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Conscience et force citoyenne  (POUR écrire la liberté)

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Nouveau PGF siteFTRemarquable numéro 4 du magazine POUR (écrire la liberté), en kiosque en cette fin septembre 2018, sous le titre générique « Nous sommes tous des migrants » !

Parmi les nombreux articles, nous avons pointé celui qui met en demeure de « se positionner clairement sur l’absolue nécessité d’assurer des conditions d’accueil et/ou de séjour dignes aux personnes en transition plus ou moins longue sur notre territoire. »

Mais, au-delà de la dramatique actualité concernant les réfugiés, cet article signé Pierre Beaulieu se veut un rappel de valeurs fondamentales qui devraient être de mises dans toute la société.

mailÀ savoir, le respect de la dignité humaine ne peut pas être remis en question et « faire humanité » avec l’autre, quelle que soit sa différence apparente, car c’est ce qui nous rattache à un espoir.

Quel espoir ? Le journaliste de POUR explique : « L’espoir que notre existence a un sens, l’espoir d’ouvrir la voie et de laisser un modèle de société à nos petits frères, nos petites sœurs, nos enfants et nos petits-enfants où les femmes et les hommes vivent libres et dans le respect mutuel. »

La lutte incessante menée par POUR et par Fréquence Terre-Écolodio va dans ce sens. Dans celui de se mobiliser, c’est-à-dire de « lutter contre la dictature des quotas, des chiffres comptables et de la désinformation constante. »

Précision d’autant plus importante que, dans une précédente série de chroniques, nous avons abordé le sujet avec les ouvrages « Comment faire tomber un dictateur quand on est seul, tout petit et sans armes » de Srdja Popovic (Payot) et « L’impératif de la désobéissance » de Jean-Marie Muller (Éditions du Passager clandestin).

Reprenons la lecture de notre confrère : « En conséquence de la violence et du processus de déshumanisation enclenchés par certains acteurs économiques, politiques et idéologiques, la désobéissance civile émerge. »

Partout la conscience et la force citoyenne s’affirment autour de la dignité humaine et de ce qui en découle. La solidarité et la primauté de l’Humain sortent des abysses d’une période sombre dans laquelle un projet de société basé exclusivement sur l’accumulation, l’individualisme et le profit les avaient plongées. La lumière perce le ciel sombre et illumine le visage de milliers de personnes touchées par des élans de mobilisation. »

Après avoir rappelé quelques nécessités pour aboutir à ce que la lumière éclaire davantage notre société, POUR conclut : « Aujourd’hui, l’enjeu premier réside dans notre faculté  à dénoncer et à contrer l’influence néfaste du fanatisme des intérêts et de certains pouvoirs économiques et financiers sur nos communautés de destin. Nous affirmons que le pouvoir du citoyen réside dans sa capacité à désobéir quand c’est nécessaire, à transmettre l’information et à veiller à l’accessibilité à la contestation pour toutes et tous et enfin, dans sa capacité à créer un sens commun autour de la conscience de l’universalité d’enjeux qui touchent ou menacent finalement tout le monde… »

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Nous sommes tous citoyens : « Fakir » : il faut oser !

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Nouveau PGF siteFTAlors en reportage dans le Nord de la France, j’ai découvert le n°86 du trimestriel Fakir, particulièrement diffusé en Picardie et principalement rédigé, illustré et géré par des bénévoles. Son slogan est « Journal fâché avec tout le monde. Ou presque » ; tiré à près de 90 000 exemplaires, il n’est lié à aucun parti, aucun syndicat, fournit une contre-information combative, rigolote sur la forme mais sérieuse sur le fond, pas sectaire.

FT300DSC02919En le lisant, j’ai aussitôt fait le lien avec POUR, dont le slogan est « Pour écrire la liberté » et est un autre média alternatif, au même titre que Fréquence Terre-Écolodio dans le monde radiophonique.

FTDSC02920Fakir ose, non pas lancer des rumeurs, diffuser des infos poujadistes ou racoleuses, mais qui, sur base de dossiers fouillés et d’enquêtes approfondies (celles qui sont souvent occultées par les pouvoirs, le patronat, les médias scotchés aux multinationales), Fakir, donc, fournit une information détonante et explicite, entre autres, sur la mainmise de lobbyistes à maints niveaux de la société.

Pour illustrer mes propos, j’ai relevé quelques articles qui prouvent que la langue de bois ne fait partie de l’ADN du trimestriel et qui, heureusement, fait parfois modifier des comportements et des décisions qui paraissaient coulées dans le bronze.

