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Bus cyclistes : des déplacements conviviaux et écolos (rediffusion)

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© Organisation des Bus Cyclistes

On connaissait déjà le covoiturage, ce principe de la voiture partagée pour ses déplacements professionnels ou privés, dont le nombre d’adeptes progresse un peu plus chaque jour…

Depuis plusieurs années se développe aussi le principe du pédibus, un ramassage piéton des enfants au sein d’un même village, ou d’un même quartier. Chaque matin, un ou plusieurs parents organisent un circuit sur la commune pour emmener les enfants à l’école, évitant ainsi de multiplier les voitures aux abords des établissements scolaires. Un transport collectif écolo et économique…

© Organisation des Bus Cyclistes
© Organisation des Bus Cyclistes

Il y a maintenant « les bus cyclistes« . A l’heure ou se développent un peu partout en France les vélos en libre service, tel les Vélov’ à Lyon ou les Vélib’ à Paris, une association toulousaine a eu l’idée, il ya 8 ans déjà, de fédérer ces nouveaux adeptes du deux roues.

OBC, Organisation des Bus Cyclistes, c’est son nom, propose de développer les liens entre habitants, en favorisant les modes de déplacements doux. Basée à Cornebarrieu, en Haute Garonne, Buscyclistes regroupe des amoureux de la nature qui souhaitent promouvoir le vélo comme moyen de déplacement privilégié pour les trajets entre domicile et travail.

Le concept : un convoi de cyclistes circulant sur un circuit alliant convivialité et un maximum de sécurité.

© Organisation des Bus Cyclistes
© Organisation des Bus Cyclistes

Guidé par un leader, ou conducteur, le convoi emprunte un itinéraire comprenant plusieurs stations avec des horaires de passage prédéfinis. Le conducteur garantissant le respect des horaires, chacun peut ainsi rejoindre le convoi à la station de son choix.

Outre ce bus régulier, l’association propose aussi un service à la demande. Un guide vous accompagne alors pour vous faire découvrir ce mode de déplacement et vous donne tous les conseils nécessaires pour se mouvoir en toute sécurité, ainsi que des exemples d’itinéraires… Des services gratuits, proposés par des bénévoles, qui mettent en avant la l’intérêt écologique du vélo, allié à l’aspect collectif de ce mode de transport et à son utilité.

Aller au travail à vélo peut paraître compliquer, voire incongru. Pourtant, les heureux pratiquants de ce réseau assurent être enthousiastes et redécouvrent le plaisir de faire un peu d’exercice avant d’aller travailler tout en ayant conscience de faire un geste pour l’environnement.

Si l’aventure vous tente, sachez que ces bus cyclistes ne sont pas cantonnés aux petites communes. Lancée en 2005 sur Toulouse, l’idée se répand petit à petit au-delà de la ville rose. Il existe aujourd’hui plus de 160 circuits en France. Si Toulouse affiche fièrement ses 45 itinéraires, Paris et sa petite couronne peut se targuer d’en compter déjà une trentaine. On en dénombre une dizaine à Lyon, ainsi qu’à Nantes ou à Nice, 8 à Mulhouse, 3 à Marseille Grenoble ou Aix en Provence ou encore Reims qui a démarré son premier parcours il y a peu. Mais d’autres circuits sont actuellement en gestation ailleurs.

© Organisation des Bus Cyclistes
Les itinéraires des bus cyclistes sur Lyon
© Organisation des Bus Cyclistes

Pour savoir comment remplacer votre voiture par votre vélo et pouvoir arriver moins stressé au travail, rendez-vous sur le site de l’association,  où vous trouverez tous les itinéraires, les conseils et la méthode pour créer à votre tour votre circuit local.

Pour aller plus loin :

Le TROPHEE 2017 des centres écoresponsables à EQUATION DIVE !

