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Rejoignez la coalition citoyenne pour la protection de l’Océan !

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Rejoignez la coalition citoyenne pour la protection de l’océan !

C’est mon message du jour. Ne perdons pas de temps. Si vous êtes un usager ou un amoureux de la mer et de l’océan, si vous êtes indigné par les outrages et les menaces qui pèsent sur l’océan, ne m’écoutez pas et allez directement sur le site www.oceancoalition.org et rejoignez la coalition citoyenne pour la protection de l’océan.

Pour ceux qui s’interrogent sur ce mouvement emmené par l’ONG Blum, précisons de suite l’objectif. Restaurer la santé de l’océan n’est pas une option, c’est un impératif. Protéger l’océan n’est pas compliqué, il suffit d’arrêter de le détruire. Exigeons du pouvoir politique qu’il protège l’océan et l’humanité, car notre survie en dépend. Alors rejoignez la coalition pour agir avant qu’il ne soit trop tard. Car une coalition, c’est mieux qu’une pétition. C’est la formation d’une communauté qui agira jusqu’à la victoire.

Et il nous faut un mouvement d’ampleur et ça commence bien. Consciente du rôle essentiel de l’océan dans nos vies, plus d’une centaine d’associations, de fondations, d’entreprises et de personnalités publiques de tout horizon soutiennent déjà la coalition de l’océan. Ces artistes, comédiens, sportifs, actrices, auteurs, activistes, organisations s’unissent derrière une seule volonté, obtenir du pouvoir politique une protection véritable de l’océan, et ce dès 2024. Ensemble, ils appellent le gouvernement français à prendre ses responsabilités et à mettre en place rapidement des actions concrètes pour la préservation de l’océan. Pour en savoir plus, c’est sur www.oceancoalition.org

Encore un doute sur votre participation ? Alors il vous faut réaliser que l’océan est notre poumon. Le protéger est vital. Et c’est très simple, on arrête de le détruire. Nos vies, le cycle de l’eau, les sécheresses, les événements climatiques extrêmes, les productions agricoles, tout le système terre est étroitement lié à la santé de l’océan. Le changement climatique vient frapper des écosystèmes meurtris par des décennies de ravages causés aux animaux et aux habitats marins par la pêche industrielle reconnue comme la première cause de destruction de l’océan. L’océan va mal. La France possède le deuxième espace maritime mondial. La France doit être exemplaire sur la protection de l’océan. Le président Emmanuel Macron a décrété 2024 année de la mer. Demandons-lui de s’engager sur 15 points permettant de sauver l’océan, le climat et les emplois et de commencer par en mettre 3 en œuvre, 3 mesures urgentes d’intérêt général.

L’évidence, interdire le chalutage dans les aires marines dites protégées et qui ne le sont pas le moins du monde.

Le bon sens, cesser d’approuver en subvention publique des méthodes de pêche destructrices et d’utiliser l’argent public pour permettre une transition sociale, écologique et solidaire du secteur de la pêche vers des méthodes de pêche qui cessent de brutaliser l’océan et de le détruire.

Enfin la justice sociale, protéger les écosystèmes et les pêcheurs côtiers en excluant les navires industriels de plus de 25 mètres et pouvant faire jusqu’à 145 mètres, les exclurent donc du littoral français. Le littoral c’est une bande de 12 000 nautiques soit environ 22 km.

Et nos voix peuvent porter, mais elles surtout, elles doivent porter. L’heure est trop grave, nous n’avons pas d’autre choix. Construisons cette victoire essentielle. Comment ? Eh bien en rejoignant la coalition citoyenne pour la protection de l’océan sur www.oceancoalition.org Un manifeste vous y attend, ainsi que la liste des 15 points permettant de sauver l’océan.

Enfin, regardez et diffusez l’excellente enquête de Jean-Pierre Canet disponible sur Youtube intitulée « Aires marines protégées, une imposture française ». Un documentaire qui ne peut laisser personne indifférent et qui vous donnera les informations que l’on évite de vous montrer. Et bien sûr, parlez de tout ceci autour de vous.

