
Les peuples racines, ceux qu’il arrive de mépriser en les appelant « les sauvages », avaient un principe de vie fondamental qui, outre le respect de l’environnement, était l’esprit collectif. Dans l’ouvrage Sagesses d’ailleurs de Frederika Van Ingen[1] qui a rencontré des « Passeurs de Mémoire », il est souligné que l’homme contemporain se doit de puiser la philosophie de sauvetage de notre planète malmenée dans le principe de vie de ces peuples : arrêtons nos individualisme et narcissisme exacerbés pour revivre en collectivité, cela permettra de se débarrasser des dogmes, de différences et autres sectarismes et fera place à la vie, à l’univers, à la perception de l’autre et de soi, à une intelligence collective.
En somme, il s’agit d’un retour aux pratiques de reliance et au langage de la nature, sans pour autant rejeter systématiquement des progrès technologiques et scientifiques.
Carl Gustav Jung (1875-1961) avait parfaitement assimilé certains enseignements de peuples racines quand, en 1925, il se rendit en Arizona et au Nouveau-Mexique et s’intéressa à la pensée des Indiens Pueblos, Navajos, Hopis…, puis au Kenya à la rencontre de peuples indigènes : « Ce fut à partir de ces rencontres qu’il élabora l’idée d’un inconscient collectif à toute l’humanité. »
Mais, l’ouvrage de Frederika Van Ingen est aussi particulièrement instructif en signifiant que pour les Amérindiens contemporains, l’importance vitale de la sauvegarde de la culture originale qui, au fil des décennies, disparaît de plus en plus, se fait de manière dramatique au point que des statistiques dressées en 2009 et 2014 montrent que le taux de suicide est très élevé chez les jeunes Apaches de moins de 25 ans : treize fois plus que dans l’ensemble de la population américaine du même âge.
Deux raisons sont avancées à cet inquiétant constat : ces jeunes ont perdu la fierté d’être apaches et le fait de ne plus pouvoir vivre leurs traditions.
En d’autres endroits, la situation fut partiellement sauvée, ainsi, au cœur de l’Amazonie, les Surui étaient environ 5 000 et en trois ans, de 1969 à 1972, ils sont passés à 242 depuis que débarquèrent les colons coupant leurs arbres et apportant leurs maladies, jusque là inconnues de ce peuple racine.
Après un dur combat pour sauver ce qui pouvait encore l’être, un plan sur cinquante ans de gestion de ce patrimoine a été mis péniblement en place en 2000 pour une adaptabilité au monde industriel et un respect de la Terre-Mère.
La fameuse conscience verte de ces peuples qui, en l’associant à la vision occidentale capitaliste devrait pouvoir sauver un minimum de ce patrimoine humain exceptionnel. Le défi est grand mais il est vital. Pour eux et pour nous.
[1] J’ai Lu, France, 2018.
Musique : http://www.michaelmathy.be/#music

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Si je vous dis yoga, il y a de fortes chances pour que d’emblée vous pensez à postures compliquées, apprentissage laborieux, matériel spécifique, etc. Mais, savez-vous que le yoga qui signifie « union » ou « lien » en sanskrit, privilégie la qualité, plutôt que la quantité, privilégie aussi l’observation de soi et le relâchement plutôt que la rapidité et la performance. Et figurez-vous, qu’il est possible de pratiquer des postures simples, voir même ultra-simples dans un lieu idéal qui est votre lit.
Il y a peu de temps, le Portugal célébrait le 45e anniversaire de la « Révolution des Œillets », c’est-à-dire ce moment historique de 1974 où, pacifiquement, la dictature fut remplacée par la démocratie.
Et tout, ça avec l’aide précieuse d’une chanson : « Grândola vila morena » du poète José Afonso dit Zeca.



Le magazine Philosophie vient de rééditer le surprenant ouvrage Gaston, un philosophe au travail. Non, il ne s’agit pas d’un gag digne de Franquin, le père spirituel de ce personnage désopilant de la BD, mais d’un livre qui analyse ce phénomène qui « ne dénonce rien, mais exprime une forme de résistance à l’ordre de l’entreprise ».
« Il faut écouter cet homme-là ! » dit Nicolas Hulot au sujet de Pierre Rabhi auteur du remarquable Manifeste pour la Terre et l’Humanisme avec en sous-titre « Pour une insurrection des consciences » paru à Actes Sud.
Il est des livres qui ne laissent aucune trace dans votre esprit, en revanche, comme le flux et le reflux de l’océan, certains vous reviennent tant ils vous ont marqué. Lucie Lumière de Gérard Georges (Presses de la Cité) est de cette dernière catégorie dans la mesure où, non seulement c’est remarquablement rédigé dans un style direct et avec une sorte de suspense quasiment à chaque page, mais l’histoire touche au plus profond de notre conscience.
Si vous êtes de passage ou résidez dans la Capitale de l’Europe, il vous reste jusqu’au 21 avril 2019 pour découvrir au Musée du Cinquantenaire une extraordinaire exposition dédiée à l’art inca.
L’art textile, considéré comme un art majeur, fut à l’origine de tous les arts plastiques. Il influença l’architecture, la céramique ainsi que la métallurgie.
Symboles de pouvoir et de prestige, utilisés comme offrandes funéraires ou biens d’échanges, des tissus servaient bien plus qu’à s’habiller.
Au 4e millénaire av. J.-C. ce furent les premières utilisations du coton sur la côte et de la laine de lamas, d’alpagas dans les Hautes Terres.