Accueil Blog Page 136

Se soigner avec les plantes – entretien avec Sophie Bartczak

0
Se soigner avec les plantes
Se soigner avec les plantes

Se soigner avec les plantes

Stress, sommeil, immunité, libido, poids, mémoire…

Voici un guide d’automédication en phytothérapie très simple. L’auteur a compilé les recettes de soins naturels de 12 spécialistes de la santé et les a classées par maux : rhume, digestion, stress, poids, etc. Ces recettes sont destinées à toute la famille et réalisées à partir d’ingrédients faciles à trouver et sans effets secondaires.

Découvrez dans cet ouvrage des solutions phyto simples et éprouvées,pour soulager plus de 30 maux :
rhume, migraine, fatigue, troubles du sommeil, stress, mauvaise digestion, douleurs articulaires, problèmes de poids… Ces solutions sont proposées sous le contrôle d’une douzaine des meilleurs spécialistes en phytothérapie du moment – médecins, pharmaciens, chercheurs.
Chaque conseil est facile à suivre, à partir de produits aisément disponibles. Un guide d’automédication pour toute la famille (hommes, femmes, enfants, sportifs, seniors), très accessible et indispensable au quotidien, pour avoir LA réponse phyto toujours sous la main !

Sophie Bartczak est journaliste indépendante, spécialiste de la santé et des médecines douces. Elle a dirigé le magazine Alternatives santé.

Disponible depuis le 13 janvier 2017 – 160 pages – 17 € – coll. Conseils d’expert – Éditions Terre vivante

En librairies, jardineries, magasins bio et sur boutique.terrevivante.org

Et si le prochain quinquennat était celui de l’eau ?

0
© Coalition Eau

Le 22 mars, c’est la Journée mondiale de l’Eau. C’est l’occasion pour les associations qui se mobilisent autour de l’eau et de l’assainissement de rappeler que cette eau est au cœur des défis du changement climatique, de la réduction des inégalités, et du développement socio-économique, tant en France qu’à l’international.

Le 22 mars, c’est aussi l’occasion pour la Coalition Eau, qui regroupe 30 ONG françaises, d’interpeller les candidats à l’élection présidentielle pour qu’ils intègrent cette problématique de l’eau dans leurs engagements de campagne pour qu’elle soit  au cœur de la prochaine mandature.

Avec Sandra Métayer, coordinatrice de la Coalition Eau.

Avant de parler de cet appel aux politiques, rappelons quelques chiffres… L’accès à l’eau et à l’assainissement dans le monde n’est pas une réalité pour tous.

« Aujourd’hui la question de l’accès à l’eau, qui est reconnu comme un droit humain par les Nations Unies depuis 2010, est un droit qui n’est pas effectif. Il y a 1,8 milliards de personnes qui n’ont pas accès à une eau saine. Ce sont des personnes qui consomment quotidiennement une eau contaminée, avec des conséquences lourdes sur la santé. Un rapport de l’OMS explique que les maladies diarrhéiques, qui sont liées à la consommation d’une eau insalubre et à un assainissement inadéquat, sont la deuxième cause de décès des enfants. Ce sont 1 000 décès d’enfants par jour. Cela impacte la santé, mais aussi l’accès à l’éducation, l’égalité des personnes, l’économie, ou l’environnement. »

En France aussi, cet accès à l’eau pose encore problème. De quelle nature ?

« Il y a deux types de problèmes en France. Il y a les personnes qui sont sans accès physique à l’eau et l’assainissement. Ce sont les sans-domiciles fixes, les gens du voyages, les réfugiés, les migrants, les familles qui habitent dans des habitats insalubres, et qui n’ont pas de point d’accès à l’eau et de toilettes disponibles. Il y a un enjeu particulier en Outremer, où l’accès à ces services essentiels reste un énorme défi. Près de la moitié des personnes ne sont pas raccordées au réseau d’assainissement.

