Accueil Blog Page 104

Défenseur de l’Océan- Pascal KOBEH : Un photographe sous-marin qui témoigne !

0

Un photographe sous -marin qui sillonne les mers du globe,  observateur privilégié, réalisateur  de très belles images du film « OCEANS »  : Pascal KOBEH témoigne  de ce qu’il a vu , de l’évolution des fonds marins et de l’urgence qu’il y a à protéger  les espaces marins. Un témoignage  passionné pour la planète bleue à découvrir dans cette chronique.

http://www.longitude181.org                      http://www.pascalkobeh.com/

 

La spiritualité peut agir écologiquement 

0

Nouveau PGF siteFT 16« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

La deuxième chronique consacrée à l’imposant essai Sagesses d’ailleurs de Frederika Van Ingen (J’ai Lu) se base sur quelques citations et réflexions pour baliser notre cheminement dans la société.

« La crise écologique est le reflet de notre crise intérieure. Tout petits on nous apprend à vivre séparés ou coupés de la sensibilité, donc de ce qui nous unit tous. On nous apprend à porter des masques, d’être forts, de ne pas pleurer. Alors, nous ne sommes plus connectés aux valeurs de respect et d’altérité. Mais la spiritualité peut agir écologiquement. La liberté, c’est d’être qui on est et ne pas chercher à être ou à ressembler à quelqu’un d’autre », explique l’auteure.

sagesses dailleursElle cite l’exemple du peuple racine des Maasaï. Un exemple de société extraordinaire. En Occident, celui qui se gausse d’être civilisé ferait bien de s’en inspirer pour tenter de redresse la catastrophe mondiale actuelle qui prend de l’ampleur.

Ainsi, « chez les Maasaï, la faconde n’est pas valorisée, comme chez nous. Chez eux, le porte-parole est souvent celui qui ne parle pas. Il n’y a pas de fossé entre le « dire » et le « faire », car ils mettent en application leurs valeurs humaines et ils sont tellement eux-mêmes qu’ils les incarnent naturellement. Or souvent, cette attitude intérieure suffit, sans parole, à transformer l’autre. »

Bien entendu, dans notre monde dit civilisé (et ailleurs), il y a les multinationales qui occasionnent des dégâts énormes, mais l’un des principes du peuple racine est, souligne l’auteure, « un concept qui donnerait une couleur intéressante à nos débats politiques : ne pas rejeter la faute sur l’autre, mais s’améliorer pour tenter de la réparer. »

En somme, ce sont des guerriers pacifiques, des guerriers spirituels, parfaitement équilibrés et centrés face aux épreuves.

Certes, ce n’est pas inné. Alors, dès leur jeune âge c’est l’apprentissage en communauté de la cohésion, de l’équilibre, de la complétude et de l’unité intérieure.

Vaste programme à nos yeux, habitude séculaire de génération en génération chez eux, avec pour rituel immuable le lien avec le cosmos, alors que nous, trop souvent, on trace son chemin frénétiquement de manière égoïste, égocentrique, au point de détruire l’écosystème qui nous donne la vie.

Autre constatation : les masques tombent, puisqu’ils sont inutiles, devant des gens authentiques.

Enfin, différence majeure : en Occident, on inculque aux jeunes des concepts, des façons d’être, chez les Maasaï les enfants les acquièrent par l’observation des aînés et l’expérimentation. En Occident, ils ont peur, peur de ne pas réussir, peur de ne pas être à la hauteur, là-bas ils vivent !

Image 3bis 1 1

Musique : http://www.michaelmathy.be/#music

 

« Gang des Vieux en Colère » et jeunesse : même combat !

0

Nouveau PGF siteFT 16Ce vendredi 15 mars 2019, pas moins de 1 200 actions sont annoncées dans quatre-vingt-dix pays pour répondre à l’appel lancé par « Jeunes pour le climat », mouvement initié par Greta Thunberg, « l’activiste de 16 ans qui inspire la jeunesse du monde entier », selon Le Figaro[1]. Dans la capitale de l’Europe, une particularité plus que sympathique est celle du soutien du… « Gang des Vieux en Colère »[2] GVCblog

