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Défendre les droits humains

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Changement climatique, montée des nationalismes et de la xénophobie, appropriation du vivant, marchandisation des biens publics, ce début du XXIe siècle concentre tout un tas de menaces pour le bien-être de l’Humanité.
Dans ce contexte, la protection des droits humains s’inscrit comme une nécessité absolue et un moyen de restaurer des solidarités. C’est dans cet esprit que s’est tenu à Paris fin octobre le Sommet des défenseurs des droits humains. 150 militants du monde entier se sont rassemblés, à l’appel notamment d’Amnesty international, et soutenu par de nombreuses ONG, dont France Libertés.
Avec Jérémie Chomette, directeur de France Libertés
Cela fait 20 ans que la Fondation agit en faveur des droits humains. Votre participation à ce sommet allait de soi. Quelle est l’idée majeur portée par ce sommet ?
« C’est de poursuivre la dynamique qui avait été enclenchée 20 ans plus tôt, lors du premier sommet, de la poursuivre et de l’accentuer à une heure où les difficultés sont très fortes pour les défenseurs des droits humains. L’idée est de créer un espace de solidarité et de rencontres entre ces défenseurs pour alerter largement l’opinion publique. »
Il y a 20 ans, les Etats Généraux des Défenseurs des Droits Humains s’étaient achevés sur la Déclaration de Paris et sur un Plan d’action. La Déclaration déplorait la criminalisation des défenseurs, invitait les Etats à “respecter et faire respecter le droit à la liberté d’action des défenseurs des droits humains”. 20 ans après l’urgence reste la même ?
« Malheureusement elle reste la même, voire pire, puisque que le nombre de défenseurs des droits humains incarcérés ou même assassinés ne fait qu’augmenter, que les États malheureusement se radicalisent dans le mauvais sens. Il y a de plus en plus de lois liberticides qui sont prises et il y a plus en plus de latitudes données aux entreprises et aux multinationales ou à d’autres acteurs pour oppresser les défenseurs des droits humains. »
Quels sont les violations de droits dont ces militants font l’objet ?
« Il y a un peu de tout. Cela dépend bien sûr des pays. On pense en ce moment à la Turquie, où il y a énormément de personnes qui sont incarcérés – plus de 150 000 personnes, c’est quasiment une purge. On voit en Russie que les défenseurs des droits des homosexuels et des LGBT sont réprimés et se retrouvent sous les coups, parfois de la part de la police. Et puis dans des pays comme au Brésil, où on a carrément des assassinats. On pense à Marielle Franco, militante des droits LGBT et des droits des minorités, engagée en politique et qui a été assassinée en mars dernier. »
A propos du Brésil, parmi les intervenants, il y avait un représentant Krenak, ce peuple brésilien qui lutte pour ses droits dans la vallée du Rio Doce. C’est un symbole de cette oppression ?
« Oui complètement parce qu’en ce moment on a une vraie montée d’oppression des défenseurs des droits pour l’environnement, tous les gens qui se battent notamment pour empêcher que des terres soit reprises pour faire de l’extraction minière. Et il y a aussi les minorités ou les peuples les plus opprimés, comme les peuples autochtones qui en font partie. Le combat de Giovanni Krenak et tout le peuple Krenak est très symbolique. C’est pour des questions environnementales qu’ils sont opprimés et en même temps pour des questions de minorité, de non reconnaissance des différences, dans la volonté d’imposer un monde uniforme, notamment par les États ou par les entreprises. »
© France LibertésL’élection de Jair Bolsonaro à la tête du Brésil…  fait planer une menace sur les droits des peuples autochtones ?
« Cette élection ne fait qu’empirer les choses. Malheureusement c’est une menace pour toutes les minorités, mais encore plus pour les peuples autochtones puisque le nouveau président a déclaré ouvertement pendant sa campagne que tous les défenseurs des droits humains et les ONG pouvaient être des terroristes. Ensuite il a clairement dit qu’il couperait toute l’Amazonie, qu’il viendrait ravager l’Amazonie pour laisser la place à des activités extractives pour développer des activités lucratives en Amazonie mais aussi ailleurs. Il a clairement ciblé les peuples autochtones qui sont souvent les premiers gardiens de l’environnement. »
Le sommet s’est achevé sur un nouveau plan d’action en soutien des défenseurs des droits humains. Quelles sont les axes de travail ?
« La majeure partie du plan d’action, c’est d’interpeller tous les acteurs pour permettre de créer un environnement sain et un environnement de sécurité pour tous les défenseurs des droits humains. Donc le plan d’action s’adresse aux États bien sûr, mais également aux entreprises, aux institutions financières, aux gouvernements ou les institutions privées qui financent notamment les organisations de protection des droits humains. Et enfin les organisations intergouvernementales et onusiennes pour qu’elles mettent en œuvre la déclaration des Nations Unies qui a été adopté il y a 20 ans et qui a toujours du mal à voir le jour. »
Quel sont les moyens pour faire valoir ces engagements ?
« Le principal moyen, c’est de faire pression largement. Amnesty et toutes les organisations organisatrices de ce sommet, avec les défenseurs des droits d’humains présents, viennent de lancer une grande pétition en espérant recueillir plus d’un million de signatures avant décembre 2018, puisqu’on a une session spéciale des Nations Unies qui va être consacrée aux défenseurs. Donc l’idée est de rappeler aux Nations Unies et à tous les États membres des Nations Unies, leurs engagements pour respecter les défenseurs des droits humains un petit peu partout à travers le monde. C’est vraiment le moyen principal qui est proposé. L’autre moyen c’est de poursuivre ces temps de rencontre entre les défenseurs. Ce sont eux qui les appuient et qui, au quotidien, pourront se battre pour que ces droits soient respectés. »