Le deuxième aspect, c’est le million de familles qui dépensent une trop grande partie de leurs ressources financières pour l’accès à l’eau. Le droit humain à l’eau potable et à l’assainissement est effectif si l’accès se fait à un coût abordable. C’est un critère défini par les Nations Unies. En France, on considère qu’il y a une million de ménages qui n’ont pas accès à l’eau dans des conditions abordables. Elles dépensent plus de 3% de leurs ressources financières pour s’acquitter de leur facture d’eau. »

Propositions présidentielles 2017 Coalition Eau
© Coalition Eau

30 ONG françaises, regroupées au sein de la Coalition Eau, profitent donc de cette Journée mondiale de l’Eau pour interpeller les candidats à la présidentielle afin que la question de l’eau soit au cœur du débat public. Dans quel but ? Quel est le défi qui est lancé aux candidats ?

« On attend d’avoir un échange avec les candidats sur la base de nos propositions et de savoir comment ils se positionnent sur les sujets de solidarité internationale et les sujets liés à l’eau. Nous verrons s’ils peuvent s’inspirer de nos propositions pour avoir des programmes ambitieux dans ce domaine. »

Parmi les cinq propositions de la Coalition on retrouve la volonté de faire inscrire dans la loi le droit humain à l’eau et l’assainissement, projet de loi qui a été freiné il y a quelques semaines par le Sénat, mais qui sera à nouveau porté par les associations lors de la nouvelle législature.

Les ONG souhaitent aussi porter des propositions tournées sur l’action de la France via sa politique diplomatique et de solidarité internationale.

« Une des propositions vise à rehausser l’ambition de la politique de développement dans le secteur de l’eau et de l’assainissement. En 2015, les Nations Unies ont adoptés un cadre de développement commun constitué de 17 objectifs de développement durable à atteindre d’ici 2030. Parmi ces 17 objectifs, l’un est dédié à l’eau. Il vise à assurer l’accès à l’eau et l’assainissement pour tous de façon durable d’ici 2030. Pour atteindre cet objectif, il va falloir tripler les investissements dans le domaine de l’accès à l’eau et à l’assainissement. La France intervient dans ce domaine via son aide publique au développement. Cette aide se fait majoritairement sous la forme de prêts. Sur 500 millions d’euros d’aide publique au développement pour le secteur de l’eau chaque année, 90% sont des prêts. Ce qui oriente les financements vers des pays à revenus intermédiaires qui sont solvables. Cela laisse de coté les pays les moins avancés, qui ont pourtant de forts besoins. On aimerait que la France consacre 100 millions d’euros par an à ce secteur, soit une augmentation de 40 millions d’euros,. Cela permettrait de cibler davantage les populations qui ont le plus de besoins. »

Le lien entre l’eau et le changement climatique est l’un des points que les ONG souhaitent faire porter aux prétendants à la présidence de la République.

« C’est le principal vecteur par lequel on va ressentir les effets du changement climatique, avec les sécheresses, les inondations, la modification des régimes de pluies. Les premières populations touchées sont celles des pays en développement. Notre demande est de s’assurer que la France fasse son maximum pour la mise en œuvre de l’Accord de Paris sur le climat, adopté lors de la Cop 21, et qu’elle soutienne la place de l’eau dans les négociations climatiques.  A l’heure actuelle, le sujet de l’eau est absent des négociations. Notre idée est de s’assurer que la France maintienne une présence forte au sein des négociations climatiques. Et que cela permette de mobiliser rapidement des financements pour appuyer l’adaptation au changement climatique dans les pays en développement. »

voeux coalition eau 2017 1
© Coalition Eau

Pour aller plus loin :

 

[youtube https://www.youtube.com/watch?v=uj1dslXuSV4]

 

 

 

Maîtres du monde de Victor Cohen Hadria (Albin Michel)

0

PGF FT 1« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

LogoAlbinmichel copieD’emblée, le roman les « Maîtres du monde » de Victor Cohen Hadria (Albin Michel), le décor est planté  et on sait que l’on sera aux prises, le terme est choisi, avec un ouvrage hors du commun : « Trieste a été grecque, romaine, byzantine, vénitienne, autrichienne, italienne, fasciste, communiste, démocrate-chrétienne, mais aucun de ses maîtres passagers n’a saisi ce qui s’y trame vraiment… »

Qui sont ces maîtres du monde ? De quel monde s’agit-il ? Qui sont ces personnages étranges, énigmatiques, qui vont et viennent au fil des 350 pages de ce roman étonnant ?

