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Albert Camus : Place à l’être ou, alors, mort de ce monde !

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« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

ft150« Folio » a publié les trois « Carnets » écrits par Albert Camus. Il ne s’agit pas de romans, bien sûr, mais de recueils d’impressions, d’ébauches de textes, de réflexions, qui s’étirent de 1935 à 1959, à la veille de sa mort accidentelle.

2Pour moi, ces « Carnets » sont de véritables pépites de sagesse. Voici ce que j’ai sélectionné dans le deuxième tome, celui de janvier 1942 à mars 1951.

«  On aide plus un être en lui donnant de lui-même une image favorable qu’en le mettant sans cesse en face de ses défauts. »

« La liberté est la source de la beauté. »

« Les ouvriers sont les seuls auprès desquels je me sente bien, que j’ai envie de connaître et de « vivre ». Ils sont comme moi. »

« La pauvreté est un état dont la vertu est la générosité. »

« Un monde où il n’y a plus de place pour l’être, pour la joie, pour le loisir actif, est un monde qui doit mourir. »

« Le Bouddha prêche une sagesse sans dieux et quelques siècles plus tard on le met sur un autel. »

« Alors que dans la journée le vol des oiseaux paraît toujours sans but, le soir ils semblent toujours retrouver une destination. Ils volent vers quelque chose. Ainsi peut-être au soir de la vie… Y a-t-il un soir de la vie ? »

« Dieu ne s’est pas créé lui-même. Il est le fils de l’orgueil humain. Comprendre c’est créer. »

« Il n’y a pas si longtemps, c’étaient les mauvaises actions qui demandaient à être justifiées, aujourd’hui ce sont les bonnes. »

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Les lauréats du Prix Danielle Mitterrand 2017

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© France Libertés

Le 18 novembre, la Fondation France Libertés remettra son prix Danielle Mitterrand à deux lauréats, deux acteurs de la société civile qui œuvrent pour un monde plus humaniste : le collectif Or de question et la militante autochtone Hindou Oumarou Ibrahim.

  • Avec Marie de França, volontaire en service civique sur le programme « Droits des peuples » à la Fondation France Libertés.

Ce prix existe depuis 2013. Qu’est-ce qui a motivé sa création et qu’entend-il mettre en lumière ?

« Le but était de poursuivre l’œuvre de Danielle Mitterrand et de transmettre ses valeurs, sa vision d’un monde un peu plus solidaire. C’est sa cinquième édition. Il s’agit de récompenser les initiatives citoyennes qui reposent sur le refus du fatalisme et une envie d’un monde plus juste. Il y a deux prix, le prix Danielle Mitterrand et le prix spécial Danielle Mitterrand. C’est toujours en rapport avec les thématiques de France Libertés, le droit à l’eau, le droit des peuples autochtones, la lutte contre la biopiraterie et l’extractivisme, et le peuple kurde. En 2015, nous avions remis le prix aux combattants peshmerga pour leur résistance, et en 2016 c’était Vandana Shiva qui lutte contre la biopiraterie. »

Les deux lauréats cette année sont le collectif Or de question et la militante autochtone Hindou Oumarou Ibrahim. Commençons par elle. Qui est-elle ?

hindou oumarou ibrahim portrait
© France Libertés

« C’est une jeune femme du Tchad. Elle est Peul Mbororo. C’est la coordinatrice de l’association des femmes peuls et peuples autochtones du Tchad. Elle a participé à sa création quand elle avait 15 ans. Elle est aussi représentante régionale du bassin du Congo au comité de coordination des peuples autochtones de l’Afrique, un comité qui regroupe 140 associations de 22 pays, et vice-présidente du Forum international des peuples autochtones sur le changement climatique. »

Pour quoi lui décerner ce prix spécial Danielle Mitterrand cette année ? Quel est son combat ?

« Nous l’avons mise en lumière car son combat est très proche de celui de France Libertés. Hindou Oumarou Ibrahim œuvre pour la représentation des peuples autochtones au niveau international et pour la reconnaissance de l’importance de leurs savoirs traditionnels dans la lutte contre le changement climatique. Elle est très impliquée dans la lutte contre le changement climatique, pour la protection de l’environnement et pour le droit à l’eau. Et elle est très féministe. Elle travaille sur inclusion de femmes et le droit des femmes. »

Et Hindou Oumarou Ibrahim est également l’auteur de l’ouvrage « La fille peule autochtone du Tchad », qui décrit les conditions de vie difficiles des femmes au Tchad.

Le collectif Or de question est aussi à l’honneur cette année. Il se mobilise contre le projet de mine d’or Montagne d’Or en Guyane qui, si elle était construite, serait la plus grande mine d’or à ciel ouvert jamais construite en France. En quoi ce collectif est emblématique ?