 

Pour aller plus loin :
Sommet des défenseurs des droits humains
Justice pour le peuple Krenak

ROUTE DU RHUM 2018 – Eric JAIL: une course solitaire pour être ensemble !

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ERIC JAIL, skipper amateur sur la Route du Rhum 2018 en catégorie Rhum Mono,  a décidé de porter les couleurs de l’association LONGITUDE 181, son bateau s’appelant  «  La Voix de l’Océan ».   Parti le 4 Novembre , C’est à ST MALO,  avant le départ de la course,  qu’il nous parle  de ses attentes, de sa collaboration avec LONGITUDE 181 ,  et  ce que  ce projet «  La Voix de l’Océan » va lui  apporter quelque soit l’issue de sa course. .
http://www.longitude181.org

 

« Le Nord comme ils l’ont aimé » d’Annie Degroote (Omnibus)

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« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.
Quelle extraordinaire initiative que les Éditions Omnibus ont eue de confier à Annie Degroote une anthologie consacrée au Nord et à ses richesses et singularités du Pas-de-Calais, de la Flandre, de la Baie de Somme, de ce pays ch’ti, …, que j’arpente moi-même depuis des décennies avec un plaisir jamais pris en défaut, au point d’en faire de manière assez régulière des reportages tant il y a de la matière sur les plans historiques, sociologiques, patrimoniaux, folkloriques, culturels…
Annie Degroote, nordiste pur jus, est bien connue sur notre antenne puisque j’y ai déjà présenté plusieurs de ses livres dits de terroir : Un palais dans les dunes, Les Perles de la Moïka, Nocturne pour Stanislas…
Des citations et des extraits de textes de l’auteure elle-même, bien entendu, mais, aussi, de Lamartine, de Victor Hugo, de François Mallet-Joris, de Verlaine qui évoque le beffroi typique du Nord et Rodenbach le béguinage, il y a encore ceux du regretté Jacques Béal, également présent en cette chronique, de Théophile Gautier qui décrit ce ciel si caractéristique de cette immense région et qui fut merveilleusement chanté par Jacques Brel. Il y a même l’ancien patron du Tour de France, Jean-Marie Leblanc, qui a été sollicité par Annie Degroote pour parler des fameux pavés de Paris-Roubaix, course mythique par excellence
Annie DegrooteEt, pour illustrer tout ça, des tableaux des Brueghel le Jeune et l’Ancien, de Victor Hugo, de Rik Wouters, des photos, dont celle des célèbres Bourgeois de Calais d’Auguste Rodin…
Alors, il est vraiment impossible de contredire la présentation qui est faite de ce livre remarquable par l’éditeur : « Ces pages sont des invitations à la découverte de ces paysages où terre, mer, ciel s’entremêlent magnifiquement. »