La force du nombre est au nombre de nos forces pour que nos voies portent auprès du Président de la République alors que les signaux de cataclysme climatique et biologique s’accumulent. L’océan n’a jamais été aussi chaud, pollué et dévasté par les pêches industrielles. Les courants océaniques qui dictent la régulation du climat sont en cours de modifications profondes et irréversibles et les canicules marines explosent.

Alors, à vos claviers : 3w oceancoalition  (en un seul mot ) .org !

Pêcher moins pour gagner plus ?!

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Quel est le juste prix pour le poisson que vous achetez ? Sous l’angle théorique, le poisson, coté encrié comme le sont les actions en bourse, n’a pas de prix fixe. Mais dans le contexte de pénurie des pêches, avec une demande en hausse pour une cueillette en mer au milieu stable, voire déclinante, les prix devraient logiquement monter car ce qui devient rare devient plus cher. Mais le poisson fait exception à la théorie et à l’économie. Car faute d’être représenté et structuré de manière forte face au lobby industriel et à la distribution, les communautés de pêcheurs n’ont pas su garder le bénéfice de cette situation de déséquilibre entre l’offre et la demande. C’est ainsi que chaque hiver, par exemple, le prix du bar de chalut poisson sauvage pêché au large avec un bateau et plusieurs marins est au même niveau que celui du bar d’élevage poisson de ferme cueilli à l’épuisette par une ou deux personnes seulement. Des moyens mis en oeuvre très différents. Des prix identiques. Et une comble économique alors que la demande des consommateurs en poisson de qualité est à la hausse.

En fait, pour mieux gagner leur vie, la solution pour les pêcheurs serait de réduire le volume des captures ce qui rendrait le poisson plus rare et donc plus cher. Bref, travailler moins pour gagner plus. Un exemple prouve que cela peut marcher et rendre viable une activité de pêche de manière décente tout en préservant la ressource en poisson. Il s’agit des ligneurs de la pointe de Bretagne qui dans leur fonctionnement réunissent les éléments d’une pêcherie durable et économiquement viable. Les principes en sont simples. Un pêcheur, un bateau et une méthode de pêche manuelle peu agressive sur la ressource et sur les habitats marins. La méthode, une ligne à la traîne, au leurre, consiste à capturer en moyenne une quarantaine de kilos de poisson par jour avec l’option de libérer ou de conserver le poisson pêché en fonction de sa taille. C’est ainsi que cette communauté de pêcheurs, par un accord tacite, restreint ses prises à des poissons de plus de 45 cm alors que la réglementation leur autorise une taille minimale légale de 36 cm. Ces pêcheurs-là ont compris que la ressource n’était pas inépuisable, qu’elle ne tiendrait pas face au chalutage pélagique et que plus ils pêchaient, plus le cours du poisson baissait et moins ils avaient de revenus. Plus fort encore leur démarche marketing. Leurs poissons ont un pince dans la joue avec une référence qui vous permet de consulter sur internet leur fonctionnement mais aussi la date de capture du poisson et même la photo du bateau et du pêcheur qui l’a pêché. C’est difficile de faire mieux en matière de traçabilité.

N’allez pas croire pour autant que ces pêcheurs ne rencontrent aucun problème. La concurrence des plaisanciers qui pêchent des quantités équivalentes mais sans contraintes économiques ou légales, ou les frictions avec les chalutiers pélagiques, beaucoup plus destructeurs et comptant en tonnes plutôt qu’en kilos les quantités de poissons pêchés, qu’ils soient matures ou pas, amènent des conflits réguliers qu’ils seraient pourtant aisés de résoudre par une législation, des contrôles et des sanctions appropriées. Constitués en association, les Ligneurs de la Pointe de Bretagne possèdent le projet le plus abouti, mais partout ailleurs, d’autres pêcheurs isolés ont également cette approche. Même s’ils n’ont pas la même visibilité, ils sont dans le vrai, avec une solution de pêche qui préserve les aspects socio-économiques et environnementaux.