« Il est emblématique car c’est un collectif d’organisations guyanaises. C’est une action de résistance citoyenne face à un projet d’extractivisme type. C’est un des risques les plus importants au niveau de la Guyane en termes de pollution des sols, des eaux, de l’air. Mais c’est aussi un risque en termes d’impact sur les populations locales. Ce sont les Guyanais qui vont être les premiers impactés, dont les peuples amérindiens. Et on n’a pas obtenu leur consentement. Les chefs coutumiers se sont réunis. 13 d’entre eux se sont opposés fortement au projet. Le conseil consultatif des peuples amérindiens a envoyé une lettre au président de la République pour s’opposer au projet. La CNCDH, commission nationale de consultation des droits de l’homme, a demandé un moratoire sur le projet. Tous les peuples de Guyane qui ont été appelés à s’exprimer ont montré leur opposition au projet. C’est pour cela que c’est emblématique. On considère à France Libertés que les peuples autochtones ont un droit à l’autodétermination, qu’ils ont le droit de choisir leur développement, qu’ils ont le droit de refuser les projets qui vont les impacter en premier lieu. On soutient le collectif car c’est un exemple type d’extractivisme et à aucun moment leur consentement n’a été demandé. »

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© Or de question

Quel est l’impact de ce prix pour les combats des lauréats ?

« Cela dépend de chaque combat. Mais l’impact est bénéfique car cela permet à ce combat de prendre plus d’ampleur. Et cela permet de dénoncer plus fortement ce contre quoi ils s’opposent. Nous invitons des personnages politiques lors de la remise des prix et on répand la nouvelle qu’il y a encore des gens qui sont prêts à lutter contre certains projets et ils peuvent agréger plus de soutiens. »

Les deux prix Danielle Mitterrand seront remis le 18 novembre lors du lancement du Festival des solidarités à Paris.

Pour aller plus loin :

[youtube https://www.youtube.com/watch?v=Rl40Ng0f1wI]

 

 

Une société pacifiée est-elle encore possible ?

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couv fm bouddhisme dernière.blog pgfjpgPierre Guelff, journaliste, auteur et chroniqueur, a publié un essai aux Éditions Jourdan « Rencontres fraternelles avec Matthieu Ricard et le Dalaï-Lama ».

L’intérêt de cet ouvrage est de découvrir deux philosophies qui, à première vue, semblent aux antipodes, et, pourtant, elles se rejoignent pour proposer une société pacifiée et respectueuse de l’être et de l’environnement.

74ftTout d’abord, l’auteur présente les raisons qui l’ont poussé à écrire cet essai.

  • J’ai la faiblesse de croire que dans la société actuelle où la peur et le rejet de l’autre dominent, où les conflits guerriers restent par trop nombreux, où la violence au quotidien s’érige dans les habitudes au point que les autorités, impuissantes à la juguler, nous demandent de vivre avec l’idée d’un potentiel acte terroriste ou une agression en rue, dans le métro, à la poste, à la terrasse d’un bistrot, au stade…, l’hypothèse d’une société basée sur les préceptes de la Franc-Maçonnerie et du Bouddhisme était à envisager en urgence, et de l’exposer, comme j’ai tenté de le faire dans mon ouvrage.
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Rencontre du Dalaï-Lama et de Pierre Guelff.
  • Pourquoi la Franc-Maçonnerie et le Bouddhisme ?

– Parce que ce sont deux philosophies non dogmatiques. C’est essentiel comme postulat et, en définitive, un double exemple concret de solution pour une humanité en péril. Ce qui me désole dans ce contexte, d’où certaines parties de mon ouvrage, c’est l’amalgame fait entre Franc-Maçonnerie et « complotisme », Bouddhisme et drames humains en Birmanie, par exemple.

Sans nier des dérives fâcheuses, comme dans toute société humaine, j’ai la conviction que les préceptes prônés par la Franc-Maçonnerie depuis des siècles continueront de traverser le temps et l’espace, comme l’explique l’auteur Philippe du Bouleau : « La Franc-Maçonnerie est un courant d’idées que l’on peut appeler « humaniste » parce qu’il prend l’homme et le bonheur de tous comme une fin en soi et la tolérance comme premier moyen de perfectionnement individuel ». Quant aux actions violentes de certains bouddhistes relevées ces derniers temps, elles vont à l’encontre de tout ce que j’ai entendu et lu du Dalaï-Lama et de Matthieu Ricard qui ne cessent de clamer la compassion et la non-violence.

