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POUR une lecture citoyenne : Le robot, un « nouvel être humain » ? (4/4)

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Nouveau PGF siteFT« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff en partenariat avec le magazine POUR (écrire la liberté).

Dans les trois précédentes chroniques consacrée à l’essai « Les robots vont-ils remplacer les journalistes ? » de Damien Desbordes (Éditions Plein Jour), il a été chronologiquement question du robot industriel qui, il y a de nombreuses décennies, était appelé à faciliter la tâche de l’ouvrier dans ses travaux les plus pénibles puis, business obligeant, à augmenter les cadences de productions, ensuite l’ordinateur et ses fonctions de plus en plus sophistiquées à se répandre dans le monde scientifique et la vie courante, il y a encore la pourchasse par des multinationales à la data, source d’informations personnelles sur la vie privée des citoyens afin de les pousser vers tel achat ou tel comportement, ensuite, les recherches se sont focalisées sur l’intelligence artificielle avec, en but essentiel, celui d’inculquer celle-ci à l’être humain. C’est-à-dire, former un « nouvel être humain » qui, dans le fond, n’aurait plus de libre arbitre, ni de notions de morale, la démocratie Sigle POUR et FTn’étant plus qu’un lointain souvenir.

Cette évolution ne relève pas d’une quelconque science fiction, mais d’une réalité dont le but final commence à laisser entrevoir ses contours. Quand on sait les milliards d’informations qui sont recueillies sur les citoyens, stockées, analysées, utilisées à des fins mercantiles par des multinationales dont l’éthique est le cadet des soucis, il y a de quoi frémir et, ce moment est en marche !

Effectivement, force est de constater que les moyens mis en œuvre pour aboutir à une société robotisée sont bien plus colossaux que les « mesurettes » édictées par l’une ou l’autre administration sur la protection de la vie privée, car on sait que ce sont les multinationales qui dirigent de plus en plus la planète, quitte à aller à sa perte sur le plan environnemental, leurs bénéfices financiers étouffant une éventuelle conscience morale en ce sens.

Certes, on peut se consoler en se disant qu’il y a encore la main de l’être humain pour gérer tout ça. Hélas, plus pour très longtemps, disent certains chercheurs japonais et bordelais qui ne trouvent pas du tout loufoque d’envisager un hybride homme-machine augmenté d’une intelligence artificielle, sorte de robot de terrain 100% artificiel ressemblant à un drone.

En attendant, je vous assure que la présente chronique est bien celle de… Pierre Guelff.

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https://pour.press/

L’État belge enferme des enfants !

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Nouveau PGF siteFTAlors que la pratique avait été abandonnée depuis bientôt une décennie suite à la condamnation par la Cour européenne des droits de l’homme, l’État belge a progressivement remis en service le fameux « 127bis », bâtiment situé près de l’aéroport national, utilisé pour les étrangers susceptibles d’être expulsés.

Ainsi, en 2011, il fut à nouveau question de centre fermé pour familles avec enfants, cependant sous certaines conditions, texte émanant d’élus libéraux et socio-chrétiens (dits « humanistes ») et appliqué en 2012 sous un gouvernement comprenant, cette fois, des socialistes. Et puis, en ce mois d’août 2018, accélération de cette exécrable manière d’agir par le secrétaire d’État Théo Francken, nationaliste chargé de l’asile et de la migration.

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Manifestation à Bruxelles, le 15 août 2018 (Photo Isabelle Marchal).

