant au moins l’été. Comment abordez-vous cette période ? Qu’est-ce que vous comptez-vous faire ?

« On sait, grâce à un sondage que l’on avait fait avec Ipsos, que les Français étaient très favorables à cette idée de mettre en place des fontaines, des toilettes, des douches, et à la mise en place de cette aide préventive. 90 à 95% des Français étaient favorables à cette démarche. Il faut que les Français sachent que, s’ils votent pour des députés et des sénateurs de droite, ils proposent une France qui nie la réalité des plus démunis et qui nie la solidarité nécessaire pour que ces familles puissent être aidées. Pour nous, c’est plein d’arguments pour la campagne qui s’ouvre. Il faut espérer, qu’après la présidentielle et les législatives, on ait un président, un gouvernement et une Assemblée qui puissent porter cette thématique du droit à l’eau pour tous, dans l’idée de mettre simplement les textes français en accord avec la signature française sur la scène internationale. »

Pour aller plus loin :

 

[youtube https://www.youtube.com/watch?v=8hqcnmap7VQ]

 

Lorenzo ou la fin des Médicis par Sarah Frydman (Albin Michel-Ed. de la Seine)

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PGF FT300 1« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

DSC03516C’est un très lointain descendant des Pazzi, l’une des plus célèbres familles de Florence au temps des Médicis, qui m’a offert un livre de Sarah Frydman, cantatrice puis écrivaine, « Lorenzo ou la fin des Médicis » (Albin Michel en 1991, puis les Editions de la Seine en 1977). Même si ce roman date un peu, il est une fameuse source d’informations pour les amateurs d’Histoire.
Dans cette importante saga incluant des textes d’époque authentiques, la légendaire famille des Médicis défile avec ses passions, sa puissance, ses tragédies, son mécénat à l’égard des Arts, dont Florence garde de magnifiques fleurons, son lucratif commerce d’armes, avant de « tomber » sous les coups de l’inquisiteur Savonarole, après avoir échappé de justesse à des complots, dont celui perpétré par des Pazzi qui, pour la plupart, furent exécutés ou forcés à l’exil.
J’ai choisi trois courts passages pour camper une certaine ambiance de cette fin de XVe siècle et qui, ma foi, semble encore d’application quelques siècles plus tard…

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Sarah Frydman

« Qui ne peut penser et avec quel désespoir à tout ce qui aurait pu être et qui ne sera plus jamais ? »

« L’Eglise catholique est la vieille, l’éternelle, l’implacable ennemie du plaisir et du bien –être. Elle est habile à exploiter ce qu’il y a de plus vil dans le cœur humain, la peur. »

« Il y a entre les hommes trop de haine et d’envie, et un grand refus de la plus élémentaire compassion pour les plus démunis des leurs. Le jour où ils comprendront le message des artistes, des philosophes, des poètes, ce jour-là seulement les hommes changeront le cours des choses. Pour le moment, ils ne pensent qu’à tuer et à s’enrichir. »

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L’homme révolté (2) : Le jour de la révolution.

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PGF FT300 1Dans le monde entier, on évoque de plus en plus, la désobéissance civile, l’insoumission, l’anarchie pacifiste chère à Georges Brassens et, comme un retour aux sources, « L’homme révolté », l’essai d’Albert Camus qui, tout au début des années ’50, suscita maints débats et polémiques.

Cependant, avec le recul on peut dire qu’Albert Camus avec été un visionnaire avec son gigantesque travail qui, plus d’un demi siècle plus tard, est, effectivement, d’une brûlante actualité.

Analysant et commentant les Rousseau, Bakounine, Hegel, Descartes, Nietzsche, Marx, Proust et tant d’autres, Albert Camus y apporte aussi sa propre vision.

 

CamusVoici, la deuxième des trois chroniques que je consacre à ce sujet par des citations sélectionnées dans cet ouvrage de près de 400 pages.

Une sorte d’hommage à cet auteur qui a marqué toute mon existence par son discours humaniste.

