Retrouver le plaisir de jouer dehors ! 50 Idées d’activités dans la nature avec les enfants.
L’aventure commence au pas de la porte ! Ce livre propose des activités très simples pour profiter du plaisir d’être dans la nature en famille. Organiser un bivouac, observer les étoiles, récolter et cuisiner des ingrédients sauvages, construire ses jouets avec des matériaux naturels, suivre les traces d’animaux, s’immerger dans la forêt… les enfants (re)découvrent les joies du grand air ! A partir de 4 ans.
Vivre dehors, observer la vie qui nous entoure, créer avec des matériaux naturels .. Profiter de la vie en plein air, tout simplement ! Ce livre apporte une réponse ludique au besoin de retour à la nature, à des choses simples et pourtant extraordinaires : partir en balade au petit matin ou à la tombée de la nuit, s’émerveiller devant la Voie lactée, apprendre à faire un feu, construire un moulin à eau, installer un bivouac, fabriquer soi-même ses jouets avec des matériaux collectés au fil des promenades… Une invitation à suivre ensemble les traces de Dame nature.
Voici 50 activités à réaliser en famille ou en groupe, faciles et amusantes à mettre en œuvre,pour découvrir la nature comme un lieu unique d’expression, de liberté et d’apprentissage. Dans un parc, au jardin, au bord de l’eau, en forêt… l’aventure commence juste là, derrière la porte… !
Le 12 juin, l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle, l’OMPI, débattra de la place des savoirs traditionnels, des ressources génétiques et des expressions culturelles traditionnelles dans le grand marché mondial. Ces questions sont au cœur des actions de France Libertés.
La Fondation sera d’ailleurs présente à Genève lors de ces négociations.
Avec Leandro Varison, chargé de mission Droits des peuples à la France Libertés.
L’OMPI est un organisme des Nations Unies très peu connu. Comment définir ses missions ?
« Cette institution spécialisée des Nations-Unies s’occupe de la gestion internationale de la propriété intellectuelle. Cela concerne les droits d’auteurs des brevets, des marques, des dessins, des modèles, des appellations d’origine. »
Est-ce que c’est une simple instance consultative ou est-ce qu’elle a un vrai poids dans les grands textes internationaux ?
« C’est une instance de négociation. Il y a 185 États membres de l’OMPI. Les délégations de ces États vont négocier l’élaboration des instruments normatifs qui vont régler la question au niveau international. Pour l’instant, il y a 24 traités internationaux gérés par l’OMPI. »
Les peuples autochtones ont-ils un poids dans cette instance ?
« Les seules parties aux négociations sont les États, comme dans la plupart des organisations internationales. A l’OMPI, les ONG peuvent avoir un statut consultatif. Elles peuvent être présentes aux discussions, elles peuvent avoir la parole, mais elles ne peuvent pas proposer de textes et n’ont pas de poids pour participer aux négociations. Mais l’OMPI a besoin de la présence des peuples autochtones pour donner de la légitimité à ce qui est discuté et aux traités qui sont négociés. Sans la présence des peuples autochtones, ces traités n’auraient pas de légitimité. L’OMPI a mis un fond de participation volontaire. Les États, s’ils le veulent, donne de l’argent qui sert à financer le voyage des peuples autochtones jusqu’à Genève pour qu’ils puissent participer aux négociations. »
Quel regard portent les États sur la présence des peuples autochtones dans cette instance ?
« Cela dépend de la bonne volonté des États. Certains sont plutôt favorables à la reconnaissance des droits des peuples autochtones, comme les États d’Amérique Latine, les États d’Asie du Sud, ou les États africains. En revanche, les pays du Nord, où siègent les entreprises et les instituts de recherche qui sont intéressés par l’exploitation économiques des savoirs traditionnels, ont tendance à s’opposer à ces droits, à essayer de bloquer l’avancée des travaux, comme l’Union européenne ou les États-Unis. De plus, des pays ne reconnaissent pas l’existence des peuples autochtones, comme la Chine ou la France, qui a par exemple demandé de supprimer l’expression « peuples autochtones » car elle ne reconnait pas ces peuples. »
Les ONG présentes à l’OMPI se font-elles les porte-paroles des peuples autochtones ?