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En Janvier 2018, le trophée 2017 des centres de plongée écoresponsables a été remis à EQUATION DIVE par LONGITUDE181. Retrouvez CAROL LE ROUX, gérante d’EQUATION DIVE, qui nous explique les actions, les enjeux, les difficultés du quotidien pour modifier les comportements au quotidien quand on est aux Philippines, mais aussi les nombreux projets exemplaires en cours ou à réaliser.  Un exemple de ténacité  qui devrait convaincre bon nombre de s’y mettre. L’environnement c’est maintenant !

www.equation.asia

www.longitude181.org

« Laisse tomber les filles » de Gérard De Cortanze (Albin Michel)  

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ft150 1« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

CVT Laisse tomber les filles 7677Enfant de l’après-Seconde Guerre mondiale, je suis, donc, un baby-boomer qui, au fil du temps et des aléas de la vie, s’est parfaitement retrouvé dans des personnages et des situations du roman « Laisse tomber les filles » de Gérard De Cortanze, publié chez Albin Michel.

Inutile de préciser que les yéyés, traduisez « Nous sommes jeunes », selon Edgar Morin, philosophe et sociologue, j’ai bien connus ! J’y ajoute « Salut les Copains » (Générique de l’émission et couverture DVD : éditions Montparnasse), l’émission mythique d’« Europe 1 », que je devais écouter en cachette, puis « Campus » de Michel Lancelot, Mai 68, le combat ouvrier, ensuite la crise pétrolière pour mettre fin aux « Trente Glorieuses », comme disent les historiens. Mais, cette période de 1945 à 1973, « d’une exceptionnelle prospérité », prétendent-ils, ne l’était pas pour tout le monde.

Ancien ouvrier d’usine avant un radical changement de parcours professionnel, comment ne pas être d’accord avec l’auteur quand il décrit la classe ouvrière à laquelle j’ai appartenu comme suit : « Un monde où règnent la peur, les accidents du travail, les conflits sociaux, les fours qui explosent, la mort des ouvriers maghrébins respirant à pleins poumons la poussière de graphite… » ?

Mais, avant cette réalité, il y eut, effectivement, le temps des copains, la nouvelle vague, celle qui allait balayer beaucoup de choses sur son passage.

DSC01616Un nouveau monde prenait naissance. Entre parents et ados, « c’était une véritable guerre de générations qui s’engageait » et certains éditoriaux tiraient à volonté sur cette jeunesse, qu’elle qualifiait de dépravée : « Salut les voyous ! », « Les blousons noirs envahissent la France »… Pourtant, nous écoutions Peter, Paul and Mary, Nina Simone, Jean Ferrat, censuré par le pouvoir, Léo Ferré et autres qui chantaient des hymnes à la paix, contre les guerres et les racismes, alors que certains découvraient le rock d’Elvis, de Vince Taylor, de Gene Vincent ou étaient des fans inconditionnels de Johnny, des « Chaussettes Noires » et de Sylvie, voire de Paul Anka, de Joan Baez, que tous revêtaient des jeans, gars comme filles, achetaient des 45 tours, et, surtout, que cette jeunesse en avait marre des interdictions, des restrictions, des brimades et des lois datant de Mathusalem et Napoléon qui brimaient le peuple.

Ainsi, durant 350 pages, l’auteur décrit avec une précision chirurgicale, et pour cause, ne déclara-t-il pas que « tout roman était autobiographique » (« Le Soir », janvier 2018) ?, le destin de François, rocker que les trips tentaient, Lorenzo, l’intello et sportif accompli, grand ami d’Antoine, fils d’ouvrier et gauchiste dans l’âme – ce qui n’est pas une tare, hein ! -, mais, aussi, de Michèle, féministe en herbe, dont tous les trois étaient épris et qui, dès ses 15 ans, envoya balader les amies et amis de ses grands-parents, qu’elle adorait, au motif qu’il s’agissait de « vieux cons » !

La rupture des générations s’étendait. Qu’en resta-t-il ? Que devint ce quatuor et tous les autres yéyés et rockers ? Avec « Laisse tomber les filles », vous avez un superbe ouvrage pour vous le raconter et, éventuellement, un triple CD de musique des années 60.

Quand la réalité rejoint la fiction, en somme ! J’en suis un témoin encore vivant !