Consommateurs de poissons, ils méritent toute votre attention. www.ligneurs-de-la-pointe.fr

#76. Harold t’Serstevens, à la rencontre des peuples et des forêts du monde

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Strorylific sur Fréquence Terre la Radio Nature

Pssst ! GRANDE ANNONCE : 1.000 ARBRES PLANTES POUR 2023 GRACE A VOS ECOUTES!!! Je t’en parle en intro. Pour faire encore mieux en 2024 : n’oublie pas de partager ce podcast ! Plus il y a d’oreilles plus on pourra planter.

Quant à l’épisode lui-même avec mon ami Harold, voici de quoi on va parler :

Faire ses premiers pas dans le monde de l’aventure pour aller à la rencontre des forêts du monde, des peuples qui en vivent, et des solutions qui les entourent. Un programme qu’Harold a entamé à 23 ans, après ses études de bioingénieur. Etudiant-entrepreneur, Harold n’a pas froid aux yeux et son enthousiasme soulève des montagnes. Le voilà donc parti en auto-stop pour Gibraltar, dans l’espoir d’y trouver un bateau pour le faire traverser l’Atlantique.
L’aventure lui donnera beaucoup de leçons, notamment celle que rien ne se passe jamais comme prévu, mais que finalement, c’est souvent pour un mieux.
C’est cette aventure un peu folle et pleine d’idéal qu’il nous raconte. Sa rencontre avec les Waaronis et les Bribri m’a complètement passionnée.
A écouter pour tous ceux qui n’ont pas envie de s’enfermer dans un quotidien morne, qui n’ont pas envie non plus de baisser les bras face à l’urgence climatique, et surtout pour tous ceux qui ont envie de vivre leurs rêves.

️ Envie de découvrir le service Rental d’A.S.Adventure ? C’est par ici : https://www.asadventure.com/fr/asa/location.html
️ Page de l’épisode pour voir des photos de l’invités et un max d’infos :
Instagram : @haroldtserst
Linkedin : https://be.linkedin.com/in/haroldtserstevens
Youtube : https://www.youtube.com/@haroldts (les extraits audios que tu as entendus dans ce podcast proviennent de ses vidéos – merci à Harold pour l’autorisation !)
Réseaux sociaux des Waaroni : @visityasunivive
(c) Harold t’Serstevens

Partage cet épisode : plus il y a d’oreilles plus on plantera d’arbres !


Chapitres :
00:00:00 – Début
00:03:52 – son projet en 3 axes : climat, commune humanité et oser vivre ses rêves
00:04:52 – emmener les écoles dans le projet
00:05:48 – partager en vidéo
00:07:54 – le départ en stop
00:09:23 – Espagne
00:11:06 – Gibraltar : bateau-stop et camp hippie
00:13:31 – quand la pluie vient changer la donne du destin
00:17:19 – le Maroc à vélo
00:18:01 – l’accueil au Maroc : une belle leçon
00:21:14 – les forêts de l’Atlas
00:22:53 – question d’Amandine
00:25:02 – de père en fils
00:25:09 – projet de vie : explorer les forêts du monde
00:25:53 – anecdotes Waaronis
00:26:33 – question de Valentine
00:28:56 – les îles Canaries et le bateau stop – encore
00:35:18 – arrivée au Mexique : l’expérience du stop
00:38:23 – la rencontre providentielle et le projet agroforesterie
00:44:13 – Guatemala
00:45:08 – Salvador et Honduras
00:45:46 – le liquidambar
00:46:17 – Costa Rica
00:46:58 – chez les Bribri – 4 jours de survie en jungle
00:48:13 – survie : astuces
00:50:01 – serpents mode d’emploi
00:54:03 – pêche
00:54:54 – sorties nocturnes
00:57:56 – les oiseaux et les singes hurleurs le matin
00:59:12 – Colombie en mode touriste
00:59:23 – Equateur & les Waaroni
01:05:48 – les « non contactés »
01:11:40 – le quotidien au village
01:11:49 – leur rapport à la jungle
01:12:42 – « je reste optimiste »
01:15:21 – leur projet pour les forêts belges
01:18:03 – fin du voyage
01:18:18 – l’objet le plus utile
01:19:03 – l’échec formateur
01:19:40 – chance ou pas chance ?
01:21:34 – le succès
01:23:52 – conseils mindset pour une telle aventure ?
01:24:04 – la citation
01:25:07 – manger des larves en forêt amazonie…
01:28:28 – les ingrédients du rêve
01:28:45 – le face à face avec la solitude
01:30:42 – un why fort pour persister
01:33:20 – finir en poésie : oser.


