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L’homme irrespectueux de l’Environnement et la rose sauvage

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ft150En voyant l’état désastreux de notre environnement, je me suis dit qu’Albert Camus était un fameux visionnaire quand, en 1947, il y a donc juste soixante-dix ans, dans son « Carnet V », il écrivait déjà :

« À mesure que les œuvres humaines ont fini par recouvrir peu à peu les immenses espaces où le monde sommeillait, à tel point que l’idée même de la nature vierge participe aujourd’hui au mythe de l’Éden, peuplant les déserts, lotissant les plages, et raturant jusqu’au ciel à grands traits d’avions, ne laissant plus intactes que ces régions où justement l’homme ne peut vivre (…)

Mes images paris versailles 051ft150On peut envisager le jour où la silencieuse création naturelle sera tout entière remplacée par la création humaine, hideuse et fulgurante (…), bruissante d’usines et de trains, définitive enfin et triomphante dans la course de l’histoire, ayant achevé sa tâche sur cette terre qui était peut-être de démontrer que tout ce qu’elle pouvait faire de grandiose et d’ahurissant pendant des milliers d’années ne valait pas le parfum fugitif de la rose sauvage, la vallée d’oliviers, le chien favori. »

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Avec la FRAPNA – Le changement par l’exemple (rediffusion)

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© FRAPNA

C’est par l’exemple que l’on peut modifier son comportement. C’est le sens du Guide des Bonnes pratiques que propose la FRAPNA, la Fédération Rhône Alpes de Protection de la Nature. A l’heure où beaucoup nous promettent le changement, la FRAPNA souhaite elle, au contraire, que chacun d’entre nous puisse initier ce changement.

Les nombreux défis environnementaux que notre société doit relever nécessitent la mobilisation d’un maximum d’acteurs, tant au niveau international et national qu’à l’échelon plus local de la collectivité et du citoyen. Mais mettre en œuvre une politique environnementale ne s’improvise pas. Il est souvent compliqué de se lancer dans une action en étant sûr de mobiliser, de convaincre. Manque de connaissances, d’informations, d’expériences voire d’accompagnement, les raisons d’engagements environnementaux ratés sont nombreuses. L’appui d’associations spécialisées est l’un des moyens à disposition des collectivités désireuses de mener à bien leur projet.

Le guide de la FRAPNA permet justement de bénéficier d’un large éventail d’expériences déjà menées, et dont les retours sont évaluables.

Le recueil met en lumière ainsi 20 actions exemplaires présentées sous forme de fiches pratiques. Le contexte dans lequel elles ont été mise en œuvre est détaillé, tout comme leur coût, les partenaires et les plus-values obtenues.

On y découvre par exemple que la ville de Bristol, en Angleterre, a décidé de prendre en charge la gestion de la totalité de ses ressources en eau afin d’en préserver sa qualité et de l’économiser. Récupération des eaux de pluie, contrôle de la qualité des cours d’eau, vérification de l’utilisation de l’eau dans les bâtiments publics et privés, le projet de Bristol a permis d’embellir la ville et de diminuer sa facture d’eau.

En France, à Mouhans-Sartoux, dans les Alpes maritimes, c’est une Régie communale agricole qui a été créée pour permettre aux cantines scolaires de passer au “100% Bio”. La commune ayant des difficultés à trouver des produits biologiques en passant par ses marchés publics, elle a décidé de produire elle-même les fruits et légumes à destination de la restauration collective

A Rueil-Malmaison, en banlieue parisienne, ce sont les crèches municipales qui ont été accompagnées pour diminuer leur impact environnemental et augmenter la qualité de vie des enfants.

Au Canada, la ville de Québec a, elle, amorcé une politique de restauration des berges de la rivière Saint Charles, alliant reconquête de la rivière et valorisation urbaine.

Aux Etats-Unis, en Allemagne, en Espagne, en Grande Bretagne, ou en France, ces exemples ont plusieurs points communs : l’amélioration de la prise en compte de l’environnement, un caractère innovant, et leur faculté à être transposable à d’autres territoires.