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Interview de Matthieu Ricard, dont « Fréquence Terre » fit écho.
  • Comment expliquer ces actions ?
  • Je relis les « Carnets » d’Albert Camus écrits de 1935 à sa mort, en 1960, et y ai trouvé une explication : « Le Bouddha prêcha une sagesse sans dieux et quelques siècles plus tard on le met sur un autel. » Mon livre n’a aucune vocation philosophique ou religieuse, mais il se veut le reflet de préceptes qui sont semblables, voire similaires, d’où la nécessité, pour moi, d’approfondir cette voie-là et de l’exposer. D’ailleurs, le Bouddhisme est de plus en plus analysé dans les loges et il y a mêmes des Sœurs ou des Frères y appartenant ou fréquentant, par exemple, une fraternelle les réunissant.
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Philippe Liénard, auteur et Haut Grade en Maçonnerie, interviewé par Pierre Guelff.
Regard sur la Franc Maconnerie et l Islam
L’un des récents ouvrages de Philippe Liénard a défrayé la chronique et suscité maints dialogues.

Philippe Liénard, Haut Grade en Maçonnerie, qui a écrit la remarquable préface de mon essai, précise : « Il me plaît de rappeler que ni l’une ni l’autre de ces mouvances ne sont des sectes, des religions ou des mouvements politiques. L’une et l’autre sont ouvertes, respectueuses, pacifiques et privilégient la liberté de pensée au « prêt-à-penser », dans un souci bienveillant d’épanouissement des êtres… » 

  • Pouvez-vous nous citer quelques similitudes que vous avez relevées entre ces deux philosophies non dogmatiques ?
  • Une précision avant de vous proposer des similitudes entre Franc-Maçonnerie et Bouddhisme : le terme « fraternelles » du titre de mon essai est à comprendre dans le sens de contacts professionnels effectués avec un esprit d’ouverture et de quête, et pas du tout de relations privilégiées avec le Dalaï-Lama ou Matthieu Ricard, quand bien même je mesure l’importance de les avoir rencontrés.
  • J’en viens à trois ou quatre citations maçonniques comparées à quelques-unes que j’ai enregistrées lors de mes rencontres avec le Dalaï-Lama. Ceci me paraît assez explicite pour corroborer l’hypothèse qui fait l’objet de mon essai.

    Préceptes maçonniques : « Ne fais point le mal, fais le bien. », « Réjouis-toi dans la justice ; courrouce-toi contre l’injustice… », « Pense que pour bien juger les hommes, il faut sonder les cœurs et scruter les intentions. » et « Obéis toujours à la raison. »

    Paroles du Dalaï-Lama : « La compassion n’est pas de l’indifférence, c’est s’engager au bien de tous les êtres. », « Face à la souffrance (des violences, guerres, différences majeures entre les riches et les pauvres…), il faut un changement qui ait un effet sur la société grâce à une collaboration entre le pouvoir et la bienveillance. », « Il faut aller au fond de nous, reconnaître que nous sommes des êtres humains identiques aux autres, se dire que l’humanité est commune et que l’on peut agir dans le monde si on s’ouvre à tous. » enfin « Fonder son chemin spirituel sur la raison me paraît aussi un bon cheminement. »

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    Montagne d’Or : le temps du débat public

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    © Or de question

    La plus grande mine d’or à ciel ouvert pourrait voir le jour en Guyane. Montagne d’or, c’est son nom, suscite les inquiétudes et la mobilisation des associations locales et de plusieurs ONG.

    Entre risques environnementaux et droits humains malmenés, ce projet ne provoque pas l’adhésion des populations. D’autant que les promesses d’emploi, on l’a vu la semaine dernière, restent hypothétiques.

    La Fondation France Libertés était en Guyane au mois de septembre, et a pu rencontrer les associations locales, mais aussi les représentants des entreprises. Première petite victoire : un débat public va avoir lieu sur le sujet, à partir de mars 2018. Le débat va-t-il pouvoir être posé honnêtement ?

    « Nous sommes très content de ce premier pas car la compagnie avait demandé un débat organisé par l’entreprise elle-même. Cela biaisait d’emblée le débat. Heureusement, France Nature Environnement a saisi la commission nationale de débat public qui a décidé qu’il était préférable d’avoir un débat public organisé par une commission particulière avec des experts neutres, au vu de l’ampleur du projet de ce ses conséquences possibles. Les experts vont organiser l’information de la population en Guyane sur plusieurs mois, avec l’objectif qu’aucune question posée par la population ne soit sans réponse. L’objectif est que l’entreprise réponde à tous les enjeux et que la population puisse se faire son avis après ces longs mois d’échanges. C’est vraiment une première victoire car cela va permettre de poser clairement les enjeux avec des experts neutres. »

    Quel est la responsabilité de l’Etat français dans ce projet ? D’un côté, il y les discours déterminés sur la protection de l’environnement et la lutte contre le changement climatique, et de l’autre, cette main tendue aux industriels qui vont sacrifier une partie de l’environnement de notre territoire. Quelle est la cohérence ?