« Cela a été le cas dans le passé. Aujourd’hui, ce sont les peuples autochtones eux-mêmes qui prennent la parole pour exposer leurs besoins, leurs revendications. Les ONG comme France Libertés essaient de soutenir la prise de position des peuples. Nous ne parlons pas à leur place. Nous essayons toujours de soutenir leurs positions. Nous finançons également la participation d’au moins un représentant autochtone à l’OMPI. »
Une séance de négociations de l’OMPI démarre le 12 juin à Genève. Qu’est-ce qui sera débattu ?
« La thématique est la protection des expressions culturelles et traditionnelles. Par exemple, on voit fréquemment des entreprises qui vendent des vêtements inspirés de dessins Navajo. On trouve aussi des musiques qui s’inspirent des musiques traditionnelles des peuples autochtones. Cette exploitation économique des savoirs autochtones est faite sans demander l’avis des peuples autochtones. On ne les reconnait pas comme auteur de cette production artistique et on ne va pas partager avec eux les bénéfices économiques. Lors de la prochaine session, nous allons discuter pour voir comment la propriété intellectuelle peut s’emparera du sujet et comment protéger des droits collectifs. Car il faut savoir qu’aujourd’hui le système de la propriété intellectuelle est basé sur des droits individuels. L’auteur doit forcément être un individu. Alors que chez les peuples autochtones la plupart des ces expressions culturelles sont d’origine collectives. Le système actuel ne protège pas ces droits collectifs. »
France Libertés sera à Genève mi-juin pour cette séance de négociations. Qu’est-ce qu’attend la Fondation de cette réunion ?
« France Libertés a un statut d’observateur. Nous soutenons ce que l’on appelle le Cocus autochtone. C’est un petit groupe de représentants autochtones qui essaie de faire pression sur les délégations. On explique par exemple que tel article ne protège pas les peuples mais plutôt l’industrie, ou que tel autre ne va pas protéger le droit moral des populations. Nous ne parlons pas à la place des peuples mais soutenons leurs positions. »
Des fleurs sauvages dans mon jardin, les choisir, les cultiver, les associer…
Dans cette deuxième partie, nous voyons avec Brigitte Lapouge-Déjean comment tirer partie des fleurs sauvages. Réserves de biodiversité, elles peuvent également aider les jardinier à ameublir un sol. Nous apprendrons également comment créer une palette de plantes assorties à partir des fleurs qui poussent naturellement sur place.
Pour une biodiversité heureuse… Il ne s’agit pas pour autant de changer ce sol mais après observation et inventaire, les plantes bioindicatrices servent de base d’informations pour reconnaître des zones différentes dont les meilleures seront dévolues au potager et améliorées au fil des ans. Ailleurs, arbres, arbustes et vivaces seront choisis en fonction de cette nature de sol pour être sûr de leur adaptation, pour planter avec la nature comme fi l directeur au lieu de la combattre.
Quand ces plantes dites « mauvaises herbes » foisonnent à un moment donné sur un terrain, ce n’est pas pour nous « pourrir la vie » mais bien pour répondre à une problématique, protéger le sol, extraire certains éléments nutritifs absents et apporter en résilience cette réponse végétale. Pour résumer, elles s’installent spontanément pour soigner et guérir. Sur les sols pauvres en azote apparaissent spontanément de nombreuses fabacées, justement pour en produire. En acceptant et en gérant leur présence, vous découvrirez qu’elles font aussi partie de la biodiversité heureuse, accueillent une riche diversité d’insectes, abritent de petits animaux et nourrissent les oiseaux.
Vous découvrirez dans ce livre tous les conseils techniques nécessaires pour les préserver, les choisir, les installer, les entretenir, les associer, les limiter si nécessaire. Asphodèle, reine des prés, digitale, nielle, mélilot, scabieuse, cardère… De quoi transformer votre jardin en un havre de diversité végétale et animale
En 2010, France Libertés lançait la feuille d’eau, une gourde urbaine symbole de l’eau, bien commun de l’humanité. 7 ans après, la feuille d’eau s’est diversifiée pour multiplier les messages des porteurs d’eau.