9782226393296 jDes vieillards ? Ceux qui accueillirent un certain Élio, amnésique ayant débarqué de Zurich à la gare de la ville mythique ? De Fortunato Zembalone, thérapeute à la recherche de l’inconscient qu’il considère comme un « malfaiteur en fuite » ? Psychiatrie et acupuncture sont testées durant des mois et des mois sur ses patients. Il a décrété qu’Élio souffrait d’une amnésie d’identité, un cas rarissime mais réversible. Un Élio qui ne sait plus qui il est, d’où il vient, qui sont ses parents, ses éventuels enfants ou ses amours. Pourtant, il a été un authentique inventeur, un génie !

Le thérapeute déclare : « De tous les tourments qui assaillent les mortels, le pire est de s’égarer sur la route de ses origines. »

Qu’en pense Élio ? Du moins, peut-il encore penser ?

Avec les « Maîtres du monde », à chaque page se trouve une question, à chaque page le lecteur va de surprise en étonnement.
Tenez ! Je vous livre une partie du programme élaboré par le thérapeute : « Restituer le déséquilibre à la société et la sociabilité à la folie, car la souffrance de l’un est le problème de tous. »

Son but, son rêve, son obsession est d’être propulsé au pinacle des associations analytiques pour être renommé à travers les siècles et, de la sorte, « élaborer le Grand Œuvre symbolique dont rêvent tous les adeptes de la Vérité. »

tout ce qui parle 728x90 1 1

La Beauté du Diable

0

Jean de Boschère (1878-1953), imagier rebelle des années vingt, c’est « l’histoire littéraire qui n’aime guère les figures inclassables ».

DSC03669ft
Autoportrait de Jean de Boschère, imagier rebelle des années vingt.

Écrivain, illustrateur, peintre, sculpteur, naturaliste, farouche provocateur et nomade, hanté par le suicide de sa sœur, défigurée par un bec-de-lièvre, s’est fait imagier pour opposer à la laideur des « identités meurtrières » la beauté de formes hybrides inédites.

Inutile de dire que l’exposition « La Beauté du Diable » qui se tient, jusqu’au 28 mai 2017, à la Bibliotheca Wittockiana à Bruxelles, ne pourra qu’intéresser les centaines de milliers de Français qui résident en Belgique ou qui la visitent.

DSC03676ftUne exposition qui, au-delà de correspondances, d’extraits de livres et d’ouvrages souvent illustrés et dont les titres corroborent le thème générique, tels « Derniers poèmes de l’obscur », « Dolorine et les ombres », « Satan l’obscur », on découvre des peintures avec, par exemple, cet autoportrait de Jean de Boschère qui rappelle quelque peu l’ambiance énigmatique du « Nom de la Rose », des gravures, des dessins, des photos, des sculptures, telle celle, étrange, qui illustre la citation extraite du « Journal d’un Rebelle solitaire » : « La liberté est dans l’affirmation que le oui contient le non ».

Entre les derniers avatars du symbolisme et les audaces surréalistes, cette exposition propose « un véritable chaînon manquant de l’histoire du livre illustré ».

tout ce qui parle 728x90 1 1

Mon potager de vivaces

0
Mon potager de vivaces
Mon potager de vivaces

60 légumes perpétuels à découvrir
Semer, arroser, récolter et recommencer l’année suivante… Pourquoi ne pas casser cette routine et choisir des légumes vivaces ? Une fois installés, ils demandent peu d’attention et réapparaissent à chaque printemps, sans acheter de nouvelles graines ! De quoi satisfaire les jardiniers pressés et économes. Aymeric Lazarin présente en détail la culture de 60 variétés comestibles et perpétuelles : artichauts, asperges, oca du Pérou, ciboule de Chine, poire de terre… Pour de nouvelles découvertes jardinières et culinaires !

