« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.
Si vous faites l’acquisition, pour 3 euros, d’une petite quarantaine de pages signées Henry David Thoreau écrites au cœur du XIXe siècle sous le titre « La désobéissance civile » aux Éditions Gallmeister, vous aurez la même lecture « inspirée » que Gandhi, Martin Luther King et Nelson Mandela !
En effet, ce sont quatre dizaines de pages de la fondation du concept de désobéissance civile, dont voici quelques extraits marquants :
« Si l’on devait juger les législateurs intégralement sur la foi des effets de leurs actes, et non pas partiellement sur la foi de leurs intentions, ils mériteraient d’être rangés dans la même catégorie que les brigands et punis en conséquence. »
« Ne peut-il exister un gouvernement dans lequel ce ne sont pas les majorités qui décident virtuellement du juste et de l’injuste, mais la conscience ? »
« Sous un gouvernement qui emprisonne injustement, c’est en prison que l’homme juste est à sa juste place. »
« Glissez dans l’urne la totalité de votre vote, non pas seulement un morceau de papier, mais toute votre influence. »
« Le progrès qui mène d’une monarchie absolue à une monarchie limitée, et d’une monarchie limitée à une démocratie, est un progrès vers le respect authentique de l’individu. »
« Il ne pourra y avoir d’État réellement libre et éclairé que lorsque l’État reconnaîtra l’individu comme une puissance supérieure et indépendante, d’où dérivent intégralement ses propres puissance et autorité, et qu’il le traitera conformément à ce statut. »
Joseph Chauffray nous explique comment il a aménagé son jardin de 150 m² en permaculture. Dans ces 150 m² qu’il a complètement recomposé après l’achat de sa maison, il a installé une cabane de jardin, une serre, une tourbière, un potager, un récupérateur d’eau de pluie, une marre, un mini-verger, un composteur etc etc.
Il nous explique la méthode qui lui a permis d’optimiser l’espace et d’avoir de bons rendements grâce à la permaculture.
Dans cette deuxième partie de l’interview, Joseph Chauffray nous explique comment il tire avantageusement profit du paillage et de l’engrais vert. Il nous explique aussi pourquoi et comment il a conçu une tourbière. Il nous raconte la conception de son composteur divisé en 4 bacs distincts, ou encore l’utilisation de la grelinette comme simple outil de préparation des plantations.
Toutes les bases pour créer et optimiser son petit jardin en permaculture
Comment obtenir une récolte de 300 kg dans 150 m² ? Joseph Chauffrey vous invite dans son jardin urbain et vous invite à transformer le vôtre en un lieu vivant et productif grâce à la permaculture.
Découvrez tous les ouvrages de la collection Jardin bio – Facile et bio
Montagne d’Or ! C’est le nom choisi, à dessein, pour un méga projet de mine d’or en Guyane. 18 organisations, dont France Libertés, se mobilisent contre ce qu’ils considèrent come une aberration industrielle.
Dans Monde Solidaire la semaine dernière, nous avons abordé l’impact social de ce projet de mine d’or, dans un contexte politique et social de fortes tensions.
Cette semaine regardons les origines de Montagne d’Or. Quelles sont les entreprises qui sont derrière ce projet ?
« C’est un consortium canadien et russe. D’un côté, il y a Colombus Gold, une compagnie minière canadienne qui a les concessions minières depuis 2011 et le permis d’exploration. De l’autre côté, pour l’exploitation, il y a Nordgold, une entreprise russe, qui a été décriée pour son action de mines d’or au Burkina Faso. Tout un rapport de l’ONG Action de Carême montre les conséquences et la mise à mal du mode de vie des populations au Burkina Faso. »
Est-il encore indispensable d’extraire de l’or ?
« Cela interroge sur ce que l’on peut qualifier de besoin réel. Nous, nous considérons que c’est une aberration industrielle, aujourd’hui, d’être dans de telles proportions. Ce qu’il faut savoir c’est que la majorité de l’or qui est extrait part pour le secteur de la joaillerie, à 57%. Pour le reste, 35% va au secteur bancaire. Et il n’y a seulement que 8% de l’or extrait qui part pour l’usage industriel, que l’on pourrait donc qualifier de nécessaire. En plus, en 2015, le recyclage a fourni trois fois plus d’or que ce que les industriels avaient besoin, alors que la filière du recyclage est sous-développée. Cela nous invite à poser cette question du besoin réel ou pas. Cette extraction est loin d’être indispensable. »
Quels sont les risques que ce projet fait porter sur l’environnement ?