Avec Léna Bauer, chargée de la communication à France Libertés.
La feuille d’eau se renouvèle et se décline sous différents messages. Quelle est l’idée qui est à l’origine de la création de cette feuille d’eau ?
« C’est le fruit d’une rencontre entre le designer Philippe Starck et Danielle Mitterrand. A l’époque elle cherchait à faire passer ses messages et son engagement de manière originale. Cette rencontre avec Philippe Starck a abouti à la feuille d’eau en 2010, une gourde qui porte le message « bien commun de l’humanité, l’eau n’a pas de prix. » »
C’est donc le créateur, Philippe Starck, qui a réalisé cette feuille d’eau. Quel était son cahier des charges ?
« On ne peut pas dire qu’il y avait un cahier des charges. C’est vraiment deux personnalités qui ont insufflé leurs personnalités et leur engagement dans cette création. Ils ont voulu que la gourde soit utile et pratique, puisque cette gourde est plate et peut se glisser dans un sac, ou peut s’emporter facilement. C’est aussi un objet écologique. Elle est en plastique mais elle est recyclable. Elle ne comporte pas de bisphénol A, pas de phtalates. Elle permet d’éviter la production de déchets plastiques car elle remplace les bouteilles qui se jette à chaque utilisation. Sa durée de vie est d’à peu près deux ans. »
A côté des différentes campagnes de la Fondation, cet objet peut paraitre anodin, voir futile. En quoi cette feuille d’eau joue-t-elle un rôle dans vos actions en faveur de l’eau ?
« Elle a plusieurs rôles. Elle joue un rôle de sensibilisation. Il y a eu 300 000 feuilles d’eau de diffusées depuis son lancement, quelques dizaines de milliers depuis. Cela permet de porter le message que l’eau est la source essentielle de la vie pour tous les êtres vivants. Cela a un effet direct sur le nombre de déchets plastiques. Chaque année en France, il y a 5 milliards de bouteilles d’eau qui sont vendues. Cela fait 240 000 tonnes de matières plastiques. La feuille d’eau permet d’éviter ces déchets. Les bénéfices issus des ventes de feuilles d’eau sont versés directement à nos actions, soit à nos projets de terrain, soit à nos campagne de sensibilisation ou nos actions de plaidoyer pour défendre les droits humains ou les biens communs du vivant. »
A qui s’adresse cette feuille d’eau ? Quels sont les utilisateurs ?
« Il y a des citoyens, des militants, mais cela peut aussi être des organisations, des collectivités. Il y a des mairies ou des régions qui en ont achetées. Il y a des entreprises qui choisissent de les décliner pour les offrir à leurs employés ».
La feuille d’eau est liée à la campagne des porteurs d’eau. C’est quoi être porteur d’eau et où en est cette campagne 7 ans après ?
« Le mouvement des Porteurs d’eau est né au Canada. Il existe en Italie au Brésil ou en France où c’est la Fondation France Libertés qui porte ce mouvement. C’est un citoyen, une institution qui affiche son engagement pour l’eau comme un bien commun et non pas comme une marchandise. Les porteurs d’eau refusent l’idée qu’un homme ou une femme puisse mourir par manque d’eau et porte l’idée que tout le monde est responsable, à son niveau, de la sauvegarde de l’eau. La feuille d’eau est le signe de reconnaissance de la communauté des porteurs d’eau ».
La feuille d’eau n’est pas le seul objet porteur de ce message ?
« La campagne « porteurs d’eau » continue de vivre aujourd’hui. Il y a la lame d’eau qui est la petite sœur de la feuille d’eau. C’est une carafe en verre. Et contrairement à la gourde, qui est un objet nomade, la carafe est utilisée dans les maisons, dans les restaurants ou les lieux de restauration collective ».