Aymeric Lazarin, agronome de formation, a travaillé dans le maraîchage bio et la recherche fondamentale. Il est paysagiste et enseignant en bio-écologie et en aménagements de l’espace. Il cherche à apporter des solutions végétales aux problèmes contemporains.

Les questions que j’ai posé à Aymeric Lazarin à propos des plantes vivaces :

Nous allons commencer par une petite explication de langage.. Nous allons parler de plantes vivaces.. Alors les plantes vivaces, c’est quoi ?

En quoi ces légumes sont-ils intéressants ?

Votre ouvrage est composé de deux parties… Une première partie que nous venons d’évoquer… c’est votre introduction. Il s’agit de bien comprendre ce que sont les plantes vivaces et pourquoi elles sont intéressantes. Dans la deuxième partie, vous nous présentez 60 plantes vivaces à laisser dans un coin du jardin..
Alors les plantes vivaces que l’on repère le pus dans un jardin, c’est certainement l’artichaut et la rhubarbe, voire parfois les asperges… Car ce sont des plantes que l’on remarque et qui s’expriment… tout l’intérêt de ce livre, c’est que vous nous en faites découvrir d’autre.

En couverture vous parlez d’Oca du Pérou, de poire de terre, d’ail rocambole… De chou crambé… Parlez-nous un peu de ces légumes…

Moi j’ai vu.. le poireau perpétuel… comme la livèche.. OU céleri perpétuel.. Beaucoup de légumes feuille…

Dans les plantes vivaces, ou perpétuelles, comme vous les appelez, il y a aussi les plantes médicinales ou aromatiques.. Comme le Thym.. la lavande…

Et on y trouve aussi le dessert…

Auteur : Aymeric Lazarin

Collection : Conseils d’expert

Description : 224 pages ; (17 x 24.5 cm) .

ISBN : 978-2-36098-187-8

Date de parution : 26 février 2016

Résultat de recherche d'images pour "aymeric lazarin"

Face à Veolia, France Libertés ne se taira pas

1
© France Libertés

France Libertés et la Coordination Eau Ile-de-France lancent une campagne de financement participatif, pour se défendre contre Veolia.

Le géant de la distribution de l’eau a porté plainte pour diffamation contre la Fondation France Libertés et la Coordination Eau Ile-de-France. En cause, les multiples condamnations de Veolia pour coupures d’eau illégales. Mais malgré ces plaintes, France Libertés n’a pas l’intention de se taire.

Sur quoi portent ces plaintes de Veolia à votre encontre ?

« Depuis plusieurs mois, Veolia nous faisait comprendre par courrier qu’ils souhaitaient, qu’on retire, de notre site internet notamment, toutes les informations où l’on dit qu’ils ont des pratiques illégales. Pour ne pas envenimer les choses, à chaque courrier, on retirait les éléments d’informations concernés, pour voie de pacification. Mais en aucun cas on ne voulait arrêter de communiquer sur ces pratiques illégales, puisqu’il y en a toujours.

Donc Veolia a fait le choix de porter plainte contre nous, non pas sur quelque chose d’inadmissible, mais sur plein de petites choses. Il y a quatre plaintes qui ont été déposées conter nous pour des faits relativement similaires. Cela permet de multiplier les procédures, donc de multiplier les frais. Donc on considère que ce sont clairement des poursuites « bâillons ». Veolia, plutôt que d’arrêter ses pratiques illégales, préfère mettre son énergie à nous empêcher de communiquer dessus. C’est pour cela que nous lançons cette campagne de crowdfunding, à la fois pour faire connaitre cette situation et faire savoir qu’on ne se taira pas. Et on invite ceux qui nous soutiennent à verser, même une petite somme, pour nous aider à couvrir les frais d’avocat.

