Heureusement, les artisans de la défense de notre environnement, tellement en péril depuis deux ou trois décennies, n’ont pas de frontières ! Ainsi, c’est au Centre culturel d’une commune de la capitale de l’Europe que 1.200 personnes ont suivi la conférence du Français Jérémie Pichon, sur le thème : « Famille presque zéro déchet », avec comme slogan : « Osez le mode de vie durable qui fait du bien ».
Il expliqua que sa démarche débuta par un jeu familial (deux adultes et deux enfants) : « Pourquoi tant de plastique dans notre société ? Comment diminuer le volume de notre poubelle, en sachant que nous produisons une poubelle de déchets par semaine? Peut-on vivre sans poubelle ? »
La réponse globale fut sans équivoque : « L’année suivant ce triple questionnement, nous sommes tombés à une poubelle par mois, ensuite une tous les six mois, enfin, au bout de trois années, nous en sommes à peine à un grand bocal ! »
Bien sûr, ceci ne releva pas du miracle, mais d’un radical changement de paradigme.
Prises de conscience

Un premier constat : en consommant autrement, chaque ménage peut diminuer l’impact carbone et, ce qui est appréciable, faire des économies financières.
Pour l’illustrer, Jérémie Pichon cita quelques informations marquantes : les océans reçoivent 200 kilos de déchets par seconde, les ¾ vont couler et étouffer les écosystèmes, 100.000 mammifères marins meurent chaque année d’ingestion de plastique et, certains déchets qui flottent, aboutissent sur les rives d’îles, parfois inhabitées, polluant ces endroits pour un long terme.
« Un danger du plastique, précisa-t-il, est dans sa composition, car il est chargé de perturbateurs endocriniens et quand il se fragmente en nanoplastiques, cette pollution devient quasiment irréversible et se retrouve dans notre alimentation. »
D’autre part, en France, quelque 135 incinérateurs brûlent les déchets à 900°, d’où pollution de l’air, alors que les résidus de cette combustion, le mâchefer, sont utilisés à 80% dans la construction de routes et, du coup, le sol de celles-ci est pollué pour des siècles.
Donc, quand nous disposons notre poubelle devant notre porte, certes, elle disparaît de notre vue, n’empêche, son contenu polluant subsiste.
« Pourquoi tant de déchets ? posa-t-il comme autre question fondamentale. Pourquoi notre système économique est-il essentiellement basé sur l’hyperconsommation ? Sans compter avec l’énergie déployée pour la production, l’exemple du tee-shirt est frappant à cet égard ! »
Le public resta médusé lorsqu’il apporta un complément d’information :
« En effet, il faut 800 litres d’eau pour produire un seul tee-shirt ! On ne laisse pas le temps à la planète de se régénérer, on vit à crédit, on achète plein d’objets, puis on les jette ! Le 5 mai fut le jour du dépassement de l’empreinte écologique de cette année 2018, soit cinq mois plus tôt qu’il y a quelques temps ! »
Diverses alternatives
Alors, comment réagir face à cette catastrophe planétaire ? Jérémie Pichon proposa : « La seule alternative au plastique est le durable. Lors de tout achat, il y a lieu de se poser la question de son utilité réelle et indispensable, de sa possibilité de réparation, de recyclage… Chacun de nous peut réduire son empreinte écologique. »
Il cita quelques exemples :

« Prenons l’emballage d’une motte de beurre. Il est composé d’un alliage d’aluminium et de plastique, donc impossibilité de recyclage. Dès lors, je me fournis chez le crémier avec mon récipient et, de la sorte, je n’encombre pas notre poubelle avec un déchet polluant. Et puis, l’avantage, est aussi d’avoir un contact privilégié avec le producteur.
Notre première étape fut donc de supprimer au maximum ce qui n’était pas indispensable, puis, on ne fréquenta plus les grandes surfaces et, par corollaire, ne soutenions plus les multinationales en privilégiant les maraîchers locaux, en achetant bio local et de saison, ensuite, on préféra effectuer des achats d’occasion ou de seconde main, en arrivant même à achalander ce type de marché ou de troc…
Sachets en tissu, récipients en verre, en céramique, en bois, en inox… sont encore recommandés dans notre concept de « Famille presque zéro déchet ». Dans la même optique, nous remplaçons l’eau de Javel par du vinaigre, du bicarbonate, le savon noir…, nous allons à la bibliothèque, à la ludothèque… »
Jérémie Pichon en arriva à la conclusion de ces gestes citoyens pour sauver la planète, mais aussi la santé de tous, en préconisant la réutilisation plutôt que le recyclage car, malgré tout, il requiert énormément d’énergie. Il évoqua aussi la modification de nos habitudes tout en disant que cela demandait de la patience, de la persévérance et de l’indulgence.
« L’achat effectué est un choix de société, une sorte de vote. La sobriété volontaire protège la planète ! » conclut-il.
https://www.famillezerodechet.com/

« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.
Quelle en est la raison profonde ? La jeune fille a beau questionner sa mère sur son passé, l’identité de son père, la raison de son mutisme : « Jamais je ne te parlerai de ça ! ». Solène, pour la première fois, désobéit aux ordres et se rend à son job de nurse afin de se faire un peu d’argent de poche et respirer l’air pur de la campagne.


Pour en revenir à Cabu, outre des dessins, l’album comporte de nombreux commentaires sur le général Bigeard, le nucléaire, les marches antimilitaristes, Mobutu, les tribunaux militaires, l’insoumission, le néocolonialisme, Hernu, les jouets guerriers, Chirac, la gégène, le Mur de Berlin, la Guerre du Golfe, Mitterrand, les femmes victimes de la guerre…, mais, je retiens sa déclaration au sujet de son antimilitarisme radical : « J’ai été militaire et c’est vraiment en Algérie que j’ai compris que malheureusement j’avais participé malgré moi à la dernière guerre coloniale. Par chance, je n’ai tué personne. »

C’est dans le cadre d’une journée de débats organisée par POUR, média libre et indépendant avec qui Fréquence Terre-Écolodio tisse des relations confraternelles, que nous avons rencontré Riccardo Petrella, figure emblématique de l’altermondialisme, mais, aussi, Christine Mahy, porte-parole de la lutte contre la pauvreté, et d’autres intervenants, au sujet d’enjeux sociétaux, politiques, économiques, sociaux et, bien sûr, écologiques qui en font partie intégrante.



Prenons le dernier et traditionnel roman de la rentrée littéraire d’Amélie Nothomb et un terme peu utilisé, voire assez étrange dans le titre : « Les prénoms épicènes », livre paru chez Albin Michel, auteure qui sera présente lors de la reprise de « La Grande Librairie », la célèbre émission de François
Busnel (photo France 5 ), désormais programmée le mercredi à 20h55 sur France 5 : « Pas de rentrée littéraire sans Amélie Nothomb ! déclare le présentateur. Vous le savez : elle est la marraine de cette émission. Elle sera donc à mes côtés pour ce premier rendez-vous de la saison et évoquera son 27ème roman, l’histoire d’une relation père-fille dans laquelle la frontière entre l’amour et la haine se montre particulièrement ténue. »
Mais, pour en revenir au « Village du Patrimoine et de la Transmission du Savoir-faire des métiers d’arts », c’est l’événement qui réunit l’ensemble des professionnels de la valorisation, restauration, de la conservation des biens culturels. Il réunira un ensemble d’exposants sur un espace de 3.200 m² d’exposition répartis en trois espaces. De plus, un espace atelier/démonstration et un espace de conférences seront prévus pour les professionnels et le grand public.
Avec Les Roses du Montfort, son tout dernier roman paru aux Presses de la Cité, on est précisément au cœur de coteaux de Vosges à la fin du XIXe siècle quand débute le récit avec ce foutu fléau de phylloxéra qui ruine les vignobles. Mais, il n’y a pas que ça…
D’où, Les chants mêlés de la Terre et de l’Humanité paru aux Éditions de L’Aube, où il déclare : « La nature nous a donné naissance, nous en faisons partie, nous y vivons et nous en vivons. Et en détruisant les composantes de la nature qui sont essentielles à notre existence, c’est à l’humanité que nous faisons du mal. Nous devrions remettre le bien-être de l’humanité au centre de nos réflexions sur la nature. »