« Lettre ouverte au Benalla de la Big Pharma » est un reportage qui évoque le directeur de Sanofi, la multinationale pharmaceutique française, aux étroites relations avec le président Macron malgré, selon Fakir et diverses sources crédibles citées, des dizaines de milliers d’enfants atteints de troubles neuro-développementaux précoces, notamment d’autisme, dus à l’anti-épileptique Dépakine, des rejets de vapeurs toxiques cancérigènes de son usine à Mourenx jusqu’à 190 000 fois plus que le maximum autorisé…

FTDSC02921C’est aussi la démonstration, propres statistiques du ministère de l’Éducation à l’appui, qu’un haut fonctionnaire qui voulait rayer des établissements scolaires de Somme trois collèges de petites tailles au nom de la « rentabilité » et qui avait magouillé ses arguments, a été obligé de faire marche arrière. Preuve étant donnée que les petits collèges ont un taux de réussite plus élevé que les grands établissements !

C’est, dans le même ordre de lutte contre l’inégalité sociale, les injustices, l’influence des nantis…, la preuve que la Commission européenne a menti et donné l’occasion de revoir l’autorisation de la pêche électrique, hypocritement rebaptisée « pêche par impulsions ».

Remarque de Fakir, que personnellement j’ai pu vérifier dans la capitale de l’Europe il y a déjà quelques années au sujet du rôle des lobbies à la Communauté européenne : « Ainsi semble aller la vie, à Bruxelles : quand un lobbyiste ne peut passer par la fenêtre, il entre par la grande porte, bras dessus bras dessous avec un eurodéputé. »

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Chaque trimestre, une trentaine de pages jouent donc la contre-information utile nécessaire pour tenter de sauver notre planète et la démocratie. Comme POUR, comme Fréquence Terre-Écolodio.

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LES BIEFS DU PILAT : Une solution globale de gestion de l’eau

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Les biefs du Pilat

Direction cette semaine les Monts du Pilat, dans la Loire, à la rencontre de l’association « Les biefs du Pilat ». Basée à St Chamond, l’association entend développer et promouvoir le principe d’une gestion globale et durable de l’eau. Une gestion par répartition et étalement des eaux de ruissellement excédentaires vers une infiltration continue, lente et profonde grâce à un réseau constitué principalement de biefs et de réservoirs tampons. Les biefs, une technique ancestrale remise au goût du jour par Jean Marc Hauth, le président des Biefs du Pilat….

Le cycle de l’eau et le climat sont intimement liés. Mais ce cycle naturel de l’eau a profondément été modifié au cours des siècles de part l’activité humaine, l’industrialisation ou l’agriculture intensive. Le résultat est un assèchement des zones humides au profit de prairies ou de pâturages. Dans le même temps, on a cherché à augmenter la croissance végétale en pompant l’eau des nappes phréatiques pour pallier le manque de pluie. La part d’eau infiltrée dans les sols a ainsi largement diminuée au profit de son ruissellement. Pour Jean-Marc Hauth, ces modifications humaines sont en partie responsables de l’avancée des déserts.

L’imperméabilisation des terrains, la surexploitation des nappes phréatiques et le déboisement intensif contribuent au ruissellement et amplifie les inondations. L’effet de serre n’est donc pas le seul responsable de ces dérèglements.

Pour attirer l’attention des experts et des décideurs sur ces phénomènes, les biefs du Pilat souhaitent donc promouvoir la remise au goût du jour de ces biefs en adaptant leurs aménagements, et en créant de nouveaux.

Sur le long terme, et sur une grande échelle, cette technique peut permettre d’inverser la tendance et de redonner au cycle de l’eau un rythme plus naturel.

De plus, les biefs peuvent être bénéfiques en termes de retombées économiques.

L’expérience de Jean Marc Hauth et de l’association des « Biefs du Pilat » souligne l’urgence absolue d’une gestion globale du cycle de l’eau.… Une urgence on ne peut plus d’actualité ces derniers temps….

Pour aller plus loin :

L’eau et le climat expliqués aux enfants

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Jeudi prochain, le 20 septembre, sort un numéro spécial de Mon Quotidien, le journal à destination des 10-14 ans des éditions Play Bac. Centré sur le lien entre l’eau et le climat, ce numéro, accompagné d’un dossier pédagogique à destination des enseignants, a été réalisé en collaboration avec la Fondation France Libertés.

Avec Justine Richer, chargée du programme « Eau, bien commun » à France Libertés.

« Protégeons la Terre pour préserver le climat », c’est la thématique de ce dossier spécial. Vous avez donc choisi de décliner le thème de l’eau et du climat. Pourquoi ce choix ? C’est une œuvre pédagogique ?

