Accueil Blog Page 102

« Il faut écouter cet homme-là ! »

0

Nouveau PGF siteFT 1820190422 132620« Il faut écouter cet homme-là ! » dit Nicolas Hulot au sujet de Pierre Rabhi auteur du remarquable Manifeste pour la Terre et l’Humanisme avec en sous-titre « Pour une insurrection des consciences » paru à Actes Sud.

Pierre Rabhi, né dans le désert algérien, pratiqua de petits boulots, débarqua en France comme ouvrier, puis se mit à labourer la terre pierreuse d’Ardèche et fit de cette expérience un réel engagement sociétal pour sauver l’environnement de la débâcle.

Révolté pacifiste, il nous déclare dans son nouveau livre qu’« au-delà des catégories, des nationalismes, des idéologies, des clivages politiques et de tout ce qui fragmente notre réalité commune, c’est à l’insurrection et à la fédération  des consciences que je fais aujourd’hui appel pour mutualiser ce que l’humanité a de meilleur et éviter le pire. »

Il s’explique de manière assez catégorique sur les moyens à mettre en œuvre pour sauver notre planète du désastre : « Je suis convaincu que la survie de l’espèce humaine ne pourra se passer de l’intégration de deux notions fondamentales : le respect de la Terre, comme planète à laquelle nous devons vie et dont nous ne pouvons nous dissocier (et à son prolongement direct qu’est la terre nourricière), et l’avènement d’un humanisme planétaire, seule perspective capable de donner un sens à l’histoire de l’humanité en tant que phénomène. »

Dans cet ouvrage, il aborde de manière détaillée en apportant des solutions réalistes, les problèmes de la sécheresse, de la pénurie d’eau, des inondations, de la faim et de la détresse alimentaire, de la perte de la biodiversité, des manipulations génétiques, des OGM et pesticides, de la frénésie à la mobilité, de la destruction des abeilles, des changements climatiques…

Alors, place à l’agroécologie, à la culture de son jardin comme véritable acte politique, et, surtout, à l’humanisme tout en précisant que l’être humain doit aussi cesser de s’octroyer le statut de prince et abuser de sa souveraineté  et respecter la biosphère et toutes ses créatures.

De plus, que les superoutils technologiques soient indissociables des superconsciences.

Pour ce faire et à la base de la transformation du monde, il y a évidemment une transformation personnelle basée sur la modération, l’autolimitation, la permaculture, l’agroforesterie, les villes à zéro déchet, l’autopartage, la répartition équitable des richesses, des regroupements de consommateurs, des pédagogies alternatives…

En conclusion, Pierre Rabhi clame : « Pour que les arbres et les plantes s’épanouissent, pour que les animaux qui s’en nourrissent prospèrent, pour que les hommes vivent, il faut que la terre soit honorée. »

Image 3bis 1 4

Musique : http://www.michaelmathy.be/#music

 

« Lucie Lumière » de Gérard Georges (Les Presses de la Cité)

0

Nouveau PGF siteFT 17téléchargement 1Il est des livres qui ne laissent aucune trace dans votre esprit, en revanche, comme le flux et le reflux de l’océan, certains vous reviennent tant ils vous ont marqué. Lucie Lumière de Gérard Georges (Presses de la Cité) est de cette dernière catégorie dans la mesure où, non seulement c’est remarquablement rédigé dans un style direct et avec une sorte de suspense quasiment à chaque page, mais l’histoire touche au plus profond de notre conscience.

Comment est-il possible que des êtres humains, prétendument civilisés, peuvent s’acharner sur une gamine qui, déjà marquée au fer rouge par le destin, puisque enfant de l’Assistance publique, doit subir sarcasmes, violences, humiliations, de la part de parents dits adoptifs et de leur entourage ?

Bien sûr, en adoptant cette enfant, cela rapporte un peu d’argent, mais quand les affaires vont bien et que l’avenir économique est prometteur, cet acharnement relève bien de la maltraitance, d’une sorte de sadisme qui ne peut qu’ébranler le lecteur.

Heureusement, Lucie a du caractère, est douée, a des projets chevillés en elle comme autant de défis, tout en restant aimable et serviable. Cependant, elle est déterminée et de ce village d’Auvergne où tout le monde lui est hostile, exception faite d’un enseignant qui a fini par comprendre la situation et lui tend la main, Lucie va s’extirper de ce milieu et sortir de l’enfer de maîtresse manière.

