Accueil Blog Page 139

La Beauté du Diable

0

Jean de Boschère (1878-1953), imagier rebelle des années vingt, c’est « l’histoire littéraire qui n’aime guère les figures inclassables ».

DSC03669ft
Autoportrait de Jean de Boschère, imagier rebelle des années vingt.

Écrivain, illustrateur, peintre, sculpteur, naturaliste, farouche provocateur et nomade, hanté par le suicide de sa sœur, défigurée par un bec-de-lièvre, s’est fait imagier pour opposer à la laideur des « identités meurtrières » la beauté de formes hybrides inédites.

Inutile de dire que l’exposition « La Beauté du Diable » qui se tient, jusqu’au 28 mai 2017, à la Bibliotheca Wittockiana à Bruxelles, ne pourra qu’intéresser les centaines de milliers de Français qui résident en Belgique ou qui la visitent.

DSC03676ftUne exposition qui, au-delà de correspondances, d’extraits de livres et d’ouvrages souvent illustrés et dont les titres corroborent le thème générique, tels « Derniers poèmes de l’obscur », « Dolorine et les ombres », « Satan l’obscur », on découvre des peintures avec, par exemple, cet autoportrait de Jean de Boschère qui rappelle quelque peu l’ambiance énigmatique du « Nom de la Rose », des gravures, des dessins, des photos, des sculptures, telle celle, étrange, qui illustre la citation extraite du « Journal d’un Rebelle solitaire » : « La liberté est dans l’affirmation que le oui contient le non ».

Entre les derniers avatars du symbolisme et les audaces surréalistes, cette exposition propose « un véritable chaînon manquant de l’histoire du livre illustré ».

tout ce qui parle 728x90 1 1

Mon potager de vivaces

0
Mon potager de vivaces
Mon potager de vivaces

60 légumes perpétuels à découvrir
Semer, arroser, récolter et recommencer l’année suivante… Pourquoi ne pas casser cette routine et choisir des légumes vivaces ? Une fois installés, ils demandent peu d’attention et réapparaissent à chaque printemps, sans acheter de nouvelles graines ! De quoi satisfaire les jardiniers pressés et économes. Aymeric Lazarin présente en détail la culture de 60 variétés comestibles et perpétuelles : artichauts, asperges, oca du Pérou, ciboule de Chine, poire de terre… Pour de nouvelles découvertes jardinières et culinaires !

Aymeric Lazarin, agronome de formation, a travaillé dans le maraîchage bio et la recherche fondamentale. Il est paysagiste et enseignant en bio-écologie et en aménagements de l’espace. Il cherche à apporter des solutions végétales aux problèmes contemporains.

Les questions que j’ai posé à Aymeric Lazarin à propos des plantes vivaces :

Nous allons commencer par une petite explication de langage.. Nous allons parler de plantes vivaces.. Alors les plantes vivaces, c’est quoi ?
…
En quoi ces légumes sont-ils intéressants ?
…
Votre ouvrage est composé de deux parties… Une première partie que nous venons d’évoquer… c’est votre introduction. Il s’agit de bien comprendre ce que sont les plantes vivaces et pourquoi elles sont intéressantes. Dans la deuxième partie, vous nous présentez 60 plantes vivaces à laisser dans un coin du jardin..
Alors les plantes vivaces que l’on repère le pus dans un jardin, c’est certainement l’artichaut et la rhubarbe, voire parfois les asperges… Car ce sont des plantes que l’on remarque et qui s’expriment… tout l’intérêt de ce livre, c’est que vous nous en faites découvrir d’autre.

En couverture vous parlez d’Oca du Pérou, de poire de terre, d’ail rocambole… De chou crambé… Parlez-nous un peu de ces légumes…

Moi j’ai vu.. le poireau perpétuel… comme la livèche.. OU céleri perpétuel.. Beaucoup de légumes feuille…

Dans les plantes vivaces, ou perpétuelles, comme vous les appelez, il y a aussi les plantes médicinales ou aromatiques.. Comme le Thym.. la lavande…

Et on y trouve aussi le dessert…

Auteur : Aymeric Lazarin

Collection : Conseils d’expert

Description : 224 pages ; (17 x 24.5 cm) .

