Accueil Blog Page 113

« Le petit sapin de Noël »  de Stella Gibbons  (Éditions Heloïse d’Ormesson)

0

Vous est-il déjà arrivé de penser : « Mais que vais-je bien pouvoir lui offrir ? »
Voici une idée de cadeau qui s’adapte à toutes circonstances : un recueil de quinze nouvelles présenté comme de « l’impertinence à l’anglaise », des « nouvelles profondes sous leur apparente légèreté » et « des condensés d’humour british pareils à un enchantement. »
« Le petit sapin de Noël » écrit par Stella Gibbons et paru chez Heloïse d’Ormesson, porte très bien son nom car, effectivement, la première nouvelle nous conte une sorte de miracle inattendu.
Le monde de Stella Gibbons,  bien que délicieusement suranné, est tout en retenue et souvent subtilement ironique. Elle a le don de nous transporter au cœur d’une Angleterre « respectablement » excentrique.
L’auteur, née à Londres en 1902 et décédée en 1989,  avait débuté sa carrière comme journaliste, mais elle fut aussi poétesse et l’auteure de nombreux romans, tel le célèbre Cold Comfort Farm qui remporta le prix Femina Vie Heureuse.
Musique : http://www.michaelmathy.be/#music

Route du Rhum 2018 : Eric JAIL, pour L’Océan, bien commun de l’humanité !

0

Route du Rhum 2018 : Eric JAIL, pour L’Océan, bien commun de l’humanité !

ERIC JAIL, skipper amateur  sur la Route du Rhum 2018 en catégorie Rhum Mono,  a décidé de porter les couleurs de l’association LONGITUDE 181, son bateau s’appelant  «  La Voix de l’Océan ».  C’est à ST MALO,  avant le départ de la course,  qu’il nous parle  de ses rencontres sauvages sur la route de  ST MALO, et de son engagement  pour l’appel pour l’Océan , bien commun de l’humanité,  et  de celui du monde de la voile.  

LONGITUDE 181 – Association de protection de l’Océan

 

 

 

 

Langage symbolique et mots-clés par Pierre Dangle (MdV Éditeur)

0

Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.Nouveau PGF siteFT 1

Décidément, le monde est petit et le temps passe si vite… En 1985 et 1986, j’entretenais une correspondance avec Pierre Dangle, alors auteur aux Éditions du Rocher. J’en étais aux tout débuts de mes recherches sur la symbolique, et il m’éclaira quelque peu sur les notions d’initiation, de monde profane, de rites…

15020181030 081844Puis, il n’y a pas de hasard, plus de trois décennies plus tard, je retrouve le même Pierre Dangle chez l’éditeur MdV, soit Maison de Vie, avec un nouvel ouvrage traitant du langage 20181030 081920symbolique et de mots-clés !

Cet auteur y est présenté comme avoir une très longue pratique de la pensée symbolique et que, dans son ouvrage, il y propose, entre autres, des symboles « de manière simple sans sacrifier la richesse du fond. »

Effectivement, en 270 pages, Pierre Dangle entraîne le lecteur dans les arcanes de l’alchimie, de l’art du trait, d’outils chers aux Compagnons et gens du Métier, tels le compas, la corde d’arpentage, l’équerre, le fil à plomb…, mais, également, la symbolique, souvent méconnue ou mal interprétée, des nombres, dont celui dit d’or, de l’œil (Photo extraite de l’ouvrage), du delta…

Assurément, cet essai, bien illustré, est une source crédible sur ce sujet  particulièrement pointu et, peut-être, une bonne petite piqûre de rappel pour ceux qui ont besoin de se rafraîchir la mémoire…

Musique : http://www.michaelmathy.be/#music

Nouveau sigle FT 4

Prix Danielle Mitterrand 2018 – le courage d’un peuple et d’une femme

0

Mettre en lumière les combats pour un monde plus juste, plus humaniste, plus solidaire. C’est l’idée du Prix Danielle Mitterrand remis chaque année depuis 2013 par la Fondation France Libertés.