Ce qui caractérise ce genre de procédure, c’est que c’est du pénal. On s’attaque aux personnes et pas aux institutions. Cela coute relativement cher en frais de justice. L’argent que l’on a pour aider les victimes des coupures illégales, on va être obliger d’en mettre pour nous défendre, nous même, contre les attaques de Veolia. C’est pour cela que nous appelons à l’aide. Cela nous permettra aussi d’aider plus de victimes. »

Témoignages France Libertés
© France Libertés

Ces plaintes en diffamation interviennent alors que les coupures d’eau continuent, d’où votre volonté de ne pas vous taire ?

« On vient de reposer deux plaintes contre Veolia, l’une à Toulon, l’autre à Nanterre, qui vont être jugées courant mars, pour des coupures d’eau et des réductions de débit illégales. C’est un petit peu comme si Veolia se refusait à appliquer la loi et essayait de nous empêcher de parler. C’est pour cela que l’on a appelé la campagne « on ne se taira pas ». En aucun cas, les attaques de Veolia ne nous font peur. Mais c’est clair qu’on a besoin d’aide pour être en mesure pour continuer le combat et faire en sorte que les victimes qui témoignent sur notre site tous les jours, puissent être aidées au cas par cas. On espère que cette campagne permettra à Veolia de se rendre compte que l’énergie qu’ils doivent mettre, c’est d’arrêter ces pratiques illégales. »

Les autres acteurs de l’eau semblent avoir cessé leurs pratiques. Il y a des  différences de stratégie entre les entreprises de l’eau ?

« La vraie différence de stratégie, on l’a vu chez Suez. Dès la première condamnation que l’on a obtenue ils ont Immédiatement convoqué le service client. Ils ont réorganisé le processus. Ils ont fait en sorte d’accorder des délais de paiement systématique. Ils ont vraiment mis en place une stratégie pour retrouver du lien entre leur service client et les usagers du service public qui leur sont confiés. Alors que chez Veolia, c’est l’inverse. On les a vu s’arque-bouter contre nous en partant du principe que c’était de notre faute. Alors que nous ne faisons qu’aider les personnes qui viennent vers nous. A partir du moment où on n’a plus de cas qui viennent de chez Suez, on n’a plus de problème avec Suez. Le jour où l’on n’aura plus de témoignages qui viendront de chez Veolia, on n’aura plus de problème avec Veolia. On ne comprend pas leur stratégie. On a quasiment l’impression que Veolia prend cela de manière très personnelle. Au lieu de regarder leurs pratiques, ils ont plutôt décider de nous considérer comme les méchants associatifs qui empêchent les multinationales de fonctionner. Cette attaque en diffamation est le symptôme d’une réussite pour nous. Cela montre que la campagne que l’on mène pour mettre un terme aux coupures illégales fonctionne. Mais cette stratégie de Veolia est d’un autre âge. Il n’est d’ailleurs pas exclu que la Fondation travaille à proposer un texte législatif pour empêcher les multinationales de mener ce type de plaintes baillons, qui n’ont d’autre ambition que d’empêcher les associations de parler. On n’est pas les seules à subir ce genre d’attaques. C’est une pratique très répandue au Canada. Le parlement canadien a voté une loi pour empêcher ces plaintes baillons. On aura de la matière, à partir de ce qui s’est fait au Canada pour faire une proposition en France sur ce sujet. »

Quel est l’objectif en termes de collecte pour cette campagne de financement participatif ?

« Les frais d’avocat qui sont liés à la plainte en diffamation, on est obligé de les payer. C’est pour cela que l’on a lancé un crowdfunding à hauteur de 15 000 euros. Si jamais cela marche bien, et si on récupérait plus de 15 000 euros, cela nous aiderait à porter d’autres cas en justice de personnes victimes des pratiques illégales de Veolia, pour que les choses rentrent dans l’ordre. Si on pouvait transformer cette attaque en un plaidoyer pour que Veolia respecte le droit et qu’il y ait plus de moyens pour aider les familles victimes de ces pratiques illégales, ce serait une réussite. »

Pour aller plus loin :

 

[youtube https://www.youtube.com/watch?v=B5io2D5V0gA]

 

Le Petit Livre du Bonheur de Véronique Barrau (Éd. du Chêne)

0

 

PGF FTDSC03649FTQuel fameux défi que celui lancé par les Éditions du Chêne avec ce « Petit Livre du Bonheur » écrit par Véronique Barrau !