    « C’est ce que l’on dénonce dans des tribunes et lorsque l’on a l’occasion de rencontrer les pouvoirs publics. Le gouvernement s’affiche très fortement dans cette après Cop21, dans cette mouvance d’action en faveur du climat. Il y a eu le discours devant l’assemblée générale des Nations-Unies. Il y a un affichage pour le climat, la France qui donne des leçons, qui s’affiche comme étant en avance. Mais en même temps, elle ne tranche pas du tout, et notamment le ministère de l’environnement, sur cet énorme projet de Montagne d’Or. Il y a un réel double discours. Il faut vraiment que le gouvernement prenne ses responsabilités et comprenne que cela pose la question de la crédibilité. Quelle crédibilité la France va avoir à donner des leçons d’écologie si elle accepte ce projet titanesque qui sera en plus la porte ouverte à de nombreux projets de la même ampleur. Rappelons que le projet se situe en plein cœur de l’Amazonie, poumon de la planète, entre deux réserves intégrales de biodiversité. Donc la France devrait vraiment refuser cette implantation. C’est ce que nous demandons : l’arrêt immédiat de ce projet, mais également de tout projet de ce type sur le territoire guyanais au regard de cette exceptionnelle biodiversité. »

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    © Conservatoire d’espaces naturels de Guyane

    L’arrêt du projet, c’est ce que la Fondation entend défendre auprès des autorités. Quelle réponse avez-vous en retour ? Quel argument vous est opposé ?

    « Ce que l’on nous rétorque, c’est ce mirage de la mine responsable, mine verte, qui est fortement mise en avant par l’entreprise et par les politiques. Pour nous, la mine verte n’existe pas. Elle a forcément des impacts. Quand on lit les premières études faites par l’entreprise, on voit que le cortège d’impact est gigantesque, notamment sur la faune, dont des espèces protégées. Il faut vraiment que la France prenne ses responsabilités et fasse de ce projet un projet emblématique de son engagement pour le climat. »

    Et pour mettre en lumière le combat des associations locales, le collectif Or de question recevra de la part de France Libertés, le 18 novembre prochain, le prix Danielle Mitterrand.

    « Le collectif Or de question regroupe plusieurs structures guyanaises. On salue leur action d’information de la population en Guyane, mais aussi le fait qu’ils soient inscrit dans cette radicalité de refuser le projet. C’est ce qui fait échos aux actions de la Fondation en ce qui concerne l’extractivisme. »

     

    Pour aller plus loin :

     

    [youtube https://www.youtube.com/watch?v=LBRC21F4Jj4]

     

    Ayurvéda pour tous ! de Stéphanie Marie (Albin Michel)

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    ft150 3Pour illustrer de manière concrète la présente chronique consacrée à l’ouvrage de Stéphanie Marie « Ayurvéda pour tous ! » (Albin Michel), voici le témoignage de Paul, septuagénaire :

    « Mon taux de cholestérol de 180 jugé bon par certains médecins, à diminuer par un autre qui voulait absolument que je prenne des statines. J’avais refusé sur base d’une expérience désastreuse avec ce type de médicamentation aux effets secondaires dévastateurs. J’ai cherché une alternative naturelle et je suis tombé sur un exercice de yoga des mains, un mudra issu de la tradition védique. Je l’ai effectué tous les jours durant plusieurs mois. Nouvelle analyse sanguine et constatation joyeuse du spécialiste pro-statines : « Votre taux est tombé à 153. C’est le résultat des statines ! » Si vous aviez vu sa tête quand je lui ai révélé que j’avais remplacé les statines par un mudra quotidien et que je continuais à le faire ! »

    Effet placebo ou non, résultat tangible ou hasard, ce témoignage est, bien entendu, à prendre avec les réserves d’usage : notre chronique n’ayant ni la prétention ni la vocation de porter un quelconque avis médical.

    ftN’empêche, il rejoignait en quelque sorte des impressions ressenties à la lecture de l’ouvrage de Stéphanie Marie, dont le sous-titre est « : « Une pratique millénaire enfin accessible ».

    L’auteure y explique, entre autres, que le yoga et ayurvéda, une médecine indienne ancestrale, sont indissociables « car ce sont deux chemins parallèles qui mènent à la pleine santé dans l’harmonie et la paix intérieure ».

