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La Mémoire encerclée de Michèle Cointe (Albin Michel)

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PGFFT et EDFT 4« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

1540 1« Naître et grandir dans un milieu d’ouvriers ou de petits employés n’est pas un bon endroit pour accumuler de merveilleux souvenirs d’enfance », lit-on dans la préface de l’ouvrage « La Mémoire encerclée » de Michèle Cointe (Albin Michel). Et, comme cette citation m’interpelle personnellement, mon intérêt pour cet ouvrage autobiographique s’est accru et je partage quelques passages de ce livre qui sont assez marquants, selon moi.

« J’ai cru, explique l’auteure, à tous les discours qui mêlaient le paradis à la résurrection, la mort à l’enfer, et l’éventualité de devenir riche aux hasards de la loterie. »

Quelle loterie ? Celle de la Française des Jeux ou celle du destin ?

Michèle Cointe déclare encore : « Le souvenir reste : c’est écrit sur les tombes, au cimetière. »

L’ouvrage évoque les années 1950, celles du grand chambardement urbain et sociétal, comme on dit aujourd’hui.

« Aux lieux détruits de la cité-jardin, les hommes qui étaient devenus vieux en quelques semaines perdaient déjà leurs mots : remises, grillages, ficelles, barrières, résédas… Et leurs fils visitaient les salons automobiles pour acheter une voiture à crédit. »

Le jouet Pinocchio, automate avec une clef dans le dos pour remonter le mécanisme, était le début de l’ère des robots, en somme.

« Les souvenirs sont comme les archives, rarement isolés… », clame encore l’auteure. Et, d’ajouter : « J’ai toujours su qu’il n’y aurait ni Mercurochrome ni remèdes pour guérir la blessure des enfants des camps derrière les barbelés. (…) Quelle nécessité de comprendre rivalise avec l’insoutenable ? »

Celle, entre autres, d’être entre les pattes crasseuses d’un pédophile à l’âge de 11  ans !

Et, après cette révélation, ce constat : « Je me demande encore par quel miracle, après avoir grandi au lieu de dépérir, un enfant s’épanouit au lieu de se faner et devient adulte prêt à tellement de renoncements pour être aimé. »

Pour ma part, je sais une chose : il y a des livres qui grandissent le lecteur !

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Un concept « particulier » pour l’Art

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Carine Joiris : « Le retour des anges »

PGFFT et EDFTLe concept d’ « Artwing » (artwing.be) est de proposer des artistes via une galerie virtuelle et/ou d’être exposés dans des établissements (une école, par exemple), voire chez des particuliers qui les accueillent chez eux.

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Areti : jubilation poétique du dessin.
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Skaii de Vega : soigner par l’art.
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Pierre Coubeau alias FSTN : le roi et le bouffon.

« Fréquence Terre » a préféré visiter une école de la capitale européenne (avec sa centaine de milliers de Français, pour 250 000 dans le pays) et voir sur place ce concept « particulier » qui propose des œuvres méritant, parfois, de se retrouver aux cimaises de galeries prestigieuses, comme on peut le découvrir sur le site de la radio.

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Ange Bruneel : dessin « automatique ».
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Bénédicte Gastout : un univers parallèle.

Les artistes présentés étaient sept. Pour chacun, des œuvres, bien entendu, agrémentées  de présentation dont j’ai extrait quelques éléments : « Ode à la liberté hypnotique de l’écriture automatique », « L’amour du trait est roi et le politiquement correct son bouffon », « Soigner par l’art », « Une artiste animée d’une jubilation poétique du dessin », « Un univers parallèle », « Les événements de la vie quotidienne fournissent son inspiration »…

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Sandrine Bouleau : Force, Ténacité, Courage.

Sans conteste, ces artistes méritent votre attention…

 

 

 

 

 

 

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Le guide terre vivante des Maladies et ravageurs au potager bio 2 sur 3, entretien avec Jean-Paul Thorez

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Maladies et ravageurs au potager bio
Maladies et ravageurs au potager bio

Le livre Maladies et ravageurs au potager bio – Prévenir, identifier, soigner… sans produits chimiques ! Collectif – Achat de livres … Découvrez tous les livres de la collection Jardin bioLe Guide Terre vivante … Utiles ou nuisibles ?

Un guide en 3 grandes parties :  Prévenir, identifier, soigner.