Que ce soient des initiatives simples, rapides et peu coûteuses à mettre en œuvre, ou de réels programmes ambitieux de long terme, les actions de ce Guide des Bonnes pratiques de la FRAPNA sont un appel à l’action et la collaboration de chacun.

 

Pour aller plus loin :

 

Frère et sœur d’Esther Gerritsen (Albin Michel)

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ft150 8« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

Des routes familiales qui divergent entre un frère, Marcus, et une sœur, Olivia, c’est assez courant. Ensuite, deux destins, à première vue totalement aux antipodes,  et qui se recroisent, voici qui est moins banal. Et, puis, quand ces deux parents « fusionnent » littéralement, cela sort vraiment de l’ordinaire.

DSC01127ft150Tout comme la présentation de ce « Frère et sœur » d’Esther Gerritsen paru chez Albin Michel, proposée de manière inaccoutumée dans la présente rubrique : l’avis autorisé d’une lectrice :

« Une sœur, quelque peu moraliste dans l’existence, devient directrice financière dans une entreprise en difficulté, mais elle a des compétences et des ressources financières pour affronter la situation.

Parallèlement, son frère est fragile et faible, considéré comme « disqualifié » dans la société.

Frère et sœur n’ont pas tellement de relations, jusqu’au jour où, en pleurs, il lui téléphone : « On va m’amputer d’une jambe ! » Diabétique, il ne s’était jamais soigné.

Olivia est dubitative, car s’est un habitué aux problèmes et, peut-être, fait-il du « cinéma ». Elle l’écoute attentivement et se rend compte que Marcus dit la vérité. Il raccroche. Elle ne sait pas où il est hospitalisé.

Quelques heures plus tard, en pleine réunion d’entreprise, elle quitte ses collègues et part à la recherche de son frère. De fil en aiguille, il va s’installer dans la famille d’Olivia, son mari et leurs enfants, et en modifie même le climat et la dynamique.

De l’individualisme, on passe à l’ouverture à l’autre. Il y a reconnexion entre tous, car Olivia se remémore que c’est Marcus qui s’occupait d’elle, alors que leurs parents étaient aux abonnés absents… Assurément, un tournant dans le récit.

Pour moi, ce livre est construit sur un rythme de théâtre et on ressent la création d’un lien familial intense. C’est un peu la morale de l’ouvrage, tout en se demandant qui, au fond, fut le plus heureux dans cette histoire ? »

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Pourquoi Charles Baudelaire détestait les Belges !

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DSC01108ftDSC00994ftJusqu’au 11 mars 2018, se tient une étonnante et époustouflante exposition à la Maison du Roi, musée situé sur la Grand Place de Bruxelles et consacrée à l’illustre Charles Baudelaire (1821-1867) sous le titre « Pauvre Belgique ! »

Ayant séjourné de 1864 à 1866 dans la capitale belge, l’auteur des « Fleurs du Mal » a écrit un virulent pamphlet à son sujet, dont quelques extraits guident le visiteur à travers peintures, photographies et témoignages de Bruxelles des années 1860 :

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La Senne.

DSC00993ft« Tous les Belges, sans exception, ont le crâne vide. Dois-je remercier Dieu de m’avoir fait Français et non Belge ? Peuple siffleur, signe de crétinisme. Bruxelles est un trou, une grotesque capitale. La capitale des singes. Allez en Belgique et vous deviendrez moins sévères pour votre pays. Ce peuple ne se bat pas pour des idées, il ne les aime pas. L’aspect de la femelle belge repousse toute idée de plaisir. »  (La totalité des citations de ce reportage au musée est reprise dans le podcast ci-dessous).

Mais, pourquoi, donc, Baudelaire détestait-il autant Bruxelles et les Belges ? Parce que, explique-t-on au musée, Baudelaire était dans une période d’amertume, de maladie et de dénuement. De plus, il était habité par un esprit de vengeance envers les Belges qui ne reconnaissaient pas son talent, par ses ressources misérables et par les maux qui le tourmentaient.