« Il y a quatre objectifs. Le premier, c’est de permettre aux enfants de comprendre l’implication de l’eau dans le changement climatique et dans son atténuation, ainsi que les impacts des activités humaines sur le cycle de l’eau. Notre deuxième objectif est de réussir à mobiliser les enfants pour la protection de la ressource par des actions citoyennes en leur montrant tout ce qui est possible de réaliser. Notre troisième objectif est de sensibiliser les enfants sur la question du droit à l’eau, que chacun dans le monde puisse accéder à l’eau en qualité et quantité suffisante. Et enfin, nous voulons faire avancer l’idée que l’eau est un bien commun puisqu’elle est indispensable pour vivre. Elle doit être partagée, gérée communément et non comme une marchandise. »

Mon quotidien 1
© Mon Quotidien

Le dossier s’attarde notamment sur les grandes catastrophes que peut connaître notre planète. On y voit des images d’ouragan, d’inondations, de sécheresse, de glissement de terrain. Il faut donc montrer des images chocs aux enfants, à des préados, c’est nécessaire pour leur faire prendre conscience de l’urgence climatique ?

« Effectivement, on a décidé de démarrer le numéro spécial sur une page qui fait état des catastrophes liées aux dérèglements du climat, mais surtout liées à l’eau, pour expliquer ce vers quoi on tend et comment on peut essayer d’atténuer tous ces changements et ces catastrophes qui sont désastreuses. On parle notamment de l’ouragan Harvey qui avait touché le Texas en 2017, de glissements de terrains, de vagues de chaleurs en Inde, de la fonte des glaces ou encore de la sécheresse qui sévit en Afrique de l’Est et en Afrique du Sud. C’est une façon d’ouvrir le sujet qui est certes un peu alarmante, mais il faut garder à l’esprit qu’on s’adresse tout de même à des enfants qui connaissent un tout petit peu ces phénomènes-là ou qui commencent à les appréhender. Ensuite on déroule le numéro avec des chiffres clés, des visuels… »

Il n’y a pas que les catastrophes qui sont abordées. Vous expliquez également le cycle de l’eau.

« On explique le cycle de l’eau en s’appuyant notamment sur des schémas, une interview du climatologue Hervé letreute. On s’appuie aussi sur des chiffres comme le fait que 30% des habitants de la planète vivent sans accès direct à l’eau potable. Il y a beaucoup de visuels pour étayer l’aspect très journalistique et sensibiliser les enfants. On a pu y intégrer  un dessin de la BD que nous avions développé avec Jérôme Eho, avec les personnages de Noneau et Bubulle. On donne quelques définitions pour permettre aux enfants de comprendre ce que représente l’eau. On parle par exemple de l’empreinte eau. Et on a toute une rubrique sur les actions citoyennes. »

Vous mettez aussi en avant les solutions qui existent, la place de la nature en ville et puis les actions que peuvent mener les enfants avec une mini BD, « Toi aussi tu peux rendre l’eau à la terre ».

« Ce qu’on a voulu mettre en avant, c’est le fait que les enfants peuvent avoir un rôle positif par rapport à l’eau et au climat, par leurs propres gestes, mais aussi en sensibilisant les parents, les camarades. C’est ce quelque chose sur lequel on compte beaucoup dans la stratégie de sensibilisation des enfants.»

Noneau et Bubulle
© France Libertés / Jérôme Eho

En quoi est-ce important de sensibiliser les enfants au réchauffement climatique et à ce lien entre eau et climat ? Ils font office de prescripteurs ?

« Oui. Cela nous semble très important de sensibiliser les enfants qui sont de futurs citoyens, afin de maximiser les chances de voir des futurs citoyens informés. Ave France Libertés cela fait partie des projet que nous avons développer depuis plusieurs années. On avait développé un jeu, l’Equilibro. On a la BD Noneau et Bubulle qui reprend toute cette thématique de l’eau et du climat, des relations entre les deux, des possibilités pour atténuer le changement climatique. »

Pour aller plus loin :

 

 

L’art d’être libre (dans  un monde absurde) de Tom Hodgkinson (Éditions LLL)

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Nouveau PGF siteFT« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

 Étrange livre que L’art d’être libre (dans un monde absurde) de Tom Hodgkinson (Éditions LLL) ! D’un côté il regorge de précieuses et utiles références, d’un autre côté, l’auteur nous renverrait bien au temps des cavernes quand il se veut catégorique : bannissez l’anxiété, soyez insouciant, quittez la ville, débarrassez-vous de votre montre, arrêtez la compétition et renoncez à faire carrière, ignorez le gouvernement, chassez la solitude, mettez fin à la tyrannie de la richesse et, même, cessez de travailler et commencez à vivre.