« Les risques sont multiples. Avec ce projet Montagne d’Or, en Guyane, on se trouve entre deux réserves naturelles. Les risques sont graves, puisque cela porterait atteinte au poumon de la planète et à la biodiversité. On est sur des conséquences environnementales classiques. Il y a un nombre de déchets miniers conséquents avec l’utilisation de produits chimiques importants et très toxiques qui peuvent se retrouver dans l’environnement lors des pluies drainantes. Il y a donc des risques majeurs pour le milieu hydrographique de la région. L’autre risque porte sur la question des résidus miniers qui vont être stockés. On a vu au Brésil qu’il y a eu une rupture de digue. Quand cela arrive, ce sont des tonnes de liquides extrêmement toxiques qui se déversent sur l’ensemble du territoire et qui vont le contaminer pour des temps au-delà de l’échelle humaine et mettre à mal la biodiversité et les populations locales qui vivent non loin de l’exploitation minière. »
18 organisations se mobilisent contre ce projet. Que demandez-vous concrètement au gouvernement français ?
« Nous appelons à l’arrêt immédiat du projet. Il faut ouvrir le débat et inviter la population à s’informer concrètement des conséquences sociales, économiques et environnementales que l’on peut espérer ou non. C’est à chacun de se positionner en ayant tous les éléments en tête. C’est pour cela qu’il y a des conférences publiques qui sont organisées pour faire monter le débat. Actuellement la quasi majorité de la sphère politique est pour le projet. Il faut ouvrir le débat. Nous demandons un moratoire sur l’exploitation minière à grande échelle. Si ce projet voit le jour, c’est la porte ouverte à toutes les multinationales étrangères qui pourraient venir exploiter les ressources du sous-sol guyanais aux dépens d’une richesse inestimable que constitue l’Amazonie et au dépens des populations locales. »
Joseph Chauffray nous explique comment il a aménagé son jardin de 150 m² en permaculture. Dans ces 150 m² qu’il a complètement recomposé après l’achat de sa maison, il a installé une cabane de jardin, une serre, une tourbière, un potager, un récupérateur d’eau de pluie, une marre, un mini-verger, un composteur etc etc.
Il nous explique la méthode qui lui a permis d’optimiser l’espace et d’avoir de bons rendements grâce à la permaculture.
Dans cette première partie de l’interview, Joseph Chauffray nous explique comment il a pensé son jardin. Tout a commencé avec une longue période d’observation… Puis il s’est lancé, il a tout cassé…
Toutes les bases pour créer et optimiser son petit jardin en permaculture
Comment obtenir une récolte de 300 kg dans 150 m² ? Joseph Chauffrey vous invite dans son jardin urbain et vous invite à transformer le vôtre en un lieu vivant et productif grâce à la permaculture.
Découvrez tous les ouvrages de la collection Jardin bio – Facile et bio
Monde Solidaire est en Guyane cette semaine. Le département au cœur de l’actualité avec une situation sociale et économique est des plus préoccupantes.
Santé, éducation, emploi, sécurité, mais aussi situation sanitaire sont au cœur des revendications… Les questions de l’eau et de l’environnement sont entre autres très problématiques. 18 organisations, dont France Libertés, pointent, depuis déjà pas mal de temps, un projet de méga mine d’or, baptisé « Montagne d’or », qui doit démarrer en 2018.
Qu’est-ce exactement que ce projet « Montagne d’or » ?
« C’est un projet de mine d’or, à l’échelle industrielle. Si cette mine voyait le jour, ce serait la plus grande à ciel ouvert jamais exploitée en France. Pour l’ensemble des associations mobilisées, c’est vraiment un cas emblématique de ce que l’on appelle l’extractivisme, cette volonté d’exploiter de manière effrénée les ressources naturelles. Dans ce contexte guyanais, on est dans la partie amazonienne avec une mine qui se situe entre deux réserves intégrales de biodiversité que sont Lucifer et Dékou-Dékou. Ce projet est une aberration. Pour montrer le gigantisme, il faut imaginer le creusement d’une fosse de 2,5 kilomètres de long, 500 mètres de large, 400 mètres de profondeur. Une fois terminée, la fosse pourra accueillir l’équivalent de 32 Stades de France. On est sur un volume de déchets miniers de 400 millions de mètres cubes, soit cinq Dunes du Pilat. Et pour obtenir 1,5 grammes d’or, il faudra extraire une tonne de roche. Cette roche est ensuite transformée en déchet stérile. Au niveau des besoins énergétiques, c’est encore colossal, avec l’équivalent de 20% de la consommation annuelle de la Guyane ou 100% de la ville de Cayenne, uniquement pour une mine d’or. »
Le côté économique et social du projet est à prendre en compte. Quel est son impact, sur les populations ? Qu’est-ce qu’il met en péril ?