Depuis cinq ans, la Fondation rend ainsi plus visible des initiatives remarquables, de citoyens, d’associations locales ou d’ONG qui refusent le fatalisme et se battent pour défendre les droits humains. Et cette année, c’est l’actrice franco-iranienne Golshifteh Farahani, et le Peuple Krenak qui auront les honneurs de la Fondation le samedi 3 novembre à Paris…

Qu’est-ce qui a motivé la création de ce prix il y a 5 ans ?

« Le prix a été créé en 2013, une quinzaine de mois après le décès de Danielle Mitterrand. L’idée était de dire que le chemin qu’avait tracé Danielle Mitterrand se poursuivait. Mais plutôt que de parler d’elle, ce qui nous intéressait était de mettre en lumière les valeurs qu’elle défendait à travers notamment des initiatives ou des luttes de peuples, de collectifs ou de personnalités remarquables. Ce sont les questions de liberté, de justice, d’un monde démocratique et soutenable. »

Cette année la Fondation récompense le Peuple Krenak ainsi que Golshifteh Farahani. Commençons par elle. Qui est-elle ?

« Golshifteh Farahani est une actrice iranienne de 35 ans qui a démarré sa carrière dans les années 2000, qui a fait un grand nombre de films en Iran, mais surtout depuis 2008 en Europe et aux Etats-Unis et qui a tourné dans de grands films comme « Mensonges d’Etat » ou « Pirates des Caraïbes », ou encore « My Sweet Pepperland ».  Ce qui nous a intéressé chez elle c’est son combat au quotidien d’incarnation des valeurs de justice et de liberté. Très jeune elle s’est fait remarquer, puisque, adolescente elle se bandait les seins et se rasait le crane pour pouvoir sortir dans les rues de Téhéran et être libre, ne pas avoir à porter le voile et les contraintes liées aux femmes. Elle incarne cette idée de liberté et elle a continué cela tout au long de son parcours. Elle a refusé les contraintes en se présentant dévoilée à plusieurs rencontres aux Etats-Unis et en Europe, ce qui lui valu d’être exclue de l’Iran par le régime des mollahs. »

golshifteh farahani

Pourquoi la distinguer ? Quel est parcours remarquable, son combat ?

« Quand on l’écoute, quand on la lit, on retrouve ce qu’il y avait en Danielle Mitterrand, c’est-à-dire ce courage et cette volonté de résister à toute forme d’injustice et de privation de liberté. Cela commence par une privation de liberté individuelle et c’est vrai qu’il faut une réaction par soi-même qui demande du courage, ce qui nous a beaucoup marqué chez elle. Mais c’est aussi certains rôles qu’elle incarne au cinéma et notamment dans « My Sweet Pepperland » qui se joue au Kurdistan d’Irak, région qu’aimait beaucoup Danielle Mitterrand. Elle joue une institutrice dans les montagnes qui se bat pour l’émancipation des enfants et du peuple kurde par l’instruction. Cela nous a beaucoup touché. »

L’autre lauréat est l’ensemble du peuple Krenak. Rappelons d’abord ce que ce peuple autochtone, subit, depuis plusieurs années, au Brésil.

« Le peuple Krenak vit sur les rives du Rio Doce. Le 5 novembre 2015, un barrage de déchets miniers s’est rompu dans l’Etat brésilien du Minas Gérals et a provoqué le déferlement de millions de mètres cubes de boues rouges toxiques sur ce fleuve. Ce qui a entrainé des morts, 19 morts, la destruction de villages et une pollution irréversible des eaux de cette vallée et de ce fleuve. Ce qui fait que le peuple Krenak, dont la vie tournait tout autour de ce fleuve, se retrouve aujourd’hui complètement en péril. C’est à la fois ses modes de vies mais aussi sa spiritualité, ses traditions et son modèle de ressources économiques qui est détruit. Cette rupture du barrage aurait pu être anticipée. La compagnie minière qui gérait la mine était au courant et n’a rien fait. Donc c’est pour cela que l’on parle de crime. Et on voudrait que ce crime soit reconnu. »

peuple krenak 768x845
© France Libertés

En quoi leur combat s’inscrit dans la philosophie de la fondation ?