CVT Lart detre libre Dans un monde absurde 3747Pierre Rahbi qui présente cet essai, écrit : « Je ne sais pas si je suivrais l’auteur cependant que toutes ses allégations, anarchisantes ou existentialistes pourraient laisser croire que nous nous posons  en donneurs de leçons, mais je retrouve dans sa démarche de libération des contraintes quotidiennes de la modernité, nombre de nos propres propositions habillées d’un humour tout britannique et sainement évocateur. »

En d’autres termes, Pierre Rabhi explique que ce livre invite à réfléchir sur notre quotidien pour mieux agir.

Alors, faisons la part des choses et laissons l’aspect « cavernes » pour se consacrer aux multiples propos qui, de manière réaliste, mettent le lecteur en face de choix de société sur base de constatations crédibles et citations ciblées, car cet essai se veut un manifeste de résistance au monde contemporain mais, sans rejeter ce but, force est de reconnaître que des solutions proposées relèvent d’une utopie qu’il serait fort difficile à mettre en pratique, quand bien même, nous ne pouvons qu’apprécier cette volonté de remplacer la convoitise par la fraternité, la compétition par la coopération, la morosité par la joie de vivre.

Voici, donc, quelques propos de l’auteur :

« Les hommes libres ne courent pas après les richesses ou les honneurs parce qu’ils savent que cela conduit à l’esclavage, et ne craignent rien. »

« Le sentiment de culpabilité est une invention humaine. Nous choisissons de nous sentir coupables, car ce sentiment est un choix. »

« La survie du plus fort est une idée encore remarquablement répandue, non seulement comme théorie biologique mais aussi comme éthique pour la vie de tous les jours. Lorsque des nantis débattent dans les médias, ils utilisent l’expression « saine compétition », en supposant qu’il va de soi pour les auditeurs que la compétition peut être saine. »

« En théorie, la concurrence permet d’avoir des biens de qualité à des prix raisonnables. La réalité est tout autre. L’exemple frappant est celui d’une chaîne de supermarchés omnisciente et omniprésente qui détruit les communautés locales, oblige le commerce de détail de baisser le rideau, pompe l’argent des communautés locales et le reverse dans les poches de ses actionnaires. »

« Les capitalistes ont fait du temps une marchandise, ils manipulent notre instinct de compétition. Ainsi, les membres du comité de direction d’une entreprise trouvent hilarant de voir leurs employés se tuer à la tâche pour se concurrencer, obtenir un maximum d’augmentation salariale et trois semaines de congé. »

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Histoire sacrée du monde : Transformer la matière par l’esprit (4/6)  

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Nouveau PGF siteFTPoursuivons la lecture de l’essai L’Histoire sacrée du monde de Jonathan Black (J’ai Lu) avec cette quatrième chronique et le sage chinois, Lie Tseu : « C’est un fait d’expérience, que, peu avant de s’éteindre, la vue devient pour un temps plus perçante, ce qui achève de l’user. Entendre le vol des moucherons est signe qu’on va devenir sourd. Il en est de même pour le goût et pour l’odorat. Un excès d’agitation précède et amène la paralysie. Une excessive pénétration précède et introduit la folie. Tout apogée appelle la ruine. »

9782290147283blogQu’en pense l’auteur ? « Le mal, c’est la sagesse au mauvais moment. Le combat entre la lumière et les ténèbres prendra fin quand les étincelles de lumière auront réussi à transformer la matière, disait-on aussi en Perse au Ier siècle. La sagesse et les bonnes œuvres ont toujours été apportées au monde, périodiquement, par ceux envoyés par Dieu, dit-il. Bouddha en Inde, Zoroastre en Perse, Jésus en Occident, on est en plein mysticisme. »

Dans cet ouvrage volumineux, il est également très intéressant de découvrir ou de relire l’explication du passage du christianisme secte locale romaine à une religion officielle : « Au IVe siècle, Constantin fut en proie à des questionnements théologiques et il eut une vision. Celle d’une croix flamboyante dans le ciel affublée de l’inscription « Par ce signe, tu vaincras. » Le lendemain, il fit construire une croix, l’emmena au champ de bataille et emporta la lutte. Il put unifier l’empire romain grâce au Dieu des Chrétiens. Ce fut ainsi qu’il mit fin à la persécution des chrétiens. ».

Jonathan Black explique : « Dans cette histoire de Constantin, on voit des influences spirituelles s’exercer à travers un rêve, ce qui entraîne un grand tournant dans l’histoire. Certes, certains historiens doutent de la sincérité de Constantin, mais, force est de reconnaître que le christianisme qu’il défendit n’était ni fermé ni dogmatique et ne niait pas la réalité spirituelle des autres traditions religieuses. »

Certains, en ce XXIe siècle, feraient bien d’en prendre de la graine !