En effet, dans la sympathique collection du « Petit Livre de… », aborder le concept du bonheur, « une histoire intemporelle », selon l’auteure, en 80 objets sur 170 petites pages, les unes de textes courts et les autres d’images d’antan, relevait d’un art de résumer et d’illustrer une symbolique tellement importante pour tout être humain.

DSC03650FTDe l’agate à la turquoise en passant par l’araignée (qui assainit l’air et écarte les maléfices), le bossu (dont la vision favoriserait les amours), au chat (caresser un chat noir ferait gagner au jeu), à la corde d’un pendu (qui porterait chance), à l’étoile filante (qui, tombée sur notre planète, apporterait une âme aux nouveaux-nés), au célèbre muguet du 1er mai, à la patte de lapin (utilisée comme mascotte porte-bonheur), au trèfle à quatre feuilles (une « erreur » de la nature devenue un illustre grigri), et l’incontournable nombre 13, ce petit livre se lit, tout simplement, avec bonheur !

tout ce qui parle 728x90 1

Ma boulange sans gluten – Interview de Laurent Dran, boulanger

0
Ma boulange sans gluten
Recettes de pains et viennoiseries sans gluten

Faire du pain sans gluten devient un jeu d’enfant !

50 recettes sans gluten ! L’auteur détaille les bons ingrédients de base et présente les techniques pour réussir ses pains et viennoiseries.

Découvrez tous les ouvrages de la collection Cuisiner sans…

Découvrez  dans  ce  livre  les  astuces   et  les  techniques  qui vous permettront de rivaliser avec les  propriétés  de  la  farine  de  blé  pour  créer  de  délicieux  pains  sans  gluten,  très  appétissants !
Classiques  ou  plus  originales,  inspirées  d’ici  ou  d’ailleurs, les 40 recettes proposées ne manqueront pas  de  vous  surprendre.  Jouez  avec  les  formes,  les farines, les saveurs et les couleurs pour créer :
baguette  au  levain,  pain  au  sarrasin,  à  la  châtaigne, au cidre, au vin, pain en cocotte, fougasse, pain  de  mie,  pain  noir,  pains  à  burgers,  pains polaires,  bagels,  ciabatta…  sans  oublier  les  «  briocheries », fondantes et très gourmandes, qui égalent voire  surpassent  les  viennoiseries  traditionnelles !
Une  preuve  supplémentaire  que  la  cuisine  sans  gluten   est   décidément   d’une   créativité   sans  limite , avec des résultats incomparables !
Laurent Dran, boulanger-pâtissier professionnel et grand gourmand, partage ses nombreux essais culinaires et recettes sans gluten dans son blog : La faim des délices
. Frédérique Barral, atteinte de la maladie cœliaque, a choisi de cultiver le positif d’une vie sans gluten :
nouveaux produits, nouvelles saveurs, nouvelles expériences culinaires… Elle est fondatrice et rédactrice de Niépi, premier magazine traitant de l’alimentation sans gluten.

Auteurs : Frédérique Barral – Laurent Dran

Collection : Alimentation

Description : 120 pages ; (21 x 21 cm) .

ISBN : 978-2-36098-235-6

Date de parution : 19 janvier 2017

 Ma boulange sans gluten sur le site de Terre Vivante

Plus de 220 000 personnes contre la biopiraterie de Coca-Cola

0
© Public Eye

Pus de 220 000 signataires demandent à Coca-Cola de cesser de voler les savoirs traditionnels des peuples autochtones, en arrêtant ses pratiques de biopiraterie. Dans son viseur, la Stevia, une plante que Coca-Cola s’est approprié pour ses boisons.