« Il y a plusieurs raisons. La première c’est que la Fondation se bat depuis toujours pour le droit à l’eau. Dans ce cadre-là, on a été amené à beaucoup lutter contre l’extractivisme. Car cela a des conséquences très néfastes sur l’environnement et sur les peuples autochtones. Ce cas est assez emblématique de ces luttes. On fait beaucoup le lien avec ce qui se passe sur Montagne d’or en Guyane. L’autre raison c’est qu’à travers ce peuple Krenak, par son mode de vie, par ce qu’il défend, c’est-à-dire une relation à l’eau et à la nature respectueuse, c’est une source d’inspiration pour les défis qui se présentent face à nous, notamment le défi du changement climatique. »

Leur prix leur sera remis par Anne Suarez et Olivier Rabourdin, qui sont les parrain et marraine de la campagne Justice For Krenak. Pourquoi eux ?

« On avait rencontré Anne Suarez et Olivier Rabourdin dans le cadre de ce combat contre Montagne d’or, en Guyane. Ils jouent dans une série qui s’appelle « Guyane ». Cette série montre les méfaits de l’extractivisme, notamment pour l’extraction de l’or. Dans le discours d’Olivier et d’Anne, ce qui nous semblait fondamental, c’est qu’ils présentent les dangers de l’extractivisme, pas de manière misérabiliste pour les peuples, mais plutôt d’une manière très respectueuse et en mettant en avant combien ces peuples autochtones, que ce soit les peuples amérindiens en Guyane ou les peuples Krenaks au Brésil, sont des gardiens de la nature et des gardiens d’un mode de vie qui soit respectueux du vivant et de la nature. Oliver Rabourdin et Anne Suarez se sont beaucoup investit dans notre campagne. On se retrouve beaucoup dans nos combats respectifs. »

Pour aller plus loin :

 

 

L’ACTU : Triomphe électoral des Verts en Belgique !  

0

Le chroniqueur de Fréquence Terre en terre bruxelloise écologiste.Unanimité de tous les partis en lice et des observateurs politiques : le parti écologique belge (créé en 1980, puis scindé en « Écolo » francophone et « Groen » (« Vert ») néerlandophone, militant souvent sous une même étiquette), a fait un triomphe aux élections communales (municipales) dans maintes régions de Belgique (dimanche 14 octobre 2018).
Les titres et commentaires de la presse écrite et des médias radiotélévisés sont explicites à ce sujet, tel celui du quotidien généraliste « Le Soir » avec « Une vague verte sur Bruxelles » (photos ci-contre), ce que confirme le journal économique « L’Écho » avec « Vague verte ».
Le site d’Écolo, quant à lui, ne va pas les contredire et clame « Ils l’ont fait ! Merci à tous nos candidat.e.s d’avoir provoqué cette vague verte ! »
Plusieurs communes seront même dirigées par des Verts et de nombreuses autres verront les écologistes entrer en force dans les majorités.
Aussitôt les résultats connus, des commentaires ont fusé face à cette indiscutable victoire électorale des écologistes et, bien entendu, un argument tendancieux ou fallacieux parmi eux afin d’amoindrir ce succès : « Il s’agit d’un vote de rejet des partis traditionnels plus que de conviction ».
Cet argument n’est donc pas crédible, comme le prouve notre reportage à Woluwe-Saint-Pierre, plus de 40 000 habitants « commune  résidentielle parmi les plus huppées de la capitale et de la Belgique »[1] où les écologistes passent de 10 à 20% des voix !
Il y a donc bien une réelle prise de conscience de nombreux citoyens sur l’urgence climatique et la protection de notre planète et il reste aux politiciens « verts » à ne pas les décevoir !

[1] Wikipedia, 2018.