Autre chapitre intéressant : « Au XVe siècle, un sultan reçut la visite d’un saint soufi nommé Cheik al-Dashuti. Ils se disputèrent au sujet de Mahomet : s’était-il réellement élevé à travers les cieux ? Le sultan était un peu sceptique. Le cheik lui dit que, s’il plongeait sa tête dans une bassine d’eau, un court instant il comprendrait. Quand le cheik releva la tête, il dit avoir vécu plusieurs vies en un instant. »

Passons au XIXe siècle avec l’essayiste Thomas De Quincey : « Tous les sons articulés et tous les bruits qui se produisent sur ce globe doivent être autant de langages et de systèmes de chiffres, ayant quelque part leur clef, leur grammaire et leur syntaxe. Ainsi, les moindres choses de cet univers sont mystérieusement les miroirs des plus grandes. »

Le monde entier est une forêt de symboles, bien que la signification de ces symboles puisse ne pas apparaître à l’intelligence humaine de tous les jours. Les Connaissants, qui sont des mystiques et des visionnaires, ont la raison et l’imagination qui travaillent main dans la main, en parfaite harmonie.

Pour les soufis, le cœur est l’organe de perception des valeurs de la vie. En tant qu’organe de perception, il nous montre des choses que le cerveau ne peut pas nous montrer : l’amour, le bonheur et la beauté.

Plusieurs textes alchimiques sont attribués à Thomas d’Aquin et s’intéressaient à la spiritualisation de la matière par l’esprit.

Ainsi, l’esprit humain entame le travail de transformation en oeuvrant d’abord sur le matériau qui lui est le plus proche, le corps humain.

 

Musique : http://www.michaelmathy.be/#music

 

« Histoire sacrée du monde » : Qui sont ces fameuses « Initiatrices » ? (1/6)

Marches pour le climat : et maintenant ?

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Plus de 100 000 participants en France, des rassemblements de plusieurs dizaines de milliers de personnes dans une centaine de pays, la marche pour le climat du samedi 8 septembre rappelle, aux chefs d’Etat de la planète, l’urgence à agir.

Cette journée d’action mondiale était prévue de longue date. Organisée par l’ONG 350.org, le mot d’ordre était « Rise fot Climate », « Debout pour le climat ». Objectif : exiger des gouvernements, qu’ils agissent enfin sérieusement contre le dérèglement climatique, à trois mois de la COP 24. Plus de 850 actions ont émaillé cette journée sur tous les continents. De San Francisco à Bangkok, de Berlin à Sidney, De Tokyo à Abuja, les citoyens sont descendus dans la rue pour exiger des gouvernements de passer véritablement à l’action.

En France, cette journée a pris une résonance particulière, moins de deux semaines après la démission surprise de Nicolas Hulot, le ministre de la Transition écologique et solidaire. Un appel citoyen a initié une marche en réaction à cette démission pour reprendre l’alerte lancée par le désormais ex-ministre. « Changer le système, pas le climat ». Le slogan a été repris un peu partout dans l’hexagone. Les banderoles en appellent à « la justice climatique » et à « stopper l’industrie fossile ».

« Les citoyens sont prêts à demander des comptes et des engagements aux élus qui nous entourent », affirme Clémence Dubois, la responsable des campagnes de 350.org en France. « La société est en avance sur les gouvernements en matière d’écologie », estime de son côté le député européen EELV Yannick Jadot. Et pour l’économiste Maxime Combes d’Attac, « ce succès montre que le sursaut citoyen est là ! Il ne manque que le sursaut politique !«  Selon lui, « des mesures courageuses et visionnaires doivent être imposées à des lobbys qui n’en veulent pas. Car en matière d’écologie, le ‘En même temps’ d’Emmanuel Macron ne fonctionne pas ! » L’économiste plaide pour un abandon durable « des vieilles recettes libérales et productivistes qui aggravent la situation ». Il préfère « soutenir les voies alternatives qui s’expérimentent déjà ».

La transformation de la société n’est « pas une utopie »

Cette marche pour le climat est intervenue aussi quelques jours avant le Sommet mondial d’action pour le climat qui se tient cette semaine, du 12 au 14 septembre à San Francisco. Ce sommet rassemble tous les grands acteurs internationaux non-étatiques pour définir de nouvelles ambitions pour la planète.

Clémence Dubois, de l’association 350.org le rappelle, « on ne peut pas se reposer uniquement sur les chefs d’Etat. La responsabilité de tous les décideurs est nécessaire pour changer d’échelle ». Société civile, collectivités locales, entreprises réunies à ce sommet souligneront l’urgence de la menace du changement climatique en mobilisant les voix et l’expérience citoyenne, dans des communautés déjà confrontées à des menaces réelles.

Marche pour le climat Paris 2018
© Olivier Gollain

Au-delà de cet énième sommet mondial, les rassemblements de samedi interrogent les marcheurs de monde entier qui se sont mobilisés. Et maintenant, que fait-on ? Car l’enjeu est désormais d’inscrire ce sursaut citoyen dans la durée.