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La Maison du Roi, l’un des plus beaux musées de la capitale de l’Europe.

Ironie ou leçon de l’Histoire, cent cinquante ans après sa mort, il est mis à l’honneur dans l’un des plus beaux musées de la capitale de l’Europe !

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Exclusif : Poignant et courageux témoignage d’une jeune Tibétaine

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DSC01081ft150Au 8e Festival culturel du Tibet organisé dans la capitale de l’Europe au profit de projets éducatifs dans cette partie de l’Himalaya,  une jeune exilée tibétaine de 20 ans accepta de parler au micro de « Fréquence Terre ». Ayant quitté sa terre natale à l’âge de 8 ans, elle transita par l’Inde avant d’aboutir en Europe pour y suivre des études. Déjà dépouillée de sa culture et de sa personnalité, elle y est admise comme une… Chinoise ! Si ce courageux témoignage est le reflet d’un drame humain, il démontre à suffisance que la lutte citoyenne pour un « Tibet libre » n’est pas une simple vue de l’esprit et qu’il serait grand temps que les décideurs et politiques occidentaux agissent pour éviter que soit radiée de l’humanité la culture tibétaine, sans parler, bien sûr, de s’opposer à la répression qui s’abat depuis des décennies sur six millions d’habitants.

Voici quelques extraits de ce témoignage, la totalité de l’interview se trouvant sur le podcast ci-dessous :

DSC01100ft150« À l’âge de 8 ans, certes, je voyais la cohabitation entre les Chinois et les Tibétains, après, j’ai su qu’il y avait l’oppression. Si on possédait une photo du Dalaï-Lama, on risquait jusqu’à quinze ans de prison. C’est en Inde, que j’ai appris que nous ne pouvions pas avoir une liberté d’expression et une culture à nous. »

 « J’ai dû m’adapter. Au Tibet, il y avait l’Himalaya et la neige et, tout d’un coup, 34 à 40 degrés en Inde… Je n’avais plus mon pays natal, je n’étais plus reconnue… »

 « Je suis étudiante en 1ère année d’ergothérapie à la Haute École de Bruxelles et je parle encore une autre lange… C’était soit le français soit le néerlandais, et puis je suis seule… Ma maman et ma petite soeur, avec qui j’avais quitté le Tibet, sont restées en Inde. Ma mère voulait que je fasse des études pour un meilleur avenir. »

« Comme j’avais 15 ans en arrivant en Europe, j’ai été accueillie dans un centre pour mineurs. C’était dur, car il y avait plein de gens différents, alors qu’en Inde, j’étais avec des Tibétains. Et puis, il y avait le changement d’environnement. »

« À l’âge de 15 ans, j’avais déjà vécu au Tibet, en Inde et en Belgique ! »

« Au centre d’accueil, je me suis fait une amie, une Rwandaise. Elle est restée ma meilleure amie. J’ai aussi un cousin en Belgique, cela m’a un peu aidée… »

« Quand je contacte ma famille au Tibet, mes grands-parents, mes tantes…, je n’évoque pas le Dalaï-Lama ou tout ce qui est politique, pour ne pas les mettre en difficulté ou être interdite de retour dans mon pays, car les Chinois surveillent tout ! »

DSC01090ft150« J’ai accepté de vous témoigner, car cela me fait de la peine de ne pouvoir dire qui je suis réellement dans la vie courante. À côté de mon lieu de naissance, il est indiqué « Chine » au lieu de « Tibet »… »

« On enlève quelque chose de moi quand on dit que je suis née en Chine, que je suis Chinoise… »

« J’ai beaucoup d’espoir de retourner au Tibet, mais il faut être réaliste : la Chine est puissante et les autres pays ne vont pas se pencher sur le Tibet et cela ne va pas arriver de si tôt… »

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Un proviseur dans la tourmente de Larbi Adouane (Edilivre)

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« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

ft150 6DSC01049ft150 1Une fois n’est pas coutume, il est question d’une nouvelle avec l’ouvrage « Un proviseur dans la tourmente » de Larbi Adouane publié chez Edilivre, dont on signale la confiance mise dans un sujet très délicat, même si on regrette quelques coquilles, ce qui n’enlève rien au fond d’un récit poignant, bouleversant, révoltant parfois, d’une histoire inspirée d’un fait réel qui se déroula en pleine « décennie noire », celle des années ’90, dans cette belle terre de Kabylie.