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Le soir du 7 janvier 2015…

Et puis, et puis…, des premiers chapitres où je lis : « Les ambitions et les rêves de la jeunesse alimentent la morale véritable d’une société que la génération des yéyés est en train de bouleverser » à « Trois amis autour d’une même fille. Tous trois secrètement amoureux. Chacun d’eux prêt à renier les deux autres pour ne garder que la seule petite amoureuse qui a bien compris tout le pouvoir qui était désormais le sien », on se demande tout ce que cela va donner. Ne retombe-t-on pas dans les clichés et les comportements d’avant la révolution yéyé ?

Les derniers courts chapitres des 436 pages de ce livre, également formidable sur le plan de l’analyse sociétale, poussent littéralement le lecteur à découvrir la suite réservée à ces baby-boomers et soixante-huitards. Sont-ils aussi devenus des « Je suis Charlie » ?

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« Ce feu qui me dévore » de Paul Couturiau (Presses de la Cité)

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ft150« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

9782258137714 Si comparaison n’est pas raison, le personnage principal, Bernard Bertin, du roman « Ce feu qui me dévore » de Paul Couturiau paru dans la collection « Terres de France » aux Presses de la Cité, me fait fortement penser à Meursault dans « L’Étranger », le mythique livre d’Albert Camus.

D’ailleurs, l’auteur lui rend hommage en citant le célèbre Prix Nobel 1957 : « C’est l’histoire d’un homme banal, innocent, que la justice prend pour un criminel. Tout cela parce qu’il refuse de mentir  et d’entrer dans son jeu. »

Avec Paul Couturiau, nous voici à Metz en 1970. La maison des Bertin est en feu. Bernard, 18 ans, le fils, arrive sur les lieux du drame. Sa mère décède et son père brûle sous ses yeux. Certains témoins disent qu’il sourit.

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Paul Couturiau.

« Oui, je souris : sans doute parce que je déteste cette maison. J’y ai passé des heures horribles. Des heures d’une souffrance que je ne souhaite à personne. Cette maison est celle du malheur… »

Cette déclaration va le poursuivre, alors qu’il ne s’agit pas de la vérité.

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Albert Camus (photo « Carnets » Folio)

Et, voici, donc, Meursault quand Bernard déclare : « Demain, ou dans peu de temps, je serai enfermé derrière les barreaux et tout cela n’aura plus de sens. ». À vrai dire, « quelqu’un » a reproduit dans la réalité ce que Bernard avait écrit dans un futur roman. « Je ne suis pas coupable, mais c’est bien moi qui ai inspiré le pyromane, non ? Je n’étais pas né que j’avais déjà été condamné alors à quoi bon lutter ? » Du Camus, non ?

Ensuite, voici deux phrases qui corroborent le climat  dans lequel se déroule une situation minutieusement décrite par l’auteur : « À l’adolescence, on ne cherche pas à comprendre, on juge et on condamne… La plupart des adultes ne dépassent jamais cet âge-là » et «  Le silence est le meilleur allié de la lâcheté ».

Ici, ce n’est plus du Camus mais du Gérard de Cortanze, Prix Renaudot et de l’Académie française, qui déclara il y a peu[1] : « En réalité, un écrivain ne fait rien d’autre que d’écrire des biographies, qui sont celles de ses personnages. Tous les livres sont autobiographiques. »

Dans le fond, avec son dernier ouvrage, Paul Couturiau prouve, à suffisance, que son écriture raffinée mérite bien ces deux comparaisons.

[1] « Le Soir », 27 janvier 2018.

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Boire ou skier : la neige artificielle en question

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Les vacances d’hiver débutent ce samedi 10 février. Certains d’entre vous en profiteront peut-être pour partir à la montagne, direction les pistes enneigées.

Mais si des stations ont déjà de la neige en abondance, ce n’est pas le cas partout. De plus en plus de communes d’altitudes ont recours à de la neige artificielle pour offrir aux vacanciers le maximum de pistes accessibles. Et c’est là que cela pose problème. L’utilisation des canons à neige est loin d’être sans conséquence.

Comment les stations de sports d’hiver en sont venues à compter sur la neige de culture pour assurer leur saison de ski ? Est-ce que le réchauffement climatique est passé par là ?