« Le petit sapin de Noël »  de Stella Gibbons  (Éditions Heloïse d’Ormesson)

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Vous est-il déjà arrivé de penser : « Mais que vais-je bien pouvoir lui offrir ? »
Voici une idée de cadeau qui s’adapte à toutes circonstances : un recueil de quinze nouvelles présenté comme de « l’impertinence à l’anglaise », des « nouvelles profondes sous leur apparente légèreté » et « des condensés d’humour british pareils à un enchantement. »
« Le petit sapin de Noël » écrit par Stella Gibbons et paru chez Heloïse d’Ormesson, porte très bien son nom car, effectivement, la première nouvelle nous conte une sorte de miracle inattendu.
Le monde de Stella Gibbons,  bien que délicieusement suranné, est tout en retenue et souvent subtilement ironique. Elle a le don de nous transporter au cœur d’une Angleterre « respectablement » excentrique.
L’auteur, née à Londres en 1902 et décédée en 1989,  avait débuté sa carrière comme journaliste, mais elle fut aussi poétesse et l’auteure de nombreux romans, tel le célèbre Cold Comfort Farm qui remporta le prix Femina Vie Heureuse.
Musique : http://www.michaelmathy.be/#music

Route du Rhum 2018 : Eric JAIL, pour L’Océan, bien commun de l’humanité !

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Route du Rhum 2018 : Eric JAIL, pour L’Océan, bien commun de l’humanité !

ERIC JAIL, skipper amateur  sur la Route du Rhum 2018 en catégorie Rhum Mono,  a décidé de porter les couleurs de l’association LONGITUDE 181, son bateau s’appelant  «  La Voix de l’Océan ».  C’est à ST MALO,  avant le départ de la course,  qu’il nous parle  de ses rencontres sauvages sur la route de  ST MALO, et de son engagement  pour l’appel pour l’Océan , bien commun de l’humanité,  et  de celui du monde de la voile.  

LONGITUDE 181 – Association de protection de l’Océan

 

 

 

 

Langage symbolique et mots-clés par Pierre Dangle (MdV Éditeur)

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Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.Nouveau PGF siteFT 1

Décidément, le monde est petit et le temps passe si vite… En 1985 et 1986, j’entretenais une correspondance avec Pierre Dangle, alors auteur aux Éditions du Rocher. J’en étais aux tout débuts de mes recherches sur la symbolique, et il m’éclaira quelque peu sur les notions d’initiation, de monde profane, de rites…

15020181030 081844Puis, il n’y a pas de hasard, plus de trois décennies plus tard, je retrouve le même Pierre Dangle chez l’éditeur MdV, soit Maison de Vie, avec un nouvel ouvrage traitant du langage 20181030 081920symbolique et de mots-clés !

Cet auteur y est présenté comme avoir une très longue pratique de la pensée symbolique et que, dans son ouvrage, il y propose, entre autres, des symboles « de manière simple sans sacrifier la richesse du fond. »

Effectivement, en 270 pages, Pierre Dangle entraîne le lecteur dans les arcanes de l’alchimie, de l’art du trait, d’outils chers aux Compagnons et gens du Métier, tels le compas, la corde d’arpentage, l’équerre, le fil à plomb…, mais, également, la symbolique, souvent méconnue ou mal interprétée, des nombres, dont celui dit d’or, de l’œil (Photo extraite de l’ouvrage), du delta…

Assurément, cet essai, bien illustré, est une source crédible sur ce sujet  particulièrement pointu et, peut-être, une bonne petite piqûre de rappel pour ceux qui ont besoin de se rafraîchir la mémoire…

Musique : http://www.michaelmathy.be/#music

Nouveau sigle FT 4

Prix Danielle Mitterrand 2018 – le courage d’un peuple et d’une femme

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Mettre en lumière les combats pour un monde plus juste, plus humaniste, plus solidaire. C’est l’idée du Prix Danielle Mitterrand remis chaque année depuis 2013 par la Fondation France Libertés.

