Plus de 100 000 participants en France, des rassemblements de plusieurs dizaines de milliers de personnes dans une centaine de pays, la marche pour le climat du samedi 8 septembre rappelle, aux chefs d’Etat de la planète, l’urgence à agir.
Cette journée d’action mondiale était prévue de longue date. Organisée par l’ONG 350.org, le mot d’ordre était « Rise fot Climate », « Debout pour le climat ». Objectif : exiger des gouvernements, qu’ils agissent enfin sérieusement contre le dérèglement climatique, à trois mois de la COP 24. Plus de 850 actions ont émaillé cette journée sur tous les continents. De San Francisco à Bangkok, de Berlin à Sidney, De Tokyo à Abuja, les citoyens sont descendus dans la rue pour exiger des gouvernements de passer véritablement à l’action.
En France, cette journée a pris une résonance particulière, moins de deux semaines après la démission surprise de Nicolas Hulot, le ministre de la Transition écologique et solidaire. Un appel citoyen a initié une marche en réaction à cette démission pour reprendre l’alerte lancée par le désormais ex-ministre. « Changer le système, pas le climat ». Le slogan a été repris un peu partout dans l’hexagone. Les banderoles en appellent à « la justice climatique » et à « stopper l’industrie fossile ».
« Les citoyens sont prêts à demander des comptes et des engagements aux élus qui nous entourent », affirme Clémence Dubois, la responsable des campagnes de 350.org en France. « La société est en avance sur les gouvernements en matière d’écologie », estime de son côté le député européen EELV Yannick Jadot. Et pour l’économiste Maxime Combes d’Attac, « ce succès montre que le sursaut citoyen est là ! Il ne manque que le sursaut politique !« Selon lui, « des mesures courageuses et visionnaires doivent être imposées à des lobbys qui n’en veulent pas. Car en matière d’écologie, le ‘En même temps’ d’Emmanuel Macron ne fonctionne pas ! » L’économiste plaide pour un abandon durable « des vieilles recettes libérales et productivistes qui aggravent la situation ». Il préfère « soutenir les voies alternatives qui s’expérimentent déjà ».
La transformation de la société n’est « pas une utopie »
Cette marche pour le climat est intervenue aussi quelques jours avant le Sommet mondial d’action pour le climat qui se tient cette semaine, du 12 au 14 septembre à San Francisco. Ce sommet rassemble tous les grands acteurs internationaux non-étatiques pour définir de nouvelles ambitions pour la planète.
Clémence Dubois, de l’association 350.org le rappelle, « on ne peut pas se reposer uniquement sur les chefs d’Etat. La responsabilité de tous les décideurs est nécessaire pour changer d’échelle ». Société civile, collectivités locales, entreprises réunies à ce sommet souligneront l’urgence de la menace du changement climatique en mobilisant les voix et l’expérience citoyenne, dans des communautés déjà confrontées à des menaces réelles.

Au-delà de cet énième sommet mondial, les rassemblements de samedi interrogent les marcheurs de monde entier qui se sont mobilisés. Et maintenant, que fait-on ? Car l’enjeu est désormais d’inscrire ce sursaut citoyen dans la durée.
Indépendamment des Etats, les villes se sont récemment engagées. 23 villes et régions à travers le monde, dont Paris, ont pris l’engagement fin août de réduire de 50% d’ici 2030 leur volume de déchets incinérés ou mis en décharge.
Il faut passer « de l’incantation aux actes pour enfin se diriger vers une société sans carbone » ont de leur côté lancé 700 scientifiques dans un appel aux politiques publié samedi dernier par le journal Libération. « Les discours sont insuffisants. Seuls des changements immédiats et des engagements de court terme, dans le cadre d’objectifs clairs et ambitieux à l’horizon 2030, peuvent nous permettre de relever le défi climatique ». Les scientifiques l’assurent : la transformation en profondeur de la société « n’est pas une utopie ».
Prochain rendez-vous citoyen de grande ampleur : les 6 et 7 octobre à Bayonne, avec l’arrivée du Tout Alternatiba… Pour faire entendre la voix de la société civile, porter les alternatives et résistances qui fleurissent partout en France et lancer un appel à entamer dès maintenant la transition à partir des territoires.
Pour aller plus loin :
- Marches pour le climat : il est encore temps
- L’appel de 700 scientifiques aux décideurs politiques
- Sommet mondial d’action pour le climat
- Alternatiba
- COP 24 du 3 au 14 décembre en Pologne