« Absolument. Avec le réchauffement des températures dans les Alpes, estimé entre 1,6 degrés et 2,2 degrés depuis 1950, on a une baisse de l’enneigement. Le phénomène s’est accéléré depuis la fin des années 1980. On est à 25 jours d’enneigement de moins en moyenne par an dans les Alpes. Face à cette raréfaction de la neige, les professionnels ont dû tracter de la neige pour essayer de maintenir leur activité, notamment dans les stations de sports d’hiver de moyenne montagne, celles qui se trouve en-dessous de 1 500 mètres d’altitude. Ce sont les plus menacées. Il y a des stations qui ont déjà dû abandonner leur activité d’hiver à cause des conséquences du changement climatique. »

Le recours à ces canons à neige n’est pas sans conséquence sur le cycle naturel de l’eau ?

« Aujourd’hui, on estime qu’à peu près un tiers des pistes des Alpes en sont équipées. Mais cela nécessite énormément d’eau pour produire de la neige artificielle. Un hectare de piste en neige artificielle représente 4 000 mètres cubes d’eau par an. C’est environ une piscine olympique. Sur une année entière sur les pistes en neige artificielle, on est à 28 millions de mètres cubes d’eau consommés chaque année par les canons à neige. C’est la consommation en eau potable d’un demi-million de Français. Cette eau issue des canons à neige ne se retrouve pas mécaniquement une fois la neige fondue dans le cycle naturel. On a une déperdition d’environ 30% du taux d’eau par sublimation, quand elle passe à l’état gazeux et se transforme en neige artificielle. En termes de quantité cela pose des problèmes. En termes de qualité également puisque c’est de la neige artificialisée dont le pH est modifié. On utilise des additifs dont les effets sur la santé ne sont pas encore tout à fait clarifiés, ce qui peut soulever quelques enjeux de santé. Ces canons à neige sont alimentés bien souvent par des retenues collinaires qui sont construites spécifiquement pour la production de neige. C’est de l’eau qui se retrouve entraînée dans ce système de canons à neige en quantité considérable et qui est donc sortie de son cycle naturel. Cela perturbe tout le fonctionnement hydrologique. L’eau est stockée et utilisée dans des endroits où elle ne devrait pas l’être, à des endroits où elle aurait coulé autrement. Cela implique tous les impacts que l’on peut imaginer au niveau des étiages ou des cours d’eau, notamment dans le bassin versant. »

Cela met également en lumière les conflits d’usage ?

« Toutes ces réserves locales en eau potable sont utilisées pour les canons à neige. Cela pose des questions éthiques au niveau de l’usage de l’eau, notamment en milieu alpin où les usages sont multiples, de l’usage domestique en passant par l’agriculture, l’hydroélectricité. Et il y a la question de la biodiversité. Un étiage trop bas dans les rivières va mettre en péril les milieux naturels. Il est indispensable de réfléchir à la préservation de cette ressource. Des soucis de répartition vont créer des problèmes au niveau de la biodiversité. Est-ce que la priorité collective est celle d’avoir de la neige artificielle pour les sports d’hiver ? »

Il y a nécessité pour les stations de se réinventer ?

« Tout à fait. Une bonne solution serait certainement de penser plus localement, de sortir de cette logique de marché. Il faut aller sur des priorités collectives, sur des analyses géographiques locales en lien avec les territoires, avec la participation de tous les acteurs liés à l’eau, allant des agriculteurs en passant par les consommateurs ou les professionnels des sports d’hiver. C’est important que chacun y retrouve un équilibre. Mais l’eau est avant tout un bien commun et doit être gérer en tant que tel. »

En quoi est-ce révélateur de notre rapport à l’eau et à son utilisation, et à la place de l’eau dans la société ?

« C’est révélateur dans le sens où là, l’eau est considérée comme un bien économique, elle est utilisée dans le cadre d’une logique de marché. Or l’eau est un bien commun et devrait être pensé en tant que tel, collectivement, on devrait respecter son utilisation, le cycle de l’eau dont elle est issue. Actuellement ce n’est pas le cas avec l’utilisation de canons à neige. Et d’autant moins dans un contexte de pénurie hydrique. »

Cette question du choix à faire entre boire ou skier est à retrouver sur Bastamag, en partenariat avec France Libertés, dans une série de reportages et d’enquêtes sur les enjeux de la gestion de l’eau et des sols dans le contexte du réchauffement climatique.