« La terre qui demeure » de Claude Michelet (Presses de la Cité)

0

« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.
J’avoue que suis un véritable fan de Claude Michelet, remarquable auteur de romans de terroir et d’avoir dégusté comme un bon cru une dizaine de ses ouvrages, dont Les défricheurs d’éternité, La grande muraille, Rocheflame, la série de La Terre des Vialhe, etc.
Les Presses de la Cité viennent d’avoir l’excellente occasion de rééditer son premier roman La terre qui demeure, et, de la sorte, faire connaître aux nombreux lecteurs de la collection Terres de France, un auteur qui, je l’espère, a 80 ans, va encore nous offrir d’autres petites perles du genre.
L’éditeur présente cette reprise de la manière suivante :
« Claude Michelet est un chantre de la terre et des hommes qui la portent et dans ce premier roman, il s’agit de l’histoire de Jean Bordare qui est de cette race, sèche, noueuse, nerveuse, cette race qui est attachée à la terre depuis des siècles et qui transmet, de génération en génération, le goût du travail, et l’amour presque charnel pour les quelques hectares qu’elle cultive…
Mais on entend déjà, non loin de la vallée des Aulnes, le ronflement des bulldozers. Certains, dit-on, viendraient chercher de l’uranium, d’autres, investir bientôt dans de futures habitations… En ces années 1960, au nom du progrès, le paysage rural va définitivement changer.
Dans la vallée, Bordare est le seul paysan à ne pas vouloir vendre ses terres, même à prix d’or. Il est seul contre tous pour que sa terre demeure… »

 

Le village en cendres de Shen Fuyu  (Albin Michel)

0

Suite à la lecture de l’ouvrage « Le village en cendres » de Shen Fuyu paru chez Albin Michel, je vous propose une escapade dans une Chine éternelle.
Chaque chapitre est un véritable conte à part, même si certains protagonistes cheminent à travers d’autres parties de l’ouvrage.
Ainsi, le lecteur est invité à rencontrer la vie de paysans, à entrer dans les maisonnées, à découvrir la singularité du forgeron, du charpentier, du barbier et d’autres encore.  Dès les premières pages, c’est le métier du rythmeur qui est mis à l’honneur. « Que faisait le rythmeur ? À chaque début de chantier, on avait besoin de quelqu’un pour appeler les esprits et les prier de veiller au bon déroulement des travaux ».
Le fabricant de tofu a évidemment un rôle essentiel au sein du village. Et l’on découvre que chaque villageois apporte sa part de petit bois à l’artisan afin de lui fournir le combustible nécessaire à la fabrication de la portion de tofu familiale. Tout au long de l’ouvrage, nous apprenons d’innombrables détails culturels et historiques passionnants qui enrichissent le lecteur.
Car, il ne s’agit pas seulement d’histoires individuelles de gens liés depuis des générations par la parenté ou le voisinage, il s’agit aussi de la grande Histoire de la Chine au XXe siècle. Grâce à la mémoire orale du père et du grand-père de l’auteur, les évènements s’étendent sur une centaine d’années.
Il est donc question aussi de rivalités, de malentendus, de conflits, d’harmonie et d’amour. L’auteur lui-même note que « chaque individu, si humble soit-il, porte en lui un roman, le roman de sa propre vie, dont il partage certains chapitres avec ceux qu’il a croisés dans son existence, un cheminement singulier sur lequel s’abat quelque fois la main lourde du destin, la sienne et celle de l’histoire de la Chine du  XXe siècle ».

Le Choix de Claire » de Sylvie Anne (Presses de la Cité)  

0

Nouveau PGF siteFT« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

 En débutant la lecture du Choix de Claire de Sylvie Anne (Presses de la Cité), je n’avais pas oublié son formidable récit de L’Étranger de Saint-Cernin et, si comparaison n’est pas raison, j’ai à nouveau été très agréablement surpris de lire son nouveau roman en y retrouvant ce style tant apprécié des amateurs de sagas et le choix de claired’histoires de terroir.  Claire, dessinatrice de mode dans l’âme, habite Paris et s’ennuie. Son mari, Pierre, arriviste patenté ne veut pas d’enfant car, serine-t-il, il n’aurait pas le temps de s’en occuper et n’a pas envie de gâcher sa carrière à la banque. Pour lui, Claire n’a aucune raison de déprimer, puisqu’elle a tout le confort possible dans leur maison. « Les rouages de la vie grippaient comme une mécanique qui défaille », explique l’auteure. Alors, elle fait sa valise et retourne auprès de sa mère, veuve, à Brives. L’accueil n’est guère enthousiaste, elle apprécie son gendre, mais, soudain Claire est prise de malaises, de faiblesse et d’étourdissements. Le docteur de famille est catégorique : « Vous n’êtes pas malade, vous êtes enceinte ! » Enceinte de Pierre, le ciel tombe sur la tête de la jeune parisienne, et les rumeurs, ragots… se déclenchent. Elle quitte sa mère et se rend chez sa tante à Queyssac-les-Vignes trouver refuge, trouve sur sa route Antoine, une jeune et sympathique artisan et Lilas naît. À Paris, Pierre perd son emploi, déprime, est plaqué par une jeune femme qu’il a séduite et qui découvre que son amant n’a pas divorcé…