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Et si, ce mardi, ensemble , on se bougeait pour l’Océan?

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recif corail

Cette chronique comme à l’habitude est publiée le lundi matin à 9h. Aujourd’hui elle sera plus courte, mais mérite vraiment toute votre attention. Et si demain matin, mardi, on se réveillait ?

Et oui, la France entière parle de l’océan depuis ses derniers mois, le grand oublié de la conversation publique, alors que l’organe vital de la planète n’a jamais été aussi chaud, pollué et dévasté par des méthodes de pêche destructrices. Restaurer la santé de l’océan est un enjeu qui concerne la société entière. Vous, et si demain, chacun d’entre nous rejoignait une coalition qui porterait un certain nombre de demandes tout au long de l’année ?

Cette année, qui est l’année de la mer et ce, jusqu’à la tenue de la troisième conférence des Nations Unies sur l’océan qui se tiendra à Nice en juin 2025.

Et si des pêcheurs, des chercheurs, des élus, des associations présentaient des travaux inédits à discuter de pistes concrètes permettant de gagner sur tous les tableaux ? La protection de l’océan, du climat, des finances publiques, de l’emploi, bref, une avancée socio-économique et environnementale.

Et si ces travaux faisaient l’objet d’une coalition citoyenne pour la protection de l’océan ? Une coalition, une grande coalition citoyenne pour la protection de l’océan, composée de scientifiques, pêcheurs, acteurs associatifs, activistes engagés, personnalités publiques, autour de l’urgence climatique et de la transition sociale et écologique, mais aussi avec vous. Protéger l’océan est un enjeu vital, on peut et on doit allier protection et transition pour un futur pour l’océan qui soit meilleur qu’aujourd’hui.

Et si on commençait par l’évidence ? Interdire immédiatement le chalutage dans les aires marines dites protégées, mais qui ne le sont pas actuellement. Et si on décidait d’organiser la fin progressive du chalutage ? Avec justice pour les pêcheurs, de les protéger, ainsi que les écosystèmes côtiers, le tout en interdisant dès 2024 les navires industriels qui ravagent le littoral.

Et si on engageait un plan d’action en 15 points pour sauver l’océan et le climat ?

Et si, ensemble, on portait ces demandes auprès des décideurs politiques à la veille de la production par la France de sa feuille de route en réponse au plan d’action pour l’océan de la Commission Européenne ? Beaucoup de si !

Et si, demain matin, mardi, on se réveillait ? Allez, ensemble, tentons de mettre l’océan au centre du jeu et de l’année de la mer. Demain, guettez votre fil d’actualité. Dès demain matin, mardi 26, concrétisez le si de mon propos, les si de mon propos, par un ralliement et un engagement pour l’océan, ici et maintenant.

Souci du vivant – Ep.4 – Ne pas dépasser les limites planétaires !

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Aujourd’hui, nous appartenons aux premières générations qui, grâce au progrès de la science, disposent des connaissances nécessaires pour appréhender l’ensemble des impacts des activités humaines sur la santé des écosystèmes. Nous avons désormais la capacité d’observer, par satellite, la banquise qui disparaît, les forêts brûlées et le niveau de la surface des océans monté. La communauté scientifique est en mesure d’évaluer la rapidité du changement climatique, de calculer la vitesse de disparition des espèces animales et végétales. Bref, on sait faire.