    Elle développe sept clefs de l’ayurvéda : manger sainement, pratiquer du yoga pour apaiser le stress et diminuer certains symptômes liés à lui, massages pour éliminer toxines et réguler le transit, heures stables dans ses différentes activités, prendre soin de sa spiritualité, être dans la compassion et remercier Dame Nature pour certains aspects qu’elle nous offre.

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    Montagne d’Or : un désastre annoncé pour la Guyane

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    © Collectif Or de question

    La Montagne d’Or. Une dénomination flatteuse pour réalité dévastatrice pour la Guyane. C’est en fait un projet de mine d’or, à l’échelle industrielle.

    Si cette mine voyait le jour, ce serait la plus grande à ciel ouvert jamais exploitée en France, et un désastre programmé pour la Guyane. Derrière ce projet titanesque se trouvent deux entreprises, une canadienne et une russe, et un blanc-seing : celui du gouvernement français. 18 organisations, dont France Libertés, se mobilisent depuis de nombreux mois pour démontrer l’aberration d’un tel projet. Marion Veber, chargée de mission droit des peuples à la Fondation France Libertés, et Emmanuel Poilane, son directeur, se sont rendus au mois de septembre en Guyane pour rencontrer les associations locales.

    Quels sont les risques que fait peser ce projet de mine d’or ?

     

    « On est dans le gigantisme. Les impacts sur l’environnement sont nombreux. Il y a la quantité des déchets miniers qui peuvent entrainer du drainage minier acide, donc des pollutions massives des eaux et des écosystèmes. Il y a le risque de la rupture des barrages de ces déchets miniers. Et il y a la question de l’impact climatique, avec une augmentation de la consommation électrique du fait de la mine qui consommerait 100% de l’électricité actuellement consommée par la ville de Cayenne. Cela nécessiterait des besoins énergétiques colossaux avec une pollution atmosphérique très forte, générée par les aller-retours des méga camions, mais aussi des déforestations. »

    Il y a des risques environnementaux, mais aussi des risques humains.

    « Sur les droits de l’homme, à partir du moment où les écosystèmes sont mis à mal, on peut craindre une atteinte au droit à l’environnement sain. Il y a un impact particulier pour les populations autochtones qui ont des territoires de chasse et de subsistance aux alentours. Il y a aussi un impact sur le droit à l’eau de l’ensemble de la population de la Guyane s’il y avait une catastrophe telle qu’une rupture de barrage de déchet minier. Et comme souvent dans les projets miniers, il y a un grand risque pour les droits des travailleurs et notamment par la criminalisation de ceux qui vont s’opposer à la mine. C’est tout un cortège de bouleversements environnementaux, sociaux, économiques qui découleront de cette mine. »

    infographie sur montagne d or
    © France Libertés

    Quels arguments avancent les promoteurs de cette mine d’or, pour en justifier la réalisation ?

    « L’emploi. C’est vraiment l’argument majeur avancé par les promoteurs et les politiques guyanais qui sont pour la majorité en faveur de ce projet. Il faut savoir qu’en Guyane il y a un très gros problème de chômage, en particulier chez les moins de 25 ans avec 40% de chômage. L’entreprise promet 1 000 emplois en phase de construction, et 800 durant l’exploitation. C’est donc perçu comme étant très bénéfique. Sauf que l’on est frappé de voir que le seul arbitrage est d’ordre économique. Si on rapporte ces emplois à la population locale, ils sont assez fables. Et on est très sceptique sur le fait que ces emplois soient locaux. L’entreprise affiche un objectif de 80% d’emplois locaux. Ce que l’on constate sur les projets miniers sur lesquels on a travaillé, c’est que c’est très rare d’atteindre un tel taux d’emplois locaux. En Nouvelle-Calédonie, on est sur 90% d’emplois non locaux. Cela met en question cet argument de l’emploi qui créé une dépendance de la population vis-à-vis de projets du passé, sur des ressources qui sont non-renouvelables, qui vont s’épuiser, qui ne sont pas des filières d’avenir et qui vont créer une nouvelle forme de dépendance de la population vis-à-vis de compagnies minières étrangères. »

    Au mois de septembre, France Libertés a pu rencontrer les associations locales et les populations qui sont très déterminées à se faire entendre.