DSC01046 200Un atypique proviseur d’un établissement scolaire d’une ville côtière algérienne, deviendra, malgré lui, la plaque tournante d’une situation qui, brusquement, passa de la sérénité au drame.

Dans cette cité où les habitants parlaient un mélange de berbère, d’arabe, de turc et de français, où cohabitaient les mosquées et les bars, le proviseur s’attachait à mettre en œuvre des principes d’épanouissement dans une mixité consentie, en accord avec les enseignants et les parents, où les étudiants apprenaient à travailler ensemble, à gérer eux-mêmes un foyer et des comités de représentants, où les activités culturelles et sportives étaient mises en évidence, à côté, bien entendu, des rigueurs des programmes des études.

Même les dogmes religieux étaient débattus sous forme de dialogues et non d’affrontements, les relations entre la direction et les délégations syndicales étaient, quant à elles, harmonieuses.

Bref, transparence dans la gestion, climat serein, beaux taux de réussite au Bac, ardeur au travail, respect mutuel et démocratie primaient au lycée d’El-Bordj, château ou citadelle en français.

Et puis, soudain, ce cri : « Nadir est mort ! ». L’agent de maintenance gisait au pied d’une volée d’escaliers de l’internat.

Suicide ? Chute accidentelle ? Meurtre ? Malaise ? Trouble mental ?

Peu avant, le gentil, serviable et travailleur Nadir avait brusquement changé et se montrait agressif, irrespectueux, ne reconnaissant même plus l’autorité. Cette métamorphose était-elle un signe avant-coureur  de sa mort violente ? « La nature humaine restera encore longtemps un gouffre d’incompréhensions », souligne l’auteur.

DSC01053ft150À fortiori, quand le proviseur tomba des nues face à la rumeur qui enflait et faisait de lui le coupable du drame.

« Notre destin est-il réellement entre nos mains ou est-il inscrit d’avance dans nos gènes ? » interroge avec justesse Larbi Adouane.

Assurément, un livre puissant qui pousse à la réflexion sur la société et l’âme humaine.

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Fabuleuse « Grande Librairie » (France 5)

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ft150 7logo france5Fabuleuse « Grande Librairie » (France 5) animée par François Busnel et consacrée à l’insoumission, la vraie, pas celle de salonnards, et à la désobéissance civile… avec, sur le plateau, Orsenna, Onfray, Gros, Adimi…, et deux intenses moments d’émotion : quand un reportage nous montra de jeunes syriens tout à la fois résistants à la dictature et sauvant 15 000 livres pour en faire une bibliothèque clandestine (hélas, découverte et détruite !) et, quand vint s’exprimer Asli Erdogan, auteure et icône de la résistance aux prises avec le pouvoir turc.

FtGrande L 150J’ai retenu trois phrases de cette remarquable émission qui fait honneur au service public : « Le livre n’est pas une marchandise, mais un supplément d’âme » et « Un homme qui lit en vaut deux ».

DSC01067ftL’objecteur de conscience que je suis resté depuis 1969 et l’amateur de livres que je suis depuis que je sais lire, était aussi ravi  d’entendre : « Les livres sont une source d’instruction massive ! »

Hasard ou prémonition, en avril dernier, j’avais évoqué le petit ouvrage « La désobéissance civile » de Thoreau pour « Fréquence Terre », chronique que vous pouvez-vous retrouver en podcast, bien sûr : https://frequenceterre.com/2017/04/16/desobeissance-civile-3-euros/

 

 

Comment vivre 100 ans

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ft150 5Non, le titre de cette chronique « Comment vivre 100 ans » n’est pas une blague de potache ou une affirmation d’un quelconque gourou scotché à une groupe pharmaceutique vantant « le » produit qui rend centenaire… à coups de centaines d’euros la boîte de dix pilules !