Une équipe internationale de chercheurs a défini dès 2009 des valeurs seuil affectées à 9 processus régulant la stabilité et la résilience du système Terre à l’échelle mondiale. On parle du changement climatique, bien sûr, de l’érosion de la biodiversité, des apports d’azote et de phosphore à la biosphère et aux océans, indispensables, le changement d’usage des sols, l’acidification des océans, l’appauvrissement de l’ozone stratosphérique, la consommation et l’usage de l’eau douce, la dispersion des aérosols atmosphériques et la pollution chimique. Chacun de ces phénomènes interagit avec les autres et ensemble ils garantissent l’existence d’un écosystème sûr et stable. Plus inquiétant, lorsqu’un processus est trop fortement impacté par les activités humaines et se dérègle, les scientifiques constatent un effet domino affectant les autres fonctions planétaires. Afin de garantir le bon fonctionnement de cette mécanique du vivant, des limites à ne pas dépasser doivent donc être établies et respectées. Exemple, pour le changement climatique, le seuil à ne pas dépasser est de 350 parties par million d’eau maximale de CO2 dans l’atmosphère pour rester en deçà d’une augmentation globale de température de 1°C. Dépasser ce seuil climatique provoque un dérèglement et nous rapproche d’un point de basculement qui pourrait entraîner un processus irréversible d’extinction des espèces et de détérioration de la santé planétaire. On est loin, bien sûr, de l’accord de Paris avec ses 2°C. Si nous voulons prendre des décisions éclairées en matière de politique climatique, il est donc beaucoup plus cohérent de se fier aux limites planétaires établies par les scientifiques que de faire référence aux accords politiques.

Il est donc urgent d’intégrer les mécanismes du vivant dans notre arsenal juridique. Actuellement, notre droit scinde la nature en matière et domaine distincts la mer, la forêt, la agriculture, les mines, l’urbanisme. Les activités humaines encadrées par la loi sont compartimentées et les politiques réparties entre les différents ministères. Les alertes scientifiques se succèdent, différents scénarios sont mis sur la table, mais les politiques sectorielles mises en place sur le court terme n’offrent de réponse ni transversale ni transgénérationnelle. La définition des limites planétaires transposées à l’échelle nationale et locale nous permettrait pourtant de poser un cadre définivement plus adapté que celui du droit de l’environnement actuel. Ces limites devraient être évaluées lors d’élaborations de projets à savoir si elles sont effectivement dépassées ou pas a priori pendant la mise en place du projet et a posteriori ce qui pose un problème de contrôle. Un suivi régulier permettrait en effet de faire des ajustements nécessaires pour respecter des objectifs fixés. D’ailleurs, le ministère de la Transition écologique en 2019 soulignait lui-même qu’outre le fait de constituer un cadre d’analyse novateur, l’approche inédite des limites planétaires correspond à la nécessité d’actualiser les informations environnementales en offrant aux citoyens et aux décideurs une compréhension plus globale de la situation nationale. Et il est vrai que l’inscription du respect des limites planétaires dans une loi ferait immédiatement obstacle à l’autorisation de nouveaux projets comme celui des forages de Total en Guyane par exemple. Car outre des bilans carbone, les impacts sur les habitats par exemple des espèces protégées ou des risques élevés de problématiques environnementales ou de destruction d’une biodiversité exceptionnelle, tout cela pourrait être pris en compte par des limites planétaires. Si ces limites devenaient un outil transversal d’appréciation des projets privés et des politiques publiques, l’administration serait enfin contrainte de refuser la réalisation des activités manifestement contraires à la protection des équilibres écologiques de nos territoires. Au risque de voir les associations obtenir gain de cause devant le juge.

Comment faire sinon pour corriger les logiques industrielles qui portent atteinte à la planète ? Il n’existe pas de référentiel pour analyser correctement leurs impacts cumulés et aucune autorité n’est en mesure de faire entendre raisons politiques qui s’en tiennent le plus souvent à une logique économique. Et donc ce n’est pas étonnant que les scientifiques observent que la France dépasse de façon certaine 6 des 9 limites planétaires sur son propre territoire. On peut donc imaginer une nouvelle instance la Haute Autorité des Limites Planétaires avec une place essentielle pour guider l’administration dans ses choix de politiques nationales, régionales ou face à un projet privé lorsque ses décisions participent manifestement au dépassement d’une ou de plusieurs limites planétaires. Mais ne nous trompons pas, l’objectif n’est pas de bloquer des entreprises mais d’imposer aux acteurs économiques une stratégie qui nous permette de respecter un plafond écologique viable.