Pour aller plus loin :

[youtube https://www.youtube.com/watch?v=LfmCQtEED3s]

 

Où commence l’Océan ?

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Où commence l’Océan ? Le trait de côte, ou là  où la vague vient vous lécher les pieds.  Une notion  revisitée   dans cette chronique qui vous rapproche de l’Océan . Et si vous y prenez attention, vous aurez un autre regard sur votre paysage habituel …A méditer sans modération !

« La fraternité diminue les inégalités et préserve la différence » (Albert Jacquard)

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ft150 4Dans le vaste débat sociétal au sujet de l’égalité entre les hommes et les femmes, ces dernières ont eu bien du mal à être admises dans différentes sociétés philosophiques, alors que, autres exemples significatifs, elles ne peuvent pas espérer une place dans la hiérarchie de l’Église catholique romaine, et, au niveau de l’emploi, les statistiques sont claires : à travail et compétences égaux, les femmes perçoivent un salaire moindre que les hommes. Au moins 20%, selon de récentes sources.

Si, dans un lointain passé, réel ou légendaire, certaines femme tenaient un rôle majeur (prophétesses et oracles en Grèce antique, le Christ ressuscité serait réapparu en premier lieu à Marie de Magdala…), depuis le Haut Moyen Âge elle a dû subir le régime patriarcal.

Même au sein d’une institution initiatique séculaire comme la Franc-Maçonnerie et ses nobles préceptes de liberté, d’égalité et de fraternité, la femme était refoulée.

Néanmoins, petit à petit, grâce à des luttes incessantes, les choses évoluent.

vm 75ppftC’est certainement à cela que pensèrent les organisateurs de la remarquable exposition « Les Femmes frappent à la porte du Temple » qui se tient jusqu’au 14 avril 2018 au Musée belge de la Franc-Maçonnerie[1].

Laetitia Carlier, conservatrice dudit musée et commissaire de l’exposition, y explique que « la femme a donc dû attendre longtemps que la société l’accepte comme personne à part entière dans la vie active et avant que la maçonnerie ne s’ouvre à elle et lui laisse la possibilité de trouver sa place au sein de cette communauté de pensée. Que ce soit par le biais de la franc-maçonnerie mixte ou uniquement féminine – choix fait selon la sensibilité et les attentes de chacune – la femme en maçonnerie est une histoire récente, mais néanmoins en pleine expansion »[2].

Des documents historiques, bijoux, ornements, symboles, représentations iconographiques…, spécifiques aux Loges féminines y sont exposés et proviennent d’une cinquantaine de loges, dont la preuve d’une réelle solidarité de la part de franc-maçonnes françaises lors de la constitution d’une loge féminine belge, alors que cela relevait encore d’une démarche très mal vue comme l’indiquait ce titre du quotidien catholique « La Libre Belgique » du 25 avril 1929 : « Les femmes dans la franc-maçonnerie : comment elles ont forcé (sic) les portes de la Maçonnerie belge ».

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« Lady free-mason » (photo extraite du catalogue de l’exposition).

J’ai aussi relevé ces mots sur la Charte de Constitution de « L’Épi » (en 1978) à Charleroi : « Par la constance, elles sont unies », vu le portrait d’Élisabeth St Léger ou Lady Aldworth dite « The lady free-mason » (photo ci-contre), considérée comme la première femme à avoir été initiée. Son appartenance à la Franc-Maçonnerie apparaît même sur sa tombe dans l’ancienne cathédrale anglicane irlandaise Saint-Finbarr de Cork : « Initiée à la franc-maçonnerie dans la Loge n°44 de Doneraile Court… »…

DSC01585ft150Assurément, le but de cette exposition ne fait que corroborer une déclaration du généticien Albert Jacquard : « La fraternité a pour résultat de diminuer les inégalités tout en préservant ce qui est précieux dans la différence. »

Mais, comme le démontre implicitement « Les Femmes frappent à la porte du Temple », il reste encore beaucoup de pain sur la planche.

 

[1] 73 rue de Laeken, 1000 Bruxelles.  www.mbfm.be

[2] Conclusion du catalogue de l’exposition

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Faire sa part !