Depuis cinq ans, la Fondation rend ainsi plus visible des initiatives remarquables, de citoyens, d’associations locales ou d’ONG qui refusent le fatalisme et se battent pour défendre les droits humains. Et cette année, c’est l’actrice franco-iranienne Golshifteh Farahani, et le Peuple Krenak qui auront les honneurs de la Fondation le samedi 3 novembre à Paris…

Qu’est-ce qui a motivé la création de ce prix il y a 5 ans ?

« Le prix a été créé en 2013, une quinzaine de mois après le décès de Danielle Mitterrand. L’idée était de dire que le chemin qu’avait tracé Danielle Mitterrand se poursuivait. Mais plutôt que de parler d’elle, ce qui nous intéressait était de mettre en lumière les valeurs qu’elle défendait à travers notamment des initiatives ou des luttes de peuples, de collectifs ou de personnalités remarquables. Ce sont les questions de liberté, de justice, d’un monde démocratique et soutenable. »

Cette année la Fondation récompense le Peuple Krenak ainsi que Golshifteh Farahani. Commençons par elle. Qui est-elle ?

« Golshifteh Farahani est une actrice iranienne de 35 ans qui a démarré sa carrière dans les années 2000, qui a fait un grand nombre de films en Iran, mais surtout depuis 2008 en Europe et aux Etats-Unis et qui a tourné dans de grands films comme « Mensonges d’Etat » ou « Pirates des Caraïbes », ou encore « My Sweet Pepperland ».  Ce qui nous a intéressé chez elle c’est son combat au quotidien d’incarnation des valeurs de justice et de liberté. Très jeune elle s’est fait remarquer, puisque, adolescente elle se bandait les seins et se rasait le crane pour pouvoir sortir dans les rues de Téhéran et être libre, ne pas avoir à porter le voile et les contraintes liées aux femmes. Elle incarne cette idée de liberté et elle a continué cela tout au long de son parcours. Elle a refusé les contraintes en se présentant dévoilée à plusieurs rencontres aux Etats-Unis et en Europe, ce qui lui valu d’être exclue de l’Iran par le régime des mollahs. »

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Pourquoi la distinguer ? Quel est parcours remarquable, son combat ?

« Quand on l’écoute, quand on la lit, on retrouve ce qu’il y avait en Danielle Mitterrand, c’est-à-dire ce courage et cette volonté de résister à toute forme d’injustice et de privation de liberté. Cela commence par une privation de liberté individuelle et c’est vrai qu’il faut une réaction par soi-même qui demande du courage, ce qui nous a beaucoup marqué chez elle. Mais c’est aussi certains rôles qu’elle incarne au cinéma et notamment dans « My Sweet Pepperland » qui se joue au Kurdistan d’Irak, région qu’aimait beaucoup Danielle Mitterrand. Elle joue une institutrice dans les montagnes qui se bat pour l’émancipation des enfants et du peuple kurde par l’instruction. Cela nous a beaucoup touché. »

L’autre lauréat est l’ensemble du peuple Krenak. Rappelons d’abord ce que ce peuple autochtone, subit, depuis plusieurs années, au Brésil.