ISBN : 978-2-36098-187-8

Date de parution : 26 février 2016

Résultat de recherche d'images pour "aymeric lazarin"

Face à Veolia, France Libertés ne se taira pas

1
© France Libertés

France Libertés et la Coordination Eau Ile-de-France lancent une campagne de financement participatif, pour se défendre contre Veolia.

Le géant de la distribution de l’eau a porté plainte pour diffamation contre la Fondation France Libertés et la Coordination Eau Ile-de-France. En cause, les multiples condamnations de Veolia pour coupures d’eau illégales. Mais malgré ces plaintes, France Libertés n’a pas l’intention de se taire.

Sur quoi portent ces plaintes de Veolia à votre encontre ?

« Depuis plusieurs mois, Veolia nous faisait comprendre par courrier qu’ils souhaitaient, qu’on retire, de notre site internet notamment, toutes les informations où l’on dit qu’ils ont des pratiques illégales. Pour ne pas envenimer les choses, à chaque courrier, on retirait les éléments d’informations concernés, pour voie de pacification. Mais en aucun cas on ne voulait arrêter de communiquer sur ces pratiques illégales, puisqu’il y en a toujours.

Donc Veolia a fait le choix de porter plainte contre nous, non pas sur quelque chose d’inadmissible, mais sur plein de petites choses. Il y a quatre plaintes qui ont été déposées conter nous pour des faits relativement similaires. Cela permet de multiplier les procédures, donc de multiplier les frais. Donc on considère que ce sont clairement des poursuites « bâillons ». Veolia, plutôt que d’arrêter ses pratiques illégales, préfère mettre son énergie à nous empêcher de communiquer dessus. C’est pour cela que nous lançons cette campagne de crowdfunding, à la fois pour faire connaitre cette situation et faire savoir qu’on ne se taira pas. Et on invite ceux qui nous soutiennent à verser, même une petite somme, pour nous aider à couvrir les frais d’avocat.

Ce qui caractérise ce genre de procédure, c’est que c’est du pénal. On s’attaque aux personnes et pas aux institutions. Cela coute relativement cher en frais de justice. L’argent que l’on a pour aider les victimes des coupures illégales, on va être obliger d’en mettre pour nous défendre, nous même, contre les attaques de Veolia. C’est pour cela que nous appelons à l’aide. Cela nous permettra aussi d’aider plus de victimes. »

Témoignages France Libertés
© France Libertés

Ces plaintes en diffamation interviennent alors que les coupures d’eau continuent, d’où votre volonté de ne pas vous taire ?

« On vient de reposer deux plaintes contre Veolia, l’une à Toulon, l’autre à Nanterre, qui vont être jugées courant mars, pour des coupures d’eau et des réductions de débit illégales. C’est un petit peu comme si Veolia se refusait à appliquer la loi et essayait de nous empêcher de parler. C’est pour cela que l’on a appelé la campagne « on ne se taira pas ». En aucun cas, les attaques de Veolia ne nous font peur. Mais c’est clair qu’on a besoin d’aide pour être en mesure pour continuer le combat et faire en sorte que les victimes qui témoignent sur notre site tous les jours, puissent être aidées au cas par cas. On espère que cette campagne permettra à Veolia de se rendre compte que l’énergie qu’ils doivent mettre, c’est d’arrêter ces pratiques illégales. »

Les autres acteurs de l’eau semblent avoir cessé leurs pratiques. Il y a des  différences de stratégie entre les entreprises de l’eau ?