Car pour le moment nous sommes bien éloignés de la neutralité carbone et de l’application du principe de zéro perte nette de biodiversité. Une autorité de ce type permettrait donc aux entreprises des secteurs les plus polluants d’aboutir à un modèle d’activité respectueux du cadre des limites planétaires.

Et pour sanctionner les récalcitrants ceux qui malgré les alertes des scientifiques et les mises en demeure de l’autorité contreviendraient toujours aux stratégies d’adaptation, le droit doit se douter de nouveaux outils.

[Rediff][Extrait] 22. Sophie Planque, une belle rencontre d’Into The Wild : Alaska-Patagonie à vélo

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Strorylific sur Fréquence Terre la Radio Nature

Pour te mettre déjà un peu dans l’ambiance du festival Into The Wild pour lequel j’offre des places (voir autre épisode sorti ce jour pour les détails), voici une rediff d’une invitée vraiment extra : Sophie Planque.
Elle nous y raconte son époustouflante épopée de 2 ans de l’Alaska à la Patagonie à vélo, 28.743 km entre neiges, déserts, montagnes et jungles pour atteindre la ville du bout du monde au nom devenu légendaire : Ushuaïa.

C’est un extrait de l’épisode 22 du podcast que je te mets ici entre les oreilles – si tu as envie d’écouter l’épisode complet, tu recherches donc le 22, paru le 8 mars 2022. Pour « tomber » dessus directement sur n’importe quelle plateforme, suivre ce lien (je sais le chargement est parfois un peu lent mais « ça » cherche tout seul pour vous, donc trop pratique).

Pour regarder son documentaire Au Pays des Brumes sur Arte TV : (52′)
Pour découvrir son merveilleux livre : qui reprend leur périple de 5.000 km dans les pays baltes en hiver à la rencontre des communautés qui y oscillent entre traditions ancestrales et modernité.

Site web du festival Into The Wild pour découvrir la programmation 2024 :

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Places à gagner pour Into The Wild BXL (21-22/3/24) !

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Strorylific sur Fréquence Terre la Radio Nature

2x2x2 places à gagner pour le festival Into The Wild qui se déroulera à Bruxelles (Wolubilis) les 21 & 22 mars prochains !
Ecrivez-moi à anbe@storylific.com pour en bénéficier. N’oubliez pas de me préciser si c’est pour le jeudi ou le vendredi.
Primeur pour les abonnés du podcast – cette annonce ne paraîtra que plus tard sur les réseaux sociaux.

Programme du festival :
https://intothewildfestival.be/

Merci aux organisateurs pour cette belle opportunité offerte à mes auditeurs

Continuer dans l’ambiance du festival ?
Playlist Into The Wild sur storylific.com et sur Spotify

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#75. Jessica Horn : être soi dans une famille d’aventuriers

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Strorylific sur Fréquence Terre la Radio Nature

Dans ce qui suit on va inévitablement et pour notre plus grand plaisir te parler du clan Horn car les liens du sang chez eux, ils sont dans le genre très, très puissants. Annika et Jessica sont soudées comme les doigts de la main, leur rapport à leur aventurier de père Mike Horn est génial aussi – chacun.e ayant trouvé sa place bien à lui/elle dans ce monde de l’aventure qui leur est vital.