Indépendamment des Etats, les villes se sont récemment engagées. 23 villes et régions à travers le monde, dont Paris, ont pris l’engagement fin août de réduire de 50% d’ici 2030 leur volume de déchets incinérés ou mis en décharge.

Il faut passer « de l’incantation aux actes pour enfin se diriger vers une société sans carbone » ont de leur côté lancé 700 scientifiques dans un appel aux politiques publié samedi dernier par le journal Libération. « Les discours sont insuffisants. Seuls des changements immédiats et des engagements de court terme, dans le cadre d’objectifs clairs et ambitieux à l’horizon 2030, peuvent nous permettre de relever le défi climatique ». Les scientifiques l’assurent :  la transformation en profondeur de la société « n’est pas une utopie ».

Prochain rendez-vous citoyen de grande ampleur : les 6 et 7 octobre à Bayonne, avec l’arrivée du Tout Alternatiba… Pour faire entendre la voix de la société civile, porter les alternatives et résistances qui fleurissent partout en France et lancer un appel à entamer dès maintenant la transition à partir des territoires.

Pour aller plus loin :

 

 

Rencontre avec Jérémie Pichon (« Famille presque zéro déchet ») : La sobriété volontaire protège la planète

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ftDSC02841Heureusement, les artisans de la défense de notre environnement, tellement en péril depuis deux ou trois décennies, n’ont pas de frontières ! Ainsi, c’est au Centre culturel d’une commune de la capitale de l’Europe que 1.200 personnes ont suivi la conférence du Français Jérémie Pichon, sur le thème : « Famille presque zéro déchet », avec comme slogan : « Osez le mode de vie durable qui fait du bien ».

Il expliqua que sa démarche débuta par un jeu familial (deux adultes et deux enfants) : « Pourquoi tant de plastique dans notre société ? Comment diminuer le volume de notre poubelle, en sachant que nous produisons une poubelle de déchets par semaine? Peut-on vivre sans poubelle ? »

La réponse globale fut sans équivoque : « L’année suivant ce triple questionnement, nous sommes tombés à une poubelle par mois, ensuite une tous les six mois, enfin, au bout de trois années, nous en sommes à peine à un grand bocal ! »

Bien sûr, ceci ne releva pas du miracle, mais d’un radical changement de paradigme.

Prises de conscience

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Jérémie Pichon (Photo : MPP)

Un premier constat : en consommant autrement, chaque ménage peut diminuer l’impact carbone et, ce qui est appréciable, faire des économies financières.

Pour l’illustrer, Jérémie Pichon cita quelques informations marquantes : les océans reçoivent 200 kilos de déchets par seconde, les ¾ vont couler et étouffer les écosystèmes, 100.000 mammifères marins meurent chaque année d’ingestion de plastique et, certains déchets qui flottent, aboutissent sur les rives d’îles, parfois inhabitées, polluant ces endroits pour un long terme.

« Un danger du plastique, précisa-t-il, est dans sa composition, car il est chargé de perturbateurs endocriniens et quand il se fragmente en nanoplastiques, cette pollution devient quasiment irréversible et se retrouve dans notre alimentation. »

D’autre part, en France, quelque 135 incinérateurs brûlent les déchets à 900°, d’où pollution de l’air, alors que les résidus de cette combustion, le mâchefer, sont utilisés à 80% dans la construction de routes et, du coup, le sol de celles-ci est pollué pour des siècles.

Donc, quand nous disposons notre poubelle devant notre porte, certes, elle disparaît de notre vue, n’empêche, son contenu polluant subsiste.

« Pourquoi tant de déchets ? posa-t-il comme autre question fondamentale. Pourquoi notre système économique est-il essentiellement basé sur l’hyperconsommation ? Sans compter avec l’énergie déployée pour la production, l’exemple du tee-shirt est frappant à cet égard ! »

Le public resta médusé lorsqu’il apporta un complément d’information :

« En effet, il faut 800 litres d’eau pour produire un seul tee-shirt ! On ne laisse pas le temps à la planète de se régénérer, on vit à crédit, on achète plein d’objets, puis on les jette ! Le 5 mai fut le jour du dépassement de l’empreinte écologique de cette année 2018, soit cinq mois plus tôt qu’il y a quelques temps ! »

Diverses alternatives

 Alors, comment réagir face à cette catastrophe planétaire ? Jérémie Pichon proposa : « La seule alternative au plastique est le durable. Lors de tout achat, il y a lieu de se poser la question de son utilité réelle et indispensable, de sa possibilité de réparation, de recyclage… Chacun de nous peut réduire son empreinte écologique. »

Il cita quelques exemples :

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Photo MPP

« Prenons l’emballage d’une motte de beurre. Il est composé d’un alliage d’aluminium et de plastique, donc impossibilité de recyclage. Dès lors, je me fournis chez le crémier avec mon récipient et, de la sorte, je n’encombre pas notre poubelle avec un déchet polluant. Et puis, l’avantage, est aussi d’avoir un contact privilégié avec le producteur.