La feuille d’eau se décline désormais avec différents messages qui sont en liens avec vos campagnes.
« Actuellement, il y en a cinq. Il y a la feuille d’eau originale qui porte le message « L’eau n’a pas de prix ». Une autre est déclinée sur le thème des gaz de schistes, une autre sur l’eau et le climat, et enfin une feuille d’eau sortie à l’occasion des 30 ans de la Fondation, qui porte une citation poétique de Danielle Mitterrand « Comme l’idée engage l’action, le rêve engage la réalité ». On peut les retrouver sur le site ou dans certains magasins Biocoop. »
« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.
Il y a un vieux général polonais qui vient aux nouvelles, puis le ministre des Affaires étrangères, des passants, des ouvriers et des ouvrières, qui ne sont pas les moins tristes, s’arrêtant un instant sur le chemin du travail et questionnent : « Comment va-t-il ? » Il, c’est Victor Hugo. Il est à l’agonie.
« Peuple et gouvernement s’unissent dans une même attente. Seules les guerres et les catastrophes ont cet effet », explique Judith Perrignon dans son roman historique « Victor Hugo vient de mourir » (Pocket).
La gazette catholique, « La Croix », regrette que le vieil homme de 83 ans, n’ait pas rallié le christianisme. À vrai dire, Victor Hugo resta fidèle jusqu’au bout à ses convictions.
La police et les services de renseignements sont sur les dents : surtout pas de drapeau rouge pour les commémorations !
Victor Hugo est mort le jour où Louise Michel refusa d’être graciée et qu’elle préféra rester six années en prison s’il n’y avait pas une amnistie générale pour tous les crimes politiques. Son crime ? Avoir manifesté pour les sans-travail et pillé trois boulangeries pour distribuer le pain aux misérables.
Les misérables, justement, Victor Hugo n’est plus à leurs côtés. Du moins, physiquement, car ses écrits, eux, resteront intemporels :
« Il était homme irrésolu qui fournissait les mots de la révolte, mais écrivait comme on recoud les hommes », spécifie l’auteure dans ce remarquable petit ouvrage consacré à « L’Immortel ».
Il y a quelques mois, « Fréquence Terre » fit état de la (re)naissance du magazine « POUR » dont le slogan est « Pour écrire la liberté » (concept des années ’70). Après une longue réflexion de citoyens-militants mobilisés contre les traités internationaux, tels les TTIP, TAFTA, CETA…, « POUR » a créé un site web, organisé des conférences et des débats sur les composantes de ces traités qui, souvenons-nous en, ne trouvaient guère d’écho dans la presse traditionnelle. On sait que, depuis lors, la Commission européenne a été obligée de revoir sa copie, ou recomposer avec ses interlocuteurs, principalement des politiques sous la manifeste emprise de lobbys de multinationales.
À présent, « POUR » vient de passer à une étape supérieure dans son projet et qui se résume en neuf points :
Pour un média indépendant, c’est-à-dire uniquement dépendant de ses coopérateurs et lecteurs.
Pour le développement d’une société libre, juste et solidaire.
Pour l’opportunité donnée à chacun d’être un acteur de changement dans sa vie quotidienne.
Pour un souffle démocratique qui réconcilie action politique et expression citoyenne.
Pour la résistance à la pensée unique, au modèle dominant, au leitmotiv du « il n’y a pas d’alternative ».
Pour la mise en valeur de toutes les réflexions et actions signifiant qu’un autre avenir est possible.
Pour le choix d’une société qui ne soit pas asservie à la religion du marché, la croissance, la compétitivité et au profit.
Pour une Europe autre, qui donne vie à un idéal européen renouvelé.
Pour que le développement des débats citoyens nous permette de construire, ensemble, une société dans laquelle il fait bon vivre.
Il reste, à présent, de tenter de mettre toutes ces idées, principalement issues de réflexions parmi des chercheurs, universitaires, intellectuels…, en pratique, dans les usines et les ateliers, sur les chantiers, parmi le personnel soignant, dans l’enseignement technique et professionnel tellement oublié et qui est une filière aussi « noble » que d’autres, si pas davantage « pourvoyeur » d’emplois et de ne pas oublier que « la main est le prolongement de l’esprit », maxime chère au Compagnonnage.