« La vraie différence de stratégie, on l’a vu chez Suez. Dès la première condamnation que l’on a obtenue ils ont Immédiatement convoqué le service client. Ils ont réorganisé le processus. Ils ont fait en sorte d’accorder des délais de paiement systématique. Ils ont vraiment mis en place une stratégie pour retrouver du lien entre leur service client et les usagers du service public qui leur sont confiés. Alors que chez Veolia, c’est l’inverse. On les a vu s’arque-bouter contre nous en partant du principe que c’était de notre faute. Alors que nous ne faisons qu’aider les personnes qui viennent vers nous. A partir du moment où on n’a plus de cas qui viennent de chez Suez, on n’a plus de problème avec Suez. Le jour où l’on n’aura plus de témoignages qui viendront de chez Veolia, on n’aura plus de problème avec Veolia. On ne comprend pas leur stratégie. On a quasiment l’impression que Veolia prend cela de manière très personnelle. Au lieu de regarder leurs pratiques, ils ont plutôt décider de nous considérer comme les méchants associatifs qui empêchent les multinationales de fonctionner. Cette attaque en diffamation est le symptôme d’une réussite pour nous. Cela montre que la campagne que l’on mène pour mettre un terme aux coupures illégales fonctionne. Mais cette stratégie de Veolia est d’un autre âge. Il n’est d’ailleurs pas exclu que la Fondation travaille à proposer un texte législatif pour empêcher les multinationales de mener ce type de plaintes baillons, qui n’ont d’autre ambition que d’empêcher les associations de parler. On n’est pas les seules à subir ce genre d’attaques. C’est une pratique très répandue au Canada. Le parlement canadien a voté une loi pour empêcher ces plaintes baillons. On aura de la matière, à partir de ce qui s’est fait au Canada pour faire une proposition en France sur ce sujet. »

Quel est l’objectif en termes de collecte pour cette campagne de financement participatif ?

« Les frais d’avocat qui sont liés à la plainte en diffamation, on est obligé de les payer. C’est pour cela que l’on a lancé un crowdfunding à hauteur de 15 000 euros. Si jamais cela marche bien, et si on récupérait plus de 15 000 euros, cela nous aiderait à porter d’autres cas en justice de personnes victimes des pratiques illégales de Veolia, pour que les choses rentrent dans l’ordre. Si on pouvait transformer cette attaque en un plaidoyer pour que Veolia respecte le droit et qu’il y ait plus de moyens pour aider les familles victimes de ces pratiques illégales, ce serait une réussite. »

Pour aller plus loin :

 

[youtube https://www.youtube.com/watch?v=B5io2D5V0gA]

 

Le Petit Livre du Bonheur de Véronique Barrau (Éd. du Chêne)

0

 

PGF FTDSC03649FTQuel fameux défi que celui lancé par les Éditions du Chêne avec ce « Petit Livre du Bonheur » écrit par Véronique Barrau !

En effet, dans la sympathique collection du « Petit Livre de… », aborder le concept du bonheur, « une histoire intemporelle », selon l’auteure, en 80 objets sur 170 petites pages, les unes de textes courts et les autres d’images d’antan, relevait d’un art de résumer et d’illustrer une symbolique tellement importante pour tout être humain.

DSC03650FTDe l’agate à la turquoise en passant par l’araignée (qui assainit l’air et écarte les maléfices), le bossu (dont la vision favoriserait les amours), au chat (caresser un chat noir ferait gagner au jeu), à la corde d’un pendu (qui porterait chance), à l’étoile filante (qui, tombée sur notre planète, apporterait une âme aux nouveaux-nés), au célèbre muguet du 1er mai, à la patte de lapin (utilisée comme mascotte porte-bonheur), au trèfle à quatre feuilles (une « erreur » de la nature devenue un illustre grigri), et l’incontournable nombre 13, ce petit livre se lit, tout simplement, avec bonheur !

tout ce qui parle 728x90 1

Ma boulange sans gluten – Interview de Laurent Dran, boulanger

0
Ma boulange sans gluten
Recettes de pains et viennoiseries sans gluten

Faire du pain sans gluten devient un jeu d’enfant !