La semaine dernière, nous avons vu cette première partie qui consiste à observer, à préparer son sol… à laisser entrer la biodiversité… Cette semaine, nous allons voir comment identifier un problème… Le but, bien entendu, c’est d’apprendre à le corriger.

Les différentes sources de problèmes que l’on rencontre au potager sont en général :

– le climat
– les insectes,
– une mauvaise conduite du potager par le jardinier (trop d’azote, trop d’eau…)

Ensuite , c’est tout l’intérêt d’avoir ce guide entre les mains… Il y a de nombreuses photos… et là on passe toutes les sources possibles en revue… De la plante grignotée par les lapins aux taches brunes sur les feuilles, les racines dévorées par les larves de hannetons, les sillons creusés sur les feuilles par la mouche blanche ou des lépidoptères…

On a des fiches qui donnent les solutions… Comme par exemple engager une rotation pour les plantes atteintes.. c’est à dire que les insectes ou maladies resteront dans le sol d’une anne sur l’autre.. Si on, plante les tomates toujours au même endroit, on a des chances pour que la maladie revienne l’année suivante. Un geste simple c’est de les déplacer.

Les invasions de pucerons, les moisissures, les carences… Les fiches par espèces.

Tout d’abord, on peut repérer les maladies grâce aux photos… Mais aussi par grandes familles de légumes dans le potager. Vous avez des soucis avec vos carottes, rendez-vous à la page « carottes ». Vous avez des soucis avec les choux, les salades.. etc.. Rendez-vous sur la page des choux ou des salades.

On ne désespère pas… Cette partie est vraiment faite pour vous aider à identifier les maladies… Une détection parfois complexe… Mais si deux années de suite vous avez des difficultés avec vos tomates , avec une partie qui commence à pourrir ou à nécroser… Ne mettez pas forcément cela sur le dos du climat… Venez jeter un œil aux possibilités… Et surtout aux solutions – je le rappelle  » biologiques » – que vous apporte ce guide. Parfois une simple rotation sur une autre parcelle, une pulvérisation de prêle ou de bicarbonate peut suffire.

La semaine prochaine, dans le troisième et dernière partie, nous parlerons des remèdes en guise de conclusion.

 

Droit à l’eau : les actions de terrains soutenues par France Libertés

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Le droit à l’eau et la lutte contre les activités extractives sont le fer de lance de beaucoup d’actions de France Libertés. Depuis de nombreuses années, la Fondation apporte son soutien opérationnel et juridique à des associations locales qui œuvrent au quotidien pour préserver la ressource en eau.

Quelle est l’optique de ce soutien que vous apportez aux projets locaux depuis la création de la fondation ?

« L’objectif de la Fondation c’est d’agir par trois modes complémentaires, sensibiliser, plaider et agir. C’est au titre de ce troisième volet que France Libertés soutient des projets de terrain depuis sa création il y a 30 ans. On a toujours adopté une relation à double sens dans ces projets de terrain. L’objectif est de soutenir des actions d’intérêt général mais aussi d’apprendre des concepts et des pratiques venus d’ailleurs. Il s’agit à la fois de défendre les droits humains et les biens communs du vivant, mais aussi de préserver les modes de vie et les savoirs traditionnels des communautés locales et de nous en inspirer. »

En cette année 2017 vous avez choisi de soutenir plus particulièrement quatre projets. En Equateur, en Uruguay, en Afrique sub-saharienne et aux Etats-Unis. Comment s’est faite cette sélection  ?

« Ces quatre choix s’inscrivent dans le prolongement d’un appel à projet lancé en 2014 sur le droit à l’eau face aux activités extractives. Dans ce cadre, neuf projets avaient été soutenus. Quatre d’entre eux nous ont sollicités pour un prolongement de notre soutien. Cela nous a paru justifié car c’était des projets aux objectifs de longue haleine travaillant sur un changement profond et politique sur leur terrain d’action. »

Droit à leau France Libertés
© France Libertés

En Afrique sub-saharienne vous soutenez la Gaïa Fondation qui s’est engagée dans un projet de formation et de sensibilisation des populations ?