Il reste à souhaiter que tous ceux qui sont réellement dans sa situation puissent, un jour, connaître pareil dénouement.

Musique :http://www.michaelmathy.be/#music

Image 3bis 1 3

Un art majeur offert par la Nature

0

Nouveau PGF siteFT 17 ft20190419 113139 Si vous êtes de passage ou résidez dans la Capitale de l’Europe, il vous reste jusqu’au 21 avril 2019 pour découvrir au Musée du Cinquantenaire une extraordinaire exposition dédiée à l’art inca.

En effet, on y découvre que le textile tenait une place considérable dans les Andes. Plus précieux que la céramique ou le métal, il constituait un support de communication important.

ft20190419 112728L’art textile, considéré comme un art majeur, fut à l’origine de tous les arts plastiques. Il influença l’architecture, la céramique ainsi que la métallurgie.

ft20190419 113316Symboles de pouvoir et de prestige, utilisés comme offrandes funéraires ou biens d’échanges, des tissus servaient bien plus qu’à s’habiller.

Ainsi, offrir un textile était considéré comme un acte d’importance.

Les plus anciens textiles apparurent dès le 8e millénaire av. J.-C. et furent fabriqués à partir de fibres végétales dures comme le jonc, le roseau ou les fibres de cactus.

ft20190419 113016 2Au 4e millénaire av. J.-C. ce furent les premières utilisations du coton sur la côte et de la laine de lamas, d’alpagas dans les Hautes Terres.

Aujourd’hui, hélas, le synthétique semble supplanter ce que Dame Nature offre de magnifique à l’être humain depuis des millénaires.

20190419 112753 1

Musique : http://www.michaelmathy.be/#music

Photos : Pierre Guelff

Image 3bis 1 3

 

 

Hommage à Notre-Dame : fiction, réalité et espoir

0
Prise écran JT TF1.

Durant des décennies, dans des articles, ouvrages, émissions radiotélévisées, conférences…, j’ai évoqué la cathédrale Notre-Dame de Paris, plus spécifiquement le remarquable chef-d’œuvre que nous transmirent les Compagnons-Bâtisseurs ou francs-maçons opératifs, exceptionnels artisans du Moyen Âge et leurs successeurs.

Construite à dessein sur un lieu « telluriquement »  fort, elle était à l’image de leur devise : « La main est le prolongement de l’esprit ».

FTCopie de PHOTOS 2009 paris nov 030
Notre chroniqueur indiquant la petite sculpture allégorique de la Connaissance (Photo Marie-Paule Peuteman).

En faisant remarquer que le flot de visiteurs était dirigé à contresens des énergies, celui des aiguilles d’une montre, je soulignais aussi que plein de messages des imagiers moyenâgeux étaient taillés à l’extérieur de l’édifice et échappaient au circuit touristique balisé.

Ainsi, la toute petite représentation de la Connaissance (ou de la Philosophie, selon d’autres approches) au bas du trumeau central où une dame assise, les cheveux à l’horizontale signifiant les ondes telluriques, tenant deux livres, un ouvert (contrairement de ce qui a été dit par erreur sur antenne et dans le podcast) représentant l’exotérisme, un fermé (idem) signifiant l’ésotérisme, partie de la philosophie inconnue des profanes, une échelle à neuf barreaux posée sur sa poitrine, neuf étant le nombre de la Connaissance, cette petite sculpture, donc, était un subtil message indiquant que l’on se trouvait sur un lieu fort, qu’après avoir assimilé les notions des deux ouvrages et gravi les échelons, la Connaissance était au bout du chemin initiatique.(**)

Il y avait aussi le souvenir des Templiers où le procès inique se tint sur le parvis, où les Bâtisseurs arrêtèrent l’édification des tours par solidarité avec ces suppliciés par le pouvoir royal avec la bénédiction papale, également le « Ça ira, ça ira » de la Révolution et puis, Victor Hugo, Quasimodo, Esmeralda…

L’écrivain qui avait magnifié (*) cette cathédrale, avait, en visionnaire, décrit l’incendie de ce chef-d’œuvre dans Notre-Dame de Paris :