Les réactions outrées ne manquent pas mais rien n’y fait ! Même le Haut Commissariat aux Réfugiés des Nations-Unies n’est pas arrivé à faire fléchir le gouvernement fédéral belge. Pourtant, il exhorta la Belgique à ne pas enfermer des enfants en vue de leur expulsion avec leur famille : «  Les enfants sont vulnérables et ont besoin de soins spécifiques. Nous devrons les traiter d’abord et avant tout comme des enfants, et non comme des étrangers en situation irrégulière. Même s’ils sont détenus avec leur famille ou seulement pour une courte durée, la détention peut avoir un effet dévastateur sur le développement physique, émotionnel et psychologique des enfants.  »

Le texte officiel du gouvernement belge a obligatoirement été signé par le chef de l’État, pour rappel, le roi Philippe, non élu démocratiquement, et, ici aussi, des questions se posent. Son épouse, la reine Mathilde, qui se targue d’être « la voie royale pour les enfants » en étant présidente d’honneur d’UNICEF-Belgique est soudain bien silencieuse. Et puis, pourquoi Philippe a-t-il signé ce document alors qu’il avait légalement la possibilité de contourner cette sale besogne, comme le fit son oncle Baudouin, se mettant en impossibilité de régner durant une trentaine d’heures pour, je cite, « grave problème de conscience » au moment d’avaliser la loi partielle sur l’IVG ?

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Des enfants enfermés : cela peut-il émouvoir un roi (et des politiciens dignes de ce nom) ? (Photo Isabelle Marchal).

On n’est plus à une entourloupette dans la capitale de l’Europe, non ? En attendant, les politiciens belges qui, en 2011 et 2018, ont progressivement voté une loi autorisant l’enfermement des enfants et ce avec la bénédiction du Palais royal, ont-ils la conscience tranquille ?

Poser la question est peut-être y répondre. Ce qui est certain, c’est que le bruit des bottes s’accentue…

Photos : Isabelle Marchal, que nous remercions.

 

 

 

Les eaux douces souterraines : pas si cristallines !

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Pierre-Eric Deseigne est un plongeur spéléo français (spéléonaute) qui se consacre à l’exploration de nombreux siphons et de nombreuses grottes en France et à la découverte des derniers territoires vierges de la planète en France ou à l’étranger. Il nous parle des constats faits en France dans les rivières souterraines qu’il a  exploré. Un bilan en demi-teinte sur des eaux douces parfois polluées…

http://www.longitude181.org

POUR une lecture citoyenne : En route vers une dictature numérique ? (3/4)

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« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff en partenariat avec le magazine POUR (écrire la liberté).

Sigle POUR et FTDans les deux précédentes chroniques consacrée à l’essai « Les robots vont-ils remplacer les journalistes ? » de Damien Desbordes (Éditions Plein Jour), l’attention a été attirée sur le danger majeur que représente l’intelligence artificielle et son prolongement ou complément du robot à écrire. Outre la perte de l’emploi de journaliste, il existe une réelle menace pour la démocratie par manque de contrôle éthique

Poursuivons la lecture de cet ouvrage qui ne relève pas du tout de la science fiction, en soulignant ce propos de l’auteur au sujet de l’industrie de la data : « Les informations ne sont pas un marché, elles sont le marché ! » La nuance est d’importance et attire également notre attention sur le fait que les multinationales de ce secteur informatique n’ont aucun état d’âme, seul le rendement compte envers et contre toute conscience ou morale.

Et, surtout, ne croyez pas un mot de certaines promesses d’anonymat et de protection de votre vie privée. Une étude vient de démontrer que, par exemple, trois « prétendues banales informations ont permis d’identifier 87% d’Américains en un tournemain » !

Ainsi, des « chapelures de données racontent l’histoire de votre vie, disent ce que vous avez choisi de faire, précisent votre environnement social, votre santé… »

ft150 4L’Europe commence à réagir face à ce fléau avec le règlement sur la protection des données personnelles, mais n’est-il déjà pas trop tard ? En effet, l’auteur analyse la perspective d’une dictature numérique qui n’aurait même pas besoin de robots à écrire pour faire sa propagande, chaque palier franchi sur l’échelle de l’intelligence artificielle rapprocherait le robot de l’homme.

Et, alors, se pointe à l’horizon des craintes plus que sérieuses : « l’émergence d’une forme de gouvernance algorithmique qui s’apparenterait à la  tyrannie » et « le point de non-retour serait atteint le jour où les intelligences artificielles deviendraient capables de s’auto-améliorer jusqu’à former une super-intelligence. » Ainsi, le règne humain serait arrêté.