« La Gaïa Fondation est un partenaire britannique qui agit un peu partout dans le monde et plus spécifiquement en Afrique afin d’organiser une société civile capable de résister à l’extension massive des activités extractives en Afrique subsaharienne. Entre 2014 et 2016 plusieurs supports ont été réalisés, des rapports, des affiches, des vidéos, des kits de formation pour sensibiliser les acteurs locaux. Cela visait à éclairer les impacts de l’industrie extractive sur les ressources en eau au niveau local et régional. L’objectif, c’est de transformer et rassembler ces supports en un kit de mobilisation et d’information intitulé « l’eau, c’est la vie ». Car il est essentiel pour les populations locales d’avoir accès aux informations clés sur les menaces que représentent ces activités pour construire une mobilisation locale. L’autre ambition est de pouvoir diffuser ce kit au-delà de l’Afrique subsaharienne, auprès des partenaires de Gaïa Fondation et de France Libertés, pour qu’un maximum de communautés touchées par ces activités extractives puissent être accompagnées. »

En Equateur, c’est une assemblée des communautés locales qui qui s’est engagée pour préserver l’eau des pollutions.

« Notre partenaire Accion Ecologica en Equateur agit dans la zone pétrolière Libertador qui est une zone exploitée par l’entreprise étatique Petroamazonas. Au vu des pollutions provoquées par cette exploitation pétrolière, une assemblée sociale permanente des communautés affectées a été créée. Elle rassemble des délégués de 25 communautés rurales ou peuples autochtones. Accion Ecologica accompagne cette assemblée pour permettre aux acteurs locaux de porter eux-mêmes leurs revendications. Elle l’aide à s’affirmer comme un interlocuteur incontournable face à l’Etat et l’entreprise dans les travaux de réhabilitation des sols et des ressources en eau. Le programme va poursuivre le renforcement des capacités de cette assemblée qui existe depuis 2015 et d’apporter un soutien dans des activités notamment de sensibilisation à destination des enfants et des adolescents des communautés. »

La semaine prochaine nous irons en Uruguay et aux Etats-Unis pour les deux autres projets que la Fondation accompagne, toujours dans cette optique de préservation de la ressource en eau.

Pour aller plus loin :

[youtube https://www.youtube.com/watch?v=6_vokZr0fx8]

 

Cachalot, qui es-tu et que fais-tu ?

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Après nous avoir fait découvrir le programme d’études des cachalots de l’ile Maurice ainsi que ses différentes phases,  François SARANO, plongeur , océanographe,   nous explique comment nager à leurs côtés permet de les identifier individuellement et d ‘établir une carte des relations à l’intérieur des clans de cachalots.

http://www.longitude181.org

Les auteurs humanistes sont–ils en danger ?

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PGFFT et EDFT 4« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

Beaucoup de personnes ont encore en mémoire le célèbre « Da Vinci Code » de Dan Brown, ouvrage vendu à 86 millions d’exemplaires. Livre qui suscita parfois des réactions outrées et critiques acerbes. Présenté comme un « roman » avec la spécificité que, dès la première page, l’auteur faisait état d’une mise au point qui s’avéra fallacieuse sur divers éléments : « Toutes les descriptions de monuments, d’œuvres d’art, de documents et de rituels secrets sont avérées », d’autres écrits de cet auteur – au succès planétaire, reconnaissons-le – firent aussi état de « complots mondiaux » (ceux perpétrés par des juifs, francs-maçons, ésotéristes…), théorie chère à différents dignitaires nazis, entre autres.

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Salon littéraire.

Le Salon du livre « Masonica 2017 » (Bruxelles) regroupait une quarantaine d’auteurs et c’était l’occasion pour « Fréquence Terre » d’aborder ce sujet qui, à l’heure actuelle, dépasse la notion d’œuvre littéraire pour devenir un véritable thème de propagande antidémocratique.

Trois questions bien précises ont été posées à des deux auteurs :

  Notre société actuelle est traversée par des attaques, parfois virulentes, d’adeptes de la théorie du complot et un retour à des politiques totalitaristes, de quelle manière, en tant qu’auteur, pouvez-vous contrecarrer ces situations alarmantes pour la Démocratie ?

Que j’évoque des violences, parfois meurtrières, n’avez-vous pas des craintes que, vous et vos semblables humanistes, deveniez des victimes de premier plan de cette intolérance sociétale qui prend de l’ampleur ?

– Une citation, une réflexion, en guise de conclusion ?