« Tous les yeux s’étaient levés vers le haut de l’église. Ce qu’ils voyaient était extraordinaire. Sur le sommet de la galerie la plus élevée, plus haut que la rosace centrale, il y avait une grande flamme qui montait entre les deux clochers avec des tourbillons d’étincelles, une grande flamme désordonnée et furieuse dont le vent emportait par moments un lambeau dans la fumée. Au-dessous de cette flamme, au-dessous de la sombre balustrade à trèfles de braise, deux gouttières en gueules de monstres vomissaient sans relâche cette pluie ardente qui détachait son ruissellement argenté sur les ténèbres de la façade inférieure. À mesure qu’ils approchaient du sol, les deux jets de plomb liquide s’élargissaient en gerbes, comme l’eau qui jaillit des mille trous de l’arrosoir. Au-dessus de la flamme, les énormes tours, de chacune desquelles on voyait deux faces crues et tranchées, l’une toute noire, l’autre toute rouge, semblaient plus grandes encore de toute l’immensité de l’ombre qu’elles projetaient jusque dans le ciel. Leurs innombrables sculptures de diables et de dragons prenaient un aspect lugubre. La clarté inquiète de la flamme les faisait remuer à l’œil. Il y avait des guivres qui avaient l’air de rire, des gargouilles qu’on croyait entendre japper, des salamandres qui soufflaient dans le feu, des tarasques qui éternuaient dans la fumée. Et parmi ces monstres ainsi réveillés de leur sommeil de pierre par cette flamme, par ce bruit, il y en avait un qui marchait et qu’on voyait de temps en temps passer sur le front ardent du bûcher comme une chauve-souris devant une chandelle. »

En ce 15 avril 2019, la réalité dépassa la fiction, mais place, à présent, à la reconstruction-restauration grâce à la maîtrise des Compagnons-Bâtisseurs et artisans contemporains, dignes successeurs de leurs collègues d’il y a sept à neuf cents ans.

(*) En 1831, date de l’édition de Notre-Dame de Paris, Victor Hugo attira l’attention sur l’état « inadmissible » du monument. En juillet 1845, la restauration fut votée et l’écrivain avait atteint son but !

(**) Cette sculpture a été sauvée des flammes du 15 avril 2019.

Photo incendie : prise d’écran JT de TF1

Texte Victor Hugo : Le SoirMag

Musique : Michaël Mathy.

http://www.michaelmathy.be/#music

Défenseur de l’Océan – René HEUZEY, vidéaste sous-marin, témoin d’un Océan de Vie!

0

Une  interview  de René HEUZEY, fondateur de l’association ‘Un océan de Vie ‘, afin de promouvoir  le retrait des déchets,  vidéaste entre autres, pour THALASSSA, France 2 , France 5,… qui nous parle de ses 27 ans d’expériences sous-marines, et qui nous dresse son bilan environnemental.

Louis Renault : réhabilitation d’un oublié de l’Histoire

0

Nouveau PGF siteFT 1720190410 172335Une fois n’est pas coutume, c’est à une bande dessinée, disons documentaire historique, qu’est consacrée cette chronique : Louis Renault – Inventeur de génie et artisan de la Victoire (Éditions du Triomphe), un album aux remarquables dessins de Willy Harold Williamson bien connu des bédéphiles puisqu’il publia chez Dargaud, Lombard, Dervy, Tredaniel…, entre autres, et l’historien Patrick Deschamp pour le texte, assez fourni.

À Fréquence Terre, Willy Harold Williamson confia qu’il passa des centaines d’heures à illustrer les 48 pages de cet ouvrage dévolu à l’épopée d’un gamin quasiment autodidacte au patronyme mondialement connu : « À 8 ans, né en 1877, Louis installait déjà l’électricité chez ses parents. S’il ne fit pas de hautes études, il se révéla au fil du temps un bricoleur génial. Particularité : il apprenait tout sur le tas et, même aux faîtes de sa gloire, il se rendait parfois dans l’un de ses ateliers pour façonner une pièce à coups de marteau avec une enclume comme support. »

20190410 172402bisOutre l’histoire de ce génial inventeur qui déposa quelque 800 brevets durant sa vie, l’intérêt de l’ouvrage réside dans le témoignage de sa petite-fille, Christine Renault, qui, dans la préface, corrobore les dires du dessinateur et apporte quelques précisions : « Louis, orphelin très tôt, était solitaire, secret, allergique aux conventions, mais il était passionné de métallurgie et de locomotion. Il détestait les diplômes, les banques et les mondanités, mais il était pragmatique et ce qui lui importait avant tout c’était de créer en toute liberté. »

À 44 ans, Louis Renault était à la tête d’un empire industriel et, aujourd’hui encore, précise sa petite-fille, à chaque fois que l’on conduit une automobile, on se sert de « la prise directe », son invention qui lui garde un caractère universel.