Le futurologue de Google, Ray Kurzweil, a annoncé cette échéance pour 2029. Dans une décennie, donc…

Riccardo Petrella : « Nous ne sommes pas en démocratie ! » (Interview exclusive de notre partenaire POUR)

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Riccardo Petrella (Photo POUR)

petrelaft200Riccardo Petrella, politologue et économiste italien, est une figure emblématique de l’altermondialisme. Son combat (très connu) pour la défense du droit universel et prioritaire à l’accès à l’eau relève de la citoyenneté, de l’écocitoyenneté et de la démocratie. Il accordé une courte interview à notre partenaire POUR et clame : « Nous ne sommes pas en démocratie ! »

« On ne peut pas dire que nous sommes en démocratie. Qu’est-ce que ça veut dire être en démocratie ? La démocratie ne signifie pas simplement que le peuple a le pouvoir. C’est évident qu’il ne l’a pas.

Cela signifie également que les gens peuvent participer en étant responsables. Mais à l’heure actuelle, de quoi les citoyens sont-ils responsables ? Tout a été privatisé ! Tout !

L’eau, l’hôpital, les connaissances, le sol, les semences…

Comment peut-on penser qu’il y ait de la démocratie, même au niveau local lorsque les décisions réelles, pas seulement la propriété effective, mais les décisions sur les choses importantes, sur la vie, sur l’alimentation, l’agriculture, la guerre ou pas… sont prises, non pas par le pouvoir politique, elles sont prises par les pouvoirs privés mondiaux qui se sont emparés de tout grâce à la complicité du politique.

Alors c’est difficile de dire que l’on est en démocratie. »

Voici la vidéo que POUR a  réalisée avec Riccardo Petrella :

https://www.facebook.com/pour.press/videos/1683143628450190

 

POUR un partanariat avec Fréquence Terre – Ecolodio

 

 

 

« Histoire sacrée du monde » : Maltraitance animale et sacrifice divin   (3/6)

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Nouveau PGF siteFTLa 3e chronique consacrée à L’histoire sacrée du monde de Jonathan Black (J’ai Lu) c’est, entre autres, selon l’auteur « Dieu qui décida d’apprendre à penser aux hommes » et de préciser que la méthode qu’il choisit pour ce faire fut la musique. « Une belle mélodie peut induire un changement dans la conscience, comme un éveil. »

9782290147283blogQuestion de Jonathan Black : « Est-ce que la transition de la société tribale à la société urbaine fut provoquée par une intelligence surhumaine ? » Réponse : « Des récits étranges et merveilleux furent retrouvés et déchiffrés sur des tablettes qui étaient enterrées dans une région correspondant au sud de l’Irak actuel. (…) Au fur et à mesure que les hommes s’enfonçaient plus profondément dans leur nature corporelle et animale, qu’ils faisaient de moins en moins l’expérience des royaumes spirituels et que les souvenirs qu’ils en avaient s’estompaient, ils avaient de plus en plus de la mort. »

En racontant l’histoire biblique d’Abraham qui allait sacrifier son fils Isaac pour faire plaisir à Dieu, mais fut arrêté à temps par un ange, le patriarche échangea son enfant contre un bélier qu’il sacrifia. Ici, la lecture de ce chapitre laisse dubitatif : « Est-ce que Dieu appréciait que l’on sacrifie un animal, être vivant par excellence qu’il aurait créé comme l’être humain ? »

Poser la question est répondre à une constatation : si cet écrit dit sacré  avait été rédigé au XXIe siècle, gageons qu’il aurait relevé de l’incitation à la maltraitance animale punissable par la loi !

Comme quoi, se questionner sur la symbolique de pareils récits mérite encore plus de réflexion, selon moi.