Il y a plus de trois mois, France Libertés lançait une pétition pour que le géant américain du cola respecte les droits des Guarani, ce peuple de la forêt amazonienne du Paraguay et du Brésil.

  • Au mois de novembre, Justine Richer, chargée du programme « Alternatives à la biopiraterie » à la Fondation France Libertés, nous détaillait ce qu’était cette biopiraterie.

« On parle de biopiraterie lorsque des entreprises, ou des instituts de recherche, s’approprient de façon illégitime des savoirs traditionnels des peuples autochtones. Ces savoirs concernent l’usage de ressources génétiques. C’est illégitime car il n’y a pas eu de consentement de la part de ces peuples et pas de partage des bénéfices liés à la valorisation de ces ressources génétiques. Il s’agit de créer du profit à partir de ressources naturelles librement disponibles, en copiant des savoirs ancestraux qui peuvent  concerner la médecine, la cuisine ou la cosmétique, par exemple.

Cette biopiraterie se déroule en plusieurs temps. D’abord des chercheurs observent les peuples autochtones dans leur environnement pour connaitre l’utilisation qu’ils font de la biodiversité. Ils prélèvent ensuite des plantes. Ils isolent le principe actif de la plante qui les intéresse, des propriétés qui sont connues depuis des générations. Pour pouvoir faire reconnaitre et protéger leur innovation, les chercheurs demandent alors un droit de propriété intellectuelle en déposant un brevet. »

Brevets et savoirs traditionnels
© Public Eye

Une biopiraterie a donc des effets sur les peuples autochtones qui se voient dépossédés d’une partie de leur patrimoine.

« Ce brevet peut-être racheté par une multinationale qui en retirera des revenus conséquents en produisant des produits intégrant le savoir traditionnel. Pourtant, pour pouvoir déposer un brevet, on doit respecter certains critères dont la notion de nouveauté et d’inventivité. Or, si ce sont des brevets qui concernent des savoirs qui existent depuis des siècles, il n’y a aucune nouveauté ni inventivité. C’est difficile pour les peuples autochtones de faire reconnaitre leur savoir, car souvent, cela s’est transmis par voie orale et il n’y a pas de preuve écrite sur l’existence antérieure du savoir par rapport au brevet. »

En brevetant la Stevia, Coca-Cola s’est approprié une plante, connue de longue date par les Guaranis, pour ses produits allégés en sucre.

« La stevia est devenu le produit phare du XXIème siècle en raison de ses propriétés sucrantes, mais quasi acaloriques. Les vertus de cette plante sont connues depuis longtemps par les Guarani. Les Guarani ont toujours utilisé cette plante pour sucrer leur boisson. Dernièrement, on a vu arriver sur le marché de nombreux produits à bas de stevia, dont le nouveau Coca-Cola Life. Or les Guarani n’ont jamais permis l’accès à leurs savoirs ni reçu une quelconque forme de partage des bénéfices. »

Stevia Guarani
© Keystone, Florian Kopp

Ces appropriations des savoirs et techniques ancestraux des peuples autochtones ont des conséquences sur leur survie.

« Les peuples autochtones vivent de façon très vertueuse au sein de leur écosystème. Cela passe par leur savoir traditionnel sur l’environnement qui les entoure. C’est important de leur reconnaitre cette capacité qui fait défaut aux sociétés occidentales. Leur façon de vivre limite l’exploitation démesurée des ressources naturelles et l’érosion de la biodiversité. La biopiraterie pose donc un souci éthique. Mais il y a aussi une négation des connaissances traditionnelles et du travail ancestral de ces peuples.