 

« La loi peut régner, en effet, tant qu’elle est la loi de la Raison universelle. »

 

« Pour tous les opprimés, la révolution est la fête, au sens sacré du terme. »

 

« Deux races d’hommes. L’un tue une seule fois et paie de sa vie. L’autre justifie des milliers de crimes et accepte de se payer d’honneur. »

 

« La loi militaire punit de mort la désobéissance et son honneur est servitude. Quand tout le monde est militaire, le crime est de ne pas tuer si l’ordre exige. L’ordre, par malheur, exige rarement de faire le bien. »

 

« Il est frappant de noter que les atrocités qui ont été commises aux colonies par des nations européennes qui obéissaient en réalité au même préjugé irrationnel de supériorité raciale. »

 

« Le capital ne se concentre plus qu’aux mains de quelques maîtres dont la puissance croissante est basée sur le vol. Un jour vient, fatalement, où une immense armée d’esclaves opprimés se trouve en présence d’une poignée de maîtres indignes. Ce jour est celui de la révolution. »

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Droit de réponse du groupe Sika

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La photographie d’une usine sika a été utilisée pour illustrer un article intitulé « cancers au travail : Bruxelles malades des conflits d’intérêt » sur une page du site Fréquence Terre qui a été supprimée (car elle n’est pas responsable des articles des tiers comme mentionné expressément dans cette rubrique).

La société Sika France entend préciser qu’elle n’est, en aucune circonstance visée ou concernée par le sujet de cet article ».

Les Noces meurtries de Sandra Banière (Presses de la Cité)

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PGF FT300 1« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

16298361 1256934294360548 4804141861587870460 nAvec « Les Noces meurtries », le roman de Sandra Banière publié dans la mythique collection « Terres de France » des Presses de la Cité, on est au cœur d’une saga de terroir avec son lot de vie quotidienne qui fait tout le charme de ce genre littéraire, que j’apprécie beaucoup.
Hélène, Champenoise, est racontée, de manière très subtile, tout au long de quelques décennies de son existence, parsemées de portraits croisés avec sa mère, d’un mariage d’amour qui tourne au fiasco, au viol même par un mari véritable obsédé sexuel, de la pénible condition de travail du monde viticole, qui fait dire à l’auteure :

« La viticulture, c’est avant tout une affaire d’amour de la terre, de la nature, et non une course au rendement pour enrichir des hommes qui ne mettent jamais les pieds dans les vignes, et qui pensent que leurs connaissances théoriques prévalent sur le savoir- faire ancestral. »

Après l’insouciance de la jeunesse, la découverte de l’amour, celle d’être mère, petit à petit, Hélène souffre, se tait, puis se confie au médecin du village concernant les assauts violents et répétés de son mari, puis, elle ose en parler à sa mère. La réplique est sèche, peu encline au dialogue :

« Je pense surtout que tu fais partie de cette nouvelle génération de femmes qui demandent le divorce dès la première tempête, qui sont persuadées que l’herbe est plus verte ailleurs, et qui refusent de se battre pour ce qu’elles sont. »

C’est que Bertrand, le mari, est sympathique à l’extérieur de chez lui, travailleur et bon père de famille, même aux yeux de ses beaux-parents.
Le « combat » pour sa survie ne fait que commencer pour Hélène et ce ne sera pas facile…

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L’homme révolté (1) : « Se révolter contre la nature revient à se révolter contre soi-même. »

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PGF FT300 1Dans le monde entier, on évoque de plus en plus, la désobéissance civile, l’insoumission, l’anarchie pacifiste chère à Georges Brassens et, comme un retour aux sources, « L’homme révolté », l’essai d’Albert Camus qui, tout au début des années ’50, suscita maints débats et polémiques.

Cependant, avec le recul on peut dire qu’Albert Camus a été un visionnaire avec son gigantesque travail qui, plus d’un demi siècle plus tard, est, effectivement, d’une brûlante actualité.

Analysant et commentant les Rousseau, Bakounine, Hegel, Descartes, Nietzsche, Marx, Proust et tant d’autres, Albert Camus y apporte aussi sa propre vision.