Bien sûr, qui dit gang pense violence. Il n’en est rien, comme l’expliqua à TV5 Monde[3] Mirko Drag Popovitch[4], musicien, auteur, fer de lance d’un important centre culturel… qui est devenu un « retraité actif qui essaie de mettre de l’ordre dans soixante-dix ans de désordre » et est membre de ce « Gang des Vieux en Colère » :

1622613 10202314933129607 542887227 n
Mirko Drag Popovitch

« Certes, nous sommes en colère parce que l’avenir des jeunes n’est pas radieux, mais nous restons souriants tout en étant fermes. Nous ne « travaillons » pas pour nous, mais pour ceux qui nous suivent. Un gang ? Si ce terme a effectivement une connotation de violence, notre seule violence est de « secouer virtuellement » des patrons de multinationales, car nous sommes pacifistes ! Ainsi, nos actions sont menées dans des lieux à l’économie mondialisée, des sociétés qui ne paient pas d’impôts : nous avons occupé des lits à Ikea vêtus de pyjamas, lancés des ballons mangés par de grandes pommes chez Apple, envahi un Mc Donald et nous nous sommes installés aux tables pour tricoter, jouer aux échecs… Bref, nous y allons avec l’énergie des derniers vieux actifs et cet humour désarçonne. Ce sont bien des actions de désobéissance civile, en somme. »

Il va de soi que ce « Gang des Vieux en Colère » agit également pour qu’une retraite décente soit allouée avec un montant minimum de 1 600 euros, que les personnes âgées placées dans des homes ou maisons de retraite soient respectées comme il se doit…

Gageons que pareil mouvement ferait aussi un tabac en France !

Image 3bis 1 2

Musique : http://www.michaelmathy.be/#music

 

 

 

 

[1] 22 février 2019.

[2] Le « Gang des Vieux en Colère » est sur Facebook.

[3] 4 mars 2019.

[4] Que nous remercions, comme les responsables de « Gang des Vieux en Colère », pour les illustrations et autres autorisations de publication.

Où en sont les Verts depuis 1974 ?

0

Nouveau PGF siteFT 16Voici la quatrième et dernière chronique consacrée à l’essai Une histoire de l’écologie politique – De René Dumont à Nicolas Hulot » d’Arthur Nazaret (Éditions La Tengo) et reprenons avec José Bové qui fit un tabac dès 1999 après avoir fait ses armes, si je puis dire, au Larzac,  et devint le fer de lance contre le néo-libéralisme et la marchandisation du monde. Il érigea la non-violence et la désobéissance civile en mode d’action, dont les fameux arrachages du colza et maïs transgéniques, appliquant, de la sorte, le principe de précaution.

Et puis, chassez le naturel et il revient au galop, revoici la bataille, le terme est choisi, entre les écolos partisans du « non » aux élections européennes et ceux du « oui », dont Daniel Cohn-Bendit. Les insultes fusèrent, Nicolas Hulot regardait tout ça sans encore s’y mêler. Al Gore apparut avec son documentaire « Une vérité qui dérange » et, petit à petit, l’écologie française sortit d’une marginalité dans laquelle elle avait replongé.

Tour à tour, il y eut le « Pacte écologique » initié par Nicolas Hulot, le Grenelle de l’environnement du président Sarkozy, la création d’Europe-Écologie-Les Verts, qui connaîtra un succès fulgurant.

Aux élections, les écolos étaient à un souffle du PS, puis aux régionales de 2010, ils plafonnaient quelque peu.

Eva Joly se lança dans l’arène mais, accrochez-vous, certains osaient lui trouver « un accent  nazi à la de Funès dans La Grande Vadrouille ». Elle s’écrasa alors que François Hollande l’emportait et que Cécile Duflot entrait dans son gouvernement comme ministre, tenez-vous bien, du Logement !

La saga des écologistes français se poursuivit et Nicolas Hulot accepta l’offre d’Emmanuel Macron de devenir Ministre de la Transition écologique. Il tint le coup, vaille que vaille, du 17 mai 2017 au 27 août 2018, puis, au micro de France Inter, il lâcha : « Je prends la décision de quitter le gouvernement. »

Ce livre débuta par « L’utopie ou la mort » de René Dumont en 1974 et, fin 2018, le gouvernement Macron déclarait « Le temps de l’utopie est décrété ».

Un demi-siècle entre ces deux déclarations et où en sont les écologistes politiques français, peut-on légitimement se demander, alors que leurs collègues cartonnent dans de nombreux autres pays ?