    « Le collectif Or de question est très mobilisé pour faire connaitre tous les tenants et les aboutissants de ce projet au niveau de la population, car il y a un gros problème d’information sur place. Ils sont très investis pour mener à bien des conférences. Lorsqu’on y était, ils ont organisé un grand meeting pour faire venir des gens qui ne sont pas à priori intéressés par cette question mais qui pourront se faire leur avis. Ce qui est important pour nous, c’est que les organisations autochtones sont très mobilisées, y compris la jeunesse, qui a d’ailleurs crée un mouvement qui essaie d’informer les populations autochtones. Les chefs coutumiers se sont positionnés contre ce projet, en août, mais aussi les organsinions de défense des droits des peuples autochtones qui revendiquent leur rapport à la nature, le besoin de protéger cette forêt amazonienne. Nous, on essaie d’éclairer ces questions-là au niveau de la métropole. »

    [youtube https://www.youtube.com/watch?v=7_wLI7TEEMM]

    Première étape d’un dialogue qui semble s’ouvrir : un débat public est prévu sur cette mine d’or en Guyane. Nous en reparlerons la semaine prochaine.

     

    Pour aller plus loin :

    [youtube https://www.youtube.com/watch?v=tpecrTeFNg4]

     

     

    « Le jeune Karl Marx » : Histoire et dévoiement

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    ft150 2De pauvres hères qui ramassent du bois mort dans une forêt appartenant à un nanti et qui sont massacrés à coups de gourdins pour ce prétendu vol, des enfants qui triment et crèvent dans les usines sous le regard méprisant de patrons inhumains se pavanant dans le luxe, une femme qui perd ses doigts à une machine pour, peut-être, une seconde d’inattention, tant elle est épuisée…, ce sont, entre autres, ces exemples mis en lumière dans « Le jeune Karl Marx », le film de Raoul Peck dont l’action se déroule principalement au milieu du XIXe siècle.

    Engels et Marx à l’écran (Photo « Le jeune Karl Marx »)

    Soit, l’histoire basée sur des faits avérés et la correspondance signée de Marx, qui justifie cette parole « Les philosophes n’ont fait qu’interpréter le monde, alors que le but est de le changer » et débouche sur la publication du « Manifeste du Parti Communiste », document catalogué de révolutionnaire et inédit.

    À l’issue de ce film, j’ai eu la réflexion suivante :

    « Comment un idéal peut-il être dévoyé à ce point, si ce n’est par des assoiffés de pouvoir et de gloriole, devenus dictateurs et véritables injures vivantes au prolétariat qu’ils prétend(ai)ent être les représentants ? »

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    La désertification, un phénomène réversible

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    Un baobab dans un paysage aride à l'est du Kenya © Banque mondiale / Flore de Preneuf

    La lutte contre la désertification est l’une des priorités des Nations-Unies, au même titre que celle contre le changement climatique. La 13e conférence des parties sur le sujet, la Cop13 , s’est achevée à la mi-septembre en Chine.

    Dégradation de terres, perte de biodiversité, disparition de la végétation, sols surexploités, les causes du phénomène sont multiples. Près de deux milliards de personnes subissent la désertification qui touche presque la moitié de la superficie de la planète.

    Nous avons vu la semaine dernière ce qui caractérisait cette désertification.  Le phénomène est-il irréversible et quelles actions peut-on mener ?

    « L’avantage de cet enjeu est qu’il existe des solutions et c’est réversible. Jusqu’à un certain point évidemment car le temps de constitution d’un sol est beaucoup plus élevé que son temps de dégradation. Mais les Nations-Unies se sont emparées de la désertification. Parmi les objectifs de développement durable, le numéro 15 vise à préserver et restaurer les écosystèmes terrestres. Il s’agit de lutter contre la désertification, restaurer les terres, les sols dégradés et lutter contre les sécheresses et les inondations. L’Onu souhaite changer de paradigme dans la gestion des terres, en passant d’un triptyque qui est actuellement dégradation des terres, abandon et migration, sur quelque chose qui va sur la protection des sols, les maintenir et restaurer le cycle de l’eau. »

    Concrètement, il s’agit donc de changer les modes de culture, revenir à des pratiques plus respectueuses du cycle de la biodiversité.

    « Exactement. Dans la lutte contre la désertification, il y a l’échelle onusienne. Mais il y a énormément de travail sur l’échelle locale à effectuer. En termes de territoire, on va de la région agricole à la parcelle. Au niveau décisionnel, il y a l’Etat, l’échelle internationale, mais aussi l’échelle de la famille, des agriculteurs, notamment en Afrique ou en Asie. Ce sont des solutions transversales qui vont intégrer plusieurs disciplines, du social à l’agricole, et faire appel à des techniques qui existent déjà, ou qui évoluent. »

    Comment les résolutions prises à Ordos en Chine sont-elles intégrées aux réflexions de la Cop23 sur le changement climatique qui va avoir lieu en novembre à Bonn, en Allemagne ?