« Il met en péril l’équilibre du mode de vie des populations qui va probablement être bouleversé. S’il ne l’est pas par un accident au départ, il le sera au moins lors de la construction avec le passage de camions, la construction de routes… L’argument que l’on a souvent entendu de la part des politiques et des industriels, c’est que l’entreprise promet des emplois, 1 000 en phase de construction, 800 en phase d’exploitation. Il faut rappeler que l’exploitation ne sera que de treize ans. Selon nous, on peut revoir ces estimations à la baisse quand on compare avec ce qui s’est fait à l’échelle mondiale. On peut aussi questionner le nombre d’emplois qui seront vraiment locaux. L’entreprise s’engage à 90% d’emplois locaux, mais dit que ce ne sera pas effectif au départ, qu’il faudra un temps de formation. Cela permet de relativiser cette promesse d’emplois. Est-ce qu’il ne serait pas plus pertinent de créer de l’emploi dans le secteur de la biodiversité, sa protection, sa mise en valeur, dans le tourisme. Au-delà de la question de l’emploi, il y a celle de la consultation publique, du débat public. Il y en a eu très peu. Est-ce que oui ou non la population a envie de ce projet minier ? C’est un problème majeur de démocratie. On est avec des populations locales autochtones qui, d’après la loi française, sont censées être consultées. Elles ne l’ont pas été. C’est un problème de violation de droit. Il faut aussi rappeler qu’il y a presque 30% des violations des droits de l’homme qui sont liées à des activités extractives. Donc on peut s’attendre à ce genre de conséquences en Guyane, sur le droit à l’eau, à l’environnement ou la criminalisation des personnes qui pourraient s’opposer à ce projet industriel. »
Dans le contexte social actuel, les conséquences de ce projet sont-elles prises en compte ? Quelle est la mobilisation sur place ?
« Les organisations qui sont mobilisées en Guyane sur le projet Montagne d’Or essaient de faire monter la question auprès de la Préfecture. Elles ont remis leurs revendications le 25 mars avec la volonté d’interroger sur l’intérêt de cette mine d’or dans le cadre de la mobilisation sur l’avenir de la Guyane. Est-ce qu’on ne peut pas créer de l’emploi ailleurs ? Est-ce que l’Etat français pourrait respecter les réglementations en termes de consultation ? Il y a la volonté pour les associations nationales qui se mobilisent de mettre en question ces choix industriels et économiques. »
La semaine prochaine nous reviendrons sur la mobilisation autour de ce projet de mine d’or et sur son impact environnemental.
Une partie plus pratique pendant laquelle Sophie Bartczak nous donne des exemples concrets de l’utilisation des plantes dans notre quotidien. En gélules, teintures mères ou tout simplement en tisanes.
Voici un guide d’automédication en phytothérapie très simple. L’auteur a compilé les recettes de soins naturels de 12 spécialistes de la santé et les a classées par maux : rhume, digestion, stress, poids, etc. Ces recettes sont destinées à toute la famille et réalisées à partir d’ingrédients faciles à trouver et sans effets secondaires.
Découvrez dans cet ouvrage des solutions phyto simples et éprouvées,pour soulager plus de 30 maux :
rhume, migraine, fatigue, troubles du sommeil, stress, mauvaise digestion, douleurs articulaires, problèmes de poids… Ces solutions sont proposées sous le contrôle d’une douzaine des meilleurs spécialistes en phytothérapie du moment – médecins, pharmaciens, chercheurs.
Chaque conseil est facile à suivre, à partir de produits aisément disponibles. Un guide d’automédication pour toute la famille (hommes, femmes, enfants, sportifs, seniors), très accessible et indispensable au quotidien, pour avoir LA réponse phyto toujours sous la main !
Sophie Bartczak est journaliste indépendante, spécialiste de la santé et des médecines douces. Elle a dirigé le magazine Alternatives santé.
Disponible depuis le 13 janvier 2017 – 160 pages – 17 € – coll. Conseils d’expert – Éditions Terre vivante
En librairies, jardineries, magasins bio et sur boutique.terrevivante.org
Didier Fioramonti de l’association « Esprit, Nature et Liberté et franck DAOUBEN de l’association « Les enfants de L’océan » nous font part de leurs initiatives passées et à venir pour emmener les enfants découvrir les espaces marins et les cétacés afin qu’ils deviennent des ambassadeurs des Océans. Une initiative à reproduire sans modération !