DSC01038ftIl s’agit de la très sérieuse « Méthode japonaise pour vivre 100 ans », une enquête sociologique menée par Junko Takahashi, journaliste dans des médias japonais, à la BCC, à CNN, à la RAI, à Discovery Channel…, dont le livre vient de paraître à la non moins sérieuse maison d’édition française, Albin Michel.

Une importante enquête effectuée auprès de « super seniors » japonais au sujet de leurs habitudes alimentaires, du nombre d’heures de sommeil nocturne, de leurs croyances, convictions profondes, de leur vie professionnelle et activités actuelles, de leurs projets, préférences, amours et de ce qu’ils détestent le plus…

L’auteure a interrogé des centaines de personnes et elle a établi des comparaisons avec un recordman de natation centenaire, un athlète de 104 ans, une sorte de Bolt du sprint, un photographe, âgé de dix décennies et qui est considéré comme « le centenaire le plus occupé au Japon », une dame de 104 ans qui, dès potron-minet, s’en va promener par monts et par vaux, une nageuse de 102 ans, détentrice de 25 records nationaux et 28 internationaux, la reporter de télévision la plus âgée du monde, elle a 111 ans et reste pleine de tempérament, même devant son Premier ministre, un fervent adepte des poids et haltères à 102 ans…

DSC01040ftLe tout en 300 pages de témoignages et d’avis autorisés (gérontologue, personnel de centres pour personnes âgées…) rehaussées de photos de centenaires élégants, optimistes en l’avenir, heureux de vivre.

Outre tout cela, l’ouvrage offre les clés de cette longévité et des conseils empreints d’un humour et d’une sagesse communicatifs. Du bon sens, quoi !

Il y a aussi une sorte de poème ou d’hymne, que l’on retrouve sur divers objets usuels et même dans de nombreux temples bouddhistes :

« Si la mort vient te chercher à tes 60 ans, dis-lui que tu n’est pas là.

Si la mort vient te chercher à tes 70 ans, dis-lui qu’il est encore un peu tôt pour partir avec elle.

Si la mort vient te chercher à tes 77 ans, dis-lui qu’elle reste tranquille, que la vieillesse vient juste de commencer.

Si la mort vient te chercher à tes 80 ans, dis-lui que tu te sens encore très utile.

Si la mort vient te chercher à tes 88 ans, dis-lui que tu veux encore manger un peu de riz avant de l’accompagner.

Si la mort vient te chercher à tes 90 ans, dis-lui que ce n’est pas la peine de se presser.

Si la mort vient de chercher à tes 99 ans, dis-lui que tu iras quand le moment sera venu. »

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Néanmoins, si le niveau sanitaire s’est amplement amélioré, si, aujourd’hui, il y a quatre cents fois plus de centenaires japonais que dans les années 1960, les scientifiques attirent l’attention sur le fait qu’il n’y a pas une recette miracle et unique, mais autant de façons de vivre que de centenaires. Sauf sur un point commun à tous : un esprit ouvert et une attitude combative.

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Fin des emplois aidés : un plan social pour les associations

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« Un plan social de grande ampleur pour les travailleurs du secteur associatif ! » C’est ce qu’a dénoncé mi-septembre ASSO, le syndicat des salariés du monde associatif. Les associations ont réagi à l’annonce début août par la ministre du Travail, Muriel Penicaud, de la suppression de 260 000 contrats aidés en deux ans.

En 2016, ce sont 459 000 contrats qui ont été signés. Ils sont passés à 310 000 en 2017. Et pour 2018, seuls 200 000 emplois aidés sont prévus. Aujourd’hui, le monde associatif, c’est 1,8 millions salariés. 130 000 sont des emplois aidés, soit 8%.