    « Il y a des liens qui sont fait entre les conventions. Mais pour France Liberté, l’important est de soutenir les alternatives locales et de les dupliquer. Nous avons créé un webdocumentaire, issu du plaidoyer Eau et Climat, qui vise à rendre compte de toutes les alternatives existantes qui pourraient être valorisées. Par exemple, il y a le mouvement de la ceinture verte, un projet majeur de lutte contre la désertification. C’est une bande de végétation, que l’on essaie de mettre en place, qui traverse l’Afrique, et qui est issu de la biologie de Wangari Muta Maathai, prix Nobel de la paix an 2004. Ce mouvement vise à encourager les gens, et notamment les femmes, à planter des arbres pour créer une barrière contre l’érosion. Cela permet aussi d’améliorer le niveau de vie. Ces solutions passent bien souvent par l’amélioration de la gestion de l’eau de pluie. Cela peut être, par exemple, en adoptant des techniques culturelles qui limitent les besoins en eau des plantes, en choisissant des plantes plus adaptées au climat, en conservant l’eau au niveau de la parcelle pour limiter le ruissellement. Il y a aussi l’agroécologie dont un des grands principes est d’associer les plantes de façons à avoir des cultures vertueuses. La désertification est un enjeu qui nécessite un apport de toutes les solutions, à toutes les échelles et de toutes les disciplines. Cela doit être encadré par des échelles territoriales plus grandes pour prendre en compte les contraintes qui peuvent endiguer la lutte contre la désertification, comme le non-respect du droit d’accès à la terre et à l’eau. C’est ce droit d’accès qui permet de garantir aux populations un accès à long terme à leurs parcelles. La paix et la sécurité civile sont essentielles au bon fonctionnement des sociétés et la diffusion de ces pratiques. »

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    Wangari Muta Maathai – mouvement de la ceinture verte © UNESCO

    Pour aller plus loin :

    [youtube https://www.youtube.com/watch?v=HIoOdCfy8ao]

     

     

     

    Un parfum de fleur d’oranger de Gilles Laporte (Les Presses de la Cité)

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    ft150 1« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

    Voici un roman qui, de la 1ère à la 450e page, vous prendra aux tripes et à l’âme et vous mènera très probablement vers une réflexion profonde concernant le destin de certaines personnes déracinées de leur terre natale et qui, malgré une indéniable réussite professionnelle forgée à la force des poignets dans leur pays d’accueil, sont encore trop souvent considérées comme profiteuses et intruses. Mais, il n’y a pas que ça dans ce roman poignant et l’histoire contée par Gilles Laporte sous le titre d’« Un parfum de fleur d’oranger » fait incontestablement partie de ces ouvrages que l’on recommande sans la moindre réticence à ses amis !

    9782258137486 1Une histoire qui s’étire de 1883 à 1945 et qui a pour principal personnage Valturno Palazzi, compagnon  du travail, victime du despotisme de son père qui décide de confier à l’aîné de ses sept enfants la gestion d’un domaine de 300 hectares de vignes à San’t Ambrogio de Valpolicella. Il y chasse Valturno avec l’ordre formel de gagner la Lorraine. Ce qu’il fait, malgré son attachement à la belle Giulietta et l’enivrante et inoubliable fragrance de fleur d’oranger nichée dans sa nuque et entre ses seins qui, après avoir promis de le suivre, disparut de la circulation sur le chemin vers la France.

    Arrivé dans une petite cité lorraine, après quelques péripéties et avoir démontré la valeur du travail compagnonnique sur la Côte d’Azur, il bâtit sa vie professionnelle sur un seul concept : « Créer du beau et du bon dans ce monde ».

    Alors, on assiste à sa mise en œuvre, de chantier en chantier, grâce à l’entreprise Palazzi, spécialisée en taille de pierre et la construction, à sa vie sentimentale aux côtés de la jolie et battante Marie-Louise, dite Malou, de l’arrivée de Victor, son fils « déposé » par Giulietta, sa mère, des ravages de 14-18, qui devait être la « Der des Ders », de la montée du fascisme et du nazisme, d’une menace du nom de « Mostaganem » où le premier mari de la Malou, assassiné,  avait été impliqué, de la révolte du prolétariat…

    Avec ce nouveau roman de Gilles Laporte, on retrouve la puissance des mots, l’attention portée à la description des êtres et des lieux, on vibre aux sentiments dégagés par les acteurs, surtout de femmes extraordinaires, et comment ne pas être touché par cette phrase : « Le courage des ouvriers et leur savoir-faire sont une source inépuisable de liberté, leur solidarité le seul moyen d’établir dans le monde la fraternité… »  et celle, tellement d’actualité : « Quand un ouvrier fait d’une pierre brute une pierre cubique, quand il en polit les faces, quand il l’ajuste aux autres pièces, il œuvre pour l’éternité. Même si des fous de guerre la détruisent… »

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    La lutte contre la désertification, enjeu des Nations-Unies

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    La Cop 13 à Ordos - © UNCCD

    A l’instar du climat ou de la biodiversité, le phénomène de la désertification est sous le regard des Nations Unies. Elle a sa Cop, sa conférence des parties. Et la 13e du nom s’est achevé le 16 septembre dernier, à Ordos, en Chine. Ordos, une ville érigée en plein milieu du désert mongol.