Heureusement, les artisans de la défense de notre environnement, tellement en péril depuis deux ou trois décennies, n’ont pas de frontières ! Ainsi, c’est au Centre culturel d’une commune de la capitale de l’Europe que 1.200 personnes ont suivi la conférence du Français Jérémie Pichon, sur le thème : « Famille presque zéro déchet », avec comme slogan : « Osez le mode de vie durable qui fait du bien ».

« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.
Quelle en est la raison profonde ? La jeune fille a beau questionner sa mère sur son passé, l’identité de son père, la raison de son mutisme : « Jamais je ne te parlerai de ça ! ». Solène, pour la première fois, désobéit aux ordres et se rend à son job de nurse afin de se faire un peu d’argent de poche et respirer l’air pur de la campagne.


Pour en revenir à Cabu, outre des dessins, l’album comporte de nombreux commentaires sur le général Bigeard, le nucléaire, les marches antimilitaristes, Mobutu, les tribunaux militaires, l’insoumission, le néocolonialisme, Hernu, les jouets guerriers, Chirac, la gégène, le Mur de Berlin, la Guerre du Golfe, Mitterrand, les femmes victimes de la guerre…, mais, je retiens sa déclaration au sujet de son antimilitarisme radical : « J’ai été militaire et c’est vraiment en Algérie que j’ai compris que malheureusement j’avais participé malgré moi à la dernière guerre coloniale. Par chance, je n’ai tué personne. »

C’est dans le cadre d’une journée de débats organisée par POUR, média libre et indépendant avec qui Fréquence Terre-Écolodio tisse des relations confraternelles, que nous avons rencontré Riccardo Petrella, figure emblématique de l’altermondialisme, mais, aussi, Christine Mahy, porte-parole de la lutte contre la pauvreté, et d’autres intervenants, au sujet d’enjeux sociétaux, politiques, économiques, sociaux et, bien sûr, écologiques qui en font partie intégrante.



Prenons le dernier et traditionnel roman de la rentrée littéraire d’Amélie Nothomb et un terme peu utilisé, voire assez étrange dans le titre : « Les prénoms épicènes », livre paru chez Albin Michel, auteure qui sera présente lors de la reprise de « La Grande Librairie », la célèbre émission de François
Busnel (photo France 5 ), désormais programmée le mercredi à 20h55 sur France 5 : « Pas de rentrée littéraire sans Amélie Nothomb ! déclare le présentateur. Vous le savez : elle est la marraine de cette émission. Elle sera donc à mes côtés pour ce premier rendez-vous de la saison et évoquera son 27ème roman, l’histoire d’une relation père-fille dans laquelle la frontière entre l’amour et la haine se montre particulièrement ténue. »
Mais, pour en revenir au « Village du Patrimoine et de la Transmission du Savoir-faire des métiers d’arts », c’est l’événement qui réunit l’ensemble des professionnels de la valorisation, restauration, de la conservation des biens culturels. Il réunira un ensemble d’exposants sur un espace de 3.200 m² d’exposition répartis en trois espaces. De plus, un espace atelier/démonstration et un espace de conférences seront prévus pour les professionnels et le grand public.
Avec Les Roses du Montfort, son tout dernier roman paru aux Presses de la Cité, on est précisément au cœur de coteaux de Vosges à la fin du XIXe siècle quand débute le récit avec ce foutu fléau de phylloxéra qui ruine les vignobles. Mais, il n’y a pas que ça…
D’où, Les chants mêlés de la Terre et de l’Humanité paru aux Éditions de L’Aube, où il déclare : « La nature nous a donné naissance, nous en faisons partie, nous y vivons et nous en vivons. Et en détruisant les composantes de la nature qui sont essentielles à notre existence, c’est à l’humanité que nous faisons du mal. Nous devrions remettre le bien-être de l’humanité au centre de nos réflexions sur la nature. »