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Philippe Liénard au micro de « Fréquence Terre ».
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Pierre Klees répond aux questions de notre chroniqueur

Dans le podcast ci-dessous, on retrouve les réponses de Philippe Liénard, 54 ans, juriste, auteur (Éd. Jourdan) et conférencier, qui est un écrivain « engagé » et Pierre Klees, 83 ans, ingénieur électro-mécanicien de formation, auteur (Éd. De l’Avant-Propos) qui, selon lui, s’adresse « aux femmes et aux hommes, athées, croyants ou agnostiques qui travaillent à l’émancipation humaine ».

Pour conclure cette rubrique, il  me plaît à rappeler cette citation d’Antoine de Saint-Exupery : « Si tu diffères de moi, mon frère, loin de me léser, tu m’enrichis. »

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Où allons-nous, mes amis ? de Marek Halter (Robert Laffont)

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PGFFT et EDFT 2« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

L’essai « Où allons-nous, mes amis ? » de Marek Halter (Éditions Robert Laffont), débute de la manière suivante : « Chacun éprouve un sentiment. La peur. Peur de la modernité, peur d’un monde qui évolue trop vite, peur d’un avenir qui semble obstrué, et, ce qui est nouveau, peur de l’autre. De l’autre perçu comme étranger. »

9782221200056Et, à cette crainte, explique l’auteur, il y a celle d’une violence aveugle qui, alors, « ajoute une peur aux peurs ».

« C’est ainsi que resurgit la théorie du complot, précise-t-il. L’ennemi intérieur n’est-il pas nourri par celui de l’extérieur ? Et inversement ? (…) Alors, s’élève brusquement, devant nos yeux, une barrière infranchissable : la haine naît ! »

Existe-t-il une solution pour la contrecarrer ?

Outre ses croyances personnelles, Marek Halter lance : « Pour se réconcilier, il faut d’abord se connaître ».

En 80 pages, j’ai encore relevé ces trois déclarations :

« La violence commence où la parole s’arrête. En effet, tant que les hommes se parlent, même s’ils s’insultent, ils ne s’entre-tuent pas. La source du racisme est l’ignorance. »

« Comment la France, où presque toute la jeunesse est scolarisée et où presque tous les élèves obtiennent leur baccalauréat, peut-elle compter autant d’ignorants ? »

« Une pensée ne succombe ni à un coup de feu, ni à un coup de lame mais à une autre pensée. »

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« Il est tellement facile de prendre des risques avec la vie des autres » !

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PGFFT et EDFT 2Dans son ouvrage « Sable mouvant », Henning Mankell, auteur suédois mondialement connu, confie des pans entiers de son existence. Surtout, celui quand, en janvier 2014, il apprenait qu’il souffrait d’un cancer. En octobre 2015, il décéda.

Entre ces deux moments, « Sable mouvant » évoque « des fragments de vie ». Un livre touchant, un témoignage sensible et dramatique à la fois.

1540 1Écologiste et humaniste, voici quelques-unes de ses pensées :

« Le vie des humains est lisible à travers leurs déchets. Là (en ce XXIe siècle), nous sommes uniques. Absolument les seuls dans l’Histoire à laisser derrière elle des déchets (nucléaires) qui resteront mortellement dangereux pendant des millénaires. Il est essentiel de réduire le recours aux énergies fossiles. Tout le monde le sait, hormis peut-être les menteurs les plus invétérés et les plus corrompus parmi les « experts du climat » travaillant pour le compte des entreprises qui en vivent. »

Au sujet d’industriels, de militaires gradés, de décideurs politiques…, Henning Mankell déclara : « Il est tellement facile de prendre des risques avec la vie des autres. »

Quant à l’aspect sociétal, il était assez convaincu de plusieurs choses :

« Parfois, la vérité doit être mise à l’envers pour être vue à l’endroit. Nous avons beau être assaillis en permanence par une tempête d’informations, nous en savons de moins en moins. Vieillir, c’est regarder en arrière. Les souvenirs des événements et des personnes peut être vécu de différentes manières. Comme quand on reprend un livre qu’on a déjà lu plusieurs fois. On découvre toujours de nouveaux éléments. Le chagrin doit vivre en nous pour que son contraire puisse devenir visible. »

Et, cette parole, certainement prémonitoire : « Le courage et la peur sont inextricablement liés. Il faut du courage pour vivre, et du courage pour mourir. »

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Le guide terre vivante des Maladies et ravageurs au potager bio 1 sur 3, entretien avec Jean-Paul Thorez

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Maladies et ravageurs au potager bio

Le livre Maladies et ravageurs au potager bio – Prévenir, identifier, soigner… sans produits chimiques ! Collectif – Achat de livres … Découvrez tous les livres de la collection Jardin bioLe Guide Terre vivante … Utiles ou nuisibles ?