Au risque de dévoiler la suite de ces événements qui, au fil des pages, vont en s’amplifiant et font du lecteur un spectateur privilégié d’un dénouement assez exceptionnel, je vous livre l’ultime phrase de ce roman magnifique : « Si le chemin pour conquérir sa liberté de femme et de mère avait été douloureux, il aboutissait aujourd’hui à la plus encourageante des promesses. »

À vous de la découvrir !

Nouveau sigle FT

Des cosmétiques pour la défense des peuples autochtones

0

Défendre les droits humains et les biens communs du vivant, c’est l’engagement de la Fondation France Libertés depuis sa création en 1986.

Et depuis quelques années, la Fondation a lancé une gamme de produits solidaires destinés à permettre le financement de ses actions. Des jeux, des bijoux, des vêtements, des sacs, font, entre autres, partie des produits disponibles. Aujourd’hui, une gamme de cosmétiques vient compléter l’offre pour mettre en avant la défense des peuples autochtones.

Avec Léna Bauer, responsable de la communication à France Libertés

On peut se dire que la vente de produits en ligne par une association de votre type peut paraître étonnant. Quelle est l’idée ?

« La boutique en ligne de la Fondation, c’est avant tout une boutique solidaire. Tous les bénéfices qui sont issus des ventes reviennent aux actions de la Fondation pour défendre les droits humains et les biens communs. Aujourd’hui, on a une cinquantaine de produits sur notre boutique en ligne. Ce sont uniquement des produits qui correspondent à nos valeurs. On peut y trouver des jeux qu’on a développé pour sensibiliser aux peuples autochtones, il y a des gourdes pour éviter de consommer des bouteilles d’eau en plastique, il y a de nombreux livres sur nos thématiques ».

Est-ce une manière de toucher plus de gens, de sensibiliser un autre public à vos actions ?

« Oui. La plupart des produits qui sont sur notre boutique en ligne sont des outils de sensibilisation, sont des outils de découverte des autres. On touche effectivement un autre public grâce à cette boutique, puisque ce sont des personnes qui ne sont pas forcément sensibilisés, engagés, militants, qui vont sur notre site internet pour trouver des produits de qualité, des produits qui leur servent dans la vie de tous les jours mais qui respectent leurs valeurs. »

Vous lancez une gamme de cosmétiques. Quelles sont leurs particularités ?

« C’est une collaboration entre la marque de cosmétiques Aïny et la Fondation France Libertés. On a en vente une dizaine de produits cosmétiques, des gommages, des crèmes, des sérums. Dans tous ces produits, on retrouve des plantes d’Amérique du Sud, et plus particulièrement des Andes et d’Amazonie, qui sont utilisés dans des rituels ancestraux de protection et de guérison. »

Vous travaillez avec la société Aïny, qui développe et commercialise ses produits. Quels sont ses engagements ?

« Aïny est engagée dans une logique de commerce équitable. Elle achète ses plantes aux producteurs à des prix justes. Elle est également engagée pour la nature, puisque ses produits sont biologiques. Ils sont certifiés Ecocert, ils ont une labellisation Cosmébio. Et ils respectent les animaux, puisque ni les ingrédients, ni les produits ne sont testés sur les animaux. »

Vallée Sacrée Pérou
© pvdberg

Avec quelles populations l’entreprise a-t-elle noué des partenariats ?