Poursuivons cependant la lecture de l’essai de Jonathan Black : « Nous vivons dans un monde paradoxal, un monde où les contraires sont réunis, si bien qu’ils sont difficiles à distinguer. La beauté peut nous rendre profondément heureux. Mais si elle nous abuse, la beauté peut entraîner la chute d’empires. Et les personnes honnêtes, et même les personnes exceptionnelles, peuvent aussi mal agir. »

L’auteur cite le Bouddha : « La condition humaine ? Nous sommes malheureux car nous ne pouvons pas toujours être avec ceux que nous aimons, car nous devons souvent être avec ceux que nous n’aimons pas. Nous ne pouvons pas constamment avoir ce que nous désirons, et nous sommes malheureux. C’est ce qu’on appelle l’expérience. Mais il existe une voie pour s’en sortir. Ouvrez les yeux et éveillez-vous. Celui qui est éveillé n’a plus peur des cauchemars. »

 

Musique :  http://www.michaelmathy.be/#music

Histoire sacrée du monde : Transformer la matière par l’esprit (4/6)  

 

Fréquence Terre-Écolodio et POUR : la presse alternative et indépendante est bien vivante !  

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Nouveau PGF siteFTSigle POUR et FTLe magazine POUR fut fondé en 1973 et avait pour slogan : « Pour écrire la liberté ». Sa ligne éditoriale se situait au confluent d’idées libertaires de Mai 68, de nouveaux mouvements sociaux, féminisme, comités de quartier, antimilitarisme, écologie politique, mouvement antinucléaire…

En 1981, ses locaux et rotatives furent complètement incendiés par des militants de l’extrême droite.

DSC02743FTMais, depuis juin 2015, et avec le même slogan, POUR revit de ses cendres et a, à nouveau, pour objectif de contribuer à l’édification d’une société démocratique, libre, juste, solidaire et durable.  Pour ce faire, l’équipe de  POUR développe un bouquet d’outils multimédias tels qu’un site Internet, une présence sur les réseaux sociaux, des outils audios et vidéos, un journal d’intervention de masse (le journal POUR), des cahiers politiques et des conférences-débats.

D’une renaissance à l’autre

 À l’issue de problèmes indépendants de sa bonne volonté, la direction de Fréquence Terre publia ce communiqué au début du mois de juillet dernier : « Suite à la dissolution volontaire de son association (Objectif Terre), le site d’information Fréquence Terre disparaît. Vous retrouverez toute l’activité de l’ancienne équipe sur Écolodio, site de podcasts dédiés à l’écologie, à la nature, à l’environnement, à la Société…

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La web radio Fréquence Terre garde son nom, mais n’est plus encadrée par l’association Objectif Terre. Pour vous, chers auditeurs et visiteurs réguliers, rien ne change, sauf le nom. »

Et, comme POUR, Fréquence Terre-Écolodio vient de renaître de ses cendres et ses objectifs n’ont pas changé ! Elle est une équipe de journalistes spécialisés dans la problématique environnementale proposant chaque semaine des chroniques diverses et variées sur les thématiques de l’écologie, du développement durable, de la nature, de l’environnement, de la Société…

Son site est associatif et collaboratif et ses membres, tous bénévoles,  journalistes, chroniqueurs, éditorialistes…, ont à cœur de partager leurs préoccupations et leurs expériences en matière de bonnes pratiques écologiques et sociétales.

Leur but  est de sensibiliser et éveiller les consciences pour que tout le monde fasse sa part dans la protection de notre planète et le bien-être des populations.

« Nous garantissons une liberté d’expression et de ton totale », clament-ils. Alors, quand deux médias d’une presse alternative et indépendante ont de tels objectifs, ils ne pouvaient donner naissance qu’à un heureux événement : en ce mois d’août 2018, ils sont concrètement devenus partenaires en échangeant certaines de leurs chroniques.

Assurément, cette presse-là est encore bien vivante et personne ne la fera taire !

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www.pour.press et www.frequenceterre.com

 

LANZAROTE: le dernier bastion des anges !