« Le peuple Krenak vit sur les rives du Rio Doce. Le 5 novembre 2015, un barrage de déchets miniers s’est rompu dans l’Etat brésilien du Minas Gérals et a provoqué le déferlement de millions de mètres cubes de boues rouges toxiques sur ce fleuve. Ce qui a entrainé des morts, 19 morts, la destruction de villages et une pollution irréversible des eaux de cette vallée et de ce fleuve. Ce qui fait que le peuple Krenak, dont la vie tournait tout autour de ce fleuve, se retrouve aujourd’hui complètement en péril. C’est à la fois ses modes de vies mais aussi sa spiritualité, ses traditions et son modèle de ressources économiques qui est détruit. Cette rupture du barrage aurait pu être anticipée. La compagnie minière qui gérait la mine était au courant et n’a rien fait. Donc c’est pour cela que l’on parle de crime. Et on voudrait que ce crime soit reconnu. »

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© France Libertés

En quoi leur combat s’inscrit dans la philosophie de la fondation ?

« Il y a plusieurs raisons. La première c’est que la Fondation se bat depuis toujours pour le droit à l’eau. Dans ce cadre-là, on a été amené à beaucoup lutter contre l’extractivisme. Car cela a des conséquences très néfastes sur l’environnement et sur les peuples autochtones. Ce cas est assez emblématique de ces luttes. On fait beaucoup le lien avec ce qui se passe sur Montagne d’or en Guyane. L’autre raison c’est qu’à travers ce peuple Krenak, par son mode de vie, par ce qu’il défend, c’est-à-dire une relation à l’eau et à la nature respectueuse, c’est une source d’inspiration pour les défis qui se présentent face à nous, notamment le défi du changement climatique. »

Leur prix leur sera remis par Anne Suarez et Olivier Rabourdin, qui sont les parrain et marraine de la campagne Justice For Krenak. Pourquoi eux ?

« On avait rencontré Anne Suarez et Olivier Rabourdin dans le cadre de ce combat contre Montagne d’or, en Guyane. Ils jouent dans une série qui s’appelle « Guyane ». Cette série montre les méfaits de l’extractivisme, notamment pour l’extraction de l’or. Dans le discours d’Olivier et d’Anne, ce qui nous semblait fondamental, c’est qu’ils présentent les dangers de l’extractivisme, pas de manière misérabiliste pour les peuples, mais plutôt d’une manière très respectueuse et en mettant en avant combien ces peuples autochtones, que ce soit les peuples amérindiens en Guyane ou les peuples Krenaks au Brésil, sont des gardiens de la nature et des gardiens d’un mode de vie qui soit respectueux du vivant et de la nature. Oliver Rabourdin et Anne Suarez se sont beaucoup investit dans notre campagne. On se retrouve beaucoup dans nos combats respectifs. »

Pour aller plus loin :

 

 

L’ACTU : Triomphe électoral des Verts en Belgique !  

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Le chroniqueur de Fréquence Terre en terre bruxelloise écologiste.Unanimité de tous les partis en lice et des observateurs politiques : le parti écologique belge (créé en 1980, puis scindé en « Écolo » francophone et « Groen » (« Vert ») néerlandophone, militant souvent sous une même étiquette), a fait un triomphe aux élections communales (municipales) dans maintes régions de Belgique (dimanche 14 octobre 2018).
Les titres et commentaires de la presse écrite et des médias radiotélévisés sont explicites à ce sujet, tel celui du quotidien généraliste « Le Soir » avec « Une vague verte sur Bruxelles » (photos ci-contre), ce que confirme le journal économique « L’Écho » avec « Vague verte ».
Le site d’Écolo, quant à lui, ne va pas les contredire et clame « Ils l’ont fait ! Merci à tous nos candidat.e.s d’avoir provoqué cette vague verte ! »
Plusieurs communes seront même dirigées par des Verts et de nombreuses autres verront les écologistes entrer en force dans les majorités.
Aussitôt les résultats connus, des commentaires ont fusé face à cette indiscutable victoire électorale des écologistes et, bien entendu, un argument tendancieux ou fallacieux parmi eux afin d’amoindrir ce succès : « Il s’agit d’un vote de rejet des partis traditionnels plus que de conviction ».
Cet argument n’est donc pas crédible, comme le prouve notre reportage à Woluwe-Saint-Pierre, plus de 40 000 habitants « commune  résidentielle parmi les plus huppées de la capitale et de la Belgique »[1] où les écologistes passent de 10 à 20% des voix !
Il y a donc bien une réelle prise de conscience de nombreux citoyens sur l’urgence climatique et la protection de notre planète et il reste aux politiciens « verts » à ne pas les décevoir !