50 recettes sans gluten ! L’auteur détaille les bons ingrédients de base et présente les techniques pour réussir ses pains et viennoiseries.

Découvrez tous les ouvrages de la collection Cuisiner sans…

Découvrez  dans  ce  livre  les  astuces   et  les  techniques  qui vous permettront de rivaliser avec les  propriétés  de  la  farine  de  blé  pour  créer  de  délicieux  pains  sans  gluten,  très  appétissants !
Classiques  ou  plus  originales,  inspirées  d’ici  ou  d’ailleurs, les 40 recettes proposées ne manqueront pas  de  vous  surprendre.  Jouez  avec  les  formes,  les farines, les saveurs et les couleurs pour créer :
baguette  au  levain,  pain  au  sarrasin,  à  la  châtaigne, au cidre, au vin, pain en cocotte, fougasse, pain  de  mie,  pain  noir,  pains  à  burgers,  pains polaires,  bagels,  ciabatta…  sans  oublier  les  «  briocheries », fondantes et très gourmandes, qui égalent voire  surpassent  les  viennoiseries  traditionnelles !
Une  preuve  supplémentaire  que  la  cuisine  sans  gluten   est   décidément   d’une   créativité   sans  limite , avec des résultats incomparables !
Laurent Dran, boulanger-pâtissier professionnel et grand gourmand, partage ses nombreux essais culinaires et recettes sans gluten dans son blog : La faim des délices
. Frédérique Barral, atteinte de la maladie cœliaque, a choisi de cultiver le positif d’une vie sans gluten :
nouveaux produits, nouvelles saveurs, nouvelles expériences culinaires… Elle est fondatrice et rédactrice de Niépi, premier magazine traitant de l’alimentation sans gluten.

Auteurs : Frédérique Barral – Laurent Dran

Collection : Alimentation

Description : 120 pages ; (21 x 21 cm) .

ISBN : 978-2-36098-235-6

Date de parution : 19 janvier 2017

 Ma boulange sans gluten sur le site de Terre Vivante

Plus de 220 000 personnes contre la biopiraterie de Coca-Cola

0
© Public Eye

Pus de 220 000 signataires demandent à Coca-Cola de cesser de voler les savoirs traditionnels des peuples autochtones, en arrêtant ses pratiques de biopiraterie. Dans son viseur, la Stevia, une plante que Coca-Cola s’est approprié pour ses boisons.

Il y a plus de trois mois, France Libertés lançait une pétition pour que le géant américain du cola respecte les droits des Guarani, ce peuple de la forêt amazonienne du Paraguay et du Brésil.

  • Au mois de novembre, Justine Richer, chargée du programme « Alternatives à la biopiraterie » à la Fondation France Libertés, nous détaillait ce qu’était cette biopiraterie.

« On parle de biopiraterie lorsque des entreprises, ou des instituts de recherche, s’approprient de façon illégitime des savoirs traditionnels des peuples autochtones. Ces savoirs concernent l’usage de ressources génétiques. C’est illégitime car il n’y a pas eu de consentement de la part de ces peuples et pas de partage des bénéfices liés à la valorisation de ces ressources génétiques. Il s’agit de créer du profit à partir de ressources naturelles librement disponibles, en copiant des savoirs ancestraux qui peuvent  concerner la médecine, la cuisine ou la cosmétique, par exemple.

Cette biopiraterie se déroule en plusieurs temps. D’abord des chercheurs observent les peuples autochtones dans leur environnement pour connaitre l’utilisation qu’ils font de la biodiversité. Ils prélèvent ensuite des plantes. Ils isolent le principe actif de la plante qui les intéresse, des propriétés qui sont connues depuis des générations. Pour pouvoir faire reconnaitre et protéger leur innovation, les chercheurs demandent alors un droit de propriété intellectuelle en déposant un brevet. »

Brevets et savoirs traditionnels
© Public Eye

Une biopiraterie a donc des effets sur les peuples autochtones qui se voient dépossédés d’une partie de leur patrimoine.