 

Musique : http://www.michaelmathy.be/#music

Image 3bis 1 1

« Agir ou disparaître », un livre pour éveiller les consciences

0

Vous connaissez Fréquence Terre depuis longtemps. Cela fait maintenant une quinzaine d’années que cette webradio a mis dans son ADN la sensibilisation à l’environnement. Elle tente d’éveiller les consciences sur les thématiques écologiques et sociétales.

Sous la houlette de Frédéric Benot, Fréquence Terre s’est attachée dès son origine à rendre compte de l’état de la planète et de mettre en lumière les initiatives qui œuvrent pour sa protection.

Cette belle aventure de Fréquence Terre, c’est aujourd’hui un livre.

« Agir ou disparaître », revient sur plus d’une décennie de chroniques consacrées à l’environnement réalisées par l’ensemble des intervenants du site.

Coordonné par Pierre Guelff, le livre retrace les attaques menées contre la planète et donne un coup de projecteur sur les solutions mises en œuvre par les associations, les citoyens, ou les collectivités.

Ce petit recueil espère, sans prétention accompagner la prise de conscience écologique de chacun, le souci de l’environnement, les actions du quotidien pour la survie de notre espèce.

Agitateur de curiosité

Dans ce livre, vous retrouverez Pierre Guelff qui vous parle avec passion de la nature, du terroir, de solidarité et de fraternité. Cet agitateur de curiosité, vous emmène à la rencontre d’altermondialistes, des lycéens qui font la grève du climat, comme la Suédoise Greta Thunberg, du moine bouddhiste Matthieu Ricard ou encore d’Alexandre Jollien. A travers ses rencontres littéraires, il nous parle de vie, d’engagement, et nous fait part des réflexions d’hommes et de femmes engagées pour la planète et l’humanité.

Sentinelle des mers

Daniel Krupka, fidèle à son engagement, vous propose de découvrir ou redécouvrir la beauté de notre environnement et des océans. Il n’hésite pas à faire le constat des ravages de l’homme sur les écosystèmes. Mais il donne aussi des pistes sur la façon de les préserver. Comme Paul Watson, qu’il a pu interviewer pour Fréquence Terre, Daniel est notre sentinelle des mers.

Donner des signes d’espoirs

Et puis évidemment vous retrouverez un condensé des actions de France Libertés relatées depuis plusieurs années dans Monde solidaire. Ce sont celles pour les peuples autochtones qui luttent pour leur survie, ou le combat contre l’extractivisme, que ce soit au Brésil, qui a connu plusieurs catastrophes minières, ou en Guyane avec le projet Montagne d’or. Les actions pour le droit à l’eau, l’éducation à l’environnement, les villes qui s’engagent sur le chemin de la transition, toutes ces initiatives et mobilisations sont des signes d’espoirs pour notre avenir et celui de nos enfants.

Continuer d’agir, pour ne pas disparaître

Parce que les bons réflexes de consommation se prennent très tôt… Parce que notre planète mérite qu’on s’attèle à sa préservation pour le bien-être de l’humanité, « Agir ou disparaître » apporte sa pierre à la lutte contre les dérèglements climatiques générés par l’homme.

La planète survivra sans nous. Mais nous, nous ne pouvons pas survivre dans un environnement dégradé…

« Agir ou disparaître » est disponible au prix de 7 euros sur internet. Toutes les recettes des ventes sont au bénéfice de l’association qui édite Fréquence Terre.

L’urgence est là. Il faut agir… ou disparaître ! A nous tous de continuer d’agir, à notre niveau.

 

Pas de requins dans mon assiette !

0

L’association LONGITUDE 181 lance une campagne intitulée « Pas de requins dans mon assiette » par la sollicitation du grand public, c’est-à-dire vous, dans un appel citoyen à s’engager à ne plus consommer de viande de requin, et également celle des professionnels : poissonniers, restaurateurs, à ne plus proposer de viande de requin ou de saumonette.  Pourquoi, comment : on vous dit tout. Avec également le coup de gueule de François SARANO, co-fondateur de l’association (conseiller scientifique du Commandant COUSTEAU pendant 13 ans)

 

« Les Portes du Temple – De l’ignorance à la Connaissance » de Franck Zimmer (MdV Éditeur)

0

« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

Les portes du temple« Il faut qu’une porte soit ouverte ou fermée » clama Alfred de Musset, eh bien, avec Les Portes du Temple – De l’ignorance à la Connaissance de Franck Zimmer paru chez MdV Éditeur, ce sont de fameuses portes qu’ouvre l’auteur puisqu’il propose au lecteur de « franchir cet obstacle – qu’est la porte – et d’entrer dans un monde sacré, réglé par des rites et des symboles légués par la Tradition ».