Il y a aussi un problème juridique. Une entreprise qui possède un brevet, possède un monopole sur la propriété d’une plante. Elle peut donc rendre illégale l’utilisation des pratiques traditionnelles des peuples. Et dès qu’il y a brevet et commercialisation d’une plante, le prix de cette plante augmente. Cette inflation rend donc l’accès aux ressources génétiques difficiles pour les peuples autochtones. »

 

[youtube https://www.youtube.com/watch?v=6Qlj2vzWA_Q]

C’est donc par une pétition en ligne que France Libertés demande à Coca-Cola d’ouvrir des négociations avec les Guaranis pour un partage équitable des avantages issus des produits à base de Stevia.

Plus de 220 000 personnes ont déjà apporté leur soutien à cette campagne. Pourquoi-pas vous ?

 

Pour aller plus loin :

 

[youtube https://www.youtube.com/watch?v=dE84gsj5-qo]

La Malamour de Claude Mossé (Presses de la Cité)

0

PGF FT300« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

D’où provient le titre assez surprenant du roman « La Malamour » de Claude Mossé (Presses de la Cité) ? Il s’agit du surnom donné par mère Adèle, supérieure d’un couvent d’Avignon en 1772, qui recueillit un nourrisson abandonné ; une nonne qui « souffrait de n’avoir jamais été demandée en mariage tant son physique revêche attirait peu les prétendants. »

À 17 ans, Éloïse, dite Malamour, elle, était devenue la jolie maîtresse d’un haut prélat de l’entité, Philippe Casoni.

Voici, donc, comment débute cet ouvrage exceptionnel signé par un Provençal de souche, historien et grand reporter radio-tv. Une fiction qui, néanmoins, respecte la réalité historique, précise-t-il.

La jeune fille était certaine d’une chose dans cette société en proie aux remous et turpitudes : elle préférait le service du peuple à celui de Dieu et ferait tout ce qui est possible pour qu’il en soit ainsi. Quitte à privilégier le silence quand ce serait nécessaire, voire certains mensonges à une périlleuse vérité.

Ainsi, elle fut sensible au discours d’un jeune et beau ouvrageur travaillant chez un maître imprimeur : « Je suis d’un village près de Carpentras et nous avons besoin de vous. Dans le comtat, les gens du peuple souffrent depuis trop longtemps, nous sommes convaincus que le légat saura vous écouter. Dans tous les monastères et couvents, on prend garde de ne jamais évoquer les misères des pauvres… »

C’est vrai que son amant, riche et puissant homme de Dieu, dédaignait tout manant qui se lamentait sur son passage : « Si vous avez faim, faites rôtir des rats… Ils courent dans tout Avignon ! »

Éloïse-Malamour emboîta rapidement le pas des révoltés pour devenir une sorte de « voix de la liberté et de la vie pour une vie meilleure ».
La misère des paysans et des gueux qui ne troublait pas les gens d’Église, lui était insupportable. Elle s’enfuit du couvent et du lit de Casoni, connut  le viol, Mirabeau, se retrouva au fond d’un cachot crasseux, vécut  une libération inattendue, et repartit en croisade !

9782258135628 1Son but, obsessionnel, était d’unir toutes les terres pontificales au nouveau département du Vaucluse, celui régit par des lois républicaines faisant, en principe, de tous les habitants des citoyens libres et frères sous la bannière tricolore.

« J’affirme que la réussite des révolutionnaires ne passe pas nécessairement par la violence et le sang. Si Robespierre le préconise, moi Éloïse dite la Malamour », je m’y refuse ! »

À quel prix ? Dans quelles conditions ? Sous quelles formes ? Quelque 350 pages nous racontent le destin, fantastique, de ce nourrisson abandonné chez les nonnes et qui devint une femme à la fois redoutée par des puissants et adulée par le peuple.

Assurément, un livre qui marque les esprits et les consciences ! Et un auteur qui trouverait sa place dans « La Grande Librairie » (France 5), là, où, dernièrement, j’ai entendu une citation de Dante, à laquelle je souscris totalement, mais qui conviendrait bien pour décrire l’action militante de « Malamour » qui combattit, sans relâche, les lâches et les planqués : « Les endroits les plus sombres de l’Enfer sont réservés aux indécis qui restent neutres en temps de crise morale. »

tout ce qui parle 728x90 1