Voici un guide d’automédication en phytothérapie très simple. L’auteur a compilé les recettes de soins naturels de 12 spécialistes de la santé et les a classées par maux : rhume, digestion, stress, poids, etc. Ces recettes sont destinées à toute la famille et réalisées à partir d’ingrédients faciles à trouver et sans effets secondaires.
Découvrez dans cet ouvrage des solutions phyto simples et éprouvées,pour soulager plus de 30 maux :
rhume, migraine, fatigue, troubles du sommeil, stress, mauvaise digestion, douleurs articulaires, problèmes de poids… Ces solutions sont proposées sous le contrôle d’une douzaine des meilleurs spécialistes en phytothérapie du moment – médecins, pharmaciens, chercheurs.
Chaque conseil est facile à suivre, à partir de produits aisément disponibles. Un guide d’automédication pour toute la famille (hommes, femmes, enfants, sportifs, seniors), très accessible et indispensable au quotidien, pour avoir LA réponse phyto toujours sous la main !
Sophie Bartczak est journaliste indépendante, spécialiste de la santé et des médecines douces. Elle a dirigé le magazine Alternatives santé.
Disponible depuis le 13 janvier 2017 – 160 pages – 17 € – coll. Conseils d’expert – Éditions Terre vivante
En librairies, jardineries, magasins bio et sur boutique.terrevivante.org
Le 22 mars, c’est la Journée mondiale de l’Eau. C’est l’occasion pour les associations qui se mobilisent autour de l’eau et de l’assainissement de rappeler que cette eau est au cœur des défis du changement climatique, de la réduction des inégalités, et du développement socio-économique, tant en France qu’à l’international.
Le 22 mars, c’est aussi l’occasion pour la Coalition Eau, qui regroupe 30 ONG françaises, d’interpeller les candidats à l’élection présidentielle pour qu’ils intègrent cette problématique de l’eau dans leurs engagements de campagne pour qu’elle soit au cœur de la prochaine mandature.
Avec Sandra Métayer, coordinatrice de la Coalition Eau.
Avant de parler de cet appel aux politiques, rappelons quelques chiffres… L’accès à l’eau et à l’assainissement dans le monde n’est pas une réalité pour tous.
« Aujourd’hui la question de l’accès à l’eau, qui est reconnu comme un droit humain par les Nations Unies depuis 2010, est un droit qui n’est pas effectif. Il y a 1,8 milliards de personnes qui n’ont pas accès à une eau saine. Ce sont des personnes qui consomment quotidiennement une eau contaminée, avec des conséquences lourdes sur la santé. Un rapport de l’OMS explique que les maladies diarrhéiques, qui sont liées à la consommation d’une eau insalubre et à un assainissement inadéquat, sont la deuxième cause de décès des enfants. Ce sont 1 000 décès d’enfants par jour. Cela impacte la santé, mais aussi l’accès à l’éducation, l’égalité des personnes, l’économie, ou l’environnement. »
En France aussi, cet accès à l’eau pose encore problème. De quelle nature ?
« Il y a deux types de problèmes en France. Il y a les personnes qui sont sans accès physique à l’eau et l’assainissement. Ce sont les sans-domiciles fixes, les gens du voyages, les réfugiés, les migrants, les familles qui habitent dans des habitats insalubres, et qui n’ont pas de point d’accès à l’eau et de toilettes disponibles. Il y a un enjeu particulier en Outremer, où l’accès à ces services essentiels reste un énorme défi. Près de la moitié des personnes ne sont pas raccordées au réseau d’assainissement.
Le deuxième aspect, c’est le million de familles qui dépensent une trop grande partie de leurs ressources financières pour l’accès à l’eau. Le droit humain à l’eau potable et à l’assainissement est effectif si l’accès se fait à un coût abordable. C’est un critère défini par les Nations Unies. En France, on considère qu’il y a une million de ménages qui n’ont pas accès à l’eau dans des conditions abordables. Elles dépensent plus de 3% de leurs ressources financières pour s’acquitter de leur facture d’eau. »
30 ONG françaises, regroupées au sein de la Coalition Eau, profitent donc de cette Journée mondiale de l’Eau pour interpeller les candidats à la présidentielle afin que la question de l’eau soit au cœur du débat public. Dans quel but ? Quel est le défi qui est lancé aux candidats ?