Mais ce chemin ne comporte pas qu’une seule porte, il y en a pas mal qu’il faut passer au bon moment, puisque, selon lui, « chacune d’elles recèle un enseignement indispensable pour progresser sur la voie de la Connaissance… »

Vous l’aurez compris, ces portes sont des épreuves initiatiques qui, outre celle du Temple, comportent les quatre éléments (Terre, air, eau et feu) et, bien entendu, le cheminement ne peut se faire qu’en assimilant et comprenant différents symboles.

DSC03366Personnellement, j’ai bien aimé les explications entourant la chouette, bel oiseau qui incarne le mystère de la Lumière originelle que les ténèbres ne peuvent pas arrêter. Parole de vie, elle est la mère de tous les symboles, selon l’auteur, qui, comme on le devine, est un passionné de symbolisme.

 

 

Image 3bis 1 2

 

« LE » Livre de Fréquence Terre (« Agir ou disparaître ») : plus que jamais d’actualité à la veille de la grève mondiale pour le climat !  

0

Image 3bis 1 1En Belgique, 300 associations (dont de puissants syndicats) en appellent à la grève mondiale pour le climat du 15 mars, en France la mobilisation s’organise aussi, comme dans maints pays. Et vous ?

Est-il besoin de vous rappeler que Fréquence Terre est une webradio indépendante qui sensibilise et éveille les consciences sur des thématiques écologiques, environnementales et sociétales ? Que son équipe de journalistes, auteurs, éditorialistes, conférenciers bénévoles touche 500 000 auditeurs journaliers grâce, aussi à maintes webradios et radios FM partenaires ? Que son site compte plus de 15 000  visiteurs mensuels ? Que si elle est agrémentée de Musique du Monde et d’infos fournies par Radio France Internationale, Fréquence Terre est un média citoyen et engagé qu’aucun lobby ou décideur ne fera jamais taire !

ftCouverture POCHELivre FT5 février CopieQuatre chroniqueurs de Fréquence Terre (Philippe Boury, Daniel Krupka, Frédéric Bénot et Pierre Guelff) viennent de publier un livre qui vous le confirmera et deviendra certainement une référence en la matière. Cet ouvrage, vendu au prix de 7 euros (hors frais d’envoi) comporte quelque 220 pages et les vingt-cinq thèmes abordés sont illustrés de photos et de citations.

Enfin, sachez que les bénéfices de la vente de ce livre serviront exclusivement à soutenir Fréquence Terre afin de poursuivre, voire d’augmenter son engagement citoyen en faveur d’une société plus humaniste vivant sur cette Terre où les êtres et l’environnement cohabiteront en symbiose ! Agir ou disparaître est disponible sur le site Le Livre en Papier :

https://www.publier-un-livre.com/fr/le-livre-en-papier/1067-agir-ou-disparaitre

Thèmes

Le cormoran englué, c’est un peu nous

FT20180720 112746Négationnisme climatique

Les lendemains qui chantent : nous y voilà, nous y sommes !

Le peuple plus fort que le gouvernement

Que cache le prix de votre poisson ?

L’art d’être libre (dans un monde absurde)

Si Bruce n’était pas là

Rencontres avec Riccardo Petrella (altermondialisme) et Christine Mahy (lutte contre la pauvreté)

FT20181219 113832Mourir en chœur, le lien qui nous unit

Mourir puis donner la vie ou l’humusation

Devenir une sentinelle des mers

FTDSCF3532Délectation et coup de colère « écologiques »

Marre de ne rien voir bouger ? Faites un pas

Monsanto et Cie dans les cordes ?

« Je préfère manger à la cantine… Avec les copains et les copines » (Chanté par Carlos)

ftmine a ciel ouvertDes maîtres authentiques

À la poursuite de votre futur

Habitants de la terre, debout !