Camus

Voici, la première des trois chroniques que je consacre à ce sujet par des citations sélectionnées dans cet ouvrage de près de 400 pages.

Une sorte d’hommage à cet auteur qui a marqué toute mon existence par son discours humaniste.

 

« Parler, répare. »

 

« Se taire, c’est laisser croire qu’on ne juge et ne désire rien, et, dans certains cas, c’est ne désirer rien en effet. »

 

« La conscience vient au jour avec la révolte. Plutôt mourir debout que de vivre à genoux. »

 

« Peut-on, loin du sacré et de ses valeurs absolues, trouver la règle d’une conduite ? telle est la question posée par la révolte. »

 

« Se révolter contre la nature revient à se révolter contre soi-même. »

 

« Tuer des hommes ne mène à rien qu’à en tuer plus encore. »

 

« La morale, quand elle est formelle, dévore. »

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Le Guide Terre vivante des légumineuses

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Le Guide Terre vivante des légumineuses
Le Guide Terre vivante des légumineuses

Culture, atouts santé et bonnes recettes

2016 a été proclamée « année internationale des légumineuses » par l’ONU et la FAO : une justice à rendre aux fabuleuses propriétés de ces plantes, pour la terre et pour l’homme. Pour la terre, elles fixent l’azote dans leurs racines (ce qui leur permet de croître sans engrais) et la restituent dans le sol (ce qui l’enrichit). Pour l’homme, leurs atouts nutritionnels (beaucoup de protéines et de fibres, peu de graisses et un prix peu élevé) en font des aliments de choix pour le quotidien et une alternative sérieuse à la viande. Terre vivante leur consacre un guide de près de 300 pages, le seul qui réunisse conseils de culture, atouts santé et plus de 150 recettes issues du monde entier, de l’entrée au dessert.

 

Blaise Leclerc est docteur en agronomie et jardinier depuis plus de 30 ans. Il est expert à l’Institut technique de l’agriculture biologique (ITAB) et spécialiste des relations entre agriculture et environnement. Il est aussi auteur de nombreux livres.

Claude Aubert, agronome et pionnier de l’agriculture biologique en France, est l’un des fondateurs de Terre vivante. Il est l’auteur de nombreux livres sur l’agriculture biologique, l’alimentation saine et les relations entre l’environnement et la santé. Il anime de nombreuses conférences sur ces sujets.

Pascal Aspe est biologiste et responsable des jardins du Centre écologique Terre vivante.

Auteurs : Pascal Aspe – Claude Aubert – Blaise Leclerc

Collection : Les Guides

Description : 286 pages ; (19.5 x 24 cm) .

ISBN : 978-2-36098-188-5

Date de parution : 12 février 2016

 

Le souci du Patrimoine à travers le… hochet ! 

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PGF FT300« Nature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

DSC03549FTDans la capitale de l’Europe, le Musée des Arts du Livre et de la Reliure (Bibliotheca Wittockiana, www.wittockiana.org), fait partie intégrante de ces « hauts lieux culturels » où le souci de défendre le Patrimoine est ancré depuis des décennies.

Toutes les semaines, des centaines de milliers de Français partagent le quotidien de la Belgique en tant que touristes et dans le cadre de leur profession, mais quelque 250 000 d’entre eux y résident de manière régulière, soit la population d’une ville de l’importance de Bordeaux ou de Lille.

DSC03534FTLa présente rubrique se veut aussi faire découvrir l’un ou l’autre endroit culturel, artistique, artisanal, environnemental, telle notre visite au Musée des Arts du Livre et de la Reliure situé dans un faubourg de la Capitale de l’Europe, facilement accessible et érigé non loin d’un splendide parc.
Particularité de ce musée consacré aux arts du livre et possédant des ouvrages d’une rare ou spéciale beauté esthétique, une salle est dévolue au… hochet !