Cette confidence ultime : « Louis Renault est un oublié de l’Histoire ».

Alors, cette bande dessinée, dont elle eut l’idée, vient partiellement combler cet oubli en attendant le deuxième tome.

Musique : http://www.michaelmathy.be/#music

Image 3bis 1 3

POUR et Fréquence Terre : « Les gens qui ne sont rien »

0
FTPOUR4
Jean-Claude Garot, fondateur de POUR : « Créons un autre média que les médias dominants ! » (Photo Marie-Paule Peuteman)

Nouveau PGF siteFT 17Notre partenaire de média libre et indépendant POUR (Écrire la liberté !) tire un premier bilan de sa renaissance en 2015, l’extrême droite avait bouté le feu à ses installations, rotatives y comprises, dans les années 80, POUR, donc, a fameusement développé son auditoire avec, outre le magazine, via les réseaux sociaux avec des vidéos et dossiers ciblés, mais, également des conférences et rencontres citoyennes.

FTSigle POUR FTLa page POUR affiche 100 000 abonnés sur Facebook, et, comme le signale son fondateur, Jean-Claude Garot : « On essaie d’éviter la langue de bois. Nos arguments sont tellement étayés que nous ne craignons pas le moindre procès ! POUR c’est créer un autre média que les médias prépondérants et nous proposons aux citoyens certains témoignages qu’ils ne trouveront pas chez ces derniers. »

En voici un pour l’exemple, celui  de Riccardo Petrella, figure emblématique de  l’alter-mondialisme : « Si nous ne changeons pas nos dirigeants, la Société, nous-mêmes, on aura la guerre ! Car, la guerre, ça rapporte à certains… »

Françoise Tulkens, magistrate, ajoute : « Il ne faut pas oublier que c’est le politique qui forme l’opinion publique car c’est lui qui choisit ce qui lui convient ! »

Et puis, cerise sur le gâteau, POUR a reçu en exclusivité la chanson « Les gens qui ne sont rien » de Romain Maron et que Fréquence Terre transmet à son tour à nos auditeurs (merci à POUR et à Romain Maron !) :

téléchargement
Photo extraite de la vidéo « Les gens qui ne sont rien » de Romain Maron.

« On est dans la merde, on n’a plus rien à perdre… (…) Le sang impur, la Marseillaise, je préfère les timbales de la lutte finale, bien sûr… (…) Les sciences et les arts c’est pas des dollars… »

 

Vidéo :

 

Romain Marion, auteur, compositeur et interprète : « Pour ceux qui apprécient la chanson française » (Site de Skyrock, concerts au Caveau des Artistes à Paris).

Municipales 2020 : un pacte pour la transition

0

Et si nous construisions des communes plus écologiques, solidaires et démocratiques ?

Face au dérèglement climatique, à la croissance des inégalités, à la crise de la démocratie, de nombreux citoyens en appellent à un changement de société. Et ce changement peut s’opérer dès les municipales de 2020.

C’est le pari que fait le Collectif pour une Transition Citoyenne. 27 mouvements, dont France Libertés, ont lancé le Pacte pour la Transition à destination des futurs candidats, pour peser sur les orientations de leurs programmes.

Quel est le but de ce pacte ?

« Il s’agit d’un outil qui vise à favoriser la participation citoyenne pour construire des communes de demain, plus solidaire écologique et démocratique, pour faire face à tous les enjeux qu’ils soient environnementaux ou sociaux ».

L’idée de ce pacte, lancé en octobre 2018, est bien d’interpeller les futurs candidats aux municipales. C’est à cet échelon que la transition peut se faire plus facilement ?

« Oui, absolument. La façon d’agir du pacte va être d’encourager un dialogue entre les citoyens et les candidats dans le cadre des campagnes pour les municipales de 2020. Ce pacte vise une liste de 30 mesures concrètes et applicables à l’échelle d’une commune pour favoriser la transition écologique, solidaire, et démocratique dans ces communes. Il y a une plateforme numérique qui a été mise en place pour que les participants puissent voter pour ces fameuses mesures à mettre en œuvre. Et puis évidemment il y a un soutien par les réseaux de transition ».