Votes et consommations écoresponsables

Revue de presse

Histoire d’une victoire pour la démocratie et la santé publique !

Expérience d’une incohérence monumentale

ftthumbnail 1Trop d’incurie : les citoyens contre-attaquent

« Certains soirs dont la douceur se prolonge… »

Réconfortantes mobilisations des jeunes

Histoire d’un espoir

L’art de vivre ensemble

Et, encore, des revues de presse, Fréquence Terre de A à Z, des photos, citations…

La remarquable photo de couverture (« Décideurs discutant du climat » expo à Berlin) a été offerte par son auteur, Isaac Cordal (également le sculpteur de l’oeuvre), avec l’autorisation de la Galerie Mathgogh (Paris), que nous remercions,  en soutien à Fréquence Terre.

Image 3bis 1 1

Musique : http://www.michaelmathy.be/#music

« Écolo-facho et pharmacopée écologiste réactionnaire » dans « Une histoire de l’écologie politique – De René Dumont à Nicolas Hulot » (3/4) d’Arthur Nazaret (Éditions La Tengo)

0

Nouveau PGF siteFT 16HistoireVoici la troisième chronique consacrée à l’excellent essai Une histoire de l’écologie politique – De René Dumont à Nicolas Hulot » d’Arthur Nazaret (Éditions La Tengo). Avec Antoine Waechter, les idées parurent s’éclaircir : « L’écologie n’est pas à marier et seule l’affirmation intransigeante de son originalité et de son autonomie confortera l’opinion publique qu’il existe une niche politique spécifique pour les écologistes » et pour attirer l’attention des médias qui le snobaient, lui et ses maigres troupes, il leur envoya un certificat médical attestant qu’il n’était pas atteint d’une maladie contagieuse !

Cependant, Cavanna, plume de Charlie Hebdo, le trouvait trop mou : « Cesse de faire le gentil, le bon gros, gueule, Waechter, secoue-leur le cul ! Pose-leur les bonnes questions et force-les à y répondre ! Harcèle, Waechter, mords, fulmine, dérange. »

Alors que Mitterrand récoltait 34% des suffrages, Waechter faisait 3,78%. Puis, Brice Lalonde fut considéré comme un frère ennemi pour avoir accepté d’entrer dans le gouvernement Rocard.

Bhopal, Tchernobyl, Exon Valdez, pluies acides, trou dans la couche d’ozone, la Terre élue personnalité de l’année par le Time, même Margaret Thatcher organisa un sommet pour le climat, eh bien, les Verts français ne décollaient pas.

Un méchant slogan soufflait aussi à leur encontre : « Écolo-facho » et il fut question de « pharmacopée écologiste réactionnaire » en 1990.

Cependant, maints partis lançaient de véritables OPA sur cette sorte de planète verte qu’ils voulaient annexer.

Après la génération Mitterrand, la génération écologiste semblait se pointer avec les Voynet, Mamère, le retour de Daniel Cohn-Bendit, le Dany-le-Rouge devenu vert qui, pour certains, était devenu un « libéral-libertaire ».

En 1999, tout ce monde devint quand même la quatrième force politique de France. Et puis, José Bové,  l’icône des altermondialistes, fit son apparition, mais un séisme allait s’abattre sur l’Hexagone : Le Pen était au deuxième tour des présidentielles, Jospin au tapis.

La quatrième et dernière chronique de cette saga écologiste française dans quelques jours sur nos antennes…

Musique : http://www.michaelmathy.be/#music

Image 3bis 1 1

Extractivisme au Brésil : un système à bout de souffle

0

186 morts et 122 disparus ! La rupture du barrage minier le 25 janvier à Brumadinho, au sud-est du Brésil, s’annonce comme une nouvelle catastrophe environnementale et humaine de plus.

Trois ans après le drame de Mariana, les conséquences écologiques risquent fort d’être majeures. Et comme à Mariana en 2015 avec le peuple Krenak, c’est la vie d’un autre peuple autochtone qui est menacée, les Pataxó Hã-hã-Hãe.

Avec Marion Veber, chargée de mission Droits des peuples à la Fondation France Libertés

Les représentants de cette population dénoncent l’exploitation démesurée de la nature au nom du développement. Est-ce que cette nouvelle tragédie en annonce d’autres ? Est-ce qu’elles peuvent se reproduire au Brésil ?