Pour davantage de précisions, voir le site web www.POUR.Press qui donne le ton : « Comme un cœur qui bat au rythme de la société en ébullition. »
Les fleurs sauvages à cultiver dans son jardin. Partie 1 : La directive sur les pesticides qui seront interdits dans les jardineries en 2019 et déjà contraignante cette année. Repérer le type de sol de son jardin grâce aux plantes sauvages qu y poussent naturellement. Avec Brigitte Lapouge-Déjean.
Les choisir, les cultiver, les associer…
Cultiver des fleurs sauvages permet de transformer son jardin en niche écologique pour lutter contre la raréfaction des insectes et des oiseaux. Ces plantes travaillent aussi pour le jardinier, recolonisent les milieux dégradés, indiquent la nature des sols et jouent un rôle capital dans leur résilience et le maintien de la fertilité. Cet ouvrage permet de reconnaître et d’apprivoiser les meilleures fleurs sauvages pour un jardin de charme vivant, accueillant et coloré.
Actuellement la prolifération de deux plantes dites « envahisseuses » – l’ambroisie et le datura stramonium – doit nous alerter car elles nous indiquent la
destruction des sols par pollution chimique et la disparition du complexe argilo-humique. De très nombreuses autres plantes peuvent nous aider à décrypter notre sol.
Découvrez tous les livres de la collection Jardin bio – Facile et bio
En savoir plus sur les auteurs : Brigitte Lapouge-Déjean – Serge Lapouge
Le Jardin de Brigitte Lapouge-Déjean et de son mari Paysagiste, un jardin classé : www.jardins-albarede.com
Le nouveau gouvernement du Premier ministre Edouard Philippe a été dévoilé la semaine dernière, le 17 mai. 22 ministres et secrétaires d’États ont été nommés par le président Emmanuel Macron.
Des ministres de droite, de gauche, et de la société civile, et parmi eux, une surprise, la présence de l’animateur et journaliste Nicolas Hulot à la tête du ministère de la Transition écologique et solidaire. Cette nomination laisse espérer de bonnes choses même si les craintes restent nombreuses.
La présence de Nicolas Hulot à la tête d’un grand ministère de l’environnement est a priori rassurante, mais est-ce que ses positions très affirmées pourront être entendues au sein d’un gouvernement où certains membres ne sont pas totalement acquis à la cause écologique ?
« Il est en charge d’un ministère d’État qui inclue l’énergie. Connaissant le tempérament de Nicolas Hulot, c’était très important qu’il ait l’Énergie pour peser sur les décisions qui seront prises. Sa nomination va au-delà de ces points précis. Ce qui fait sa force, c’est sa conscience et son engagement pour la question de la lutte contre le changement climatique de façon globale. Nicolas Hulot n’est pas juste quelqu’un qui s’intéresse à l’environnement. Il a énormément travaillé pour imaginer une version compatible de la société avec la lutte contre le changement climatique.
Depuis plusieurs années, il est l’un des acteurs qui pose la question du capitalisme, tels qu’il est mis en œuvre aujourd’hui, comme chemin irréconciliable avec la possibilité de travailler réellement à la lutte contre le changement climatique. Cela tranche avec d’autres postes ministériels, notamment ceux confiés à des personnalités de LR avec Bruno Le Maire à l’Économie qui n’est pas du tout sur cette position. Ce sera très intéressant de vérifier les arbitrages et si Nicolas Hulot est bien le numéro 2 du gouvernement.«
Sur les solidarités, l’accès à l’eau, le droit à l’eau, est-ce qu’un ministre tel que Nicolas Hulot peut être un point d’appui pour les actions et engagements de France Libertés ?