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Nicolas DECROIX,  du centre de plongée RUBICON DIVING, à Lanzarote, dans les Canaries, nous apporte les bonnes nouvelles  de l’environnement marin, sans pour autant oublier de noter les pratiques d’approches irrespectueuses de l’animal marin, voire les incarcérations en bassin, bannies d’Europe , mais que l’on retrouve un peu plus au Sud. Il nous confie aussi le secret des anges ..oui, il y a des anges, des vrais,  à LANZAROTE !

http://www.longitude181.org

www.rubicondiving.com/fr

« La Route Sauvage » de Willy Vlautin (Albin Michel)  

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« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

 Nouveau PGF siteFTDans sa collection « Terres d’Amérique », les Éditions Albin Michel viennent de publier « La Route Sauvage » de Willy Vlautin, un roman également adapté à cinéma, c’est dire combien il a touché les lecteurs américains.

Mais, l’auteur, également compositeur et chanteur dans un groupe de folk-rock, a déjà connu à deux reprises cette consécration.

La Route sauvage« La Route Sauvage », c’est l’histoire suivante :

« À 15 ans, Charley Thompson ne rêve que d’une chose : avoir un foyer, de la nourriture sur la table, et pouvoir rester une année entière dans le même lycée. Mais l’adolescent ne peut vraiment compter que sur lui-même, son père, avec qui il vit, étant un type sans ambition qui enchaîne les petits boulots à travers le nord-ouest des États-Unis. Quand des événements tragiques le laissent seul et à le rue quelques semaines seulement après leur arrivée à Portland, Charley trouve refuge dans un vieux centre hippique où il est embauché pour l’été. Il trouve alors du réconfort dans la compagnie de Lean on Pete, un vieux cheval de course usé et condamné à l’abattoir.

Afin d’aider l’animal à s’échapper au destin funeste qui l’attend, Charley vole un pick-up et une remorque, et tous deux entreprennent un voyage vers le Wyoming. C’est là que vit, aux dernières nouvelles, la tante de Charley, sa dernière famille. Mais ce périple de près de deux mille kilomètres sur les routes de l’Ouest américain ne sera pas de tout repos et le garçon, au cours d’un seul été, vivra plus d’aventures et de mésaventures que beaucoup d’individus au cours de toute une vie… »

Alors que des critiques évoquèrent à l’encontre de précédents livres de Willy Vlautin « des personnages marquants, de ceux pour qui la réalité économique est la limite du rêve américain » (LiRE, 2019), « Un réalisme sec, dénué de tout apitoiement, dans les rouages d’une société qui maltraite sa jeunesse » (Télérama, 2010), voici le regard de Marie-Paule, collaboratrice à « Fréquence Terre-Écolodio » sur cette « Route Sauvage » :

« J’ai bien aimé ce roman parce que l’on s’attache directement à cet ado de 15 ans. Il est sportif, veut devenir bon joueur de foot américain, sa mère est absente et son père inconséquent, il aime l’école, a parfois faim, il est désemparé… Cependant, il s’est lié à un cheval, qui devient son confident.

Ce livre, c’est vraiment une quête de vie et de survie qui se lit avec émotion et qui dégage une volonté d’atteindre un but et d’être positif, malgré les aléas »

Caimanes : un territoire sacrifié dans une logique coloniale

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© Elif Karakartal

Caimanes, un territoire sacrifié… Le webdocumentaire publié par France Libertés met en lumière les conséquences environnementales et humaines du troisième plus grand réservoir de déchets miniers du monde, implanté il y a 10 ans au centre du Chili, dans la province du Choapa.

Ce réservoir de déchets miniers a un impact majeur sur l’environnement. Mais les populations locales en subissent les retombées néfastes dans leur vie quotidienne.