« Ce brevet peut-être racheté par une multinationale qui en retirera des revenus conséquents en produisant des produits intégrant le savoir traditionnel. Pourtant, pour pouvoir déposer un brevet, on doit respecter certains critères dont la notion de nouveauté et d’inventivité. Or, si ce sont des brevets qui concernent des savoirs qui existent depuis des siècles, il n’y a aucune nouveauté ni inventivité. C’est difficile pour les peuples autochtones de faire reconnaitre leur savoir, car souvent, cela s’est transmis par voie orale et il n’y a pas de preuve écrite sur l’existence antérieure du savoir par rapport au brevet. »

En brevetant la Stevia, Coca-Cola s’est approprié une plante, connue de longue date par les Guaranis, pour ses produits allégés en sucre.

« La stevia est devenu le produit phare du XXIème siècle en raison de ses propriétés sucrantes, mais quasi acaloriques. Les vertus de cette plante sont connues depuis longtemps par les Guarani. Les Guarani ont toujours utilisé cette plante pour sucrer leur boisson. Dernièrement, on a vu arriver sur le marché de nombreux produits à bas de stevia, dont le nouveau Coca-Cola Life. Or les Guarani n’ont jamais permis l’accès à leurs savoirs ni reçu une quelconque forme de partage des bénéfices. »

Stevia Guarani
© Keystone, Florian Kopp

Ces appropriations des savoirs et techniques ancestraux des peuples autochtones ont des conséquences sur leur survie.

« Les peuples autochtones vivent de façon très vertueuse au sein de leur écosystème. Cela passe par leur savoir traditionnel sur l’environnement qui les entoure. C’est important de leur reconnaitre cette capacité qui fait défaut aux sociétés occidentales. Leur façon de vivre limite l’exploitation démesurée des ressources naturelles et l’érosion de la biodiversité. La biopiraterie pose donc un souci éthique. Mais il y a aussi une négation des connaissances traditionnelles et du travail ancestral de ces peuples.

Il y a aussi un problème juridique. Une entreprise qui possède un brevet, possède un monopole sur la propriété d’une plante. Elle peut donc rendre illégale l’utilisation des pratiques traditionnelles des peuples. Et dès qu’il y a brevet et commercialisation d’une plante, le prix de cette plante augmente. Cette inflation rend donc l’accès aux ressources génétiques difficiles pour les peuples autochtones. »

 

[youtube https://www.youtube.com/watch?v=6Qlj2vzWA_Q]

C’est donc par une pétition en ligne que France Libertés demande à Coca-Cola d’ouvrir des négociations avec les Guaranis pour un partage équitable des avantages issus des produits à base de Stevia.

Plus de 220 000 personnes ont déjà apporté leur soutien à cette campagne. Pourquoi-pas vous ?

 

Pour aller plus loin :

 

[youtube https://www.youtube.com/watch?v=dE84gsj5-qo]

La Malamour de Claude Mossé (Presses de la Cité)

0

PGF FT300« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

D’où provient le titre assez surprenant du roman « La Malamour » de Claude Mossé (Presses de la Cité) ? Il s’agit du surnom donné par mère Adèle, supérieure d’un couvent d’Avignon en 1772, qui recueillit un nourrisson abandonné ; une nonne qui « souffrait de n’avoir jamais été demandée en mariage tant son physique revêche attirait peu les prétendants. »

À 17 ans, Éloïse, dite Malamour, elle, était devenue la jolie maîtresse d’un haut prélat de l’entité, Philippe Casoni.

Voici, donc, comment débute cet ouvrage exceptionnel signé par un Provençal de souche, historien et grand reporter radio-tv. Une fiction qui, néanmoins, respecte la réalité historique, précise-t-il.