    Avec Justine Richer, chargée du programme Eau, bien commun à la Fondation France Libertés.

    Cette Cop 13 tient ses origines du sommet de Rio en 1992. La lutte contre la désertification est alors devenue une des priorités des Nations Unies.

    « Suite à ce sommet sur les questions environnementales mondiales, trois conventions ont été développées. L’une sur la diversité biologique, une sur le changement climatique, celle que l’on connaît le plus et qui a donné lieu notamment à la Cop 21 de Paris en 2015. Et il y a la convention des nations Unies sur la lutte contre la désertification. C’est vraiment en enjeu très important dans la mesure où la désertification touche plus d’un milliard et demi de personnes dans le monde. Et on estime que douze millions de terres arables disparaissent chaque année. Cela touche principalement l’Afrique et l’Asie. »

    Qu’est-ce qui provoque, non pas cette avancée des déserts, mais bien cette désertification ?

    « Contrairement aux idées reçues, la désertification ne correspond pas nécessairement à l’avancée du désert, mais véritablement à la dégradation des terres. C’est lié à la perte de biodiversité et cela contribue au changement climatique global. En fait, on a une altération de la végétation qui disparaît, avec les racines. Les sols deviennent beaucoup moins poreux, puisqu’il n’y a plus de racines qui s’y enfoncent. Donc l’eau de pluie ne s’y infiltre plus. Elle ruisselle sur la surface, ce qui va encore plus dégrader le sol. L’eau n’est plus stockée. On a donc une modification du régime hydrique et des échanges avec l’atmosphère. Le sol n’est plus protégé et est complètement soumis à l’érosion mécanique des pluies ou l’érosion à cause du vent. Le sol est complètement fragilisé. »

    Le réchauffement climatique est-il le principal facteur à cette désertification ?

    « Cela y participe, mais on estime que les principaux facteurs sont anthropiques. Les ressources naturelles, à la base renouvelables, sont surexploitées et n’ont plus le temps de se régénérer. Le sol est complètement appauvri. Ce sont les activités humaines comme le surpâturage, le déboisement, la monoculture, pas adaptées au milieu environnemental, qui exercent une pression sur les ressources. Il y a aussi l’extension urbaine ou le tourisme qui ont un effet. »

    Sénégal
    Sénégal – © BBC

    La désertification a un impact sur les sols, la végétation. Est-ce que cela a aussi un impact sur les populations ?

    « Absolument. C’est un cercle vicieux. On a une baisse de la végétation, donc une baisse de la matière organique, donc des sols moins fertiles. La conséquence est l’appauvrissement des terres et donc une production agricole insuffisante. Or, on parle de cultures soit vivrières, soit destinées au commerce. Il va y avoir de larges conséquences socio-économiques sur les populations et une augmentation de la pauvreté. Ce sont généralement des populations très vulnérables, à la variabilité climatique, à la variabilité des prix agricoles. Cela peut alimenter des tensions sociales et arriver à des situations de migrations. »

    Quel est l’impact du cycle de l’eau sur le phénomène ?

    « L’enjeu de désertification est souvent étudié sous l’angle du sol. On prend moins en compte le cycle de l’eau, alors que c’est essentiel pour lutter contre la désertification et pour permettre au sol de rester stable ou de se restaurer. Les sécheresses, qui sont une insuffisance de pluie, participent grandement au processus de désertification et l’accélèrent. Selon le dernier rapport du Giec, nous allons avoir une recrudescence de ces sécheresses et donc une progression de la désertification. Lutter contre cette désertification passe beaucoup par restaurer la végétation pour augmenter l’évapotranspiration, et ensuite remettre en place un cycle de l’eau comme un cercle vertueux. Les racines vont permettre à l’eau de s’infiltrer le sol qui va pouvoir stocker l’eau. Sur le long terme, cela permet d’avoir un sol régénéré. C’est un enjeu international de climat et de développement dans lequel le cycle de l’eau peut être une solution. »

    La semaine prochaine nous verrons avec vous quelles sont les actions possibles pour lutter contre cette désertification.

    Pour aller plus loin :

     

    [youtube https://www.youtube.com/watch?v=53aexmSceRk]