Pourquoi part-on en aventure ? Qu’est-ce que ça apporte ? On en parle avec Jessica – entre 2 fou-rires.
A PROPOS DU FOU-RIRE d’antologie plutôt visuel : pour le VOIR sur ma chaîne YouTube tu tomberas dessus en suivant ce lien

T’intéressera aussi : l’épisode avec Annika Horn

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️ Photos + vidéos + réseaux sociaux de l’invité : voir page de l’épisode

(c) Jessica Horn

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Chapitres :
00:00:00 – Début
00:06:04 – une entreprise qui explose…
00:07:08 – question de Anne Ronsin
00:08:55 – ne pas se mettre de limites
00:10:05 – rebelle?
00:11:11 – pourquoi part-on à l’aventure ?
00:13:15 – les aventures avec son père
00:13:30 – enfant : le pôle nord et la prépa au Canada
00:14:15 – UTMB en famille… il faut suivre !
00:15:28 – Half Marathon des Sables Jordanie (HMDS)
00:27:33 – la force d’adaptation de Mike Horn
00:28:24 – le K2 avec Mike et Annika : un moment décisif
00:33:38 – chaque aventure a un but
00:34:55 – Transmission : PangaeaX
00:37:10 – la nature : pour savoir qui nous sommes vraiment
00:38:05 – l’échec
00:41:26 – le succès
00:43:51 – Question de Marc : astuces aventure
00:47:03 – son actu


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Nos émissions de CO2 rendent Nemo kamikaze !

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Un clown qui a une attitude étrange, c’est normal. Un poisson clown qui a un comportement étrange, voire suicidaire, ça l’est moins. Alors qu’est-ce qui peut transformer le poisson clown, un cousin de notre vaillant Némo, en kamikaze ? Eh bien c’est la concentration en gaz carbonique. C’est ce qu’a démontré une étude publiée par Nature Climate Change. Une teneur en CO2 dans l’océan trop élevé, comparable à celle prévue à la fin de ce siècle, perturbe le système sensoriel des poissons clowns. Non seulement ils perdent le sens de l’orientation, mais pour certains, ils se jettent dans la gueule de leurs prédateurs. En effet, alors que nos chers poissons clowns fuient actuellement leurs prédateurs, des poissons clowns élevés dans un milieu deux fois plus riche en CO2 vont suivre l’odeur de leurs prédateurs et remonter le courant d’eau jusqu’à celui-ci. Je vous passe les détails, mais l’explication c’est la perturbation d’un mécanisme de transmission neuronale lié au gaz carbonique présent dans l’eau. Et notre poisson clown devient un kamikaze malgré lui, victime d’un gaz à effet de serre que nous déversons dans notre atmosphère malgré tous les effets que nous prévoyons déjà.

Et notre petit Némo n’est pas le seul à être perturbé. Le poisson demoiselle, lui aussi, s’en trouve tout retourné. Après quatre jours passés dans une eau chargée en gaz carbonique, le poisson demoiselle confond sa droite et sa gauche. Heureusement qu’il ne vote pas. Dans les deux cas, ces exemples montrent que les perturbations des océans par le gaz carbonique vont bien au-delà du réchauffement des eaux, de leur acidification ou du transfert d’espèces invasives. C’est l’organisme vivant qui est perturbé intérieurement, qui se modifie et qui transforme les comportements. Et c’est donc l’écosystème dans sa totalité qui est en jeu. Et si l’on regarde les conséquences globales, c’est le risque d’une ample disparition de biodiversité qui nous guette.

Et personnellement, je me pose la question de savoir quel sera aussi l’impact sur nos neurones. Mais je n’ai pas encore vu d’études sur le sujet. Mais on devrait vite l’envisager et quantifier l’impact sur notre humanité. Bien, la morale que je retiens est celle-ci. Arrêtons de faire les clowns sur cette planète. Soyons responsables. Stoppons nos émissions de gaz carbonique. Revoyons nos politiques énergétiques. C’est aussi, au-delà de la réduction des gaz à effet de serre, un excellent moyen de stopper une des menaces qui pèsent sur la chimie de nos océans et donc de leurs habitants. Et bien entendu, réduire le gaz carbonique émis, c’est aussi la possibilité pour les petits et les grands de continuer à s’émerveiller de la robe du poisson clown et de ses dandinements dans les anémones qui peuplent les récifs coralliens.

L’histoire d’un village breton qui empêche la construction d’une centrale nucléaire.