La jeune fille était certaine d’une chose dans cette société en proie aux remous et turpitudes : elle préférait le service du peuple à celui de Dieu et ferait tout ce qui est possible pour qu’il en soit ainsi. Quitte à privilégier le silence quand ce serait nécessaire, voire certains mensonges à une périlleuse vérité.

Ainsi, elle fut sensible au discours d’un jeune et beau ouvrageur travaillant chez un maître imprimeur : « Je suis d’un village près de Carpentras et nous avons besoin de vous. Dans le comtat, les gens du peuple souffrent depuis trop longtemps, nous sommes convaincus que le légat saura vous écouter. Dans tous les monastères et couvents, on prend garde de ne jamais évoquer les misères des pauvres… »

C’est vrai que son amant, riche et puissant homme de Dieu, dédaignait tout manant qui se lamentait sur son passage : « Si vous avez faim, faites rôtir des rats… Ils courent dans tout Avignon ! »

Éloïse-Malamour emboîta rapidement le pas des révoltés pour devenir une sorte de « voix de la liberté et de la vie pour une vie meilleure ».
La misère des paysans et des gueux qui ne troublait pas les gens d’Église, lui était insupportable. Elle s’enfuit du couvent et du lit de Casoni, connut  le viol, Mirabeau, se retrouva au fond d’un cachot crasseux, vécut  une libération inattendue, et repartit en croisade !

9782258135628 1Son but, obsessionnel, était d’unir toutes les terres pontificales au nouveau département du Vaucluse, celui régit par des lois républicaines faisant, en principe, de tous les habitants des citoyens libres et frères sous la bannière tricolore.

« J’affirme que la réussite des révolutionnaires ne passe pas nécessairement par la violence et le sang. Si Robespierre le préconise, moi Éloïse dite la Malamour », je m’y refuse ! »

À quel prix ? Dans quelles conditions ? Sous quelles formes ? Quelque 350 pages nous racontent le destin, fantastique, de ce nourrisson abandonné chez les nonnes et qui devint une femme à la fois redoutée par des puissants et adulée par le peuple.

Assurément, un livre qui marque les esprits et les consciences ! Et un auteur qui trouverait sa place dans « La Grande Librairie » (France 5), là, où, dernièrement, j’ai entendu une citation de Dante, à laquelle je souscris totalement, mais qui conviendrait bien pour décrire l’action militante de « Malamour » qui combattit, sans relâche, les lâches et les planqués : « Les endroits les plus sombres de l’Enfer sont réservés aux indécis qui restent neutres en temps de crise morale. »

tout ce qui parle 728x90 1

L’homme révolté (3) : Faire surgir la suprême dignité de la suprême humiliation.

0

 

PGF FT300 1Dans le monde entier, on évoque de plus en plus, la désobéissance civile, l’insoumission, l’anarchie pacifiste chère à Georges Brassens et, comme un retour aux sources, « L’homme révolté », l’essai d’Albert Camus qui, tout au début des années ’50, suscita maints débats et polémiques.

Cependant, avec le recul on peut dire qu’Albert Camus avec été un visionnaire avec son gigantesque travail qui, plus d’un demi siècle plus tard, est, effectivement, d’une brûlante actualité.

Analysant et commentant les Rousseau, Bakounine, Hegel, Descartes, Nietzsche, Marx, Proust et tant d’autres, Albert Camus y apporte aussi sa propre vision.

Camus

Voici, la troisième des trois chroniques que je consacre à ce sujet par des citations sélectionnées dans cet ouvrage de près de 400 pages.

Une sorte d’hommage à cet auteur qui a marqué toute mon existence par son discours humaniste.