Une large consultation des citoyens s’est achevée fin février. Economie, démocratie, biens communs, agriculture, logement ou alimentation, les mesures proposées sont nombreuses.

« Il y a plus de 140 mesures qui ont été proposées. C’est un vrai succès pour cette consultation citoyenne qui a rassemblé 22 000 votes. Les mesures étaient assez variées, comme par exemple développer les énergies renouvelables locales, ou expérimenter un revenu de base, ou encore développer l’utilisation du vélo en ville qui était une proposition d’Enercoop. Les priorités vont être établies et seront portées par un groupe de citoyens auprès des candidats pour les élections municipales ».

France Libertés a apporté sa contribution à la rédaction de ces propositions. Vous avez mis en avant trois mesures. Première d’entre elles : l’installation d’infrastructures d’eau et d’assainissement publiques et gratuites.

« L’accès à l’eau potable aujourd’hui est loin d’être une réalité pour tous en France. Il y a beaucoup de personnes qui sont déconnectés d’un accès à l’eau. Donc le droit à l’eau n’est pas du tout effectif pour près de 650 000 personnes. Donc ce qu’on demande, c’est un accès gratuit à des points d’eau potable, à des toilettes pour les personnes les plus vulnérables qui ne sont pas raccordées au réseau ».

Deuxième proposition de France Libertés : pousser les collectivités locales à instaurer une tarification sociale de l’eau pour faciliter le paiement des factures d’eau pour les ménages en difficultés.

« Cette fois encore il s’agit vraiment de l’effectivité du droit à l’eau. Ce n’est pas le tout d’avoir un accès à l’eau, encore faut-il pouvoir la payer. On constate que pour près d’un million de ménages en France, la facture de l’eau représente plus de 3% des revenus du ménage. Ce n’est pas soutenable pour des personnes en difficulté. Et donc la création d’un tarif social permettrait de venir en aide à ces personnes en situation de précarité dans leurs difficultés à payer leurs factures d’eau ».

Enfin la troisième mesures proposée par la Fondation a un caractère plus environnemental. Il s’agit de végétaliser la ville en créant des espaces verts pour rétablir le cycle de l’eau.

« Depuis quelques années, France Libertés travaille sur ce lien entre l’équilibre du cycle de l’eau et l’équilibre du climat. C’est quelque chose que l’on voit particulièrement dans les milieux urbains, puisque l’imperméabilisation des sols contribue beaucoup à la dégradation du microclimat. Elle limite l’évapotranspiration des arbres de la végétation. Cela créé même des îlots de chaleur. Donc, ce qu’on souhaiterait vraiment, c’est de déminéraliser les villes, par exemple en végétalisant les façades ou les toitures ».

transitioncitoyenne
© Collectif pour une transition citoyenne

Comment l’interpellation des candidats va se dérouler ?

« Un comité d’experts va être mis en place qui sera composé de scientifiques, d’élus, d’organisations et de citoyens qui seront tirés au sort. A l’issue des travaux de ce comité, on aura une idée finale des mesures portées par le Pacte pour la transition. Cette liste sera rendue publique. L’étape d’après sera de mettre en place une mobilisation locale en vue des élections municipales, mobilisation dans laquelle aussi bien les citoyens que les organisations auront un rôle à jouer pour que les élus puissent s’emparer de ces 30 propositions ».

Et une fois les élections passées, est-ce qu’il y aura un suivi des promesses ?

« Oui bien sûr, il y aura un suivi de ces propositions de la part de ce collectif pour une transition citoyenne pour vérifier que ces trente mesures sont quand même en voie d’application dans les villes désireuses d’agir pour une transition écologique solidaire et démocratique. C’est une démarche d’agir localement, plutôt que globalement, de responsabiliser les citoyens et surtout de leur donner la possibilité de se mobiliser et d’agir à une échelle qui leur parle, qui est l’échelle de leur commune ».

Pour aller plus loin :

 

TRANSMED : la résolution écologique et solidaire en marche !