« On attend d’avoir un échange avec les candidats sur la base de nos propositions et de savoir comment ils se positionnent sur les sujets de solidarité internationale et les sujets liés à l’eau. Nous verrons s’ils peuvent s’inspirer de nos propositions pour avoir des programmes ambitieux dans ce domaine. »
Parmi les cinq propositions de la Coalition on retrouve la volonté de faire inscrire dans la loi le droit humain à l’eau et l’assainissement, projet de loi qui a été freiné il y a quelques semaines par le Sénat, mais qui sera à nouveau porté par les associations lors de la nouvelle législature.
Les ONG souhaitent aussi porter des propositions tournées sur l’action de la France via sa politique diplomatique et de solidarité internationale.
« Une des propositions vise à rehausser l’ambition de la politique de développement dans le secteur de l’eau et de l’assainissement. En 2015, les Nations Unies ont adoptés un cadre de développement commun constitué de 17 objectifs de développement durable à atteindre d’ici 2030. Parmi ces 17 objectifs, l’un est dédié à l’eau. Il vise à assurer l’accès à l’eau et l’assainissement pour tous de façon durable d’ici 2030. Pour atteindre cet objectif, il va falloir tripler les investissements dans le domaine de l’accès à l’eau et à l’assainissement. La France intervient dans ce domaine via son aide publique au développement. Cette aide se fait majoritairement sous la forme de prêts. Sur 500 millions d’euros d’aide publique au développement pour le secteur de l’eau chaque année, 90% sont des prêts. Ce qui oriente les financements vers des pays à revenus intermédiaires qui sont solvables. Cela laisse de coté les pays les moins avancés, qui ont pourtant de forts besoins. On aimerait que la France consacre 100 millions d’euros par an à ce secteur, soit une augmentation de 40 millions d’euros,. Cela permettrait de cibler davantage les populations qui ont le plus de besoins. »
Le lien entre l’eau et le changement climatique est l’un des points que les ONG souhaitent faire porter aux prétendants à la présidence de la République.
« C’est le principal vecteur par lequel on va ressentir les effets du changement climatique, avec les sécheresses, les inondations, la modification des régimes de pluies. Les premières populations touchées sont celles des pays en développement. Notre demande est de s’assurer que la France fasse son maximum pour la mise en œuvre de l’Accord de Paris sur le climat, adopté lors de la Cop 21, et qu’elle soutienne la place de l’eau dans les négociations climatiques. A l’heure actuelle, le sujet de l’eau est absent des négociations. Notre idée est de s’assurer que la France maintienne une présence forte au sein des négociations climatiques. Et que cela permette de mobiliser rapidement des financements pour appuyer l’adaptation au changement climatique dans les pays en développement. »
« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.
D’emblée, le roman les « Maîtres du monde » de Victor Cohen Hadria (Albin Michel), le décor est planté et on sait que l’on sera aux prises, le terme est choisi, avec un ouvrage hors du commun : « Trieste a été grecque, romaine, byzantine, vénitienne, autrichienne, italienne, fasciste, communiste, démocrate-chrétienne, mais aucun de ses maîtres passagers n’a saisi ce qui s’y trame vraiment… »
Qui sont ces maîtres du monde ? De quel monde s’agit-il ? Qui sont ces personnages étranges, énigmatiques, qui vont et viennent au fil des 350 pages de ce roman étonnant ?
Des vieillards ? Ceux qui accueillirent un certain Élio, amnésique ayant débarqué de Zurich à la gare de la ville mythique ? De Fortunato Zembalone, thérapeute à la recherche de l’inconscient qu’il considère comme un « malfaiteur en fuite » ? Psychiatrie et acupuncture sont testées durant des mois et des mois sur ses patients. Il a décrété qu’Élio souffrait d’une amnésie d’identité, un cas rarissime mais réversible. Un Élio qui ne sait plus qui il est, d’où il vient, qui sont ses parents, ses éventuels enfants ou ses amours. Pourtant, il a été un authentique inventeur, un génie !
Le thérapeute déclare : « De tous les tourments qui assaillent les mortels, le pire est de s’égarer sur la route de ses origines. »
Qu’en pense Élio ? Du moins, peut-il encore penser ?
Avec les « Maîtres du monde », à chaque page se trouve une question, à chaque page le lecteur va de surprise en étonnement.
Tenez ! Je vous livre une partie du programme élaboré par le thérapeute : « Restituer le déséquilibre à la société et la sociabilité à la folie, car la souffrance de l’un est le problème de tous. »
Son but, son rêve, son obsession est d’être propulsé au pinacle des associations analytiques pour être renommé à travers les siècles et, de la sorte, « élaborer le Grand Œuvre symbolique dont rêvent tous les adeptes de la Vérité. »