Il s’agit bien de ce petit instrument ou jouet connu depuis l’Antiquité et qui est toujours utilisé sous toutes les latitudes.
Néanmoins, question primordiale que nous avons posée à Madame Godin, attachée de presse dudit musée : mais pourquoi le hochet se trouve-t-il en pareil endroit dévolu à la littérature ?

– La vocation du Musée Wittock, du nom de son fondateur, un bibliophile passionné et un collectionneur montrant l’évolution des styles, est aussi pédagogique avec notre atelier de reliure et de dorure. Le musée est accessible au grand public comme aux spécialistes.

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Mme Godin, attachée de presse du Musée des Arts du Livre, au micro de Fréquence Terre.

– Et le hochet ?

– C’est une donation du cousin de M.Wittock et comme ces hochets sont très beaux et fabriqués en matériaux nobles, pourquoi ne pas les exposer ici, surtout que la collection présente des objets datant de 1500 avant Jésus-Christ, de l’époque précolombienne, au XIXe siècle. Le hochet était surtout utilisé comme amulette, des objets protecteurs pour faire fuir les mauvais esprits…

 

DSC03529FTLa totalité de cette intéressante interview se trouve en podcast, ci-dessous.

Musée des Arts du Livre et de la Reliure

23 rue du Bemel

1150 Bruxelles.

 

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Pour une politique jeunesse ambitieuse au Kurdistan

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© Fondation Léo Lagrange

Plus de deux millions de réfugiés et de déplacés qui fuient les conflits, dont 500 000 enfants. Le Kurdistan irakien accueille sur son territoire des populations traumatisées par la guerre. Dans les camps de réfugiés, l’isolement et l’inactivité s’ajoutent aux nombreux traumatismes.

Pour favoriser la résilience et resocialiser ces peuples déracinés, la Fondation France Libertés lance pour trois ans un projet d’éducation et de formation au sein même de ces camps.

Fidèle à l’engagement de Danielle Mitterrand, la Fondation s’attache à nouveau à venir en aide au peuple kurde. Pourquoi, et quelle est l’idée de ce projet ?

« L’idée est d’amener une valeur ajoutée, quelque chose qui manque dans les camps de réfugiés et de déplacés du Kurdistan irakien. La Fondation a eu l’occasion d’être présente sur place depuis plusieurs années avec la Fondation Léo Lagrange. Nous avons mené des actions à destination de la jeunesse kurde. Nous avons pu observer que dans ces camps, les enfants avaient accès à un peu d’éducation, 3h par jour, et avaient peu accès à des activités constructives. D’autres ONG sont actives et proposent des activités récréatives, mais qui ne permettent pas d’accéder à une forme d’épanouissement, ni à leur permettre de reprendre vie, d’aller de l’avant et de laisser leur traumatisme derrière eux. »

Le but premier du projet est d’extraire ces enfants de leur traumatisme pour les amener vers autre chose, de plus pacifique.

« Cela va être à la fois individuel et collectif. A travers des activités d’éducation populaire, de l’animation périscolaire ou extrascolaire, en faisant beaucoup de théâtre d’activités d’expression, de coopération, les enfants vont pouvoir regarder de l’avant, sortir de leur traumatisme et s’imaginer un futur. Ils ont accès aussi plus d’apprentissage que ce qu’ils vont trouver à l’école. L’autre but c’est la préparation de la reconstruction de la paix. Face à nous, on a des enfants traumatisés, qui ont subi la guerre et qui reproduisent par moment les actes de guerre de leurs parents ou ce qu’ils ont pu voir. On essaie de travailler avec les enfants à des actions non-violentes, et notamment entre les différentes communautés. Car au sein d’un même camp vous pouvez avoir différentes communautés qui ont eu l’occasion de se battre par le passé. »

camp bardarash kurdistan irakien
© Fondation Léo Lagrange – Camp Bardarash Kurdistan irakien

Le projet s’articule autour d’activités de formation, pédagogique et culturelle et va se dérouler sur 3 ans. Comment se met-il en œuvre ?