Notre première étape fut donc de supprimer au maximum ce qui n’était pas indispensable, puis, on ne fréquenta plus les grandes surfaces et, par corollaire, ne soutenions plus les multinationales en privilégiant les maraîchers locaux, en achetant bio local et de saison, ensuite, on préféra effectuer des achats d’occasion ou de seconde main, en arrivant même à achalander ce type de marché ou de troc…

Sachets en tissu, récipients en verre, en céramique, en bois, en inox… sont encore recommandés dans notre concept de « Famille presque zéro déchet ». Dans la même optique, nous remplaçons l’eau de Javel par du vinaigre, du bicarbonate, le savon noir…, nous allons à la bibliothèque, à la ludothèque… »

Jérémie Pichon en arriva à la conclusion de ces gestes citoyens pour sauver la planète, mais aussi la santé de tous, en préconisant la réutilisation plutôt que le recyclage car, malgré tout, il requiert énormément d’énergie. Il évoqua aussi la modification de nos habitudes tout en disant que cela demandait de la patience, de la persévérance et de l’indulgence.

« L’achat effectué est un choix de société, une sorte de vote. La sobriété volontaire protège la planète ! » conclut-il.

https://www.famillezerodechet.com/

 

« La Belle Main » de Gilbert Bordes (Presses de la Cité)

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Nouveau PGF siteFT« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

 Quelle extraordinaire histoire que celle racontée avec maîtrise par Gilbert Bordes dans son roman  La Belle Main  paru aux Presses de la Cité.

Solène est une jeune étudiante en Droit qui vit à Paris avec sa mère, Josette, chef de rayon à La Samaritaine ; une femme renfermée sur elle-même, couvant son enfant au point de lui interdire d’aller garder les enfants du couple du docteur Breugère, handicapé de la Seconde Guerre mondiale, qui s’est terminée une vingtaine d’années plus tôt, et de son épouse Annette, en leur château de Sologne.

La belle main 1Quelle en est la raison profonde ? La jeune fille a beau questionner sa mère sur son passé, l’identité de son père, la raison de son mutisme : « Jamais je ne te parlerai de ça ! ». Solène, pour la première fois, désobéit aux ordres et se rend à son job de nurse afin de se faire un peu d’argent de poche et respirer l’air pur de la campagne.

Elle y rencontre Paul, luthier, ami du docteur, compagnon de la Résistance mais enclin à abuser de l’alcool. Il devient cependant son amant.

« Pour l’étudiante en droit, n’est-ce pas une déchéance de tomber amoureuse d’un homme de vingt ans son aîné et ivrogne ? » questionne l’auteur.

Lors d’une rencontre tumultueuse avec sa mère, Solène lui dit :

  • Je voudrais comprendre et je pense qu’il faut maintenant tourner la page, que la haine ne peut conduire à la destruction !

– Peut-être, mais la haine, c’est tout ce qui reste quand on t’as pris ton âme !

Ici, l’histoire de ce récit marque les esprits et les cent dernières pages de ce roman exceptionnel d’intensité, révèlent la vérité qui, au-delà du roman, fut trop souvent le cas de Françaises à la Libération.

Mais, trop longtemps, comme le souligne Gilbert Bordes, « les yeux ne montrent que ce que l’on a envie de voir et les prétentieux sont tellement sûrs d’eux, qu’ils ne voient pas leurs fautes. »

Nouveau sigle FT

Nous sommes tous citoyens : Merci Cabu ! (Les Unes du journal L’Union Pacifiste)

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Nouveau PGF siteFTEn 1976, durant une semaine, participation à la Marche internationale non violente pour la démilitarisation entre Metz et Verdun en compagnie de centaines de pacifistes, d’objecteurs de conscience, de sympathisants, dont Théodore Monod, Wolinski, Cavanna, Cabu…

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Marche de 1976 (Photo L’Union Pacifiste et Charlie Hebdo)

Si, parfois, des « poules mouillées, dégonflés et gonzesses » furent     lancés par des « durs aux mâchoires d’acier », comme les décrivit Cavanna dans Charlie Hebdo du 12 août 1976, il expliqua ce comportement agressif de la manière suivante : « Ce qu’ils nous reprochent, c’est de ne pas aimer tuer. Qui n’aime pas tuer n’est pas un homme, pour eux. La guerre, c’est leur grande fête de la virilité. »

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Cavanna et Cabu (Photo L’Union Pacifiste)

Quelque quarante ans plus tard, L’Union pacifiste rend un bel hommage à Cabu, en publiant plusieurs « Unes » de son journal dessinées par celui qui tomba sous les balles à Charlie Hebdo le 7 janvier 2015, mais, aussi, à Cavanna, son complice, cité comme un « grand écrivain pacifiste ».