Démocratie locale, insertion professionnelle, actions sanitaires et sociale, défense de l’environnement, les associations craignent que la suppression de leurs emplois aidés ait des conséquences dramatiques pour leur fonctionnement. Le syndicat parle de « catastrophe humaine pour les personnes » dont les contrats ne seront pas renouvelés. Mais il y a aussi une « catastrophe sociale » induite par la décision du gouvernement. De nombreux services ne pourraient, de fait, plus être rendus à la population.

ASSO rappelle que le secteur associatif a toujours été « à la fois un grand pourvoyeur de premier emploi ainsi qu’un laboratoire du travail précaire. » Depuis les années 1990, « l’Etat n’a jamais cessé de déléguer au secteur associatif un certain nombre de missions qui lui incombent sans lui offrir les moyens de les mener à bien », explique le syndicat qui pointe la baisse continue des subventions qui s’inscrivent de plus en plus dans une « logique libérale d’appels d’offre. »

ASSO, qui réclame à la ministre la création d’un « emploi associatif de qualité », a d’ores et déjà commencer à effectuer un travail de recensement des emplois supprimés dans les associations. Une carte interactive, baptisée « Carto-grise Contrats aidés », dénombre déjà, en quelques jours, 594 emplois supprimés dans 249 structures.

Cette carte est accessible via le site du syndicat ASSO

Carto-grise Contrats aidés
Carto-grise Contrats aidés

 

Les associations restent malgré tout mobilisées. Les ONG environnementales entendent peser sur les Assises de la mobilité, qui sont lancées cette semaine. Ouvertes ce mardi 19 septembre, par le Premier ministre, Édouard Philippe, et la ministre des Transports, Elisabeth Borne, ces Assises dureront trois mois et doivent aboutir à un projet de loi pour début 2018.

Réunies la semaine dernière en amont des Assises, huit ONG ont souhaité saisir l’occasion pour sortir d’un modèle de mobilité qui a atteint ses limites et qui n’est plus en adéquation avec les exigences environnementales actuelles.

Lors sa présentation du plan climat au mois de juillet, le ministre de la Transition écologique, Nicolas Hulot, a décliné les objectifs pour que la France atteigne une « neutralité carbone » d’ici 2050. Il prévoit notamment la fin de la vente des voitures à essence et diesel d’ici 2040.

Ces engagements doivent être « mis en œuvre », assure le Réseau Action Climat qui juge le modèle de transports actuel « à bout de souffle. » Les associations environnementales, (Réseau action climat France, le Réseau pour la transition énergétique, France nature environnement, Les amis de la terre, la FUB, WWF, la Fnaut et la Fondation pour la nature et l’homme), insistent pour que, « trente-cinq ans après la dernière loi sur les transports, la future loi de programmation s’inscrive dans la trajectoire de sortie des énergies fossiles avant 2050. »

Ces Assises se doivent d’être une « formidable occasion de reposer la question de la mobilité au sein du quotidien » affirme de son côté le GART, le Groupement des autorités responsables de transport, une association d’élus de collectivités, au service de la mobilité. « Mobilités douces, VTC, covoiturage, toutes les mobilités doivent être intégrées aujourd’hui », estime pour sa part l’Union des transports publics, organisation professionnelle regroupant les entreprises de transport public et les entreprises ferroviaires.

Un unanimisme rassurant. Gageons que ce ne soient pas que des engagements de façade et que tous tirent dans le même sens pour influer fortement et positivement sur les préconisations finales de ses Assises de la mobilité et sur le projet de loi.

Pour aller plus loin :

[youtube https://www.youtube.com/watch?v=wu_05RzCVJQ]

 

 

Histoires de femmes et importante précision d’Amélie Nothomb (Livre et expo)

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ft150 4« Littérature sans Frontières est une chronique de Pierre Guelff.