0

Du 25 Avril au 5 mai 2019, à l’initiative des centres de plongée  du pourtour méditerranéen, centres ambassadeurs de de la charte internationale du plongeur responsable de l’association LONGITUDE 181,  aura lieu  le 4ème Festival MEDITERRANEEN de PLONGEE RESPONSABLE : TRANSMED

Selon les lieux , diverses activités seront proposées sur ces 2 semaine s : nettoyages de plage , des fonds marins   , identification d ‘espèces de Méditerranée, causerie éducative  pour les  écoles sur ‘océan, sa beauté ses menaces, sa protection ,   mais aussi des baptêmes de plongée gratuits, des ateliers avec les enfants, , des conférences  de sensibilisation pour petits et grands, des apéritifs festifs avec des jeux …

Il s’agit, sur une période de quinze jours, de créer localement une journée de solidarité entre les centres de plongée des rives sud et nord de la Méditerranée. L’idée est de réunir  symboliquement pour quelques heures  les hommes  des  différentes rives de la Méditerranée dans un même élan et dans  un but commun :  transmettre à travers une  action locale une solidarité  globale pour la préservation  des mers et des océans.

A  l’heure où l’on criminalise les sauvetages  en mer, où l’on fait reculer l’arrivée de l’autre, l’étranger

 

,  à l’heure où la tragédie écologique et sociale nous devient commune de quelque pays  que l’on soit ,  dans ce moment où il semble si convenu et naturel d’ériger des barrières,   ou de continuer la destruction aveugle et égoïste  de notre environnement, il est important de tisser des liens, de créer des passerelles,  quelque soit son pays , sa race, sa religion. Il est important d’apporter un éclairage et une différence positive . Et le faire ensemble , ça a de la gueule !

Sagesses d’ailleurs : Pour vivre aujourd’hui (3)

0

Nouveau PGF siteFT 16Cette troisième chronique consacrée à l’essai, disons initiatique, Sagesses d’ailleurs de Frederika Van Ingen (J’ai lu) évoque les peuples racines qui subsistent encore, ci et là, sur la planète.

        UNE À ce propos, l’auteure cite Umberto Eco qui conseille « d’aller voir ce que ces peuples premiers ont à nous dire, pour qu’ils puissent nous dire, à nous, Occidentaux, qui nous  sommes. »

Un membre de l’un de ces peuples premiers, ceux qui sont tant toisés et méprisés, se confia à Frederika Van Ingen et elle en conclut :

« C’est le moment pour les Occidentaux de se pencher sur les connaissances des peuples premiers. Ils auront besoin d’elles pour inventer un nouvel ordre social, plus humain. Inventer un système social avec justesse, dont le point central, plutôt que la production et la consommation, serait l’humain qui, par définition prendrait en compte les fonctionnements psychologiques de l’homme (…) en commençant par l’écoute de nos émotions, perceptions, ressentis, impalpables et pourtant si réels et agissants, sortes de portes ouvertes – ou fermées – vers l’invisible, dont l’exploration pourrait nous réapprendre l’équilibre. »

         Autre approche développée de manière magistrale dans l’essai, celle de François Demange[1] qui nous livre la plus belle et naturelle démonstration qui soit en matière d’antiracisme : la voie rouge.

C’est-à-dire que, quelle que soit la couleur extérieure de l’être humain, blanc, jaune, noir, métis…, tous nous avons du sang rouge !

         Cette explication-ci me paraît aussi fort utile à relever :

« Il est difficile de jeter à la poubelle des siècles d’histoire de peuples indigènes de l’Amazonie, par exemple, qui ont vécu en osmose avec la nature avant l’arrivée de l’homme blanc colonial.

         Ils avaient leur propre médecine, leurs propres visions du monde.

         Et quand nous, on vient avec nos médicaments (qui sont aussi nécessaires mais qui ne sont pas la voie unique) et avec notre certitude que c’est ainsi que le développement doit se faire, quand on impose ces formes-là, on se ferme en même temps à la connaissance. »

L’auteure ferme cette importante parenthèse de manière assez catégorique :

« On a perdu ce langage fondamental énergétique de la terre, cette ouverture. On est devenu très carrés. Or il y a beaucoup plus de profondeur que ça dans la nature, dans l’univers, mais il faut en faire l’expérience pour le redécouvrir. »

 

Image 3bis 1 1

Musique : http://www.michaelmathy.be/#music

 

 

[1] De l’ombre à la lumière, Éditions Mama, France, 2014.