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Sciences participatives, écovolontariat, découvrez comment  vous pouvez participer  par exemple sans connaissance aucune  à un programme d’observation  scientifique  des animaux  marins, tout en naviguant  en Méditerranée à bord d’un voilier avec  Cybelle Planète. Une très belle manière (écoresponsable)  d’organiser ses vacances ou son temps libre …pourquoi pas vous ?

http://www.longitude181.org

http://www.cybelle-planete.org/

Noire ou bleue ? d’Isabelle Fable (Audace)

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ft150 4noireoubleueptDe « La  vie en rose » d’Edith Piaf à « Noire ou bleue » d’Isabelle Fable (Éditions Audace), d’une chanson mythique à un recueil de nouvelles qui « secouent », il y a une sensibilité, une écoute et une observation de l’âme humaine à fleur de peau, tant chez l’interprète que chez l’auteure.

Dans le premier texte d’Isabelle Fable, l’évocation d’une explosion dans une galerie minière à huit cents mètres de profondeur, donne au lecteur des frissons d’angoisse quand elle nous livre celle de Pierrot, un jeune d’une vingtaine d’années, qui rêvait de devenir jardinier et qui est coincé dans un boyau qui peut devenir, d’un instant à l’autre, celui de sa mort.

Il a beau clamer qu’il voulait mourir au soleil, ses compagnons de détresse et lui ne remonteront peut-être plus jamais à l’air libre.

À ses côtés, dans la poussière, le noir, les halètements, la terreur, il y a Hubert, le grand Jean et le petit Pol. Le premier allait devenir son beau-père. Du moins, il l’espérait. Mathilda et Pierrot avaient le projet de s’unir et de voir la vie en rose sous un ciel tout bleu.

Et puis, dans le boyau, voici un cheval, momentanément rescapé. Cela fait un bail qu’il y tire les wagonnets et le charbon venu des entrailles de la terre. Douze ans, précisa Hubert à ses jeunes collègues. L’animal cherche aussi la sortie. Sa « Mathilda » l’attend peut-être dans un pré verdoyant près de l’arbre où siffle un oiseau bleu.

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Isabelle Fable.

Ainsi, le petit ouvrage de 80 pages d’Isabelle Fable rassemble cinq nouvelles, touchantes, émouvantes, parfois teintées d’un brin d’humour : « Les oiseaux ont toujours occupé une place de choix dans la famille Pinson », des nouvelles principalement couronnées de prix décernés lors de concours littéraires. Des lauriers bien mérités.

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Extractivisme, refaire des choix de société

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© FossilFree

L’extractivisme. Une notion une peu abstraite et complexe qui mérite pourtant une attention particulière en ces temps où les questions environnementales, sociales, économiques et humaines sont au cœur des enjeux de société.

Pour mieux comprendre ce que recouvre ces activités et leurs conséquences, la Fondation France Libertés a réalisé un webdocumentaire interactif, synthétique et didactique sur ces exploitations intensives des ressources naturelles.

  • Avec Alice Richomme, ancienne volontaire service civique à la Fondation France Liberté et conceptrice du webdoc, réalisé en partenariat avec le programme Une seule Planète.

Pourquoi avoir choisi ce support pour faire de la pédagogie sur cette thématique ?

« L’objectif était de fournir un support accessible sur une question très compliquée. Il a été pensé en complément d’une première brochure que France Libertés a produite sur le sujet, mais qui était beaucoup plus longue. Là, c’était l’idée de faire quelque chose d’interactif et de synthétique. Le format est pensé pour deux types de publics. D’abord pour un public novice qui ne connait pas du tout le sujet et qui voudrait se familiariser avec cette thématique, avec des ressources interactives, ludiques, des vidéos, des podcasts, et pas uniquement de la lecture. Et pour un public plus averti. Cela peut être intéressant pour des associations travaillant sur ce sujet d’avoir un support par lequel elles pourraient diffuser leurs idées et se l’approprier en rajoutant des ressources dessus. Le webdoc est pensé comme un outil collaboratif. Il n’est pas exhaustif. »

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© Une seule Planète

L’extractivisme n’est pas une pratique récente, mais bien un processus qui remonte à la nuit des temps. L’extraction des ressources naturelles a forgé l’histoire du monde.