Aujourd’hui la vie en bio vous parle d’un guide pratique qui va intéresser tous les jardiniers : Le guide terre vivante des maladies et ravageurs au potager bio.

Pour en parler, un des auteurs… Jean-Paul Thorez..  ingénieur agronome, ancien directeur de l’Agence régionale de l’environnement de Haute Normandie. Ce guide a été coécrit par un collectifs d’auteurs… Blaise Leclerc que nous avons eu à plusieurs reprises sur cette antenne, mais aussi Brigitte Lapouge-Déjean, Denis Pépin, un habitué, Antoine Bosse-Platière, Rémy Bacher et donc Jean-Paul Thorez… CF le guide des pommes de terres : « Je cultive mes pommes de terre, 38 variétés testées« .

Tous ces auteurs nous ont déjà parlé dans notre magazine de la problématique des ravageurs ou des maladies, car c’est un vrai souci du jardinier. Chacun a donc apporté ses solutions, elles sont condensées dans cet ouvrage. C’est un très beau guide qui fait plus de 300 pages.. Relié, avec une couverture cartonnée.

3 grandes parties dans ce guide. Prévenir, identifier, soigner.

Sur la principe de la médecine chinoise.. « Mieux vaut prévenir que guérir »… Nous abordons aujourd’hui la Première partie… Ce sont tous les conseils pour prévenir les maladies… Pour qu’elles n’arrivent pas jusqu’au potager.

Pour prévenir, on observe… On peut déjà observer le sol…

Puis dans le guide on voit aussi que certaines plantes peuvent être des des marqueurs évidents. On repère la qualité et le type de sol par les « herbes folles » qui y poussent naturellement… Ainsi, l’ortie révèle un sol trop riche en en matière organiques. Le plantain, le liseron, le chiendent…

Dans cette partie, on révise aussi les associations de culture, les rotations pour éviter l’épuisement du sol, mais aussi et surtout pour éviter que les nuisibles ne s’installent. Une grande règle de la culture bio…

On apprend à désherber sans produits chimiques. Tout le monde est d’accord. Pour éviter de voir arriver les mauvaises herbes, on paille. Et puis il y a les plantes naturellement envahissantes. On en parlait en introduction. Ces plantes sont révélatrices des types de sols… Deux méthodes… D’abord, on se relève les manches pour les supprimer… Mais attention. Parfois on s’y prend mal et en voulant les supprimer, on favorise leur développement, à chaque mauvaise herbe sa méthode.

  • Le chiendent
  • le liseron…

quelques conseils de base pour toutes ces plantes… On surveille l’arrivée des graines pour les couper avant qu’elles ne se se re-sèment… Pour l’Oxalis on évite de les couper, il faut arracher les bulbes avec.. On paille ou on fait de l’engrais vert pour l’asphyxier .

On termine cette première partie avec une chose que l’on répète à longueur d’interview dans ce magazine… On favorise la biodiversité. C’est un gage de bonne santé du potager. On laisse venir les coccinelles. A l’aide de photos, on voit les animaux que qui aident le jardinier…

Fin de cette première partie, une « révision de bon sens » avec vous Jean-paul Thorez. Notre guide de référence, c’est le guide terre vivante des maladies et des ravageurs du potager bio. C’est un guide de 300 pages paru chez Terre vivante « terreviante.org ». Dans la première partie nous avons vu comment prévenir les maladies en apprenant à observer et à garder un sol sain grâce à des gestes simples… La semaine prochaine, nous verrons ensemble la deuxième partie de ce guide… Il s’agit d’identifier…. Identifier les maladies, les soucis… Nous allons voir comment repérer si nous avons à faire à un problème de climat, un problème de sol ou encore à une invasion d’insectes…. Coup de chaud, sécheresse, mauvaise qualité du sol, parasites… C’est la semaine prochaine…
[youtube https://www.youtube.com/watch?v=JnY0Bqm-ak8]

Les 104 projets inutiles de France Nature Environnement (rediffusion)

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© FNE

Autoroutes, parcs de loisirs, barrages, aéroport, décharges, golfs, viaducs ou grand stade… C’est une centaine de projets d’aménagements du territoire qui sont pointés comme inutiles par la Fédération France Nature Environnement. Après le drame du barrage de Sivens, la question de la légitimité et de l’utilité de certains grands travaux se pose de plus en plus prestement.