« Cela dépend des plantes. Pour le Sacha Inchi, l’entreprise a noué des partenariats avec les Ashaninkas et les Yaneshas, qui sont des producteurs de Sacha Inchi en Amazonie péruvienne. Le Sacha Inchi, est une plante qui était déjà connue des Incas et qui est utilisée encore aujourd’hui au Pérou comme un onguent anti vieillissement. Pour d’autres plantes, Aïny a noué des partenariats avec d’autres peuples, par exemple le peuple Quecha, qui habite dans la Vallée Sacré autour de Cuzco au Pérou, et qui sont les descendants directs des Incas. Ou encore avec le peuple Achuar qui habitent en Equateur et au Pérou et qui auparavant était connu sous le nom de Jivaros. »

Quels sont les bénéfices pour ces peuples autochtones ?

« Pour les peuples autochtones, cela leur permet surtout de valoriser leur savoir traditionnels, puisque la marque respecte leurs connaissances et développe avec eux des alternatives à la biopiraterie, c’est-à-dire à l’accaparement de la biodiversité et des savoirs traditionnels. Les peuples autochtones, qui sont les partenaires d’Aïny, reçoivent 4% du chiffre d’affaire de la marque comme droits d’utilisation de leurs savoirs traditionnels. Les peuples ont l’assurance qu’aucun brevet ne sera déposé sur les plantes par la marque. »

C’est un soutien financier et un outil d’aide à leur combat ?

« Tout à fait. C’est un soutien financier qui n’est pas un soutien caritatif. C’est vraiment un soutien dans le cadre des droits d’utilisation de leurs savoirs traditionnels. Les peuples autochtones, ici, sont de véritables partenaires de l’entreprise. C’est une manière de protéger leurs savoirs traditionnels et de les accompagner dans la défense de leurs droits. »

produits ainy bio 768x512

En quoi la démarche de l’entreprise rejoint celle de la Fondation ?

« France Libertés lutte contre la biopiraterie depuis plusieurs années. Cette démarche prouve qu’il y a des alternatives à l’appropriation des savoirs, y compris dans le secteur cosmétique. Et plus largement, cela montre que c’est possible pour les citoyens de consommer des produits qui sont en accord avec leurs valeurs et leurs convictions. »

Pour aller plus loin :

 

 

L’ACTU : Triomphe électoral des Verts en Belgique !  

0
Le chroniqueur de Fréquence Terre en terre bruxelloise écologiste.

Unanimité de tous les partis en lice et des observateurs politiques : le parti écologique belge (créé en 1980, puis scindé en « Écolo » francophone et « Groen » (« Vert ») néerlandophone, militant souvent sous une même étiquette), a fait un triomphe aux élections communales (municipales) dans maintes régions de Belgique (dimanche 14 octobre 2018).

Les titres et commentaires de la presse écrite et des médias radiotélévisés sont explicites à ce sujet, tel celui du quotidien généraliste « Le Soir » avec « Une vague verte sur Bruxelles » (photos ci-contre), ce que confirme le journal économique « L’Écho » avec « Vague verte ».

Le site d’Écolo, quant à lui, ne va pas les contredire et clame « Ils l’ont fait ! Merci à tous nos candidat.e.s d’avoir provoqué cette vague verte ! »

Plusieurs communes seront même dirigées par des Verts et de nombreuses autres verront les écologistes entrer en force dans les majorités.

Aussitôt les résultats connus, des commentaires ont fusé face à cette indiscutable victoire électorale des écologistes et, bien entendu, un argument tendancieux ou fallacieux parmi eux afin d’amoindrir ce succès : « Il s’agit d’un vote de rejet des partis traditionnels plus que de conviction ».

Cet argument n’est donc pas crédible, comme le prouve notre reportage à Woluwe-Saint-Pierre, plus de 40 000 habitants « commune  résidentielle parmi les plus huppées de la capitale et de la Belgique »[1] où les écologistes passent de 10 à 20% des voix !

Il y a donc bien une réelle prise de conscience de nombreux citoyens sur l’urgence climatique et la protection de notre planète et il reste aux politiciens « verts » à ne pas les décevoir !

Nouveau sigle FT

 

[1] Wikipedia, 2018.