Les villes françaises ont encore des efforts significatifs à faire pour favoriser les déplacements à vélo de leurs habitants. C’est ce qui ressort du dernier baromètre des villes cyclables publié par la Fédération française des Usagers de la Bicyclette (FUB). 316 communes de France métropolitaine et d’outre-mer ont été passées au crible des habitants via le site de la fédération. Les résultats 2017 du classement mettent en avant les difficultés des citadins à se déplacer à vélo confortablement et en sécurité. Au final, seulement 21 villes ont obtenu une note supérieure à la moyenne.

Au palmarès des villes de plus de 200 000 habitants les plus vélo-compatibles, c’est Strasbourg qui se trouve sur la première marche du podium. Avec une note moyenne de 4,10 sur 6, la capitale alsacienne obtient de très bons résultats sur la plupart des critères testés, que ce soit sur la disponibilité des vélos en libre-service, la qualité du réseau de pistes cyclables, ou la possibilité de faire réparer son vélo facilement. 8% des Strasbourgeois circulent à vélo dans la ville qui dispose de 600 kilomètres de pistes cyclables, 6 000 vélos en libre-service, des parkings dédiés et des rues où les vélos sont prioritaires sur les voitures.
Avec une note de 3,91 sur 6, Grenoble s’adjuge la tête du classement des villes de 100 à 200 000 habitants. Les Grenoblois saluent les efforts importants faits par leur municipalité pour favoriser les vélos et affirment que circuler à bicyclette en ville est agréable. Notons encore que c’est La Rochelle qui est distinguée parmi les villes moyennes de 50 à 100 000 habitants. Là encore, la place faite à la petite reine depuis de nombreuses années est saluée par les Rochelais.
Au-delà du palmarès, les Français restent relativement critiques sur le développement de la politique en faveur du deux roues dans la cité. Et ce sont principalement les enfants et les seniors qui se sentent exclus de la mobilité à vélo. Une mobilité pourtant essentielle à leur autonomie et à leur santé.
Pour développer un réseau cyclable performant pour tous, la FUB demande la création d’un fond national vélo doté de 200 M € par an. Il s’agit d’aider les villes à investir dans leur réseau d’itinéraires cyclables. La fédération s’appuie sur les exemples de villes où la politique cyclable fonctionne comme à Nantes, ou à Chambéry.
Les Français ayant participé à l’enquête suggèrent aussi que le vélo peut sauver le train régional. Pour augmenter la fréquentation des TER, et éviter que les lignes les moins utilisées soient fermées, il faut favoriser le rabattement à vélo vers les gares. La France ne compte que 30 000 places de stationnement vélo en gare contre 440 000 aux Pays-Bas où la symbiose train-vélo a transformé le transport en commun en un système « porte-à-porte ». La gare de Grenoble notamment montre la voie aux autres communes françaises avec des ses silos à vélo ultramodernes.

Le vélo est un enjeu majeur pour répondre aux crises sanitaires, souligne encore la FUB. Il est un outil de lutte contre la pollution, le bruit, ou la sédentarité. Il peut également favoriser l’insertion sociale, la recherche d’emploi par une mobilité retrouvée, et permettre de gagner un peu de pouvoir d’achat.
La Fédération française des Usagers de la Bicyclette souhaite que la future loi d’orientation des mobilités donne une impulsion nationale aux politiques cyclables locales. Le Plan vélo, annoncé par la ministre des Transports, doit en particulier inciter les villes françaises à investir enfin sérieusement dans les infrastructures cyclables… Pour permettre aux Français de choisir librement de se déplacer à vélo en toute sécurité pour sa santé, son portefeuille et l’environnement.
Pour aller plus loin :
- Fédération française des Usagers de la Bicyclette
- Baromètre des villes cyclables
- Le détail du palmarès ville par ville
[youtube https://www.youtube.com/watch?v=sTOIr2uWsPM]





« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.
Natif d’une petite cité ardennaise où Guillaume Apollinaire vécut ses premières expériences amoureuses avec une jeune fille du bourg, la citation de l’illustre poète qui débute le roman « Nocturne pour Stanislas » d’Annie Degroote, auteure majeure aux « Presses de la Cité », fut une sorte de prélude à son récit empreint d’une grande sensibilité sur fond de saga familiale, d’exil et de rapports tourmentés :



Cinq chroniques consacrées au 50e anniversaire de Mai 68 : Slogans, Radio Barricades, Che Guevara, Mai 68 et Bruxelles, L’« autre » Mai 68 : pacifisme libertaire, désobéissance civile, activisme non violent, Les « enfants » de Mai 68, la presse alternative, Mai 68 perçu dans les médias cinquante ans plus tard…









Littérature sans Frontières est une chronique de Pierre Guelff.
Avec « La Nuit de l’usine » d’Eduardo Sacheri paru aux Éditions Héloïse d’Ormesson, voici un roman touchant, révoltant, poignant, parfois sur fond de misère sociale ou, contraste saisissant, d’opulence et d’affairisme, le tout souvent teinté d’un humour décapant. Ce livre de près de 440 pages m’a beaucoup plu, car on y est littéralement scotché de la première à la dernière page. Pas une page ne lasse le lecteur, car l’histoire contée se déroule à un rythme soutenu.




Littérature sans Frontières est une chronique de Pierre Guelff.
Pour présenter cette chronique intitulée « 100 mots pour contrer la rumeur », je paraphrase quelque peu le titre de l’ouvrage « Les 100 mots de la franc-maçonnerie » d’Alain Bauer, ancien Grand maître du Grand Orient de France, et de Roger Dachez, président de l’Institut maçonnique de France, essai réédité dans la célèbre collection « Que sais-je ? » des « Presses Universitaires de France ».




Cinq chroniques consacrées au 50e anniversaire de Mai 68 : Slogans, Radio Barricades, Che Guevara, L’« autre » Mai 68 : pacifisme libertaire, désobéissance civile, activisme non violent, Les « enfants » de Mai 68, la presse alternative, Mai 68 perçu dans les médias cinquante ans plus tard…