 

« La mission du prolétariat est de faire surgir la suprême dignité de la suprême humiliation. »

 

« Il est difficile de revenir sur les lieux du bonheur et de la jeunesse. »

 

« La révolte n’est pas en elle-même un élément de civilisation. Mais elle est préalable à toute civilisation. »

 

« La révolte n’est-elle pas devenue l’alibi de nouveaux tyrans ? »

 

« La révolte est source de vraie vie, elle nous tient toujours debout dans le mouvement informe et furieux de l’histoire. »

 

« L’enfer n’a qu’un temps, la vie recommence un jour. L’histoire a peut-être une fin, notre tâche pourtant n’est pas de la terminer, mais de la créer, à l’image de ce que désormais nous savons vrai. »

 

« L’art, du moins, nous apprend que l’homme ne se résume pas seulement à l’histoire et qu’il trouve une raison d’être dans l’ordre de la nature. »

tout ce qui parle 728x90 1

Bruxelles entre (enfin) en résistance : appel urgent de scientifiques pour la Terre !

0

PGF FT300Le quotidien « Le Soir » publie un appel urgent de scientifiques (des physiciens, biologistes, agronomes, anthropologues, climatologues…) de réputation internationale en faveur de la Terre et pour venir manifester, le 22 avril 2017, dans la capitale de l’Europe.

En cause : la politique environnementale mise en place par Donald Trump, sous prétexte de relancer l’emploi américain, qui balaye toutes les mises en garde face au réchauffement climatique. L’avenir de la planète est plus que jamais en danger, souligne-t-on à Bruxelles. D’ailleurs, le 22 avril, une manifestation initiée par des scientifiques et activistes sociaux sera organisée près du siège de la Communauté européenne, de l’OTAN et de nombreuses multinationales.

« Alors que nous sommes au bord d’un basculement climatique irréversible, alors que l’accumulation des richesses n’a jamais été aussi grande et aussi inégalitaire, alors qu’une politique écologique et sociale devrait partager le travail et donner un revenu décent à tous et à toutes, la protection de l’emploi sert de prétexte pour une politique insensée de soutien aux énergies fossiles.

C’est le moment d’entrer en résistance. Aux États-Unis, dans le sillage de l’énorme succès de la Marche des femmes, deux marches seront organisées en avril 2017 : le 22 pour les sciences et le 29 pour le climat. »

tout ce qui parle 728x90 1Le 22 avril, un rassemblement à Bruxelles se déroulera en solidarité avec ceux qui résistent aux Etats-Unis. Les principaux slogans seront :
« Non au déni climatique », « Laissons les fossiles dans le sol » et « Changeons le système, pas le climat »

Mes images frequence terre 009 maïs

La cuisine de la minceur durable – interview de Marie Chioca

1
La cuisine de la minceur durable
La cuisine de la minceur durable

La cuisine de la minceur durable

Avec 90 recettes savoureuses et bonnes pour la santé

Le livre pour mincir sans effort grâce à une cuisine facile !

Le surpoids, le diabète et les intolérances (gluten, lactose, etc) nous préoccupent chaque jour un peu plus.La diététicienne Brigitte Fichaux nous livre les secrets de l’alimentation parfaite pour mincir durablement, illustrés par 90 recettes délicieuses et diéthétiques, proposées par la cuisinière Marie Chioca.

Découvrez tous les livres de la collection Alimentation – Conseils d’expert

En savoir plus sur les auteurs : Brigitte Mercier-Fichaux – Marie Chioca


 

AU SOMMAIRE :

 

Les bases diététiques de la « minceur durable »
Respecter la physiologie et les besoins de l’organisme – Votre journée alimentaire – Derniers conseils.