« On est dans l’expectative. Ce gouvernement vaudra si et seulement si les législatives permettent de dégager une majorité qui soit compatible avec le gouvernement tel qu’il a été créé. Si on est dans la configuration d’un gouvernement qui s’installe et qui dure, alors un ministre, issu de la société civile devrait être plus à même à nous aider à faire avancer ces questions. Sur le droit à l’eau, nous avons eu la sensation, à tort ou à raison, que Ségolène Royal était plutôt un frein que réellement engagée à nos côtés sur le droit à l’eau.
C’est important pour les associations d’avoir un ministre issu de la société civile qui connaisse bien ces sujets et avec qui nous avons eu l’occasion de travailler ensemble. Cela peut changer la donne s’il a les pouvoirs de mettre en œuvre les politiques qu’il souhaite porter. »
Sur vos actions à l’international, comme la lutte contre l’extractivisme, le brevetage des savoirs des peuples autochtones ou sur les liens entre les entreprises transnationales, qu’espérer-vous du nouveau ministre sachant que le président Macron est un fervent partisan des traités tel que le CETA ou le TAFTA, alors Nicolas Hulot s’est clairement positionné contre ?
« A priori, Emmanuel Macron aurait garanti à Nicolas Hulot le fait d’enclencher un processus d’audit de l’accord du CETA pour en vérifier les tenants et les aboutissants en termes de lutte contre le changement climatique. Cela reste à vérifier. Mais cela montre qu’il y a eu des négociations entre eux sur ces points-là. C’est plutôt encourageant. Mais on sait que le ministère des Affaires étrangères est au cœur des négociations diplomatiques sur ces sujets-là. Avec l’arrivée de monsieur Le Drian, on peut être interrogatif.
Il faut espérer qu’il intègre bien dans ses nouvelles fonctions toute la dimension environnementale qui aura été au cœur de l’action de Laurent Fabius, notamment à la Cop 21. On avait un ministre des Affaires étrangères qui était très engagé sur la question environnementale. Il faut souhaiter que l’on ait demain un ministre des Affaires étrangères qui soit capable de travailler avec Nicolas Hulot de façon très forte. Avec l’accord de Paris, la France est légitime pour être au cœur d’un pool de nations ambitieuses sur le sujet. On attend du gouvernement qu’il soit sur ces lignes-là.
Avec Nicolas Hulot c’est possible. Soit il peut travailler et faire avancer sur cette ligne, et la société civile sera avec lui pour que l’on aille plus vite. Soit il ne peut pas et il faudra qu’il quitte ce gouvernement très rapidement pour ne pas perdre toute la crédibilité qu’il a aujourd’hui. »
Entendre les sons émis par les cachalots, découvrir leur dialecte, tenter de comprendre par la bioacoustique et la rencontre en mer les relations entre ces cétacés magnifiques , voilà ce que vous propose cette chronique ! A découvrir d’urgence !
« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.
Durant six années, Joseph a lutté contre les autorités expropriant sa vielle demeure, la Messonière, construite sur les fondations d’un ancien château fort, dans un village proche de Brive-la-Gaillarde.
La raison ? Y faire passer une route qui, de la sorte, éviterait d’exproprier les parents du maire et un gros employeur local. Un autre épisode de copinage, en somme.
Joseph, 73 ans, était un fameux phénomène. Jeune homme, intelligent, cultivé, fiancé à Margot, soudain, il disparut de la circulation sans crier gare, sillonna les mers de toute la planète puis, des décennies plus tard, réapparut au village en vieux loup de mer. Vivant seul dans sa maison, on l’entendait intensément travailler le bois. Que pouvait-il bien fabriquer en cachette, avant d’être jeté hors de sa demeure ?
Telle est l’entame du roman de terroir de Gilles Bordes, « Chante, rossignol ».
À vrai dire, Joseph avait un projet pharaonique. Lequel ? Durant 290 pages, l’auteur, maître du genre, membre de la fameuse école de Brive, va ravir le lecteur qui, comme moi, apprécie ce genre de littérature, par une histoire mêlant secret de famille, société contemporaine. Un roman qui parle, simplement, de la vie, celle qui, parfois réserve une fin de parcours aussi surprenante qu’émotionnellement intense…