 Il n’y a pas de hasard, paraît-il. Ainsi, à peine terminé le poignant roman « Port-des-Vents » d’Hortense Dufour (Presses de la Cité) consacré à quatre générations de Charentaises, que s’ouvrait une exposition remarquable dans la capitale de l’Europe : « Histoires de femmes » ou la femme dans la Société.

51AZZHfZzAL. SX195« Quand on naît femme, ici (c’est-à-dire à Port-des-Vents), il faut savoir tout faire. Aimer, accoucher, allaiter l’enfant, peiner au ménage, à la lessive, s’activer au plus dur : courbées sur la vase, les mains rougies, peiner au parc des huîtres et des coquillages ; renaître, mourir. Personne n’y est heureux mais personne ne veut quitter Port-des-Vents et cette façon âpre et puissante de vivre et de mourir », explique d’emblée Hortense Dufour dans un ouvrage émouvant, révoltant, tendre, dur et passionnant. Un endroit qui vécut vingt-deux tempêtes majeures en trois siècles : « On ne pleure pas les morts. On, les oublie ou on en meurt. On ne pleure pas les dégâts. On rassemble, on colmate, on reconstruit… » et ce credo frôle la cruauté à toute survie.

En plus de trois cents pages, l’auteure raconte le quotidien de ce village où vit une lignée de femmes hors du commun, dont la très, trop, jolie Adrienne « par qui tout arriva ». Tout ?

Hortense Dufour explique : « Si on n’échappe pas impunément à une emprise d’amour (…), seules les femmes ont cette puissance de durer et faire durer, survivre et reconstruire même parmi les ruines… »

Et, Dieu sait s’il y en eut des « ruines » humaines et matérielles à Port-aux-Vents ! Alors, il n’y a plus qu’à passer des pactes en cas d’algues tueuses d’huîtres, de tempêtes ravageuses et de passions dévastatrices. Pacte avec l’océan, pacte avec le vent, pacte avec les gens.

Adrienne, Marie-Rose, Marjolaine, tante Coco, Adèle, Gertrude, Indiana, Elena et d’autres mettent en lumière cette constatation de l’auteure : « Ici, quand on aime, c’est comme la haine : de toutes nos forces. »

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Une importante nuance d’Amélie Nothomb lue par Catherine de Vestele de l’ARA en primeur pour « Fréquence Terre ».

DSC01017ftAu micro de « Fréquence Terre » et pour son site web, Catherine de Vestele, cheville ouvrière de l’ARA, Amis de la Reliure d’Art, explique les spécificités de l’exposition, l’ARA étant l’association internationale fondée en France en 1982 par Marcel Garrigou, un bibliophile. L’ARA a pour objectif essentiel celui de promouvoir par tous les moyens possibles, cet art merveilleux, encore trop méconnu du grand public. En France, l’ARA présente ses principales expositions à la mairie du XVIe arrondissement de Paris et dans la capitale de l’Europe, au Musée des Arts du Livre et de la Reliure situé à Woluwe-Saint-Pierre.

À Bruxelles, « Histoires de femmes » se tiendra jusqu’au 10 novembre 2017.

DSC01014ftDSC01016ftLa totalité de l’interview est reprise en podcast ci-dessous mais, sachez que notre interlocutrice y évoque cet art de la reliure : tradition de raffinement manuel propre au talent féminin, ce qui n’exclut pas les relieurs masculins, faire preuve de patience, être initié(e) à d’autres disciplines artistiques (gravure, dessin…)

Et puis, ces paroles d’Amélie Nothomb : « Il y a une vingtaine d’années, j’ai eu entre les mains un répertoire d’écrivains et écrivaines. La table des matières se présentait comme suit : 1. Écrivains du passé. 2. Écrivains actuels. 3. Écrivains de guerre. 4. Poètes. 5. Écrivains de voyages. 6. Écrivains femmes. Je n’invente rien. Faut-il préciser que ce catalogue n’avait aucune intention humoristique ? » conclut l’écrivaine. Nuance importante et justifiée, donc, dans  cette terminologie !

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