« Outre le danger, il y quelque chose de lié au danger : c’est cette angoisse. J’ai vécu un an à Caimanes. Dès qu’il y a une petite secousse, on est terrorisé. Cela signifie vivre dans une sorte d’angoisse quotidienne par rapport à un danger potentiel. En plus de cela, pour s’implanter, l’entreprise minière a utilisé des stratégies pour essayer d’empêcher les résistances et de diviser la population, c’est-à-dire de favoriser par des projets certains habitants et pas d’autres. Donc elle s’est implantée en créant des zizanies locales. Caimanes était aussi une vallée où il y avait essentiellement des éleveurs, des agriculteurs. On vivait beaucoup du fromage de chèvre. L’entreprise minière, en s’implantant en amont, a bloqué le cours des eaux. Il y a eu beaucoup moins d’eau. Avec le tarissement de la rivière et des affluents, les agriculteurs ont dû pour la plupart cesser leur activité. Donc on a vraiment un bouleversement total de l’économie, et du social. »

Ces populations locales se sont organisées pour résister au projet. Aujourd’hui que vivent-elles ? Comment agissent-elles ?

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Les habitants de Caimanes résistent © Elif Karakartal

« Depuis le début du projet, depuis le début les années 2000, cela a été une lutte de longue haleine pour résister. Une des caractéristiques de cette lutte, c’est qu’elle était toujours très pacifique. Cela m’a toujours frappé de voir cette importance du respect, d’une lutte qui se situe dans le domaine du droit, pas avec des actes de sabotage mais en essayant de lutter avec des moyens corrects. Aujourd’hui la communauté est toujours en résistance. Cela fait 14 ans que les gens sont en lutte. Au départ cette lutte était pour que ce projet ne se fasse pas. Le réservoir a commencé à fonctionner en 2008. Il contient deux milliards de tonnes de déchets miniers. Cela serait difficile aujourd’hui d’enlever ce réservoir. En revanche, les gens avaient demandé qu’il y ait une mise en sécurité des zones qui risquent d’être rasées en cas de déferlement des déchets miniers. Par exemple qu’on rehausse les parties du village, qu’on reconstruise des habitations au-dessus de la ligne rouge, la zone à risque, qu’on déplace l’école. Les habitants souhaitaient qu’on leur fournisse une eau propre qui vienne de la Cordillère, des montagnes, qui ne soit pas une eau désalinisée, par une eau industrielle, mais qui arrive d’une source naturelle. Ils avaient gagné en justice pour cela. Il y avait au moins des aménagements. La lutte se situait à ce niveau-là. Pour d’autres habitants, pour lesquels il était impossible de continuer à vivre sous ce réservoir de déchets miniers, la solution était de partir. »

Vous parlez de zone de sacrifice, de dépendance économique, et même de logique coloniale. Qu’est-ce que cela veut dire ?

« Ce qu’on montre dans le webdocumentaire c’est qu’il y a un revers de ce développement minier. Derrière cela, il y a des territoires, des zones de sacrifice. En fait, en s’implantant sur ce territoire, il y a un impact sur les ressources naturelles, la mise en danger, la disparition des activités traditionnelles. Cela devient des enclaves. Finalement, des zones comme Caimanes, deviennent des territoires dépendants. Comme les emplois traditionnels ont disparus, les emplois qui restent sont liés à l’entreprise minière. Tout devient lié au développement minier. Quand le réservoir de déchets miniers va se fermer, on ne sait pas ce qui va se passer à Caimanes. Cela va rester une zone où les activités agricoles ne sont plus possibles, et où il n’y a plus rien. C’est vraiment un territoire sacrifié parce qu’il ne peut plus exister en dehors du réservoir de déchets miniers. Pourquoi on rapproche cela de la logique coloniale ? D’abord parce qu’il s’agit toujours d’un modèle de pays primo-exportateur. On base le développement des pays sur l’exploitation des ressources naturelles qui vont être exportées et qui ne va pas permettre au pays de se développer de manière autonome. Donc on reste sur le même modèle. C’est pour cela qu’on parle de logique coloniale. »

[vimeo 257376397 w=425 h=350]

Extrait de « Caimanes un proceso de enseñanza a la dignidad », Réalisé par Elif Karakartal

Ce parcours numérique, conçu comme un documentaire, est aussi un outil de sensibilisation de ce que vivent les populations du Chili, pour d’autres régions du monde confrontées aux mêmes types de projets.

Pour aller plus loin :

 

[youtube https://www.youtube.com/watch?v=Gb9yJRelor0]