Sivens, Notre Dame des Landes ou le Center Parc de Roybon en Isère sont les points de crispations les plus médiatiques actuellement. Mais ils ne doivent pas en occulter d’autres.

L’association a ainsi recensé 104 projets dont les coûts environnementaux sont sous-estimés ou dont les bénéfices sociaux et économiques paraissent surévalués.

104 points noirs qui révèleraient un grave déficit de démocratie d’après France Nature Environnement qui, dans ces dossiers, se bat pour que la nature soit préservée, le dialogue environnemental respecté et l’intérêt général défendu.

Quel que soit la région de France où le projet doit se faire, des similitudes apparaissent.

La plupart du temps, la consultation de la société civile reste réduite au strict minimum. En face de l’avis des citoyens, le poids des lobbies l’emporte souvent. Développement économique et chantage à l’emploi ont en général plus d’écho que l’aspect environnemental auprès des décideurs.

France Nature Environnement souligne aussi la précipitation avec laquelle les travaux démarrent. Ils sont souvent engagés avant même l’aboutissement des différents recours juridiques déposé par les associations.

Ces associations, qui tentent de s’opposer aux projets ou qui souhaitent les améliorer, se retrouvent alors devant le fait accompli. Le temps que la justice se prononce, il est souvent trop tard. Car si elle déclare le projet illégal, les bulldozers sont déjà entrés en action.

Si les recours en justice se multiplient face à ces projets, c’est donc qu’il y a un problème dans le débat démocratique préalable. Il y a bien des enquêtes publiques, mais elles ont montré depuis longtemps leurs limites. En général, elles permettent uniquement de discuter des modalités de mise en œuvre des projets, rarement de leur opportunité. Ces enquêtes s’appuient sur des documents illisibles pour la plupart des citoyens : des notes de synthèses indigestes, sans outil pédagogique pour en appréhender toutes les arcanes sont soumises à l’appréciation de chacun.

L’existence de ces enquêtes ne bénéficie souvent que de peu de publicité. Un encart sur le site internet d’une collectivité ou dans la presse ne suffit pas à donner envie au citoyen de se saisir d’un dossier qui pourtant modifiera à terme son cadre de vie. La participation à ces enquêtes reste, en conséquence, très faible.CMJN de base

France Nature Environnement souligne aussi un paradoxe dans la posture de l’Etat. Alors qu’il demande régulièrement aux citoyens de se mobiliser pour répondre aux défis écologiques, il avalise des projets d’aménagement qui ignorent totalement ces questions. Et il prend le prétexte de l’utilité publique pour accorder des dérogations qui passent outre ses propres engagements environnementaux.

Le choc de simplification voulu par le Président de la République est également pointé du doigt. L’idée défendue par ce concept est que « les procédures de participation du public et de prévention des atteintes à l’environnement sont des obstacles à la compétitivité et au redressement économique et social du pays ». Cette volonté de simplification est en contradiction avec le discours officiel qui proclame que la France doit être le « pays de l’excellence environnementale » !

Face à ces atteintes au droit du citoyen, les associations s’emparent des dossiers d’aménagement et s’emploient à démontrer les aberrations des projets en gestation. Et elles parviennent tout de même à influer positivement sur certains d’entre eux. France Nature Environnement n’est d’ailleurs pas uniquement dans la critique. Elle met aussi en avant les projets positifs pour l’environnement.

Projets inutiles ou bénéfiques, ils figurent donc sur une carte de France publiée sur le site de la fédération France Nature Environnement. Une carte qui sera régulièrement mise à jour en fonction des avancées de chaque dossier. Des projets jugés comme nuisibles pourront peut-être se reverdir en fonction des évolutions apportées. Et inversement un chantier salué comme étant protecteur de l’environnement pourrait aussi être moins bien noté si des renoncements devaient apparaitre.
[googlemaps https://www.google.com/maps/d/embed?mid=ze2Uk-_yD28I.k2RHH1KGQQbk&w=640&h=480]

Pour aller plus loin :

[youtube]http://youtu.be/ZHbaRlhyPb0[/youtube]