« L’extraction de matière première a toujours existé. Mais l’extractivisme est une nouveauté dans le sens où cela se fait à une échelle et avec un impact environnemental et social encore jamais vu. Les moyens techniques que nous possédons pour extraire des ressources sont nouveaux à l’échelle de l’histoire de l’Humanité. On peut creuser plus profond, avec des volumes beaucoup plus importants. L’extraction de matières premières s’est faite pour répondre à des besoins. L’idée d’extractivisme est que cela ne répond pas seulement à des besoins, mais surtout à l’idée qu’il y a de la spéculation derrière, des projets financiers qui lient toute cette exploitation à un profit recherché par des investisseurs. C’est  complétement décalé de la demande mondiale. »

On a déjà abordé ici les conséquences environnementales, sociales, économiques et humaines de l’extractivisme. Mais on va se faire l’avocat du diable. Les ressources minières sont devenues indispensables pour nos sociétés, les objets du quotidien, les nouvelles technologies, les moyens de transports. Il faut donc bien continuer à explorer et exploiter les sous-sols ?

« C’est une question qui est très compliquée. Le problème majeur est le refus de penser les limites de notre environnement et du support écologique sur lequel nous vivons et sur lequel nous tirons ces ressources. Il y a des limites. Mais comme nous ne les prenons pas en compte, on ne réfléchit pas non plus à  nos modes de consommation, à nos modes de production. Il y a deux problèmes. En refusant de penser les limites comme incompatibles avec certains rouages de notre système économique mondialisé, on ne se donne pas les moyens de changer les choses. Et il y aussi une question de conscience de chacun. Les gens ne s’interrogent pas sur ce qu’ils consomment, sur l‘idée que tous les objets électroniques nécessitent beaucoup de métaux dont on ne sait pas toujours comment ils sont extraits. Quand ils sont en fin de vie, cela créé des déchets électroniques dont on ne s’occupe pas vraiment. C’est aux gens de prendre conscience de tout cela. Les changements, s’il sont apportés par quelques associations qui crient dans le désert, seront forcément marginaux. Il faut porter le sujet comme quelque chose de politique et pas seulement comme un débat technique. »

L’idée du webdoc est donc aussi de montrer que des alternatives à l’extractivisme existent. Et que l’on peut agir en tant que citoyen, en tant que consommateur ?

« L’idée n’est pas de déprimer les gens mais de leur monter que tout cela repose sur des choix qui doivent être repenser aujourd’hui, au vu des différents symptômes de cirse écologique auxquels on est confrontés. Il y a des pistes pour ne pas faire un changement radical du jour au lendemain, mais il faut changer le système, être beaucoup moins dans l’excès et repenser les besoins. Il y a des initiatives qui ont été mises en place dans l’idée de réorienter les investissements. Le problème de cette fuite en avant, c’est avant tout les financements massifs investis dans ces projets. En coupant cette manne financière, on pourrait réorienter l’argent vers des projets plus propres. Il faut sortir des énergies fossiles. Les premières initiatives citées dans le webdoc, comme FossilFree, de l’association 350.org, souhaitent désinvestir les grandes institutions, universités, banques, des projets particulièrement polluants, pour aller vers des projets d’énergies renouvelables. Cela pose la question de comment on fait à grandes échelle des projets d’énergies renouvelables, sachant que cela nécessite aussi des infrastructures gourmandes en étaux rares. Ce sont des questions extrêmement compliquées. On ne peut pas y répondre aussi facilement. Il n’y a pas de solutions miracles. »

Webdoc
© Une seule Planète

Ce sont des choix de société à faire ?

« Les choix que l’on fait impliquerons forcément des conséquences sur l’avenir. Il faut savoir si ces conséquences on les veut, ou pas. Si on ne les veut pas, il faut se dire que rien n’est verrouillé, même si le système, tel qu’il est actuellement, parait très difficile à remettre en question, tellement il est ancré dans le quotidien. »

Pour aller plus loin :

[youtube https://www.youtube.com/watch?v=7EcL3wxXzSs]