« Oui. On le constate puisque, suite au crime de 2015, le PDG s’engage à prendre des mesures, mais ce n’est pas le cas. Ce qu’on constate c’est qu’au Brésil il y a des failles d’un point de vue de la sécurité des barrages et de la surveillance de ces structures minières en général. Mais ce n’est pas que le cas du Brésil. Partout dans le monde, on a connu des ruptures de barrages de déchets miniers, que ce soit en Roumanie ou dans d’autres Etats. Et donc cela pose finalement la question de l’extractivisme en général qui, en mettant les profits en priorités, fait fi des droits humains, de l’environnement et des potentiels morts que cette activité pourrait générer ».

Le 27 janvier, soit deux jours après la catastrophe, une alerte a été lancée non loin de là face au risque d’une rupture imminente d’un deuxième barrage appartenant à la même entreprise. Le 8 février, c’est ArcelorMittal qui a évacué 200 personnes d’une communauté située sous un barrage de la multinationale. Est-on dans un cycle infernal ? Le système est-il à bout de souffle ?

« C’est exactement ça. C’est d’ailleurs ce que dénoncent les peuples autochtones avec lesquels on travaille, mais aussi un grand nombre d’ONG et d’habitants qui souffrent de ces crimes. C’est effectivement un système qui aujourd’hui n’a plus de sens parce qu’on voit ses limites, mais qui malgré tout semble indépassable. C’est à dire qu’on vend ce système comme indépassable, comme forcément nécessaire à la société telle qu’elle est construite aujourd’hui. Et c’est vrai que l’extractivisme est le premier maillon d’une chaîne qui nous conduit jusqu’au consumérisme et la société telle qu’elle a été imaginée ces dernières décennies. Donc effectivement il faut aujourd’hui réfléchir à réformer tout ce système. Il y a des initiatives en ce sens à l’international notamment pour mieux encadrer les activités des multinationales pour que, a minima, les droits humains passent en priorité sur les profits. Mais on est encore très loin d’une réelle évolution sur ce plan-là ».

Les dangers de la politique de Bolsonaro

Dans ce contexte, en quoi la politique du nouveau président Jair Bolsonaro constitue un danger pour ces peuples et pour l’environnement ?

« Quand on a appris l’élection de Jair Bolsonaro, la plupart de nos partenaires au Brésil, très inquiets, nous ont communiqué leurs craintes parce que Bolsonaro a clairement annoncé vouloir augmenter les projets extractivistes, et notamment en Amazonie sur les territoires autochtones. Donc ce sont effectivement des annonces qui sont assez menaçantes pour ces peuples, pour leurs droits, pour l’environnement. Et les premières politiques prisent déjà par Bolsonaro du côté autochtone sont déjà un signal très fort. La démarcation des territoires autochtones vient de changer de ministère de tutelle. Elle passe à l’Agriculture qui au Brésil est très proche des lobbies de l’agrobusiness. Donc il y a déjà plusieurs signaux comme ça qui nous donne à voir que la politique de Bolsonaro serait une véritable dévastation pour les peuples et l’environnement. Et quand on sait le rôle que joue le Brésil dans le climat et les régulations climatiques sur le plan international, c’est vraiment dramatique. Donc il y a des fronts de résistance qui essayent de s’organiser. Mais étant donné que Bolsonaro prône aussi un renforcement de la criminalisation des gens qui vont s’opposer à ces politiques et aux projets de développement, il est à craindre que les marges de manœuvre soient assez compliquées au Brésil. C’est pour ça que la solidarité internationale doit vraiment être d’autant plus forte ».

Une leçon pour Montagne d’Or

Est-ce que ces drames qui ont lieu au Brésil peuvent interpeller la France et faire réfléchir, notamment sur le projet Montagne d’or en Guyane ?

« Oui. Ils interpellent. Ils donnent de la matière au collectif ou à la société civile qui s’opposent ou qui montre les limites de certains projets et notamment de Montagne d’or. Ce nouveau crime de janvier 2019 a été régulièrement évoqué par les députés, même par le ministre de l’Environnement récemment à l’Assemblée nationale. Donc effectivement c’est un événement qui marque, mais pour autant est-ce que les conséquences seront prises derrière ? La question est encore entière ».

Pour aller plus loin :

Extractivisme : stop aux zones de sacrifice