Le journal L’Union pacifiste a pour devise une citation de Louis Lecoin (1888-1971) : « S’il m’était prouvé qu’en faisant la guerre, mon idéal avait des chances de prendre corps, je dirais quand même non à la guerre. Car on n’élabore pas une société humaine sur des monceaux de cadavres. »

C’est ce pacifiste qui, en 1963, fit plier le président de Gaulle au sujet de la liberté de ne pas porter les armes contre sa conscience, le général déclarant : « Il y a deux sortes de soldats, les engagés volontaires et les objecteurs de conscience. »

Liberté, c’était le nom donné par Louis Lecoin à son journal dont le but était la libération des nombreux objecteurs emprisonnés. Il reçut le soutien inestimable d’Albert Camus, Georges Brassens, Théodore Monod, René Dumont, l’abbé Pierre, Lanza del Vasto, Jean Giono, du couple de pédagogues Freinet…

Et, sans conteste, on peut dire que le journal de l’Union Pacifiste s’inscrit dans cette lignée, ce mouvement étant la section française de l’Internationale des Résistants à la Guerre (I.R.G.). Né en 1961, il est indépendant de tout groupe politique ou religieux, accueille tous ceux qui se reconnaissent dans le pacifisme intégral, le refus de toute armée et de toute guerre , lutte contre tout militarisme, les ventes d’armes, les accords armée-école, les essais nucléaires, il préconise le désarmement unilatéral, total et immédiat, idée développée en France par Louis Lecoin, en Belgique par Henri Lafontaine (1854-1943), Prix Nobel de la Paix en 1913 et Jean Van Lierde (1926-2006), pacifiste, chrétien, libertaire et initiateur du statut de l’objection de conscience.

FTDSC02827Pour en revenir à Cabu, outre des dessins, l’album comporte de nombreux commentaires sur le général Bigeard, le nucléaire, les marches antimilitaristes, Mobutu, les tribunaux militaires, l’insoumission, le néocolonialisme, Hernu, les jouets guerriers, Chirac, la gégène, le Mur de Berlin, la Guerre du Golfe, Mitterrand, les femmes victimes de la guerre…, mais, je retiens sa déclaration au sujet de son antimilitarisme radical : « J’ai été militaire et c’est vraiment en Algérie que j’ai compris que malheureusement j’avais participé malgré moi à la dernière guerre coloniale. Par chance, je n’ai tué personne. »

Mais, pourquoi cette chronique, pourrait-on avancer alors que l’album date de près de trois ans ? Parce que, récemment, à l’émission C DANS L’AIR sur France 5, il fut abondamment question de chasses à l’homme et lynchages dans des rues d’une ville allemande, reflet de ce qui se passe dans toute l’Europe, mais aussi aux USA, dans certains pays d’Asie, avec le retour à visage découvert du néonazisme, de la nouvelle droite ultraviolente, des identitaires et de leur haine de l’autre, de révisionnistes provocateurs…, sous l’œil quasi débonnaire de politiques qui ne prennent pas assez en considération ces démons nationalistes, cette haine raciste déployée comme un étendard et qui, pour trop parmi eux, acceptent, voire pactisent  avec les Le Pen, Salvini, Orban, Kurz, Trump…

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Dessin de Cabu pour l’Union Pacifiste (Photo L’Union Pacifiste).

Condamné pour, je cite, « atteinte au moral des troupes », Cabu avait commenté avec son humour traditionnel : « Les tares de la justice, plus les tares de l’armée, ça fait beaucoup. »

Gageons qu’au bruit des bottes qui se rapproche de plus en plus, il serait encore davantage monté à l’assaut !

Communiqué de L’Union Pacifiste : Encore disponible à l’UPF, ce bel album « collector » !
Sur plus de 50 pages, vous découvrirez tous les dessins que nous avait donnés Cabu l’antimilitariste pour la Une de notre journal « Union pacifiste », avec, en regard, un rappel de l’actualité de notre mouvement. Demandez-le contre un chèque de 10 € + 4,20 € de frais d’envoi, à l’ordre de l’UPF. Union pacifiste, BP 40196, 75624 Paris cedex 13.

Musique : extraits de la Marseillaise de la Paix, Chanson Plus Bifluorée et du Déserteur de Boris Vian, Youtube.

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