Les recettes du petit-déjeuner
Muffins anglo-saxons à l’épeautre – Tartinade de tofu aux pignons et tomates séchées – Guacamole « minute » – Cakes salés au chèvre et aux poireaux – Petits pains de seigle au jambon cru et fromage de chèvre. – Soupe miso à la japonaise
Pain de mie « magique » levé et cuit à la vapeur – Mug cake salé – Crêpes à la farine d’orge mondé
Crème onctueuse aux fruits  – Gâteau provençal « express » autour d’un fruit de saison – Pancakes gourmands à l’épeautre
complet et son d’avoine

Les entrées
Salade tiède aux pois gourmands et gomasio – Nems printaniers aux asperges et petits légumes croquants – Crème de brocolis au poivre 5 baies – Jeunes légumes vapeur en sauce verte – Velouté de butternut gourmand et réconfortant – Saumon bio façon sashimi et son émincé de daïkon – Terrine estivale aux légumes confits – Tartare de tomate aux olives
et pistou frais – « Taboulé » de chou-fleur à la mimolette et tomates séchées – Salade de poivrons grillés aux copeaux
de jambon cru et brebis – Champignons à la grecque – Soupe « miracle » au chou de Brigitte.

Les plats du déjeuner

Loup grillé à l’anis vert – Brandade gratinée aux haricots blancs – Terrine légère au poisson – Daurade grillée à la niçoise – Truite à l’oseille – Cabillaud et pommes de terre nouvelles sauce laitue de mer – Tian d’aubergine façon moussaka

Spaghettis soba, sauce italienne au thon blanc – Pasta primavera – Taboulé aux pois chiches – Poêlée de légumes du soleil au saumon et quinoa – Osso bucco très léger – Tajine d’aubergines au tofu fumé – Poulet basquaise au petit épeautre – « Cannelloni » de blé noir – Pot-au-feu aux céréales anciennes – Lapin rôti aux petits pois et pommes de terre nouvelles – Polpettes italiennes aux herbes et spaghettis d’épeautre – Sauté d’épaule aux fenouils confits – Couscous léger et facile
Pizzas végétariennes aux légumes confits – Quiche légère aux épinards

Les collations sucrées du goûter
Cookies pralinés au son d’avoine – Spéculoos à IG bas – Chocolat chaud bien épais aux épices douces – Chocolat chaud au lait de noisette, « fait maison » – Milk-shake glacé aux myrtilles – Crème de pruneaux à la vanille – Fondant au chocolat très « sage » – Cake aux fruits secs, sans sucre ajouté – « Confiture » de fraise au sirop d’agave – Gâteau au yaourt un peu revisité
Mug cake express au citron – Lemon-curd un peu « revisité » – Tartinade légère à la noisette et au chocolat – Tartelettes « express » au parfum de spéculoos – Smoothie crémeux aux fruits d’été – Muffins amande, citron et pépites de chocolat

Les plats du dîner

Velouté de jeunes courgettes à l’échalote – Mesclun aux foies de volaille – Salade de printemps – Salade d’automne – Salade d’hiver – Salade niçoise – Salade tiède de quinoa, lentilles du Puy et poireaux confits – Salade d’été – Soupe au pistou
Purée gourmande de chou romanesco au jambon cru – Poêlée « SOS » aux haricots verts et petits champignons
Ragoût d’artichauts et de champignons à la barigoule – Wok de petits légumes au poulet – Tombée de chou chinois au shiitaké
Ratatouille au four – « Croissants » de potimarron rôtis aux herbes.

Les desserts légers
Glace express à la fraise – Sorbet « plein fruit » (sans sorbetière) – Mousse au citron – Pêche vapeur miel-framboise, « chantilly » végétale coco – Soupe de fraises à la vanille et fève tonka – Poires pochées au sirop léger de thé jasmin – Mangues rôties au rhum et aux épices – Tarte fine à l’orge mondé – Crème de poire Williams sur lit de chocolat – Pomme gratinée comme une tarte sans pâte – Compotée de figues au « sirop » de vanille, fleur d’oranger – Mousse très légère au chocolat noir – Clafoutis léger aux fraises Mara des bois

Auteurs : Marie Chioca – Brigitte Mercier-Fichaux

Collection : Conseils d’expert

Description : 224 pages ; (17 x 24.5 cm) .

ISBN : 978-2-36098-159-5

Date de parution : 11 mai 2015