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Fréquence Terre a rencontré Nicolas Guillou, réalisateur du film « Nous serons toujours là – Plogoff 1980 ». L’histoire (réelle) d’un village breton (Plogoff – Finistère, pointe du raz) qui s’est mobilisé dans les années 1980 contre l’implantation devant chez eux, d’une centrale nucléaire.

Non sans rappeler des combats comme celui de Notre-Dame-Des-Landes, Nicolas Guillou raconte comment les habitants (et les maires) des communes ont appris par les journaux et sans aucune concertation préalable, qu’une centrale allait se construire sur leur territoire.

La population s’est très vite mobilisée, non sans créer des déchirures au sein de la population voire même dans certaines familles.

Pour monter son film, Nicolas Guillou est allé à la rencontre de la population, sur place. Il a été surpris de constater que 44 ans plus tard, la plaie n’était pas refermée.

« Quand j’ai organisé mes réunions publiques pour présenter mon projet, j’ai même vu des femmes pleurer tellement le traumatisme était encore frais dans les esprits ».

Ce que Nicolas Guillou voulait montrer dans son film, c’est « la mobilisation positive » « montrer qu’il est possible d’arriver à des résultats si on se mobilise ».

Si 40 ans après cet événements le traumatisme est encore palpable, pour Nicolas Guillou nous sommes loin d’avoir réglé ce genre de problème. Pour lui, le gouvernement cherche toujours à passer en force et « nous prend pour des cons ».

Pour ce qui est du problème de l’énergie aujourd’hui en France et dans le monde, « nous prenons le problème à l’envers »« Ce sont des projets qui doivent s’inscrire sur le long terme, avec la population. Nous avons des ingénieurs »

De rappeler que le nucléaire civil est au centre des intérêts en Ukraine et il faut se poser la question dans le cadre d’une guerre plus large.

La préoccupation des habitants de Plogoff était d’abord une question « d’urbanisme ». La centrale allait dénaturer le paysage et des habitants allaient être délocalisés ce à quoi ils s’opposaient fermement.

Ce n’est que dans un second temps et après la constitution par les habitant eux-mêmes de comités locaux d’information nucléaire (CLIN) que des scientifiques sont venus expliquer à la population locale ce qu’était le nucléaire et toute sa dangerosité.

Ces séances d’information parfois à l’origine de la constitution des premières associations écologistes, ont eu comme effet de renforcer la mobilisation. Pour les pêcheurs et les agriculteurs du coin, l’inquiétude était grande : « personne n’achètera plus mes poissons » … « personne n’achètera plus mes légumes ». Même si EDF leur assurait le contraire, la méfiance s’est installée et les habitants ont découvert au final toutes les techniques sournoises employées par EDF pour leur faire courber l’échine.

Vous l’avez compris, la mobilisation l’a emportée sur l’implantation de la centrale à Plogoff, mais pour Nicolas Guillou, il était important de faire revivre cet événement et de mettre en exergue ce qu’il appelle « la lutte positive », « car ce n’est pas fini »… « le cas de figure peut se reproduire »… de prendre l’exemple des bonnets rouges (mobilisation en 2013 contre le projet de la taxe poids lourds) ou encore Notre-Dame-Des-Landes.

« Je reproche aux gouvernements de prendre des décisions à court terme »… » ce sont toujours des décisions qui doivent produire leurs effets pendant le quinquennat »… »sur des problématiques aussi importantes que l’énergie, il faut voir plus loin »… »j’ai peur que nous ayons le même problème avec l’éolien et le photovoltaïque ». 

Plogoff sort en salles le 27 mars. Renseignez-vous sur les salles et les dates sur le site Allociné

 

Distribution :

Réalisation : Nicolas Guillou
Acteurs :

  • Alexandra Robert
  • Louison Guillou Robert
  • Denise Dodé
  • Sophie Neveu
  • Brice Ormain
  • Eric Simonin
  • Antoine Michel
  • Jean Kinsela
  • Laurent Chandemerle

Production : Vent d’Ouest Distribution

Le blog de Plogoff : http://plogoff-chronique-de-la-lutte.over-blog.com/2020/01/plogoff-chronique-de-la-lutte-le-clin-de-landerneau.html