[1] Wikipedia, 2018.

« La terre qui demeure » de Claude Michelet (Presses de la Cité)

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« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.
J’avoue que suis un véritable fan de Claude Michelet, remarquable auteur de romans de terroir et d’avoir dégusté comme un bon cru une dizaine de ses ouvrages, dont Les défricheurs d’éternité, La grande muraille, Rocheflame, la série de La Terre des Vialhe, etc.
Les Presses de la Cité viennent d’avoir l’excellente occasion de rééditer son premier roman La terre qui demeure, et, de la sorte, faire connaître aux nombreux lecteurs de la collection Terres de France, un auteur qui, je l’espère, a 80 ans, va encore nous offrir d’autres petites perles du genre.
L’éditeur présente cette reprise de la manière suivante :
« Claude Michelet est un chantre de la terre et des hommes qui la portent et dans ce premier roman, il s’agit de l’histoire de Jean Bordare qui est de cette race, sèche, noueuse, nerveuse, cette race qui est attachée à la terre depuis des siècles et qui transmet, de génération en génération, le goût du travail, et l’amour presque charnel pour les quelques hectares qu’elle cultive…
Mais on entend déjà, non loin de la vallée des Aulnes, le ronflement des bulldozers. Certains, dit-on, viendraient chercher de l’uranium, d’autres, investir bientôt dans de futures habitations… En ces années 1960, au nom du progrès, le paysage rural va définitivement changer.
Dans la vallée, Bordare est le seul paysan à ne pas vouloir vendre ses terres, même à prix d’or. Il est seul contre tous pour que sa terre demeure… »

 

Le village en cendres de Shen Fuyu  (Albin Michel)

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Suite à la lecture de l’ouvrage « Le village en cendres » de Shen Fuyu paru chez Albin Michel, je vous propose une escapade dans une Chine éternelle.
Chaque chapitre est un véritable conte à part, même si certains protagonistes cheminent à travers d’autres parties de l’ouvrage.
Ainsi, le lecteur est invité à rencontrer la vie de paysans, à entrer dans les maisonnées, à découvrir la singularité du forgeron, du charpentier, du barbier et d’autres encore.  Dès les premières pages, c’est le métier du rythmeur qui est mis à l’honneur. « Que faisait le rythmeur ? À chaque début de chantier, on avait besoin de quelqu’un pour appeler les esprits et les prier de veiller au bon déroulement des travaux ».
Le fabricant de tofu a évidemment un rôle essentiel au sein du village. Et l’on découvre que chaque villageois apporte sa part de petit bois à l’artisan afin de lui fournir le combustible nécessaire à la fabrication de la portion de tofu familiale. Tout au long de l’ouvrage, nous apprenons d’innombrables détails culturels et historiques passionnants qui enrichissent le lecteur.
Car, il ne s’agit pas seulement d’histoires individuelles de gens liés depuis des générations par la parenté ou le voisinage, il s’agit aussi de la grande Histoire de la Chine au XXe siècle. Grâce à la mémoire orale du père et du grand-père de l’auteur, les évènements s’étendent sur une centaine d’années.
Il est donc question aussi de rivalités, de malentendus, de conflits, d’harmonie et d’amour. L’auteur lui-même note que « chaque individu, si humble soit-il, porte en lui un roman, le roman de sa propre vie, dont il partage certains chapitres avec ceux qu’il a croisés dans son existence, un cheminement singulier sur lequel s’abat quelque fois la main lourde du destin, la sienne et celle de l’histoire de la Chine du  XXe siècle ».