« Le programme a démarré en septembre 2016 avec le recrutement d’une coordinatrice expatriée et d’un salarié local. L’idée, c’est d’agir dans neuf camps sur trois ans, donc trois camps par an. A chaque fois, nous formons douze animateurs que l’on va salarier. Depuis novembre, nous sommes sur trois camps, et à partir de l’été prochain, nous démarrerons dans trois autres camps. Et on finira par un dernier cycle. Pour être dans une idée d’échange et d’apport de connaissances, et pour que les compétences restent sur place, on va développer un parcours de formation de formateurs à destination des jeunes kurdes. On va les former à devenir formateurs, et ce seront eux, ensuite, qui mettront en place les formations en direction des animateurs de ces camps. Ainsi, derrière, il restera une trace et on pourra avoir des gens qui reviennent dans leur région d’origine et qui pourront continuer de développer des activités d’éducation populaire. »

Combien d’enfants sont-ils concernés ?

« Sur trois ans, notre cible est de l’ordre de 5 000 à 6 000 enfants. Mais on s’aperçoit que nos chiffres manquaient d’ambition. On a déjà touché plus de 1 500 enfants en l’espace de cinq mois. Donc on va être sur 10 000 enfants sur trois ans. »

France Libertés ne travaille pas seule sur ce programme. Quels sont les partenaires pour sa mise en œuvre ? Et est-ce que le gouvernement kurde est-il partie prenante ?

« En France, on travaille de manière très étroite avec la Fondation Léo Lagrange, car ils ont des compétences sur la formation et l’animation péri et extrascolaires. Mais ce qui est important, c’est de travailler au maximum à la fois avec le gouvernement et les ONG locales. Tout le travail a été co-construit avec le ministère de la Jeunesse et de la Culture du gouvernement régional kurde, avec qui nous avons une convention de partenariat depuis plusieurs années. Nous allons pouvoir faire reconnaitre ces formations d’animateurs et de formateurs. Notre volonté est aussi de travailler avec les ONG locales, comme CDO (Civil Development Organization), une association kurde qui a une quinzaine d’années, qui est très active dans les camps notamment sur l’approche des besoins vitaux des populations et sur les violences faites aux femmes. »

D’autres ONG locales seront associées à ce programme. Le projet bénéficie également du soutien de l’Agence française du développement et de la mairie de Paris.

instantane kurdistan
© Fondation Léo Lagrange

Pour en savoir plus :

 

[youtube https://www.youtube.com/watch?v=KHQGE3INkvs]

 

 

Soins naturels pour chiens et chats – deuxième partie

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Soins naturels pour chiens et chats
Soins naturels pour chiens et chats

Hygiène, alimentation, santé

Conseils santé naturels pour les animaux de compagnie par Sylvie Hampikian, vétérinaire. Choisir sa litière, préparer un repas équilibré, faire un collier anti-puces soi-même.

Comment soigner son compagnon à quatre pattes sans avoir recours à l’arsenal chimique traditionnel ? Sylvie Hampikian passe en revue tous les soins naturels à prodiguer aux chats et aux chiens, ainsi que les conseils d’hygiène pour prévenir les maladies (choix de la litière, observation et examen de l’animal, antiparasites, etc.). Ce livre propose également des soins à faire soi-même à partir d’ingrédients naturels, des recettes pour des gamelles saines et quelques remèdes en complément des prescriptions vétérinaires… Les cas particuliers (jeunes animaux, femelles gestantes et animaux vieillissants) ne sont pas oubliés. Un vrai guide pratique pour des animaux en bonne santé.

 

Sylvie Hampikian est docteur vétérinaire et expert pharmaco-toxicologue. Spécialisée dans les plantes médicinales et leurs actifs, elle marie savoir scientifique et pratiques traditionnelles.

Auteurs : Olivier Degorce – Amandine Geers – Sylvie Hampikian

Collection : Conseils d’expert

Description : 144 pages ; (15 x 21.5 cm) .

ISBN : 978-2-36098-185-4

Date de parution : 20 janvier 2016